Bienvenue à la Taverne !
Modérateur : Equipe MJ
- Ilieth
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Re: Bienvenue à la Taverne !
L'arabéen proposa à l'orc, dans un langage plus que basique, d'aller s'installer pour profiter de son dû, ce qui n'était pas pour déplaire à l'elfe et sans doute à d'autres personnes présentes. Une fois l'orc éloigné l'arabéen prit le bras gauche de l'elfe pour l'éloigner de l'orc et sans doute être un peu plus tranquille, ils partageraient un verre et retourneraient sans doute danser après. L'arabéen lui assura que l'orc était un problème sans importance, il ne devait plus avoir toute sa tête : certes un orc est stupide mais la force brute dont il peut faire preuve n'en est que plus dangereuse.
Les deux danseurs s'assirent à la table qu'avait choisi l'arabéen. Elle allait lui poser une question quand une jeune femme se mit a débiter un drôle de discours :
"Mes frères, mes soeurs! L'heure est grave pour nous tous. L'inquisition impériale, instrument de la divine colère de Sigmar, va arriver d'une minute à l'autre pour purger le bâtiment des infidèles et des cruels. Je suis içi en cet instant pour vous permettre de vous repentir."
L'inquisition ? L'elfe ne savait presque rien de cette inquisition à part que beaucoup d'humains craignaient ne serait-ce que la prononciation de son nom. Cette inquisition devait purger le batiment, ce qui n'annonçait rien de bon pour la suite des évènements. Et enfin les infidèles subiraient la colère de sigmar...on aurait pu croire à un paysan bretonnien qui cherche à persuader une foule d'étrangers que des lutins vont venir hanter les environs.
La menace de finir sur un bûcher qui suivit ce discours plus que pitoyable fit mouche, plusieurs personnes s'intéressèrent soudainement à cette jeune femme qui leur proposait un semblant de salut face à la colère divine de Sigmar. Les questions se mirent à fuser interrogeant la jeune femme sur ceux qui ne croyaient pas en Sigmar et les conséquences qu'auraient ce culte.
L'elfe ne put retenir son envie de savoir et questionna l'arabéen :
"Pourriez-vous m'expliquer ce qu'ets cette inquisition que tous craignent ? Et pourquoi voudraient-ils massacrer des clients honnêtes...ou du moins pour la plupart d'entre-eux ?"
Une jeune femme avec un pistolet qui débarquait pour se faire exploser la main, un orc qui se promenait en totale liberté dans un établissement où règnait apparemment un singe aux pouvoirs étranges. Ajoutez à cela la présence d'au moins un mage et les menaces d'une humaine stupide d'envoyer la taverne au grand complet au bûcher...Avec un peu de chance tout le monde finirait dans un drôle d'état, autrement plusieurs risquaient d'y laisser leur peau, notamment le trio du semi-elfe ou encore l'homme qui avait aidé l'elfe à éloigner l'arabéen de la mêlée.
En résumé la taverne ne se calmerait pas de sitôt. Pas tant que certains chercheraient à s'y faire remarquer par tous les moyens.
Les deux danseurs s'assirent à la table qu'avait choisi l'arabéen. Elle allait lui poser une question quand une jeune femme se mit a débiter un drôle de discours :
"Mes frères, mes soeurs! L'heure est grave pour nous tous. L'inquisition impériale, instrument de la divine colère de Sigmar, va arriver d'une minute à l'autre pour purger le bâtiment des infidèles et des cruels. Je suis içi en cet instant pour vous permettre de vous repentir."
L'inquisition ? L'elfe ne savait presque rien de cette inquisition à part que beaucoup d'humains craignaient ne serait-ce que la prononciation de son nom. Cette inquisition devait purger le batiment, ce qui n'annonçait rien de bon pour la suite des évènements. Et enfin les infidèles subiraient la colère de sigmar...on aurait pu croire à un paysan bretonnien qui cherche à persuader une foule d'étrangers que des lutins vont venir hanter les environs.
La menace de finir sur un bûcher qui suivit ce discours plus que pitoyable fit mouche, plusieurs personnes s'intéressèrent soudainement à cette jeune femme qui leur proposait un semblant de salut face à la colère divine de Sigmar. Les questions se mirent à fuser interrogeant la jeune femme sur ceux qui ne croyaient pas en Sigmar et les conséquences qu'auraient ce culte.
L'elfe ne put retenir son envie de savoir et questionna l'arabéen :
"Pourriez-vous m'expliquer ce qu'ets cette inquisition que tous craignent ? Et pourquoi voudraient-ils massacrer des clients honnêtes...ou du moins pour la plupart d'entre-eux ?"
Une jeune femme avec un pistolet qui débarquait pour se faire exploser la main, un orc qui se promenait en totale liberté dans un établissement où règnait apparemment un singe aux pouvoirs étranges. Ajoutez à cela la présence d'au moins un mage et les menaces d'une humaine stupide d'envoyer la taverne au grand complet au bûcher...Avec un peu de chance tout le monde finirait dans un drôle d'état, autrement plusieurs risquaient d'y laisser leur peau, notamment le trio du semi-elfe ou encore l'homme qui avait aidé l'elfe à éloigner l'arabéen de la mêlée.
En résumé la taverne ne se calmerait pas de sitôt. Pas tant que certains chercheraient à s'y faire remarquer par tous les moyens.
Un ami a dit : Un jour Chuck Norris a perdu son alliance, depuis c'est le bordel dans les Terres du Milieu !
- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
- Yeux dans les yeux, Lucretia contemplait une Elena qui ne bougeait désormais plus, étendue sur le lit, incapable du moindre mouvement. Avait-elle peur, avait-elle honte ; un peu des deux ? Très probablement. Et pourtant, elle n’avait absolument rien à craindre. Le monde condamnait cet acte de tendresse, mais pourquoi, et au nom de quoi ? Mais la jeune femme ne la repoussait pas. Elle se laissait faire, s’abandonnant aux caresses de la noble, qui, lentement, écarta les pans de sa chemise, les faisant retomber de chaque côté du corps de la répurgatrice, lâchés sur le matelas blanc. De longs doigts effilés traçaient des sillons enflammés sur cette blancheur immaculée et à présent révélée, qui réveillèrent chez la sigmarite, en dépit de tout son endoctrinement, un désir inassouvi. Eût-elle prétendu que le contraire que Lucretia lui aurait adressé un sourire espiègle tout en continuant de plus bel ; ses petits frissons constants ainsi que le bout de ses seins en disaient bien assez long sur son état actuel. Elle alla même jusqu’à avouer son inexpérience en la matière, dans un regard bleu profond où perçait la plus grande innocence aussi bien que le plus grand désarroi.
«Il n’y a pas de questions à se poser pour cela. Répondez tout simplement et naturellement aux appels de votre corps, à ses envies, à ce que vous éprouvez. Et laissez-moi vous guider, faites-moi confiance », lui souffla-t-elle à l’oreille avant de l’embrasser doucement sur les lèvres, dans le creux de son cou, puis de ses épaules, et de baiser délicatement et à plusieurs reprises les courbes de la jeune femme. Les gestes étaient lents, posés, doux, sensuels. Point de hâte ni de précipitation, mais une lascivité fébrile agrémentée d’une sérénité voluptueuse. Elena devait prendre conscience de son propre corps, de ses envies, de ses aspirations, et gagner en confiance. Ne pas reculer, accepter ce qui se faisait, ici, maintenant, dans cette pièce enfiévrée où deux souffles se liaient et se déliaient aux rythme de caresses dispensées avec sensibilité et passion. Lucretia devait se montrer patiente, attentionnée et dévouée, et bientôt, sous ses draps immaculés que partageaient la prédatrice et sa proie, son élève ne tarda pas à répondre à chacune de ses attentions, à la moindre de ses étreintes…
***
Elles gisaient là, toutes les deux, nues, le souffle court, à moitié cachées par ces draps mille fois froissés. La baronne contemplait à nouveau ce visage si pur, qui avait autrefois été si dur et sévère, lors de son entrée dans la taverne. Elle caressa cette joue devenue écarlate, repoussa cette mèche de cheveux rebelle derrière une oreille délicate, embrassa à nouveau ces douces lèvres qui s’entrouvrirent à ce contact. Que ressentait-elle, à présent ? Le désir et la passion poussaient à commettre des actes dont vous ne vous souciez pas dans ce même moment, mais que vous ne tardiez pas à regretter une fois cet appétit assouvi. Mais avait-elle réellement à le regretter, à en avoir honte ? Il n’y avait pas de raison à cela.
Sa main quitta la joue pour glisser le long du cou, se perdit dans le creux d’une épaule, effleura la rondeur d’un sein, et termina sa lente et légère course sous les draps, s’arrêtant dans le creux des reins.
«Dites-moi, lui susurra-t-elle intimement à l’oreille, que ressentez-vous actuellement, maintenant que, aux yeux de ceux qui possèdent, malheureusement, votre esprit et sa façon de penser, vous êtes parjurée, corrompue, pervertie pour avoir couché avec une autre femme ? Quel effet cela fait de savoir que Sigmar s’est détournée de vous, ayant préféré un instant de plaisir à une vie d’adoration ? Qu’est-ce que cela vous fait que de savoir que votre seule rédemption est désormais le bûcher ? »
- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Quand une totale inexpérience se marie à une complète confusion, le fruit de leur union est généralement une sorte de vide surréaliste, ou irréaliste, dépendant des écoles, une brume mentale dans laquelle les gestes et sensations sont à la fois effacées, se mélangeant comme des fantômes éthérés, et exacerbés, se faisant ressentir dans leurs moindres nuances.
Ce moment passé dans les bras de la noble fut un de ces moments là, Elena ne se rappelait pas l'avoir vue ôter se déshabiller, ce qui avait tout de même pris plusieurs minutes, mais elle eût l'impression que son amie, nue, avait mis des siècles à la rejoindre sur le lit et à défaire ses propres habits. Les caresses et les passions s'enchainèrent au milieu de ce brouillard en un tourbillon de plaisirs et de sensations, certaines vivement ressenties, comme les caresses sur ses parties intimes, d'autres effacées, comme l'irréelle froideur de la peau de Lucretia qui, sur l'instant, ne représentait pas vraiment d'importance.
Elena, au début, s'était contentée de se laisser faire, d'être portée par les caresses de la noble, de découvrir son corps en même temps que cette dernière, de le redécouvrir plutôt, alors que Lucretia la parcourait avec une infinie tendresse, comme si elle voulait par cela chasser les brutalités qu'elle avait subie. Puis, timidement, la brune s'était mise à répondre, avec hésitation d'abord, par copie, pure imitation, mais l'assurance la gagna avec le plaisir et bientôt les attentions furent pleinement mutuelles, les corps s’entre-mêlant un un flot de luxure, enchevêtrement de chair, de draps et de cheveux noirs ou flamboyants jusqu'à l'extase finale, le baisser de rideau où le corps d'Elena capitula et se raidit, ses yeux à demi fermés par l'émotion, la bouche ouverte sur un cri silencieux qu'elle était trop stupéfaite pour pousser.
En un instant, son esprit fut submerger de ce pic de sensations et lorsqu'il retomba, la laissant haletante, la répurgatrice s'effondra au milieu des bras, contre son amie, deux jeunes femmes épuisées (l'une d'elle tout du moins), et profondément satisfaites (bien que pour des raisons différentes).
Enfin, dernière étape de ces curieux ébats entre une vampire insoupçonnée et une répurgatrice décomplexée, vint la révélation de ce qu'il s'était vraiment passé.
La révélation de sa propre damnation.
Alors qu'elle reprenait son souffle dans les bras de son amante d'un soir, Elena prenait conscience que, loin de lui procurer une porte de sortie, les attentions de Lucretia l'avaient attirées plus profondément encore dans la corruption, si bien que désormais, aucun acte ne pourrait l'en sauver.
Ne restaient plus que les flammes...
La jeune femme, désespérée, en avait le souffle coupé et les larmes lui montèrent aux yeux alors qu'elle réalisait lentement le prix de cette étreinte, peu lui importait le fait qu'avec ce qu'elle avait déjà subi, son corps était de toute manière irrémédiablement souillé depuis longtemps.
Mais quand Lucretia susurra son poison à son oreille, enfonçant le couteau plus profondément qu'Elena ne l'aurait cru possible, son désespoir trouva un déversoir dans la haine et dans la colère, tout ce qu'elle ressentait se canalisait désormais contre la personne qui était responsable de cette effroyable chute, celle qui, se prétendant son amie, l'avait trompée et abusée pour l'amener dans son lit et la pervertir.
Son désespoir et sa colère irréfléchie menant ses gestes, la jeune femme se retourna contre la noble et fit mine de vouloir l'étrangler en lui montant dessus, serrant des doigts fins mais déterminés autours d'une gorge fine semblant bien vulnérable.
"Espece de catin infernale ! Tout est de ta fau..."
Mais d'un coup, elle s'immobilisa, et toute sensation la déserta sous le choc. Ses mains étaient serrées autours de la gorge froide de la rouquine, mais malgré leurs ébats, et malgré l'attaque, nul pouls ne battait, aucun cœur ne battait dans sa poitrine. C'était comme si elle était morte.
Et il n'y avait qu'une seule explication à ce phénomène, une seule, terrible explication, un seul mot qui résonna dans son esprit avec la force d'un tank à vapeur heurtant une montagne.
Vampire.
"Sigmar tout puissant..."
Ce moment passé dans les bras de la noble fut un de ces moments là, Elena ne se rappelait pas l'avoir vue ôter se déshabiller, ce qui avait tout de même pris plusieurs minutes, mais elle eût l'impression que son amie, nue, avait mis des siècles à la rejoindre sur le lit et à défaire ses propres habits. Les caresses et les passions s'enchainèrent au milieu de ce brouillard en un tourbillon de plaisirs et de sensations, certaines vivement ressenties, comme les caresses sur ses parties intimes, d'autres effacées, comme l'irréelle froideur de la peau de Lucretia qui, sur l'instant, ne représentait pas vraiment d'importance.
Elena, au début, s'était contentée de se laisser faire, d'être portée par les caresses de la noble, de découvrir son corps en même temps que cette dernière, de le redécouvrir plutôt, alors que Lucretia la parcourait avec une infinie tendresse, comme si elle voulait par cela chasser les brutalités qu'elle avait subie. Puis, timidement, la brune s'était mise à répondre, avec hésitation d'abord, par copie, pure imitation, mais l'assurance la gagna avec le plaisir et bientôt les attentions furent pleinement mutuelles, les corps s’entre-mêlant un un flot de luxure, enchevêtrement de chair, de draps et de cheveux noirs ou flamboyants jusqu'à l'extase finale, le baisser de rideau où le corps d'Elena capitula et se raidit, ses yeux à demi fermés par l'émotion, la bouche ouverte sur un cri silencieux qu'elle était trop stupéfaite pour pousser.
En un instant, son esprit fut submerger de ce pic de sensations et lorsqu'il retomba, la laissant haletante, la répurgatrice s'effondra au milieu des bras, contre son amie, deux jeunes femmes épuisées (l'une d'elle tout du moins), et profondément satisfaites (bien que pour des raisons différentes).
Enfin, dernière étape de ces curieux ébats entre une vampire insoupçonnée et une répurgatrice décomplexée, vint la révélation de ce qu'il s'était vraiment passé.
La révélation de sa propre damnation.
Alors qu'elle reprenait son souffle dans les bras de son amante d'un soir, Elena prenait conscience que, loin de lui procurer une porte de sortie, les attentions de Lucretia l'avaient attirées plus profondément encore dans la corruption, si bien que désormais, aucun acte ne pourrait l'en sauver.
Ne restaient plus que les flammes...
La jeune femme, désespérée, en avait le souffle coupé et les larmes lui montèrent aux yeux alors qu'elle réalisait lentement le prix de cette étreinte, peu lui importait le fait qu'avec ce qu'elle avait déjà subi, son corps était de toute manière irrémédiablement souillé depuis longtemps.
Mais quand Lucretia susurra son poison à son oreille, enfonçant le couteau plus profondément qu'Elena ne l'aurait cru possible, son désespoir trouva un déversoir dans la haine et dans la colère, tout ce qu'elle ressentait se canalisait désormais contre la personne qui était responsable de cette effroyable chute, celle qui, se prétendant son amie, l'avait trompée et abusée pour l'amener dans son lit et la pervertir.
Son désespoir et sa colère irréfléchie menant ses gestes, la jeune femme se retourna contre la noble et fit mine de vouloir l'étrangler en lui montant dessus, serrant des doigts fins mais déterminés autours d'une gorge fine semblant bien vulnérable.
"Espece de catin infernale ! Tout est de ta fau..."
Mais d'un coup, elle s'immobilisa, et toute sensation la déserta sous le choc. Ses mains étaient serrées autours de la gorge froide de la rouquine, mais malgré leurs ébats, et malgré l'attaque, nul pouls ne battait, aucun cœur ne battait dans sa poitrine. C'était comme si elle était morte.
Et il n'y avait qu'une seule explication à ce phénomène, une seule, terrible explication, un seul mot qui résonna dans son esprit avec la force d'un tank à vapeur heurtant une montagne.
Vampire.
"Sigmar tout puissant..."
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
- «Petite sotte ! »
Le cri venait du cœur, alors que la noble levait sa main, prêt à gifler du revers de sa main l’ingrate qui se tenait sous elle, mais elle ne put se résoudre à achever son geste, et sa main retomba, pantelante. Les yeux de Lucretia s’étaient écarquillés sous l’injure, devenant par la suite deux fentes plissées par la rage de l’offense, terminant par n’être que deux puits où se lisait un déchirement profond. Et ce cri faisait écho au tourment d’une femme souffrant depuis bien trop longtemps. Elena ne savait rien de ce qu’elle avait vécu et endurait à présent.
«Parce que tu crois peut-être avoir le monopole de la souffrance ? Parce que tu crois être la seule et l’unique personne à être menacée par le bûcher ? Tu ne comprends pas. Rien du tout, et tu ne sais pas même ce que j’endure, et déjà me jettes-tu ce genre de… d’accusations à la figure. Par cet acte, je mérite autant cette condamnation que tu la mérites. Je me suis autant damnée que tu ne l’as fait. Comprends-tu, là, que nous sommes dans le même panier, toutes les deux ? Ne saisis-tu pas l’ironie de la chose ?!
Et pire encore, tu t’embourbes dans cette façon de penser, tu réfléchis selon leur modèle à eux, te condamnant toi-même, te persuadant que tu es coupable. Délivre-toi de ce carcan, bon sang, tente un tant soit peu de penser par toi-même avant de te référer systématiquement à cet endoctrinement qui t’a lavé le cerveau ! Crois-tu réellement que, parce que tu as touché une autre femme, que Sigmar ne veille plus sur toi ? Crois-tu réellement que ton âme est désormais maudite parce que tu as embrassé une autre ? Mensongeries que tout cela, c’est ce qu’ils veulent te faire croire et y parviennent avec brio. Mais pourtant, tu ne cesses pas d’être toi-même, et tu es libre de continuer de prier Sigmar si tu le souhaites. La liberté. »
Une rage bouillonnait à travers elle, émanant de tout son être, aussi fracassante que la mer par un soir de tempête. Et pourtant, elle tentait bien tant que mal de se contenir, dardant un regard froid dans les yeux de la misérable qui s’était avancée jusqu’à ce lamentable raccourci. Juchée à genoux au-dessus d’elle, Lucretia lui tenait fermement ces poignets-là qu’elle avait ôtés de sa gorge délicate avant même qu’ils n’eurent le temps de la faire suffoquer en l’agrippant trop violemment. Une autre aurait pu la battre pour une condamnation aussi précipitée, l’étrangler à son tour, usant de sa position dominante et de tout le poids de son corps pour la faire flancher jusqu’au dernier souffle. Toutefois, armée de cette même patience infinie qu’elle avait gardée lors de leur dernier ébat, Lucrétia lui livra le fond de son âme, dans le murmure d’une voix difficilement maîtrisée.
« Tu penses peut-être être la seule, également, à avoir été violentée ? Mais combien de femmes l’ont été ? Et, tu l’auras malheureusement constaté, ce n’est pas parce que l’on est noble que l’on est épargnée… Et je ne le fus pas. J’avais quatorze ans quand mon oncle me prit. Quatorze, s’étrangla-t-elle, avant de fermer un instant les yeux, prenant une respiration pour trouver le courage de continuer son récit.
Si fait, je sais très bien de quoi je parlais lorsque je te contais à quel point cela nous détruit. Tu ne peux cesser d’y penser, cela hante tes rêves et tes nuits, tu te réveilles en sursaut avec cette oppression autour de toi et en toi, entre tes cuisses. Tu resserres tes couvertures dans cette peur gluante, avant de te rendre compte qu’elles sont devenues humides de ta sueur et parce que tu les as souillées. Et cela te poursuit jour après jour, en te rendant malade, en te crevant petit à petit. Que l’on te touche, et tu cries, que l’on t’effleure, et tu pleures. Les câlins et tendresses des gens proches, autrefois sources ne réconfort inestimable, ne deviennent que des tourments insurmontables qui viennent te refaire vivre ton outrage. Une pourriture en toi, une nécrose de ton esprit et de ton cœur, et tu as l’impression que tu ne pourras jamais t’en délivrer. »
La noble avait lâché les poignets de la jeune femme, absorbée dans l’expression de ses ressentis. Elle n’avait plus conscience de cette dernière qui se retrouvait sous elle, entre ses genoux, et Lucretia, s’en rendant compte soudainement, desserra ses poings qu’elle avait crispés, laissant apparaître la marque rougeâtre de ses ongles dans ses paumes. Elle déglutit, tentant de se décontracter et d’affaisser ses épaules, mais, aussitôt qu’elle eût reprit, sa mâchoire se crispa à nouveau, ses mains se remirent à trembler malgré elle, au fur et à mesure qu’elle continuait son récit et que la douleur alimentait sa rage.
«Cela continua pendant deux ans. Deux ans durant lesquels je ne pouvais rien faire, sinon subir en silence, mortifiée par la honte. Après avoir vécu cela, je puis comprendre que tu aies voulu rejoindre… quelque chose qui te sembla protecteur ; le clergé sigmarite, entre autre. Je n’ai pas eu cette chance…
Et que penses-tu qu’il m’arriva lorsque j’appris que j’allais être mariée, noble jeune fille que j’étais, à un inconnu ? Ce que je ressentis ? Moi qui pensais pouvoir quitter cette vie de souffrance, ce n’était que pour mieux pénétrer dans une autre pire encore, dont j’ignorais tout. Etre livrée en pâture, en cadeau contre quelque argent ou cadeau que ce fût, que l’on vendît mon corps contre quelque terre alors même que je ne pouvais plus supporter un contact amical ? Ce qui se passa avec mon oncle, je n’osai l’avouer à mon mari, et lui ne comprit pas ce qu’il m’arrivait, ne comprenait pas mes refus, les prenant pour des caprices de gamines. Je t’épargne les détails de ce qui se passa par la suite ; je peux simplement te dire que même après une certaine période, je continuais d’en vomir à la seule idée, et que je ne ressentais aucun plaisir, aucune jouissance durant l’acte. Simplement une douleur de plus en plus tenace au niveau de l’entrejambe et des seins. »
La rage s’en était allée, remplacée à présent par un ton froid, glaciale, immuable de celle qui a souffert en silence, et qui aura certainement subit la pire des choses : l’accoutumance à une douleur perpétuelle. Les traits de son visage étaient tirés, contractés, alors qu’elle révélait l’une des parties les plus secrètes de sa vie. Le silence était devenu pesant, ses dents serrées les unes contre les autres, d’une si forte manière qu’elle crut qu’elle allait se briser la mâchoire, et décida de continuer le récit, qui reprit sur une voix brisée, lorsque l’expression de son visage ne montrait qu’une volonté insondable.
«Voudrais-tu savoir autre chose et me le renvoyer par la suite bien gentiment à la figure ? Eh bien, voici. Après plusieurs… essais sans succès pour avoir un enfant, l’on alla voir une sage-femme. Un complexe au fond de mon corps, dont tu peux aisément découvrir la source, m’a rendue stérile. La noble renifla de dédain sur son propre sort, riant sans joie, masquant son impénétrable peine, alors qu’elle détournait le regard.
Sais-tu seulement ce que l’on ressent en apprenant cela ? Que ton existence en tant que femme ne signifie plus rien. Que ta vie est un échec, que tu as failli toi-même, toute seule, en tant que femme. Quel est le sens de ta vie, après cela ?
Et pourtant, je cherche, je cherche un sens, un indice, une reconstruction de mon être. Avec les hommes, je sais que ce n’est plus même la peine. Mais avec les femmes, pourquoi pas, avec leur tendresse et leur douceur inégalée, j’ai l’impression de ressentir un début de… quelque chose. Lorsque je disais, tout à l’heure, que l’on ne peut vivre sans tout cela, ce n’était pas une phrase lancée à la va-vite. Elle résultait de ce que je ressens constamment, d’un vide béant dans mon ventre, et je ne me sens pas complète en ressentant cet abîme. Et ce dernier me semble être sur le point de se commencer à se combler. Je n’y suis pas encore, mais je ne peux que ressentir une progression en la matière. Cela… Cela demande simplement du temps. »
A nouveau, Lucretia s’était tue. Avouer une telle faiblesse dépassait l’entendement d’une personne n’ayant pas vécu cela. En tant que femme, avouer être frigide et stérile vous mettait en première place de recevoir des quolibets et des moqueries, en plus d’élargir le sens que vous donniez au mot « honte ». Quand bien même vous vous persuadiez que vous n’y étiez pour rien.
«Alors nous y voilà. Est-ce ma faute si, pour avoir été violée un nombre incalculable de fois, je ne ressens plus rien ? Est-ce ma faute si je ne trouve pas encore de quoi être en émoi ? Est-ce ma faute si je me vois contrainte de simuler éternellement pour ne pas que ma partenaire s’arrête, interloquée ? Est-ce ma faute si je demeure glaciale ? J’ai déjà suffisamment froid dans cette robe qui ne m’expose que trop au vent, je te laisse le soin d’imaginer ce que je ressens dénudée, ne parvenant pas à atteindre l’extase que tu atteins. Mais je sais que ce vêtement les attire et enflamme leur imagination, et je veux à présent que ces fils de putes rongent leur frein comme ils ne l’auront jamais fait, alors que je me montre aimable et aguicheuse sans que jamais ils ne puissent caresser l’espoir de me toucher à nouveau.
Je souffre de tout cela, je cherche quelqu’un, je tente de t’apporter mon soutien parce que si, j’ai une belle idée de ce que tu as subi toi aussi, et sais ce qu’il te faudrait peut-être pour, éventuellement, surmonter cela… Tout autant qu’à moi. Et voilà comment je suis reçue, voilà comment l’on me nomme. Je… »
Sa voix se brisa pour de bon. Elle ferma les yeux, déglutit, baissa le menton et se concentra du mieux qu’elle le pouvait, mais ne put empêcher une larme traitresse de dégouliner lentement le long de sa joue.
« Tu m’avais dit ne pas adopter les mêmes habitudes qu’usent tes conjoints. Voilà ce qui a attiré mon attention. Une répurgatrice un tant soit peu sensible ? Voilà qui a le mérite d’être rare et précieux. Je le pensais réellement, et caressais l’espoir que…
Enfin, en fin de compte, tu agis comme les autres. Comme le répurgateur qui brûla mon boulanger parce que le pain était noir. Ne pas chercher plus loin que ça. Alors, ainsi, je ne puis éprouver l’extase, je suis donc une vampire… Et selon ta logique, il faut désormais que tu m’abattes, pour être « certaine » ? »
La jeune femme leva les yeux au ciel, secouant la tête d’incompréhension, et une fois de plus roula une larme.
«Je me suis trompée sur toute la ligne. Il est déjà assez difficile comme cela de parvenir à surmonter ma douleur et à la cacher, et plus encore à trouver une autre personne capable de ressentir ce que je ressens, de partager… ce que l’on vient de partager.
Affrontez-les avec moi, d’une toute autre nouvelle façon, mourrez ensuite, à nouveau, emportée par ce sommeil, et, quand vous vous réveillez, vous renaîtrez de vos cendres. Je sais que tu es noble, tu m’as dit avoir tout perdu. Je pensais que tu aurais compris, que tu auras saisi à quel point l’inquisition avait tort au sujet de ce qui est damné ou non. Deux femmes s’embrassant, je ne vois absolument pas en quoi Sigmar le refuserait.
Tu aurais pu venir avec moi si tu l’avais voulu. Reprendre non pas l’exacte vie que tu as vécue, ce qui est impossible, mais le même cadre, le même niveau de vie. Retrouver les saveurs passées de ton enfance, retrouver le goût de la nourriture et du vin, le doux tissu des robes ou le moelleux d’un matelas. Avoir un toit fiable et constant.
Tu aurais pu être ma sœur, ma cousine, une amie, que ne sais-je. Tu aurais pu arrêter de poursuivre tes fantômes et revivre sans cesse ces mêmes scènes cauchemardesques.
Tu aurais pu mourir répurgatrice dans ce lit, et renaître noble, à mes côtés… »
Lucretia se leva alors du lit, marchant pieds nus sur le parquet en direction de la veste d’Elena. Plongeant la main à l’intérieur, comme deux fois auparavant, elle s’empara du pistolet.
«Mais si tel est ton choix, alors fais-le, lui dit-elle platement en lui présentant la crosse de l’arme. Fais ce pourquoi tu as été formée. Tue-moi, si tu crois être dans le vrai en dépit de m’être révélée comme jamais je ne l’ai fait auparavant. Assassine une innocente, mais épargne lui en même temps de continuer de vivre ce calvaire, cette souffrance et ces tourments. Je ne suis coupable que d’avoir été outragée étant petite, mais à quoi bon, tire… TIRE, PUTAINS ! », lui hurla-t-elle soudainement après s’être dressée et légèrement penchée vers elle, lèvres tremblantes, yeux grands ouverts, visage tiré.
Et vis par la suite dans les vestiges de ton enfance désormais à jamais perdus, parce que tu auras tué de tes propres mains une victime de ton propre système, une innocente qui t’acceptait, pourtant, telle que tu étais, et non pas comme ceux que tu penses être les tiens, qui n’ont trouvé qu’une enfant désillusionnée, bafouée, malléable, à partir de laquelle il était possible de créer une autre personne. Vis toute ton existence avec ces remords, jusqu’à la fin de tes jours, avec ce poids sur la conscience, sur tes épaules, et cette sensation fugace de ce qu’aurait pu être ta vie si seulement tu ne m’avais pas tuée.
Et quand tu l’aurais fait, quand je serai morte, le cœur traversé d’une balle, quand tu verras mon sang s’écouler, opaque, sur le sol, j’espère simplement que tu prendras conscience de à quel point tu avais tort… »
La noble s’arrêta là, vidée de toute énergie. Si Elena avait été faible et sans défense lors de son bain, que pouvait-on à présent dire de cette jeune femme à la chevelure rousse, qui avait été si forte, si digne, et si confiante en elle ? Un cadavre, oui, mais pas parce qu’elle était vampire, non. Parce qu’Elena l’avait condamnée comme telle ; son accusation l’avait rendue ainsi.
Une goutte tombant de son menton s’écrasa au sol, et l’on put presque percevoir, dans le silence soudain, l’écho de son éclat se répercutant sur les murs, brisant le calme ambiant. Et vint faire de même un énorme et long soupir, tandis que s’inscrivait sur le visage de la belle une solitude et une lassitude infinie.
Et elle lui tourna négligemment le dos, nonobstant l’arme pointée en sa direction. S’asseyant alors sur le lit, elle tâcha d’enfiler sa robe, s’attendant à chaque instant qu’un bruit ne retentît, emportant avec lui, mais sans qu’elle pût s’en apercevoir, probablement tuée alors, une partie de son crâne ou de sa poitrine.
«Et si tu ne sais toujours pas quoi faire, en attendant, le temps que tu réfléchisses, aide-moi au moins à renouer mon corset… »
Modifié en dernier par Lucretia Von Shwitzerhaüm le 26 sept. 2012, 21:53, modifié 1 fois.
- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Eh bien, si elle s'attendait à ça... Elena pensait que la noble chercherait à se justifier, riposterais, se battrait ou demanderais son pardon, mais rien de cela, rien de si bassement aristocratique ou même de si bassement humain. Car certaines mésaventures peuvent briser une personne au point de l'affecter au plus profond d'elle même, entrainant soit la folie, soit un masque d'impassibilité, une solidité factice, un mur entre son esprit fragile et la puissance colossale de la douleur refoulée.
Et en cette soirée, un deuxième masque venait de se fracturer et de voler en éclat, changeant une autre jeune femme d'apparence forte et sûre d'elle en un frêle esquif emporté dans un océan de souffrances. Et si le vivre était horrible, y assister était au moins aussi perturbant.
Stupéfaite, Elena n'avait opposé aucune résistance quand Lucretia l'avait renversée sur le dos, l'immobilisant, chose inutile, car toute velléité combative l'avait quittée, toute sa violence et toute sa colère semblant avoir été catalysées sans la souffrance qui transparaissait dans la voix et dans les yeux de la noble. Elle aussi avait souffert plus qu'un humain ne devrait pouvoir endurer, elle aussi avait dû tout entasser dans un coin obscur de son esprit et construire le barrage qui venait de céder pour ne pas être détruite de l'intérieur.
Par Sigmar, elles étaient pareilles.
Chaque souffrance de la jeune femme, chaque tremblement dans sa voix, chaque frisson venait frapper Elena en plein cœur, car elle avait enduré et endurait encore la même chose. Lucretia n'était qu'une victime de plus d'un monde trop sombre, et Elena l'avait condamnée, et pour quoi d'ailleurs ? Pourquoi cette rage qui l'avait saisie ? Pour une peau un peu froide ? Pour un pouls un peu absent ? Pour avoir essayé de rechercher du réconfort dans des bras amicaux, bien que féminins ?
Etait-elle vraiment devenue aussi intolérante et aussi étroite d'esprit ?
La douleur de son amie trouvait écho dans le cœur et dans l'âme de la répurgatrice, mais plus encore, c'était la révélation de son état d'esprit, la prise de conscience de son formatage par l'église. Elena était pieuse, elle priait Sigmar, elle agissait en son nom et louait encore à présent son maitre pour l'avoir tirée de son chaos intérieur pour la mettre sur la voie de la lumière, mais s'y était-elle engagé trop profondément ? Avait-elle laissé derrière elle son humanité et toutes ses valeurs dont elle était si fière ? Etait-elle devenue un de ces fanatiques qu'elle méprisait tant ?
Si elle l'avait pu, la répurgatrice aurait tué Lucretia sans rien savoir de ce qu'elle avait enduré pour en arriver là, sans chercher à comprendre sa mentalité ou ses motivations, simplement pour des préjugés et de fausses valeurs.
Elle était devenue quelqu'un de méprisable.
Cette constatation bouleversa Elena, et quand Lucretia lui mit son pistolet dans les mains, l’exhortant à tirer, à tuer une innocente et à mettre fin à ses souffrances. Le poids de son pistolet dans sa main, la vision de canon pointant sur la poitrine de son amante, lui firent prendre conscience que, sans le discours de cette dernière, elle aurait pu tirer. Peu importait qu'en l'espèce, l'arme soit inoffensive, Elena aurait fait feu avec une arme réelle sans se poser de questions.
Cette simple idée l’écœura et suffit à lui faire jeter l'arme loin d'elle, comme s'il s'agissait de quelque énorme et répugnant insecte. Un simple objet construit de la main de l'homme tuant aussi bien les innocents que les coupables, conçu pour tuer aveuglément suivant la volonté de son maitre.
Définissait t'elle le pistolet, ou elle même ? Elena n'aurait su le dire, et c'est le cœur lourd qu'elle s'installa derrière la rouquine pour l'aider à rattacher sa robe.
"Alors, j'en suis là ? Ils ont finalement réussis à m'arracher mon humanité et mes sentiments sans même que je ne m'en rende compte, ils ont fait de moi un monstre paré de blanc et de soit-disant vertus.
J'ai peur, Lucretia, peur de ce que je suis devenue, je me rend compte à présent de ce que j'aurais pu être amenée à faire, et cela m'effraie autant que ça me révulse."
Elle soupira.
"Le bonheur sera t'il jamais à notre porté ? Serons nous jamais libre des évènements qui ont fait de nous ce que nous sommes ?
Je ne veux pas devenir ces bêtes à grand chapeau brûlant à tord et à travers au sujet de vraies valeurs qui s'en voient perverties, mais, ai-je seulement le choix ?
Je suis déjà allée si loin sur cette voie... Si tu ne m'avais pas arrêtée, je t'aurais probablement..."
Le dernier mot ne sorti pas, bloqué dans sa gorge alors qu'elle achevait de rechercher la robe, se rendant compte à quel point son amante était belle, comme un homme pouvait être beau, et n'en ressentant aucune gêne. C'était un préjugé stupide, et elle refusait à présent de prendre pour acquis les points de vue soit disant moraux de ceux qui avaient fait d'elle un monstre.
Sans espoir de rédemption...
Et en cette soirée, un deuxième masque venait de se fracturer et de voler en éclat, changeant une autre jeune femme d'apparence forte et sûre d'elle en un frêle esquif emporté dans un océan de souffrances. Et si le vivre était horrible, y assister était au moins aussi perturbant.
Stupéfaite, Elena n'avait opposé aucune résistance quand Lucretia l'avait renversée sur le dos, l'immobilisant, chose inutile, car toute velléité combative l'avait quittée, toute sa violence et toute sa colère semblant avoir été catalysées sans la souffrance qui transparaissait dans la voix et dans les yeux de la noble. Elle aussi avait souffert plus qu'un humain ne devrait pouvoir endurer, elle aussi avait dû tout entasser dans un coin obscur de son esprit et construire le barrage qui venait de céder pour ne pas être détruite de l'intérieur.
Par Sigmar, elles étaient pareilles.
Chaque souffrance de la jeune femme, chaque tremblement dans sa voix, chaque frisson venait frapper Elena en plein cœur, car elle avait enduré et endurait encore la même chose. Lucretia n'était qu'une victime de plus d'un monde trop sombre, et Elena l'avait condamnée, et pour quoi d'ailleurs ? Pourquoi cette rage qui l'avait saisie ? Pour une peau un peu froide ? Pour un pouls un peu absent ? Pour avoir essayé de rechercher du réconfort dans des bras amicaux, bien que féminins ?
Etait-elle vraiment devenue aussi intolérante et aussi étroite d'esprit ?
La douleur de son amie trouvait écho dans le cœur et dans l'âme de la répurgatrice, mais plus encore, c'était la révélation de son état d'esprit, la prise de conscience de son formatage par l'église. Elena était pieuse, elle priait Sigmar, elle agissait en son nom et louait encore à présent son maitre pour l'avoir tirée de son chaos intérieur pour la mettre sur la voie de la lumière, mais s'y était-elle engagé trop profondément ? Avait-elle laissé derrière elle son humanité et toutes ses valeurs dont elle était si fière ? Etait-elle devenue un de ces fanatiques qu'elle méprisait tant ?
Si elle l'avait pu, la répurgatrice aurait tué Lucretia sans rien savoir de ce qu'elle avait enduré pour en arriver là, sans chercher à comprendre sa mentalité ou ses motivations, simplement pour des préjugés et de fausses valeurs.
Elle était devenue quelqu'un de méprisable.
Cette constatation bouleversa Elena, et quand Lucretia lui mit son pistolet dans les mains, l’exhortant à tirer, à tuer une innocente et à mettre fin à ses souffrances. Le poids de son pistolet dans sa main, la vision de canon pointant sur la poitrine de son amante, lui firent prendre conscience que, sans le discours de cette dernière, elle aurait pu tirer. Peu importait qu'en l'espèce, l'arme soit inoffensive, Elena aurait fait feu avec une arme réelle sans se poser de questions.
Cette simple idée l’écœura et suffit à lui faire jeter l'arme loin d'elle, comme s'il s'agissait de quelque énorme et répugnant insecte. Un simple objet construit de la main de l'homme tuant aussi bien les innocents que les coupables, conçu pour tuer aveuglément suivant la volonté de son maitre.
Définissait t'elle le pistolet, ou elle même ? Elena n'aurait su le dire, et c'est le cœur lourd qu'elle s'installa derrière la rouquine pour l'aider à rattacher sa robe.
"Alors, j'en suis là ? Ils ont finalement réussis à m'arracher mon humanité et mes sentiments sans même que je ne m'en rende compte, ils ont fait de moi un monstre paré de blanc et de soit-disant vertus.
J'ai peur, Lucretia, peur de ce que je suis devenue, je me rend compte à présent de ce que j'aurais pu être amenée à faire, et cela m'effraie autant que ça me révulse."
Elle soupira.
"Le bonheur sera t'il jamais à notre porté ? Serons nous jamais libre des évènements qui ont fait de nous ce que nous sommes ?
Je ne veux pas devenir ces bêtes à grand chapeau brûlant à tord et à travers au sujet de vraies valeurs qui s'en voient perverties, mais, ai-je seulement le choix ?
Je suis déjà allée si loin sur cette voie... Si tu ne m'avais pas arrêtée, je t'aurais probablement..."
Le dernier mot ne sorti pas, bloqué dans sa gorge alors qu'elle achevait de rechercher la robe, se rendant compte à quel point son amante était belle, comme un homme pouvait être beau, et n'en ressentant aucune gêne. C'était un préjugé stupide, et elle refusait à présent de prendre pour acquis les points de vue soit disant moraux de ceux qui avaient fait d'elle un monstre.
Sans espoir de rédemption...
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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- Raël Khem
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Le mot résonna plusieures fois dans la tête du guerrier: "l'inquisition". Mais qu'était-ce? Dans les lointaines contrées du désert cette appellation était totalement inconnue... Seulement, en voyant la réaction des autres clients, Raël comprit que ce n'était pas une entité à prendre à la légère. D'après ce qu'il comprit, c'était un groupe qui avait l'intention de venir et de mettre l'établissement à feu et à sang. Un programme qui aurait été intéressant si il n'avait pas été à l'intérieur, avec la drôle d'humaine et Aziz a l'étage.
N'écoutant que son flegme sans faille -ou presque- il se décida à... Ne pas bouger et continuer à profiter de la soirée, après tout cela ne pouvait être qu'une fausse alerte. Sa compagne ne semblait malgré tout pas très rassurée. Se voulant paternel et flatteur, le Scythien prit les mains de l'elfe dans les siennes.
-"Je ne sais pas ce qu'est l'inquisition, je ne connais pas sa force. Mais je sais que je vous protégerai d'elle.
N'écoutant que son flegme sans faille -ou presque- il se décida à... Ne pas bouger et continuer à profiter de la soirée, après tout cela ne pouvait être qu'une fausse alerte. Sa compagne ne semblait malgré tout pas très rassurée. Se voulant paternel et flatteur, le Scythien prit les mains de l'elfe dans les siennes.
-"Je ne sais pas ce qu'est l'inquisition, je ne connais pas sa force. Mais je sais que je vous protégerai d'elle.
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Raël Khem, Maître-d'armes Scythien
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Koravar
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Re: Bienvenue à la Taverne !
Koravar soupira de découragement quand Ayla ajouta "qu'elle crime de malséance". Par Sigmar, elle était si insultante que pour elle c'était devenu une norme. Il lui répondit en levant les yeux aux ciel.
-Je crois qu'elle veut dire par là que tu dois t'excuser d'insulter les gens à tout bout de champ quand ils disent ou font quelque chose qui ne te plaise pas, et également t'arranger pour arrêter. Même si dans ton cas, il faudrait une intervention divine pour que cela arrive.
Quand à L'Arabien et l'elfe ils ne savaient pas ce qu'était l'inquisition, l'attitude de l'arabéen l'énerva car l'inquisition n'était pas une chose que l'on prenait à la légère et qui n'était pas un sujet de plaisanterie. Se tournant vers eux il leurs expliqua :
-L'inquisition est une organisation lié à l'église de sigmar et à l'empereur. Ils ont toutes autorité pour traquer les cultistes du chaos qui se cachent sur les terres de l'empire. pour cela ils peuvent aussi faire appel à des milices et garnisons d'une ville ou village. Cela peut sembler être une noble tâche, mais le problème est que bien souvent ils se soucient peut de savoir si leur cible est coupable ou non. Bien souvent ils brulent sur un bûcher toutes personnes leurs semblants suspectes, j'ai moi même entendu parler du cas d'un viticulteur qui avait été mit au bucher par un répurgateur simplement parcequ'il avait décidé de cultiver du raisin noir, au lieu du raisin blanc. Dit Koravar en grimaçant. Au départ quand il avait entendu parlé de cet affaire il avait crut à une mauvaise blague, il avait été sincèrement choqué et horrifié d'apprendre que l'histoire était vrai. Dans de nombreux cas ils arrachent aussi des aveux, réel ou non par la torture. Le problème c'est que l'on a souvent pas le droit de s'opposer à leurs méthodes sinon, on est considéré comme complice et exécuté. Seul les hôtes instances de l'empire peuvent discuter leurs jugements. Bref, vous l'aurez compris leurs venue n'est pas de bonne augure. A leurs yeux, même une taille d'oreille différentes peut être motif pour un bucher. Conclu-t-il
-Je crois qu'elle veut dire par là que tu dois t'excuser d'insulter les gens à tout bout de champ quand ils disent ou font quelque chose qui ne te plaise pas, et également t'arranger pour arrêter. Même si dans ton cas, il faudrait une intervention divine pour que cela arrive.
Quand à L'Arabien et l'elfe ils ne savaient pas ce qu'était l'inquisition, l'attitude de l'arabéen l'énerva car l'inquisition n'était pas une chose que l'on prenait à la légère et qui n'était pas un sujet de plaisanterie. Se tournant vers eux il leurs expliqua :
-L'inquisition est une organisation lié à l'église de sigmar et à l'empereur. Ils ont toutes autorité pour traquer les cultistes du chaos qui se cachent sur les terres de l'empire. pour cela ils peuvent aussi faire appel à des milices et garnisons d'une ville ou village. Cela peut sembler être une noble tâche, mais le problème est que bien souvent ils se soucient peut de savoir si leur cible est coupable ou non. Bien souvent ils brulent sur un bûcher toutes personnes leurs semblants suspectes, j'ai moi même entendu parler du cas d'un viticulteur qui avait été mit au bucher par un répurgateur simplement parcequ'il avait décidé de cultiver du raisin noir, au lieu du raisin blanc. Dit Koravar en grimaçant. Au départ quand il avait entendu parlé de cet affaire il avait crut à une mauvaise blague, il avait été sincèrement choqué et horrifié d'apprendre que l'histoire était vrai. Dans de nombreux cas ils arrachent aussi des aveux, réel ou non par la torture. Le problème c'est que l'on a souvent pas le droit de s'opposer à leurs méthodes sinon, on est considéré comme complice et exécuté. Seul les hôtes instances de l'empire peuvent discuter leurs jugements. Bref, vous l'aurez compris leurs venue n'est pas de bonne augure. A leurs yeux, même une taille d'oreille différentes peut être motif pour un bucher. Conclu-t-il
-
Eranor
Re: Bienvenue à la Taverne !
Ainsi donc, la sœur n’était pas l’envoyé de l’inquisition chargée de faire le tri dans ceux qui devaient être épargnés et ceux qui devaient bruler. Mais voilà que l’elfe venait poser tout un flot de questions à la jeune femme, questions toutes plus inutiles les unes que les autres, il était clair que sa présence en ce lieu n’était qu’une simple coïncidence et qu’elle n’aurait pu répondre. D’ailleurs, pouvait-elle réellement nous sauver ? Pouvait-elle empêcher ces fanatiques de nous enfermer tous dans le bâtiment avant d’y mettre feu ? Pouvait-elle vraiment nous sauver des funestes flammes qui auraient pu nous cerner lentement avant de dévorer notre chaire si nous n’avions péri avant ? Tant de souffrance nous attendait qu’une pointe d’inquiétude commençât à percer l’inexpressivité de mon regard avant que l’Arabéenne ne prononçât ses dernières paroles. Quelle idiote ! Elle avait une opportunité de se sauver, et elle préférait la jeter au sol comme un vulgaire déchet !
-Que voulez-vous que cette prêtresse fasse pour vous si vous refusez son aide ? Au moins, laissez-la aider ceux qui veulent être sauvés, et fuyez si vous tenez à la vie.
Il était bien triste que cette femme ne comprit qu’elle n’avait aucune chance de salut face l’inquisition, et, peut-être, ne laissât un sentiment de culpabilité dans le cœur de la prêtresse qui ne semblait vouloir que notre bien.
-Ma sœur, comment pouvez-vous nous sauver des brasiers de l’inquisition ? Comment pouvez-vous être sûr de qui est innocent et de qui est coupable ? Que devons-nous faire pour être purifié ?
Je me tus un court instant avant de reprendre.
-Des confessions, n’est-ce pas ? Mais quelle valeur leur accorder ? Pourquoi ne supplierions-nous pas le pardon de Sigmar dans la pire hypocrisie ? Et de quel péché devons-nous nous laver ? Considérez-vous que ce soit pécher que de commettre un crime en vue d’en tirer un bien infiniment supérieur au mal dudit crime ?
Que doit-on donc faire pour prouver que nous méritons de vivre ?
Un flot de questions, qui, peut-être me condamnerait, peut être me sauverait. Désormais, la survie de tous ne reposait plus que sur les épaules de cette petite femme.
-Que voulez-vous que cette prêtresse fasse pour vous si vous refusez son aide ? Au moins, laissez-la aider ceux qui veulent être sauvés, et fuyez si vous tenez à la vie.
Il était bien triste que cette femme ne comprit qu’elle n’avait aucune chance de salut face l’inquisition, et, peut-être, ne laissât un sentiment de culpabilité dans le cœur de la prêtresse qui ne semblait vouloir que notre bien.
-Ma sœur, comment pouvez-vous nous sauver des brasiers de l’inquisition ? Comment pouvez-vous être sûr de qui est innocent et de qui est coupable ? Que devons-nous faire pour être purifié ?
Je me tus un court instant avant de reprendre.
-Des confessions, n’est-ce pas ? Mais quelle valeur leur accorder ? Pourquoi ne supplierions-nous pas le pardon de Sigmar dans la pire hypocrisie ? Et de quel péché devons-nous nous laver ? Considérez-vous que ce soit pécher que de commettre un crime en vue d’en tirer un bien infiniment supérieur au mal dudit crime ?
Que doit-on donc faire pour prouver que nous méritons de vivre ?
Un flot de questions, qui, peut-être me condamnerait, peut être me sauverait. Désormais, la survie de tous ne reposait plus que sur les épaules de cette petite femme.
- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Bienvenue à la Taverne !
- Pas de mèche qui s’alluma ni de coup de feu. Pas de violente explosion ni de soudaine douleur avant le noir complet. Simplement le choc d’un morceau de bois ponctué de métal qui vint percuter et rebondir quelque peu sur le plancher. Et un silence grandissant. La jeune femme n’avait pas bougé, assise sur le lit, tenant sa robe contre elle-même. Elle venait de passer ce vêtement, commençant à masquer ce corps qui lui avait valu tant de soucis durant sa jeunesse, et attendait désormais, dans ce moment de flottement évanescent, entre le doute de la vie et de la mort.
Sans que rien ne le laissât présager, le matelas s’affaissa juste derrière la noble, l’inclinant quelque peu dans cette direction alors qu’Elena se mettait à genoux dans son dos. Des mains, à la fois douces de femme et brutales de répurgatrice vinrent nouer les lacets de son corset, refermant un peu plus à chaque boucle le coutil sur sa peau blanche. Alors, brisant le silence pour de bon, au-delà de tout espoir, Elena se repentit.
Elle ouvrait les yeux, enfin. Elle n’appuyait plus les horribles idées qu’elle lui avait tenues dans son discours défendant de manière effarantes de simples meurtriers, tout répurgateurs qu’ils fussent. La sigmarite comprenait le message de la noble, ses envies de libertés, et prenait conscience d’avoir été bernée que trop longtemps, sinon manipulée, par des hommes se souciant bien d’avantage de la foi fanatique et de leur propre pouvoir plutôt que de la simple vie d’autrui.
Mais était-ce sincère ? Croyait-elle réellement ce qu’elle lui disait ? Certes, si Elena ne l’avait cru, il lui aurait suffi d’user de son arme pour en terminer. Mais faisait-elle amende honorable parce qu’elle avait foi en tout ce que Lucretia lui disait, parce qu’elle avait été touchée par son histoire, parce qu’elle pouvait partager ce qu’elle ressentait, ou bien par simple aspiration de retrouver sa vie d’antan ? Tout ce petit discours pouvait très bien n’être conduit que par la fourberie des répurgateurs et de ces gens cherchant à s’approprier toujours d’avantage de puissance. Qu’elle parvînt à être noble et sûrement pourrait-elle s’élever dans la hiérarchie par le biais de quelque contact que ce fût. Il était tellement facile de revenir sur sa décision lorsque l’on se rendait compte ce que l’on risquait de perdre, et l’on inventait si fait le meilleur des prétextes pour sauver les apparences, et conserver ce qui pouvait encore l’être. Et toi, Elena, de quel bord es-tu ? Elle se retourna, dévisageant la jeune femme.
«Si l’on est libre de faire ce que l’on veut et d’assumer l’intégralité de chacune de nos actions, j’ai peur également. Peur de ce que tu es, de ce que tu représentes. Peur que tes idées et ta façon de penser, inculquée par une éducation pervertie, ne te ramènent en arrière sur ta dernière décision. Peur, également, parce que tu me connais à présent mieux que quiconque, tu sais ce que j’ai vécu, tu sais ce qui me mutile. »
Elle lui jeta là le regard blessé d’une femme ne l’ayant que trop été.
« Et comment savoir ce que tu penses réellement ? Ces paroles de rédemptions sont-elles guidées par l’ambition, par la promiscuité d’un retour sur le passé, d’un effacement d’une partie de ta vie que tu n’as jamais voulue ? Te serviras-tu de moi pour retrouver tes origines ; es-tu bonne comédienne ? »
Soudainement, ce regard ce mua en un autre, plus menaçant, faisant écho à des douleurs passées et à une certaine forme d’agressivité qui, pourtant, ne parvenait pas à éclipser la réminiscence d’un corps brisé.
«Mon mari… ne me touchera plus jamais. Jamais plus ne pourra-t-il me blesser à nouveau. Ce n’est pas pour qu’une autre personne vienne le remplacer à nouveau. Que feras-tu quand l’inquisition arrivera ? Que feras-tu si elle te rappelle à elle par la suite ?
Quelles sont tes intentions, que ressens-tu vraiment ? »
- Elena von Rechnaud
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Re: Bienvenue à la Taverne !
En entendant le scepticisme de la noble et ses doutes quand à une simple volonté de revenir vers son passé, Elena eût un rire sans joie. Pourtant, elle ne répondit pas immédiatement, commençant par achever de relacer la robe et se levant pour commencer à se rhabiller elle-même, ne souhaitant pas tellement rester nue outre mesure, par pudeur autant que par fierté.
"Revenir à mes origines dis-tu ? Comment le pourrais-je... Ceux que je connaissais jadis, les hommes qui m'avaient courtisés et mes amies, tous me regarderaient à présent avec dédain et moquerie à présent que je vis dans la rue et non dans un manoir. En étant salie, j'ai salis mon nom et plus jamais je n'oserais me présenter à mes proches comme une von Rechnaud. Ma famille a bien assez souffert comme cela sans y ajouter cet ultime déshonneur.
Non, mieux vaut que je reste loin de ceux qui me connaissaient avant, quelle que soit l'identité dont je me sers pour cela."
Une fois ses dessous remis, elle passa au pantalon, bien léger sans l'épée qui pendait habituellement à son côté. La présence rassurante de la lame en bon acier lui manquait, et ça plus que le reste lui fit prendre conscience qu'elle ne pourrait plus jamais être une noble comme elle le fût jadis.
"Retournerais-je vers l'Eglise ? Par Sigmar, je n'en sais rien. Je ne peux pas jurer qu'ils ne parviendraient pas à m'en convaincre, je sais quelle force ont leurs mots et je sais qu'ils n'hésitent pas à soumettre à la question ceux qui s'opposent à leur volonté.
Mais ce que je sais, c'est que je ne pourrais plus leur faire confiance, je ne pourrais plus croire faire le seul bon choix en suivant la voie qui est la leur à présent que je prend conscience de ce en quoi ils m'ont transformée.
Sigmar soit loué, jamais encore je n'ai eu à tuer un innocent, seulement des ordures qui auraient mérité mille fois pire que la mort rapide que je leur ai octroyé, mais c'était des hommes dont la vilenie était évidente, apparente. Que se passera t'il s'y un jour ils me demandent de tuer une personne dont j'ignore si elle est coupable ou innocente ? Si ils me demandent de tuer sur leur simple parole ? Ou pire, si je fais face à une personne dont la corruption parait seulement avérée ?
Pourrais-je la tuer sans état d'âme en un "Pour Sigmar" aussi retentissant que le tir de mon pistolet ?
Je l'ignore et ne souhaite pas le savoir, je ne peux juste assurer ne pas vouloir être le monstre que j'ai entraperçu, celui qui voulait uniquement serrer ton cou entre ses mains jusqu'à ce que mort s'en suive.
Tu dis avoir peur de ce que je suis ? Je me terrifie moi-même, et je souffre de faire trembler les innocents, que ceux qui me voient, se sachant innocents, prient tout de même pour ne pas finir sur un bûcher".
Le temps qu'elle parle, Elena avait terminé de se rhabiller et avait enfilé de nouveau son long manteau de cuir et remis son pistolet dans la poche intérieure.
Elle avait de nouveau l'apparence d'une répurgatrice mais elle n'en avait plus le cœur, ni l'âme.
Épuisée, elle s'assit lourdement sur le lit et enfoui son visage dans ses mains.
"Tout ce que je veux, c'est rester moi-même, et rester avec toi, qui fût la seule depuis longtemps à avoir manifesté de bon sentiments pour moi.
J'ai accepté de devenir répurgatrice car je n'avais pas d'autres choix, mais la situation a t'elle vraiment changé ?
Quel autre choix ai-je que de rester ce que je suis, et de devenir ce que je suis appelée à être ? Que pourrions nous bien y changer..."
"Revenir à mes origines dis-tu ? Comment le pourrais-je... Ceux que je connaissais jadis, les hommes qui m'avaient courtisés et mes amies, tous me regarderaient à présent avec dédain et moquerie à présent que je vis dans la rue et non dans un manoir. En étant salie, j'ai salis mon nom et plus jamais je n'oserais me présenter à mes proches comme une von Rechnaud. Ma famille a bien assez souffert comme cela sans y ajouter cet ultime déshonneur.
Non, mieux vaut que je reste loin de ceux qui me connaissaient avant, quelle que soit l'identité dont je me sers pour cela."
Une fois ses dessous remis, elle passa au pantalon, bien léger sans l'épée qui pendait habituellement à son côté. La présence rassurante de la lame en bon acier lui manquait, et ça plus que le reste lui fit prendre conscience qu'elle ne pourrait plus jamais être une noble comme elle le fût jadis.
"Retournerais-je vers l'Eglise ? Par Sigmar, je n'en sais rien. Je ne peux pas jurer qu'ils ne parviendraient pas à m'en convaincre, je sais quelle force ont leurs mots et je sais qu'ils n'hésitent pas à soumettre à la question ceux qui s'opposent à leur volonté.
Mais ce que je sais, c'est que je ne pourrais plus leur faire confiance, je ne pourrais plus croire faire le seul bon choix en suivant la voie qui est la leur à présent que je prend conscience de ce en quoi ils m'ont transformée.
Sigmar soit loué, jamais encore je n'ai eu à tuer un innocent, seulement des ordures qui auraient mérité mille fois pire que la mort rapide que je leur ai octroyé, mais c'était des hommes dont la vilenie était évidente, apparente. Que se passera t'il s'y un jour ils me demandent de tuer une personne dont j'ignore si elle est coupable ou innocente ? Si ils me demandent de tuer sur leur simple parole ? Ou pire, si je fais face à une personne dont la corruption parait seulement avérée ?
Pourrais-je la tuer sans état d'âme en un "Pour Sigmar" aussi retentissant que le tir de mon pistolet ?
Je l'ignore et ne souhaite pas le savoir, je ne peux juste assurer ne pas vouloir être le monstre que j'ai entraperçu, celui qui voulait uniquement serrer ton cou entre ses mains jusqu'à ce que mort s'en suive.
Tu dis avoir peur de ce que je suis ? Je me terrifie moi-même, et je souffre de faire trembler les innocents, que ceux qui me voient, se sachant innocents, prient tout de même pour ne pas finir sur un bûcher".
Le temps qu'elle parle, Elena avait terminé de se rhabiller et avait enfilé de nouveau son long manteau de cuir et remis son pistolet dans la poche intérieure.
Elle avait de nouveau l'apparence d'une répurgatrice mais elle n'en avait plus le cœur, ni l'âme.
Épuisée, elle s'assit lourdement sur le lit et enfoui son visage dans ses mains.
"Tout ce que je veux, c'est rester moi-même, et rester avec toi, qui fût la seule depuis longtemps à avoir manifesté de bon sentiments pour moi.
J'ai accepté de devenir répurgatrice car je n'avais pas d'autres choix, mais la situation a t'elle vraiment changé ?
Quel autre choix ai-je que de rester ce que je suis, et de devenir ce que je suis appelée à être ? Que pourrions nous bien y changer..."
Elena von Rechnaud, Répurgatrice
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