- Chacune des paroles proférées par l’imbriaque se révéla inutile à faire flancher la baronne qui, tout au long du discours que son capitaine de la milice lui tint, le regarda silencieusement et impitoyablement. La déchéance d’un homme était triste à voir, et plus encore lorsque, abruti par l’alcool, celui-ci se rendait compte de sa bévue, de sa faute, et tenter de s’en repentir par des promesses qu’il ne pouvait tenir. Ou peut-être qu’il l’eût pu, en fin de compte, mais il comportait toujours une certaine part de danger quant au fait de laisser un homme saoul s’en aller au combat. Aussi brave et fidèle pouvait-il être que la boisson risquait de lui diminuer fortement ses capacités martiales en plus de ses réflexes qu’il possédait d’ordinaire, et il était fort possible qu’il terminât par planter sa cognée dans le crâne d’un de ses propres soldats. Et au-delà de ce premier risque-là s’en trouvait un autre ; celui de se faire tout simplement tuer. Non, elle ne doutait pas de sa bravoure, mais bien de ses aptitudes à présent rongées par l’alcool. Lucretia s’était posé la question de savoir quel châtiment lui infliger. Marcus venait de la tromper alors qu’il lui avait assuré ne plus boire, ou, tout du moins, ne plus se montrer dans un tel état au milieu des hommes qu’il dirigeait. L’emprisonner quelque peu, cela, elle venait de le faire. Lui adresser des remontrances, pareillement. Mais la jeune femme devait-elle aller plus loin en matière de sanction, comme une privation de salaire, qu’on le fit rosser, ou autre encore ? Suite à la tirade qu’il venait de lui déclarer, la noble sut que le simple fait d’empêcher l’homme à participer à ce combat, à défendre ses terres, représentait pour lui l’une des punitions les plus dures qu’il lui fût permis d’appliquer.
L’homme fut sorti de l’auberge, et elle le remercia mentalement de n’avoir pas cherché à résister.
Pieter, bien. Elle se promit de retenir son nom ; elle en aurait sûrement besoin à un moment ou à un autre au cours de la possible ascension vers son propre manoir afin de le récupérer. Mais fallait-il véritablement que tous, dans ce village, quêtassent l’assentiment dudit Oracle pour chacune des décisions qu’elle prenait ? Sa parole n’avait-elle pas office de loi, céans-même, eu égard à son rang, à sa position sur ces terres qui demeuraient les siennes ? Pire encore, voilà que celui-ci venait d’interrompre l’ordre du garde qu’elle avait choisi pour remplacer Marcus, et tous s’étaient naturellement tournés en sa direction comme si c’était lui qui, soudainement, représentait la véritable autorité dans ce lieu de misère.
Nonobstant, son avis n’était pas sans fondement, encore que, pour ce qu’elle présageait de faire, Lucretia n’avait pas véritablement besoin d’homme en pleine capacité de leurs moyens. A vrai dire, il s’agissait plutôt d’une présence dissuasive afin d’inspirer un certain respect, et, surtout, d’empêcher que les choses tournent mal. L’on ne savait jamais.
Ladite baronne nota également ce qui eût pu passer pour un détail aux yeux de certains, mais qui n’en était strictement pas un pour les siens. Machser ne venait-il pas de dire ta baronne ? Lucretia était soudainement curieuse que de connaître ce qu’elle représentait au regard de l’homme. Qui était-elle, ainsi, si ce n’était sa baronne, en ces terres qui, une fois de plus, étaient les siennes ? Sûrement s’agissait-il de quelque histoire liée au clergé sigmarite, et où les hommes qui y appartenaient de juraient jamais allégeance si ce n’était pour leur propre dieu qu’ils vénéraient avec assiduité et ferveur. Un peu trop, par ailleurs, pour la jeune femme, et cela s’apparentait tout autant à ces zélés qui suivaient la prêtresse sauvageonne de la forêt. Les cultes avaient toujours eu une influence trop importante, et cela d’autant plus qu’ils empiétaient à chaque fois sur son territoire aussi bien que sur l’autorité qui lui revenait de droit.
C’était toutefois avec un certain respect que Machser s’était adressé à elle, regard baissé dans une attitude qui seyait mieux à la jeune femme. Ainsi voulait-il l’accompagner, elle et les cinq hommes qu’elle avait demandés ? Elle n’y voyait point d’inconvénient.
«Si cela vous tient à cœur, faites donc », répondit-elle à sa demande en hochant simplement de la tête.
En sortant de l’auberge, tout le monde put entendre que l’on sonnait le tocsin afin de rassembler les hommes et annoncer que l’heure pouvait être grave. Et chacun s’activa ; l’on laissa tomber son activité du moment pour aller s’armer avec les armes que la duchesse de Talabheim avait diligemment données à Bratian. Peut-être même que cela averti Domi que la baronne n’allait pas rester en reste et que ses propres forces seraient assurément meilleures que celles que l’elfe possédait pour tenir le manoir, s’il cherchait à le garder effectivement. Après tout, dût-il fuir en entendant ce son que Lucretia en serait assurément heureuse, quand bien même sa milice eût-elle été mobilisée pour rien ; après tout, rien ne valait une absence de combat, aussi bien pour la facilité des choses que cela amenait que pour éviter des pertes inutiles dans un camp comme dans l’autre. Lorsque le branle-bas de combat était sonné, tous les participants commençaient à ressentir les premiers effets de la peur et de l’incertitude ; allaient-ils s’en sortir vivant, blessés, mutilés à vie ? Allaient-ils perdre leur maison, femmes et enfants ? L’on ne pouvait, finalement, éprouver qu’un certain soulagement en se rendant compte que les choses revenaient à la normale, même si cette dernière mobilisation de leur personne avait été inutile.
Malgré tout cela, Lucretia doutait que les évènements iraient aussi bien.
***
La porte fut brutalement ouverte alors que les cinq soldats pénétraient dans la maison, Lucretia sur leurs talons. Fouillant le peu de pièces qui la composaient, ils ne tardèrent pas à trouver le maire que le bruit avait dérangé, si ce n’était inquiété. Deux des soldats de la jeune femme, conformément à ses ordres, s’emparèrent de l’homme en le maintenant bien droit, et Lucretia alla se camper devant lui.
«Bien le bonsoir, Herr. Je n’ai point de temps à perdre avec vous comme avec vos exactions, aussi vais-je faire rapidement. Il m’a été confié que vous m’aviez caché quelques… arrangements avec ceux que nous pouvons d’ors et déjà considérer comme nos ennemis. L’on vous a ainsi stipendié afin que vous laissiez tomber les intérêts du village en faveur des Feuerbach, celui-là même pour lequel vous aviez, en théorie, juré fidélité et protection. Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? Que vous ont-ils proposé en échange ? Inutile de nier les faits ; ces amis qui sont les vôtres mais point les nôtres ont, malheureusement pour vous, la langue qui se délie facilement une fois qu’il leur est proposé à boire. »
[Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
C'était tous des "perdus de l'Ostland", ces derniers, pris sous l'aile du Temple sigmarite, étant manifestement vite devenus, vu leur nombre et leur désœuvrement, le fer de lance de la milice de Grunwald. Mais ceux là avaient un regard particulièrement dur, impitoyable. Peut-être des anciens vétérans des guerres contre Archaon? ça! L'Oracle, la prenant au mot, voire faisant du zèle, ne lui avait pas confié des enfants de choeur!
L'Oracle, quant à lui, portait éternellement sous sa bure noire ses mailles et par dessus ses larges épaulières ornées du griffon. A la main; il avait toujours son impressionnant marteau de guerre lustré.
Maison du Maire de Grunwald. Fin d'après midi pluvieuse:
CRAC! La porte de la grande bâtisse bourgeoise vola en éclat à coup de hallebardes, la servante des lieux, ainsi que le ventripotent Rosen et sa belle et jeune épouse furent vite et rudement rassemblés dans la salle à manger, tous terrifiés et geignants.
Deux tueurs soulevèrent presque le maire du sol pour le maintenir droit face à la Baronne. Les deux autres avaient leurs arquebuses en main, dardées sur lui. Et nul doute, à contrario de beaucoup de miliciens, que ceux là savaient s'en servir efficacement.
Machser était en retrait, calme et silencieux, les yeux ombragés par la coule trempée qui couvrait son crâne.
Erwingart "le stupide" était derrière sa maîtresse, roulant des yeux effarés tant il ne comprenait plus rien.
Et les accusations et les questions de la lahmiane fusèrent.
Épouvanté, Rosen bégaya, faisant tressauter ses bajoues:
-Je... Je... pitié.. Ils m'ont me... menacé Madame! Si je ne faisais pas ce qu'ils voulaient j'allais être tué!... et... et... oui, ils m'ont donné des couronnes d'or!... mais je vous les rends, je vous les donne! Il y a 100... non, 125 couronnes!
Même aux portes de la mort, ce gros misérable ne pouvait s'empêcher de se montrer racle-denier, un défaut bien ancré sans doute... Cela ne l'empêcha pas de compisser ses chausses en se mettant à sangloter:
-Je... j'allais vous en parler Madaaaame! mentit-il, désespéré: je... jamais.. je ne vous aurait pas trahiii! Pitiéééééé!
Cet homme, très lâche, aurait dit n'importe quoi pour sauver sa peau...
...Cependant Lucrétia n'eut guère le temps de grand chose après cela:
Machser dit froidement, militairement, haut et fort:
-MAINTENANT!
Et les deux arquebusiers firent feu sur la baronne.
Cela sentit le feu et la poudre à plein nez, et des balles sifflèrent tout près de Lucrétia, aménageant de fracassants cratères dans les murs... Les deux tueurs qui tenaient Rosen le lâchèrent, hallebardes parées à charger cette femme qu'ils avaient clairement reçus l'ordre de tuer le moment venu.1er arquebusier: 15, raté
2ème arquebusier: 19, raté
Mais c'était sans compter sur la vivacité quasi surnaturelle de leur cible!
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
L’homme n’était pas seul, bien entendu, et se trouvait là une servante que sa richesse permettait de possédait, ainsi qu’une belle jeune femme qui le permettait tout autant. Un rapide coup d’œil en sa direction puis en celle du maire suffit à faire noter à Lucretia la différence entre les deux personnes, et ce qui intéressait véritablement cette béjaune pour s’être coloquée avec un pareil coquin. Tous furent rassemblés dans la pièce centrale de l’habitation alors que l’un suppliait par-ci ou quémandait des réponses à cette brutale entrée par-là, mais rien ne fut révélé jusqu’à ce que Lucretia posât les siennes.Effectivement, pour le nom. Flûte alors, mes excuses.
Sinon, avec tous ce monde contre elle, soudainement, je crois que ma vampirette va devenir mentalement instable, à force.
Des gémissements furent audibles lorsque deux mâtins de la baronne s’emparèrent de Rosen, venant aussi bien de la servante que de sa catin de femme. Celle-ci devait assurément être une bonne comédienne pour réussir à simuler sa peur et le choc qui l’animait avec tant de conviction. Et l’homme doit assurément se penser bon étalon au lit. D’un autre côté, en dépit du mariage qui avait pu avoir lieu entre ces deux personnes, Lucretia se doutait bien qu’en l’emprisonnement de son mari se trouverait la fin subite de la vie de cocagne que vivait pour le moment sa femme. Sa réaction en était ainsi d’autrement plus compréhensible.
Soulevé de la sorte, l’homme parvenait à peine à toucher le sol de ses pieds, et gigotait dans tous les sens en espérant, quelque part, pouvoir réussir à échapper à cette étreinte. Vaine occupation qui le rendit d’autant plus ridicule que sa figure se couvrait d’un rouge foncé qui était, d’ordinaire, l’apanage des ivrognes ; Anton avait arboré le même il y avait de cela dix minutes, et cette couleur-là ne s’était qu’accentué que davantage encore par la suite alors qu’elle l’avait temporairement démis de ses fonctions.
L’air inquiétant et sévère de Lucretia, tout autant que les canons des arquebuses pointés en sa direction, ne tardèrent pas à faire cracher le morceau à l’incriminé. Il roulait des yeux effarés en les promenant à droite ou à gauche, cherchant une aide qu’il ne pouvait obtenir, et ce fut avec une crainte évidente qu’il avoua son méfait. D’une voix rendue grelotante par l’appréhension de ce qui pouvait éventuellement lui arriver suite à une décision de sa baronne, l’homme confia avoir agi sous la menace et après qu’il fût payé en or trébuchante. Et l’appel de l’or lui était si fort qu’il tenta, l’espace d’un instant, de fourvoyer Lucretia qui continuait de darder sur lui un regard impénétrable. Cent vingt-cinq couronnes, en voilà une belle somme. Et le voilà qui, en sus de tout, se mit à perdre le contrôle de sa vessie, et la jeune femme eut comme l’impression que cette journée-là n’avait cessé de voir les uns et les autres se conchier dessus.
Le misérable eût rampé à ses pieds pour implorer sa clémence si seulement ses gardes l’avaient laissé faire. Que devait-elle faire de lui ; agir comme elle venait de le faire avec Anton ? Il était certes évident que les menaces à l’encontre de ce premier avait fusé, et, pris entre deux feux, sa position avait été plus qu’inconfortable, devant effectuer un choix. Mais il avait fait l’autre choix. Plutôt que de la choisir elle, il avait préféré se tourner vers les Feuerbach. Le destituer de sa fonction lui semblait être une bonne chose, une première étape adéquate, et la noble se demandait si elle ne devait pas aller un peu plus loin en matière de sanction.
Mais sa période pensive fut de courte durée, très courte, à vrai dire, alors qu’elle entendait déjà un ordre qu’elle n’avait jamais donné. Une sensation que quelque chose clochait tintinnabula dans son esprit, un carillon annonçant un danger imminent. La voix de l’oracle retentit, sévère, à travers la pièce, et fut immédiatement suivie de deux détonations qui embrasèrent l’air de la petite pièce.
Lucretia ne broncha pas.
Elle n’avait pas bougé, pas tiqué ou sourcillé, pas effectué le moindre geste trahissant une quelconque stupéfaction, comme si ce qui venait de passer était tout à fait normal, comme si elle l’avait attendu de bon pied. En vérité, elle avait été trop stupéfaite pour avoir bougé, trop stupéfaite et interloquée, même, pour que la moindre expression se fût trahie sur son visage. Et, tout aussi stoïque, elle se retourna en direction des deux hommes qui avaient eu l’audace de lui tirer dessus.
Les deux gardes la contemplaient, l’air incrédule, ne parvenant pas à savoir si ce qui était le plus terrifiant était le fait qu’ils l’eussent raté, ou bien son expression inchangée, tout à fait neutre, si ce n’étaient ses deux yeux émeraude qui brillaient d’un éclat sanguinaire. Encore. A nouveau, l’on venait de la trahir, de tenter de la tuer aussi fourbement que l’avait fait son conviviat. Y allait-il, un jour, avoir une fin à cette avalanche de perfidies ? Et ce simple mot, maintenant, ne pouvait décemment pas avoir été compris de la même façon, aussi radicalement, par deux hommes différents, à moins, justement, qu’ils n’eussent reçu une instruction très précise auparavant. Cet assassinat avait été prémédité depuis quelque temps déjà, et les quatre hommes semblaient décidés à aller jusqu’au bout.
«Je m’étais demandée si, alors qu’il avait plu au-dehors, les arquebuses y ayant passé quelque temps étaient toujours opérationnelles. Je viens d’avoir ma réponse. »
Et, sans préavis, elle se rua en direction du plus proche de ces hommes qui venaient de lui tirer dessus. Venant de commettre ce dernier méfait, ils ne s’étaient pas encore débarrassés de leur lourde arme, et leur hallebarde, qui l’était tout autant, prendrait un certain temps avant d’être bien en main. Ce petit instant de flottement entre le changement d’arme lui laisserait probablement plusieurs coups d’avance, la jeune femme en était persuadée.
«Erwingart, occupe-toi des deux autres, et vous, indiqua-t-elle à la femme et la servante de Rosen, sortez d’ici, cela vaut mieux pour vous ! »
Je ne sais plus trop comment est le plan, mais j’attaque l’arquebusier le plus proche à la dague, et je demande à Erwingart de s’occuper de ceux qui tenaient Rosen.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 23 mars 2013, 22:55, modifié 1 fois.
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
En un instant, les deux pauvres femmes après qui la lahmiane avait crié n'ayant même pas eu le temps de faire un geste, Lucrétia s'était retrouvée à ouvrir très profondément la joue d'un tueur de sa dague; mais l'homme, par pur instinct de guerre, avait lâché son arquebuse pour se saisir de sa monumentale hallebarde en reculant d'un pas... et CLANG! Sa terrible frappe n'avait fini qu'à briser des carreaux du sol! La lahmiane était si leste!Cadeau: deux actions mineures en une seule: se déplacer vers l'arquebusier et dégainer une dague
Attaque de Lucrétia sur H1 = 4, réussi
Dommages dans la tête: 32(FO x2) + 18 (dague) - 9 (END) = 41 pv!!
H1 sort sa hallebarde et contrattaque: 9, réussi
Esquive de Lucrétia: 2, réussie
(cette esquive étant un choix de ma part, étant donné que tu n'as rien dit, mais bon, ça fait mal, un coup de hallebarde, et une dague c'est très très moyen en parade^^)
Mais le serait-elle assez pour ce qui l'attendait ensuite?
Toutefois, au moins une chose était bonne à avoir un garde stupide: celui ci obéissait aux ordres sans réfléchir:
-Arrière, félonneux! brailla Erwingart, sans réfléchir donc, en se plaçant entre les hallebardiers et sa maîtresse:
Et son action fut étonnamment efficace! Non content d'ouvrir un bout de ventre d'un de ses adversaires, il se trouva en surplus être la cible (et non Lucrétia) de leurs grands coups de hallebardes, lesquels le manquèrent pour ne finir qu'à briser encore du carrelage.jets cachés
Le second arquebusier, restant à l'autre bout de la pièce, rechargea son arme à poudre de gestes experts.
Les deux femmes s'enfuirent par la porte la plus proche en hurlant.
Le maire Rosen se releva, hébété et plein d'urines...
Et...
L'Oracle Machser s'en repartit bien vite par la porte derrière lui... Etrange pour un prêtre guerrier non pas?
C'est à ta seconde action, puis 3ème puis quatrième action (attention, tu n'as plus d'actions mineures, donc le moindre déplacement ou autre t'en enlèvera une...)
Nouveau plan (si tu le vois):

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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
Lucretia avait toujours été d’une grande prestesse depuis sa transformation, et celle-ci ne lui fit à nouveau pas défaut. En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, la noble baronne s’était transformée en une furie avide de sang, prête à le faire couler pour tous ces manquements de loyauté qui avaient été commis. Et elle se jeta, dague en main, sur le garde qui se trouvait à sa droite. Comme elle l’avait escompté, le garde n’eut pas le temps de faire le moindre geste. La lame fendit premièrement l’air avant de trancher la chair tendre d’une joue. De la plaie béante s’écoula un ruissellement de sang, et, de la bouche de l’homme que la blessure avait horriblement agrandit, en sortit un gémissement étranglé.Ah ! Là, je les revois. =D Et effectivement pour l’esquive ; c’est ce que j’aurais pris. Merci. n_n
Si, lâchant son arquebuse pour s’emparer de son hallebarde, la victime de la jeune femme s’était retrouvée dans l’incapacité d’esquiver son assaut ou de le parer, la douleur tout autant que la surprise occasionnée lui procura cependant la rage et la volonté nécessaire pour faire payer l’impudence de la demoiselle. Mais là où il n’était que colère et virulence, la belle demeurait habile et gracieuse, parvenant à garder, mais peut-être plus pour très longtemps, la tête froide en dépit de toutes ces trahisons. D’un simple pas-chassé, Lucretia se déroba face au coup porté, et au lieu d’un gémissement de douleur qui eût fait écho à celui poussé par le garde à la joue arrachée, l’on ne put entendre qu’un énorme fracas alors que le métal pourfendait bien difficilement le carrelage qui composait le sol de la salle.
Elle eut tout le loisir de ressentir l’onde de choc immonde qui était assurément remontée dans les bras de l’homme, la souffrance qui lui martyrisait la joue, et le temps qu’il lui faudrait avant d’être capable de reprendre son arme en main pour tenter de la lui céder d’une façon bien peu cavalière. Et, profitant de ce petit instant de répit, elle parcourut la salle d’un bref coup d’œil.
«Arrière, féloneux ! »
Comme Erwingart était pour le moins stupide, il était étonnant qu’il eût comprit aussi rapidement de quoi il en retournait pour pouvoir agir sitôt que Lucretia lui avait donné son ordre. A croire qu’il était parvenu à analyser la situation dans laquelle ils se trouvaient, lui tout autant que la jeune femme qu’il était censé protéger, et cela en l’espace d’une faction de seconde. Ou bien demeurait-il véritablement stupide, et une simple injonction lui permettait ainsi de ne pas réfléchir tout en se contentant le plus simplement du monde à y obéir. Oui, réflexion faite, il s’agissait bien là de la solution la plus probable, et, dans un cas comme dans l’autre, il semblait que sa loyauté, elle, lui était toute acquise. Avec un amer regret, Lucretia se dit que la chose était si rare, ces temps-ci, qu’elle s’en révélait autrement plus appréciable.
Ce ne fut plus une joue qui fut transpercée, cette fois-là, mais bien la peau d’un ventre d’un adversaire qui ne s’y attendait pas. Qu’importait ; la noble n’était point d’humeur à faire la fine bouche, et point non plus d’humeur à s’inquiéter de l’endroit où l’on avait touché, pourvu qu’on l’eût fait. Voilà que son garde accaparait à lui tout seul les envies belliqueuses de deux autres ennemis, n’en déplût au carrelage qui ne s’en retrouva que plus abimé encore alors qu’une nouvelle hallebarde venait le marteler de son tranchant d’acier.
Le son qui en ressortit fut à peine couvert par les cris hystériques des deux femmes qui, sous les conseils évidents de Lucretia, s’en furent au loin, empruntant une des portes de la salle. De celles-là, personne ne semblait véritablement s’en préoccuper, et il y avait de bonnes chances pour qu’elles s’en tirent bien toutes les deux. Leur sort importait peu à la baronne, à vrai dire, mais de par ses dernières paroles venait-elle de s’inscrire comme étant la protectrice de ces deux femmes, en ayant agi comme si elle avait tenté de retenir les soldats afin qu’elles pussent fuir.
En matière de soldat, d’ailleurs, en voilà un qui était en train de recharger son arquebuse, pendant que leur drôle et fourbe dirigeant prenait la poudre d’escampette. Si l’homme était soi-disant un prêtre-guerrier, il paraissait logique à la jeune femme qu’il s’en était allé chercher quelque renfort en-dehors de la maison. Lucretia se savait bien plus rapide que lui dans tout ce qu’elle pouvait effectuer, et se rappelait bien les différentes pièces qui composaient l’édifice. Ce n’était pas en ayant simplement franchi la porte que l’homme se retrouverait à l’extérieur ; de petits couloirs l’attendaient encore, permettant à l’aristocrate de le rattraper et de pouvoir le bloquer. Il était plus que grand temps d’avoir, pour une fois, des réponses à ses nombreuses interrogations.
Laissant son blessé dans l’état où il était, et comptant bien sur le fait qu’il était assailli par la douleur, à moitié aveugle à cause du sang et en fâcheuse posture du fait de son coup manqué, Lucretia se précipita dans le couloir, bien déterminée à s’occuper de ce gredin d’oracle.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 05 avr. 2013, 15:15, modifié 1 fois.
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- [MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
Dans la fin ce combat qui opposait la lahmiane à ce hallebardier au visage sanglant, les deux protagonistes se montrèrent d'une excellence rare... Malgré sa vitesse si supérieure à celle de son adversaire, il fallut que Lucrétia use de toutes ses capacités pour s'en éloigner sans se ramasser un coup de hallebarde!2ème action de Lucrétia: se désengager du combat avec H1:
INI Lucrétia: 1, réussi critique
INI H1 : 1, la même (et ben!! bouillant le solveur!)
Le soldat, aussi dangereux que l'est souvent une bête blessée aux abois, et craignant sans doute une mortelle feinte adverse au lieu d'une fuite salvatrice, avait en effet fait preuve d'une maîtrise étonnante... mais sans succès, Lucrétia ayant fait preuve, elle, à la fois d'excellence ET d'une vivacité surhumaine!
Et, frénétique, la voilà partie hors de la salle, aux trousses de "l'Oracle"...
Filant dans des couloirs annexes à une vitesse indue, sa dague sanglante en main, lucrétia rattrapa promptement le prêtre de Sigmar dans le vestibule d'entrée... Ce dernier, qui n'imaginait clairement pas pouvoir être poursuivi, et encore moins être rejoint aussi vite (et pour cause, quel humain ordinaire l'aurait pu en telle situation?) tourna des yeux effarés sur la noble tueuse en robe déchirée qui s'abattit sur lui. Comment était-ce possible? pouvait-on lire dans son regard effrayé. L'instant d'avant elle était aux prises avec un soldat! Depuis quand les baronnes couraient et agissaient si vite?Actions 3 et 4 de Lucrétia: des déplacements.
... Contre toute attente, il était devenu la proie, et elle était le prédateur, cela ne faisait nul doute!
En dépit de son habile parade du marteau et de ses lourdes protections, "l'Oracle" fut grièvement meurtri à la jambe par la dague puissante de la lahmiane. Il en perdit aussitôt l'équilibre et dans un fracas de ferraille, il se retrouva face contre terre, sa grosse arme loin de lui... Se roulant en boule contre une paroi du corridor, il gémit, ses mains tendues devant lui en une dérisoire protection:ROUND 2:
INI pour Lucrétia
Coup de dague (-4 visé jambe) : 6, réussi
Parade Machser: 7, réussi
Dommages: 32 (FO x2) + 15 (dague) - 9 (mailles) - 10 (parade) - 9 (END) = 19pv
Test de FOR de Machser: 20, ratage complet
-La pitié Madame! Je me rends! Epargnez moi je vous dirai tout! Vous devez me laissez en vie! Si vous me tuez vous serez à jamais perçue comme une hérétique assassine! Tout le bourg vous traquera!
Mais quelle sorte de prêtre de Sigmar était-ce là? N'était-il donc doué que pour le paraître et le calcul?
Plus loin dans la bâtisse s'entendaient encore des bruits de combat et des cris - Erwingart contre un ou des soldats sans doute - mais aussi celui de l'arrivée précipité de renforts pour Machser:
Un hallebardier -blessé au ventre - et un arquebusier firent irruption dans le vestibule!
Mais Lucrétia n'avait pas dit son dernier mot, n'est-ce pas?... Ni même peut-être mis son dernier coup de dague...
Il te reste 3 actions + 1 mineure pour le round 2 (et aucune action pour les autres gens en présence)
Tu es donc à un bout du vestibule, tout près de la porte de sortie de la baraque, Machser à tes pieds, et les gardes sont à l'autre bout, soit à environ trois mètres de vous...
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
- Aussitôt après avoir pris sa décision, la jeune femme s’engouffra dans le couloir, à la suite de ce fuyard, et le nouvel écho d’une hallebarde écrasant le sol et pourfendant le carrelage se fit entendre derrière elle. Bruit qui ne fit naître en elle qu’une indifférence certaine, toute focalisée qu’elle était sur l’oracle. Peu lui en chalait ce qui se déroulait dans cette pièce pourvu qu’elle puisse le rattraper. Il le fallait, effectivement, avant que l’homme ne s’en aille rameuter d’autres de ses hommes afin de couvrir ses arrières et de tuer la baronne qu’il avait mystérieusement prise pour cible. Ou s’en irait-il en direction du manoir en pensant que quatre de ses hommes n’auraient aucun souci pour régler le cas de la noble ? Se pouvait-il que les Feuerbach eussent réussi à lui mettre le grappin dessus et à le mettre à leurs bottes ? Il fallait qu’elle en sache davantage.
Machser n’avait pas fait trois pas dans le couloir que, déjà, Lucretia fondait sur lui, dague à la main. Il L’homme ne devait pas s’échapper, devait avouer ses méfaits et ses motivations, et il importait peu à sa poursuivante que celui-ci ressortit de la maisonnée avec un bras en moins ou le flanc performé par l’acier. Le coup de vent qui annonça l’arrivée imminente de la jeune femme dut très certainement alerter l’oracle, eu égard au rapidement demi-tour sur lui-même qu’il effectua, quoique bien apeuré tout soudainement. Il n’eut que le temps de placer le manche de son marteau en travers du chemin qu’allait emprunter la dague de la noble pour parvenir, de justesse, à obvier le coup qui parvient toutefois à traverser les mailles et la chair du couard. L’assaut, qui venait de lui perforer les mollets, le plaça dans une délicate position de faiblesse ; ce fut comme si ses jambes ne pouvaient plus le soutenir, lui, son poids, et tout son attirail. Il tenta bien de faire un pas en avant, de retrouver son équilibre, de forcer, même, et de mobiliser sa volonté pour riposter du mieux qu’il le put, mais il trébucha, trahit par son propre corps. L’homme s’affala au sol dans un tohu-bohu métallique, le tout surmonté d’un cri de rage mêlé de désespoir, et la fierté de l’homme aussi bien que sa force morale s’écroula avec lui.
La vision qu’il offrit à la jeune femme était tout simplement pathétique, triste à pleurer. Il avait fait le fort, le tout puissant, en parlant d’une voix calme et maîtrisée afin d’imposer sa présence et d’avoir toujours le même dernier mot, quand bien même s’agissait-il de sa baronne. Sa baronne… N’avait-il pas même dire, quelques minutes auparavant, votre baronne ? Le fourbe allait jusqu’à ne pas la reconnaître, se pensant très certainement supérieure à l’aristocrate, à la simple femme qu’elle représentait à ses yeux. Le voilà qui se terrait au sol, roulé en boule, gémissant, implorant, et ses mains ne savaient pas comment se tenir, griffaient çà et là le sol comme pour tenter de se remettre debout, ou hésitant encore sur le parquet à la recherche de son marteau de guerre. Si la jeune femme n’avait pas été dotée d’une bonne éducation, il n’eut fait nul doute qu’elle lui eût craché dessus en lui donnant de vilains coups de pieds dans la tête afin de lui apprendre le respect. Peut-être même devait-elle lui plonger aléatoirement sa dague dans le ventre, lui traverser son corps de sa lame effilée, une fois, deux fois, pour le simple plaisir de le faire souffrir. Mais cela ne risquait-il pas de le tuer ?
Effectivement, l’homme avait raison. Lorsqu’il s’agissait de sauver sa vie, le voilà qui savait trouver les mots, quand bien même Lucretia, en dépit de ses envies sanguinaires, avait déjà bien saisi le sens de l’hypothèse de la mort de l’oracle. Qu’elle le tuât, et elle ne doutait pas que l’on viendrait lui chercher encore plus de noises en la traitant d’hérétique. Même s’ils étaient stupides et agissaient de manière inconsidérée, les prêtres-guerriers semblaient adulés par la foule des crédules, et il semblait, fort malheureusement, que son village en était rempli.
Plus loin dans la maison, de nouveaux bruits se firent entendre, cris comme fracas métalliques. Son idiot de soldat s’en tirait-il bien face à ceux de Machser ? La question demeura en suspens, mais pas pour longtemps ; très peu de temps après, deux hommes firent irruptions dans le couloir, là où se tenait la jeune femme, et il y avait fort à parier qu’Erwingart, ainsi, n’avait pas pu résister pour les avoir laissés passer. Même dans cette configuration-là, Lucretia ne doutait pas de ses bonnes chances de s’en sortir, mais il y avait sûrement mieux à jouer que la simple agression. Elle tenait la vie de l’oracle entre ses mains, et comptait bien en profiter.
En l’agrippant violemment par le cou, la baronne remit brutalement sur pied Machers et se faufila dans son dos avant de lui écraser la tête contre l’un des murs du couloir. « Un geste, et je l’exécute, menaça-t-elle en direction des deux soldats qui venaient d’entrer tandis que le tranchant effilé de sa lame goûtait le cou de sa victime. Puis elle reconsidéra l’oracle. Ne pas vous tuer ne signifie pas pour autant ne pas vous infliger grande douleur. Vous en parliez ; dites-moi tout. »
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
La face plaqué contre un mur, une dague sur sa gorge, l"Oracle" dépérit et se répandit en révélations:test spécial pour Machser : 20, la loose ultime
-Je ne suis qu'un acteur, mais ces soldats sont bien des Feuerbach! Comme Pieter que vous avez pris pour diriger votre armée! Je vous en prie, moi seul peut arrêter tout ça! Vos gens m'aiment, ils croient en moi! J'ai été payé pour ça! mais euuux...
Il fut coupé.
Par une détonation.
Cela sentit la poudre... La frappe brûlante de l'impact déstabilisa sans doute la lhamiane... Juste assez pour que l'hallebardier -même blessé au ventre - y croit assez pour charger!Tir sur Lucrétia (malus 4, Machser en protection): 2, réussi sur Lucrétia
Dommages dans la jambe gauche= 43 (arme) - 12 (END) = 31 pv, reste 94/125 à Lucrétia
La pierre et le ciment résonnèrent et volèrent sous ce coup dans le vide de la hallebarde! Lucrétia avait baissé la tête au bon moment!Attaque du hallebardier blessé: 11, raté
De "leur" oracle, ces soldats ne faisaient pas de cas... ou du moins ils n'en faisaient plus, à son grand désespoir:
Mais l'homme avait beau se débattre, la dague sous sa gorge lui faisant moins peur que ses propres hommes, Lucrétia le tenait bien:Test d'opposition de force:
Lucrétia: 9, bien réussi
Machser: 12, raté
-Fuyons! gémissait-il, Je n'ai jamais été leur chef, pas à eux, ils ne sont pas de l'ostland ni d'ici, c'est des tueurs Feuerbach! Pitié!
Une jambe boiteuse, la lahmiane se retrouvait néanmoins avec un hallebardier teigneux au contact, tandis qu'un arquebusier, celui-ci à trois mètres, commençait déjà à recharger... et son otage ne servait à rien pour les arrêter!
La porte de sortie de la maison était juste derrière elle.
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
- La joue de l’homme s’écrasait contre le mur, lui déformant la bouche et les paroles qui en sortaient. A plusieurs reprises, afin qu’il lui avouât bien tout ce qu’elle souhaitait, Lucretia, l’ayant attrapé par les cheveux, lui cognait la tête contre la paroi où l’on put bientôt y apercevoir quelques traces de sang découlant de ses lèvres éclatées. Et il céda, avouant, vraisemblablement, ce qu’il avait à révéler, encore que tous ces propos parurent louches aux yeux de la noble. Il n’était qu’un acteur, ainsi, une simple marionnette dont on tirait les ficelles ? Et qui était ce dernier, dans ce cas-là ? Et, mieux encore, il fallait croire que chacun des hommes qui résidaient à Bratian étaient tous des Feuerbach, sans exception. A croire, une fois de plus, qu’il y avait davantage de Feuerbach que de véritables villageois du petit hameau qu’elle possédait. Si Pieter était un ennemi, comme bon nombre de ses semblables, pourquoi s’étaient-ils tous réfugiés dans un silence respectueux en la présence de celui qui n’était qu’une marionnette ?
Une déflagration retentit, et une violence douleur irradia la jambe de la jeune femme, la faisant fléchir nesciemment. Un des arquebusiers venait de lui tirer dessus, réussissant, cette fois-ci, à la toucher sans grande difficulté. Elle tint bon, cela dit, en dépit de l’irritation que cela lui cause ; son irritation était encore plus grande à force de considérer que chaque protagoniste qu’elle devait croiser sur ses propres terres se révélait être, l’on ne savait pas pourquoi, un ennemi. Ledit oracle tenta bien d’en profiter pour se dégager, mais une nouvelle et brutale secousse contre le mur de la part de celle qui le séquestrait le ramena dans le droit chemin.
Et voilà que le hallebardier y mettait aussi du sien en voulant à son tour la bénir d’un coup bien placé de son arme, à cela près que le métal ne taillada non plus son cou gracile, mais bien le mur. La maison du maire en prenait pour son grade.
«Fuir ? Vois-tu, ces gens-là se contrefichent de ta vie tout comme moi-même je n’y prête plus véritablement attention. Tu es donc un fardeau dans les deux cas, pour moi comme pour eux. Et tu dis que tu peux faire en sorte d’arrêter tout cela ? Alors dis-moi que faire, ou je t’égorge sur le champ. »
Je prends la porte derrière, alors.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 03 mai 2013, 21:13, modifié 1 fois.
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- [MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre
Tout en questionnant et menaçant et "oracle" - lequel se révélait donc contre toute attente un lamentable otage - la lahmiane s'était enfuie hors de la maison du maire sans laisser l'occasion à son agresseur de la tailler de sa hallebarde.Test d'opposition d'INI avec le hallebardier (quitter le combat sans heurt):
Lucrétia (-4 gênée car "traîne" Machser avec elle): 10, réussi
Hallebardier: 17, raté
Et la voilà, tirant derrière elle un Machser terrifié, de retour sous la pluie violente qui battait les rues de Grunwald...
Poursuivis?... Tiens? Non, il ne semblait pas.
Maintenant qu'elle pouvait un peu mieux réfléchir, plus ou moins sortie de l'action, certains faits ne manquèrent sans doute pas de s'imposer à elle:
Notamment la crainte dans les yeux du hallebardier, à l'instant, ainsi que dans ceux de l'arquebusier: Les deux soldats étaient des professionnels. Ayant vu cette "baronne" agir si efficacement - et surtout si vite! si puissamment! - il ne devait pas faire de doute pour eux quant à ses compétences hors normes... Et encore moins après qu'elle fût resté debout avec une jambe percée par une balle d'acier bouillant!
L'on peut possiblement comprendre, alors, qu'ils n'aient pas donné immédiatement la chasse à un tel adversaire dans la pénombre pluvieuse de ce milieu d'après midi. C'est que l'on y voyait goutte en sus!...
... à moins d'avoir des sens surhumains?
Soufflant pour suivre la main de fer qui le tirait sous des trombes d'eau, Machser, empesé dans son armure, essayait de sauver sa vie. Sa voix était plaintive, apeurée:
- Je... non ne me tuez pas! pfff... Je peux vous être d'une grande aide!... Il n'y a, pfff... pas plus de dix soldats Feuerbach parmi la milice du bourg! C'était pour mieux contrôler... pfff... les autres! La quarantaine de perdus de l'Ostland, les natifs de Bratian... pfff... Sur eux j'ai de l'emprise! Ils m'obéiront! pfff! Ne me tuez pas! Vous signeriez votre arrêt de mort! Tout le monde voudra votre peau alors!
En somme, Lucrétia le comprit sans doute, il n'y avait d'après cet oracle de pacotille qu'un petit nombre de véritables tueurs Feuerbach au sein de "sa" milice, les autres étant bien ce qu'ils paraissaient être: des civils que Machser avait fascinés, voire fanatisés...
Mais bien sûr, avait poursuivi l'"oracle-comédien" entre deux essoufflements, ces soldats infiltrés avaient été placé aux plus hauts postes - si l'on peut dire, pour une milice de village - d'où ce "Pieter", qui avait de fait semblé le meilleur choix de Général pour aller assaillir le manoir... Et d'où les autres qui restaient toujours en sa compagnie - mais pour seulement le protéger, ou aussi le surveiller?
Vers où que furent partis la lahmiane et son otage, ils entendirent hurler dans la pluie:
-Alerte! Alerte! Au secours! La Baronne a tué le maire! Et elle a enlevé l'Oracle! Aux armes! C'est un démon! Pas une femme! Un démon!
C'était la voix des gardes Feuerbach auxquels ils venaient d'échapper. Ils alarmaient le bourg pour une sorte de battue... mais une battue au démon?
Machser cracha, hors d'haleine:
-Ach! On ne peut pas rester là! Il y avait déjà des rumeurs sur vous... pfff... colportées par des gens de la forêt... pff... que vous étiez un démon, ce genre... Et je... enfin, ce doute sur vous a quelque peu été amplifié ces derniers jours... L'on sentait bien dans son ton qu'il n'y était pas pour rien, mais surtout que, si naguère il n'avait pas cru un instant en la nature diabolique de Lucrétia, il en doutait quelque peu désormais. Mais tel n'était pas son problème premier, non, avant tout cet homme voulait survivre à la situation:
On va vous tirer à vue ici, et peut-être aussi sur moi: Il faut partir du village! pfff... Trouver des chevaux, s'enfuir! Et... oui! Rejoindre la milice partie pour le manoir pour leur tenir une autre histoire! Ils m'écouteront... pfff... VOUS écouteront si je suis avec vous!
Cela commençait quelque peu à s'animer dans la pluie alentour, s'entendaient soit des cris de villageois en chasse ou des volets qui se fermaient, selon les réactions.
La jambe de Lucrétia était presque totalement régénérée.