[Helena Morenheim] La fuite

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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[MJ] Longrange

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Par mesure de prudence, elle s'installa donc dans les bois, sans doute la meilleur solution pour se tenir à l'écart de l'agitation qui régnait au camp.

Comme à son habitude. Elle échafauda un plan pour se débarrasser de Louise en se remplissant les poches au passage.

Lorsque Helena chercha quelque un pour mettre ses informations dans l'oreille des prêtres. Gilles s'avera à la hauteur de la tache, et pour quelques pièces, il fut envoyer dire que l'herboriste paraissait louche.
(/hrp -8 sous de cuivres)
Bien sur Helena ne lui prevint pas que son "amie" Louise se trouverait certainement la bas. D'ailleurs Hans, elle et Ludwig était introuvable au camp. Ils étaient visiblement partit en avance.

Ses gens de confiance avait certainement emmener une partie du contenu du coffre. Pour payer l'herboriste.

Helena, éleva son camp de nuit. Mais aucune patrouille ne vint la déranger. Mais elle vit aussi la Shayallienne et le prêtre se diriger vers le temple de Sigmar peut avant le petit matin ...
Enfin lorsque qu'elle trouva un peu de sommeil
Helena, se réveilla en sursaut. Nul ne l'avait réveiller, mais elle avait conscience que quelque chose se déroulait.
La frustration, la haine et la cupidité au dessus de tout ...

Ses sens accrus lui permirent non pas t'entendre, mais de sentit que ca avait deja commencé.

En se rapprochant, elle vit ce qu'elle attendait. Le fruit de tant d'efforts ... de machination, de ruse.


Un pillage en règle de la caravane.
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A l'heure de petit déjeuner à l'aube. Les Zweihanders choisi et mené par Karl et Jacob avait lancer un raid sanglant contre leurs propres camarades et sur les civils qui les accompagnaient.

Ils prirent rapidement le dessus les gardes fidèles à Louise dont seul une petite partie eut le temps de mettre la main sur une arme. Et dont certains furent même égorger à la sortie de la tente. S'en suivit un pillage en règle de tout objet de valeurs, de l'armurerie, et des biens, vin, tissus, et autres qui pouvaient être emporter.

"- Allez ! Pillez tout ! prenez tout ! Nous sommes riches ! Jacob, avec moi, au coffre ! "
Ordonna Karl, en haussant sa voix par dessus le tumulte.

La porte du wagon principal céda rapidement. Et un cri de rage sortit de celui ci lorsque le bon millier de pistoles n'étaient plus la.

"- Cette P*** Cette S****** de Louise ! Jacob, elle est certainement vers la ville avec notre pognon, emmène 5 hommes avec toi et va les chercher ! Récupère l'argent et revient à l'endroit convenu. "


Jacob ne se fit pas attendre, et emmena 5 cavaliers sur les traces de Louise.
Enfin, lorsque les premiers feux prirent, Helena comprit que les Zweihanders souhaitaient mettre un terme définitivement à leur ancienne vie, en emportant tout objet de valeur au passage avant de repartir vers la foret
Helena voyait avec déception sa cuisine brulé avec le reste. Mais peut etre restait il quelque chose à voler avant que les flammes n'ait tout bruler ?

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Helena Monerem
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Message par Helena Monerem »

Helena hésita un instant, puis décida que cela valait le coup d'aller jetter un rapide coup d'oeil. Mais il valait mieux y aller prudemment. Elle ne s'avancerait que si elle était sur que tous les soldats étaient partis. Et elle décida de mettre l'armure de cuir qu'elle avait récupéré parmi les affaires du soldat de l'autre nuit. Bien dissimulée sous ses autres vêtements, elle n'attirerait pas trop l'attention sur elle, mais lui garantirait un minimum de protection en cas de coup dur.

Elle vérifia également que ses armes étaient facilement accessibles. Pas qu'elle ait réellement l'intention de se battre, mais il ne fallait jamais rien laisser au hasard. Pour finir, s'estimant fin prête, elle s'approcha de l'ancien campement en flamme, vêtue de ses vêtements de récupération, en-dessous desquels elle sentait le cuir fatigué.

Avant d'avancer davantage, elle s'accorda quelques instants, pour tenter de déterminer quelles zones avaient subi le moins de dommages. Elle commencerait par aller voir là. Et il faudrait qu'elle se montre particulièrement prudente vis-à-vis du feu. Pas question de se chopper des brulures difficiles à justifier par la suite.

Tout en faisant cela, elle se réjouissait intérieurement de la réussite de son plan. Certes, il semblait bien que les mille pistoles lui échapperaient. Mais il fallait parfois faire des sacrifices si on voulait pouvoir survivre. Des tas d'imbéciles avaient voulu s'accrocher à leur or, pour finir la gorge tanchée ou le coeur arraché. Mais cela ne lui arriverait pas. De l'or, il y en avait partout dans le monde, et encore plus d'occasion de s'en faire. Elle, elle était unique. Pas question de gacher cela, même pour mille pistoles.

Helena se demanda soudain la tête que ferait Louise en voyant ce qui restait de sa Caravane. Cette seule pensée suffit à lui arracher un large sourire, et c'est le visage rayonnant d'une joie innocente qu'elle s'avança finalement dans la clairière, se dirigeant vers un des endroits repérés. Il faudrait qu'elle dégage rapidement ce qui pouvait encore être récupéré, et qu'elle en estime la valeur, et cela sans trainer. Certes, le campement était à l'écart du village, et les habitants mettraient probablement un bout de temps à réagir, vu l'heure matinale. Et puis, peut-être qu'avec le bazard que feraient Jacob et ses gars dans le village, ils auraient autre chose pour s'occuper. Mais on ne pouvait jamais savoir, et Helena tenait à s'éloigner le plus possible avant que quiconque ne parvienne sur le site du campement.

Il était d'ailleurs temps de réfléchir à la voie qu'elle emprunterait. L'une d'entre elles pouvaient déjà être écartée: celle emprunté par le désormais hors-la-loi Karl. En fait, le plus sur, c'était d'aller reprendre la route de l'autre coté du village en en longeant les abords, de telles sortes que ses traces, si quelqu'un se souciait de les relever, seraient mêlées à toutes les autres des habitants laissées en vaquant à leurs occupations journalières. Et puis, personne n'imaginerait qu'un fugitif quitterait les lieux en repassant devant le village. Mais seule, et à cette heure, elle passerait aisément inaperçue, surtout si elle contournait les routes entre le campement et le village. Et qui sait, peut-être qu'avec un peu de chance il resterait une monture que les gars de Karl n'auraient pas jugé digne d'eux, et elle n'aurait pas à marcher. Dans un premier temps, même une mule lui suffirait. Qu'au moins, elle puisse se laisser porter.

S'arrêtant en plein milieux de la clairière, elle s'autorisa quelques instants d'auto-admiration muette. Alors que ses yeux balayaient fièrement les caravanes éventrées, les cadavres au sol, les marchandises en feu, elle se remémorait avec délectation qu'il avait suffi de quelques mots glissés dans les oreilles adéquates pour en arriver là. Savoir parler valait mille épées, et les bouffons qui brulaient au sol devant elle ou cavalait au loin en pensant qu'ils avaient réalisé un bon coup en étaient la preuve. A aucun moment, ils ne s'étaient rendu compte qu'ils dansaient tous sur la musique qu'elle jouait. Soulevant délicatement ses vêtements pour ne pas les salirs de trop, elle se dirigea à nouveau vers le carnage face à elle.

Tandis qu'elle marchait, elle se remémorra soudain autre chose. Karl avait envoyé Jacob et 5 autres renégats pour mettre la main sur Louise. Sans savoir que Louise s'était débrouillée pour que Louise tombe entre les mains de l'Inquisition. Jacob aurait un choc, c'est sur, au moment où il s'en rendrait compte. Elle espéra que cela ne lui serait pas fatal. Du moins, pas tout de suite. Les choses seraient bien plus drôles si il restait en vie juste assez longtemps pour indiquer aux Inquisiteurs où se trouvait cet "endroit convenu" où il devait retrouver Karl. Dans ce cas là, Karl aurait lui aussi une jolie surprise. Et Jacob parlerait, c'était certain. Des crétins dans son genre ne résisteraient jamais à un peu de torture. Imaginer la tête de Jacob et de Karl fut un nouveau plaisir, qui lui arracha un éclat de rire cristallin. Les imbéciles!

Décidément, cette journée commençait de manière idéale...
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[MJ] Longrange

Re: La fuite

Message par [MJ] Longrange »

Helena parut admirer le travail durant de longs moments. Jusqu'à que le dernier cavalier soit partie, elle ne fit que regarder. Étrangement, au même instant, elle se souvint de ses aventures plus ou moins douteuses qu'elle eut à Altorf. Le souvenir du noble, et de la nordique parvint à lui faire des mémoires particulièrement épicé. Ce qui n'était rien en comparaison du complot qu'elle avait monter avec Hausman et sa bande.

Du passé à présent. Elle se concentra sur l'instant.

Ses armes n'étaient qu'une sécurité qu'elle eut rarement le loisir d'utiliser. Elle demeurait invincible, et ses crocs suffisait généralement à mettre à bas ses adversaires et ses proies.

Dans la fouille de son œuvre, la caravane en ruines, elle ne trouva que peu de choses. Des outils brisés. Des coffres fouillés à la hâte, des vetements rapiécés. Les hommes étaient impressionnant quand il s'agissait de trouver de l'argent et des biens précieux. Il n'y avait strictement plus rien de récupérable ou de valeur.
Ici un doigt à été découpé pour voler la bague. Ici une oreille pour un simple cercle d'argent.
Une boucherie en bonne et du forme. Et les civils qui composaient la majorité des gens n'eurent pas l'occasion de se rendre.
Gilles faisait partie des rares enfants. Mais il ne fut pas épargner. Dommage pour lui.

Aprés une demi-heure de fouille, elle se rendit compte que mise à part des vetements rapiécés, des meubles et des outils brisés, et des cadavres elle ne trouverait rien de plus ici.
Même pas une seul pièce car la première chose qu'apprenait un mercenaire était le pillage.


Enfin elle repartit, en s'allongeant d'une bonne heure, pour prendre un chemin détourné entre le village et la caravane.
A pied.
Finalement au terme de 2h et demi de marche. Elle atteint le village en fin de matinée, et dont des clameurs de foules n'indiquait rien de bons. Elle se rapprocha suffisamment pour observer la scène et l'entendre clairement.
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Un répurgateur, c'est à dire un membre de l'ordre de la flamme purificatrice de Sigmar. Mais ce n'était pas l'inquisiteur Normann, Helena aurait pu reconnaitre son visage balafré et haineux entre tous.
Ce dernier était pourtant un homme obstiné, alors Helena avait elle si bien dissimuler ses actions qu'il ait perdu sa trace ?

Le répurgateur prit la parole, un bucher était prêt. Et y était ficeler plusieurs hommes et femmes dont certains n'étaient pas inconnu à Helena.

"- Mes amis ! Encore une fois aujourd'hui, nous pouvons voir la marque de la corruption, et de la déchéance des plus faibles d'entre nous. Ceux qui ont perdu la foi en Sigmar. Ces HERETIQUES ! "

Puis comme un boucher présentant ses pièces ils se rapprocha d'eux et les pointait de son épée. Il était bien 4 face à une foule d'au moins 100 personnes et d'une poignée de gardes. 4 religieux étaient aussi présent. le prêtre de la caravane, la shayallenne, un prêtre de Morr, et le moine du temple de Sigmar.

"-
Elmeric Naubhof, ce soit disant herboriste a fait cas de Sorcellerie aggravé ! Ce démon avait pratiquer des experiences sur les corps humains de Sigmar. Ses décoctions n'étaient que des maléfices du chaos ! On retrouva des objets volés dans ses potions ! "

Helena ne risquait plus de travailler pour ce vieux fou à présent. Bien qu'elle n'eut pas le loisir de parler à sa femme.


"Qu'ils brulent ! "
criait la foule
"- Rozhilda Naubhof, tel mari, tel femme ! Les témoins nous rapportent qu'on l'eut vu pratiquer attoucher à de jeunes enfants pour les corrompre à la décadence "


"Qu'ils brulent ! "


"- Ludwig Weber et Hans Schultz, ces cultistes du chaos ont affronter directement arme à la main, notre juste inquisition lors de l'intervention. Une preuve affligeante de la noirceur de leurs âmes. En défendant ces cultistes du chaos. Ils sont par la même complices, et donc coupable d'hérésie ! "


Hans ne lui avait poser que trop de problèmes lorsque qu'elle devait rentrer de nuit. Il ne pourrait plus surveiller quoi que ce soit.


Aucun d'eux ne parlaient à présent. Des marques de tortures étaient aisément visible sur la chair à vif.


"Qu'ils brulent ! "

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Et ils brulèrent.

"- Que ce sort soit un exemple, pour ceux qui oseraient se détourner du chemin de la lumière de Sigmar ! "


"
"Sigmar Heiz ! Sigmar HEIZ ! "


ce qui voulait signifie en ancien reikspeil, Sigmar Éternel . Le fanatisme n'avait aucune limite.

"- Mais d'autres reste encore à juger ! Nos braves n'ont pu mettre la main sur les complices de ce sorcier à savoir Louise Lebengut et Richard Drauwulf. Ils ont réussir à vaincre et à s'enfuir par le sud. L'inquisition impérial se montrera très généreuse avec tout ceux qui participeront à leurs captures ! 200 pistoles par tête ! "


Il montra d'épais sacs d'argent. Assez pour faire saliver la foule. Et saliver les hommes de Jacob, qui étaient aussi présent dans la foule. Ils repartaient immédiatement.

"- Loué Sigmar ! Sigmar HEIZ ! "

Ainsi termina l'orateur sur cette odeur de brulé.

La foule de 100 personnes resta au moins jusqu'à que les cris aient cessé. Et alors tous se posèrent la question.

400 ca me ferait bien 2 ans de vacances ...
... Ca sera pas évident de retrouver leur trace. Le bucheron m'a dit qu'ils avaient des chevaux ...

... Brr, mieux vaut rester discret avec ces gens dans les parages


Helena devait à présent réfléchir à son prochain mouvement. Pendant ce temps, le chef de la milice montait sur l'estrade pour faire ses propres déclarations. elle traitait de la présence d'une dangereuse bande de hors à la loi à l'ouest et que le commerce était suspendu en attendant l'arrivée de l'armée impérial.
/hrp , et voici ma chère Helena. Encore 4 morts indirectes grâce à toi.
A toi de voir pour tes prochains objectifs. Par contre tu est à pied.
Sans altorf à gerer, j'aurais un rythme beaucoup plus normal.

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Helena Monerem
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

Ainsi, Louise était parvenue à s’en sortir. Grand bien lui fasse : désormais, il faudrait qu’elle passe le restant de sa vie en regardant par-dessus son épaule. Et vu le manque de discrétion dont elle faisait preuve, cette vie ne serait probablement pas très longue.
La jeune vampire était persuadée d’être parvenue à brouiller efficacement ses traces. Avec les affaires qui venaient de secouer le village, et la prime qui tournait la tête à tout le monde, on parlerait bien peu d’elle dans les jours à venir. Mais il était hors de question qu’elle reste dans le coin.

Elle prit deux minutes pour réfléchir à la direction qu’elle prendrait. Pas le sud, c’était certain. Elle ne craignait pas spécialement d’y recroiser Louise, car si celle-ci avait continué dans cette direction sur plus que deux ou trois lieues, alors elle était encore plus stupide que ce qu’Helena le pensait. Non, à l’heure actuelle, Louise avait surement changé de route, et avec des chevaux, elle pouvait se trouver à peu près partout.

Le vrai danger, au Sud, c’était tous les crétins qui allaient s’y précipiter en espérant mettre la main sur la récompense. Ils balanceraient n’importe qui à l’inquisition pour toucher l’argent, et Helena ne pouvait pas se permettre d’être arrêtée « par erreur ». Le sud était donc exclu.

Plus elle y pensait, en fait, plus l’ouest lui semblait la meilleure voie. Alors oui, c’est vrai, ces imbéciles de mercenaires étaient partit par là, mais eux aussi, normalement, si ils avaient ne seraient-ce qu’un brin de cervelle, devaient avoir quitté les lieux pour se diriger ailleurs. Et, de toute façon, Helena étant à pied et eux à cheval, il était peu probable qu’elle les recroise : ils étaient surement loin à l’heure qu’il était.

En fait, paradoxalement, les deux directions les moins sures étaient le nord et l’est, car c’est sur elles que Louise et les mercenaires se replieraient le plus probablement. Ce qui ne voulait pas dire que la voie serait sure. Helena avait de toute façon bien l’intention de marcher en prêtant une attention extrême à son environnement. Heureusement, à ce niveau, ses sens surnaturels lui seraient une aide précieuse ; Désormais, il serait difficile de lui tendre une embuscade sans qu’elle ne s’en rende compte bien avant que ceux sensés l’attaquer ne sachent même qu’elle était là.

Elle n’aimait pas marcher, mais pas question de rester dans le village. Et repartir directement dans une nouvelle caravane ne serait pas non plus une bonne idée. Il allait falloir qu’elle se débrouille pour mettre la main sur une monture au prochain village. Pas question qu’elle continue à marcher comme la dernière des pouilleuses. Mais le plus urgent était de partir. Suivant le mouvement de la foule, elle quitta elle aussi la place en se dirigeant vers l’ouest.

Pourvu que le prochain village ne soit pas trop éloigné…
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[MJ] Longrange

Re: La fuite

Message par [MJ] Longrange »

/hrp, bon reprenons. A ce propos oublie pas que Sir aldric t'a fait des avances à ta reunion teeshirt mouillée. Il attend toujours la réponse de la magnifique Helena. /hrp
Helena quitta donc ce bourg du nom de Ronauwörth


Ce paisible hameau au coeur de la foret, simple étape de quelques caravanes régulière avaient beaucoup vécu.
Après tout, une arrivée de l'inquisition et un bucher est loin d'être courant.

Elle était à présent sur la route seul. Et oui, d'un coté, elle n'aura plus besoin de jouer la comédie. De l'autre, bon, c'est vrai que sans garde manger sur patte, elle risquait de se sentir un peu seule. Enfin tel était la vie d'une vampire.

Elle était donc partit vers l'ouest.
Le chemin a peine praticable sortit de la foret, et l'amena en direction d'un nouveau panneau, donnant l'ouverture sur des champs mise en jachère pour l'hiver

Après une journée de marche, elle vit enfin un panneau au soir.

Wittenhausen 30 kilomètres.


Helena, ne put sentir que peu de choses. A en juger le givre sur les feuilles de saule, il devait faire très froid. Pour autant. Elle ne sentait rien encore.

Si elle sentait quelque chose, ca arrivait sur elle. Ses sens se mirent en alerte.
Habituellement, lorsque qu'elle sentait un humain. Celui ci avait une odeur diffuse de sueur et de vetements ayant trop vécu, un cheval aussi.
Elle sentait beaucoup de sang, elle pouvait entendre les battements de cœur de la bête d'ici.
Deux hommes en toge. Un dont la barbe avancé semblait indiqué sa force de l'age déclinant, et un autre bien plus jeune, qui semblait s'ennuyer à mourir.

Ce dernier guidait sans enthousiasme la monture tirant une chariote couvert d'une bâche.
Depuis la où elle était Helena pouvait sans mal se cacher, ou marcher tranquillement à la rencontre de la chariote.

Mais définitivement, leurs "auras" n'étaient pas normale.

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Helena Monerem
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

Helena avait avisé le panneau avec plaisir : Wittenhausen, la Maison Blanche. C’était un nom prometteur. Autre chose que les bleds miteux qu’elle avait du traverser récemment. Marcher toute une journée, c’était vraiment une épreuve atroce pour elle. Heureusement qu’elle ne ressentait pas le froid. Néanmoins, encore 30 kilomètres, même avec sa vitesse de marche…inhabituelle, cela mettrait encore beaucoup de temps. Beaucoup trop de temps.

C’est pour cela qu’elle se réjouit tout d’abord lorsqu’elle aperçut la carriole. Il lui serait facile de convaincre ses propriétaires de la laisser monter. Sa joie fut cependant tempérée lorsqu’elle aperçut les toges. Des prêtres. Ou en tout cas, des membres d’un culte quelconque. Dangereux cela.
Sa joie disparut tout à fait lorsqu’elle se rendit compte que, en plus de tout le reste, quelque chose d’étrange réclamait son attention chez les deux hommes. Peu habituée à ses nouvelles capacités, elle mit un moment à reconnaitre ce dont il s’agissait. Leur aura. Cette chose invisible, mais pourtant tellement claire. Elle n’était pas normale.

Ces deux faits suffirent à la convaincre : elle n’irait pas parler à ces deux voyageurs. Elle éviterait même de se faire voir d’eux. Elle prit quelques instants pour savoir que faire. Sa première impulsion était de tout laisser tomber et de faire demi-tour pour s’éloigner des deux étrangers. Mais elle réfléchit un peu plus et fini par écarter cette option. Elle ne pouvait pas fuir éternellement face à tout ce qui était susceptible de représenter une menace pour elle.

Cependant, très visiblement, les deux hommes s’écartaient de Wittenhausen. Or, elle, elle voulait y aller. Son choix fut dès lors vite fait : elle se cacherait le temps que le groupe passe et, une fois assurée qu’ils étaient loin, elle poursuivrait sa route le plus vite possible. Avec un peu de chance, elle atteindrait Wittenhausen demain, voire peut-être même ce soir. Trente kilomètres, cela faisait à peu près huit heures de marche, c’était faisable en une journée pour un humain normal. Mais, désormais, elle se déplaçait plus rapidement.

Elle cessa cependant ses réflexions à ce stade, et se mit en quête d’un endroit discret où elle pourrait se dissimuler. Les environs n’en manquait pas, aussi elle put arrêter facilement et rapidement son choix, se dirigeant à enjambées rapides et légères vers sa cachette, dans laquelle elle tenta de se dissimuler au maximum….

Une fois là, tout en suivant autant que possible la progression des deux hommes, elle reprit le cours de ses pensées. Elle se demandait combien de temps il lui faudrait à elle pour parcourir trente kilomètres. Peut-être même que, si elle n’était pas fatiguée, elle pourrait marcher toute la nuit. Après tout, ce n’est pas comme si elle avait un problème pour voir dans l’obscurité, désormais.

Voilà qui était décidé : elle marcherait jusqu’à ce qu’elle soit fatigué, puis se reposerait un peu. Et si elle arrivait à la ville dans la nuit, elle attendrait l’ouverture des portes pour passer les murs.
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[MJ] Longrange

Re: La fuite

Message par [MJ] Longrange »

/hrp si tu veut morti, je travaillait ce que tu allait avoir vers Wittenhausen, en discutant avec quelques gens autour, et en recoupant des sources BG.
Ton personnage étant assez profond, je pense que c'est le minimum. /hrp
Au final, Helena fit encore le choix de la prudence.
Elle n'alla pas les interpeller, mais s'effaça aussitôt de leur vue.

Cachée ainsi plusieurs minutes s'écoulèrent. Le trottinement des sabots et le bruit de la chariote contre le sol sec d'hiver disparurent bien assez tôt.

Elle sortit des sous-bois et repartit tranquillement en direction de Wittenhausen.
La route fut sans surprise longue et peu captivante.
Sa condition lui permettait une marche très rapide, et elle aurait pu certainement courir sans se fatiguer, mais cela aurait sans doute paru louche au détachement impérial fort d'une trentaine de miliciens qui arrivait dans sa destination.

Helena se camoufla sans mal dans l'intense végétation environnante. La troupe s'estompa d’ailleurs rapidement, peu de temps après reprenant son voyage elle arriva finalement en vue de sa destination, juste avant que le soir tombe.

Il s’agissait cette fois d’une ville, pas d’un bourg ou d’un hameau comme précédemment.
Wittenhausen était aussi incidemment l'étape prévue par la caravane commercial et tant d'autres avant que le plan d'Helena ne prenne place.

De l'histoire ancienne à présent, Louise et ce qu'il reste des troupes de Richard étaient tpoujours en fuite mais certainement poursuivis par la moitié du Wissenland.

La ville était fortifié, comme c'était le cas de tout les zones de commerces principales dans l'empire. Cependant, elle vit sans mal que des habitations et des fermes dépassaient des murailles.
Sa position relativement excentré du sud de l'empire lui avait permit d'éviter les vagues d’invasion du chaos et des hordes de peaux vertes provenant respectivement du nord et de l'est.

Helena entra sans mal aux côtés d'autres voyageurs, dépassant des panneaux d'appel à la mobilisation placardés non loin des carrefours.
Comme toujours, une auberge l’attendait, même si elle avait eut des précédents malheureux avec semblables édifices, il en existait certaines d'où partaient les coches et qui était nettement plus "recommandables" que les tripots de soulards qu'elle côtoyait habituellement.

Elle fut rapidement non loin de la place principal, ici les patrouilles semblaient plus fréquentes.
La vampire parvenant à capter les conversations au fil de ses déplacements grâce à son expérience travaillée.


"- .. Rah taxes 'gricole qui monte. Tout ca pourquoi, pour que d'autres s'engrassent, par Taal , not' est bien injuste. "
"- ... Ronauwörth ? pas aussi simple qu'un jet de pierre. Avec ce qui se passe la bas, tu devrais prendre la route de Pluorin pour revenir sur le grand axe Nuln, Karak-Hirin.. "

"- Engagez vous rengagez vous qui disait, et tu sais ... "



"- ... Dame Clara de Pleitdorf, j'ai hate de la voir, on dit beaucoup de bien d'elle. Pouvez vous m'indiquez ce qui lui plairait, Hérault ? "

"- Une nouvelle robe de nuln et des bijoux nains fort coûteux seraient un présent acceptable. Pour une audience du moins. Pour le reste il faudra vous montrer généreux, messire de Roquevault "

"- Fort bien, allons nous occuper de ca ... "


Contrastant avec les gens du commun par ses atours, le noble était de dos, mais le Hérault portant la livrée d'une noblesse locale semblait l'observer avec attention. Il croisa un instant le regard d'Helena.
Une sensation familière, chose très peu courante pour elle passa dans ses yeux. Mais cela ne dura pas. Et elle dut se décider sur ses prochaines actions.
/hrp ville classique, tout ce dont on peut rêver. La ville est sur une grosse route commercial, tu peut aussi trouver des coches pour voyager plus rapidement.
MP moi en cas de soucis.
Sinon toujours un plaisir de te Mjité Helena Tachons de ne pas décevoir nos fans.
Merci A Deistra de la correction d'un MJ fort fatigué. :^^:

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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

Toujours à l’affut de la moindre trace de richesse, Helena ne pouvait manquer le noble et le Hérault à qui il parlait. Voilà qui représentait une aubaine inespérée : les nobles étaient incontestablement ce qui se faisait de mieux en terme de richesse, et, de plus, la milice ou l’inquisition y réfléchirait à deux fois avant de s’en prendre à un noble ou à son entourage. Il fallait qu’elle parvienne à entrer en contact, soit avec le Hérault, soit avec le noble lui-même.

Elle pesa soigneusement les avantages et les inconvénients des deux situations. Le Hérault n’était probablement pas noble lui-même, car ceux-ci l’étaient rarement, et si c’était le cas, c’était généralement des hommes de petite noblesse. Et de plus, il semblait l’avoir, si pas identifiée, du moins vaguement reconnue. Il se souvenait en tout cas avoir vu Helena quelque part. Cela pouvait s’avérer mauvais, si il se souvenait dans quelles circonstance il l’avait vue, il ne la laisserait pas approcher à moins de dix lieue de ses maitres. Ou peut-être que si, finalement. Les nobles étaient tout aussi pervers que les autres, mais eux, en plus, avaient les moyens de se permettre ce genre de…fantaisies. D’un autre coté, si Helena n’évoquait pour lui qu’un vague souvenir, ce serait un grand bénéfice, qui lui faciliterait fort la prise de contact : un Hérault avait ses entrées dans la cour des Grands de ce monde, et entrait en contact avec beaucoup de personnes, toutes ayant un statut social plutôt privilégié. Dans le doute, ne sachant plus exactement qui était Helena, il la traiterait surement avec la plus grande prudence. Pour ce genre de cas, il valait mieux traiter un valet comme un noble qu’un noble comme un valet. Le premier cas ne ferait que couter quelques couronnes de plus à ses maitres, tandis que le second équivaudrait à une insulte mortelle, chose dont un Hérault consciencieux se passait volontiers. Du moins, si il tenait à sa place, voire à sa vie… Oui, effectivement, elle pouvait jouer sur ce point.

D’un autre coté, le noble auquel il parlait serait peut-être une proie plus sure : à son nom, il semblait étranger, probablement de Bretonnie. Il connaissait surement très peu les environs, ainsi que le Gotha local, et serait donc bien plus facile à mener en bateau.

Maintenant, il fallait pouvoir établir le contact d’une manière qui ne soit pas suspicieuse. Autrement dit, faire en sorte que, aux yeux de tous, ce ne soit pas elle qui établisse le contact, mais bien l’un des deux hommes.

Il y avait deux possibilités pour cela. Attirer l’attention du noble, ou celle du Hérault. Le mieux étant de combiner les deux. Ainsi, si jamais un des deux essais ratait, il lui resterait toujours l’autre possibilité. Le Hérault serait cependant sa première cible : il portait une livrée, comme tous les Hérault, et puisqu’il était au service de Clara de Pfeildorf, c’était probablement les couleurs de Pfeildorf qu’il arborait. Or, les Pfeildorf étaient parmi les plus puissantes familles de Wissenland, et même de l’Empire tout entier. Sachant cela, ce serait très facile. La prochaine fois que son regard croiserait celui du Hérault, elle esquisserait un léger salut, comme elle avait vu tant de nobles mineurs le faire vis-à-vis des familles les plus puissantes. Le Hérault comprendrait. Il saurait que le salut ne s’adressait pas à lui, mais aux couleurs qu’il portait, la reconnaissance d’un vassal à un suzerain. Sauf qu’Helena n’était bien entendu pas vassale de la famille Pfeildorf. Mais cela, il l’ignorait. Et salué de cette façon, il était probable qu’il ne pourrait faire autrement que de venir lui transmettre les salutations de la famille Pfeildorf, persuadé qu’elle était membre d’une des maisons mineures assujetties aux Pfeildorf. Il serait obligé de venir la saluer, et serait en position de faiblesse : persuadé qu’Helena était noble, mais ne parvenant pas à la replacer, il devrait se montrer extrêmement prudent pour éviter quoique ce soit qui pourrait passer pour une insulte à sa famille en réalité inexistante. En position de faiblesse, il se montrerait particulièrement affable, pour le masquer…. Et il n’oserait jamais lui demander ouvertement son nom, de peur de manquer de tact. Elle n’aurait qu’à jouer la cruche lorsqu’il tenterait discrètement de lui tirer les vers du nez, et il repartirait frustré et encore plus mal à l’aise…

Et l’avantage de ce mouvement, c’est que cela attirerait l’attention du noble bretonnien sur elle-même, tout en validant officiellement son statut de noble aux yeux du dit noble bretonnien. D’une pierre deux coups…

Et elle connaissait son mouvement suivant également. Une fois qu’elle aurait fait signe au Hérault, elle se pencherait vers un des étals à proximité des deux hommes. Ainsi, tout en feignant une indifférence complète à leur égard, elle se placerait à un endroit où ils ne pourraient manquer de la voir. Discrètement, elle en profiterait pour mettre en valeur ses atouts, dégager ses cheveux et les laisser retomber sur son épaule gauche, ouvrir légèrement son corsage et se pincer légèrement les joues pour les rendre plus roses.

Elle regretta un instant de n’avoir pas revêtu ses plus beaux atours mais, il fallait le dire franchement, ils n’auraient guère pu supporter la route. Et puis, les vêtements qu’elle portait actuellement étaient certes plutôt quelconques, mais ils étaient dissimulés sous sa lourde cape. Cela lui fit penser à une petite astuce supplémentaire. Elle écarta légèrement sa capuche, rendant ses traits plus visibles, sans toutefois les dévoiler complètement. Un joli minois attirait les hommes comme des mouches, une part de mystère les faisait courir. Inutile de dire ce qui se passait lorsque l’on combinait les deux…

Avec un léger sourire, elle se prépara à lancer son plan d’action. Rapidement, tandis qu’elle en amorçait les premiers gestes, son sourire se fit plus doux, plus innocent, presque naïf. Il était temps de passer pour une dinde de la haute….
Modifié en dernier par Déistra le 26 avr. 2011, 15:58, modifié 3 fois.
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Dame Helena Monerem, noble Lahmiane (niveau: Beauté mortelle)


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FOR 10/ END 11/ HAB 11/ CHAR 13/ INT 12/ INI 11/ ATT 12/ PAR 10/TIR 9/ NA 1/ PV 100/100

Compétences:

- Alphabétisation
- Séduction
- Commerce
- Vision Nocturne
- Sens Accrus
- Acuité auditive
- Corruption
- Baratin
- Charisme

Pouvoirs Vampiriques:

- Brumes éthérées
- Nécromancien-né
- Armes naturelles
- Don du Sang
- Apparence humaine
- Malédiction des Vampires
- Vampirisme

Sorts connus:


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[MJ] Longrange

Re: La fuite

Message par [MJ] Longrange »

Le héraut était en train de s’entretenir avec un Messire de Roquevault qui cherchait à tout prix, il fallait l’avouer, s’attirer les faveurs de l’une des plus puissantes Dames de L’Empire, tandis qu’Helena s’attelait à mettre en place son petit stratagème. En dépit de l’état de ses vêtements usés par la poussière et le voyage, le plan de la jeune femme sembla fonctionner, peut-être même mieux que prévu. Lorsque l’envoyé de Dame Clara de Pleitdorf détourna le regard de son interlocuteur pour le porter en direction de la belle étrangère, cette dernière le salua d’un signe de la tête, et l’expression que du lire Messire de Roquevault sur le visage du héraut le força à suivre son regard.

Si le premier lui adressa un regard troublé et suspicieux, le second lui rendit son salut, ayant probablement l’habitude que d’éventuels bourgeois croisés par hasard un jour de marché rende hommage à sa maitresse à travers lui. Malgré tout, son regard, quoiqu’un peu hésitant, ne l’était pas suffisamment pour satisfaire Helena. Si jamais le héraut la prenait vraiment pour quelqu’un d’autre, certaine de savoir qui elle était, elle ne pourrait démentir ses propos, lui affirmant qu’elle était une autre personne de bonne naissance, et ce sans lui donner de nom.

Deux-trois mots furent échangés entre l’homme qui voulait entrer dans les petits papiers de la Dame de Pleitford, et celui qui la représentait. Ce dernier se fraya un chemin à travers la foule jusqu’à elle, laissant un Messire de Roquevault surpris, qui ne sut que faire avant de finalement suivre son interlocuteur. Ils arrivèrent tout deux en face d’elle, l’envoyé de la Dame la dévisageant, le noble la déshabillant du regard. Si le voyage avait entamé l’éclat de ses habits, celui de ses courbes gracieuses et de son visage angélique était resté intact, comme en témoignait l’expression subjugué du Sieur, dont les yeux soudainement baladeurs semblaient grandement compromettre sa haute naissance.

Le héraut faisait preuve de bien plus de retenu, détaillant sans s’égarer le visage de la soi disant noble qui se tenait devant lui. Il semblait sceptique, bien qu’elle lui paraissait faire écho avec le monde de celle qu’il représentait, Dame Clara de Pleitdorf.

« Madame, commença t’il avec un petit signe de la tête, nous sommes nous déjà rencontrés ? »
/hrp Merci à Ombi pour le poste. /hrp

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Helena Monerem
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

En ce qui concerne le novle von Stafferg, c'est mon MJ précédent qui m'a donné le nom et les détails familiaux, sachant que, helena, vu son ancienne profession, a bien connu la noblesse du coin là-bas, et était donc au fait de ce genre de récits...
Helena faillit s’en mordre les lèvres de frustration. Ce lourdaud imbécile insistait de manière tout à fait déplaisante. Elle aurait du s’y attendre, les laquais faisant parfois montre d’une servilité protectrice aussi têtue qu’idiote envers leurs maitres. Mais tout de même, il aurait pu s’en abstenir avec elle, ne serait-ce que par galanterie. Les hommes étaient décidément des créatures grossières et sans la moindre once de subtilité.
Néanmoins, elle avait prévu le coup. Toujours avoir un plan. Et, dans son cas, un plan à l’intérieur de son plan, englobé dans un autre plan, et avec encore un plan en plus si le premier échouait, prévoir ce qu’il fallait faire si le second ne prenait pas. Tout reposait sur la planification et la réflexion, sur la puissance de la pensée et la possibilité de mystifier les esprits faibles, comme le faisait un artiste de rue qui faisait apparaitre des lapins et des foulards sous les yeux ébahis des badauds crédules. Aller plus vite que leurs esprits embourbés de certitudes, leur montrer ce qu’ils s’attendaient à voir, en un tour de passe-passe mental qui les blufferaient sans coup férir.

Et c’est donc sans montrer plus de doutes ou de d’hésitation qu’elle enchaina avec une impressionnante conviction sur l’étape supplémentaire, celle qui était sensée définitivement lui assurer la victoire sur ce rustre.
Elle n’avait même pas eu à réfléchir énormément à ce qu’elle allait faire, c’est cela qui était le plus beau. Garder un plan simple était le meilleur moyen de lui assurer un maximum de chances de succès. Lorsque l’on veut se faire passer pour quelqu’un que l’on n’est pas, pour renforcer la possibilité d’être cru, il fallait que l’histoire soit crédible. Dans le cas plus particulier des nobles, cela impliquait d’utiliser le nom d’une famille existante. Ce qui était toujours dangereux, tout autant qu’efficace. Un nom connu ouvrait des portes, mais un nom connu impliquait des gens qui connaissent celui que l’on usurpe.

Enfin, cela, c’était vrai la plupart du temps. Si usurpé l’identité d’une des dix familles les plus puissantes de la province lui assurait de lui ouvrir bien des portes, cela l’assurait aussi de rencontrer des gens qui sauraient parfaitement qu’il s’agissait d’une fraude.

Non, en réalité, si l’on se faisait passer pour noble, le mieux était de viser les petites familles de campagne, celles dont seuls les titres les différenciaient des paysans qui travaillaient sur leurs terres. Ils étaient cordialement méprisés par tout ce que l’Empire comptait comme puissants, mais ils étaient néanmoins nobles. Nobles et nombreux. Et le nombre assurait l’anonymat. Ce qui lui convenait comme un gant. Personne ne regardait la petite noblesse. Selon que l’on était noble ou manant, on la méprisait presque autant que le restant de la populace, ou on la haïssait avec la même force que les grands de l’Empire. Une position guère confortable, lorsque l’on était coincés dedans, mais parfaite pour quelqu’un dans sa situation.

Et, par chance, elle connaissait en plus une famille qui lui convenait parfaitement. Son ancienne vie de courtisane avait fait plus que lui apprendre à jouer la comédie. Ayant eu la chance de ne pas travailler dans une taverne à soldat, mais dans une maison qui était réservé à la haute société de Pfeildorff, les conversations des clients s’étaient toujours révélées riches d’enseignements, enseignements parfois monnayable pour ceux qui désiraient obtenir aisément des informations confidentielles. Et c’est ainsi que, sans pour autant la fréquenter ouvertement, Helena avait connu pas mal des dessous de la cour de Pfeildorff, avec ses noms et ses intrigues, les familles et les richesses. Il ne lui avait donc pas été difficile de trouver un nom lorsqu’il lui avait fallu en trouver un : Johann Von Stafferg. Il y avait d’ailleurs peu à dire sur le sujet, mais cela lui convenait parfaitement.

Johann Von Stafferg possédait un petit domaine en-dehors de Pfeiltdorff, juste assez près pour que la cité en soit assez proche pour être dans son influence, trop lointain et trop insignifiant cependant que pour représenter la moindre importance aux yeux des dirigeants de la ville.
Mais ce n’était pas son seul avantage. Johann Von Stafferg avait aussi été doté par la nature d’une nombreuse parentèle composée d’oncles, de tantes, de cousins, de frères et de sœurs.
Visiblement, sur le domaine Von Stafferg, il y avait peu de choses avec lesquelles s’occuper, ce qui expliquait la taille de la famille. Taille que Johann et ses frères et sœurs s’étaient eux aussi mis en devoir d’augmenter dans des proportions généreuses.

Ce qui avait conduit à la naissance d’un nombre absolument admirables de jeunes Von Stafferg, progéniture que Johann se chargeait d’aller présenter chaque année à la cour, emmenant avec lui les plus jeunes de la familles lorsqu’ils atteignaient 17-18 ans, afin qu’ils aient vu la cour et aient été présenté comme il se doit à leur suzeraine. Après cela, en général, ils retournaient s’enterrer sur leurs terres jusqu’à ce que la guerre n’en fasse sortir les hommes, et le mariage, n’en fasse sortir les femmes. Certes, de temps en temps, l’un d’eux partait a la découverte de l’Empire, mais c’était là des exceptions. Enfin, cela importait bien peu, en réalité.
La seule chose vraiment importante, à ses yeux, c’est qu’elle disposait là d’une famille tout à la fois suffisamment peu connue que pour ne pas risquer d’être démasquée par un proche des Von Stafferg, avec un nombre important de membres, pour lui permettre de se noyer dans la masse, et avec des revenus suffisamment faibles que pour que ses vêtements et son train de vie soient en concordance avec le niveau de vie d’une quelconque nièce de Von Stafferg.

Elle n’aurait de plus qu’à balancer un prénom quelconque, et elle pourrait être quasi-certaine qu’au moins une des filles Von Stafferg le porterait. Et puis, de toute façon, qui se donnerait la peine de vérifier ? Une des nombreuses nièces indigentes d’un nobliau campagnard perdu aux fins-fonds de l’Empire n’attirerait l’attention que des seules mâles désireux de voir un joli minois leur sourire, et eux ne regarderait que cela (et sa poitrine), sans prêter attention, ni à son nom, ni à sa place. Les puissants l’ignoreraient, sauf si ils désiraient coucher avec elle. Mais ils ne s’intéresseraient pas à elle pour autant.

Et elle n’en avait aucune envie. Son désir était bel et bien de quitter le Wissenland au plus vite. Et si ce petit passage à la cour lui permettait de trouver un moyen de voyager rapide et sur, elle ne s’en porterait que mieux. Elle avait déjà commencé à préparer cela dès lors qu’elle avait repéré le bretonnien et le Hérault de Clara de Pleitdorf en grande discussion.

Il lui fut donc aisé de répondre du tac au tac à la question qu’on lui posait.

« J’ignore si nous nous sommes déjà rencontrés. En réalité, je saluais en vous la fonction : Je suis Hanna Von Stafferg, et mon oncle est Johann Von Stafferg, baron de Von Stafferg. La famille Pfeildorff est notre famille suzeraine depuis des générations, et comme j’ai accompagné mon oncle, ainsi que certains de mes parents à la cour il y a quelques années pour qu’il nous y introduise, il m’a été aisé de reconnaitre sur vous le blason de nos suzerains. Cependant, force m’est de reconnaitre que j’ignore si vous étiez présent lorsque nous sommes venus. »

Agissant comme si c’était réglé, elle se tourna vers le bretonnien qui accompagnait le Hérault, avec un sourire timide:

« Et, lorsque je m’y suis rendue la dernière fois, je n’avais pas eu non plus le plaisir d’y rencontrer un des glorieux fils de la Dame. Nous avons bien rarement, il est vrai, la visite des valeureux chevaliers de Bretonnie. Puis-je m’enquérir, si ce n’est point trop indiscret, de la noble quête qui nous offre la chance de vous rencontrer ici ?
Voyez-vous, j’ai tant entendu parler des prouesses des preux chevaliers du Royaume de Bretonnie dans mon enfance qu’en rencontrer un est pour moi une surprise des plus agréables. Dites moi, est-il vrai que nombre d’entre vous se dédient a chasser et pourfendre le mal partout où il se trouve, négligeant le pouvoir que pourrait leur offrir leur position, ou les plaisirs d’une famille ?»

Helena avait particulièrement mis l’emphase sur les mots « pouvoir » et « plaisir ». Les hommes avaient toujours des idées qui leur traversaient la tête en entendant ces mots, et un homme qui a des idées est un homme qui devient aussi manipulable et naïf qu’un gamin de six ans.

Et en évoquant ainsi la gloriole ridicule des chevaliers bretonniens, elle espérait exaltés chez son nouvel interlocuteur la fanfaronnade et les rodomontades innées à chaque nobliau. Si cet imbécile pompeux se mettait en devoir de lui narrer les milles et uns contes sur les chevaliers bretonniens affrontant des monstres qui grandissait en proportions à chaque fois que l’histoire était récitée, elle serait à l’abri de toute nouvelle question du Hérault : il n’oserait jamais interrompre un invité noble en pleine parade. C’était ce genre de chose qui pouvait conduire au bâton ou au fouet. Et si il y avait une chose dont Helena était sure, c’est que la première préoccupation des domestiques, s’étaient bel et bien la protection de leur petite personne. Questionner une petite noble de campagne issue d’un trou perdu devait déjà être à la limite de ce qu’ils considéraient comme étant toléré chez eux. S’immiscer dans une conversation entre deux nobles serait beaucoup plus risqué. Surtout si il ne parvenait pas à situer exactement l’importance qu’avait le bretonnien dans la hiérarchie féodale bretonienne.

Et puis, bien qu’elle ne tienne pas réellement à faire long feu en ville, si jamais, par chance, le seigneur de Roquevault repartait rapidement, elle pourrait bien se permettre d’attendre un jour ou deux, car, curieusement, sa route propre route serait comme par hasard parallèle à celle du Bretonnien. Après tout, la seule chose qui comptait pour elle à l’heure actuelle, c’était quitter le Wissenland, peu importe pour où.

Et si elle parvenait à se dégotter un compagnon de route qui, non content d’être largement capable de la protéger, pourrait également, de par son identité incontestable, se porter garant pour elle, et bien voilà qui lui garantirait un voyage des plus tranquilles. Sachant que lui-même serait au-dessus de tout soupçon, elle n’aurait guère à s’inquiéter d’être soupçonnée de quoique ce soit : son compagnon serait une garantie rien que par sa seule présence.

Elle eut un nouveau sourire en pensant au degré de perfection inégalé de son plan : du fait de la présence du bretonnien, le Hérault hésiterait surement à la questionner de trop près (quant bien même il n’eusse point été convaincu par la petite histoire d’Helena), ce qui ne pourrait que confirmer son statut de noble auprès de Messire de Roquevault, lequel, à son tour, contribuerait à répandre l’idée qu’elle était bel et bien noble, même si pas de la plus haute naissance.

Et encore une fois, le fait d’être une femme l’aiderait grandement. Là où un petit nobliau aurait très certainement été snobé par le bretonnien, la galanterie lui interdirait de faire de même avec une demoiselle. Il y avait cela et puis, reconnut Helena avec un petit sourire intérieur, un physique avantageux l’aiderait bien aussi. Avec un corps et un visage valant mille fois celui de la fille de taverne moyenne, elle savait que, peu importe son statut, peu d’hommes l’auraient ignorée complètement. En s’affichant comme noble, elle donnait simplement une bonne excuse à ces hommes pour lui parler et la considérer : ils ne s’adresseraient pas à une fille de ferme, mais bien, si pas à une égale, du moins à une paire.

Et c’est cela, surtout, qui comptait. Une fois introduite et acceptée par certains, elle le serait par tous. Certes, elle ne serait jamais au premier plan. Mais, étant donné qu’elle usurpait une identité qui n’était pas la sienne, et au vu de sa nature réelle, cela était préférable, et de loin. Un proverbe de son village disait : « pour vivre heureux, vivons caché ». Elle ne l’avait jamais autant compris qu’à ce moment précis, où il lui était devenu essentiel de se dissimuler. De cacher ses origines, de cacher son passé, mais aussi de cacher sa nature. Il lui fallait désormais vivre dans une série de mensonges permanents, qui s’imbriquaient les uns les autres, couche de mensonges sur couches de mensonges, une demi-vérité à l’intérieur d’une contre-vérité, dans un mensonge, comme ces poupées que les kislévites vendaient soi-disant.

Et la meilleure place pour un mensonge était l’obscurité, là où nul ne pourrait jamais le découvrir, et encore moins le percer. Si elle se cachait derrière les noms, les titres et les autres, ce serait pour elle le meilleur moyen de dissimuler ces mensonges, de les noyer dans une brume de feintes et de distractions qui éloignerait les autres de la vérité.

Et le plus admirable là-dedans, c’est qu’elle ne ferait qu’initier le processus. D’autres, après, répandrait ce mensonge comme une vérité, et leur statut comme leur sincérité en ferait LA vérité. Un mensonge crut pas suffisamment de personnes restait-il un mensonge ?

Mais il n’était point encore temps d’épiloguer plus avant sur le sujet : il lui fallait penser au temps présent, s’appliquer à passer pour ce qu’elle prétendait être, une fille de la petite noblesse à moitié sotte et complètement innocente, et concentrer les assauts de son charme sur le bretonnien : le Hérault ne comptait pas. Et pire encore : quand bien même elle lui prêterait attention, ce serait sortir de son rôle de noble, qui ne traite avec le peuple que lorsque c’est absolument nécessaire.

Battant légèrement des yeux, et souriant d’un air franc et joyeux, elle attendit de voir comment le sire de Roquevault réagissait à sa tirade louangeuse sur ces pitoyables bouffons engoncés dans leur ferraille. Et dire qu’ils trouvaient que cela leur donnait un air valeureux et noble, et irrésistible auprès des filles. L’idée était tellement saugrenue que son sourire s’élargit encore. Ha, plier cet homme au moindre de ses caprices serait tellement délicieux qu’elle pouvait à peine attendre que cela soit fait. Et le meilleur, c’est que, du début à la fin, il serait volontaire. Pleinement et totalement volontaire….
Modifié en dernier par Déistra le 26 avr. 2011, 15:58, modifié 3 fois.
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Dame Helena Monerem, noble Lahmiane (niveau: Beauté mortelle)


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