[Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

je vous laisse répondre...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Arzhvael de Bastogne »

« Par votre Dame, si tous les chevaliers possédaient votre galanterie et votre bienséance, je gage qu’il n’y aurait plus aucune sang bleu digne de ce nom dans notre malheureux et discourtois Empire. Peut-être ne serait-ce pas un mal, d’une toute autre façon. D’ailleurs, à ce propos, se pourrait-il qu’une bienheureuse jeune femme attende le noble et avenant jeune homme que vous êtes ? Mais tournez-vous donc, je vous prie. »

Arzhvael de Bastogne fut tout d'abord surpris par ce type de question plutôt, intime, mais se reprit rapidement en lui donnant sa réponse.

"J'ai quitté ma terre natale il y a quelques semaines. Je ne connais personne en Empire et personne ne m'attend en Bretonnie. Je suis venu, ici, avec ma seule foi en la Dame du Lac..."

Tandis que le jeune homme racontait en quelques mots sa vie, la Baronne Lucretia Von Shwitzerhaüm avait commencé à retirer sa robe, offrant ainsi à la vue d'Arzhvael davantage de sa blanche peau.

Lorsque les attaches du corset furent toutes défaites, l’étoffe glissa le long de ces flancs, et le jeune chevalier se tourna rapidement pour de ne pas manquer de respect à l'égard de la Baronne. Pour ne pas être embarrassé par cette soudaine nudité, Arzhvael décida de lui aussi interroger Lucretia sur sa vie sentimentale, sans pour autant se retourner:

"Et vous, un homme vous attend-il quelque part ? Je doute que vous soyez seule dans la vie au vue de votre beauté et de votre élégance..."

Le jeune homme eut sa réponse tandis que Lucretia continuait d'enfiler les vêtements qu'il venait de lui apporter. Lorsqu'elle fut de nouveau habillée, Arzhvael se retourna pour connaitre la suite des événements.

« Mais dites-moi, combien vous dois-je ? »

"Ne vous préoccupez pas du prix de ces habits. Acceptez-les tel qu'un cadeau d'un noble bretonnien pour une magnifique jeune femme..."
Modifié en dernier par [MJ] Mort Noire le 27 sept. 2011, 22:03, modifié 1 fois.
Raison : Décompte XP: 22
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
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Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Ils en étaient là dans leur discussion lorsque, soudain, une volée de pas rapides se fit entendre dans le couloir, et s'arrêtèrent devant la porte de la chambre. Immédiatement après, une série de coup furent frappés sur celle-ci, avec une douceur et une délicatesse toute relative. Cependant, avant qu'aucun d'eux ne puisse réagir, la voix de l'aubergiste s'éleva de l'autre coté de la porte:

"Fraulein? Le coche pour Talabheim est arrivé. Désirez vous toujours le prendre? Si oui, dites le moi, j'irai prévenir le conducteur de vous attendre. Mais ne trainez point".

Court, mais on bouge...
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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Pourquoi ne pas faire étalage de l’une des choses que l’on possédât le mieux ? Pourquoi la dissimuler ? S’étant aheurtée à sa beauté et à ses appas, Ombeline avait toujours eu coutume de ne jamais s’abriter derrière quantité de vêtements plus amples les uns que les autres, de ne jamais couvrir les traits de son visage qu’elle savait fort gracieux. Bien au contraire, l’exposer dans son plus simple attirail, dans sa joliesse naturelle la ravissait et lui convenait entièrement, en sus de permettre d’engager la conversation bien plus aisément qu’on ne l’eût fait avec une silhouette encapuchonnée. Et pourtant, la voilà qui se retrouvait atournée comme un massacreur ayant été convié dans un temple sigmarite, et les amoncellements de tissus et de lourdes étoffes feuillissaient sur son corps comme sur ses cheveux. Oh, et puis au diable toutes ces frivolités ; n’étant pas au-dehors du bâtiment, elle ne souffrirait ni des incommodités dues à la poussière, ni du chatoiement du soleil sur sa peau, qui, elle y mettait un point d’honneur, devait en tout point rester lactescente. Aussi retira-t-elle son capuchon qui lui ceignait le crâne.

    Si, au-travers de la pénombre de la capuche qui auréolait son joli minois de ténèbres, elle avait pu contempler à loisir le visage d’Arzhvael de Bastogne, ce dernier avait désormais la possibilité de faire de même, et à la jeune femme d’en priser le poids de son regard. Fidèle à elle-même, celle-ci s’esbaudissait de chaque coup d’œil, estimation ou œillade que l’on pût lui faire, et peu lui chalait d’en connaître la provenance ou les origines, pourvu qu’elle y en trouvât marques de blandices. Et elle s’en gaudissait d’autant plus qu’il s’agissait là d’un chevalier fort alliciant et sans attache, de surcroît. Voilà qui était susceptible d’altérer le degré de considération qu’elle lui portait.

    « Ainsi donc, personne ne vous attend… ? La Baronne marqua une pause, esquissant un sourire mi-figue mi-raisin, avant de souffler, presque pour elle seule : Voilà qui est plaisant à entendre. »

    Il lui fallait à présent répondre à sa question. Non pas qu’elle y fût obligée, mais elle ne voyait aucunement pourquoi elle ne l’informerait pas de sa situation.
    « Quant à moi et au fait de savoir si un homme m’attend quelque part, je vous répondrai par la négative. Mais je compléterai cette réponse en indiquant qu’il est fort probable que plusieurs sont en train de le faire. Je ne voudrais pas faire preuve d’infatuation, mais si certains ne le savent pas encore, je hante leurs pensées après une rencontre éphémère, alors que d’autres ont déjà pleinement conscience qu’ils se languissent de ma personne. Une partie le fait parce qu’ils ont confiance en moi ou attendent, étant du fait de ma suzeraineté mes sujets, que je les guide et les protège ; eux ne sont, je le crains, plus de ce monde suite aux derniers évènements que connut Elzach, annonça-t-elle avec une lenteur où perçait la douleur et le deuil. L’autre, parce qu’ils se sont entichés de moi-même, et ceux-là attendent en vain que je vienne à les retrouver.
    Non, je présume que la vraie question est de savoir si l’un de ces gentilshommes qui peuplent le Vieux Monde fit battre mon cœur à la chamade, après que je me fusse encoiffée de l’un d’entre eux. En cela, je peux vous répondre qu’il n’y en eût pas… Pas encore
    » précisa ladite Lucretia, un petit sourire matois ourlant le coin de ses lèvres, comme si l’idée, pour une obscure raison, pouvait prêter à rire.

    Sourire qu’elle perdit aussitôt lorsque son sigisbée lui annonça qu’il lui offrait les vêtements qu’elle avait promis de rembourser.
    « Je… Vous… Vous m’ahontez en agissant de la sorte, n’avez-vous pas déjà assez fait à votre goût ?! Par Sigmar, voilà une belle occasion de dire que je fais tout autant acte de cupidité que je suis vénale si j’accepte, et je ne préfère pas même penser à ce dont on m’affublerait si je déchois aux règles de la bienséance en dédaignant votre offre ! endêva-t-elle, camuse, en le foudroyant du regard. … ! Faut-il vraiment que je reçoive l’endosse de vos extravagances ? Oh ce que je maudis le faquin qui un jour édicta qu’un cadeau ne se refuse pas ! Soit, j’accepte, mais croyez-moi, mon beau, vous le regretterez amèrement ».

    Drapée dans sa fatuité, et toute endémenée qu’elle était, Ombeline rangea furieusement sa bourse et les pièces préalablement sorties dans sa nouvelle vêture. Alors qu’elle se retournait en direction d’Arzhvael, prête à continuer de lui faire partager l’expression de son ressenti, l’on grimpa l’escalier. Des coups furent sèchement donnés, et une voix, assurément celle du tenancier de l’édifice, passa outre la porte, annonçant à la baronne qu’un coche à destination de Talabheim venait d’arriver. Un coche ? N’avait-elle pas ouïe dire de la part du même homme que celui-ci ne passait pour ainsi dire jamais dans cette bourgade perdue ? La noble était indubitablement bien astrée pour que pareille coïncidence, fort plaisante au passage, ne se produisît. Quoi qu’il en fût, cela lui fit perdre instantanément la véhémence de ses sentiments, ou plutôt, transforma son ire en un enthousiasme débordant.

    « Un coche ? répéta-t-elle. Effectivement, il ne me messiérait pas que d’être en route, sur l’heure, pour Talabheim ! Nuln est probablement une étape de ce cheminement, nous y trouverons tous deux notre compte. Qu’en pensez-vous, Messire Chevalier ? » lui demanda Ombeline sur un ton devenu soudainement enjôleur.
En cas d'agrément, nous prenons bien évidemment le coche (et à la sortie de l'auberge, je rabats mon capuchon sur mon visage ; tout aussi évident, mais sait-on jamais).
EDIT: Tiens donc, j'avais oublié ce détail ; tout à fait, Morti.
Modifié en dernier par Lucretia Von Shwitzerhaüm le 04 oct. 2011, 12:24, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

nous prenons bien évidemment le coche
Juste pour rappel; Arzhvael a un cheval et une selle, il peut donc chevaucher aux cotés du coche sans payer sa place hein :) :)
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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Arzhvael de Bastogne »

« Un coche ? Effectivement, il ne me messiérait pas que d’être en route, sur l’heure, pour Talabheim ! Nuln est probablement une étape de ce cheminement, nous y trouverons tous deux notre compte. Qu’en pensez-vous, Messire Chevalier ? »

Arzhvael se posta à la fenêtre qui donnait sur la place principale et remarqua que des hommes étaient en train de préparer un carrosse. Les chevaux étaient énervés. Ruant, hennissant et cabrant, ils mirent à mal les palefreniers.

"Je vous suis, Madame..."

La jeune femme quitta la chambre qu'elle était en train de louer et descendit l'escalier en mauvais état qui menait au hall et plus loin aux marches arondes qui ouvraient sur la place principale du village. Lorsque Lucretia et son chevalier débouchèrent sur celle-ci, le carrosse était prêt. Les chevaux harnachés s'étaient calmés et son cocher leur adressa un salut souriant.

"Cocher ! Dame Lucretia, qui se trouve devant vous, voudrez monter dans votre coche. Quel est votre prix pour le voyage ? Je chevaucherais moi-même aux côtés du coche sur ma jument."


Laissant son amie de voyage et le cocher discuter sur le prix, le jeune chevalier se dirigea vers l'endroit qui servait d'écurie afin d'aller chercher sa monture. Un garçon, qui ne devait pas avoir plus de huit ans, était allongé dans le foin, à côté de sa monture. Il ne portait sur lui qu'une vieille chemise miteuse. Pourtant, il était souriant et semblait heureux dans sa misère.

"Je te remercie brave garçon, tu as prit soin de ma fidèle monture."

Sur ces mots, le chevalier saisit les rênes de sa jument avant de monter en selle. Du haut de sa monture, Arzhvael jeta cinq pistoles aux pieds du garçon.

"Voilà pour toi, garçon. Tu pourras te nourrir et t'acheter une belle chemise. Bonne chance !"

Et c'est ainsi qu'il quitta le petit bonhomme.

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Sous le jeune bretonnien, une belle jument sombre, à l'encolure élégant, faisait jouer ses épaules en avançant. Sous la robe lustrée par les reflets du soleil, les muscles puissants roulaient, tandis que Arzhvael s'approchait du coche de Lucretia.

"Je suis enfin prêt pour vous escorter hors de ce petit village, ma Dame !"

Je fais don de 5 pistoles au garçon d'écurie.
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Ils furent bientôt en bas, et là, les négociations furent brèves: le coche avait un tarif bien précis auquel il ne fallait pas déroger: sept pistoles par jour de trajet. Pour atteindre Nuln, il fallait donc débourser vingt-et-une pistoles. Néanmoins, Ombeline préféra payer une journée à la fois, aussi, une fois les sept pistoles échangées, elle put monter dans la lourde carriole qui faisait la route vers Nuln.
Arzhvael, en revanche, n'avait bien entendu rien à débourser. Néanmoins, il sortit de sa bourse une poignée de pistole qu'il jeta au garçon de ferme, ce dont il fut bien vite récompensé lorsque celui-ci glissa rapidement un supplément de fourrage dans les fontes du chevalier.
Et c'est ainsi qu'ils se mirent en route, le cocher faisant claquer son fouet et clamant haut et fort:

"Coche pour Nuln, prochaine halte de la nuit, l'Hauteur Albionnaise"

Et, lentement, le coche s'ébranla, accompagné par Arzhvael chevauchant son destrier, alors même qu'Ombeline se retrouvait parmi les trois autres voyageurs du coche. Très visiblement, la fille qui lui faisait face, malgré ses airs innocents, était une fille de petite vertu, monnayant ses charmes pour quelques pièces, un abri pour la nuit ou un repas. Néanmoins, il fallait lui reconnaitre d'avoir quelques moyens de négociations. Outre son extrême jeunesse, probablement guère plus d'une vingtaine d'années, elle avait la peau claire et fine, et des traits doux et légèrement tristes qui, allant de pair avec ses habits fins, lui donnait à première vue une allure d'ingénue innocente.
Un air auquel, visiblement, le passager qui côtoyait Ombeline ne s'était pas laissé prendre. Et si il fallait en croire les regards intéressés que celui-ci lui lançait, tout comme les œillades faussement modestes mais en réalité tout à fait enflammées qui lui répondaient, la catin ne passerait pas la nuit seule ce soir. L'homme, visiblement un petit marchand provincial bedonnant d'une quarantaine d'années, portait de riches habits qui contrastaient singulièrement avec son attitude frustre et paysanne. Probablement un parvenu qui tentait d'afficher sa fortune, sans pour autant avoir pu réellement parvenir à s'immiscer dans la bonne société.
Le dernier passager, approximativement du même age, semblait totalement aveugle à tout cela, complètement absorbé dans une série de documents qu'il examinaient à l'aide de lourdes lunettes de verre, qu'il griffonnait de temps en temps à l'aide d'un fusain, plus maniable sans doute qu'une plume lorsque l'on voyageait dans un coche soumis aux cahots de la route. Difficile de se prononcer sur sa profession exacte, mais il avait tout d'un petit clerc ou d'un érudit campagnard...

Et pendant tout le temps de ces observations, le coche roulait à bonne allure...

bon, je vous laisse libre d'entamer, ou non, la conversation (pour Arzhvael, uniquement avec le cocher)

Sinon, je signale la présence d'une blague débile compréhensible uniquement d'ici 2-3 posts...
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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Arzhvael vérifia toutefois l’authenticité des propos de l’aubergiste avant de se décider. Ce ne fut qu’une fois arrivé à la fenêtre, et après avoir regardé au-travers de la petite vitre, qu’il agréa à descendre, ce que la jeune femme aurait fait quoi qu’il eût pu en dire. Ce n’était pure formalité que d’avoir concéder à lui demander son avis, n’avait-il pas, il y avait de cela quelques minutes, proposé de l’accompagner ? Peu vertueux eut été le vaillant chevalier qui aurait rompu son serment, et quand bien même celui si l’eut fait, Lucretia, en ayant décidé autrement, l’aurait ramené à sa parole et au droit chemin.
    Mais cette hypothèse n’était pas à l’ordre du jour, et la noble s’en fut avec une allégresse dissimulée, descendant l’escalier d’un pas réservé et mais non moins altier. Arrivée dans la grande salle, elle souhaita la bonne journée au tenancier qui l’avait informée de ce qu’elle attendait tant, et, après avoir rabattu sa capuche, quitta sans regret l’édifice.

    En cette après-midi éblouissante, l’absence de tout nuage laissait le champ libre au soleil qui s’en donnait à cœur-joie. L’air était chaud, bien qu’une légère brise vînt rafraichir les paysans ahanés par leur dur labeur, et la silhouette encapuchonnée se félicita de sa condition, grâce à laquelle elle ne souffrirait assurément pas des affres de la chaleur et de l’abrutissement que prodiguait un soleil de plomb.
    Le coche se trouvait là, devant l’auberge, en attente d’éventuels clients -dont elle ferait partie. Les chevaux, au nombre de deux, piaffaient d’impatience, et trépignaient d’impatience et heurtaient de leurs lourds sabots le sol sec et poussiéreux. Au-travers de la fenêtre qui béait sur le montant d’une porte, Ombeline percevait trois personnes qui attendaient avec bien d’avantage de calme que ne le faisaient les montures, regardant çà et là dans quel endroit ils se trouvaient actuellement. Elles ne semblaient pas décidées à faire de ce petit hameau leur destination finale et à y descendre, et la spectatrice les comprenait aisément.

    Le cocher, assis sur une banquette dont la hauteur du toit du véhicule faisait office de dossier, tourna la tête dans la direction des deux nouveaux venus lorsqu’Arzhvael de Bastogne et sa protégée s’approchèrent. Le chevalier, tout galant qu’il était, l’interpella, lui demanda le prix sur lequel l’on discuta quelque peu avant de se mettre d’accord sur le fait de payer sept pistoles au jour le jour, et termina en annonçant qu’il ne voyagerait pas avec eux mais à côté, chevauchant sur sa monture. Si l’idée, ou l’évidence -l’homme n’allait certainement pas laisser son destrier seul dans cette auberge avec la certitude de ne jamais le revoir- lui permettait de ne pas dépenser le moindre sou, la baronne d’Elzach, logophile, s’interrogeait sur la monotonie d’un tel voyage. Une seule personne avec laquelle parler, le cocher en l’occurrence, laissait bien souvent moins de possibilités de langueyer que trois autres réunies toutes ensembles en un même lieu confiné. Pourvu qu’Arzhvael aspirât à la quiétude, ou que le cocher se montrât particulièrement causant.

    Alors que la jeune femme montait dans la voiture, après avoir discutaillé à propos du mode de l’avancement du paiement, celle-ci entendit le chevalier, pourtant au loin récompenser la personne -un jeune garçon apparemment-, pour s’être occupée de sa monture durant les quelques nuits qu’il avait passées à l’auberge. Si ledit garçon, bienheureux, tira quelques paraguantes de son assiduité, la noble femme se demanda à quel point le chevalier était riche pour se permettre de tels actes de civilité et de bonté, après lui avoir offert sa vêture. Ce cadeau était fort utile et plaisant, tout le contraire du don qui venait d’être offert. Dans l’obscurité du capuchon, un soupir fut exhalé.

    Un trot se fit entendre alors que le coche n’avançait toujours pas. Le fringuant chevalier apparut sur son destrier, une belle bête, puissante, et à la robe ténébreuse, qui se mit à hauteur du véhicule en indiquant son intention de démarrer. Il semblait que l’on attendît plus que lui ; alors que les rennes claquaient, un petit hennissement retentit, et bientôt, un petit cahot s’empara du fiacre en mouvement, résistant tant bien que mal aux assauts du sol irrégulier.
    Et ce fut parti pour trois jours de voyage à regarder le paysage défiler devant des yeux impuissants qui ne tarderaient pas à devenir insensibles et ennuyés face à la monotonie de la route. Alors que le conducteur annonçait que l’on se relaisserait à la Hauteur Albionnaise, la baronne de Shwitzerhäum en profita pour observer les autres passagers.

    Ceux-ci avaient manifesté une muette et légère surprise, qui ne s’était fait ressentir qu’au-travers de l’expression de leur visage, quelque peu incrédule et soupçonneuse à l’approche de cette silhouette encapuchonnée dont on ne pouvait discerner, peut-être, qu’une bouche et un menton noyés dans les ténèbres. Voyant que l’inconnu ne leur prêtait pour le moment pas attention, trop occupé à regarder au-dehors en direction du chevalier et de sa monture, ils avaient peu à peu perdu de leur intérêt pour ce mystérieux voyageur. Lequel, ou laquelle, ne désirait pour le moment pas rabaisser sa capuche ; cette dernière lui permettait d’étudier ces gens ainsi que leur comportement sans être dévisagée en retour.

    En face d’elle et sur sa gauche, confortablement assise sur la banquette, se trouvait une jeune fille, qui l’était bien d’avantage que sa vis-à-vis. Sa peau pâle au grain parfait, satiné, ne pouvait que rehausser la finesse de son visage à l’innocente beauté, aussi attirante que cet air angélique lui confiait la vertu d’être immaculée. Sa vêture, très simple, mettait cependant en valeur les courbes qu’elle possédait assurément, et qui ne laissait sciemment pas le voisin de Lucretia indifférent. Et c’était sans compter les regards enjôleurs qu’elle lui lançait, parfois timide, parfois délicat, d’autres fois ouvertement provocateur ; nul besoin d’agaceries pour attirer l’attention sur sa personne, la belle savait utiliser son corps et ses regards qui s’aventuraient au-delà des limites de la bienséance.

    Encore une dont le fillage conviendrait très bien, à emboiser le gros homme qui ne tarderait pas à s’assoter de celle qu’il contemplait avec un brin de lubricité. Emboiser, le mot était fort, songea Ombeline ; nul doute que le marchand, une fois la carriole arrêtée, se retirerait à tapinois pour rencogner la rouchie dans un coin avant de la trousser, parvenant ainsi à ses fins tandis que de son côté, la gaupe, en échange de ce menu service, obtiendrait à la fois le gîte et le couvert.
    Cette occupation était-elle cependant lucrative et rentable ? La noble en doutait. Il restait à comparer le prix d’une chambre et d’un repas avec celui que demandait une putains pour faire jouir l’un de ces gueux au-dessus d’elle ; la fillette y gagnait-elle au change ?

    L’on ne put que discerner un imperceptible haussement d’épaule en réponse à cette question rhétorique qu’elle se posait à elle seule. Pivotant légèrement, la voyageuse se cala dans le coin que formait sa banquette, afin de pouvoir dévisager le gros homme qui se trouvait à ses côtés.
    Ventripotent, celui-ci était endimanché dans de beaux atours qui, contrairement à ce qu’il s’imaginait, ne lui seyait guère. Si la flamboyance et l’opulence des couleurs, ainsi que la qualité du tissu étaient des plus plaisants à regarder, il en était tout à fait autrement du grossier personnage qui les habitait. Vieux, l’embonpoint de son ventre, dans sa vastité, avait également donné l’assaut à son visage, et son menton peinait à en réfréner les ardeurs belliqueuses ; une triple couche de gras venait joliment s’enrouler autour de son cou, dissimulant de la plus simple manière qui fut ce dernier, pendant que sous ses orbites pendaient des poches de peau forts disgracieuses. Par Neferata, la genuche devait assurément mener la vie dure et être dépossédée de tout, si ce n’était de la misère, pour tenter de s’accoquiner avec un tel sapajou.

    Et à celui-ci de ne rien faire pour cacher ses envies primaires. Vraisemblablement simple pécore de son état, qui avait un tant soit peu réussi, ce rustaud ne vivait que pour l’apparence et l’idée de lui-même qu’il véhiculait. Une attitude très noble, à condition que l’on possédât quelques richesses en secours qui ne furent pas totalement dépensés dans ce genre d’accoutrement, et que l’on sût faire preuve de bienséance. Il s’apparentait en tout point au mâche-dru qui, fort de ses ribotes et de ses lourderies en tablée, était parangonné au plus incapable et grossier des gueux auxquels il ressemblait.
    Ne devait-elle pas fournir quelques piécettes à la salisson pour voir l’étincelle de dépit et de frustration entacher le regard chafouin dudit marchand lorsqu’il se rendrait compte que la gamine, ayant de quoi payer, refuserait ses avances ? Mais Lucretia n’avait-elle pas non plus contemplé d’un mauvais œil les dépenses excessives de son sigisbée ? Elle aviserait par la suite ; inutile de se faire des ennemis dans l’instant. Peut-être même que le gros homme recélait de trésors, quel qu’ils fussent, qu’elle n’eût jamais imaginés.

    Il était même fort possible qu’elle s’en fît un allier. Comment réagirait-il lorsqu’elle abaisserait son capuchon et qu’il découvrirait l’éclat de son visage, obscurcissant ainsi celui de la jeunette ? L’idée la fit sourire. Changerait-il immédiatement de cible, ou préférerait-il rester sur de solides bases et acquisitions vis-à-vis de sa proie qui partageait ostensiblement ses envies -bien que pour une toute autre raison ?
    Pour le moment, elle resterait dans son aura de mystère que lui conférait sa capuche, bien qu’elle pût la retirer, étant protégée du soleil par le véhicule dans lequel elle se trouvait. Simple coquetterie de sa part, simple amusoire à laquelle elle se livrait, mais qu’elle laisserait tomber tôt ou tard. Et tant pis si pour le moment, elle passait pour un voyageur quelque peu excentrique, ou pourquoi pas, une personne défigurée ; lorsque le masque tomberait, la surprise générale n’en serait que plus grande.

    Son attention dériva sur le dernier occupant de la carriole. Emmuré dans son activité, sa concentration rivée sur les papiers qu’il tenait, il ne prêtait aucunement attention à tout ce qui se déroulait et évoluait autour de lui. Voilà qui contrastait agréablement avec le reste de l’équipée, un homme de science et de sapience, ou, tout du moins, l’on pouvait lui attribuer de pareilles affiliations si on le comparait à la catin et au ruffian. S’il était marchand et tenait des livres de compte, l’homme n’en avait aucunement l’apparence. Il respirait plutôt la simplicité et la quiétude, tout plongé qu’il était dans ses affectations.
    Tous ces documents attisèrent la curiosité de la jeune femme. Si elle avait pu en savoir long sur les deux autres personnes qu’elle côtoyait rien qu’en les observant, il lui était bien plus difficile de faire de même avec ce curieux mais intéressant personnage.
    Aussi, drapée dans sa pèlerine, se pencha-t-elle ostensiblement en direction du petit savant dans le but de savoir ce qu’il traficotait, et connaître la nature de ses documents. Manège qui n’échappa pas à son vis-à-vis, qui se redressa légèrement en tentant de la dévisager du regard, perplexe –occasion qu’attendait la jeune femme.

    « Excusez mon outrecuidance, mais je vous vois là en train de pourpenser sur vos cédules et, me retrouvant dans l’attente et l’inaction, je me demandais ainsi ce qui pouvait tant requérir votre attention, si cela n’est pas trop indiscret ? »
x)
Je suis prête à recevoir la blague.
Sinon, sait-on jamais, je dispose des compétences alphabétisation et érudition (si cette dernière peut me servir un jour, autant en profiter).
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par Arzhvael de Bastogne »

Le jeune Chevalier s'éloigna du village, chevauchant à côté du coche. Il traversa une large prairie au trot et s'enfonça dans la bande boisée qui limitait la plaine. Il s'engagea dans le bois mais se retourna une dernière fois pour voir les dernières maisons disparaître derrière les frondaisons. Florin eut un léger pincement au cœur mais se redressant, il se retrouva face à lui-même et au chevalier qu'il était, qu'il devait devenir. Il suivit le coche, fier, volontaire et porté par la fougue d'un destin à tracer.

L'été luttait timidement contre les premières traces de l'hiver mais le froid devenait vif surtout avec le vent qui venait du large. Par ces temps troublés, les chemins étaient plutôt déserts et les températures encore basses forçaient les fermiers et les voyageurs à limiter leurs déplacements. Ils ne rencontrèrent personne durant la première heure et la fatigue du voyage commençait à se faire sentir, sapant son enthousiasme. Arzhvael s'accorda une pause, tandis que le coche continuait à avancer. Sa monture allait plus vite et il pourrait rapidement regagner son retard.

Le chevalier tira doucement sur la bride du cheval pour que celui-ci ralentisse petit à petit. Arzhvael de Bastogne se redressa sur ses étriers et passa une jambe par-dessus la fine selle en cuir couleur acajou. Alors qu’il mettait un pied à terre, il remarqua que les franges du caparaçon étaient pleines de boue, ce qui était inévitable.

La jument s’appelait Eldril, elle faisait un mètre soixante au garrot, était particulièrement large d’encolure et ses puissants muscles supportaient sans broncher le poids de son cavalier en cotte de mailles lors de longues chevauchées. Ce magnifique animal avait un peu le même tempérament que son cavalier, doux et agréable. La monture et le cavalier s’appréciaient énormément.

Le chevalier brossa rapidement son plus fidèle compagnon et desserra quelque peu les mors et les sangles, avant d’attacher la bride à une branche d’arbre.

Arzhvael entreprit de faire boire Eldril grâce à son outre avant de boire lui-même. L’eau était fraîche, trop même, mais cela suffit à désaltérer le chevalier qui avait la gorge sèche à force de chevaucher avec le vent de face.

Le chevalier de Bastogne posa un genou à terre, la pointe de sa lame en direction du sol. C’était une magnifique lame aussi longue que la crosse d’une lance d’arçon et large de trois pouces. Bien que plus dure que l’acier, l’épée pesait moins que les armes en bois avec lesquelles s’entrainaient les paysans et tranchait dans les armures avec une facilité meurtrière. Sa lame était d’un acier argenté qui brillait comme si la lumière des étoiles y était emprisonnée.

Le chevalier, à genoux, ferma les yeux, envahi par la paix qu’inspirait sa Dame, tout en entamant une prière qui était dédiée à la belle inconnue qu'il venait de rencontrer quelques heures plus tôt.

"Ma Dame, bénissez-moi, votre humble serviteur, donnez-moi la force d’affronter ceux qui ignorent la sagesse et la beauté de votre sainte lumière. Offrez, vous qui baignez de votre bonté chaque jour de mon existence, offrez à la femme que je protège la tranquillité que pourra apporter cette marque d’apaisement."

Après avoir fini ses oraisons, Arzhvael donna un peu de fourrage à sa monture, qui l’avait bien méritée. À la fin de cette petite pause, le chevalier mit son pied dans l’étrier et fut en selle en un instant. Il donna un coup d’éperon et sa jument se mit au galop pour rejoindre le coche.

Le jeune chevalier se retrouva rapidement de nouveau à la hauteur du coche et décida de commencer à parler avec le cocher.

"Noble cocher, les routes que nous allons emprunter sont-elles sûres ?"
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70

Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

Image
Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

FOR 10 | END 11 | SAU 8 | RAP 9 | INT 8 | DOC 9 | ATT 10

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[MJ] Mort Noire
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Re: [Ombeline] Dans l'ombre tu trouveras la paix

Message par [MJ] Mort Noire »

Les cahots secs et fréquents que subissaient Ombeline ne traduisaient que trop bien la vive allure adoptée par le cocher, qui semblait décidément bien pressé d'arriver à l'étape finale de la journée. Ces secousses incessantes rendaient la lecture discrète des pages que tenait l'érudit, d'autant plus que celui-ci avaient une écriture serrée et brouillonne qui compliquait encore les choses. En réalité, la seule partie qu'elle parvint à déchiffrer sans trop de difficultés était le titre ornant une des pages:

La Reproduction chez les habitants du Moot: La parade amoureuse

Le restant s'avéra bien plus difficile à lire, et c'est en se penchant ainsi sur les feuillets qu'Ombeline attira l'attention du travailleur.
test d'INT pour déchiffrer les pattes de mouches: 7, réussi
Néanmoins, sur le feuillet disposé au sommet de la pile, elle parvint à décrypter ce qui y était noté, en grand epartie du moins:

"Il est à noté que, contrairement à la plupart des espèces, y compris l'espèce humaine, l'accouplement n'est pas la priorité chez les halflings, mais bien la nourriture, ce qui, pour une fois, conforte les idées pourtant souvent erronées que l'on se fait de ces créatures étonnantes. En réalité, le halfling moyen ne s'accouplera le plus souvent que par le plus extrême des hasards, et cela influence directement le taux de natalité de la population halfling, expliquant ainsi sans doute pourquoi la taille du Moot leur convient très bien, et ce, malgré qu'elle n'aie pas changé depuis des siècles: en réalité, ils parviennent tout juste à maintenir leur niveau de population.
En réalité, leur obsession de la nourriture est telle que celle-ci occupe un rôle important jusque dans les rituels amoureux. Une nouvelle fois, en effet, les halflings se singularisent dans ce domaine. Le mâle le plus attirant n'est ni le plus beau, ni le plus fort ou celui qui occupe une place importante dans la société ou un autre quelconque critère souvent rencontré dans ces circonstances. Ce qui fait le charme d'un mâle halfling, c'est sa capacité à ingurgiter d'énormes quantités de nourriture lors de grandes journées de débauche alimentaire souvent appelées "Fête de village" par les habitants du cru. Dans cette optique, un halfling capable d'avaler entièrement un pâté en croute, ou de régler leur sort à trois pintades rôties est ainsi vu comme un partenaire particulièrement attirant par les jeunes demoiselle de la bonne société halfling, et si il parachève son exploit en vidant un ou deux tonnelet de bière sur le même temps, il sera assuré d'un succès incroyable auprès de la gent féminine. De même, le meilleur moyen pour une de ces demoiselles de séduire l'élu de son cœur est de cuisiner pour lui.
Un jeune halfling séduisant se verra donc offrir à moult reprises quantités de rôtis, de salades, de bouillons et autres salaisons, qu'il devra se faire un devoir de manger séance tenante, augmentant ainsi son prestige auprès de l'autre sexe. Dans le même temps, cela lui permet de jauger du talent de cuisinières des jeunes filles de son entourage, ce qui semble être le critère de sélection majoritaire de nombre de jeunes halflings lorsqu'ils se mettent à courtiser une de leur prétendantes.
Certes, semblables critères peuvent prêter à sourire, voire même conduire à une franche hilarité, tant ils peuvent sembler futiles. Mais en réalité, le sage saura discerner derrière cela un motif qui, bien que caché aux regards plébéiens du commun des mortels, est évident pour quiconque a une pratique suffisante de ces domaines. Si la jeune demoiselle halfling est autant attirée par les jeunes halflings les plus voraces, c'est en réalité une manière pour elle de s'assurer que le possible père de sa future descendance est sain et bien portant. En effet, seul les individus possédant un appareil digestif parfaitement affuté seront capables de résister aux agapes auxquels les soumettent les halflings. Et, lorsque l'on voit les quantités de nourritures nécessaires pour maintenir un halfling à peu près vif et en bonne santé (il est à ce propos nécessaire de louer Sigmar pour le fait que si peu de ces halflings soient enrôlés dans les armées de notre brave Empereur: le train d'Intendance devrait être quatre fois plus important, et l'efficacité militaire serait diminuée de moitié...), en bref donc, au vu des besoins de ces créatures, il semble logique qu'ils désirent s'assurer que leur activité principale et préférée, à savoir manger, soit prise en charge par quelqu’un maitrisant parfaitement la cuisine.
Il est par ailleurs intéressant de noter que...
le restant du texte était caché sous un repli de la tunique de l'homme...

Levant les yeux face à cette interruption, l'homme fixa Ombeline avec un regard noir, avant de lâcher rapidement:

"Un sujet capital, qui va révolutionner la façon dont certains à Altdorff voient les choses. Mais je ne peux vous en dire plus, et je dois continuer à travailler..."

Cela fait, il baissa les yeux et retourna à ses études...
***
S'effectuant sur une route qui, bien que poussiéreuse, était bien tenue, la chevauchée fut aisée pour Arzhvael, plutôt heureux de constater que le cocher maintenait un rythme soutenu. Après un certain temps de chevauchée, il lui posa une question qu'il estimait cruciale: la route était-elle sauve oui ou non? Il eut bien vite une réponse, guère agréable cependant;

Le coche cracha à coté de ses chevaux, et dit, parlant fort pour couvrir le bruit de ses chevaux lancés:

"Dame non! De ce coté-ci, cela va encore, mais dès demain, nous serons en territoire sauvage: c'est infesté de brigands et d'hommes-bêtes dès que l'on parvient au-delà de l'auberge de l'hauteur albionnaise. Heureusement, là-bas nous serons en sécurité pour la nuit: l'auberge est sur une île au milieu de la rivière, et les remous sont tellement forts qu'aucun nageur n'est jamais parvenu à traverser à cet endroit. Et même si il le faisait, cela ne l'aiderait guère: l'île est entourée de rochers tranchants et glissant, qui interdisent à quiconque d'y aborder si il n'arrive pas pile poile sur la seule plage un peu dégagée de l'île. Heureusement, il y a un petit bac que l'on peut emprunter pour traverser sans le moindre risque.
D'ailleurs, té, z'avez qu'à regarder par vous même une fois qu'on sera en haut de c'te crête là-bas: l'auberge est de l'autre coté, sur la rivière."


L'homme désigna vaguement à l'aide de son fouet la crête vers laquelle la route menait. En cinq minutes à peine, ils l'eurent atteinte, et, effectivement, l'auberge se tenait de l'autre-coté, en contrebas, imposante bâtisse de pierre grise sur un îlot, dominée par une épaisse tour, elle donnait une impression de solidité rassurante.

En à peine trente minutes, ils furent en bas, au point d'embarquement. Solitaire à coté de la route, un large et solide embarcadère de bois accueillait une barge qui venait de finir d'accoster: visiblement, ils avaient été aperçus depuis l'auberge, et le bac avait traversé pour les accueillir.

L'opération d'embarquement fut rondement menée, et, sans que les passagers ne doivent même descendre, le coche embarqua, laissant même de la place pour Arzhvael et sa jument à l'arrière, et, sans autre délai, ils traversèrent la rivière. Une fois là, le cocher mena son attelage à un petit bâtiment en contrebas qui semblait être une grange bien fournie, et invita ses passagers à descendre.

Ils étaient arrivés à leur halte pour la nuit...
Ombeline, pour la blague, pas encore... mais bientôt...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

Venez pleurer ici...

...ou admirer ma toute-puissance ici

Image 2011
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Verrouillé

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