Vingt petits arabiens...

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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[MJ] Mort Noire
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par [MJ] Mort Noire »

Rosissant quelque peu en entendant que sa vis-à-vis était noble, la marchande sembla perdre un peu de sa contenance, ce qu'elle tenta de masquer en répondant vite et fort, avec pas mal d'hésitations:
test: 5, Réussi. Tu te rends compte que, clairement, savoir que tu es noble l’impressionne et la fascine fortement. Très visiblement, elle est assez envieuse, et elle est donc un peu perdue face à toi.
"Ho heu, je... je suis Martha Haussman, je viens de Nuln et... je me rends... Je me rend dans le sud pour .. pour rencontrer mes fournisseurs habituels. Je suis... Je suis très flattée et honorée de vous rencontrer, Ma Dame".

La marchande acheva de se ridiculiser un peu plus en esquissant une révérence maladroite, puis, le visage écarlate, se tint coite, les yeux baissés, semblant trop intimidée par Ombeline que pour oser lancer un quelconque sujet de conversation, tandis même que ses yeux laissaient percevoir une faible lueur d'espoir, comme si elle espérait néanmoins que la noble daigne lui parler...
***
"Non, rien" soupira le géant. "Et en soit, c'est déjà une information. J'ai regardé autour du bac, mais avec les traces des chevaux et des cochers lors de notre arrivée aujourd'hui, le tout est quasi impossible à déchiffrer. Mais, même ailleurs, il n'y a aucune trace. C'est comme si le tueur était entré et sorti du bâtiment sans laisser d'empreintes. Et je ne sais pas si c'est parce qu'il est très doué, ou si les raisons sont plus sinistres...

L'homme soupira en passant une main sur son visage, ses traits affichant soudain une grande lassitude matinée de tristesse et d'un brin de désespoir.

"Mais en revanche, j'ai combattu. J'étais à la guerre, j'ai été dans toutes les dernières batailles, celles que nous pensions perdues d'avance, et celles où nous avons finalement briser la poigne maudite des hordes nordiques. J'ai déjà vu ce genre de dessins. Les bannières dépravées de ces chiens adorateurs du Chaos en étaient couvertes."

Il soupira une nouvelle fois.

"Ils semblent que ces cultistes immondes soient comme l'Hydre de Mordenheimmer. On leur coupe une tête, et deux repoussent à la place...
Mais passons. Comme je l'ai dit, l'assassin est parmi nous. Or, ma chambre est juste à coté de la votre. Je sais que je vous aurais entendu si vous l'aviez quitté avant moi. De tout ceux qui sont ici, vous êtes les seuls dont je sois sur qu'ils sont innocents. Et je sais reconnaitre un chevalier de Bretonnie lorsque j'en vois un. j'ai vu leurs charges enflammées sur le champ de bataille, et la bravoure, l'honneur et la droiture dont ils faisaient preuve.
Je suis le sergent Amos Bronfeld, du troisième régiment des Marcheurs Libres de Pfeildorff, et je voudrais me mettre à votre disposition pour le temps que nous serons ici, afin de démasquer le coupable de ce crime odieux...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

Quoi qu'il advienne, je tiens à poster ce Rp ; il ne me manquait plus que le dernier dialogue pour le terminer, et ne voudrais pas avoir fait tout cela en vain.
  • Il était admirable de constater la versatilité des honnêtes gens dès qu’ils flairaient çà et là la moindre source de pouvoir. De vraies girouettes dont le comportement passait de l’arrogance à la servilité selon leur besoin ou les personnes qui les entouraient, dans le but, certes immuablement humain, de grappiller quelque considération bien intentionnée. Et cette brave femme, finalement simple camelot de son état, en était en tout point le parfait exemple.
    D’abord hautaine à l’approche de la baronne, au vue de sa vêture, elle condescendit –après avoir osé la morguer !-, à lui adresser la parole en s’apercevant de son maintien, voire même à agréer à l’avis de celle qu’elle avait pu prendre pour une simple voyageuse.

    Et voilà donc que ladite marchande en venait à baisser les yeux devant sa vis-à-vis, une fois qu’elle lui eût avoué la pureté de son sang. Et toute penaude, déconcertée, camuse, elle l’était devenue. Ombeline haussa un sourcil intéressé, dardant un regard impénétrable sur la pauvre femme qui, si sûre d’elle autrefois, se repentait désormais en un balbutiement qui trahissait son mal-être. Cependant, un doux sourire bienveillant flottait avec légèreté sur les lèvres finement ciselées de Lucretia Von Shwitzerhaüm, le sourire de ceux ou celles qui se montraient magnanime après une petite incartade de leurs pairs, parce qu’ils en avaient l’envie et le pouvoir. Et bien qu’il fût, peut-être, mal indiqué de sourire lorsque gisait à vos pieds un aubergiste fraîchement décédé, les lèvres de la jeune femme ne s’esquissèrent que d’avantage lorsque s’inclina gauchement la marchande.

    Marchande. Celle-ci était-elle si étonnée de parler à une sang-bleu ? Il était vrai, cependant, que bon nombre de nobles considéraient le mercantilisme comme étant une activité à laquelle se livraient les bourgeois voulant jouer aux hobereaux, et ce quand bien même ces premiers récoltaient finalement d’avantage de richesse et d’influence que n’en possédaient ces seconds. Si ces cas-là demeuraient rares, et pouvaient très bien être réglés en levant des taxes sur les produits que possédaient ceux qui outrepassaient leurs droits, certains aristocrates feraient de ne pas négliger la classe marchande. Après tout, les prêts d’argent en cas de nécessité pouvaient très bien être négociés dans la guilde des marchands locale, et meilleurs étaient vos rapports avec eux, meilleurs étaient vos intérêts.

    En dehors de cette malencontreuse étape à cette auberge, en revanche, la femme n’était pour la baronne d’aucune utilité. Ne poursuivant pas commun chemin, celle-ci remontait vers le Nord en direction de Talabheim, tandis que celle-là caracolait vers le Sud, et, si fait, elles seraient amenées à se séparer une fois la réparation du bac effectuée.
    Grand dommage, à vrai dire, que la perte d’une personne vouant tant d’intérêt à la vôtre, et Ombeline eût vu en sa presque-semblable un moyen de satisfaire ses premières ambitions, si par bonheur elle avait cheminé en son sens. Et grand dommage, également, pour la commerçante, qui, si la jeune aristocrate était parvenue à ses fins, eût eu l’honneur de la côtoyer et d’en éprouver quelque bénéfice après avoir contribué à la réussite de sa mécène.

    Ne se départant pas de son petit sourire, Ombeline le rendit chaleureux, et, se saisissant délicatement du bras de la marchande comme on l’eût fait avec une vieille amie, lui glissa une main dans le dos, l’entraînant en d’autres lieux plus favorables.

    « Venez, ma chère, j’en ai assez de jouer les tristes mines devant un cadavre, quel qu’il pût être. Nous ne pouvons plus rien pour lui, hélas ; aussi laissons-nous les hommes se charger de transporter cette dépouille en d’autres lieux de circonstance. »
    Se trouvant désormais quelque peu à l’écart, la baronne adressa à nouveau la parole à sa vis-à-vis.
    « Dites-moi, tant qu’à faire, pouvez-vous m’en dire d’avantage sur les autres personnes qui partagèrent votre coche ? Je suis d’un naturel plutôt curieux, et, si je venais à m’entretenir avec eux, il ne me messiérait pas de mieux les connaître. »
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Arzhvael de Bastogne
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Arzhvael de Bastogne »

Depuis que le cadavre du tenancier avait été découvert, l’auberge était sombre et un grand silence y régnait, seulement perturbé par les sanglots de la veuve. Les bottes d’Arzhvael résonnaient sur le plancher de bois tandis qu’il suivait le guerrier vers un endroit plus discret. Le jeune chevalier regardait les visages des hommes qui se trouvaient dans la salle commune, essayant de trouver l’assassin qui devait se cacher parmi eux.

Arzhvael savait qu’il était intimidant, surtout en tant que Chevalier Bretonnien, et il avait l’habitude de voir les gens détourner le regard en croisant le sien. L’endroit n’était pas différent : l’hostilité ambiante était tangible, chacun se jetant des regards suspicieux. A tout moment, il pouvait se passer quelque chose de pas net : un mauvais regard, un faux pas…

Il comprenait le genre de réaction que suscitait ce type de situation : personne n’était plus en sécurité sur les routes ces temps-ci, et les nouvelles du nord étaient sinistres. Les brigands et les hors-la-loi rôdaient dans la campagne, s’en prenant à tous les citoyens, et on murmurait que des choses bien plus dangereuses encore s’étaient réveillées dans les bois. Des sorcières, des cercles secrets, d’ignobles mutants et des monstres du Chaos qui marchaient debout comme des hommes, telles étaient les choses que les habitants de l’Empire redoutaient partout. Alors si ces choses venaient les cherches dans les auberges, ils n’auraient plus d’endroits où se cacher.

"Je suis le sergent Amos Bronfeld, du troisième régiment des Marcheurs Libres de Pfeildorff, et je voudrais me mettre à votre disposition pour le temps que nous serons ici, afin de démasquer le coupable de ce crime odieux... "

Le sergent Amos Bronfeld n’avait rien découvert qui pourrait être utile à Arzhvael : aucune trace, aucune empreinte du meurtrier. La seule chose qui trahissait la présence du meurtrier était cette marque étrange qui se trouvait sur le mur, à trois mètres du sol.

"Nous aurons besoin de tout le monde, donc je suis content que vous vous mettez à ma disposition, sergent Amos ! Je vais aller faire une petite ronde au-dehors de l’auberge en espérant trouver quelque chose d’intéressant. Pendant ce temps, veillez bien sur la femme là-bas et enquêtez sur cette marque sur le mur ! "

La femme qu’Arzhvael venait de désigner était Lucretia Von Schwitzerhaüm. Sans plus attendre, le jeune chevalier ouvrit la porte de l’auberge avant de disparaître de la vue des clients.

"Ma Dame bénissez votre fervent protecteur !"

Je dépense 5 PdCs pour appeler la Dame à l’aide dans mes recherches :^^:
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70

Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

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Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

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[MJ] Mort Noire
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par [MJ] Mort Noire »

Cependant, la marchande répondit négativement de la tête:

"Je ne pourrais vous dire. Ils avaient tous l'air de rustres particulièrement grossiers, aussi aie-je préféré ne point leur prêter trop d'attention, et me consacrer sur la bonne gestion de mes affaires plutôt. Mais maintenant que j'y pense, si cela se trouve, j'ai voyagé aux cotés de cet assassin. Br, j'en frémis tiens."

Elle supprima un léger frisson, puis reprit:

"Ceci dit, je pense qu'aucun de ces voyageurs n'est digne de votre attention, madame. Ils sont tous de bien trop basse extraction que pour mériter cela..."
***
S'enfonçant dans l'obscurité et sous une pluie battante, le jeune chevalier ne put reconnaitre les environs que grâce aux quelques rais lumineux qui filtraient à travers les volets de bois de l'auberge, ainsi que la lueur intermittente des éclairs qui frappaient follement les environs. durant de longs moments, il fut aveugle, incapable de distinguer quoique ce soit au-dehors, sa vision gâchée par la lumière qui régnait dans l'auberge, aussi faible soit-elle. Puis, progressivement, ses yeux s'adaptèrent à ces conditions bien particulières, et il put inspecter le sol.

Le sergent avait raison. Aucune empreintes n'était visibles, en dehors de celles présentes sur le chemin liant l'auberge à l'embarcadère et aux principaux bâtiments de l'îlot. Mais celles-ci avaient été délavées par la pluie qui avait démarré un long moment avant le crime. Elles étaient trop vielles que pour pouvoir appartenir à l'homme qui avait libéré la barque (et donc probablement aussi tué l'aubergiste).

En dehors des siennes propres, il ne vit qu'une autre série d'empreintes, énormes. Visiblement celles de Bronfeld. Et celle-ci étaient récentes, très récentes. Trop pour avoir été faites avant la mort de l'aubergiste.

Arzhvael était arrivé près de l'embarcadère, et s’apprêtait à faire demi-tour, bredouille, lorsqu'il avisa quelque chose d'étrange qui voletait dans le vent, accroché aux branches sèches et épineuses d'un prunellier décharné. Se penchant dessus, il avisa un morceau de tissus noir, dont les brins à l'air frais montraient aisément qu'ils n'avaient point été arraché longtemps auparavant de la pièce de tissus plus large à laquelle il appartenait...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Aux dires de la marchande, Ombeline hocha calmement la tête, dissimulant un petit sourire. Elle lui paraissait amusante, celle-là, à morguer les autres avec condescendance. Certes, elle n’était pas une rustre particulièrement grossière, mais elle ne devait pas non plus occulter sa petit naissance. A vrai dire, le fossé qui séparait les deux femmes était bien plus conséquent que celui qui distinguait la marchande de toute la piétaille avec laquelle elle avait voyagé.

    Elle avait tout simplement eu plus de chance que les autres ; une meilleure étoile qui l’avait guidée sur les sentiers de la richesse, là où ses comparses de voyage ne s’étaient embourbés que dans la mélasse quotidienne et redondante du milieu paysan. Il était possible que les deux étrangers à la vêture et au teint si peu ordinaire eussent également réussi à faire florès, mais, si la baronne avait écouté celle qui se donnait des grands airs, alors il n’eût été que justice qu’elle dénigrât à son tour la petite négociante. Ou la potentielle meurtrière, après tout, qui pouvait se targuer de savoir la véritable personnalité que chacun tentait peut-être de cacher derrière un masque de faux-semblant ?

    « Vous avez tout juste, il eût été très plausible que vous eussiez voyagé en sa compagnie. Et c’est bien là, ma chère, le pourquoi de l’attention que je condescends à leur porter. »
    Tout autant que celle que je t’accorde, pensa Lucretia Von Shwitzerhaüm en son for intérieur à l’égard de la marchande qui papillotait à ses côtés.
    Mais cela ne réglait aucunement la question posée ; elle n’en savait pas d’avantage au sujet de tous ces étrangers qui avaient feint l’horreur et la tristesse devant le meurtre commis.

    Un rapide coup d’œil l’avertit qu’Arzvhael était pour le moment porté disparu du petit groupe. Ne l’avait-elle pas vu, l’espace d’un instant, en compagnie du grand gaillard à la lourde épée bâtarde ? Où donc avait-il bien pu disparaître, à présent ? Elle espérait qu’il ne ce fût pas mi dans de beaux draps, mais, si tôt pensée, cette conjecture lui parût totalement déplacée. Elle doutait que quiconque fût en danger immédiat ; peu de temps s’était écoulé depuis la découverte du cadavre, elle Ombeline doutait fortement que l’assassin en vînt à récidiver tout de suite.

    Il était bien plus probable qu’il laissât les choses se tasser doucement, avant de recommencer quelques actes hostiles. Mais qui ferait l’objet de sa colère, qui s’attirerait ses foudres ? Une question qui ne manquait pas de piquant aux yeux de la baronne, quand bien même il était bien trop tôt pour pouvoir y répondre, ignorant tous des divers et éventuels motifs du meurtrier. A moins qu’il ne s’agisse que d’un tueur en fou en liberté, qui éliminait simplement par passion ou pour le plaisir ?

    « Tenez, à votre avis, qui sera la prochaine victime, si le tueur venait à récidiver ? La femme de l’aubergiste ? Le garçon d’écurie, la servante ? Mais cela voudrait dire que l’assassin avait une très grosse dent contre l’établissement, et qu’il souhaiterait poursuivre sa macabre tâche par pure rancune. Je me demande aussi ce qu’en pense les autres voyageurs… »
    J'essaye de savoir ce qu'en pensent les autres (s'ils sont encore là), ce qu'ils se disent entre eux (si conversation il y a).
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Arzhvael de Bastogne
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Arzhvael de Bastogne »

Arzhvael grimaçait d’excitation, il ouvrit la porte de l’auberge et examina avec précaution la rue de long en large. Elle était sombre et calme. Les clients de la taverne étaient tous réfugiés à l’intérieur. Il n’était pas bon de trainer dehors à cette heure-ci, surtout avec un assassin en liberté.

Le jeune chevalier Bretonnien se dirigea vers l’embarcadère, savourant l’air frais lui fouettant le visage. Plusieurs empreintes étaient visibles dans la boue, mais elle pouvait appartenir à une multitude de personne vu que tous les clients de l’auberge empruntaient cette petite route.

Alors qu’il s’apprêtait à quitter cet endroit, Arzhvael découvrit un morceau de tissu accroché à une branche épineuse. Il attrapa le morceau de tissu noir. La branche avait sûrement accroché l’assassin lors de sa fuite, lui déchirant une partie de sa tunique.

De nouvelles hypothèses se télescopèrent dans l’esprit du chevalier, comme des feuilles emportées par le vent. Se pourrait-il que la théorie voulant que le meurtrier du tenancier fût toujours sur l’îlot soit fausse ? Il s’imagina un instant une sorte d’assassin fuyant l’auberge et sautant dans la rivière pour quitter l’îlot à la nage, une brance lui arrachant un morceau de sa tunique noir. Mais un grand tueur, quelle que soit ses compétences, pourrait-il nager dans une rivière avec autant de courant ?

Ou peut-être que le meurtrier avait déchiré sa tunique lors de son arrivée… Et cela expliquerait le fait qu’il soit toujours dans l’auberge en compagnie de Lucretia von Schwitzerhaüm ! Affolé par le fait que l’assassin repasse à l’action et que Lucretia se trouvait toujours dans l’auberge, le chevalier dégaina sa fidèle lame et partit en courant en direction de la taverne. Avec ce précieux indice, le meurtrier serait facilement reconnaissable : un homme avec une tunique noire déchirée !

Arzhvael de Bastogne ouvrit à la volée la petite porte de l’établissement, baissant la tête pour éviter de se cogner au linteau, et entra dans l’auberge en proie au doute le plus profond. En voyant l’arme que tenait le jeune bretonnien, les clients surent instinctivement qu’il venait de découvrir quelque chose. Les clients baissèrent leurs chapeaux et leurs capuchons pour ne pas attirer l’attention du jeune homme. Ceux qui étaient proche de lui reculèrent légèrement. Le moindre client pas sûr de lui cherchait à échapper au regard inquisiteur d’Arzhvael.

Et celui-ci se mit à rechercher le propriétaire de la tunique dans la salle, jetant de rapide coups d’œil à son tissu et aux habits des clients.
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Re: Vingt petits arabiens...

Message par [MJ] Mort Noire »

La marchande trembla et pâlit très visiblement à l'évocation d'un nouveau meurtre, et c'est en tremblant et en observant Ombeline de manière soudain très méfiante qu'elle répondit:

"Un nouveau meurtre?! Par Sigmar, vous avez des idées effrayantes! Puisse t'Il nous éviter semblable épreuve. Il est hors de question que je me perde en conjectures aussi sinistres..."

Sur ce, elle tourna les talons et se dirigea vers l'escalier menant à l'étage, non sans regarder autour d'elle de gauche à droite, craintive et apeurée...

Seuls deux ou trois autres personnes avaient entendu les propos d'Ombeline, mais tous parmi ceux là la dévisageaient en coin, affichant un air suspicieux et méfiant. Visiblement, ni le serviteur du marchand de l'autre calèche, ni les deux cochers ne semblaient apprécier les paroles de la vampire. Les autres, plus loin, trop occupés à s'affairer inutilement autour du cadavre, n'entendirent visiblement pas les paroles de celle-ci. Tout au contraire, ils semblaient perdus dans une discussion stérile sur ce qu'il convenait de faire, conversation qu'ils semblaient tenir depuis un petit temps déjà, sans pour autant arriver au moindre résultat...
***
Son arrivée violente avait été remarquée, et toutes les discussions avaient cessé lorsqu'il avait fait son entrée, claquant la porte contre le mur avec un son sourd à peine étouffé par le bruit de la pluie qui tombait dru. Il s'avança dans la pièce, laissant derrière lui une large trace humide comme toute la pluie qui avait déferlé sur lui tombait au sol.

D'un oeil inquisiteur, il se mit à sonder les personnes présentes. Tous n'étaient malheureusement plus là: certains étaient déjà remontés. Cependant, il ne mit guère de temps à repérer une cape noire, et, avançant à pas déterminé vers son propriétaire, il avisa...

... le cocher qui l'avait amené lui et Ombeline jusqu'à cette auberge maudite...
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Arzhvael de Bastogne »

La plupart des buveurs portaient des tenues pratiques, des chemises en lin écru et certains détenait une dague plus ou moins dissimulée à la ceinture. Les serveuses en robes délavées se trouvaient proches de la nouvelle veuve, pleurant à chaudes larmes le décès de leur employeur. La femme du tenancier se trouvait à côté de la cheminée, où une bûche finissait de se consumer. On pouvait lire dans le regard de la veuve une envie irrépressible de connaître le meurtrier de son mari pour le lui faire payer.

Les clients se turent quand Arzhvael de Bastogne fit son entrée dans la salle commune avec son épée dans la main. Il se forçait à s’envelopper de calme tandis qu’il scrutait la pièce à la recherche d’une cape noire. Le jeune homme ne pipait mot, regardant les buveurs uns par uns.

Dans un coin de la pièce, Arzhvael trouva ce qu’il voulait : un homme portant une cape noire déchirée. Pour le moment il ne pouvait pas voir de qui il s’agissait, car ce dernier lui tournait le dos. Le jeune chevalier Bretonnien accéléra le pas et découvrit avec étonnement qu’il s’agissait du cocher qui l’avait amené lui et Lucretia jusqu’à cette auberge.

Ce genre de personnage renfermait, derrière leur masque, tous les périls du royaume, toutes les menaces qui pesaient sur les hommes et Arzhvael était venu pour défaire cette gangrène qui rongeait le Vieux Monde.

Le chevalier affichait le masque sérieux de l'élite, la mine grave de ceux qui combattent le Mal. Tel était le credo des Chevaliers de Bretonnie et de bien d'autres Bretonniens. Il se conformait à la lettre à son rôle et devoir.

Arrivé à portée du cocher, Arzhvael de Bastogne pointa sa lame en direction de l’assassin, le défiant du regard. De sa main gauche, il lui jeta le morceau de tissu qu’il venait de trouver :

"Ce morceau de tissu provient de votre cape ! Je l’ai trouvé près de l’embarcadère accroché à une branche sèche et cela ne semblait pas dater de bien longtemps ! Si vous voulez pouvoir remettre un jour les pieds dehors, je ne saurai trop vous conseiller de vous tenir tranquille et de ne rien tenter pour vous sauver !"
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

Image
Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Il sembla que la marchande n’apprécia pas le jeu auquel se livrait Ombeline, ou que cette dernière se montrait si persuasive qu’elle lui glissait dans l’esprit quelques visions meurtrières qui la conduisirent sur les sentiers de la peur. Un comportement l’on ne pouvait plus dépréciable qui se dégradait au fur et à mesure que le temps passait. La condescendance, la surprise, l’envie, et à présent l’effroi. Vraiment, cette petite marchande était tout ce qu’il y avait de méprisable aux yeux de la baronne, et ce fut avec un sourire narquois qu’elle l’autorisa à prendre congé, observant la femme se destituer d’elle-même en lançant puérilement par-ci par-là de petits coups d’œil apeurés.

    Pourtant, les propos d’Ombeline pouvait très bien s’avérer être vrais par la suite, si l’assassin n’était pas arrêté à temps. Pourquoi se voiler la face lorsque la mort vous guettait ? La dénigrer, ou même la craindre, ne la rendait pas moins puissante, certainement pas. Autant la braver face à face, le menton haut, et ne pas lui tourner le dos par des pirouettes effrayées lorsqu’elle rôdait. Etait-ce si difficile que cela, de faire preuve d’un peu d’assurance ?
    Après tout, ce n’est rien d’autre qu’une simple humaine, songea alors la baronne.

    D’autres regards vinrent alors intercepter le sien, paires d’yeux sceptiques et soupçonneuses. Se trouvaient là les deux cochers ainsi que le portefaix de l’homme aux mornes habits, et chacun affichait une moue à la fois indignée et dubitatives, les lèvres plissés, n’ayant guère jugé favorablement les propos de la jeune femme. Et à celle-ci de les regarder ouvertement, intouchable, leur adressant un petit sourire matois ourlant avec provocation le coin de sa bouche, avant de se détourner, royale, vers d’autres endroits.

    Mais à ce moment même, Arzhvael rentra brusquement dans l’auberge, et les conversations de ceux qui n’avaient pas assisté à l’échange entre Ombeline et la marchande s’interrompirent. Le jeune homme se dressait fièrement au centre de l’attention, impassible, et pourtant il était évident qu’il connaissait une vérité inconnue de tous, une vérité qui pouvait retourner la situation dans laquelle ils étaient, pour le moment, embourbés.
    L’épée à la main, il scrutait tour à tour chacun des membres de l’assistance, et les regards à peine soutenus se baissaient ou se détournaient peu de temps après l’impact.

    Alors l’accort chevalier trouva sa cible en la personne d’un sombre individu à la sombre cape. De là où elle se trouvait, Lucretia Von Shwitzerhaüm s’aperçut qu’il s’agissait de leur propre coche, contrairement à Arzhvael, qui, lorsqu’il le découvrit, afficha une certaine surprise. Mais ce ne fut pas assez pour l’arrêter dans sa prise de décision ; si cela le décontenança furtivement, l’homme se recomposa l’expression stoïque mais impérieuse de ceux qui se sentaient investis d’une mission divine, et tout ceci lui convenait très bien.

    Lorsque le chevalier menaça le coche du bout de son épée et, sans être tout à fait explicite, le jugea comme étant le coupable du meurtre, Lucretia Von Shwitzerhaüm s’autorisa l’ombre d’un sourire. Vraiment ? Cela dit, elle sauta sur l’occasion.

    « Ainsi, voici donc notre coupable, commença-t-elle, levant la voix et sortant de l’ombre. J’aimerais bien savoir ce qui vous est passé par la tête pour que vos mains en viennent à produire pareil méfait. Mais qu’importe, là n’est pas la question. Moi, Lucretia Von Shwitzerhaüm, baronne d’Elzach, je réclame simplement justice, au nom de cet homme que vous avez impitoyablement tué, au nom de cette auberge, désormais sans tenancier, et au nom de cette pauvre femme que vous avez faite veuve. Si nous avons du temps, depuis que ce boucher a coupé les cordes du bac, nous ne pouvons le mettre à disposition dans l’attente d’un magistrat venant apposer sa sentence ; celui-ci ne pourra se rendre sur l’île qu’une fois que le bac aura été réparé, mais à ce moment-là, il sera temps pour nous de reprendre la route.

    Aussi demanderai-je à ce que justice soit faite, maintenant. Le tort ne peut être malheureusement réparé, mais l’on pourrait le rendre mutuel. Le sang a déjà bien assez coulé en ces lieux, la décollation ne me semble donc pas appropriée. Je propose la pendaison, en bonne et due forme, afin de venger cette malheureuse. Toutefois
    , acheva la jeune femme en prenant à parti la nouvellement veuve, si vous tenez à faire preuve de mansuétude et à épargner la vie de ce misérable, je vous en donne le droit, quand bien même ne le recommanderais-je pas.
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Vingt petits arabiens...

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Le silence qui s’était fait, et qui avait été brisé par l’intervention de la jeune femme, redevint encore plus pesant une fois qu’elle eut terminé. L’on se dévisageait l’un et l’autre, incertain de la marche à suivre, l’on portait son regard sur la baronne, puis sur la veuve, incertain. Les expressions étaient différentes ; certains semblaient dubitatifs quant au véritable statut de cette femme qui, bien qu’elle fût habitée d’un petit quelque chose, n’en demeurait pas moins habillée comme une vulgaire voyageuse ; d’autres l’observaient d’un discret œil noir, comme si son appartenance à l’aristocratie la plaçait immédiatement du côté de ceux qui volaient l’argent des pauvres ; d’autres encore s’étaient soudainement teintés de ferveur et de crainte en entendant son nom.

    Vis-à-vis des premiers, Lucretia Von Shwitzerhaüm ne pouvait pas faire grand-chose, si ce n’était que leur prouver au fur et à mesure qu’ils la côtoieraient sa noble ascendance de par ses manières et son maintien. Aux deuxièmes, elle les morguait tout autant qu’ils ne le faisaient à son encontre ; qu’importaient ce qu’ils eussent pu penser alors qu’ils n’étaient rien à ses yeux, et toute la colère qui se lisaient dans leurs regards n’exprimaient que leur jalousie et l’impuissance qu’ils ressentaient. Généralement, la parole d’un aristocrate faisait office de loi en l’absence de toute autre règle ou décision, et peu indiqué eût été celui qui se fût dressé contre cette personne. Et il s’agissait probablement de ce raisonnement-ci qui était appliqué par le troisième groupe de personne, qui avaient au moins le bon goût, selon la jeune femme, de faire preuve de révérence.

    « Mais je n’ai rien fait !» clama le cocher, ébaudi, dont tout le monde avait oublié momentanément l’existence.

    Les ignorant tous autant qu’ils étaient, Ombeline rivait un regard interrogateur sur la femme de feu l’aubergiste qui, venant tout juste de se remettre de ses émotions, semblait fascinée par l’étude du plancher.
    « Eh bien ? Devrais-je prendre votre absence de réponse pour un consentement à la sentence ? L’autre femme leva un instant les yeux dans sa direction, juste assez pour croiser son regard l’espace d’une seconde, et aussitôt, ses bottines, morceaux de peaux et de ficèles de mauvaises qualité, l’obnubilèrent.
    - Je… Je n’oserais aller à l’encontre de votre jugement, Madame… Merci de vouloir me rendre justice. »

    La concernée hocha simplement la tête, quand bien même les paroles de la veuve résonnèrent étrangement dans son esprit. Elle s’était adressée à elle comme elle l’eût fait sous la contrainte, et un soupçon de réticence se percevait sous son ton craintif. Allons donc, les gens ne peuvent-ils pas se satisfaire de ce qu’on leur offre ?!
    Toutefois, si la femme de l’aubergiste s’était montrée docile, quelques murmures au fond de la salle semblèrent trahir un certain désaccord avec la décision nouvellement prise, et l’on fut sur le point de prendre la parole.

    « Mais parlez-nous, mon cher, parlez-nous donc ! Dites-nous ce que vous avez sur le cœur, mais, je vous en prie, mesurez cependant l’étendue de vos paroles ; je ne voudrais pas que vous vous rendiez complice en défendant un criminel », déclara chattement Lucretia Von Shwitzerhaüm.
    L’on se regarda, hésita, et, l’implicite sous-entendu portant ses fruits, l’on fit signe que tout allait pour le mieux.
    Le condamné, quant à lui, ne savait plus où donner de la tête, et n’avait plus d’autre recourt que de brailler à tue-tête son innocence. Oh, il avait malencontreusement déchiré sa cape en allant s’occuper des chevaux ? Affligeant, vraiment, d’autant que son cas désespéré et la puissance de ses suppliques ajoutaient une certaine touche de sincérité dans ses lamentations. Ou bien était-ce la proximité de la mort qui ne le rendait que meilleur comédien ? Et comment justifiait-il le fait que l’on eût retrouvé ce morceau ténébreux de tissu si haut dans un arbre ? Ah mais oui. Le vent l’aura emporté. Quel dommage que, dans l’Empire, la présomption de culpabilité, confortée d’une noble décision, prévoyait de loin sur celle de l’innocence.

    Le criminel fut enfermé dans une des chambres vacantes jouxtant celle d’Ombeline, et la porte verrouillée à double, tandis que la clef était confiée à la nouvelle tenancière. Reprendrait-elle véritablement le rôle de son mari, la jeune femme n’en savait rien, et il était encore bien trop tôt pour importuner la veuve avec de telles questions. Ombeline quitta à son tour la grande salle, regagnant la pièce qu’elle avait louée, et laissant aux servantes et à ceux qui s’en estimaient capables tout le loisir de déplacer le cadavre et d’éponger le sang. Un sang qui avait imbibé le parquet, et dont la vermeille emprunte s’observerait encore des années durant.

    A travers la cloison de sa chambre, la jeune femme n’entendait rien de ce qu’il se passait dans celle du meurtrier. Probablement s’était-il résigné à son sort, ce qui pouvait, peut-être, laisser planer sa véritable culpabilité.
    Paisiblement, la noble se remit à ses études qu’elle avait abandonnées la veille, et, ressortant son vieux manuscrit, se plongea dans ces sombres écrits. La compréhension lui parut bien plus simple que la dernière fois, et ce fut avec un plaisir renouvelé et exacerbé par sa soudaine sagacité qu’elle s’imprégna de cet art occulte. Si au-dehors, quelqu’un jouait du marteau, peut-être dans l’optique de fournir un gibet de fortune pour la médiocre exécution, elle se focalisa sur le grimoire, s’immergeant de la Dhar, faisant abstraction de tout le reste.

    Et elle continua ainsi sa vertueuse activité, jusqu’à ce qu’un coup doucement à sa porte ne vînt la déranger. Cachant à gestes mesurés son ouvrage, Lucretia Von Shwitzerhaüm alla voir qui osait la troubler. Ouvrant la porte en grand, elle découvrit sur son palier la veuve, déboussolée, et peut-être, si cela était possible, plus craintive que la première fois. D’une simple expression, mouvement de sourcil inquisiteur, la baronne l’autorisa à prendre la parole.

    « Je suis vraiment désolée de vous interrompre, Madame, mais je… Je ne voulais pas contester votre autorité, tout à l’heure… C'est-à-dire que… Eh bien, je pense qu’il faudrait mieux attendre de voir si le présumé coupable l’est réellement… Mais je vous assure que je ne suis pas complice, comment pourrais-je tuer mon mari ?! », jura-t-elle dans la précipitation, les yeux écarquillés, peureux, se rappelant les paroles de sa vis-à-vis lorsqu’une objection avait été sur le point d’être levée.
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Compétences acquises et Dons du Sang

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Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
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- Éloquence
- Séduction
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