La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.
L'homme se gratta le cuir chevelu.
"La boutique?? Vous voulez savoir à quelle heure ferme la boutique? Ben ct'une bonne question, à vrai dire... Disons que le vieux Gary, ben, souvent, en fin de journée, il a le gosier a sec quoi, donc c'est un peu dur de dire ça à l'avance, mais, en général, il arrête entre cinq et six quoi, mais je peux pas vous en dire plus."
"Sinon, pour voyager, ben ya rien de vraiment fixe et régulier quoi. Ya bien le courrier des routes du Sud, mais il passe pas tout le temps, il part que quant ya suffisament de choses qui doivent voyager. Sinon, ben ya les caravanes, mais ça, on sait jamais quant elles passent. On peut en voir cinq le même jour, puis plus rien pendant quatre jours. Avec les marchands, on sait jamais. "
"Alors, qu'est ce que je dit à la Marthe? Vous voulez qu'on les reprise, vos vêtements, ou pas??"
Les trois voyageurs: rien d'extraordinaire, deux péquenots sans histoire, et un type qui a un aspect un peu plus aventureux et un peu moins rustique, mais ne semble pas non plus être une crapule finie.
La fille a environ 15 ans, brune, un peu pâle, pas très grosse.
Le soleil se couche vers 17h45...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Ombeline ne put s’empêcher de faire la moue. Voilà qui pouvait être gênant. Si l’homme dénommé Gary venait à fermer un peu avant le crépuscule, il y avait fort à parier qu’elle ne puisse pas accéder à son commerce. Maudit soit ce fichu soleil, qui ne semblait daigner pointer le bout de son nez que depuis qu’elle avait été transformée ! Or il lui fallait à tout prix pénétrer dans cette mercerie, non seulement pour s’acheter de quoi se vêtir plus discrètement, mais également parce qu’elle avait en sa possession deux trois objets dont elle savait qu’elle en tirerait un bon prix. Une fois de plus, Ombeline ne devrait compter que sur la chance pour pouvoir s’en sortir.
Encore que, se dit-elle, si elle se voyait forcée de rester dans ce patelin paumé quelques jours, il y aurait forcément un moment ou un autre où le tenancier du bâtiment tant convoité finirait par fermer son commerce après le coucher du soleil, permettant à la Lahmiane de se glisser dans la rue pour lui parler affaire en toute impunité.
Et pour sûr qu’elle devrait patienter dans ce village ! Si la noble devait en croire le discours de son interlocuteur, elle n’était pas prête d’arriver à Nuln. Si le coursier ne passait que lorsqu’il était certain qu’il ait suffisamment de chose à emmener dans quelques grandes villes que ce fût, alors il ne passait pour ainsi dire jamais. Comment pouvait-il savoir à l’avance à quel moment précis il deviendrait efficace ? Comment pouvait-il savoir à quel moment l’abondance des missives en attente serait-elle au plus haut point ? Il n’avait assurément aucun moyen d’en prendre connaissance, aussi la jeune femme ne douta pas que le messager ne se rendait dans ce bourg que le plus tard possible : lorsqu’il aurait laissé passer tellement de semaines que le nombre de colis entreposés en deviendrait à coup sûr envahissant. Et soit Ombeline jouait-elle de malchance, et la dernière livrée était récente, soit sa bonne étoile, où qu’elle pût bien être, veillait sur elle, et le coursier tant attendu serait en passe de traverser le hameau.
L’aubergiste lui parla également des caravanes, mais valaient-elles vraiment le fait que la jeune femme les attendît ? Non seulement leurs arrivages étaient des plus incertains, mais contrairement aux coursiers voyageant en chevauchant, elles ne se déplaçaient pas plus vite que ne le ferait un homme à pied. Si quelques marchands faisant partie de l’escorte possédaient leur propre monture, il n’en était pas de même pour chaque camelot qui recherchait au sein du convoi un peu de sécurité. Et encore fallait-il nourrir la vingtaine, quand ce n’était pas plus, de personnes qui convoyaient, ce qui nécessitait tout un attirail culinaire qu’il fallait transporter, et ce au prix de lourdes charrettes tirées par des bœufs, animaux guère reconnus pour leur vélocité. Non, Ombeline écarta dès lors l’hypothèse de se joindre à l’une de ces smalas.
Et pas de coche, pas de charrette, pas de diligence ni de carrosse susceptible de faire halte dans cette bourgade. Voilà qui était tout simplement exaspérant aux yeux de la jeune femme. Fallait-il qu’elle attende un miracle en restant ici, ou bien qu’elle ne continue sa route une fois la nuit tombée ? Les deux solutions ne lui convenaient guère ; les deux solutions l’exécraient au point de la rendre folle, si bien qu’elle se demanda si l’aubergiste ne se retrouverait pas avec un second sourire une fois que le soleil ne se serait couché. Simplement pour qu’Ombeline puisse lâcher la bride à sa hargne si bien contenue depuis tout ce temps.
Mais peut-être y avait-il un autre moyen de voyager. Dès que le crépuscule le permettrait, elle se glisserait à l’extérieur de l’auberge à la fois pour se rendre à la mercerie, mais également pour vérifier s’il n’y avait pas possibilité de voler un cheval ; ces pécores ne l’auraient justement pas volé. Si cet endroit aussi isolé que peu fréquenté ne lui permettait pas de voyager, autant qu’elle s’en donne les moyens, quand bien même, contrairement au service d’un coche, elle ne pourrait pas profiter du voyage pour repriser sa vêture. Devait-elle ainsi laisser la gamine de l’auberge s’en occuper ? D’ailleurs, ce dernier ne lui avait-il pas dit que la petiote lui prêterait l’une de ses robes ? Si Ombeline était presque certaine que la fille de l’aubergiste ne fût pas grosse, il n’en allait pas de même pour ses certitudes concernant sa taille. Ou son tour de poitrine. Un pari pour le moins risqué s'il se trouvait qu’elle ne renterait pas dans la robe ; un fait qui risquerait de léser le tenancier s’il se rendait compte qu’elle avait l’outrecuidance d’ignorer le présent de sa fille.
« Eh bien, voilà qui n’arrange guère mes affaires ! » répondit Ombeline en réprimant de nouveau un faux bâillement. « C’est très généreux de votre part, mais je m’occuperai moi-même de ma robe. Dans l’éventuelle attente de quelqu’un qui pourrait me faire voyager rapidement, j’aurai au moins de quoi m’occuper un tant soit peu. Par contre, je prendrai bien un petit repas, ce que vous avez de moins cher, en revanche. Il ne me reste plus grand-chose. Et je crois que j’irai de nouveau me reposer !»
Quelques pièces quittèrent discrètement l’escarcelle de la jeune femme, avant de s’emparer un moment après de la maigre pitance que lui fournit son allocutaire. Elle alla s’installer à une table, faisant la grimace en découvrant que la mince pellicule de graisse et de saleté couvrait toujours la table devenue poisseuse. En relevant son regard de son écuelle, ce dernier tomba sur trois hommes qui l’avaient précédemment observée. Simples paysans ou voyageurs itinérants ? Ombeline penchait plutôt vers la seconde conjecture au vu de leur accoutrement, bien que le doute fût encore permis. Elle les gratifia d’un petit sourire avant de reporter son attention sur son repas, déjà presque terminé. Rien qui ne fût de qualité, mais en sa condition de vampire, qu’elle mangeât peu ou beaucoup une collation de bon ou mauvais goût ne changeait pas grand-chose, pour ainsi dire rien du tout.
Lorsqu'elle aura terminé le misérable contenue de son assiette, elle remonterait dans sa chambre, feintant le sommeil, et patienterait en s'allongeant probablement sur son lit, jusqu’à ce que le crépuscule ne daigne pointer le bout de son nez.
S'il ne se passe rien, j'attends le crépuscule, à partir de là, je sors de l'établissement et me dirige vers la mercerie, espérant qu'elle soit ouverte (j'y rentre si possible). J'en profite pour voir s'il n'y a rien qui pourrait m'aider à voyager plus rapidement si je venais à entreprendre un tel périple.
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)
Ombe, pour des raisons de cohérences rp, pourrais tu mettre la dernière phrase de ton texte au conditionnel? D'avance merci...
Cependant, alors même qu'elle achevait d'avaler un repas relativement bien cuisiné et plutôt nourrissant (même si son état faisait que ce n'était plus une question majeure pour elle), ses plans furent interrompus par l'arrivée d'un nouveau venu. un lourd pas dans l'escalier se fit entendre, et, bientôt, elle vit surgir un jeune homme à l'allure altière autant que martiale, qui, d'un pas décidé, pénétra dans la pièce comme si il la possédait, ses yeux se détournant à peine pour trouver l'aubergiste et le toiser brièvement du regard...
***
test de char...: 17... bof bof...
Arzhvael pénétra dans la salle commune étriquée de cette auberge décidément bien décrépie... On pouvait dire ce que l'on voulait sur les bouseux malpropres de Bretonnie, mais eux, au moins, n'aurait jamais édifié semblable taudis, et eussent été honteux d'être vu en une place pareille. Malheureusement pour lui, Azhvael n'avait guère eu le choix. La nuit tombait lorsqu'il était parvenu à ce village, et le seul endroit où il était possible de trouver gite et couvert avait été cette auberge.
Il avait bien songé, un moment, à dormir plutôt à la belle étoile. Mais la forêt alentour regorgeait, disait-on, d'hommes-bêtes et d'autres créatures infâmes. Évidemment, si l'on confiait le soin de veiller sur la sécurité du peuple à des pouilleux issus eux-mêmes du peuple, il ne fallait pas s'étonner ensuite que le résultat soit aussi lamentable. Si seulement l'Empire disposait d'une vraie chevalerie, plutôt que de ces pantins vêtus de fer blanc, au moins la sécurité eusse-t'elle été garantie. Arzhvael était sur que, avec moins de cent chevaliers, il eut été tout à fait possible d'éliminer toutes ces menaces sur des dizaines de lieues à la ronde. Mais bah...
Son regard errait sans but, repérant détail navrant après détail navrant, jusqu'à ce qu'il finisse par tomber sur un spectacle encore plus surprenant. une jeune femme à l'aspect des plus surprenant. Si l'on se fiait à ses cheveux et à sa peau, elle prenait grand soin d'elle. Mais sa tenue n'aurait pas été déplacée sur le plus pauvre des mendiants. Mais, en particulier, c'est son regard qu'il remarqua. Des yeux verts clairs, vifs et pétillants. Mais, surtout, des yeux braqués droit sur lui....
voilà, à vous de faire amis amis. Ou pas....
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
Arzhvael de Bastogne se tenait au-dessus du cadavre difforme. Il était plus émacié qu'il n'aurait dû être humainement possible et ses côtes se pressaient contre sa peau grise et morte. Il avait peut-être été humain autrefois, mais il avait muté et sa chair était si altérée qu'on n'aurait pas pu le qualifier de tel quand il était mort.
Ses mains n'étaient plus celles d'un homme, mais ressemblaient plus aux serres d'un grand oiseau de proie. Dans la mort, ces griffes s'étaient refermées comme un étau, épais ongles noirs qui s'enfonçaient dans sa propre chair. La peau des doigts et des avant-bras était jaune et écailleuse comme celle d'un oiseau, mais le corps comportait d'autres traces d'ignobles mutations du Chaos: de douces plumes noires et duveteuses avaient poussé au cou de la créature pour former un étranger collier, et une excroissance osseuse avait déchiré la peau sur sa nuque, s'étendant sur le crâne comme une crête acérée.
Pourtant, c'était le visage de la créature qui s'avérait le plus horrible, d'autant plus qu'il était resté presque parfaitement humain. Les traits du cadavre étaient figés en une effroyable expression qui ressemblait à de l'extase ou de la jubilation, un sourire à la fois hideux et terrifiant. Ses yeux écarquillés fixaient le vide de leurs pupilles et de leurs iris entièrement blancs.
L'écuyer se remit en selle. Il se tenait au centre d'un petit village. Arzhvael ne connaissait pas le nom de cet endroit, si tant est que ce rassemblement disparate de bâtiments miteux en eût un. C'est dans un silence lugubre que le cavalier quitta le village. Il passa dans des dizaines de villages et de petites villes, qui devait autrefois être des communautés florissantes, mais maintenant réduites à l'état de ruines fumantes. Les traces de la guerre étaient partout, depuis les cadavres squelettiques jusqu'aux épées, aux armures et aux flèches brisées qu'il foulait au passage.
Tandis qu'il contournait les restes calcinés d'un autre village, il fit une prière à la Dame du Lac pour écarter les Puissances de la Corruption. Il passa en silence devant une pile de crânes soigneusement disposés les uns sur les autres pour former une pyramide mesurant plus de quatre mètres de haut. Chaque crâne avait été brûlé. On en avait arraché la peau et les cheveux pour leur appliquer une marque bleue sur le front: un grand oeil d'azur stylisé.
Au passage d'Arzhvael, une volée de corneilles et de corbeaux s'élança de son sommet, croassant bruyamment et tournoyant autour d'une manière presque protectrice. On voyait d'autres tas de crânes. Il y en avait huit en tout, disposés à égale distance autour du village, chaque point représentant une extrémité de la malfaisante étoile à huit branches du Chaos.
Arzhvael ne vit pas le moindre signe de vie pendant des jours, jusqu'à ce qu'il tombe sur ce petit village à l'allure accueillant. L'écuyer se dirigea vers l'auberge, laissant sa monture à un jeune garçon d'écurie, avant d'entrer. A l’intérieur, le bâtiment semblait en bon état général, bien que quelques peu usé par le temps.
L'écuye paya le prix de la chambre ainsi que de la nourriture avant de se diriger à l'étage afin de se reposer de ce long et épuisant voyage. Arzhvael s’affala sur le lit, et fit craquer son cou engourdi de droite à gauche. Il avait mal partout et il était épuisé. Il sombra rapidement dans un sommeil qui s'annonçait réparateur. Le lendemain, il se réveilla de bonne heure, son épuisement avait disparu. Il descendit dans la salle commune et balaya la salle du regard, prenant note de ce qui s’y passait, et des personnes récemment arrivées. Le regard d'Arzhvael croisa celui d'une jeune femme au physique des plus surprenant: un physique qui ne correspondait pas le moins du monde avec sa tenue.
"Que fait une si jolie femme telle que vous dans une auberge si miteuse ?"
Arzhvael s'empara doucement de la main de sa semblable et y déposa un baisemain:
"Je me nomme Arzhvael de Bastogne, chevalier de Bretonnie."
Je n'ai pas encore nommé ma monture vu que je n'ai pas encore trouvé de nom sympathique. Merci de m'accueillir dans cette aventure.
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70
Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).
Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture
Si l’état des lieux laissait fortement à désirer, la qualité de la nourriture, quant à elle, se révélait être étonnement convenable. Certes, il ne s’agissait aucunement de poulardes, de rôtis juteux en sauce, de gâteaux sucrés ou tout autre met raffiné qui avaient constitué là le cœur d’un festin de sa vie d’antan, mais au regard du support sur lequel elle était en train de ripailler, la jeune femme avait pensé recevoir un salmigondis d’aliments infâmes dont le goût répugnant n’aurait trouvé d’équivalence que dans l’aspect tout aussi repoussant de cette dernière. Au contraire, un navarin salivant accompagné d’une jardinière, par la suite suivit d’une tourte et de cheddar estalien, lui fut servi, grâce auquel, armée de ses couverts en bois, elle se régala. Vraiment, il fallait absolument que le charmant homme au ventre adipeux qui tenait lieu d’aubergiste fasse le nécessaire pour faire se départir de toute cette saleté s’accumulant dans son établissement qui, aux yeux de la voyageuse, méritait mieux que ce triste sort.
Alors qu’Ombeline était en train de racler les restes de son ragoût à l’aide du pain qui lui avait été servi, un pas lourd se fit entendre, provenant de l’escalier qu’elle avait emprunté quelques minutes auparavant. En relevant à nouveau le regard de son écuelle, la jeune femme croisa le regard d’un jeune homme, sensiblement aussi âgé qu’elle ne l’était, dont le port altier et fier, tout comme son accoutrement, trahissait une condition tout autre que celle de ces croquants que l’on pouvait trouver dans ce genre d’endroit. Plus grand qu’elle, bien bâtit et avenant, elle devait se l’avouer, l’homme se tenait fermement sur ses deux pieds et contemplait la salle de son regard émeraude, lequel lui éclairait son visage quelque peu assombri par un début de barbe. Un homme d’arme, se dit Ombeline en posant son regard sur la chemise de mailles qu’il portait.
Elle le reporta sur son semblant d’assiette désormais vide, mais alors qu’elle était sur le point de se lever dans le but de l’apporter à l’aubergiste et de prendre la direction de l’escalier où se trouvait le nouveau venu, une voix l’interpella, interrompant son geste. Ombeline fronça les sourcils, elle avait l’impression de connaître cette phrase, ou du moins une qui lui ressemblait étrangement. Pire, elle était certaine que ce fût elle qui l’avait un jour prononcée. Mais probablement devait-elle se fourvoyer.
En levant les yeux en direction de l’endroit d’où les paroles venaient de s’échapper, elle fut assez surprise de constater que ledit homme d’arme se trouvait bel et bien devant elle, amenant avec lui de courtois propos. Cueillant sa main avec légèreté, il déposa ses lèvres sur cette dernière avec la même précaution, bien inspiré qu’il était.
En voilà un accueil des plus singuliers et des plus inattendus, songea la jeune femme. Le sieur ne devait certainement pas souffrir de timidité pour se présenter ainsi à elle, aussi directement et sans aucune circonlocution. Quand bien même elle était actuellement la seule femme se trouvant dans la grande salle du bâtiment, nul doute qu’il n’aurait pas agi de la même façon si elle n’avait été qu’une vulgaire paysanne. Ce n’était finalement guère étonnant, elle n’avait strictement aucun rapport, par sa nature, son statut et sa condition, avec la plus noble des roturières ; il était tout bonnement impossible de la confondre avec l’une de ces catins.
Lorsqu’il se présenta, déclinant son identité de chevalier bretonnien, Ombeline comprit immédiatement l’origine une telle franchise et une telle présentation. Un chevalier bretonnien, ne fut-ce pas là l’un de ces hommes qui relevaient la courtoisie au niveau de la vaillance et de la loyauté, deux autres conditions nécessaires pour aspirer au rang de chevalier, titre qui les enorgueillissait au plus haut point ? Si une telle connaissance de l’étiquette leur était fortement louable, ces matadors avaient néanmoins la fâcheuse tendance à pousser le vice jusqu’au point de non-retour, où les femmes n’étaient plus que considérées comme étant de fragiles petites choses qu’il fallait à tout prix défendre. Au-travers de cette société phallocratique, ces nobles dames n’avaient certainement pas leur mot à dire, et l’un de leurs principaux devoirs n’était pas autre que celui de ne rien faire qui pouvait les mettre en danger. Si de telles pensées ne faisaient qu’apporter bon nombre de préjugés, pourtant avérés, et capable de déclencher l’ire de la jeune femme devant un tel conditionnement, cette-ci n’en laissa cependant rien paraître.
Elle se demandait plutôt ce qu’elle devait lui répondre. Inutile de se fourvoyer, quand bien même elle prétendrait n’être qu’une simple jeune femme, Messire Arzhvael de Bastogne ne serait pas dupe. Ce n’était nullement un éloge à sa magnificence ; juste une simple constatation pour qui avait un tant soit peu de bon sens. Par conséquent, elle devait se présenter en tant que noble, ce qui apportait une toute nouvelle perspective à laquelle elle n’avait pas réfléchi auparavant : se trouver une nouvelle identité. Elle ne pouvait décemment pas se présenter par la suite à Nuln en portant le nom des Andell ; bien que la Ville Lumière fût l’une des plus grandes citées de l’Empire, il ne suffisait que d’un malheureux hasard pour que connaissance de son père ou l’un de ses clients ne repérât la fille de ce dernier, et s’en était fichu d’elle. Autant se créer une nouvelle identité dès à présent, avec de parfaits inconnus pour que ce mécanisme finisse par s’insérer convenablement dans son esprit.
« Me voilà toute confondue par une si sémillante rencontre ; jamais en ce lieu marmiteux n’aurais-je pensé coudoyer un noble et accort chevalier bretonnien ! Vous honorez de votre compagnie une humble femme sur laquelle se pencha un bien tragique et opiniâtre destin », lança-t-elle en écartant théâtralement les bras pour que son vis-à-vis constate sa vêture des plus lamentables, qui tranchait assurément avec son parler. Il était indéniable que les bretonnien raffolassent des histoires tragiques de chevaliers acculés par leurs engagements entre deux seigneurs engoués aux ordres contraires, de nobles dames attendant leur promis qui ne reviendrait jamais, happé par un funeste fatum. Peut-être réussirait-elle à faire vibrer la fibre émotionnelle commune à tout bretonnien, quand bien même ces derniers cherchaient-ils à la dissimuler sous une volonté et une détermination inébranlable.
« Mais trêve de palabres, il me serait malséant de ne pas me présenter. Je suis Lucretia Von Shwitzerhäum, baronne d’Elzach, ou ce qu’il en reste, autrefois un petit mais néanmoins charmant village dans les environs de Pfeildorf. »
En lui annonçant ceci, la jeune femme s’était penchée vers Arzhvael et avait baissé la voix par précaution. Il aurait été inconvenant qu’elle en vînt à trancher la gorge de un ou de deux malappris venus lui soutirer, crânement, quelques richesses après avoir eu vent de sa condition.
« Je suis actuellement bloquée céans-même, continua-t-elle en reprenant ses distances, mais je cherche un moyen de regagner Nuln à tout prix. Malheureusement, il semblerait qu’il n’y ait aucun coche ou diligence de passage en ce moment.
Je pourrais également vous retourner la question, à moins que de pressantes affaires ne retiennent d’avantage votre attention. »
Bienvenue !
J'imagine que tu peux répondre sans attendre de réponse de la part de Morti.
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)
Comme quoi le dicton selon lequel il ne faut pas se méfier des apparences était bel et bien fondé ! Devant Arzhvael de Bastogne ne se trouvait pas n'importe quelle personne. Cette femme était Lucretia Von Shwitzerhäum, baronne d’Elzach, un petit village dans les environs de Pfeildorf. Sa tenue était des plus lamentables pour une femme de pouvoir. Par contre sa beauté ne venait pas aggraver ce tableau, bien au contraire, elle possèdait une délicate apparence au teint blafard qui révélait tout un charme ravageur. L'écuyer sourit tandis que cette femme se présentait mais il ne préféra pas continuer son analyse pour ne pas faire l'affront de la choquer par un regard un peu trop omniprésent. Il attendit donc tranquillement que la noble personne eut finie de parler pour surenchérir:
"Je ne pourrais me permettre de vous laisser seule dans ce village. Je suis à la recherche du Saint Graal mais ma Dame comprendra sûrement que je tarde dans ma mission afin de venir en aide à une si belle femme que vous. Si le Graal n'avait pas été un calice, je me serais sans doute morfendu plusieurs jours pour savoir si vous n'étiez pas cette Sainteté."
Ainsi alors qu'il prenait la parole, Arzhvael de Bastogne s'autorisa enfin à détailler plus précisément la gente demoiselle qui lui faisait face, confortant par la même occasion sa première impression. Ses traits étaient fins et son teint était légèrement pâle. Elle était si belle ! Même dans ces habits que seul les gueux devaient porter, et encore...
"Je pourrais peut-être vous escorter à l'extérieur de cette auberge, qu'en pensez-vous ? Ainsi nous pourrons vous trouver des habits digne de votre beauté et nous renseigner sur un moyen de quitter cet endroit. Et peut-être nous pourrions apprendre à nous connaitre un peu mieux..."
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70
Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).
Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture
La jeune femme ne put retenir un fin sourire, à la fois amusée de la prestesse de sa galanterie, et la quête fallacieuse à laquelle se livrait le chevalier. Comme bon nombre de ces derniers d’origine bretonniène, son esprit était obnubilé par le Graal et par sa Dame. Ombeline connaissait les grandes lignes de cette légende, laquelle ne pouvait être autre chose qu’un ramassis de mensonges, pour en avoir lu le récit au cours de ses études. Ou du moins, l’un de ces récits. Il était en vérité effarant de constater la quantité de poètes, de lettrés et d’autres soi-disant hommes de connaissance qui avaient prêté foi à ces affabulations fantasmagoriques et rocambolesques, dont le seul but était d’enorgueillir le cœur de la loyale et crédule peuplade de Bretonnie afin qu’ils puissent tous relever le niveau de cette chevalerie déliquescente en suivant les traces de leurs héros. Si certaines légendes avaient été enjolivées par quelques chimères que ce fut, les trouvères bretonniens avaient tissé la quintessence de l’absurdité.
Ces rodomontades relataient la naissance de la Bretonnie au cours de douze batailles déroulées sur l’espace de deux ans, au-travers desquelles les vaillants habitants de ce pays pas encore formé se battirent sans relâche aucune. Ladite Lucretia n’avait pu s’empêcher de sourire devant le caractère si répétitif de cette légende. Au cours de la première bataille, les hardis chevaliers avaient réussi à éradiquer les orques et gobelins de leur région. Malheureusement pour eux, il s’avéra qu’ils le firent très mal, car au cours de la seconde, ils affrontèrent une fois de plus les peaux-vertes soi-disant éradiquées. Grand mal leur en fit ! Toujours dans la même année, les peaux vertes pourtant exterminées revinrent à la charge, donnant lieux à la troisième bataille. Et à la quatrième ; les rhapsodes s’avérant être aussi mauvais pour imaginer une quelconque légende que ne le furent leurs chevaliers à l’éradication des orques et gobelins.
C’avait été finalement écroulée de rire devant le pathétique de la fabulation qu’Ombeline avait refermé l’ouvrage, non sans avoir compté neuf batailles où les intrépides héros, après avoir bu dans un gobelet magique, avait échoué à repousser totalement les peaux-vertes qui avaient donc réitéré autant de fois leur tentative d’invasion. Il fallait ajouter à ces neuf envahissements un déferlement de géants, une incursion de Norse, et le pire de tout, au cours de l’ultime bataille et comme si les bretonniens n’avaient pas assez peiné, l’attaque de nouvelles peaux vertes -pour le moins obstinées-, d’hommes bêtes, de trolls, mais également de skavens ! Tout ceci en deux ans. Fort heureusement, la Dame, affublée de son calice, bénit les glorieux chevaliers qui s’en allèrent terrasser les créatures impies. Après que le seigneur Feredmont eût invoqué des pigeons célestes qu’il fit pleuvoir sur les orques horrifiés, et que Gille le Breton vainquît une vouivre en lui plongeant une sagette de bois dans l’œil, les bretonniens triomphèrent du mal. Ainsi naquit la Bretonnie.
Et c’était donc après ce fameux Graal que le sire situé devant elle courait. Effectivement, il était bien plus judicieux de lui consacrer du temps à elle plutôt qu’à la vaine recherche de pareille utopie. Et quand bien même les Chevaliers du Graal prétendaient le contraire, qu’ils eussent véritablement rencontré la Dame, tout cela ne faisait qu’attester l’abâtardissement de leur noble condition. La Dame. Un bien grand mot empli de majesté pour désigner un semblant d’inquisitrice qui n’était pas autre qu’une putain, bien que tentant de cacher sa véritable nature par le biais d’une robe blanche censée traduire l’innocence et la pureté. N’était-elle probablement pas la mère de Louis l’Impérieux, le fils de Gille le Breton, né dans des circonstances tellement suspectes que l’on préférait en taire les détails ? Celui-ci même qui, après un périple dont personne ne savait rien, revint chez lui, entouré d’une aura commune à ceux qui avaient bu au Graal de la Dame ? Ce n’était là qu’un simple traitement de faveur accordé par sa génitrice, et non pas le résultat d’une prouesse martiale ou d’une homérique quête comme son surnom laisser à penser.
Mais pourquoi penser à de telles mendacités alors que, par le plus grand des hasards, un courageux et charmant jeune homme venait se mettre à son service ? Certains esprits chagrins auraient pensé là à une audacieuse tentative pour la détrousser de ses biens, ou la trousser tout simplement, et peut-être avaient-ils raison, au vu de la décadence des vertus chevaleresques. Mais ladite Lucretia n’était pas femme à se laisser avoir de la sorte, et bien malavisé aurait été celui qui eût tenté pareil entreprise.
« Eh bien, me voilà fort aise de savoir qu’un noble chevalier bretonien daigne délaisser ses obligations pour venir au secours de la pauvre dame que j’incarne, sourit la jeune femme, quand bien même pareille considération me gêne et me rend honteuse. »
En sentant le regard smaragdin de son sigisbée l’ausculter, la noble baissa timidement les yeux. Ce qu’elle allait énoncer l’endiguait encore d’avantage dans l’embarras ; comment pouvait-elle avoir l’outrecuidance de lui demander pareil service ? Elle se mordilla un instant la lèvre, quinaude, avant de prendre sa décision et de croiser à nouveau son regard.
« Les habits qui me siéent le plus sont ceux qui, en ces beaux jours, me dissimulent le plus aux regards indiscrets, et à la nitescence stellaire. Voyez-vous, et probablement me trouverez-vous capricieuse, je ne peux décemment pas pérégriner d’ici-même à Nuln et à Altdorf en abandonnant mon teint aux affres de la poussière et du voyage. Que dirait-on si j’apparaissais dans un salon hâlée et bistrée comme peut l’être une demi-mondaine ? »
Baissant une fois de plus les yeux, elle ne put se départir d’un petit rire gêné. Par Sigmar, ce qu’il devait la trouver bien sotte, à dégoiser sur ce qui devait être pour lui de véritables niaiseries, tout habitué qu’il était aux tourments naturels dont souffrait le voyageur ! La voilà qui perdait tout d’un coup de sa superbe et de sa contenance, et qui rapetissait à vue d’œil, accoutrée de ses défroques qui avaient été autrefois l’ensemble d’une magnifique robe.
« Je me couvre d’opprobre devant les nobles vertus que vous incarnez, et mon affliction n’a d’égal que le dérangement auquel je vous oppose, mais je vous saurai assurément gré de condescendre à ma requête : vous enquérir de la possibilité de me procurer un lourd vêtement capable de me protéger des intempéries. J’ai ouïe dire qu’il y a dans ce village une mercerie actuellement ouverte ; j’ose espérer qu’ils y vendent une pèlerine ou un vêtement de cet acabit. N’ayez crainte, si vous agréez à cette humble demande, je vous rembourserais immédiatement. »
Si tu acceptes, je pense qu'il serait préférable que tu en informes Morti, de façon à ce qu'elle puisse poster avec éventuellement des informations sur ladite mercerie. Après quoi tu pourras poster en conséquence.
Quant à moi, je retournerai me coucher, non pas sans t'avoir remercié, toute fatiguée que je suis après cette longue marche éreintante.
Si tu refuses, tu peux directement poster.
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140 Ma Fiche Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)
Compétences acquises et Dons du Sang
COMBAT : Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main) Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace, Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre
MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)
Alors qu'Ombeline attendait le retour du chevalier, se morfondant devant les derniers restes de son repas, Arzvhael, lui, était sortit, bien décidé à ramener une cape faite de riches étoffes à la charmante jeune fille qu'il avait rencontré. Il comprenait parfaitement son désir de ne point être confondue avec une paysanne au teint hâlé et aux mains usées par le travail manuel, mais au point de ne même pas vouloir traverser une rue ensoleillée, n'était-ce pas la pousser la coquetterie un peu loin?
Cependant, ses pensées sur le sujet s'arrêtèrent assez rapidement: il venait de parvenir à la boutique. Celle-ci était aussi pauvrement pourvue qu'elle était délabrée. Et la plupart des choses qui s'y trouvaient semblaient bien plus axées sur le travail de la terre ou la vie quotidienne du paysan. Guère étonnant, à vrai dire, au vu du voisinage.
Cependant, un peu au delà d'un comptoir sur lequel somnolait à moitié un vieillard au visage cirrhosé, qui l'avait salué d'un geste aviné à son arrivée dans l'établissement, il trouva ce qu'il cherchait. Une petite série de cape de qualité diverses et variées étaient suspendues à divers crochets, allant de la laine grossière à 8 pistoles au lin finement tissé et brodé coutant trois fois plus, en passant par d'autres pièces de qualités intermédiaires à 12, 15 et 20 pistoles...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...
« Je me couvre d’opprobre devant les nobles vertus que vous incarnez, et mon affliction n’a d’égal que le dérangement auquel je vous oppose, mais je vous saurai assurément gré de condescendre à ma requête : vous enquérir de la possibilité de me procurer un lourd vêtement capable de me protéger des intempéries. J’ai ouïe dire qu’il y a dans ce village une mercerie actuellement ouverte ; j’ose espérer qu’ils y vendent une pèlerine ou un vêtement de cet acabit. N’ayez crainte, si vous agréez à cette humble demande, je vous rembourserais immédiatement. »
Tel est un brave chevalier bretonnien, Arzhvael de Bastogne se devait d'être d'une grande galanterie à l'égard des dames et c'est pour cela que le jeune bretonnienne accepta cette requête.
"Comment dire non à une beauté comme la votre ? Je ne peux donc qu'accepter votre requête, noble dame... "
Jetant un regard des plus éloquents à cette Lucretia, Arhzvael lui tourna le dos et sortit de l'auberge dans le but de trouver cette mercerie qu'elle venait de lui parler.
Le soleil était déjà haut dans le ciel et la fin de matinée était agréable. Autour de la place, qui accueillait une magnifique fontaine, se trouvait une petite dizaine de maisons bourgeoises. Lentement, il traversa le village. Les maisons y étaient pauvres et les rues étaient en terre à peine pavé. Les habitants le regardèrent passer avec quelques étonnements car un chevalier Bretonnien solitaire, c'était plutôt rare.
Arzhvael arriva finalement à l'endroit que lui avait indiqué vaguement Lucretia. La boutique était petite. Le bâtiment, bien que robuste, restait une construction de province. La bâtisse avait été fabriquée avec des poutres de large section, sa toiture était protégée de tuile en argile et ses murs étaient doublés de chaux et enduits d'argile pour éviter d'être incendié trop facilement.
"Bonjour brave marchand... Pardonnez-moi de vous déranger... Je viens d'arriver dans votre village et aussi aurais-je voulu vous acheter une de vos capes ainsi que des vêtements pour un voyage. Je dispose de quinze pistoles, auriez-vous l'aimable obligeance de me donner les meilleurs habits que je peux avoir avec ces pistoles ?"
Une fois la transaction faite, Arzhvael salua le vieillard, et se dirigea à nouveau vers l'auberge du village. Au-dessus de la porte de l'auberge, une fine poutre dépassait perpendiculairement du mur, soutenant une enseigne qui se balançait doucement sous la brise. La main gantée du chevalier se posa sur la poignée et il ouvrit la porte de l’établissement d’une poussée franche, ouvrant la porte en grand.
Lucretia Von Shwitzerhäum ne se trouvait plus dans la salle commune, elle avait sûrement dû regagner sa chambre, comme elle lui avait indiqué avant son départ pour la mercerie. Arzhvael traversa la salle pour gagner le comptoir où se trouvait le propriétaire de cette auberge.
"Salutation, je suis chevalier Bretonnien et je souhaiterais connaitre le numéro de chambre de la Dame avec qui je viens de parler !"
L'aubergiste se gratta la barbe tout en jugeant si Arzhvael était digne de connaitre ce numéro.
"Bien sûr... C'est la numéro 3. Vous montez à l'étage et c'est sur votre droite !"
Grimpant l’escalier hâtivement, Arzhvael trouva rapidement la porte dont le bois au vernis écaillé portait une grossière représentation du numéro trois. Le chevalier servant tapa à la porte avant de demander:
"Puis-je entrer Dame Lucretia ?"
Lorsqu'il eut l'accord de la noble, le jeune homme ouvrit la porte et découvrit une chambre qui semblait vide et silencieuse. Lucrecia était là, assisse sur son lit.
"Voilà votre demande, ma dame !"
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70
Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).
Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture
Sa délicate et précédente requête était des plus embarrassantes, et la jeune femme se morfondait de n’essuyer qu’un refus qui l’aurait plongée dans le désarroi. Que ferait-elle si le sieur la délaissait suite à son invraisemblable exigence, à ce petit mais extravaguant caprice de noble dame ? Elle se verrait forcée de voyager à nouveau de nuit, afin de préserver à la fois la blancheur de sa peau opaline du soleil tout autant que de la poussière provenant de la terre asséchée par ce dernier, et seule l’obscurité vespérale, ainsi que l’humidité qu’elle convoyait, ferait retomber ces particules fortement salissantes. Cela faisait deux nuits de suite qu’elle voyageait de la sorte, ç’aurait été avec un grand déplaisir qu’elle en aurait accueilli une troisième.
Mais cette idée ne trouverait place que dans ses cauchemars les plus sombres ; Messire Arzhvael de Bastogne venait d’agréer de la plus charmante des manières à sa sollicitation, et ce fut avec un grand sourire et des yeux verts pétillants d’allégresse qu’elle en reçut la réponse.
« Voilà qui est bien aimable de votre part, Messire chevalier. Jamais ne saurai-je vous remercier assez pour les égards dont vous me témoignez. J’éprouve du remord à vous l’avouer, mais pendant que vous irez vous enquérir de ma vêture, j’irai paisiblement me reposer dans la mansarde qui me sert de cambuse. Mes récentes pérégrinations m’ont harassée de fatigue, et je ressens le besoin de me reposer quelque peu. Je vous saurai gré de me retrouver dans ma chambre, sitôt votre devoir accompli. »
Arzhvael de Bastogne prit congé de Lucretia, non sans lui avoir lancé un dernier coup d’œil qu’elle n’ignora pas. Cette dernière se leva à son tour, et, passant devant les trois hommes qui terminaient leur repas, alla poser son écuelle sur le comptoir de l’aubergiste, avant de regagner l’escalier. Une fois arrivée dans sa chambre, ladite baronne de Shwitzerhäum se laissa tomber sur son lit, attendant patiemment le retour de son preux chevalier.
Vraiment, à rencontre fortuite heureux hasard. Il n’y avait pas de ça deux heures, elle pestait encore et maudissait ce hameau de malheur retiré de la civilisation, perdu au plus profond de la campagne et dans lequel ne vivaient que des malappris arriérés. Et en sus de ça, il n’y avait d’aucune façon un moyen pour regagner la culture et la société auxquelles elle aspirait tant.
Mais voilà qu’une merveilleuse aubaine se présentait à elle sous la forme d’une inattendue mais agréable –également pour les yeux- rencontre, celle du chevalier Arzhvael de Bastogne. Et le jeune homme, non content de lui proposer galamment de l’accompagner et de l’escorter jusqu’à Nuln, lui paraissait déjà tout dévoué, allant jusqu’à se proposer pour lui ramener de nouveaux vêtements. Certes, elle n’était pas encore sortie de l’auberge, mais la perspective de cheminer en charmante et accorte compagnie la réjouissait au plus haut point.
La perception d’un infime courant d’air lui fit ouvrir les yeux. L’on venait d’ouvrir la porte de l’auberge, et la brise chaude d’une matinée qui l’était tout autant venait de s’engouffrer dans le bâtiment, remontant l’escalier pour aller mourir dans sa chambre. Un pas lourd et altier, sans équivoque, se fit entendre, en même temps qu’une voix qui s’adressait à l’aubergiste. Arzhvael venait de rentrer, et la jeune femme espéra qu’il eût trouvé l’objet de ses convoitises.
Quelques secondes plus tard, après que le bois des marches de l’escalier eût craqué sous un pas hâtif, l’homme toqua à la porte, demandant la permission d’entrer. Ombeline, jusqu’alors allongée sur son lit, remit un semblant d’ordre dans son apparence, et la lui accorda tout en s’asseyant sur le lit. Lorsque son sigisbée lui présenta ses toutes récentes acquisitions, la noble se leva prestement, s’emparant des vêtements dans le but d’en juger la qualité et l’apparence. Adieux sa magnifique robe et son corset qui la mettaient si bien en valeur. Désormais, elle n’aurait plus que droit à des vêtements bien plus ordinaires, mais également plus passe-partout. De simples braies, tout ce qu’il y avait de plus classique, et une chainse surmontée d’une veste de cuir. Et par-dessus le tout, une lourde pèlerine en coupe circulaire, dotée d’un capuchon dont elle tirerait très certainement grand usage. Avec tout cela, elle était parée pour le voyage, sans craindre les indispositions les plus bassement matérialistes. Oui, Arzhvael avait fait du très bien travail.
« Par votre Dame, si tous les chevaliers possédaient votre galanterie et votre bienséance, je gage qu’il n’y aurait plus aucune sang bleu digne de ce nom dans notre malheureux et discourtois Empire. Peut-être ne serait-ce pas un mal, d’une toute autre façon. D’ailleurs, à ce propos, continua-t-elle en croisant son regard, se pourrait-il qu’une bienheureuse jeune femme attende le noble et avenant jeune homme que vous êtes ? Mais tournez-vous donc, je vous prie. »
En attendant sa réponse, Lucretia joignit le geste à la parole. Alors que le vertueux chevalier devait assurément se demander le bien-fondé d’une telle demande –ou s’il en avait déjà saisit les tenants et aboutissants, se demandait pourquoi ne lui avait-elle pas plutôt demandé de quitter sa chambre, la jeune femme, sans prendre la peine de vérifier que l’homme s’était bel et bien exécuté, lui tourna le dos et fit choir le reste de sa robe, se dénudant complétement. Si fait, elle enfila les nouveaux vêtements apportés par Azrhvael, ce qui lui conféra une sensation des plus étranges après avoir porté pendant tout ce temps une majestueuse et noble vêture qui soulignait ses courbes et affinait sa taille. A vrai dire, maintenant qu’elle avait revêtu sa pèlerine et rabattu la capuche, il en devenait presque difficile de discerner les fins traits de son visage. Mais bien qu’elle le regrettât, elle ne pouvait se cacher que c’était bien là le but recherché.
En se retournant, la noble dame croisa de son regard interrogateur celui de son vis-à-vis, peut-être encore quelque peu hébété.
« Mais dites-moi, combien vous dois-je ? » lança-t-elle en s’emparant de l’escarcelle d’où tintaient un bon nombre de piécettes.
Modifié en dernier par [MJ] Mort Noire le 27 sept. 2011, 22:04, modifié 1 fois.
Raison :Décompte XP: 80
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140 Ma Fiche Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)
Compétences acquises et Dons du Sang
COMBAT : Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main) Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace, Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre
MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3
INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne
AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons
Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)