Dans une cité telle que Nuln, la rue était active surtout en ce beau début de mâtinée où les marchands ouvrait leurs étals, vantant les mérités de leurs produits aux gens de passage. C'est dans ce genre de moment qu'on pouvait penser le monde parfait, dans une paix divine où chacun vaquait à ses occupations sans soucis du lendemain. Tendant l'oreille de-ci, de-là, notre héros entendait des bribes de conversations.
-"Oui, trois morts... incendie hier soir..."
-"Crime... Hérésie..."
-"Il est frais mon poisson!"
-"Réunion... Paladin... Fête..."
Mais pour l'heure, Noth Netep, comme il se faisait appeller, arrivait sur les marches de l'église où discutaient un prêtre-guerrier et un initié. Remarquant l'inconnu qui arrivait vers eux et particulièrement les grimoires et la plume qu'il tenait sous le bras, le saint homme l'apostropha.
-"Bonjour mon fils, je devine que vous venez pour nous aider grâce à vos talents de copiste? Si c'est celà accompagnez moi dans la bibliothèque de la basilique, vous pourrez exercer votre profession."
Comme tout les prêtres-guerriers ou presque, l'homme était intégralement rasé au niveau de la tête, il arborait en outre une musculature impressionnante et un colossale marteau dans son dos. Son armure avait été délaissée pour une tenue de ville toute blanche et rouge, plus simple et pratique. Dépassant d'une bonne tête le pauvre Noth, son ton de voix grave et dur ne tolérait aucune réplique.
Après les politesses d'usages, le futur espion arriva dans le sanctuaire littéraire du lieu, il n'était guère grand, sans doute ne s'agissait-il pas de la librairie principale mais d'une aile consacrée aux livres les plus simples et les moins ésotériques. Il serait dommageable qu'une personne non membre du Culte puisse lire des secrets Sigmarites, n'est-ce-pas?
Alors qu'il partait chercher des livres à traduire, le prêtre fût interrompu par un homme richement vêtu, depuis sa position Noth ne parvint pas à voir les habits du gêneur, mais il tendit l'oreille pour entendre ce que disaient les deux personnages, qui déjà s'éloignaient loin de lui.
Hélas il n'entendit rien d'autre que de petits morceaux sans importance. Des "encore", "vous croyez", "des mesures", furent les seuls choses à parvenirs à ses esgourdes. Pour quelques minutes encore il était seul devant un petit bureau dans une bibliothèque, il pouvait les passer tranquillement, aller écouter de plus près, se balader un peu ou d'autres choses encore...Test de perception, basé sur INI: 13, raté

