[Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Arzhvael de Bastogne »

Ce relais de diligence était une taverne fraîchement construite. Vieille d’une décennie à peine (selon les suppositions de Arzhvael), elle ne montrait presque aucun signe de dégradation. Bâtie en pierre grise, elle avait un toit pentu recouvert de tuiles. Une cheminée tordue se dressait sur le toit derrière le bâtiment. Une enseigne représentant un chien, possèdant seulement trois pattes, était suspendue au-dessus de la porte d’entrée.

Fermant la porte de l'auberge, le chevalier avança un peu plus dans l'endroit, quelques regards se retournant sur la magnifique silhouette de Lucretia, mais retournant bien vite au scrutage de chope lorsqu'Arzhvael bravait leur rincement d'oeil non feint.

Entre le chevalier et se protégée se trouvait une table où étaient attablés deux hommes à l'apparence plutôt banale, portant des habits simples mais propres. Une femme se trouvait à une autre table, une blonde à l'allure simple qui semblait absorbée par sa pinte, ne prenant même pas la peine de dévisager les nouveaux arrivants.

Tandis Arzhvael de Bastogne se dirigeait à la suite de Lucretia vers le comptoir, il découvrit une vaste salle au plafond particulièrement haut. Des tables et des bancs étaient disposés en lignes et le sol semblait plutôt propre, à première vue. Le chevalier remarqua un âtre pourvu d’une broche à rôtir dans le mur du fond, et un homme d'une treintaine d'année se trouvait juste à côté, occupé à cuire un cochon sur le feu.

En arrière plan, il voyait une servante partir en cuisine. L'ambiance allait bon train, le jeune bretonnien se sentait en sécurité dans cette auberge, construite en plein milieu d'une rivière.

L'aubergiste était en train d'essuyer son comptoir, levant de temps en temps son regard pour observer les nouveaux arrivants. Il se mit à regarder Arzhvael, l'envisageant des pieds à la tête pour juger de la solvabilité du jeune homme à son apparence.

Le chevalier se plaça derrière Lucretia, sa main droite sur la garde de son épée, attendant qu'elle prenne la parole, car celle-ci devait s'y prendre beaucoup mieux que lui pour marchander et avoir des informations...
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

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Ceyl, cheval de selle:

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Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Etant sans cesse perturbée par les ballotements de la carriole, ce fut non sans mal que la jeune femme parvint enfin à déchiffrer le gros titre du premier parchemin de l’homme. Et quel titre ! Voilà un document qui, si son contenu en était effectivement avéré, promettait d’être original. La reproduction des semi-hommes et leur parade amoureuse, rien que ça. Un sujet qui attira la curiosité de la damoiselle, d’autant plus exacerbée que, dans un tel compartiment, elle n’avait pas matière à vétiller. Aussi ne se pencha-t-elle que d’avantage, tentant tant bien que mal de décrypter le patarafe de l’érudit, alors que ce dernier continuait de gribouiller à l’aide de son fusain. L’opération retint l’attention et la concentration d’Ombeline pendant de très longues minutes, son esprit étant tout occupé à analyser chaque lettre qui se mêlait les unes aux autres au-travers des soubresauts du véhicule. En même temps, elle ne pouvait s’empêcher de s’interroger sur le bienfondé de l’entreprise du savant ; il n’avait pas une belle écriture, loin de là, et cela n’irait assurément pas en s’arrangeant s’il persistait à continuer son galimatias sans s’affranchir du cahot persistant.

    Enfin, la noble triompha de l’épreuve qu’elle s’était elle-même imposée, et en ressortit fort sceptique. Si certains éléments étaient tout à fait véridiques et bien connus de tous, d’autres, en revanche, laissaient la place au doute et à la pasquinade. Effectivement, il était de notoriété publique que les habitants du Mootland raffolassent de boissons, de pâtisseries, de viandes rôties en sauce, de banquets, et de tous autres aliments ou évènements mettant en scène ripailles et ribotes ; tout ce qui transformait ainsi cette région mésestimée en pays de cocagne pour quiconque aimant faire bombance.

    Mais où ce gendelettre avait-il bien pu trouver toutes ces insanités à propos de la reproduction chez les semi-hommes ? Depuis quand ces derniers étaient-ils totalement désintéressés de l’acte sexuel en lui-même, à tel point que la naissance d’un nouveau-né n’était que le fruit du hasard tout autant qu’un admirable concours de circonstance ?
    La baronne, dissimulée sous sa capuche, s’autorisa un petit sourire en même temps qu’une grimace de dégoût.
    Les habitants du Mootland n’étaient certes pas réputés pour leur beauté, et si le fait que deux d’entre eux couchassent ensemble ne demeurait pas attirant, il n’en restait cependant pas moins rare et peu fréquent. Les beuveries auxquelles se livraient les semi-hommes devaient fortement augmenter l’affinité et les rapports que les uns pouvaient avoir avec les autres, quand bien même ceux-ci, en dépit de leur petitesse, étaient célèbres pour leur résistance à l’alcool, et quel voyageur vaguant çà et là n’avait jamais entendu les exploits nocturnes d’un halfling esbroufant, ou de sa tante, racontés par lui-même ?

    Toutefois, en dépit de sa perplexité, Ombeline songea qu’il serait mal indiqué que de meurtrir son amour propre en lui signalant ces exactitudes. Quel savant ou érudit digne de ce nom accepterait qu’un étranger tînt à remettre son savoir en cause, à redéfinir le sens de tout ce sur quoi il s’était penché des années durant ? Et non contente d’aigrir son vis-à-vis, cette reconsidération ne lui vaudrait qu’un dédain obstiné à son encontre, en sus d’un regard pour le moins haineux.
    La jeune femme suspecta également que l’homme ne voulût pas en dire plus de peur de se faire déposséder de toutes ses connaissances si durement acquises, et elle ne put lui donner tort. Pouvait-on vraiment être certain de la franchise et de l’innocence de la personne à qui l’on prêtait un peu de sa science, que ce fut pour l’éduquer, ou simplement pour en faire étalage, lorsque l’on tenait là une étude susceptible de nous apporter la richesse et la renommée en révolutionnant les pensées tout autant que le monde ? Assurément que non, et l’ample manteau ainsi que le capuchon dans lequel elle était emmitouflée ne pouvait que favoriser ce jugement négatif.

    « Je comprends tout à fait votre inquiétude, mais n’en nourrissez pas trop à mon sujet. Je vous assure qu’en dépit de ma silhouette habillée de cette pèlerine, je ne suis pas le voleur dont vous redoutez, peut-être, la présence et le chapardage de vos écrits. »

    Alliant le geste à la parole, sa peau opaline demeurant loin du sol poussiéreux à l’abri du coche, la baronne Lucretia Von Shwitzerhäum se dévoila, retirant la capuche qui lui recouvrait les cheveux et masquait les traits de son visage. Le noble et magnifique visage qui s’en dégagea ne pouvait contribuer à l’alimentation du doute qui habitait l’érudit, et si ses soupçons persistaient toujours, un doux et paisible sourire acheva de le désarmer.
    Si les contredire était la dernière chose à faire, flatter l’ego d’un lettré permettait certainement de les mettre dans de bonnes dispositions, et ce d’autant plus si l’on affirmait appartenir à cette catégorie de personnes si distinguée et réduite. Aussi Ombeline entra-t-elle dans son jeu.

    « J’admire beaucoup les hommes de science et de lettres, et je leur en suis reconnaissante de nous transmettre autant de connaissances au-travers de tous ces livres plus intéressants et riches les uns que les autres. Soyez assuré que, portant énormément d’intérêt à la cognition, je ne plagierai guère vos écrits. Je n’ai aucunement la prétention d’écrire un ouvrage ; je me contente de dévorer les connaissances que vous nous offrez, et d’aiguiser ainsi mon esprit critique.
    D’ailleurs, à ce propos
    , ajouta-t-elle en affichant une mine camuse, je n’ai pas pu m’empêcher de lire quelques-unes de vos lignes, et au-delà de l’affront ainsi commit et de la honte qui m’assaille, je ne peux qu’avouer que vous nous offrez là une vision du Mootland des plus enrichissantes et des plus singulières. Pensez-vous donc, et peut-être y a-t-il matière à gorger votre ouvrage -déjà bien achalandé- de quelques autres réflexions, que l’expression « avoir peu d’appétit sexuel » provienne de cette race des plus curieuses ?

    Mais comment vous prénommez-vous ? Peut-être pourrai-je, en tant qu’invitée de la Comtesse Elise Krieglitz-Untern de Talabheim, susurrer votre nom dans l’oreille de quelques nobles avide de connaissances. Son salon regorge de discussions au sujet d’essais qui nous marquèrent et nous obligèrent à infléchir un jugement que nous pensions gravé dans le marbre, et je suis certaine que vos écrits obtiendraient un succès certain. »
Je m'excuse d'avance de cette réponse en décalé, mais je souhaiterais tenter une suite à la remarque de l'érudit.
Si cela ne vous arrange pas, faites-le moi savoir, et je compléterai le post en poursuivant sur l'auberge, il n'y a pas de soucis.
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Post uniquement pour Ombe donc, dès que tu auras répondu on continue sur le rp principal, car on va essayer de passer à la partie intéressante du rp... :twisted: :twisted: :twisted:
Ce sera donc aussi relativement court...
Une nouvelle fois interrompu, le lettré leva la tête, l'air agacé.

"Et bien, allez admirer ailleurs alors: j'ai du travail sérieux à faire moi. Et guère de temps à perdre à aller cancaner auprès d'une poignée de nobles rendus idiots par la consanguinité ou les coups qu'ils se donnent en s'entrainant à se battre. Sachez, mademoiselle, que je ne vis que pour et par la science, ne perdant pas une occasion de découvrir quelques nouveaux mystères inconnus de l'homme avant que je ne les décrypte soigneusement. Vos peccadilles et autres réceptions de pacotilles me laissent par conséquent profondément indifférent. Du moins, tant qu'elles ne se mettent pas entre moi et le Savoir.
Si vous désirez vous instruire, vous n'aurez qu'à acheter mes livres. et éviter par contre de lire Muller ou Patter-Ival, ce sont des imbéciles. Maintenant que cela est dit, souffrez que je me remette à travailler".


L'érudit replongea sa tête sur ses écrits, sans plus prêter attention à Ombeline...

Et bientôt, elle entendit le carrosse arriver à sa destination pour la nuit...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

Venez pleurer ici...

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

Merci beaucoup, Morti.
  • La jeune femme le gratifia de son sourire le plus économe.

    « N’en prenez pas ombrage ; je mentionnais cette hypothèse dans le simple but de faire connaître d’avantage votre savoir. Qu’elle est l’utilité de la science si elle n’est pas partagée ? Elle finira par se perdre, et toutes ces années mises à profit seront réduites à néant. Ombeline haussa les épaules. Enfin soit, je vous laisse à vos occupations. »

    Son regard plana néanmoins encore quelques secondes sur le gâte-papier qui venait de replonger son nez dans ses fabulations sans queue ni tête, et qui, en réalité, ne manqueraient pas de provoquer l’hilarité générale lorsqu’elles se feraient connaître. Cet homme se perdrait au-travers de son opiniâtreté et de son ego surdimensionné. Qui que furent Muller et Patter-Ival, et quand bien même leurs écrits n’eussent été qu’un ramassis de mensonges, ils ne pouvaient assurément pas être d’avantage désagréables que l’imbécile qu’elle avait sous les yeux. Lassée des giries de ce dernier, la noble reporta son regard sur la route.

    Le paysage vallonné défilait devant ses yeux, tableau aux couleurs devenues embues par le déclin du soleil en cette belle fin d’après-midi dégagée. Cà et là, un petit village composé de quelques maisonnettes apparaissait soudainement au beau milieu d’une plaine, un fortin jouait à cache-cache avec les collines avoisinantes, tandis que faisait de même un monastère sigmarite à l’orée d’un petit bois. Le voyage se poursuivait paisiblement, sans rémora, dans un silence placide qui ne laissait entendre que le trot des chevaux et, de temps à autre, l’ébranlement d’une roue au contact d’un trou plus profond que la moyenne. Personne ne pipait mot, chacun laissait ses pensées défiler au même rythme que l’horizon cérulé, quand d’autres ne cessaient de gratter un parchemin de leur fusain.

    Au-dehors, cependant, le chevalier avait engagé la conversation avec le coche, qui se montra bien plus agréable à entendre et à écouter que ce balivernier dont on affubla la noble. Celle-ci tendit l’oreille, tentant de chaparder quelques informations qui pourraient se révéler intéressantes par la suite. Mais dans leur plus grande majorité, rien de ce qui se dit n’avait de réelle valeur ; ladite Lucretia ne tarderait pas à s’apercevoir par elle-même de l’auberge mentionnée. Quant à la dangerosité de la route, qu’elle le fût ou non, que pouvait bien-t-on y faire ? Dans un cas comme dans l’autre, seul un sombre idiot ne se serait pas préparé au risque de croiser le fer à l’aube de l’entreprise d’un tel voyage.

    Et effectivement, conformément aux dires du conducteur du véhicule, une fois au sommet de l’une de ces collines qui arrondissaient l’horizon, la Hauteur Albionnaise fut en vue. L’auberge, si c’en eut été réellement une, n’avait rien à envier au fortin que la damoiselle avait aperçu il n’y avait pas de cela une heure. Isolé au beau milieu d’un petit îlot de terre que venait entourer un torrent tumultueux ponctué de pierres tranchantes, l’édifice se voyait agrémenté d’une solide tour qui dominait les environs, offrant une vue dégagée en plus de jouer un rôle aussi dissuasif que défensif. Nulle présence de pont enjambant la rivière ; un bac se tenait prêt à embarquer quiconque voulant se rendre à l’auberge, ajoutant encore à la sécurité du bâtiment. A moins que ce dernier ne se transformât en véritable piège une fois le mécanisme du bac capturé ?

    Quoi qu’il en fût, le véhicule s’y dirigea tout droit. En dépit de l’observation d’Ombeline, cette île devait probablement être l’endroit le plus protégé et le plus sûr à des kilomètres à la ronde, en plus d’offrir le gîte et le couvert. Ils arrivèrent rapidement au ponton où le carrosse fut amené avec dextérité sur le bac, et en moins de temps qu’il en faut pour le dire, tous se retrouvèrent de l’autre côté de ce premier embranchement du cours d’eau.

    Ce ne fut qu’une fois la porte du carrosse ouverte que l’érudit consentit enfin à ranger ses élucubrations et à mettre pied à terre. Une fois que tout le monde eut fait de même, l’attelage fut mené dans une grange, où l’on s’occupa des montures.
    En passant devant l’enseigne, la jeune femme eut le temps de noter la spécificité de l’animal de l’enseigne, un chien à trois pattes, sans qu’aucun nom ne fût inscrit. Celui de la Hauteur Albionnaise, ainsi que sa renommée, devait lui suffire à elle seule.

    Arzhvael de Bastogne chercha tout naturellement la baronne du regard, et ce fut ensemble qu’ils entrèrent dans l’édifice. Si l’air de l’extérieur était frais, sans toutefois être froid, celui de l’intérieur, en revanche, était tout juste ce qu’il fallait pour être agréable. La grande salle portait bien son appellation, en plus d’être plutôt haute. Voilà qui donnait un indice sur la prospérité des lieux ; si cela nécessitait d’avantage de bois par les longues nuits d’hiver -ce qui coûtait bien évidemment plus cher-, cela permettait également de rehausser le seuil où la fumée provoquée par la cheminée stagnait dans la pièce et s’imprégnait aux vêtements, le tout alors même que les particules graisseuses en provenance de la viande rôtissant qui se mêlant à l’humidité de l’air ne fissent de même.

    Continuant le tour d’horizon qu’elle avait toujours eu coutume de faire afin d’éviter autant que faire ce peu les imprévus et les complications, la baronne d’Elzach, alors que son regard se portait justement à l’objet de ses réflexions, nota la présence étrange d’une petite vingtaine de statuette au-dessus de l’âtre. Une ou deux restait fréquent, mais qu’il y en eut autant lui fit froncer imperceptiblement les sourcils. Le tenancier était-il à ce point croyant, voire même zélé, pour afficher avec autant d’extravagance et d’ostentation les dieux qu’il idolâtrait tant ? Ombeline haussa les épaules, avant de s’attarder sur les clients ; elle aurait tout loisir d’examiner ces bibelots un peu plus tard.

    Forte d’une douzaine de tables pouvant accueillir une bonne trentaine de voyageurs en quête de repos, l’auberge comptait en réalité trois de ces derniers. Deux hommes, dont les yeux s’étaient éloquemment arrêtés sur elle juste assez de temps pour que son sigisbée leur jetât à tous deux un regard peu amène -manège qui n’échappa pas à la damoiselle dont l’ombre d’un sourire vint ourler le coin des lèvres-, et une femme plongée dans la dégustation de sa choppe.

    L’ambiance y était des plus calmes et des plus reposantes ; l’on y percevait très clairement, du moins fut-ce l’impression d’Ombeline, le vrombissement de la danse du feu, les craquements des bûches rougeoyantes, et le crépitement de la chair rôtissant que les flammes venaient lécher. Un petit détail, mais peut-être pas des moindres, vint cependant perturber le sentiment de quiétude qui régnait en ces lieux. De larges panneaux de bois, d’une taille sensiblement identique à celles des fenêtres, se trouvaient à portée de ces dernières, comme si l’on cherchait à les obstruer pour dissimuler les lumières provenant du bâtiment une fois la nuit tombée, afin d’éviter qu’il ne se fît repérer. L’endroit était-il si dangereux que cela ? Toutefois, ce stratagème sembla risible aux yeux de la noble ; s’il y avait réellement quelques tribus belliqueuses d’hommes bêtes, comme l’avait fait remarquer le coche, comment se pouvait-il qu’elles ne fussent pas déjà au courant de l’existence de l’édifice ? Non, réflexion faite, ces plaques de bois avaient très certainement un autre usage ; restait à savoir lequel.

    Après s’être dirigée avec grâce en direction du tenancier, la baronne lui adressa la parole.

    « Bonsoir, pourriez-vous mettre à mon compte une chambre pour deux, ainsi qu’un repas, je vous prie ? »
J'en profite pour regarder ce que font les clients (les deux hommes et la femme), ainsi que nos si plaisants compagnons de route. J'irai également jeter un coup d'œil à ces statues présentes en si grand nombre, quand bien même elles ne seraient là que pour faire office de décoration. S'il y a quelque chose d'étrange, et que j'ai quelques chances d'en être mise au courant, compétence érudition, si jamais cela doit me rappeler quelques souvenirs de lecture sur un dieu ou... que sais-je encore.
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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Un coup d’œil aux statuettes ne révéla rien de bien mystérieux, si ce n'est une passion immodérée du propriétaire pour les petites figurines de porcelaine représentant la vie paysanne ou marchande. Et c'est ainsi que s'alignaient sur le manteau de la cheminée une collection burlesque et hétéroclites de statuettes grossièrement peintes en paysan ou en marchands...

Chacun à leur tour, les voyageurs demandèrent, et obtinrent, une chambre. Bien vite, ils disparurent dans la direction de l'escalier montant à l'étage, l'érudit semblant fort pressé de se remettre à l'ouvrage, ce qui, d'une façon un peu osée, pouvait aussi être dit des deux autres voyageurs, le gros marchand semblant presque courir dans sa hâte à atteindre l'étage.

Après avoir remit les dix pistoles qui constituaient le prix de la chambre, Ombeline se retournait vers son compagnon, lorsque la porte s'ouvrit à nouveau, laissant entrer un flot de nouveaux voyageurs venus chercher un abri pour la nuit. Ils purent alors tous deux observer un bien curieux défilé.

En tête venait une femme d'une cinquantaine d'année, à la mise ostentatoire, et à la démarche hautaine, qui entra dans l'auberge comme si elle lui appartenait. Non loin derrière, un homme à la mise sobre et sombre, accompagné de ce qui semblait être son serviteur, avançait également vers le comptoir, ses yeux fureteurs s'égarant de gauche à droite, comme il découvrait le lieu où il passerait la nuit. Il était suivi par deux hommes au teint basané, portant de curieuses coiffes en tissus sur la tête, des barbichettes huilées et des vêtements amples et bouffant autant que colorés achevant de proclamé leur origine étrangère. La marche était clôturée par une sorte de colosse à l'air patibulaire, mesurant aisément six pieds huit pouces, et qui dut s'incliner pour parvenir à entrer sans que la lourde poignée de l'épée qui se trouvait dans son dos ne s'accroche au chambranle de la porte. Outre l'énorme épée qui trônait ainsi, l'épais gilet de cuir clouté qu'il portait, et le long coutelas à son flanc proclamait clairement son appartenance au métier des armes, son visage sévère étant encore assombri par de nombreuses traces de cicatrices...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • La jeune femme eut l’impression de faire ce geste pour la centième fois, et pourtant, elle n’avait pas dû le faire tant de fois que cela : plongeant la main dans son escarcelle, Ombeline retira les dix pistoles que l’aubergiste venait de lui demander, qu’elle glissa sur le comptoir dans la direction de ce dernier. Peut-être fut-ce parce qu’elle l’avait vu être exécuté de nombreuses fois également, comme à l’instant ? Effectivement, la question que la noble avait posée au tenancier de l’édifice n’était que le reflet de celle que deux autres personnes avant elle avaient énoncée.

    L’écrivain aux mille élucubrations s’était avancé vaillamment, tenant tant bien que mal ses amphigouris pour ne pas les faire choir, et avait demandé avec sa bienséance aussi habituelle que courtoise une chambre dans laquelle se reposer. Et ce fut avec une gauche vélocité qu’il s’engouffra dans l’escalier menant à l’étage, tout en jetant de fréquents coups d’œil à ses écrits, comme s’il avait peur d’oublier une ligne ou un détail important noté en aparté. La jeune femme secoua la tête, presque peinée ; avec toutes les méprises qui agrémentaient son ouvrage, l’on se moquerait assurément de lui, et la chute ne manquerait pas d’être d’autant plus rude que le personnage croyait dur comme fer en son galimatias.

    La seconde personne n’avait pas été autre que le gros homme qui s’était trouvé à côté d’elle pendant le voyage. Il était venu, gros, gras, jusqu’au comptoir, et le pas lourd et pataud de ses bottes fracassait le sol. La rotondité déambulante s’était affaissée sur le pauvre bar gémissant sous la pression de tant de poids, et, du haut de sa tête défaillante et sénile, juchée sur des épaules d’où ne dépassait aucun cou, une voix chuintante exigea qu’on lui donnât immédiatement une chambre pourvue d’un grand lit. La pince avide du marchand avait enserré l’épaule de la gamine qu’il ne quittait pas de ses petits yeux porcins, tandis que le souffle braiseux de la bête humaine venait déjà ravager délicatement la nuque de sa proie. La transaction s’effectua, et ce fut d’un pas énergique que le buffle quitta le comptoir.

    Il était tout simplement effrayant de constater avec quel empressement l’idée de l’imminente saillie pouvait vous faire déplacer, avec une prestesse inégalable, le plus fat des mammifères. Ombeline, coite, l’observa gamber et bondir au rythme de ses bourgeois bourrelets qui gravitaient autour de ce corps astral, tandis que son souffle puissant faisait voltiger quelques exhalaisons mielleuses et fétides. Et à ses côtés, petit souriceau en comparaison du noble pachyderme, suivait la putains, dont le poignet était enferré par l’entrave d’une main grasse et transpirante. Quelques-uns eussent eu la décence de se dissimuler, mais la bête n’était pas de ceux-là ; quand bien même l’eût-elle souhaité, son pas la trahissait à chaque fois. Cherchait-elle en la compagnie d’appareilleuses à compenser ce que les âges et le déclin des vertes années avaient ôté à la clarté de son esprit ?

    Si la réponse s’avérait être positive, la noble spectatrice délibérait avec elle-même sur la réponse que l’on pouvait apporter à la gueuse pour rendre un tel marché acceptable. Par le ciel, autoriser ce rustaud à ce qu’il la troussât en l’échange d’une nuit passée dans un lit était au-delà de la raison d’Ombeline, qui trouvait le sol bien plus accueillant et réchauffant que ce magot qui l’affublait. Le cœur et l’esprit de la jeune fille devaient être bardés de plaques de métal pour ne pas perdre la raison dans ce déchaînement de lubricité et d’avidité qu’elle devait avoir l’habitude de côtoyer. Ce qui n’altérait cependant et aucunement ce qu’était la gamine : une simple putains née dans la fange, et qui semblait s’y complaire au vu des porcs dont elle s’accointait.

    Une fois que ce désolant spectacle disparu hors de sa vue, Lucretia Von Shwitzerhaüm, drapée dans sa pèlerine à capuche abaissée, se dirigea vers la cheminer, allant inspecter ces étranges statuettes si nombreuses. Dégageant les amples manches de ses mains, elle se frotta les quenottes près du feu, faisant mine de vouloir se réchauffer, pendant que son regard errait sur chacun de ces grossiers objets d’art.
    Faites de porcelaine, les petites statues montraient çà et là des scènes agrestes et champêtres de paysans fauchant le blé, de bergers guidant ses moutons, au même titre que d’autres portraits plus mercantiles en la présence de représentations de marchands ou de colporteurs. Insolites, agréables, mais dénués de tout intérêt pour la baronne, qui se retourna au moment même où la porte de l’édifice s’ouvrait.

    Une vieille femme, gente en habits et sade en façons, qui trahissaient là son statut de noble ou de riche marchande ayant fait florès, pénétra dans l’auberge, portant un regard inquisiteur sur tout ce qui se trouvait à portée. La suivant de près, un homme surgit à son tour, la mine austère tout autant que ses vêtements, et ses yeux fouineurs semblaient vouloir s’imprégner de chaque détail de la pièce tandis qu’un portefaix ne le lâchait pas d’une semelle. Mais d’autres personnes faisaient encore partie de l’insolite cortège, et venaient encore ajouter à l’étrangeté d ce dernier. Deux hommes à la peau hâlée par le soleil et les embruns les accompagnaient, et leur vêture, originale et d’origine inconnue, ne permettait pas à la jeune femme d’en déterminer leur rôle, quand bien même elle put constater qu’ils semblaient soigner leur apparence. Enfin, dernier personnage, mais non des moindre, un géant termina la marche, si grand à vrai dire qu’il fut obligé de se baisser pour ne pas que son front, ni son épée, heurtassent le haut de l’encadrement de la porte. Refermant cette dernière, le condottiere se tourna vers l’ensemble de la pièce, la détaillant comme l’avait fait son comparse, et la noble damoiselle eut l’occasion de découvrir un visage coupé à la serpe, ce qui expliquait, peut-être, les nombreuses cicatrices qui courraient, longs traits fins et couturés, sur sa peau. Si le statut des deux précédents demeurait étranger aux yeux de la baronne Von Shwitzerhaüm, celui de cet homme, en revanche, lui était clairement indiqué de par son apparence et les nombreuses lames qu’il portait à la ceinture.

    Un léger raclement vint détourner l’attention de la jeune femme, qui tourna la tête en direction du bruit. Sur le comptoir se tenait un petit plat que l’aubergiste venait de faire glisser, petit plat qui n’était pas autre que celui qu’elle avait commandé en même temps que sa chambre. Alors qu’elle se dirigeait vers l’objet de sa commande, Ombeline salua d’un signe de la tête et d’un petit sourire les nouveaux-venus qui prendraient la peine de croiser son regard, puis s’empara du repas qu’elle tendit à son sigisbée.

    « Tenez, il faut que vous mangiez. Prenez tout ; contrairement à vous, je me suis déjà sustentée de quelques aliments ce midi, et ce calme voyage ne m’aura mie creuser l’appétit. J’entends déjà votre estomac crier famine. »

    Suivant le chevalier jusqu’à une table située au fond de la pièce, la voyageuse prit bien soin de s’assoir sur un banc d’où elle pourrait contempler tout son saoul les agissements de tous ces arrivants, si différents les uns des autres.
J'observe ce qu'ils font, si certains sont de connivences, leurs discussions...
Je hais cette putains de censure qui m'oblige à faire des fautes pour que le mot soit affiché. è_é
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Arzhvael de Bastogne
PJ
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Profil : FOR / END / HAB / CHAR / INT / INI / ATT / PAR / TIR / NA / PV (bonus inclus)

Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Arzhvael de Bastogne »

Le coin au fond à droite de la salle était plutôt plongé dans l'obscurité, aucuns chandeliers dans cette partie. Seule un peu de lumière provenant de la belle cheminée, surplombée par plusieurs petites statuettes, éclairait le recoin.

Arzhvael de Bastogne était installé à une des tables de la salle principale de l'auberge, observant le balai incessant des clients et de la servante travaillant dans l'établissement. En face du chevalier se trouvait Lucretia, qui observait elle aussi les agitations des clients se trouvant dans la salle.

Von Shwitzerhaüm avait gentiment décidé de payer la chambre et le repas du jeune écuyer. Une certaine confiance mutuelle s’était installée entre les deux personnes et le chevalier serait prêt à défendre de sa vie celle de sa consœur.

C’est à ce moment qu’un petit groupe fit son apparition dans l’auberge. Maintenant qu'ils s'étaient un peu plus approchés, Arzhvael pouvait se faire une meilleure idée de la constitution du groupe. Et le moins que l'on pouvait dire était que cette bande était tout aussi originale qu'antagoniste. En effet, une femme d’une cinquantaine d’année à la démarche hautaine se trouvait en tête de cette petite compagnie. Suivie de près par ce qui ressemblait être son serviteur et qui se rapprochait plus de la fouine que de l’homme. Derrière ce fourbe personnage, deux hommes à la peau hâlée et à la tenue excentrique firent leur apparition. Sans doute des étrangers, en déduisit le jeune homme. Et pour finir, un colosse. Un gaillard brutal faisant au moins trois têtes de plus que le chevalier et portant une gigantesque lame à deux mains dans le dos. Après tout, pourquoi s'en priver lorsqu'on possède la carrure qui vous permet de les manier aussi facilement que s'il eut s'agit d'une épée lestée ?

Arzhvael jeta un coup d’œil à sa nourriture puis se mit à manger lentement, tout en sirotant tranquillement son verre. Il repensa alors à la jeune et jolie fille qui se trouvait dans le carrosse avec Lucretia. Elle était partie à l’étage accompagné par le gros marchand, qu’on aurait pu apparenter à un porc. Le chevalier ne pouvait se permettre d’imaginer ce qui était en train de se passer à l’étage : payer de son corps en échange d’une nuit dans l’auberge, il ne pouvait tolérer cela. Pendant un moment, Arzhvael faillit monter dans la chambre pour apprendre la vie à ce buffle et donner une somme convenable (pour pouvoir vivre quelques jours) à la jeune fille en échange d’aucun de ses services, mais il ne préféra pas faire dégénérer les chose en une bataille générale. Le lendemain matin, il garderait donc un œil sur la prostituée et le gros rustre. Ou peut-être qu’il rendrait une petite visite à ce dernier dans la soirée…

"Merci pour le repas et la chambre, Lucretia, mais veuillez manger un petit peu… Je ne peux me permettre de me sustenter en ne vous laissant rien…"

Arzhvael poussa l’assiette au milieu de la table pour que sa protégée puisse piocher à sa guise.

J’observe moi aussi les nouveaux arrivants, plus particulièrement le géant. Et s’il fait quelque chose de louche, n’oublie pas que je possède réflexes éclairs. :P
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70

Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

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Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

FOR 10 | END 11 | SAU 8 | RAP 9 | INT 8 | DOC 9 | ATT 10

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[MJ] Mort Noire
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Localisation : Dans tes pires cauchemars...

Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Le repas se déroula dans un calme serein. Tandis qu'Arzhvael et sa compagne s'attablaient, les nouveaux venus allaient à leur tour vers le comptoir, réservant une chambre et s'y rendant ou, dans le cas du géant et des deux étrangers, prenant un repas, qu'ils allèrent consommer plus loin dans la salle, l'énorme guerrier s'asseyant seul et mangeant en silence, tandis que les deux marchands se perdaient dans un conciliabule étrange tenu à voix basse et dans une langue aux sonorités aussi riches qu'exotiques. Peu de temps après qu'Ombeline et le chevalier bretonnien se soient installés, les trois voyageurs déjà présents avant eux commencèrent à se lever, chacun à leur tour, pour se diriger vers les étages et, probablement, leurs chambres respectives.

Alors que le repas tirait à sa fin, les deux cochers entèrent à leur tour dans l'auberge, leurs larges capes dégoulinantes d'eau, trahissant ainsi la pluie qui avait commencé à tomber dru depuis quelques minutes, transformant l'horizon en un mur triste et froid d'humidité. A peine entrés, ils adressèrent un signe de tête à l'aubergiste, visiblement une connaissance, qui leur lança deux clés, tandis qu'ils se dirigeaient vers l'âtre dans lequel brulaient sauvagement d'énormes bûches, en dégageant une chaleur vive qui coupait efficacement les froids courants qui parvenaient de la porte...
Bien, dites moi quant vous avez finis de faire les zazous, alors je ferai la suite, ok??
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

Venez pleurer ici...

...ou admirer ma toute-puissance ici

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Si, pour une raison ou une autre, tous les regards s’étaient tournés en direction des étrangers en même temps qu’une certaine tension s’emparait des occupants de la grande salle, le malaise se dissipa aussi vite qu’il était arrivé lorsque les nouveaux-venus n’affichèrent aucune intention belliqueuse. A cette période de froid suivit une accalmie flegmatique ; les voyageurs allèrent réserver leur chambre, tandis que d’autres s’occupaient de leur commande passées auprès des serveuses qui s’empressèrent de satisfaire ces clients bienvenus. Chacun vaqua à sa tâche, indifféremment des autres, ne s’accointant que de leur connaissance, et il apparut rapidement à la jeune femme que, si ces individus étaient arrivés en groupe, aucun d’entre eux n’eut tissé de lien avec son voisin. Au même titre que les voyageurs qui avaient cheminé avec elle, songea la baronne, mais, de son côté, l’on ne pouvait lui reprocher de ne jamais avoir tenté la moindre approche.

    Ainsi, le géant s’attabla seul pendant que l’imitaient de leur côté les deux marchands étrangers. L’escalier craqua à nouveau lorsque la dame à la démarche altière s’y engouffra, suivie de l’homme aux yeux de fouine et de son portefaix. Alors, une quiétude plus profonde s’installa, imperceptiblement, trompant les sens sans que l’on s’en rendît compte, cette placidité qui vous prenait lors des longues soirées d’hiver passées au chaud, tandis qu’au-dehors le blizzard régnait en maître incontesté.
    Une certaine langueur se fit sentir dans les gestes et pensées des occupants de la grande salle, lesquels dînaient paisiblement. Les mouvements se faisaient plus lents, répétitifs, les yeux devenaient vitreux, l’étincelle de vie qui les alimentait s’étant faite emportée par un esprit occupé à ne rien faire, si ce n’était de jouir, de par leur inactivité, d’un repos bien mérité après une journée de voyage.

    Ombeline joignit ses mains et y posa son menton, attendant avec sérénité que son chevalier ne terminât sa bâfrée. L’on percevait aisément le mâchonnement des dents sur les aliments, les raclements des couverts sur le fond des assiettes, et la faconde sibylline mais agréable, aux doux accents chantant, des deux étrangers. Le feu ronflait placidement dans l’âtre, diffusant une douce chaleur propice à l’engourdissement, et la damoiselle, quiète, aima à penser que la vie pouvait être belle et faite de simples choses en de pareil moment.
    Elle cilla cependant, retrouvant ses esprits qui lui avaient honteusement échappé, lorsque, soudainement, retentirent plusieurs raclements. Mais loin d’annoncer un profond bouleversement de l’ordre des choses, lesdits bruits n’étaient que les prémices d’un lourd sommeil qui guettait les trois voyageurs, et qui, s’étant à l’instant même levés de leur chaise, gagnaient déjà l’escalier, partant en quête de leur matelas engoncé dans les châlits.

    Alors Arzhvael de Bastogne repoussa son assiette en direction de Lucretia, la conviant à se nourrir quelque peu. Celle-ci n’afficha qu’une légère moue de circonstance ; n’avait-elle pas spécifié que l’idée de se repaître ne lui agréait guère? Toutefois, autant pour faire plaisir au jeune homme que pour se montrer raisonnable, la jeune femme piocha d’un doigt distingué par-ci par-là dans le plat deux trois aliments, qu’elle mit délicatement en bouche. Ce ne fut qu’après qu’elle repoussa à son tour l’auge, insistant d’un regard des plus appuyés son sigisbée à la terminer.

    Si fait, lorsque les dernières miettes du repas eurent disparu, la noble attendit quelque instant, puis, jugeant les alentours d’un regard qui n’attendait rien de ce calme plat, décida, si le chevalier le voulait bien, que leur présence n’était plus requise en ces lieux. Rapportant au passage son écuelle ainsi que les couverts qui allaient de pair au tenancier de l’établissement, Lucretia Von Shwitzerhaüm s’engouffra dans l’escalier, clef à la main, avant d’ouvrir la porte de sa chambre, Arzhvael derrière elle.

    La pièce, simple, sobre, était également propre et agréable. Un lit, tout de drap vêtu et plutôt grand, trônait contre un mur, alors que l’entouraient deux petites tables de nuit, rustique, mais pour le moins solide, servant à y déposer quelques effets personnels. Un autre de ces meubles, semblable à un petit bureau, reposait sous une petite fenêtre aux rideaux tirés, et la jeune femme pensa que le petit gribouilleur devait être ressorti fort aise d’une telle découverte, lui qui vivait dans la hâte de passer toutes ses nuits à chafourer des cahiers. Enfin, une petite commode, ainsi qu’une chaise rangée sous le bureau, tenaient lieux de mobilier d’appointement.
    Ombeline considéra la chambre, songeuse.

    « Peut-être eût-il été plus indiqué de demander deux chambres différentes… M’est avis que l’on devra tant bien que mal se serrer un tant soit peu », déclara-t-elle, dubitative.

    Puis, redevenue silencieuse, la damoiselle se porta à hauteur du lit, et, s’asseyant, apprécia la qualité du matelas, qu’elle jugea des plus correctes. Se redressant alors, elle se défit de sa pèlerine, et, oubliant jusqu’à la présence du chevalier, ou ignorant la délicate situation dans laquelle elle le mettait, fit subir au restant de sa vêture et à ses dessous le même sort. Décidée à se coucher et à s’ensevelir sous le tissu des draps qui lui paraissait si soyeux, l’angélique créature tourna néanmoins la tête en direction d’Arzvhael. Lui, engoncé dans son armure, dans sa cotte de maille que venait ceindre le ceinturon de son fourneau, se tenait là. Combien de temps avant qu’il ne parvînt à se débarrasser de tout cet attirail, afin de pouvoir à son tour aspirer à un repos bien mérité ? Si la sang-bleu avait voyagé en carrosse, assisse durant tout le trajet, le jeune homme, quant à lui, avait parcouru le même nombre de lieues à dos de cheval, activité autrement plus harassante et qui avait demandé une vigilance et une maîtrise constantes.

    Et pourtant, pour la première fois, peut-être, de sa vie, Ombeline hésita. De dos toujours et dévêtue également, le visage tourné en direction de l’arrière, son regard se portait à la fois sur le harnois du chevalier tout autant que sur ses propres vêtements qui gisaient au sol. Un choix cornélien semblait lui avoir été imposé, dont les tenants et aboutissant pouvaient lui coûter à la fois sa dignité et le respect que l’homme lui portait. Mais si sa raison la poussait à se draper dans les couvertures, et à patienter sagement de son côté du lit qu’un semblant de sommeil vînt la gagner, son corps en avait décidé tout autrement.

    Ce fut toutefois avec timidité et indécision qu’elle se tourna complétement, faisant désormais face à Arzvhael, et, tentant avec difficulté de faire fi de sa nudité, avança vers lui. Qu’à cela ne lui déplaise, Lucretia s’attela tout de même à l’aider à se dépêtrer de ces morceaux de ferraille dont il était diligemment bardé, baissant les yeux sans toutefois ne pas sentir ceux du jeune homme qui, également occupé à batailler ferme avec sa cotte de maille, la dévisageait cependant.
    Ce ne fut qu’une fois toutes les pièces retirées qu’elle s’autorisa enfin à lever les yeux et à croiser son regard, pour se rendre compte que, durant toute l’opération, un désir irascible et inexorable n’avait cessé de la tenailler. Prenant pleinement conscience de ce que tout cela signifiait, le rouge manqua de peu de lui monter aux joues, tandis qu’elle se mordillait la lèvre inférieure, confuse.

    Depuis combien de temps n’avait-il pas connu de femme ? Ombeline écarta cette question de son esprit, question qui, pour une raison inconnue, faisait bouillonner son esprit. Qu’importe, le jeune homme, quoi qu’il pût prétendre, ne lui était pas insensible, elle le savait et le sentait. Ce qu’elle ignorait, en revanche, était jusqu’à quel degré il s’intéressait à elle. Sa prestance de toujours évaporée, elle se sentait comme une rosière enfiévrée de peur à l’idée de l’approche de sa première fois.

    « Vous m’aviez dit, il y a peu, qu’aucune dame n’attendait votre retour, lui souffla-t-elle. De mon côté, plus grand monde ne m’attend également. Pousserions-nous le vice jusqu’à nous abandonner dans l’abîme d’un désir inavouable… ? »

    Et, ce disant, l’apparence presque frêle, le visage adorable à briser un cœur, elle l’enjoignait, se pressant doucement contre lui et dans son plus simple apparat, à reculer tout contre le lit.
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Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Arzhvael de Bastogne »

Assurément, l’amour, quelle que soit la façon dont on l’obtient, ne pouvait être relégué au même rang que le mal. Arzhvael de Bastogne tourna les yeux vers Lucretia et sourit, jouissant des jeux d’ombres que produisaient les flammes de la cheminée sur ses beaux traits. Le jeune écuyer aurait tout donné pour l’amener en Bretonnie et lui demander sa main…

Se sentant observée, Lucretia se tourna vers lui et lui rendit son sourire. Ils passèrent le reste du repas en silence, profitant de l’atmosphère douillette et de la sensation commune à tous les voyageurs partageant un lieu inconnu et calme.

Au terme du repas, Lucretia invita l’écuyer à quitter la salle commune pour rejoindre leur chambre. Ils gravirent les marches d’un escalier en colimaçon pour se rendre à l’étage supérieur, où se trouvait la chambre.

Lorsque Lucretia ouvrit la porte, Arzhvael découvrit une chambre tout à fait banale : une pièce sobre contenant un lit assez spacieux, deux petites tables de nuit et un bureau. Un sentiment de malaise assaillit le jeune bretonnien : où allait-il dormir ? Il ne voyait qu’un seul lit dans la pièce et pas de canapé en vue…

« Peut-être eût-il été plus indiqué de demander deux chambres différentes… M’est avis que l’on devra tant bien que mal se serrer un tant soit peu »

"Il n’est pas trop tard pour que j’aille demander une deuxième chambre à l’aubergiste, si vous voulez. "

Mais alors même que le Bretonnien terminait sa phrase, la jeune femme faisait choir ses vêtements ainsi que ses dessous sur le sol de la chambre. L’étoffe glissa le long de ses flancs et Arzhvael eut alors envie de déguster la ravissante femme qui se trouvait devant lui.

Lucretia se retourna et s’avança vers Arzhvael, avant de commencer à lui ôter son armure. Desserrant les boucles de sa cotte de maille, celle-ci heurta le sol dans un bruit sourd. Au final, il se retrouva rapidement en pantalon de lin, Lucretia étant serrée contre son buste dénudé. Celle-ci haussa enfin lever son visage vers lui :

« Vous m’aviez dit, il y a peu, qu’aucune dame n’attendait votre retour, lui souffla-t-elle. De mon côté, plus grand monde ne m’attend également. Pousserions-nous le vice jusqu’à nous abandonner dans l’abîme d’un désir inavouable… ? »

Arzhvael l’embrassa alors, sans le frein et les réserves qui marquaient leur relation depuis qu’ils s’étaient rencontrés dans l’auberge du petit village.

"Cette réponse vous plaît-elle ? " dit-il avant de frotter son nez contre celui de sa compagne, tout en souriant. Comblé.
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

Image
Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

FOR 10 | END 11 | SAU 8 | RAP 9 | INT 8 | DOC 9 | ATT 10

Verrouillé

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