[Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Le Talabecland se trouve au coeur de l'Empire, et ses armées prennent souvent la forme de petites forces d'élites. Helmut Feuerbach est porté disparu, mais sa cour est toujours dans la Cité de Talabheim.

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Test d'opposition d'INI avec le hallebardier (quitter le combat sans heurt):
Lucrétia (-4 gênée car "traîne" Machser avec elle): 10, réussi
Hallebardier: 17, raté
Tout en questionnant et menaçant l'"oracle" - lequel se révélait donc contre toute attente un lamentable otage - la lahmiane s'était enfuie hors de la maison du maire sans laisser l'occasion à son agresseur de la tailler de sa hallebarde.
Et la voilà, tirant derrière elle un Machser terrifié, de retour sous la pluie violente qui battait les rues de Grunwald...

Poursuivis?... Tiens? Non, il ne semblait pas.
Maintenant qu'elle pouvait un peu mieux réfléchir, plus ou moins sortie de l'action, certains faits ne manquèrent sans doute pas de s'imposer à elle:
Notamment la crainte dans les yeux du hallebardier, à l'instant, ainsi que dans ceux de l'arquebusier: Les deux soldats étaient des professionnels. Ayant vu cette "baronne" agir si efficacement - et surtout si vite! si puissamment! - il ne devait pas faire de doute pour eux quant à ses compétences hors normes... Et encore moins après qu'elle fût resté debout avec une jambe percée par une balle d'acier bouillant!
L'on peut possiblement comprendre, alors, qu'ils n'aient pas donné immédiatement la chasse à un tel adversaire dans la pénombre pluvieuse de ce milieu d'après midi. C'est que l'on y voyait goutte en sus!...
... à moins d'avoir des sens surhumains?

Soufflant pour suivre la main de fer qui le tirait sous des trombes d'eau, Machser, empesé dans son armure, essayait de sauver sa vie. Sa voix était plaintive, apeurée:
- Je... non ne me tuez pas! pfff... Je peux vous être d'une grande aide!... Il n'y a, pfff... pas plus de dix soldats Feuerbach parmi la milice du bourg! C'était pour mieux contrôler... pfff... les autres! La quarantaine de perdus de l'Ostland, les natifs de Bratian... pfff... Sur eux j'ai de l'emprise! Ils m'obéiront! pfff! Ne me tuez pas! Vous signeriez votre arrêt de mort! Tout le monde voudra votre peau alors!
En somme, Lucrétia le comprit sans doute, il n'y avait d'après cet oracle de pacotille qu'un petit nombre de véritables tueurs Feuerbach au sein de "sa" milice, les autres étant bien ce qu'ils paraissaient être: des civils que Machser avait fascinés, voire fanatisés...
Mais bien sûr, avait poursuivi l'"oracle-comédien" entre deux essoufflements, ces soldats infiltrés avaient été placé aux plus hauts postes - si l'on peut dire, pour une milice de village - d'où ce "Pieter", qui avait de fait semblé le meilleur choix de Général pour aller assaillir le manoir... Et d'où les autres qui restaient toujours en sa compagnie - mais pour seulement le protéger, ou aussi le surveiller?

Vers où que furent partis la lahmiane et son otage, ils entendirent hurler dans la pluie:
-Alerte! Alerte! Au secours! La Baronne a tué le maire! Et elle a enlevé l'Oracle! Aux armes! C'est un démon! Pas une femme! Un démon!
C'était la voix des gardes Feuerbach auxquels ils venaient d'échapper. Ils alarmaient le bourg pour une sorte de battue... mais une battue au démon?

Machser cracha, hors d'haleine:
-Ach! On ne peut pas rester là! Il y avait déjà des rumeurs sur vous... pfff... colportées par des gens de la forêt... pff... que vous étiez un démon, ce genre... Et je... enfin, ce doute sur vous a quelque peu été amplifié ces derniers jours... L'on sentait bien dans son ton qu'il n'y était pas pour rien, mais surtout que, si naguère il n'avait pas cru un instant en la nature diabolique de Lucrétia, il en doutait quelque peu désormais. Mais tel n'était pas son problème premier, non, avant tout cet homme voulait survivre à la situation:
On va vous tirer à vue ici, et peut-être aussi sur moi: Il faut partir du village! pfff... Trouver des chevaux, s'enfuir! Et... oui! Rejoindre la milice partie pour le manoir pour leur tenir une autre histoire! Ils m'écouteront... pfff... VOUS écouteront si je suis avec vous!

Cela commençait quelque peu à s'animer dans la pluie alentour, s'entendaient soit des cris de villageois en chasse ou des volets qui se fermaient, selon les réactions.
La jambe de Lucrétia était presque totalement régénérée.
Je sais pas trop vers où vous vous êtes enfuis tandis que Machser te parlait, à toi de voir ;)
NB: Il te ralentit beaucoup: ce n'est pas un grand sportif et il est bardé de ferrailles...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Ce fut en le tirant violemment que Lucretia sortit du bâtiment, son otage en main. La situation en aurait presque été cocasse ; une jeune femme empoignant un homme en armure et en le forçant à la suivre contre son gré. Petite scène de ménage d’un homme ne portant certainement pas la culotte en provenance d’une situation qui les aura laissés l’un et l’autre recouverts d’un sang que viendrait laver la pluie qui régnait dehors. Comme une furie, elle referma violemment la porte derrière elle, sachant pertinemment que cela n’arrêterait aucunement quiconque souhaitant les suivre. Et ces hallebardiers, soldats des Feuerbach, semblaient pour le moins décidés à éliminer cette pauvre noble qui représentait, en vérité, une forte menace à leurs yeux.
    Et pourtant.

    Ils s’éloignèrent rapidement de la bâtisse, parcourant au hasard les rues devenues boueuses sous ce déluge, tandis que Lucretia jetait de fréquent regard dans son dos, à l’aguet d’une éventuelle apparition ennemie. Mais rien ne vint jamais, et seuls le silence et de lourds nuages grisâtres les accueillirent à l’extérieur. L’étrange couple nouvellement formé continua sa route sous les geignements de l’oracle qui peinait à avancer sans ahaner, et cela se traduisait effectivement à chaque fois qu’il daignait prendre la parole, tentant de convaincre la jeune femme de ne pas l’éliminer le plus simplement du monde. Le voilà qui se répandait en excuses et en supplications de sa voix soudainement devenue grêle et chevrotante lorsque son regard perdu n’en exprimait pas moins lui aussi.

    L’homme lui indiqua également quelques nouvelles informations. Une dizaine de soldats ennemis pris pour contrôler les autres alors que l’oracle lui-même avait, selon lui, le plein pouvoir sur ces derniers. Ils l’écouteraient. Il avait de l’emprise sur eux. Pourquoi diable, alors, s’embarrasser de cette dizaine antagoniste ? Ah, mais c’est qu’il avait été stipendié, lui aussi.
    Si dans le regard de Mascher pouvait se lire la panique et le désespoir, l’on pouvait également y sentir un semblant de peur et d’indécision lorsqu’il la contemplait. Ces mêmes sentiments et perceptions qui avaient habité les prunelles de chacun de ses opposants à mesure qu’elle s’était battue contre eux, qu’elle était parvenue à esquiver leurs coups, voire même à y résister avec endurance. Et que dire, alors, lorsque Lucretia avait réussi à rendre leurs assauts jusqu’à faire couler le propre sang de ces soldats dits chevronnés ?

    Le silence fut rapidement brisé lorsque retentit dans le village des cris visant à ameuter les gens, quelques fustigations visant la baronne pour la conduire à sa perte. Des condamnations impliquant le fait qu’elle n’était pas humaine et, peut-être pire, qu’elle venait de tuer le maire. Si la noble s’était posé la question de savoir comment allait à la fois ce dernier et son débile de soldat, leur sort à tous les deux semblait être réglé. Et ils comptaient le lui remettre sur le dos ? Voilà qui n’était pas étonnant de leur part.

    Ces animadversions suffirent en tout cas à épouvanter l’oracle qui se mit alors dans tous ses états. L’homme avait craint pour sa vie, et ce sentiment ne s’était exacerbé que plus encore, et pour cause, il voulait absolument s’enfuir de ce village, loin de ces gens qui souhaitaient attenter à sa vie. Ce qu’il lui proposa était fort simple : quitter ce lieu et s’en aller retrouver la petite armée que Lucretia avait rassemblée dans le but de destituer les Feuerbach. Et pour ce faire, il fallait déjà destituer celui qu’elle avait placé à la tête de cette dernière. La jeune femme ne doutait pas d’y parvenir, aussi bien toute seule qu’avec l’aide de l’oracle. N’était-elle pas la baronne de ces lieux, n’avait-elle pas le pouvoir de faire monter en grade quelque soldat que ce fût avant de le dégrader dès que l’envie lui prenait ? Elle ordonnait, et, pourvu que cela se tenait, que ses caprices ne demeuraient pas absurdes ou trop fantasmagoriques, l’on s’exécutait, que ce fût pour ses beaux yeux ou parce qu’elle représentait, tout simplement, l’autorité céans-même.
    Il lui faudrait également, par la suite, déterminer qui était l’autre dizaine de soldats Feuerbach afin de les écarter. Mais si elle parvenait à mettre la main sur ce Pieter, rien que lui, il ne tarderait pas à devoir tout lui révéler, de gré ou de force.

    La pluie ruisselant sur ses longs cheveux cuivrés et défaits, Lucretia continuait de déambuler à travers les petites venelles de Bratian, se dirigeant vers ses extrémités. L’oracle la suivait, n’ayant, à présent, plus véritablement le choix s’il comptait survivre à cette triste affaire, et l’homme soufflait comme un beau en traînant sa misérable carcasse aussi bien que le poids de son armure. Elle comprenait, à présent, pourquoi il avait été si maladroit lors de ses attaques, et de la facilité avec laquelle elle était parvenue à lui faire déposer les armes. Et l’on osait la traiter de démon pour cela ? Diable non. Tout dans les apparences, voilà ce qui qualifiait Mascher, rien de plus. Ce n’était pas un militaire, ce n’était pas un prêtre-guerrier, mais bien un comédien placé là pour les besoins d’un autre tirant les ficelles. Il n’avait que son aura d’autorité pour lui, aura qui, à vrai dire, disparaissait dès que vous le voyez ainsi, faible et désemparé, ne sachant plus que faire et craignant pour sa vie. S’il devait l’aider à rallier à sa cause ses vrais autres soldats, Lucretia espérait qu’il sache se recomposer un visage bien plus noble, serein, et sévère à la fois.

    Le couple improvisé, n’étant pas suivi, parvinrent sans trop de difficultés en bordure du village. Et avec moult précautions, tâchant de ne pas se faire repérer, ils prirent la direction du manoir en utilisant, si possible, de petits chemins qui n’étaient certes pas plus rapides, mais probablement plus sûrs et moins surveillés que le chemin direct pour rejoindre la maisonnée de la jeune femme. Elle mettrait davantage de temps, cela était évident. Mais au moins y arriverait-elle en vie.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 14 mai 2013, 04:52, modifié 1 fois.
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Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Bratian. Fin d'après midi. Une pluie allant s'atténuant.

Machser ne disait plus rien, trop occupé à souffler régulièrement pour pouvoir suivre Lucrétia à travers champs vers le manoir... Son armure lui pesait, c'était certain. L'homme n'était en effet pas taillé pour la porter, et celle-ci taillait sans doute en surplus une mesure de trop pour qu'il ait l'air plus imposant avec elle...
Mais en l'occurence il n'imposait pas grand chose... et ralentissait bien plutôt Lucrétia.

Les fourrées se substituaient aux champs, la bruine à la pluie... Ils caracolaient tous deux.
Quelle folie que cette après-midi! Après avoir fui sa propre demeure pour aller au village, voilà que la lahmiane fuyait maintenant le bourg pour regagner sa demeure.

Là! Soudain, un cheval au galop passa à une centaine de mètres à leur droite, sur la route qui reliait le bourg au manoir. Il allait vers le manoir.
Le soldat ne les vit pas... mais "l'Oracle" arrêta sa course:
-Sangdieux! C'est sûrement un messager du bourg! Je vous avais dit que nous aurions du prendre des chevaux! Il va leur dire de tout sur nous! On va nous tirer aussi à vue là bas, on ne nous laissera même pas parler!
Son regard était horrifié. Et surtout peureux:
-Ils vont dire que vous êtes un démon, et vos corniauds de paysans le croiront! Ils diront que je suis sous votre emprise de vampire! C'est ça qu'ils disent sur vous, que vous êtes un démon vampire! On ne doit plus y aller! Pitié, ne m'y forcez pas! Partons ailleurs! Je vous soutiendrai! Je suis un spécialiste de la persuasion! je vous serai utile! Mais partons! Loin! loin d'ici! On a aucune chance contre les Feuerbach!

Le cavalier (messager?) était maintenant à 150 m de vous, de côté sur la vraie route vers le manoir... Machser ne bougeait plus, tétanisé de peur... Il cessait de pleuvoir...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Les toits des chaumières de Bratian avaient laissé la place au couvert de quelques arbres qui bordaient différents sentiers sans parvenir toutefois à protéger les deux voyageurs de la pluie qui les accablait. Les grosses gouttes s’écrasaient sur les feuilles et leur vêture dans un bruit lourd et mat lorsqu’il ne s’entendait pas un petit « floc », somme toute assez répugnant, en atteignant les nombreuses marres de boue qui parsemaient le sol. Et au-travers de la plaine ponctuée de champs défraîchis ou de fossés les délimitant leur faisait tout autant écho un autre son, un son de succion qui se produisait dès lors que Lucretia ou Mascher tentaient de retirer leurs bottes de la fange environnante. Si la jeune femme s’était faite depuis bien longtemps à cette idée, quand bien même ne supportait-elle pas véritablement tout ce qui pouvait entacher sa nature gracile et distinguée, l’oracle, lui, ne cessait de gémir et de maugréer et de souffler bruyamment à chaque pas qu’il effectuait, et l’amure qu’il portait n’allait point en l’aidant. Lourde, large et épaisse, celle-ci délimitait grossièrement ce corps qui devait être, en réalité, bien plus frêle et chétif, lui donnant une allure guerrière et martiale que le sigmarite ne possédait aucunement.

    Si fait, voilà que la noble le distançait sitôt qu’elle avançait ; le moindre pas, lui semblait-il, l’emmenait à dix pieds au-devant de l’oracle quand une des enjambées de ce dernier ne lui faisait parcourir que dix pouces. Si fait, elle se voyait dans l’obligation de constamment s’arrêter et de regarder en arrière, l’attendant, agacée, se disant que le supprimer sur le champ lui ferait certainement gagner du temps. Et peut-être l’eût-elle fait depuis longtemps si l’homme ne l’avait pas convaincue de l’épargner, n’était-ce que pour vérifier s’il était aussi bon orateur qu’il prétendait l’être. Dans la situation actuelle, n’importe qui pouvait se retrouver à même de revêtir la moindre utilité, fût-ce la minime.

    Bientôt, le bruit de succion et de geignement fut remplacé par un autre, plus saccadé et frénétique, et, en détournant son regard de l’oracle qui peinait pour le porter devant elle, en direction d’un petit sentier qui menait à son manoir, la jeune femme put apercevoir un cavalier caracolant à vive allure. Alors que ce nouveau-venu et sa monture était encore à une centaine de mètres de l’endroit où la baronne se situait et que le mot messager retentit dans les airs, cette dernière comprit immédiatement, passant à l’action. Il ne fallait pas tergiverser avec cet énergumène d’oracle et ses paroles suintant la peur et l’inutilité. Le moment était à l’action.
    Comme elle l’avait déjà fait de si nombreuses fois dans le passée, Lucretia se plongea dans l’Aethyr, et, la pratique ainsi que l’habitude aidant, se fondit en quelques secondes dans le monde éthéré qui le composait. Les vents s’alignaient et se démêlaient, s’agitaient et s’ordonnaient distinctement, mais il ne lui en fallait pas tant. Arrachant toute l’énergie dont elle était capable de s’accaparer, Lucretia distordit ce parfait amalgame composé de huit couleurs pour en extraire un composé plus pur et instable modelé à façon. Usant de sa volonté, la baronne projeta le tout en ce qui sembla être un horrible bruit venu d’un autre monde, lequel retenti dans la plaine. Si le hurlement damné ne s’entendit sûrement pas jusqu’au manoir ou au village qu’il bordait, projeté dans la trentaine de mètres aux alentours de la noble, nul doute que le coursier et son cheval l’eussent entendu. Surtout l’animal. Car Lucretia comptait si bien effrayer la bestiole que celle-ci s’en retrouverait tétanisée d’horreur et de peur jusqu’à, peut-être, s’emballer et désarçonner le cavalier qui la montait. Et que le messager se casse une jambe dans sa chute, ou se blesse suffisamment pour se retrouver incapable de fuir la furie qui se jetterait sur lui n’était pas pour messoir à cette dernière, laquelle n’était pas autre qu’une Lucretia se tentant aux aguets, curieuse de voir l’effet de son sortilège sur le destrier.

    Et alors que ses yeux demeuraient plissés en direction de ce dernier après avoir relâché son sortilège, la noble prit tout de même le temps de répondre à cet idiot de sigmarite.

    «Des chevaux… Penses-tu réellement qu’ils n’eussent pas fait garder toutes les écuries, montures ou autre, sitôt qu’ils commencèrent à crier au démon ? Nous aurions dû faire face à davantage de contraintes et de retardements là où, à présent, le cavalier se trouve en face de nous, peut-être même à notre merci. Par la suite… » La jeune femme relâcha sa respiration, et ses épaules retombèrent subrepticement, toute agacée qu’elle était de ces manigances et de ces faux-semblants. Elle n’en était pas certaine et ne savait pas si l’oracle avait perçu son sortilège ou sa tentative de le lancer si elle avait échoué, mais si la magie avait bel et bien eut lieu, alors il était certain, en revanche, qu’il eut entendu cet effroyable cri venu de nulle part. Et il n’était pas pour rassurer un Mascher déjà bien peureux.

    «Je me contrefiche de ce que peuvent penser mes gens tant que cela reste des suppositions introduites dans leur esprit par une langue perverse. Mais en ce qui te concerne, toi… Crois ce que tu veux, également, peu m’en chaut. Si je dois être une vampire, soit. Si je dois être une démone, soit. Si je dois être, en vérité, qu’une simple noble… A ta guise. Ou même une magicienne qui, en fin de compte, n’aura pas été répertoriée par les différents collèges. L’affreuse abomination tout autant que la simple humaine que j’incarne t’autorise également à te réfugier dans la croyance protectrice de ton dieu, Sigmar, si cela te plaît et te réconforte. Je l’encouragerais même, en fin de compte, tant que cela ne me met pas des bâtons dans les roues.
    Elle lui jeta un petit coup d’œil, le dévisageant de pied en cape, lui révélant un visage serein où brillait cependant, tout au fond de ses yeux, une franchise et une assurance incomparables. Ce n’était pas une menace, pas un avis de mort ou tout autre. Juste une certitude.

    «Ne cherche pas à être te mettre en travers de ma route. Cherche simplement à suivre le chemin que je te tracerai, car personne ne peut me vaincre. Surtout pas toi. Tôt ou tard, j’obtiendrai ma vengeance et ce à quoi j’aspire. Quoique je sois, je ne demande que le bien des gens qui sont sous ma responsabilité, ceux que j’ai juré de défendre et de protéger. Le petit peuple de Bratian, par exemple. Et ceux qui veulent, au contraire, amener le chaos sur mes terres, tout comme les Feuerbach sont en train de le faire en ce moment même, ne gagneront qu’une agonie lente et douloureuse… »

    Elle laissa la question en suspens. Choisis ton camp, si cela n’est pas déjà, fait après avoir été témoin de ce sortilège que je viens de lancer. Choisis bien.
    Je lance le sortilège « son » le plus loin possible en direction du messager (plusieurs fois s’il en résulte quelques échecs, eu égard à mes NA). Si l’origine du bruit peut être lancé que dans un rayon de 30 mètres, j’imagine que le bruit, lui, peut se répercuter bien au-delà. Je tente ainsi de créer un bruit suffisamment horrible pour effrayer la bestiole et faire chuter son cavalier.
    Je vais voir ce qu'il en est ; interroge le cavalier si besoin est.
    Pour le discours que je viens de tenir à Mascher… J’ai bien aimé l’écrire. x) A toi de voir, je te laisse juge !
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 14 mai 2013, 04:52, modifié 1 fois.
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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Test pour le sortilège "son": 10,10,18, réussi (+1PM)
Pendant 17 secondes, à trente mètres de la lahmaine, résonna des cris atroces, angoissants, ignobles pour tous êtres et animaux...
Test pour la monture du messager: 19, raté
Test pour le cavalier: 2, réussi
Nouveau sort "son" de Lucrétia: 6, 19, 2 (+1PM)
Test de la monture (-4 déjà effrayée): 1, réussite
le cavalier: 15, raté
Sur le coup, sous cette bruine agaçante, peut-être la Baronne ne s'en rendit pas compte, mais il fut amusant de constater, dans ces bruits de fureurs et d'horreur qu'elle fit naître, un cavalier maîtriser une monture terrifiée, puis de voir ensuite une monture stoïque et le même cavalier perdre ses moyens et sauter dans un buisson...

Du reste, les mots qu'elle dit à Machser le firent la regarder avec une intense déférence... Les sens exacerbés de lucrétia lui firent entendre les battements de coeur du faux prêtre (il n'en avait rien à faire de Sigmar c’était clair), il l'aimait, elle... Il la respectait... Il voulait être à son service...
Il servait la puissance.
Montrant de fait sa potentialité, Machser s'était redressé, et il en imposa clairement: à ce moment, comme avant, quiconque se serait dit que cet homme, en armure avec son marteau chromé, était un puissant serviteur de Sigmar:
-Je serai le prêtre que tu veux, ma déesse. Je convertirai qui tu veux à n'importe quelle religion... Un sourire, gêné par la présence de Lucrétia: Qui que tu choisis d'être, je suis ton comédien, je serai celui que tu voudras.

Il y avait du vrai dans ce serment, Machser serait pour Lucrétia son homme de main le plus zélé, mais bien sûr, et cela elle le voyait, ce serait tant qu'elle serait en position de force... L'homme était sans nul doute un redoutable opportuniste...
...Mais compétent, il l'était ça oui! Il suffisait de regarder ses yeux: opaques ou brillants, sublimes... Ce mortel était capable de subjuguer qui il voulait... sauf elle...

Sous une pénible bruine, et sous quelques rayons solaires plus pénibles encore, la lahmiane, son oracle de laquais derrière elle, s'était approchée du "messager" tombé de cheval;
L'homme, vêtu de cuirs, avait une épée à la ceinture, et surtout un pistolet dardé vers elle. Ce n'était pas un habitant de Bratian, pour sûr, c'était un professionnel:
-N'avancez plus! Sinon je vous tue!
N'empêche que, professionnel ou pas, il était terrifié.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Propos dithyrambiques, élogieux, d’un opportuniste avéré qui n’avait pas froid aux yeux, semblait-il, pour se faire valoir. Un tourne-casaque du premier ordre, prêt à se vendre au plus offrant ou au plus puissant, selon ses envies et ses convictions, lesquelles demeuraient bien faibles à l’heure qu’il était. Oracle de pacotille, prêtre-guerrier qui ne valait pas mieux, autant pour ses compétences guerrières que pour son divin zèle qui sonnait, soudainement, terriblement creux. Mais un acteur que son regard et que son caractère ventaient comme étant époustouflant, prodigieux, capable de faire tourner en bourrique quiconque croisait son chemin, ou de convertir le plus fanatiques des fidèles. Mais si Lucretia devait véritablement lire cela au-travers du regard de l’oracle, alors n’y croyait-elle pas véritablement sur le moment, surtout si son pouvoir de séduction devait passer par ses yeux qu’elle trouvait certes quelque peu scintillants, mais guère davantage. Dois-je véritablement te montrer ce qu’un simple regard est capable de faire lorsque l’on sait s’en servir, lorsque l’on est capable d’aller au plus profond de l’âme de son interlocuteur jusqu’à chambouler la totalité de ses sens… ? Ce fut au tour de celui de la jeune femme de scintiller l’espace de quelques instants, amusée. Qui mieux qu’elle savait utiliser l’intensité de ses prunelles smaragdines pour tromper son vis-à-vis, le noyer dans un émeraude le plus pur qui fût jusqu’à lui en faire perdre la tête ? Si l’homme se trouvait être, éventuellement, un acteur ou quoi que ce fût, au moins avait-il le mérite d’amuser la belle, n’était-ce que pour ce petit moment.
    Ou s’il était effectivement un acteur, aussi doué que cela, ne cherchait-il pas, justement, à fourvoyer la noble afin de sauver sa vie, de l’espionner pour aller la dénoncer par la suite aux autorités compétentes ou au premier culte sigmarite sur son chemin ? Elle en eût presque haussé les épaules ; l’homme ne lui faisait aucunement peur, dût-il la menacer ou la faire chanter, et elle ne doutait pas de pouvoir s’en débarrasser rapidement s’il devait lui faire du tort.

    «Bien, lui répondit-elle platement, sans ambages, mais c’est la dernière fois que tu me tutoies. » Qu’il ne commence pas à lui manquer de respect ou à croire que la différence de rang qui les séparait pouvait s’estomper par la présence de malheureux compliments mal trouvés. Voilà que ses paroles allaient dans un dans sens qui l’eût presque dégoûtée.

    Mascher à ses talons, Lucretia s’en alla ainsi en direction du cavalier qui, soudainement terrorisé par le son créé de toute pièce par la jeune femme, avait perdu le contrôle sur son corps, prenant panique. Elle pouvait le comprendre, cela dit. Les hurlements avaient semblé comme tout droit sortis du royaume du Chaos, et l’on eût cru entendre les supplications des pauvres âmes humaines séquestrées et torturées par les dieux sombres et toute leur perversion. Et non seulement avaient-ils été terrifiants, mais les suppliques avaient perduré de longues secondes, suffisamment pour vus envahir l’esprit, prêt à le corrompre et à le corroder sous l’afflux acides des tons dévastés qui en suintaient. Un spectacle que l’oracle, semblait-il, eu égard à l’air déférent qu’il avait soudainement revêtu face à la baronne en entendant cela, avait fortement apprécié. Il fallait définitivement qu’elle le garde à l’œil, celui-là.

    Le cavalier, quant à lui, avait beau avoir chuté de sa monture, mais il se portait encore bien. Trop bien, même, puisque l’insolent alla jusqu’à daigner tourner le canon d’un pistolet droit sur la jeune femme. Et ce fut avec une moue chagrine que la noble regarda tristement le ciel qui continuait de faire tomber la pluie à grands torrents.
    «Tu aurais bien de la chance si la poudre venait effectivement à s’enflammer et la balle à partir. »
    Elle ne craignait pas grand-chose de son arme, si ce n’était la douleur occasionnée par le projectile qui, s’il partait bel et bien, ne manquerait pas de lui traverser péniblement les chairs si tant était que le Feuerbach parvenait à bien la viser. Et Lucretia prenait cela comme un jeu dont, dans tous les cas, elle s’en retirerait grande gagnante, elle le savait déjà. La vie du messager ne lui était point importante dans la mesure où elle était parvenue à réussir ce qu’elle escomptait ; l’arrêter à temps avant qu’il ne puisse délivrer le contenu de ce message à des gens qui n’avaient aucunement besoin d’en prendre connaissance. Et si elle devait pousser le jeu jusqu’au bout…
    Lucretia se retourna vers l’oracle, un sourcil délicatement haussé. N’était-il pas maître dans l’art de la persuasion ?
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 18 mai 2013, 22:10, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
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- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
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- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
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- Fleur de salicaire
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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Il ne pleuvait plus à "grands torrents" non, le temps s'était peu à peu mué en une grise bruine... Néanmoins il était indéniable en effet que l'arme à poudre du soldat avait été bien mouillée...
Yeux baissés avec déférence, Machser se tenait légèrement en retrait de Lucrétia. Droit dans son armure, il semblait avoir considérablement repris de sa superbe maintenant qu'il se croyait épargné par sa nouvelle et terrible maîtresse.
En vérité, l'on pouvait penser que l'assurance seule de Lucrétia, doublée de son incroyable charisme, et surtout de ce qui se disait sans doute désormais sur elle au bourg - qu'elle était un démon, un vampire, ce genre d'inquiétantes bêtises - pourraient suffire à intimider le messager... Sans parler des bruits horribles qu'il venait d'entendre!... Mais puisqu'un regard explicite de la lahmiane avait invité "l'Oracle" à faire montre de ses talents, celui-ci ne s'en priva pas:

-Baisse ton arme, fils, dit-il d'une voix grave... Sinon tu mourras. Tu n'as aucune chance contre elle, elle te détruira en un éclair. Crois moi, j'ai vu quatre des tiens échouer contre elle malgré leurs hallebardes et leurs arquebuses... Et cela n'avait rien à voir avec de la chance.
Sous sa coule relevée, le regard de Machser était intense. La certitude qu'il dégageait était contagieuse, sans faille.
Jet de persuasion de Machser (CHA + bonus divers + 2 de bonus dus à la forte présence de Lucrétia): 16, réussi de 5
Jet d'INT du soldat (bonus de 5, donc) : 12, réussi
Le bras qui brandissait le pistolet trembla un bref instant, puis se baissa...
-C'est bien, fils, tu vas vivre, souffla le faux prêtre d'un ton à la fois autoritaire et soulagé, avant d'avancer vers le messager: Donne moi cette arme.
L'homme tendit son pistolet à Machser... mais sans le regarder... car ses yeux inquiets ne quittaient pas le regard de la lahmiane, comme ceux d'un condamné en appel vers son juge...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Le doute, voilà ce que l’on pouvait lire dans le regard du messager. En dépit de sa posture belliqueuse, en dépit de ses paroles menaçantes et même de son arme braquée tout droit sur la jeune femme, la terreur suintait de son être, de sa voix et de ces petits frémissements alarmés qui le parcouraient. Et les propres paroles de Lucretia ne semblaient pas avoir eu quelque effet bénéfique sur le moral du soldat, elles qui lui annonçaient aussi bien que son arme pouvait avoir été rendue défectueuse par la pluie que par le ton de sa voix, bien trop douce et ponctuée d’une tristesse théâtrale, laquelle faisait ressentir toute la confiance qui habitait la noble. Alors même que le canon d’un pistolet était dirigé tout droit sur Lucretia, celle-ci avait même eu l’outrecuidance de détourner son regard pour aller en chercher un autre derrière elle, méprisant tout autant le danger de mort que représentait l’arme que son malheureux propriétaire.

    Et le message qui avait été communiqué par les prunelles smaragdines et amusés de la baronne venait d’être compris par son destinataire, lequel profita bel et bien des nombreuses questions terrorisantes qui grouillaient dans l’esprit du cavalier. Trop, pour ainsi dire, aux yeux de la jeune femme. Car le message qu’il diffusa à son tour, lui, était empli de menaces, chargé de mort et d’un mystère que le l’homme, dans sa simple condition de mortel, ne pouvait pas clairement analyser. Et cela fonctionna comme il se devait ; le messager baissa son arme alors que son visage se rengorgeait que davantage de peur, encore, et l’on pouvait lire à quel point l’homme tenait encore à la vie. A quel point il n’avait pas envie de mourir, à quel point il ne voulait pas connaître cette horreur promise, horreur provenant pourtant d’une ravissante jeune femme.
    Car dans les méandres de l’esprit, au plus profond de l’imagination, les choses les plus abominables qui soient pouvaient provenir des plus merveilleuses.

    Ainsi, le message était non seulement passé, mais, en sus, il avait bel et bien eu l’effet escompter par l’oracle. Gouverner en terrorisant, imposer sa loi par la force et non pas par l’amour ou la loyauté… Lucretia n’était pas certaine de véritablement souhaiter cela. Etre craint avait son petit côté satisfaisant, bien entendu, et votre ego ne s’en retrouvait que plus renforcé encore, mais le fait d’être adorée en tant qu’humaine lorsque vous saviez la vérité… Voilà qui s’avérait cocasse et amusant. Probablement que Lucretia et l’oracle n’étaient pas sur la même longueur d’onde, tous les deux. Pourquoi diable avait-il fait l’éloge de sa puissance en confirmant les rumeurs de démone qui couraient à son sujet plutôt que de les infirmer ? Pourquoi ne pas avoir dit que tout cela, ainsi que le message qu’il s’apprêtait à livrer à la milice, était entièrement faux, et que cette dernière était justement composée de nombreux soldats des Feuerbach qui voulaient, par exemple, s’emparer de ces terres sur lesquelles il avait sûrement vécu son enfance ? Certes, il était évident que le cavalier à présent sans monture avait ouï l’abominable cri qui s’était répandu dans la plaine, le fait qu’il se retrouvât sans destrier le confirmait justement, mais en quoi Lucretia y était-elle forcément mêlée ? S’il était si grand comédien, acteur, s’il était si persuasif que cela, pourquoi ne lui avait-il pas inventé une tirade allant en ce sens ?

    A nouveau, bon nombre de ses doutes revinrent à la charge concernant le dénommé Mascher. Il ne fallait pas exclure l’hypothèse qu’il tentait, en ce moment même, de la rouler. De se faire passer pour son allier afin de gagner sa confiance, tout en disséminant et en confirmant les rumeurs qui couraient au sujet de la belle dans le cœur de ses habitants. Comme il venait justement de le faire avec ce messager en l’avertissant de ses dernières tueries et de ses prouesses qui semblaient bien, de la façon dont il les avait contées, inhumaines. Avait-il prévu, même, de terminer en la dénonçant devant toute sa milice alors qu’il était censé tenir un discours dithyrambique dans le but de les rallier à la cause de la baronne ?

    Et le voilà qui, justement, demandait à récupérer l’arme à feu de celui qu’ils avaient arrêté. Ce dernier tendit effectivement le pistolet à l’oracle, mais son regard restait fixé sur Lucretia, incertain, ne sachant que faire.
    L’intéressée hocha doucement la tête, accompagnant le mouvement d’un doux sourire rassurant à l’attention du soldat, s’en approchant sans aucune intention belliqueuse.

    «Tu as fait le bon choix, et je t’en remercie. Je suis profondément lassée de devoir sans cesse mener la bataille contre ces étrangers de Feuerbach qui veulent à tout prix s’emparer de nos terres qui ne leur reviennent aucunement. Contre ces gens qui en veulent à notre liberté, oui, je me montrerai sans pitié. Mais ceux qui me sont fidèles, aussi bien envers moi qu’envers Bratian, n’ont absolument rien à craindre, car j’ai prêté serment de protection et de devoir et compte bien tenir ce dernier. Toi, soldat éclairé, me permettras-tu de connaître ton nom et de savoir ce qui t’a amené à cavaler si rapidement en direction de mon manoir ? Dis-moi tout, sans concession, dût cela te sembler offensant envers ma personne. »

    Et concernant Mascher, depuis quand un simple acteur, qui ne savait pas se servir de son marteau, par la même occasion, devait obligatoirement être pourvu d’une arme à feu dont il ferait assurément mauvais usage ? L’arme avait beau avoir été mouillée, très probablement, par les torrents de pluie qui étaient tombés il y avait de ça quelques minutes déjà, le risque qu’elle soit encore en état de marche demeurait toujours, et la jeune femme se méfiait de Mascher. Après qu’il eût reçu l’arme des mains du messager, Lucretia attendit un petit instant, observant sa réaction, avant de prendre la parole.

    «L’arme est-elle en état de marche ? La poudre et le silex sont-ils trop humidifiés ? »

    Et plutôt que d’attendre une réponse de sa part, la jeune femme tendit aussitôt la main en sa direction, ordonnant tacitement à ce que l’orale la lui donne. Obéirait-il, ou aurait-il l’outrecuidance de vérifier pour elle-même, à sa place, supputant, ainsi, que la noble n’était pas assez intelligente pour le faire de son propre chef ? Ou bien fomentait-il quelques cabales, avec ce pistolet ?
    Si j'obtiens le pistolet, je vérifie s'il est toujours en état de fonctionner ou non. Et par la suite, je pense que l'on peut continuer d'avancer en direction de la petite armée, à moins qu'il n'y ait quelque chose de très particulier.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 21 mai 2013, 11:43, modifié 1 fois.
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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Jets cachés
En dépit de son intelligence d'observation et de ses sens exacerbés, il était très difficile pour Lucrétia de lire clairement en Machser. De fait, les questions qu'elle se posait sur lui se justifiaient sans doute : Sur le moment, même s'il ne jouait plus tout à fait son imposant rôle de prêtre - le messager sachant sans doute qu'il ne l'était pas - il avait repris un sérieux teinté de mystère et d'autorité, de science infuse - une digne déférence à l'égard de lucrétia en ajout - et ce faisant, il paraissait même capable de contrôler ses fonctions internes... Son pouls était revenu au calme, à l'image de ses respirations et de ses gestes... Nul rictus involontaire, nul regard fuyant, il ne laissait aucun indice sur ses desseins ou ses réflexions.
Toutefois, lorsqu'il avait été secoué, dans l'après-midi, qu'il avait craint pour sa vie, on avait sûrement vu sa véritable nature : il était prêt à tout pour survivre et d'un courage vraiment relatif en cas de violence et de péril immédiats...

Il avait remis sans un mot le pistolet à Lucrétia, comme si c'était ce qu'il avait prévu de faire depuis le début, tandis que le messager, un brin rassuré par l'attitude de la lahmiane - mais à peine! - lui répondait d'une voix fébrile:

- Je m'appelle Günther, madame... Je... On m'a dépêché pour prévenir la troupe partie du village de votre fuite... et de... hem... que vous avez assassiné le maire et sa femme et sa servante, et pris l'Oracle en otage... que... pardonnez-moi... et aussi que vous avez des pouvoirs maléfiques, que vous êtes un démon ou une sorcière comme le disaient les forestiers...
Il hésita un instant, et se dit sans doute que pour son bien il ferait mieux d'en dire le plus possible, sans rien cacher ni déformer... En celui là l'on pouvait lire comme dans un livre ouvert, ce n'était pas précisément un expert en diplomatie ni en intrigues, juste un mercenaire Feuerbach qui devait se dire que, finalement, sa solde n'était peut-être pas à la mesure de l'embarras dans lequel il se trouvait:
-Enfin, ça c'est surtout le message que je devais faire passer à vos villageois de la Milice, je sais que vous avez pas tué le maire ni le père Fritz, madame... C'était au cas où vous les rejoignez, pour qu'ils se méfient. Après, c'est Pieter, celui que vous avez mis à la tête de l'armée , qui va gérer. Avec quelques autres, il travaille... heu... pour le Baron Feuerbach... Il a sûrement déjà déformé vos ordres et va donner le commandement au général Rüssel dès qu'il pourra...
Aide de jeu, au cas où: Björn Rüssel, c'est le mage flamboyant
Pendant qu'il parlait, Lucrétia avait beau être quasi néophyte en matière d'armes à poudre, elle avait estimé les risques d'avaries du pistolet trempé à 50%, avaries qui pouvaient aller du simple effet de pétard mouillé à une déconvenue un peu plus explosive...

Quoiqu'il advint dans la suite immédiate de ces révélations du soldat, Lucrétia repartit au plus vite pour rejoindre la petite armée avant qu'elle n'atteigne le Manoir... Le fit-elle en usant du cheval du messager? Qu'advint-il de ce dernier par ailleurs? Et de Machser?
Toujours étant que, selon le mode de transport choisi, la milice fut rattrapée plus ou moins tôt avant son arrivée devant les portails de son domaine, mais qu'elle fut rattrapée de toute façon alors qu'elle était en vue plus ou moins lointaine de ce dernier... La troupe comptait donc une cinquantaine de piétons, pour beaucoup armés d'arquebuses ou d'hallebardes, et avec une bonne observation s'y distinguaient la majorité des séides d'Alan: ceux là commandaient et étaient les seuls à être pourvus à la fois de l'arquebuse et de la hallebarde, il y en avait quatre, semblait-il, deux aux avants postes et les autres aux flancs du convoi, le reste n'étant que natifs de Bratian et surtout des "perdus de l'Ostland"... Attentifs aux alentours, craignant sûrement une énigmatique attaque d'hommes bêtes ou d'autres ennemis, ils marchaient donc d'un pas alerte et tendu sur la route principale du Manoir...
Libre à toi de scinder ton rp en deux si tu veux encore interagir avec Machser et le messager avant d'avoir bougé... A priori, ils vont t'obéir (pour le moment^^) : mais je voudrais que tu me dises bien ce qu'il advient d'eux, et, pour la forme, ton mode de déplacement (cheval ou pas, etc...)

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Le visage calme et impénétrable, l’homme ne sembla nullement s’offusquer de la demande de la jeune femme et du sous-entendu potentiel qui y résidait. Sûrement que lui tirer dessus n’était pas dans ses plans immédiats, ce qui était du plus avisé ; il savait, pour avoir vu ce dont elle était capable, qu’il ne pouvait décemment pas la tuer d’une seule balle, et, le temps qu’il rechargeât l’arme à feu, il trouverait la mort. Alors qu’elle tendait la main en sa direction, l’oracle lui confia l’objet de sa requête, et Lucretia récupéra le pistolet de l’ancien messager.

    Ce dernier répondit à ses questions d’une voix qui trahissait bel et bien sa peur et ses incertitudes. Son ton était hésitant, chevrotant, alors qu’il lui contait les ordres qui lui avaient été donnés. Il était connu de tous que la baronne allait vraisemblablement rejoindre l’armée qu’elle avait érigé afin de partir à la reconquête de son manoir, et l’on avait pris les dispositions nécessaires pour tenter de l’en empêcher, ou, tout du moins, de lui mettre des bâtons dans les roues. Informer sa propre milice qu’elle avait exécuté de sang-froid le maire et sa famille, ainsi que sa servante, afin de la discréditer, et, pour continuer à ce faire, la calomnier sur des pouvoirs démoniaques.
    L’homme ne mentait pas, non, le doute n’était pas possible tant il tenait à la vie et voulait bien se faire voir en un moment où, de toute façon, il n’était point en position de mener l’offensive. Et tout ce qu’il venait d’avouer, malheureusement, était tout à fait plausible de sortir de la bouche des Feuerbach.

    Ce qui était bon à savoir, en revanche, était que le messager lui-même était bien conscient que la jeune femme n’avait aucunement commis ces exactions dont elle était censée être la coupable. Bien. Lorsque l’homme avouerait tout cela devant la milice, lorsqu’il décrirait les actions de son ancien camp, lesquelles étaient toutes tournées vers la dénégation et le mensonge, l’on saurait qui était dans le vrai, qui était légitime et qui ne l’était pas.
    Lorsque retentirent les mots général Rüssel, la jeune femme adopta une mine interrogatrice. Günther en savait-il beaucoup sur le compte de cet homme et, surtout, sur l’état actuel de sa santé ? Lucretia se souvint très bien de l’état dans lequel elle avait laissé ce sagouin, les deux talons d’Achille tranchés afin qu’il ne pût plus bouger. Elle se demandait bien si Domi l’avait remis sur pied, dans le sens propre autant que le figuré, et s’il avait été récemment aperçu par les soldats Feurbach. Elle posa la question.

    «Ce général Rüssel, l’as-tu vu récemment, ou bien n’est-ce qu’un rapport que l’on t’aura confié ? »

    Durant tout ce temps, elle avait étudié l’état de l’arme qui lui avait été confiée. La noble ne s’y connaissait pas véritablement dans ce domaine, mais, n’étant point bête, comprenait approximativement le mécanisme du pistolet et pouvait en dresser un bilan quant à sa fonctionnalité. Et celui-ci lui parut pour le moins mitigé, la poudre ayant été un peu trop mouillée par les récentes intempéries. Sûrement devrait-elle attendre un peu avant d’oser se servir de cette arme qui ne manquerait pas de lui faire défaut pour le moment. D’une toute autre manière, sa dague et la façon dont elle l’utilisait s’avéraient déjà bien efficientes.

    A présent que ces questions étaient réglées, Lucretia s’avança en direction de la monture du messager dont elle flatta l’encolure une fois arrivée à proximité. Se saisissant de la selle tout en glissant un pied dans l’étrier, elle monta avec une certaine habilité sur le dos du cheval, et attendit quelque temps que la bête se fût habituée à sa présence. La jeune femme prit la bride en main et étudia le comportement de la créature et ses différentes réactions face aux ordres qu’elle lui donnait. Puis, elle se mit en marche, au pas, enjoignant les deux autres à la suivre.
    La voilà qui, enfin, avait une allure digne de la noble qu’elle était, quand bien même sa vêture était loin d’être resplendissante, et l’on pouvait en dire autant de son allure. Du sang maculait les tissus, et ses cheveux détrempés lui collaient à la peau. Toutefois, il était indéniable qu’elle appartenait à l’aristocratie ; un petit quelque chose, une aura d’assurance et de prestance continuait de planer tout autour d’elle.

    Ils ne tardèrent pas à rejoindre la milice alors que celle-ci se trouvait non loin du domaine à reconquérir. Une bonne cinquantaine de soldats la composaient, ce qui devait être bien assez suffisant pour récupérer ses terres si elle parvenait à mettre la main dessus. Une milice qui lui revenait de droit mais que l’on lui avait volé. Les sbires des Feuerbach n’étaient pas légions en comparaison du gros de la troupe, et la majorité appartenait au bon peuple de Bratian ou aux rescapés de l’Ostland que Mascher avait converti. Ces mêmes rescapés que Lucretia, par l’intermédiaire de son village, avait accueillis, et à qui elle avait même offert un repas gratuit pris sur son compte pas plus tard qu’il y avait deux ou trois jours, lorsqu’elle avait rencontré Anton. Elle espérait fortement qu’ils se rappelleraient tous de cela.

    «Passez devant moi. Mascher, tu m’avais certifié, tout à l’heure, que tous ces braves gens t’écouteraient lorsque tu t’adresserais à eux. Tu en as eu la charge pendant un certain temps, ils te respectent et te connaissent. A toi de leur dire à quel point les Feuerbach tentent de les fourvoyer, et qui sont ces derniers qui, dans la milice, sont en train de les tromper.
    Quant à toi, Günther, tu leur conteras ce que tu viens de me révéler, mais sans parler de toute cette histoire de sorcellerie…. Cela fait mauvais genre. Je veux, ainsi, que tu corrobores les dires de Mascher lorsqu’il parlera de la fourberie de tes anciens maîtres, de leurs plans et de leurs mauvaises intentions, ainsi du fait que ce sont eux, et non pas moi, qui ont tué le maire et sa famille. Car tu y étais, et tu les as vus exécuter purement et simplement ceux qu’ils avaient stipendiés une fois qu’ils n’avaient plus aucun usage à leurs yeux. Que dire, ainsi, de ce qui adviendra de tous ces gens une fois qu’ils n’auront plus d’utilité pour les Feuerbach…
    »

    Elle, en revanche, resterait légèrement en retrait sur sa monture, droite et fière comme il se devait, noble, ne craignant nullement ses ennemis dans la mesure où elle seule était détentrice de la vérité. Elle seule agissait pour le bien de son peuple, rien de plus. Pour le bien de ce qui lui appartenait.
    Et il faisait bon, quelque fois, même en des moments critiques, d’enfin pouvoir laisser les autres agir à sa place. Car depuis qu’elle était baronne de Bratian, elle n’avait eu de cesse que de faire les choses par elle-même, comme si elle n’était pas autre qu’une simple paysanne à qui incombait la tâche de labourer ses champs lorsque le paternel était mort l’hiver dernier.
    Toutefois, si jamais quelque souci que ce fût se glissait dans la conversation, elle ne manquerait pas, évidemment, de prendre la parole afin de les remettre tous dans ce droit chemin qui demeurait le sien.
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Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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