[Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Reinhard n’avait pas beaucoup d’expériences en lecture, et donc peu de points de comparaison — Heidemarie, qui avait été fort patiente avec lui, l’avait appris à faire ses lignes sur un ouvrage pour enfant, « Valentius et Gerner le Griffon », où un jeune noble compagnon de Sigmar et son ami volant voyageaient dans le monde au fil de la découverte des règles grammaticales, un beau bouquin richement illustré grâce à la magie récente de l’invention de la presse à imprimer.

Pourtant, de ce que Heidemarie avait amoureusement décrit en parlant des romans qu’elle dévorait, Richter Kless ne semblait pas tellement respecter les règles de… Quelconque écrit que ce soit. Et pas parce qu’il cherchait à déconstruire quoi que ce soit. C’était l’œuvre d’un fou. Des pages entières étaient remplies de dessins et de croquis, de phrases sans queue ni tête aux mots mélangés, des instants où les lettres se mélangeaient pour faire des mots qui n’existaient pas, et il y avait même quelques passages où l’alphabet lui-même se modifier. Et même quand les phrases étaient lisibles, leur sens et leur place dans le récit étaient étranges — Richter mélangeait de longues diatribes sur son enfance, une anecdote étalée sur cinq pages où il racontait sa rencontre avec un chevalier Bretonnien, un moment où il avait enluminé une feuille de vélin avec une prière de Sigmar (Car visiblement, il avait été prêtre du culte), puis une autre où il racontait une recette de potion de soin qu’une vieille mage des Taillis lui avait enseignée dans le Hochland.

Et puis, il y avait des passages où soudainement l’écriture se mettait à devenir claire, le vocabulaire entrait dans le niveau soutenu, et il partait dans de longues pensées philosophiques sur l’histoire et la signification de l’Humanité.

Et ces passages étaient de loin les plus inquiétants. Même Reinhard, qui avait pourtant vendu son âme, et participé aux atrocités décrites en long et en large par frère Kless, sentait son cœur étrangement pulser plus vite à mesure que ses yeux lisaient et relisaient ces mots…


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À la question, « qui sommes-nous ? », il ne m’est point permis de répondre.
À la question, « d’où venons-nous ? », il ne m’est point plus permis de répondre, car je ne nous ai vus qu’être transformés, et non naître, hormis si cela l’était par la volonté des Anciens.
À la question, « où allons-nous ? », je crains de pouvoir apporter une réponse, qui est intimement liée selon moi à la dernière grande interrogation, « pourquoi sommes-nous ici-bas ? », car notre destinée est dirigée par Ceux qui profitent de notre existence et nous encouragent à vivre notre existence terrestre.

Je ne vous raconterai pas la Création — Tout ce que j’ai vu, je ne l’ai pas entièrement compris, et tout a été mieux expliqué par l’Archimage Teclis traduit par le sage Verspasian Kant ; il est l’autorité suprême que l’érudit doit consulter dans le dos de son maître, une fois qu’il aura inévitablement compris le mensonge des textes religieux. Et je ne souhaite pas m’étendre non plus sur la Chute, car je l’ai assez fait dans le Liber Chaotica, où j’ai consigné de façon plus docte et indexée mes visions et mes analyses des-dites visions.

Je souhaite vous parler de l’avenir, je souhaite retourner dans le matériel, et me hasarder à observer le futur, la suite des événements, et ainsi me risquer au bûcher en transgressant enfin la dernière limite que m’ont imposées Sa Sainteté notre Théogoniste Yorri XV et le Grand Conclave Impérial — celle du millénarisme.

D’ici vingt ans, pas même le temps d’une génération, tout ce que nous connaissons autour de nous, sera soumis à de nouveaux seigneurs. Je ne prêche pas la destruction de notre monde, car de fait il ne sera jamais détruit, car de fait notre génocide ne satisfait pas Ceux qui profitent de notre existence. Chaque vie mortelle qui sort du ventre de sa mère, que ce soit un Nain, un Elfe, un Ogre ou un Halfelin ou un Homme, ou même un animal — car nous sommes foncièrement des créations animales, voulues comme telles et agissant comme telles — et même chaque végétal et même chaque minéral est reflété comme une silhouette à la surface de l’eau dans l’au-delà, c’est-à-dire les royaumes de Ceux-là que je décris.

Nous ne vivons que dans le but d’être des comédiens plaisant aux Dieux de l’au-delà, qui peuvent faire ressentir leurs bienfaits et leur présence bien plus que tous les autres Dieux priés par tous les peuples depuis qu’ils sont nés. Et une fois expiant enfin, nos âmes sont faites pour être avalées et torturées pour l’éternité par les Quatre qui aiment profiter du globe terrestre, notre petite terre, un grain de sable perdu sur une plage infinie de ténèbres, dans le seul but d’obtenir des âmes neuves et jeunes que seul le monde matériel peut créer puis développer et améliorer avec l’environnement qui l’entoure. Nous sommes donc tous des petits animaux en cage, comme ceux sur lesquels les alchimistes testent leurs potions.

Pour des millénaires, seul le Grand Jeu entre Ceux-là nous a épargnés. L’heure arrive où ils ont enfin décidé la manière avec laquelle ils se répartiront la Terre et dessineront des frontières, non plus dans leurs Royaumes à eux si complexes et sans structure ou géographie, mais dans notre Terre qu’ils vont arracher et déplacer avec leur force et en avaler toutes les âmes selon leur bon plaisir.

L’au-delà est un lieu terrible, où des millions de nos ancêtres sont à jamais enfermés dans leurs domaines, perpétuellement détruis et reconstruis, tués et forcés à renaître, trouvant une forme corporelle épousant parfaitement la réalité avec leurs os et leurs muscles et leurs veines afin de pouvoir sectionner leurs membres et pénétrer leurs orifices et faire pourrir leur chair. Et c’est ainsi que plus rien ne nous appartiendra et que nous ne pourrons plus nous reposer ni sur nos sens ni sur nos esprits ni sur nos souvenirs car absolument tout est à Eux, tout et tout et tout. Et j’ai vu la manière avec laquelle le Grand-Père forçait des mois durant ses victimes à regarder des cafards et des limaces entrer dans leurs tripes à l’air vif, leurs corps grands ouverts et pourtant la mort refusant de les soulager. Et j’ai vu la manière avec laquelle le Tentateur retirait la bouche de ses sujets avant de leur donner envie de hurler. Et j’ai vu la manière avec laquelle le Corrupteur faisait rejouer des scènes du passé de ceux perdus dans son labyrinthe, obligeant une mère qui a perdu son fils à revivre la même tragédie cent fois la même journée, en lui faisant oublier sa peine simplement pour que la douleur soit toujours aussi vive et brutale et nouvelle. Et j’ai vu la manière avec laquelle le Taureau forçait des millions d’esclaves à produire des arquebuses et des bombardes pour qu’ils s’entre-tuent et détruisent leurs industries afin de recréer ses serfs et les forcer à reconstruire les mêmes fonderies brûlantes afin de dessiner une œuvre de destruction perpétuelle.

Et je vais vous dire le plan de chacun de ces Quatre Dieux, et comment ils prévoient tous de ravager l’Humanité. Car pour ce faire, ils doivent déjà, et ce n’est pas une mince affaire, vaincre les verrous que d’autres plus ingénieux que notre race trop jeune et trop impure ont mit en place de manière à sauver la planète — le Vortex des Elfes et la Toile des Anciens.

Ceux-là souffrent de ne pas pouvoir demeurer longtemps dans le matériel à cause de ces verrous. Tous ne peuvent faire ressentir leur présence que par les actes de leurs démons éphémères, qui ne sont amenés que par la malédiction de fidèles de chair et de sang — les Bêtes de la forêt et les Mortels qui acceptent de les prier. Ils ont donc besoin de prendre le contrôle direct de tout ce qui nous entoure — ils doivent contrôler la faune, la flore, et aussi les âmes et les corps humains, une possession terriblement puissante et coûteuse, bien trop comparé à l’écrasement que produit le monde matériel. C’est une œuvre de très longue haleine, de pouvoir franchir la frontière entre le Matériel et l’Immatériel. D’où la nécessité de posséder de nombreux complices.

Mais j’ai des raisons de croire que tout est réuni pour eux afin de remplir ces conditions. Mes études m’ont menée à Middenheim, où j’ai découvert d’antiques textes de l’ère où l’ont vénérait Ishernos (L’union d’Isha et Kurnous, qui sont Rhya et Taal), où se trouverait une chose fabuleuse de l’ère des Anciens où Ulric a donné naissance à sa flamme éternelle…





Le mot « Middenheim » avait été entouré en rouge par une écriture postérieure. Une flèche continua le rond vers la marge, où deux mots avaient été écrits : « Lire Wulcan — D.K. ». Malheureusement pour Reinhard, loin de donner la solution, ou expliquer ce qu’était Ishernos, ou le Vortex, ou la Toile, voilà que Richter Kless tombait dans un long discours sur l’histoire de Middenheim et des premières tribus (Alors même qu’il avait promis de ne pas parler du passé). Puis le discours redevenait fou, et il parlait des visions cauchemardesques du Dieu-Taureau et des charniers remplis de morts.

Étrangement, pourtant, la lecture passionna Reinhard. Alors qu’il changeait de position avec son livre, il ne voyait pas les heures défiler. Et il se surprit, lui aussi, à prendre une plume, et à annoter à côté de cette personne qui avait entouré certains mots, et posé des questions et mit des points d’interrogation, comme un dialogue interposé de on-ne-sait combien d’années entre les deux lecteurs.
Kless n’avait pas daté son ouvrage. Mais il balançait les noms au cours de ses délires schizophréniques de Yorri XV, l’ancien Grand Théogoniste, et nommait des monarques comme Louen de Bretonnie ou Boris du Kislev — ce livre devait être vieux de dix, quinze ans.

Longuement, Kless décrivit les Royaumes du Chaos. Reinhard ne pouvait pas le prendre pour un simple délire de quelqu’un ayant pris une cuite ; sa façon de décrire les jardins de Nurgle ressemblait beaucoup trop aux propres passages dans l’au-delà du lecteur. Et en fait, c’est au bout d’un long moment (Sûrement plusieurs heures, vu comment il avait terminé toute son assiette de friandises), qu’il comprit enfin l’intérêt de ce livre sans queue ni tête, et pourquoi une personne à l’encre rouge avait annoté tout le texte partout ;

Ce livre était un guide. Comme un récit touristique, décrivant les chemins d’un pèlerinage avec les auberges et les bons restaurants à découvrir en route. Entre ses errements et ses purs moments de folie, il y avait une logique. D’abord les jardins, puis les labyrinthes… Tout convergeait, par on-ne-sait quel maléfice, des mondes du Chaos vers le monde des Mortels. Et vers Middenheim.

Il y avait même quelques choses vraiment utiles à tirer du livre. Un instant où Kless décrivait la fois où il avait failli se noyer en tombant d’une barque dans le reik, il raconta la recette d’un étrange grog avec lequel il s’était remis ; en réalité, Reinhard comprit qu’il s’agissait là d’une potion, avec laquelle il avait échappé à la possession d’un démon, du temps où Richter Kless était exorciste. Il attrapa vite sa plume, et réécrit au propre ce que le schizophrène avait mal expliqué.

Il n’avait même pas lu un dixième du bouquin, quand enfin le Grand Coësre fut absolument exténué. Il eut envie de dormir.




Alors qu’il somnolait, et que sa chambre était devenue totalement sombre par la mort de la flamme de sa bougie, Reinhard sentit un bruit venir d’un coin de sa pièce. Un petit crépitement, près de l’octogramme de sel qu’il avait préparé tout proche. Il se leva, remit en place le tracé, s’agenouilla devant, et fit une longue prière en langue noire en réunissant sa magie.

Et voilà que Furug’ath, sous la forme d’un grand Tiléen borgne, se montra devant lui.

Pour une fois, il ne souriait pas.

« Tu as décidé de lire du Richter Kless ? Ses pensées sont un tas de folies sans queue ni tête, qui n’amènent à rien. Tu perds ton temps, alors que tu pourrais agir. »

Visiblement, Furug’ath n’était pas au courant que Reinhard était parvenu à le déchiffrer.
Le démon n’était donc pas aussi omniscient qu’on ne l’imaginait…

« Moi aussi j’aimerais bien savoir ce que c’est, le Scion de Tzeentch. Ça m’intéresse. Mais je ne pense pas qu’on trouvera la solution dans des livres — ou si on la trouve, ça prendra un temps fou. À moins que tu ne veuilles vite réunir tes sbires et attaquer le manoir d’Irène Kassel, avant qu’elle ne quitte la cité, je ne pense pas que tu gagneras grand-chose de ce côté-là.
Moi j’ai une idée plus simple pour toi, mon ami…

Pourquoi tu n’irais pas dans les Royaumes du Chaos ? Pourquoi tu n’irais pas directement chez Tzeentch, pour voir ce que ses fidèles manigancent ? »


Et enfin, il sourit, totalement sûr de son idée suicidaire.
3 jets de lecture, très difficiles (-6) ; Temps de rentabiliser ton 13 en intelligence.
4, réussite
16, large échec
3, réussite

→ Tu sais maintenant fabriquer des potions de soin
→ Tu gagnes +5 XPm
→ Tu subis l’état Lectures inquiétantes. Tu souffres d’un -2 en END et INI temporaires (Pour l’instant).


Jet de connaissances occultes (MAG+INT)/2, très difficile (-6) : 5, large réussite.

→ Tu sais maintenant fabriquer une potion pour temporairement « aveugler » Furug’ath et l’empêcher de prendre le contrôle de ton corps.

Jet de compréhension des Royaumes du Chaos (Terriblement difficile) (-10) : 3, réussite de justesse
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par Reinhard Faul »

Le crépitement du sel me force à me lever. Avec des grognements je m'oblige à sortir de mes draps tout doux pour aller me mettre à genoux et prier en Langue Noire. Je te jure que c'est bien parce que je suis obligé, toute motivation a quitté mon corps depuis belle lurette. J'ai lu des heures, et le contrecoup de cette activité me fait souffrir. Pas que je sois si hostile à l'éducation, mais c'était pas un bouquin pour les fillettes. Il rend fou, littéralement. Je me sens anxieux, et faible, pas d'humeur à converser avec un démon.

En plus le-dit démon dégage une subtile aura menaçante, sans doute parce qu'il ne sourit pas. Tu m'as sans doute lu me plaindre de ses expressions faciales saugrenues, mais quand c'est pas là ça manque en vrai. Maintenant je suis juste à genoux devant un gros Tiléen qui fait la gueule.

Il me dit des trucs bizarres, il me faut un long moment pour comprendre qu'il ne sait pas ce que j'ai appris. Je me contente de le fixer de l'air benêt d'un type qu'on vient de tirer de son lit pendant qu'il me propose d'aller chez Valitch l'arrêter, sachant que ça me concerne pas moi mais Reinhard du futur. Je préfère pas penser à ce pauvre type pour l'instant.
Puis c'est là que, sans même frémir, il me demande si des fois j'ai pas envie de faire un petit tour dans le Labyrinthe, histoire de rigoler un coup. Cette idée est abominable. L'adrénaline qui vient brutalement inonder mon cerveau fatigué me fait le même effet qu'une claque sur un coup de soleil. Je me remets debout avec la souplesse d'une brique, puis bafouille :

« Hein ?! Quoi ? Non ! »

Difficile de lire les expressions faciales d'un démon. Il n'a pas ces petites mimiques qui veulent dire des choses comme « veux-tu développer ? » ou « je disais ça pour déconner », ce qui conduit à des silences embarrassant. C'est une bonne technique remarque parce que je me sens obligé de parler :

« Ça serait horrible ! Pourquoi tu y vas pas, toi ? Hein ? »

Le doigt. Le doigt pointé sur sa poitrine est une erreur. Je retire ma main comme si on me l'avait brûlée. Déjà parce que c'est pas agréable de toucher un démon – pendant une brève seconde j'ai senti sa nature si différente de la mienne et c'est un coup à tomber fou à lier instantanément – et puis même si jusque là il a été sympa, il faut pas pousser mémé dans les orties non plus. C'est un putain de démon, pas un type plus petit que moi que j'essaye d'embrouiller dans une taverne. Faut pas prendre la confiance non plus. J'essaie d'arrondir les angles :

« Comment ça serait possible ? Je serais à la merci de... de tout ! Puis là bas y a pas de haut, de bas, de gauche, de droite... j'ai déjà le vertige quand je sors de Nuln parce qu'il y a trop de ciel. Et puis tout ce violet, tellement de violet putain. OK des fois c'est du bleu, mais ça reste trop... trop tout. Et puis il joue avec les émotions, les rêves, les souvenirs. J'ai l'air d'un gars avec une volonté d'acier moi ?! Hein ? Le Labyrinthe va me bouffer tout rond sans mâcher. Le vampire j'ai dit d'accord, j'ai foncé dessus, je me suis pris un coup de griffe sur le cul et est ce que tu m'as entendu me plaindre une fois ? Non. Les mafieux ? Pas de soucis les mafieux, même si j'avais du passif avec. Et signer un pacte pour être ta pute dans l'au-delà ? Regarde où on en est, j'ai dit oui à tout. Mais là, hein, voilà quoi. »

Je fais un geste du bras pour signaler que j'en ai par dessus la tête. J'ai trop parlé. J'aurais plutôt fermé ma grand bouche si j'avais été moins fatigué et sur les nerfs, mais, hein, voilà quoi.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Reinhard avait bien fait de retirer sa main à l’instant même où il l’avait laissée traîner dans l’octogramme ; car la silhouette de Tiléen du démon se mit à trembloter dans des petites vagues, comme quand on jette un caillou à la surface de l’eau, et à la place, parut le visage horrible, tuméfié et gras d’un Grand Immonde, construit à l’image de Nurgle. Et loin d’apprécier le premier propos de son serviteur, il se mit à rugir d’une voix grasse qui porta avec un écho dans le corps même du Grand Coësre, comme si son torse servait de caisse de résonance :

« MONTRE UN PEU PLUS D’AUDACE DANS TA LUTTE CONTRE LE CORRUPTEUR, TOI QUI L’A SERVI PENDANT SI LONGTEMPS ! »

Mais Furug’ath se calma aussitôt, après avoir craché sa haine — et surtout un filet de brume noire comme de l’encre. Gardant son visage de Grand Immonde sur son corps de matelot, il continua à pérorer.

« Tu as raison de craindre d’affronter le Labyrinthe. Le domaine de Tzeentch est immense, et il s’amuse à perdre ceux qui errent chez lui. Ce serait le plus grand combat de toute ton existence, et ce que tu pourrais perdre serait tout simplement immense…
…Mais en échange, le gain que tu pourrais avoir serait tout autant grandiose. Tzeentch s’amuse à toujours avoir l’ascendant sur tous ses ennemis, pas parce qu’il est le plus puissant, mais parce qu’il peut toujours lancer le premier coup. Il prétend avoir des espions dans tous les royaumes. Lui rendre la pareille… Bon sang, Nurgle lui-même te récompenserait ! »


La carotte, et le bâton. Furug’ath tentait de faire jouer les deux sentiments chez Reinhard.
Peut-être pas assez pour le convaincre, car il continua sa diatribe.

« Il y a des… Moyens, pour t’aider. Des artefacts pour te permettre de demeurer caché, ou de lutter contre les démons qui pourraient t’assaillir. Des rituels que tu peux mener, des sacrifices à offrir, afin d’améliorer ta force, de te déguiser. Des ouvrages anciens à apprendre, pour ne pas te perdre, et suivre ton chemin. Si je te propose ça, Grand Coësre, d’oser aller chez Tzeentch lui-même, c’est bien que je te juge à la hauteur d’une telle tâche. Tu as les ressources, et je t’en donnerai plus encore, et je suis sûr que d’autres démons que je connais seraient ravis de t’aider, de contribuer à une telle expédition !
Tu trouverais des alliés, dans les Jardins, qui accepteraient de t’aider dans cette tâche — à commencer par certaines personnes qui ont offert leurs âmes en ma servitude éternelle, les champions qui t’ont précédé…
…Des champions comme… Mémé Gâteuse. »


Il marqua une pause, tout fier de lui-même.

« Pour l’heure, l’urgence pour toi est de demeurer dans le très matériel — tu ne peux pas régner uniquement depuis les égouts. Tu dois t’emparer de Nuln. Mais profite-en aussi pour anéantir et t’emparer de tout ce qu’il y a d’occulte et de glorieux chez tes ennemis — accomplis ta destinée, et ton pacte, en semant la maladie partout. Mais agis vite, avant Valitch, car après, il faut que tu puisses t’assurer de ruiner ses plans à elle et aux Neuf Yeux. »

L’idée de Furug’ath était folle. Mais plus Reinhard y réfléchissait, plus la chose paraissait crédible.

Il se souvenait de ses cauchemars qui l’avaient entraîné chez Tzeentch. Le chaos, les pièges, les changements de visages permanents, les figures géométriques sans queue ni tête… Qui de mieux qu’un fou pour voyager à travers la folie ? Il se souvenait des démons qui se nourrissaient de l’anxiété et des souvenirs d’autrui.
Mais Reinhard sait aussi que les démons se haïssent entre eux. Valitch avait trahi quelques personnes, de sa propre existence — Egrimm van Horstmann, l’archi-traître, et puis, il y avait ce Duc de Changement qu’elle disait servir la toute première fois qu’elle l’avait rencontrée. Les Tzeentchi complotent tellement, qu’on ne sait plus suivre leurs complots ; c’est là leur plus grande faiblesse. Peut-être que Reinhard pouvait réellement prévoir une expédition, avec les bons alliés et les bons outils.

À Nuln même, plusieurs lieux d’intérêt normalement inaccessibles se trouvaient ; la Cathédrale de Sigmar, et l’École des Alchimistes, par exemple. L’Église et les Collèges de Magie. Toute sa vie, le Grand Coësre avait fui ces institutions, les répurgateurs et les mages vigilants. Mais s’il contre-attaquait, envahissait les lieux où ils vivent, il pourrait s’emparer de leurs ouvrages, et de leurs fidèles, afin d’offrir des sacrifices et d’en tirer des artefacts fort puissants.

Il pourrait aussi attaquer Valitch et son manoir. Mais ce serait alors perdre une alliée qui pourrait faire de lui le prévôt des marchands, et obtenir pour sa secte un immense avantage sur la cité. Est-ce que cela valait le coût de la trahir maintenant ? Il en était le seul maître.

Jet de connaissances occultes de Reinhard (-6) : 5, réussite, dites donc

Jet de connaissances générales (+2) : 17, échec léger
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par Reinhard Faul »

Fururga'th mentionna Grand Père, j'étais vaincu. Comment puis je résister à l'idée d'être son petit fils préféré ? Beaucoup de choses ont perdu leur éclat depuis que je suis au service du chaos, des menus plaisirs de la vie. L'amitié, le sexe, la beauté, le pouvoir, la fierté. Mais servir mon Papy d'amour ? Même parler à Mémé Gâteuse sera une broutille si c'est pour Lui. Je me demande comment elle va dans l'au-delà, d'ailleurs. Elle doit me garder un chien de sa chienne...
Les épaules affaissées, je dis d'un ton morne au démon :

« D'accord, après avoir pris Nuln, j'irais dans le Labyrinthe. »

Le démon eu l'air satisfait. Après cela il disparut assez vite, car je n'avais pas d'autres questions. Il est tellement tard qu'on commence à parler de tôt, et mon lit m'appelle. 'suis pas d'humeur à converser à propos de la prévôté avec un démon.

Je me glisse sous la couette, remonte mes genoux contre ma poitrine. C'est là que ça a commencé.
Je me crois victime d'un maléfice. Je me mets à trembler, à suer, mon cœur me fait mal, j'étouffe jusqu'à ce que je me pisse dessus. J'ai rien contre l'urine mais c'est jamais très agréable d'avoir du mouillé dans son lit bien douillet. J'aimerais appeler à l'aide, mais je suis paralysé par l'effroi et de toute façon j'ai verrouillé la porte avant d'invoquer le démon...
Puis je comprends que c'est la terreur qui me met dans cet état. C'est la perspective que mon moi futur ait à visiter le Labyrinthe. Je sais à quoi ça ressemble, je le vois en rêve depuis que je suis enfant. C'est bien naturel de pisser de trouille, même le gaillard le plus solide n'y résisterais pas. Rien ne pourrait m'obliger à faire ça mis à part le chef suprême de mon âme, mon Grand Père. Parfois, la mort est préférable à d'autres choses, souvent quand c'est en rapport avec le Chaos.

Dans un état de semi conscience entre la crise de panique et le sommeil, je me rappelle de mes premières visions. Enfin, c'était sans doute pas les premières, mais celles dont je me souviens en tous cas. D'après mes parents, j'étais un bébé abominable dès qu'il s'agissait de sommeil. Ils n'évoquaient pas ces moments comme d'autres évoquent les frasques de leurs bambins avec le sourire, non, plutôt comme des gens au regard hanté par les horreurs du passé. Il ne dort pas, il ne dort jamais. Dès qu'on m'approchait d'un berceau, je me mettais à hurler comme une sirène en me raidissant.

Ensuite il y a eu il ne veut pas être propre. Comme je m'en souviens ça a duré vraiment très tard. En journée j'étais un enfant assez fonctionnel, mais dès qu'il fallait dormir c'était l'apocalypse. J'aurais du mal à me rappeler à quoi je jouais dans la journée, ce que faisait mes frères et sœurs, parce que j'étais vraiment petit, mais je me souviens de ces nuits. J'avais un chien en peluche qui s'appelait Bobo. Qu'est ce qu'il est devenu ? Sans doute perdu, comme le reste. En tous cas ça aurait été un excellent protecteur contre des terreurs nocturnes classiques, mais pas contre des visions du Chaos, de l'avenir, du passé, de choses que je ne comprenais pas.

En fait, l'ampleur de ce que je ne comprenais pas était immense. J'étais trop petit, tout simplement. Grand Père n'avait strictement aucune prise sur moi, des démons pouvaient venir me rendre visite de temps à autres, mais comment la maladie et le désespoir pourraient titiller d'une quelconque façon un tout petit enfant ? Tout ce qu'ils pouvaient faire c'était me traumatiser à mort avec des aspects physiques abominables. Il y avait aussi le Chien Rouge. Lui, je n'en parle jamais bah... parce qu'il fait rien. Quand je rêve de lui il me regarde et c'est tout. Je sais pas ce qu'il a mais il veut pas de moi.

Le Serpent était bien plus... malsain. Je comprenais sans comprendre, et j'ai pris une des rares raclées de mon enfance parce que j'avais parlé à ma petite cousine de ce que j'avais vu. Ne te méprends pas, mes parents étaient des gens très gentils. C'est sans doute parce qu'ils m'aimaient trop qu'ils n'ont pas parlé au prêtre de Sigmar des bizarreries qui se produisaient autour de moi, jusqu'à ce que ça devienne trop flagrant. Ils ont supporté beaucoup trop d'années que je les réveille en hurlant après avoir mouillé mon lit.

Bref, des démons de Tzeentch venaient me voir aussi. Eux aussi me montraient des choses qui prenaient leur dîme sur ma santé mentale. C'est très intelligent mais aussi très con, un démon. Je me souviens d'une de ces visites, comme on peut avoir parfois des souvenirs clairs d'événements très stupides de l'enfance. Un aigle énorme avec des milliers d'yeux se tenait au pied de mon lit. Aucun de ses yeux ne regardaient dans la même direction, et ils bougeaient tout le temps, grouillaient sur le crâne de l'oiseau. J'avais cinq ans, et à ce stade ça faisait belle lurette que j'avais perdu le contrôle de ma vessie. Mon matelas rempli de paille sentait la pourriture et la macération. Bobo le chien était tombé du lit et je ne pouvais pas tendre le bras pour le ramasser, j'étais paralysé comme un petit animal sur le point de mourir sous les crocs d'un fauve. L'oiseau pencha son horrible tête sur le coté pour mieux m'examiner. Puis il dit d'une voix inhumaine :

« Veux tu le pouvoir ? »

Je n'ai pas répondu. On ne répond pas quand on est déjà mort. Il continua :

« Je vois que tu ne veux plus être un bébé et être propre comme les grands. Je pourrais te donner le contrôle absolu de tes sphincters, toi et moi réaliseront de grandes choses en matière sanitaire ! Papa et maman reconnaîtront enfin ta Grandeur ! Ils trembleront en écoutant le récit de tes exploits ! »

Ce petit discours n'avait bien sûr aucun sens, je n'avais pas les moyens de savoir que le démon plaquait un discours tout prêt sur mes pensées comme un mauvais message publicitaire. Comme je t'ai dis un Tzeentchie c'est à la fois intelligent et suprêmement con. L'oiseau picora un peu la trame de la réalité, puis se lassa en voyant que je préférais rester tétaniser d'une terreur absolue plutôt que de faire un pacte avec lui. Il se mit à me montrer les « délices » de son royaume. À ce stade j'étais pas mal bousiller, à en perdre des connaissances chèrement acquises. Je veux dire, quand on est petit on passe du temps à apprendre les couleurs, les cris des animaux, le haut, le bas, c'est pas pour voir tout ça voler en éclat une fois la nuit tombée. Ça ne se verra pas trop, pas tout de suite, c'est plutôt le genre de trucs qui vient t'exploser au visage une fois adulte.

Bref, le Reinhard adulte parvient à s'endormir dans sa pisse une fois que le soleil se lève. Il sera réveillé deux heures plus tard par un cultiste enthousiaste qui vient lui apporter son petit déjeuner en frappant vigoureusement à la porte.

Hagard, des poches sous les yeux, je vais ouvrir la porte pour lui dire d'aller bien se faire foutre, mais j'ai pas le cœur d'engueuler un inconnu avec un sourire aussi lumineux. En plus il tient une assiette avec de la charcuterie, du pain et du fromage. J'ai pas vraiment faim mais j'apprécie la petite attention. En réalité j'ai envie d'un câlin et de mon chien en peluche, mais l'un comme l'autre sont hors de ma portée. Le second pour des raisons évidentes, le premier parce que je répugne à tuer quelqu'un pour un prétexte aussi idiot.
Le cultiste ne sait pas vraiment lire son public, il m'agresse de la pire façon qui soit :

« Bonjour Grand Coësre ! Vos fidèles officiers vous attendent dans le cloaque du bas pour une réunion à propos de vos plans de...

- Ah putain... »

Je me pince l'arrête du nez avec le pouce et l'index. J'ai aucune envie de m'occuper de ça bordel. Je gémis :

« Nan mais dis leur de laisser tomber on fait demain, 'suis malade.

- Malade, monseigneur ? »

J'ai bêtement donné une excuse bateau qui inquiète beaucoup le jeune homme. Forcément, dans le contexte... je rectifie :

« Nan mais j'ai passé une sale nuit. Des trucs de sorcier. Je retourne me coucher.

- Vous vous sentez mal Grand Coësre ? Vous voulez que je fasse venir quelqu'un ? »

Je pense brièvement à la petite sorcière. Ça me fait toujours plaisir de partager des trucs de magie avec, même quand elle est fouineuse et chipie. Mais non. Je réponds en grognant :

« Nan. 'veux voir personne que je connais. J'vais juste dormir là.

Des gens que vous connaissez pas alors ? » Il ajoute sur un air de confidence : « Je peux vous trouvez des femmes, je faisais ça avant. Ou des bonshommes. J'ai entendu des rumeurs, mais je juge pas, l'amour est enfant de Bohème et on devrait être tous libres de....

- Non ! Déjà je bute tout ceux qui me touchent, et puis on est pas chez les slaaneshis ici, je vais pas traîner des pauvres... enfin voilà quoi. »

Sauf si j'en ai vraiment vraiment envie évidemment. Je détourne les yeux du cultiste bien intentionné, honteux rétrospectivement par ce que j'ai commis dans des moments de solitudes. Ils sont tous si... dévoués. Je clos la proposition avant qu'elle ne me tente :

« Nan, j'ai mal au crâne, mal partout, je vais me coucher, voilà.

- Une masseuse alors ?

- Mais j'ai dit que je voulais pas de femme !

- Non mais une vraie masseuse. J'en connais une. Elle sera ravie de mourir en soulageant vos douleurs, ô Grand Coësre.

- Pfff.... bon d'accord. »

Je m'attendais pas à voir cinq minutes plus tard sur le pas de ma porte une grand mère obèse avec la clope au bec. Mais c'est vrai qu'elle masse super bien. Elle parle à peine, seulement pour faire des commentaires du genre « c'est noué ici ». Même pas une moquerie sur mon tatouage extraordinairement moche de loup sur l'épaule. Je lui ai bien précisé avant qu'elle allait choper la Pourriture de Neiglish, elle m'a répondu « j'm'en fous ». Je me suis endormi tel que j'étais, torse nu avec la couverture enroulée autour des jambes, et c'était très bien.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Quelques heures plus tard, Reinhard habillé en majesté, du moins une majesté Nurglite, redescendit au milieu des égouts, guidé par un de ses cultistes jusqu’à une petite salle de réunion où quelques-uns de ses sbires l’attendaient.

Se trouvaient là, évidemment, les deux « intellos » de la bande : Heidemarie von Bedernau, dans une nouvelle robe toute neuve et particulièrement bien taillée, chipée à la Vampire qu’avait tuée son maître, et Bernhard Steiner, le cruel scribe couvert de boutons et aux petites lunettes sur le bout de son nez. Ensuite, on trouvait Frida, habillée en garçon, et un monsieur que Reinhard n’avait jamais vu, fort bien habillé, avec une cravate à la Ostlandaise autour du cou et une paire de moustaches peignées. Plus étonnant, en revanche, il y avait là Maximillian Schneeberger, qui avait totalement retrouvé sa force et son ancien sourire — Heidemarie et Steiner ne cessaient de lui lancer de mauvais regards, n’ayant pas oublié sa trahison. C’est pourtant lui le premier qui s’avança pour saluer son seigneur, et présenter l’inconnu.


Max : « Sire Coësre, je vous présente Karl-Franz Leander, le comptable de maître Ruchen, celui qui dirige nos collègues de la Larve Sanctifiée. Il parle pour son maître, et vous sera utile. »
Leander : « C’est un immense honneur pour moi de rencontrer celui qui a brisé le dos de la famille Sansovino. Je suis votre humble serviteur. »

Ce n’était pas tout à fait vrai, mais au moins, le moustachu cravaté mettait bien les formes. On laissa Reinhard s’installer sur une chaise au bout pourri, au bout de laquelle on avait mit des os de rênes et aux pieds une tête de chien galeux arrachée — un trône à la hauteur du roi des égouts.

Frida : « Alors on le fait vraiment ? C’est parti ? On va te faire devenir prévôt des marchands de Nuln ? »
Steiner : « Le projet serait coûteux, et terriblement risqué. Momentanément, tout Nuln pourrait regarder vers vous… »
Heidemarie : « Mais la récompense serait à la hauteur des risques, ça, c’est certain. »

Reinhard n’avait, à vrai dire, aucune idée de ce qu’était précisément un prévôt des marchands. Il savait que ça existait, il avait déjà voté pour lui une fois (Un type à la sortie du boulot lui avait filé une pistole pour qu’il entre dans un bureau de vote et mette une croix sur un papier, en tout cas), mais les détails lui échappaient. Demandant de l’assistance à ses compagnons, Steiner fut plus que ravi de lancer une explication toute droit sortie de ses ennuyeux courts de droit.

« Contrairement à d’autres villes de l’Empire, Nuln n’a pas de bourgmestre — ce n’est pas une Freistadt, une ville libre, mais la pleine possession féodale de Son Altesse Illustrissime, Emmanuelle II de Liebwitz-Meissen. Il n’y a pas quelqu’un d’élu par le peuple qui possède les clés de la ville, qui récolte les impôts et fait les lois avec ses échevins ; le comté de Nuln appartient à sa comtesse, qui nomme les édiles et gouverneurs qu’elle veut et agit surtout en accord avec la noblesse, le clergé et la grande bourgeoisie de la cité.
Mais Nuln est aussi une ville terriblement peuplée, remplie de guildes fières de ses privilèges, de travailleurs pauvres, de paysans dans les faubourgs, de communautés étrangères… C’est un contexte social totalement explosif, et il suffit d’un impôt en plus ou du prix d’un produit qui augmente pour soudain avoir des émeutes, des grèves et des morts. Les nobles se cachent derrière les remparts de la Vieille-Ville, et savent qu’ils ont besoin d’une institution au moins un minimum démocratique pour calmer la foule, et c’est ainsi qu’a été fondé le poste de prévôt des marchands.
Le prévôt a des pouvoirs en réalité assez limités — il ne s’occupe pas de justice, de loi ou de défense. Il se charge, depuis l’hôtel de ville, de gérer quelques administrations importantes, notamment la gestion des fleuves, l’approvisionnement de la ville en nourriture et matières premières, la salubrité publique, les travaux publics et la voirie. Il ne peut pas créer d’impôts, mais dispose de recettes propres qui ont été décrétées en conseil par la comtesse pour qu’il puisse œuvrer — surtout l’octroi marchand sur tous les navires qui s’arrêtent en ville, chacun devant reverser 1 % du montant de sa cargaison dès qu’il se met à quai. Le prévôt travaille avec des échevins, des fonctionnaires, et des représentants de quartiers ; disons-le clairement, c’est un boulot totalement ingrat, où on a en réalité peu de pouvoir, où on passe son temps à être engueulé par les guildes parce qu’on en fait trop et par le conseil de la comtesse parce qu’on en fait pas assez. Pas très vendeur, dis comme ça, pas vrai ?
Mais le prévôt a aussi beaucoup d’avantages : pour commencer, il a un bon salaire. Aussi, il dispose d’une immunité pénale totale — aucun tribunal, même ecclésiastique, ne peut le jeter en prison. Il est aussi une personne très en vue publiquement, car il est la seule personne importante de Nuln à être directement élue par le peuple. Et même si ses fonctions paraissent inutiles, il est en réalité très important à la vie quotidienne des Nulner, et à la gestion de son économie. Surtout, le prévôt a le droit de siéger au conseil de la comtesse, et il peut présenter des pétitions devant elle. »


Heidemarie reprit la suite du long discours.

« Le prévôt des marchands est élu pour quatre ans, par les quartiers de la ville. Il y a onze quartiers à Nuln, chacun doit envoyer à l’hôtel de ville un certain nombre de notables qu’ils ont dans un premier temps désigné, et ces personnes vont élire à bulletin secret le prévôt.
Bien sûr, étant donné que c’est une élection importante, et mal faite, il y a un tas de règles différentes dans tous les quartiers pour rendre les choses confuses — en théorie, seuls les Nulner mâles de plus de trente ans ayant droit de cité (C’est-à-dire payant des impôts) peuvent voter, mais avec l’immense grogne populaire, certains espèrent faire craquer la comtesse et le conseil pour augmenter le corps électoral ; notamment accepter le vote des habitants qui sont à Nuln depuis plusieurs années sans avoir droit de cité, les jeunes, ou les femmes.
L’élection est censée avoir lieu au mois de Sommerzeit, ça nous laisse donc plusieurs mois pour tout organiser. Et éventuellement forcer les règles à changer… »

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(Pour la carte entière)
Les onze quartiers de Nuln :

Dans la Vieille-Ville (Bleu)

— 1 — L’Aldig : (2 électeurs)
Quartier de la colline. Y vivent l’aristocratie, leurs domestiques et leurs valets. Normalement, les domestiques sont censés voter comme leurs maîtres, et ce sont des aristocrates qui sont élus à l’hôtel de ville.


— 2 — L’Altestadt (3 électeurs)
Regroupement de manoirs et d’hôtels particuliers. Peu de gens vivent dans la Vieille-Ville, mais son poids électoral est disproportionné comparé aux électeurs.


— 3 — Le District du Temple (5 électeurs)
Un quartier beaucoup plus populaire au milieu des remparts de la Vieille-Ville, c’est ici qu’on troue quasiment tous les temples des Dieux du Vieux-Monde, et un immense cimetière et hôpital de Shallya. De nombreux nécessiteux et mendiants vivent ici, ainsi que des petits bourgeois.


— 4 — Le District Kaufmann (4 électeurs)
Quartier marchand et bourgeois, rempli de restaurants huppés, de halls de négoce, contenant également l’opéra et l’Hôtel de l’Argenterie Impériale qui définit le standard de toute la nation pour le poids des monnaies. C’est également ici qu’on trouve la petite enclave Elfe de Nuln.
Malgré le très haut standing de prix, la population est plutôt hétéroclite ; en effet, de nombreux domestiques de la Vieille-Ville vivent ici dans des appartements, de même que des bateliers, des voituriers ou des employés de l’hôtellerie qui servent tout le quartier huppé. C’est donc étonnamment un bastion social plutôt discret.



Dans la Nouvelle-Ville (Rouge)

— 1 — La Neuestadt (3 électeurs)
Le cœur du quartier ; il comprend l’hôtel de ville, les archives, et l’ancienne université, ainsi que la très importante Reikplatz. La population de ce quartier est faite de scribes, d’imprimeurs et libraires, traditionnellement assez conservateurs.


— 2 — L’Handelbezirk (5 électeurs)
Le cœur commercial de Nuln, c’est ici que l’on trouve de nombreuses guildes très importantes (Les assureurs, les ménestrels et messagers, joailliers, verriers ou horlogers…) et également dans ce quartier qu’ont lieu les ventes hors de la ville, où l’on paie l’octroi. En plus de nombreuses associations de marchands et commerces en tout genre, l’Handelbezirk est aussi un lieu d’habitation à la fois pour une classe supérieure et pour une foule de charretiers, travailleurs manuels et petits scribes. Leur poids électoral paraît bien petit comparé à sa grande population, et c’est ici que l’on observe de nombreuses manifestations qui paralysent toute la ville.


3 — District du Westen (8 électeurs)
Le quartier d’habitation majoritaire de la classe moyenne, de nombreux ouvriers qualifiés et compagnons de guildes vivent ici avec leurs familles avant de prendre le chemin tout le matin jusqu’au Grand-Pont pour travailler de l’autre côté du Reik. C’est un endroit agréable à vivre, rempli de jolis parcs pour enfants, de petits oratoires religieux, et surtout de policiers qui cherchent à éviter les troubles semés par une trop haute concentration de travailleurs. Le Westen a un grand poids électoral car il permet de se reposer sur une base d’électeurs conservateurs.


4 — Shantytown (8 électeurs)
Les Taudis de Nuln sont un tas d’immeubles et de tavernes, accolés aux docks de la ville. C’est ici qu’on trouve la plus grosse concentration de travailleurs précaires et journaliers, mais aussi énormément de petits « chefs d’entreprise », des aubergistes et commerçants de bouche qui nourrissent les marins et caravaniers qui y logent le temps qu’ils vendent leurs marchandises à Nuln. C’est un lieu violent, rempli de pauvreté, où vit d’ailleurs le Marché de la Nuit, le regroupement des mutants Nulner.


5 — Universität (5 électeurs)
La fierté de Nuln, c’est dans ce quartier qu’on trouve la tentaculaire École Impériale d’Artillerie, qui attire tant les nobles de tout l’Empire que les « Enfants de la Balle », orphelins accueillis pour servir la faculté. L’EIA forme des polytechniciens et ingénieurs militaires.
L’Universität accueille également l’École Mystérieuse, qui est l’émanation des collèges de magie locale, ainsi qu’une université Halfeline et le Barreau de Nuln qui forme ses avocats.
L’Universität est remplie d’étrangers et non-Nulner, mais elle a un poids politique très important.




La Faulestadt (En vert) (22 électeurs)
L’immense Faulestadt regroupe toutes les personnes qui vivent dans la nouvelle île au sud du Reik. On y trouve tous les ateliers des guildes considérées comme « salissantes » (Bouchers, armuriers, forgerons, tanneurs et teinturiers…) mais aussi les grandes fonderies, les entrepôts ramenant les matières premières venues des montagnes du sud (Minerai et charbon), et des docks pour le matériel. De nombreux immeubles permettent de loger les travailleurs migrants et ceux plus vieux qui n’ont pas l’argent pour vivre dans le Westen.
C’est le cœur industriel et productif de Nuln, l’endroit le plus violent et demandant le plus de changements de toute la ville.



L’Halbinsel et l’Île de l’Aver (En jaune) (5 électeurs)
Quartier militaire, rempli de terrains d’entraînements, de baraquements et de garnisons. On y trouve aussi le Ghetto Nain, et des lieux résidentiels et des tavernes pour les personnes travaillant en lien avec l’armée.


Maximilian décida, une fois les quartiers globalement présentés, de reprendre la conversation.


« Le prévôt sortant, il s’appelle Hondemar Haguenau. Un modéré, proche de la comtesse, il a toujours soutenu tous les plans venant du Conseil, et a majoritairement basé son pouvoir sur ses liens avec la mafia des Sansovino, et sur l’aide de certaines guildes de forts-à-bras, comme les bouchers.
Malheureusement pour lui, Haguenau a subit, hé bien… Toi. Le Batelier Déchaîné, ce canard de semi-révolutionnaires, a révélé des malversations qu’a effectuées Haguenau et ses liens occultes avec la pègre. C’est à cause du fait qu’il n’avait aucune chance d’être réélu, et les manifestations massives qui ont suivi les révélations, que la comtesse a tout simplement décidé de repousser l’élection à la prévôté.
Haguenau va être remplacé à la prochaine élection par son premier échevin, un petit homme du nom de Joachim Schultz — étudiant de l’université de droit, petite carrière tranquille au tribunal, c’est un homme sérieux, propre sur lui, avec une bonne tête de gendre idéal, issu du Westen. Pas sûr qu’il se fasse réélire, étant donné les affaires aux fesses de son ancien patron, mais il va avoir le soutien du pouvoir, et ça pèse quelque chose. Il va militer pour une baisse des impôts et la construction de machines sur rail le long du Grand-Pont, afin de permettre à plus de gens de vivre au Westen et d’améliorer les trajets entre les deux rives. Un joli projet bien ambitieux.

Son adversaire principal est l’ancien grand-maître de la guilde des Débardeurs et Charretiers, maître Karl Fleißig. Un homme venu de Nuln, pur-jus Nulner, qui à 15 ans chargeait et déchargeait des bateaux avec ses bras. Aujourd’hui il en a 60, et c’est devenu un gros tribun obèse, à la voix énorme, qui adore rallier la foule. Étonnamment éduqué, et servi par des petits bourgeois qui écrivent ses discours, il se fait passer pour l’ennemi du conseil de la comtesse, et promet à tout le monde de grandes rénovations des immeubles et de nouveaux puits Couronnois pour améliorer la santé et le confort des habitants de Nuln les plus pauvres. »


Steiner fouilla à travers ses papiers.

« Si tu deviens candidat dans la course, il faut que l’on crée une histoire avec Maximale Leistung, le petit marchand auto-entrepreneur qui a fait fortune dans le Stirland… Nous allons te forger un faux livret de famille, mais ça sera assez simple, j’ai les bonnes relations pour. Il faudra juste que ça entre dans le budget…
Car oui, nous allons avoir un budget ! Avec le grand cambriolage de la Pègre, et de nombreux larcins commis par Frida et ses voleurs, nous pouvons compter sur cent-cinquante couronnes d’or rien que pour nous. Notre argent nous servira à payer des crieurs pour parler de toi, et financer des meetings ou des affiches que l’on pourra faire imprimer en ville. »


Leander, le tout nouveau venu, leva la main pour obtenir la parole.

« Maître Ruchen a également un intérêt à vous soutenir. Il est prêt à vous offrir lui aussi cent-cinquante couronnes sans rien en attendre en échange. Il est un marchand très influent dans l’Handelbezirk, et sera ravi de vous aider pour votre campagne, rencontrer des gens, ou donner du crédit à vos histoires… »


Heidemarie approuva d’un hochement de tête.

« Ton attaque sur la Pègre ne nous a pas seulement permis d’obtenir de l’argent et des documents pour faire chanter quelques notables — ça a aussi rendu totalement malades les bouchers de la ville. Nombre parmi eux se sont mis à prier Nurgle et le Grand Coësre, en secret. Je pense que si tu veux fonder une fausse organisation à partir de là, il y a de l’avenir ; tu peux te faire passer pour un marchand de bétail, serrer des mains à la guilde des bouchers… Ensuite, il nous faudra inventer une histoire, un récit. Sur comment tu es né à Nuln, et tu l’as toujours aimée, et ce que tu souhaites défendre… »


Frida, tapotant sur la table, ricana.

« La politique c’est pas que des discours et des affiches à coller. C’est aussi des sales coups. On risque de s’attaquer à toi, fouiller dans ton passé, tabasser tes crieurs et chercher à se débarrasser des imprimeurs qui acceptent de travailler pour toi.
Il faudra qu’on utilise aussi le budget pour contre-attaquer, et leur faire subir la même chose, à Fleißig et Schultz. »


Heidemarie regarda le Coësre tout droit.

« Cela fait beaucoup de choses… Mais comme tu vois, nous sommes tous prêts à te soutenir, et à te servir.
Alors qu’en penses-tu ? Qu’est-ce que nous devrions défendre ? Comment veux-tu que nous agissions ? »

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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par Reinhard Faul »

Un des cultistes m'a apporté un renard à mettre sur les épaules. Pas une peau, mais l'animal en entier. Il est très décomposé, et des fluides divers me coulent dans le dos et sur le ventre. C'est vraiment un ornement digne de Grand Père et je me sens très fier avec ça. Sa fourrure douce me chatouille la nuque et les joues.
Ça m'aide à rentrer dans mon personnage.

Parce qu'il faut être honnête : j'y connais rien en politique. Je sais pas comment avoir du charisme et convaincre les gens. On me balance beaucoup d'informations à la tête et c'est très intimidant. Je n'ai jamais réfléchi de cette façon. Le vote des femmes ? Qu'est ce que j'en ai à foutre ? Puis je ne sais pas comment parle un politique, j'ai jamais fait parti de ces fameux hommes de plus de trente ans ayant le droit de citer. Ils ne s'adressent pas à moi.

Enfin maintenant tout le monde a fait son petit monologue et ils me regardent fixement, attendant mes réponses. Je tripote nerveusement un emballage de bonbon – on me met tout le temps à manger sous le pif. Pourquoi c'est à moi d'avoir des opinions ? On devrait me laisser les salamalecs magiques et s'occuper du reste. Je sais rien faire. Comment je vais parler à des types de la haute ? Comment je peux faire semblant d'avoir des opinions sur Nuln alors que je veux seulement tout brûler ?
C'est donc noyé dans ma conscience de classe que je prends la parole :

« Ben euh je sais pas je... en faisant la même chose ? Fouiller leur passé et... et tout ça quoi. On avait les lettres de... non ? »

Je sens mon public pas très convaincu par ma bredouillante timidité. C'est un espèce de cauchemar, on m'interroge sur des sujets où j'ai aucune connaissance. Pire : je suis l'anti-thèse absolue d'un dirigeant charismatique. Si j'étais pas un sorcier, on me dirait même pas bonjour en me croisant dans les couloirs. Je vois pas pourquoi on me demande mon avis sur des trucs, c'est d'autres gens qui devraient s'occuper de ça. Paniqué par leurs regards rivés sur moi, j'essaie de me saborder tout seul en disant les stupidités qui me passent par la tête :

« Faut un type vraiment très doué en affiches alors, comme celui qui a fait l'enseigne de la taverne en face du Grand Pont. Vous voyez ? Celle avec la dame qui... enfin c'est drôlement bien dessiné en tout cas. Je vais pas aller parler personnellement à tout le monde, si ? »

Je jette rageusement mon papier de bonbon sur la table.

« Je sais pas ce qu'ils veulent les gars de plus de trente ans qui ont le droit de citer ! J'en suis même pas un ! Faut que je m'invente un... un faux moi quoi. Je suis vendeur de bétail ? D'accord. Et puis faut que je sois marié non ? Ces types là ont toujours des femmes. Heidemarie ? Ça t'embêterait pas ? Vu que t'es du gratin et tout... »

Bizarrement j'ai un peu envie de pleurer. C'était important pour moi ces histoires de femmes et d'enfants, un symbole de réussite. On dit jamais d'un gars « ah lui ? Il est mort tout seul comme un con, il était stérile en plus, un vrai champion ». Les gens normaux se marient et font des gosses, et je te vois lever un sourcil mais c'est parce que t'es dans ton petit monde de connards. Dans le mien, les trucs scabreux que je peux faire la nuit n'ont rien à voir. L'idée de me marier avec une femme m'a jamais révulsé. Évidemment, j'ai jamais réussi à en approcher une à moins de dix mètres alors... mais je suis sur que pour l'aspect pratique de faire des gosses, j'aurais pu me débrouiller. Mécaniquement c'est pas plus compliqué que ça.
Enfin voilà, sous toute cette crasse et cette vulgarité il y avait un rêveur qui imaginait moins scabreux comme demande en mariage que de parler de ça par dessus la table parce que la gonzesse rentre grosso modo dans les bons critères. C'est pathétique, mais du pathétique j'en ai à revendre, voilà.

« Puis défendre Nuln... de quoi ? Elle se bousille toute seule... pffff... les travailleurs bretonniens ? Tout le monde les déteste. Moi j'aime pas les étrangers en tout cas. Ceux là en plus ils sont sales et ils ont l'air tout débiles avec leur accent et tout. Jou voudrou du cognac. Quels neuneus. En plus ils sont, vous savez... » je tords le poignet pour indiquer la masculinité défaillante. « Dirigés par des femmes. »

Moi je suis tordu du poignet aussi mais c'est pas pareil, je suis dégénéré tout seul, c'est pas mon pays qui l'est. Mais bon voilà, mon racisme misogyne et homophobe m'a redonné des forces, je suis lancé, je continue :

« Enfin vous savez que le vote des femmes c'est pas con ? Il y en a quand même vraiment beaucoup. Ça fait quoi ? … un quart de Nuln, les bonnes femmes ? Ouais, p'tète pas, mas pas mal quand même. Je sais pas si vous vous souvenez, vous étiez peut être trop jeunes, mais à l'époque de la Tempête du Chaos, quand ils recrutaient des types, il y avait tout le temps des crieurs qui venaient nous parler de Défendre les Valeurs de la Famille et les Enfants, tous ces trucs. Ça c'est bien non ? »
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Frida fit la moue à la mention des lettres récupérées à la Pègre.

« Le plus gros du chantage, tu l’as filé à ta bourgeoise. C’est la raison pour laquelle Haguenau est dans la sauce. »

Steiner leva son doigt et prit un ton pérorant, corrigeant Frida comme un professeur avec son élève ; vu la mine de colère que lui rendit la garçonne, ça ne lui plaisait visiblement pas.

« C’était nécessaire à cette époque. Cela nous a permis d’acquérir le Pellagra et des avancées dans l’administration de Nuln, nous n’étions pas perdants dans le marché avec madame Kassel.
– Oui, et ça t’as offert une jolie carrière à l’hôtel de ville.
– Dans l’intérêt de la secte ! Répondit aussitôt un Steiner outré, la main contre le torse.
– Nous servons tous dans l’intérêt de la secte.
Le reste du chantage, ça nous permet de tenir par les couilles trois personnes — Arnulf Richthofen, un petit cousin du grand Richthofen qui a son nom partout ; un assesseur du Parlement, et enfin, un religieux qui est proche de Kaslain.
Pendant que tu étais dans le Stirland, j’ai utilisé ma nouvelle bande, des voleurs et des truands, pour les approcher et leur montrer ce qu’on avait sur eux. Ils nous fournissent tous des informations fort utiles, mais si on veut les faire bosser plus activement, je ne crains qu’il ne soit nécessaire de les « brûler » — je veux dire, imagine que tu demandes à Arnulf de financer ta campagne, il le peut, mais ça ne marchera qu’une fois, autrement, il pensera que même le chantage qu’on a contre lui ne sera pas grand-chose comparé à l’horreur que peut lui faire subir son cousin.
Mes gars sont utiles mais pas omniprésents. On peut se concentrer sur un candidat, ou même mieux et plus accessible, quelqu’un de l’équipe du candidat. Pour l’heure on est un peu dans le noir, mais t’inquiète pas, je vais bosser et te trouver quelque chose pour les bouffer. »


Quand Reinhard déclara qu’il désirait être marié, il traita l’affaire comme si c’était évident et en la bousculant dans le reste des choses à traiter. Pourtant, l’effet fut, de façon inattendue peut-être, assez immense sur la petite noble. Heidemarie se mit à papillonner des cils, puis à devenir toute rouge, et elle couvrit sa bouche avec un mouchoir dans une mine timide et sidérée. C’est assez tout le flegme d’une aristocrate qu’elle balbutia quelques mots.

« Je… ce… Ce serait un immense honneur pour moi, monseigneur… Je… Je me montrerai digne d’un tel rang, et…
– Oui, il est exact qu’un candidat marié, ça fait meilleur genre », fit juste Leander sans aucune sympathie ou compassion. Tous les membres de la secte de Reinhard le foudroyèrent du regard, alors qu’il fronça des sourcils, ne comprenant vraiment pas sa gaffe.
« Ouais, c’est sûr que te trouver une dame ça sera bien, et c’est pas moi qui vais remplir le rôle, plaisanta juste Frida avec un sourire narquois. Désolé pour toi Heidemarie, on t’achètera pas une robe de mariée ; c’est mieux si vous êtes ensemble depuis un an ou deux.
– Mais… Que va dire ma famille ?
– Ah ça… »

Petit silence gênant, alors que Steiner fit semblant de gribouiller des trucs, que Max se mit à fumer la pipe en ricanant, et que Frida se leva pour tapoter l’épaule de son amie.
La noble se reprit, et toussota.

« Les von Bedernau ont beaucoup d’argent et d’influence à la cour de la comtesse… Un bourgeois, vendeur de porcins, qui épouse une noble… Bon sang, je vais être la risée de Nuln… »

Elle crut déceler, peut-être à tort, un recul dans la posture de Reinhard, aussi, elle se corrigea aussitôt.

« C’est une chose merveilleuse, au contraire ! Une mauvaise publicité est toujours de la publicité. Il faut que tu rencontres mon… Mon oncle. Il ne laissera pas sa nièce sans rien. Il pourrait bien devenir ton allié, et ton bailleur de fonds. »

La mention de son oncle lui fit avoir la chair de poule. Frida lui caressa gentiment la tête, et elle eut l’air de se calmer.

Quand le Grand Coësre parla des Bretonniens, Leander hocha négativement de la tête.

« Les travailleurs Bretonniens contribuent énormément à la richesse de la ville. Ils sont une population dynamique et travailleuse, leur aide est bien reconnue.
– Bien reconnue… Des marchands, oui ! Coupa Max en tirant fort sur sa pipe. Franchement, ça a l’air limité comme programme, « j’aime pas les Bretonniens », mais moi je dis, ça peut totalement marcher !
La vérité, c’est qu’énormément de gens supportent pas les travailleurs émigrés — comme ils supportent pas les Halfelins. Le candidat de la comtesse peut pas les critiquer ; les Stirlander ou les Bretonniens on les accueille à bras ouvert, quand ils débarquent en ville on leur offre le logis, on leur indique où est la soupe populaire, les patrons les aiment trop. Quant à Fleißig, il fait sa couille molle chaque fois qu’on aborde la question du racisme ; les deux candidats, au fond, sont pour ouvrir le droit de vote aux étrangers qui résident à Nuln, parce qu’ils pensent tous les deux se battre pour l’avoir.
Moi je dis, t’as un truc à vraiment exploiter, là, et t’as raison ; il faut soutenir les basses mœurs du peuple, les révolter un peu. T’as besoin de copains ouvriers, et pas les petits imprimeurs et journaleux rêveurs qui collent aux basques de Fleißig. »


Leander regarda l’ex-contremaître avec un regard de haine.

« Détester les étrangers ce n’est pas un programme. Vous n’aurez jamais aucun soutien avec une telle ligne !
– Cela le démarque, ça propose autre chose, et vous seriez étonné du nombre de bourgeois un peu riches qui seraient séduits par une telle verve ! Les contre-maîtres et ingénieurs ça a aussi peur d’être remplacés — pas par les Bretonniens, mais par les Nains, une haine discrète parce qu’on peut se faire taper dessus par le culte de Sigmar, mais une haine bien réelle. »

Heidemarie sourit.

« Nous avons donc trois-cent couronnes d’or à dépenser dès maintenant. Je pensais en réserver une bonne partie à te… Te rendre présentable. T’acheter des costumes, des parfums et t’offrir un nouvel accoutrement. On pourrait même t’offrir des cours, chez un comédien, pour que tu apprennes à bien parler en public ! Cela pourrait coûter jusqu’à cent couronnes.
– Une fortune, tiqua Steiner. On pourrait très bien s’en sortir avec cinquante couronnes à peine.
– Contacter un imprimeur et un graphiste pour faire des affiches, ça peut aussi revenir pas mal cher, enchaîna Leander. On a des adresses et des amis. On peut faire une petite chose pour cent couronnes, mais si on peut investir jusqu’à trois cents, ça serait encore mieux.
– Il faudrait parler aux ouvriers en priorité, grogna Max. Mettre en place un coin où tu peux parler, payer une bonne bière et offrir la bouffe… J’pense que c’est une affaire de cinquante à cent couronnes, selon combien tu peux en mettre.
– Hého, les gens, moi aussi j’aimerais bien des sous, puisque tout le monde demande à ce que le fric aboule ! Ricana Frida. C’est toi qui choisis le montant, mais plus tôt tu me payes plus tôt je peux me foutre au boulot. »
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par Reinhard Faul »

Même si je ne suis pas très sensible aux problèmes des femmes du Vieux Monde, je grimace de compassion quand Heidemarie mentionne son oncle. C'est mon amie, et puis j'ai été dans ses souvenirs lors du rituel de Mémé qui nous a tous liés. J'ai plus envie de buter ce salaud que de lui taper du pognon, mais ces histoires me concernent pas et je suis mal à l'aise d'en parler avec la première concernée, alors je ne dis rien. Frida lui tapote le crâne en signe de solidarité féminine, et ça suffit je suppose.

Max fait beaucoup d'efforts pour que mes vagues remarques racistes se transforment en programme politique. J'aurais jamais cru que ça emballerait quelqu'un, mais son discours transforment tellement mes propos que je me sens vaguement intelligent. C'est vrai qu'on l'oublierait presque à cause de toutes ces histoires de trahison qui ont pris le dessus, mais de base c'est un bon causeur. Bizarrement je lui en veux pas. Je sais pas pourquoi, mais c'est le cas.

Nous passons ensuite au cœur de la réunion : ki ki c'est ki aura le pognon. Un moment important. Ça se chamaille là dessus même chez les nurglites. Je grimace de malaise devant les propositions de Heidemarie.

« Je vais devoir prendre un bain hein ? Avec du savon ? Berk. »

On ne prend pas la peine de me répondre, c'est une évidence. J'ai du jus de renard mort qui me coule dans le dos jusqu'à la raie des fesses. On pourrait croire que c'est froid, mais en réalité la décomposition produit sa propre chaleur. C'est tous les machins vivants qui se chamaillent entre eux pour manger de la viande faisandée. Ça relaxe agréablement les muscles de ma nuque. Et je vais devoir vivre l'humiliation de mariner tout nu dans de l'eau chaude – qu'il faudra changer plusieurs fois -, me raser, me parfumer, me couper les cheveux, enfiler des fringues que je sais même pas mettre tout seul. Sans parler de la magie que je vais devoir utiliser ! C'est toujours humiliant de devoir employer un sort et un artefact magique pour seulement être présentable. J'expédie le problème en quatrième vitesse :

« Je pense pas que ça vaut plus de cinquante couronnes. Moi j'pense qu'on devrait mettre cent sur Frida, cent sur les affiches, et Max et Heidemarie se partagent le reste. »

Je passe ma main dans mes cheveux, j'en profite tant qu'ils sont là comme il faut. Bientôt ils seront lavés et égalisés, quelle horreur. Ça demande du boulot d'avoir un vieux paillasson en bordel sur mon crâne, à mon âge ça pousse plus aussi bien. Pas besoin d'y mettre cent couronnes franchement. En plus je suis sûr que la moitié va partir dans du parfum. Quelle somme, quand j'y pense.

« Heidemarie ? Je peux te demander un truc en privé vite fait ? »

Un peu surprise, elle se lève quand même, et on a l'air con à partir comme ça dans le couloir au milieu de la réunion. Tout le monde nous regarde sortir en silence. Une fois qu'on est loin des oreilles indiscrètes, je prends mon courage à deux mains pour lui demander ce qui me chiffonne :

« Alors euh, à propos de ton oncle... »

Je sens la jeune femme se crisper.

« Même le pognon c'est cool on pourrait euh... le tuer. Le tuer très lentement même. Enfin moi je propose parce que ça me gêne qu'on aille la bouche en cœur lui taper de l'argent comme si... enfin je voulais pas te mettre mal à l'aise pardon. »
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Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
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- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
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- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
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Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
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- Empathie
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- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

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- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

La maison von Bedernau est une famille noble Nulnoise subsistante d’extraction chevaleresque, dont la filiation est prouvée depuis la fin du XIe siècle.

Elle est originaire du pittoresque petit village de Bedernau dans l’ancien Solland, un hameau de trente-deux habitants entre Wittenhausen et Fluorn, le long de la rivière Söll. Son premier sire connu est Sibald I von Bedernau, dit « le Gras », notoire pour avoir été cité à comparaître devant le Grand Baron du Solland pour simonie (Il fut accusé d’avoir pillé plusieurs temples de Shallya désarmés).

L’ancêtre le plus illustre de la maison von Bedernau fut Hans-Sibald IV von Bedernau, qui passa à la postérité en l’An de Sigmar 1709 au cours de l’intégration du Solland aux possessions de la famille von Liebwitz ; à l'occasion du siège pour le château d’Ellwangen, plusieurs des seigneurs de la grande baronnie prêtèrent serment sur leur honneur de résister aux troupes de Nuln et du Wissenland, jusqu’à la mort. Mais Hans-Sibald choisit dans la nuit de courageusement trahir ses camarades, d’ouvrir les portes du château dont il avait la responsabilité, et de mener les troupes des assiégeants jusqu’à la grange dans laquelle les seigneurs avaient cachés leurs épouses et leurs enfants, de manière à ce qu’ils soient passés à l’épée. Par la suite, Hans-Sibald fut nommé gouverneur du Söll et parvint à intelligemment acquérir les propriétés de ses compatriotes passés à Mórr.

Les siècles suivants, la famille von Bedernau connut une grande fortune dans le secteur de la mine. Achetant de nombreuses concessions privées à des petits propriétaires des montagnes noires (Certains procès furent intentés devant l’Empereur, la maison étant accusée d’utiliser des mercenaires employant la menace et le meurtre pour obtenir le départ des bergers montagnards — mais aucun n’aboutit devant les cours de justice), elle put extraire du charbon et du minerai de fer grâce à des méthodes productives et innovantes. C’est ainsi sur les conseils de Willus-Arnulf-Hans-Sibald VIII von Bedernau que les travailleurs enfants des petites galeries furent remplacés par des Halfelins enfants, doublement moins chers ; ce même Willus-Arnulf-Hans-Sibald créa un nouveau type de contrat d’endenture, dit « de suppléance », qui permet d’engager des mineurs sur des durées réduites de façon à ne pas les rémunérer à partir de leur départ des villages où ils vivent, offrant une grande économie aux propriétaires. Ces inventions provoquèrent une émeute des enfants piedmontais, malheureusement trop attachés à leurs privilèges ; ces troubles furent par fortune durement réprimés par les troupes du « Héron Bleu », une brave condotta au service de Nuln.

La famille von Berdernau a depuis six siècles le privilège de servir « d’écuyers briocheurs » au comte de Nuln — c’est à eux que revient le grand honneur de fournir des brioches à la cour, de découper les tranches et de déposer du beurre dessus lors du déjeuner du réveil du comte. Il ne faut surtout pas confondre cette fonction avec celle de « grand panetier » qui tranche le pain non-brioché, privilège qui revient (Évidemment) à deux maisons sur un partage bisannuel entre les zu Hogenhammel-Parden et de Luciolle (Voire page 123 et 229). La fourniture et le tranchage du pain viennois, semi-brioché, a fait l’objet d’une enquête de la cour de la chancellerie de Nuln, et il fut décidé que l’écuyer briocheur et le grand panetier serviraient la table avec une fréquence alternée bihebdomadaire.



— L’Histoire Précise, Docte Et Aisée Des Grandes Et Moyennes Familles De Nuln Et Du Wissenland, 2510.

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En vingt-sept ans de domiciliation à Nuln, Reinhard Faul n’avait jamais mis une seule fois les pieds dans les quartiers les plus hauts de la Vieille-Ville. Tout en bas, près du quartier Kaufmann, il avait déjà bossé, et à l’époque où il escortait des vieux messieurs, il avait soudain officié là-bas ; mais les hauteurs de la vieille montagne, le roc-même sur lequel on avait fondé la cité, ça, ça lui paraissait inaccessible. De fins remparts de la cité antique et des points de passages gardés par des Tiléens en demi-cuirasse servaient à maintenir éloignés les indésirables, et la foule de domestiques, livreurs, voituriers et travailleurs en tout genre qui venaient servir les gens de bonne naissance apprenaient à le faire la tête baissée, sans oser observer autre chose que le pavage symétrique et parfaitement entretenu des rues.

Et pourtant, aujourd’hui, Maximale Leistung y entrait friqué et sûr de lui-même, sur les conseils d’une Heidemarie qui lui disait de redresser ses épaules, et de forcer un peu plus sur son sourire.

« Non », la jeune fille avait répondu à la généreuse proposition de son maître de bien vouloir assassiner son oncle. « Vole-lui tout son argent, exploite tout son pouvoir. La vengeance ça m’apporterait plus rien. Ta victoire, ça, ça me comblerait. »

Alors, au cours de la dernière semaine, elle s’était activée avec les espèces fournies par les coffres Nurglites. Elle avait traîné Reinhard dans des magasins du Westen, lui avait pris toutes ses mesures, et s’était arrangée pour qu’on lui fournisse trois complets, avec des manches et des collants aux jambes, de jolies fringues sévères, noires, à la mode des Jutones (Alors que Reinhard savait à peine placer Marienburg sur une carte), et des chapeaux de feutre tout simple pour cacher sa tête. Elle lui avait acheté un parfum de Bretonnie, et un peu de blanc pour faire ressortir des pommettes, sans oublier, le plus coûteux dans toute la tenue, des souliers vernis et collés de soie. Elle avait transformé le mendiant en bourgeois, et même, en riche bourgeois. Et elle l’avait forcée à réviser son rôle, à soigner sa posture, à lui offrir un état d’esprit… Qui, heureusement, transcendait peu avec la vraie personne qui se cachait derrière la parure.

« Tu es un homme du peuple, tu as grandi à Nuln, tu as eu une vie difficile, faite de travaux manuels éreintants. Puis tu as eu les bonnes opportunités, tu as risqué ton pécule et celui de ta famille. Tout seul, avec de beaux discours et un grand esprit d’entreprise, tu as fait fortune, jusqu’à Wurtbad au Stirland. Tu as beaucoup d’argent, mais tu n’as pas oublié tes racines. Tu détestes les nobles, tu les prends pour des parasites.
Et aujourd’hui, tu as l’impression d’incarner le futur face à leur vieux monde. »


C’était le pitch qu’elle avait tenté de lui vendre. Pas besoin de faire semblant de bien parler, de retenir par cœur les titres de noblesse, la différence entre les fourchettes à table. Il était gueux, il serait gueux, mais un gueux qui devient riche, comme on le fait dans les Républiques où on a décapité ou expulsé les gentilshommes et gentes dames, ces nouveaux régimes célébrés par les gosses diplômés de l’université.

Steiner avait trouvé deux chevaux et une vieille voiture tous saisis à un ancien banquier qui était tombé pour fraude — c’est l’avantage d’avoir des cultistes dans les Avoirs Criminels, c’était également comme ça que le Pellagra avait été acquis pour une bouchée de pain. En guise de voiturier, on n’avait trouvé personne de mieux qu’Irmfried Brandt ; Le sordide ex-pistolier pouvait à sa guise faire la gueule, pistolet à cinq canons sous son gros manteau gris, sa tête de violent costaud servant bien assez à impressionner quiconque essayerait de braquer la calèche — il avait quand même fallu demander aux cultistes de faire un petit coup de peinture sur la carrosserie, et on avait déchiré le rembourrage d’un fauteuil pour y placer à l’intérieur la carcasse d’un poisson crevé et sanctifié par Nurgle, de façon à ce que le mage soit à l’aise et puisse canaliser sa magie à l’intérieur de l’habitacle ;

Car la Vieille-Ville de Nuln était également le quartier des Temples. Grand hôpital de Shallya, cathédrale de Sigmar, flamme d’Ulric, cimetière de Mórr… Même des Dieux que presque plus personne ne prie, comme Wendred (Un Dieu mineur, local, du devoir), pouvaient avoir leurs oratoires du coin. Les bondieuseries de milliers de fidèles bourdonnaient dans les oreilles et picotaient aux doigts du mage noir, assez pour lui donner les symptômes d’une migraine.



Le quartier, par la fenêtre, était magnifique. Tout illuminé même en pleine nuit grâce à des lampadaires tous les cent pas, des bancs en bronze, des grilles en fonte, des petits squares et des statues, et ces grands immeubles à colombage, avec de grands escaliers, des fenêtres Bretonniennes à vitraux, du marbre taillée à la Tilléenne, des ponts et des statues… Tout le charme d’une vieille ville, dont on avait expulsé tous les mendiants et les artisans salissants pour les bannir ailleurs, afin de les remplacer par des négociants et des sangs-bleus des quatre coins du continent. On avait l’impression qu’il fallait se frotter les pieds sur un paillasson avant de marcher dans ces rues.

La calèche s’arrêta finalement devant un manoir, devant la grille duquel on avait placé une enseigne en bois présentant le blasonnement de la famille von Bedernau — un armorial représentant un grand soleil à tête de mort, des carreaux de plusieurs couleurs, et une brioche dans un cube vert. Irmfried descendit de l’attelage, et vint sonner à la petite cloche juste devant. Alors, de la maison, sortirent des valets de tous les âges, des messieurs à chapeaux qui ouvrirent la grande grille et s’approchèrent du véhicule.
Comme Reinhard avait révisé, il attendit qu’on lui ouvre la porte, et se montra aux domestiques : avec ses sortilèges et l’artefact du collège gris, il paraissait être un homme en pleine force de l’âge, beau, viril, avec une grande barbe et de longs cheveux. Il salua le plus vieux des domestiques, qui fit une révérence, puis se retourna pour tendre une main recouverte d’un gros gant de cuir.
Heidemarie sortit et l’attrapa, avec elle aussi une protection de soie sur ses doigts. Elle s’était faite belle, avec une grande robe verte-pomme échancrée, et un long chapeau à fleurs sur ses cheveux blonds noués. Sans aucun sourire, parce qu’il ne le fallait surtout pas, elle lia ses mains devant elle et fit un petit geste de la tête au chef des pingouins.

« Maître Leistung, damoiselle Heidemarie-
Dame, corrigea-t-elle aussitôt avec un accent de persiflage.
– Hm, eerrrr, oui… Pardonnez… Heu, j’espère que vous avez fait bonne route ?
Si cela plaît à maître et… Madame… Vous pouvez me suivre. »


Le pingouin-en-chef fit un geste dédaigneux à un valet, qui s’approcha d’Irmfried pour lui indiquer où il pouvait aller garer la voiture. Et on se sépara vite de lui pour accompagner les deux nouveaux arrivés jusqu’à l’intérieur du manoir.

Le-dit manoir ressemblait à un petit château urbain. Avec un immense jardin, et des murs de pierre et de brique, avec deux étages ; il y en avait de la place, au moins de quoi caser deux immeubles pour louer des chambres à des Stirlander. Le pingouin-en-chef ne résista pas à faire passer Maximale par une serre où, en plein hiver, on faisait pousser des fruits exotiques, avant de pénétrer dans une petite galerie, où il demanda congé pour laisser Maximale et Heidemarie enfin seuls, le temps de marcher bras-dessus-bras-dessous quelques pas jusqu’à trois petites silhouettes d’hommes qui leur tournaient le dos.

Tous les trois se retournèrent une fois les deux invités proches d’eux. Trois hommes, aux âges assez proches — ils étaient plus vieux que Reinhard, 50-60 ans, dans cette tranche d’âge. Tous les trois terriblement maquillés, avec des perruques pour cacher leurs cheveux manquants ou grisonnants, et des tenues moulantes, bouffantes et colorées à la fois, rien à voir avec les vêtements sobres et tout noirs de Maximale.

« Ah. Meister Leistung. Une joie pour moi de vous rencontrer. »

C’était le plus « jeune » des trois vieux qui prononça cette phrase — et il l’avait prononcée d’un ton si froid et si acéré qu’on se demandait s’il n’allait pas étrangler le-dit Leistung dans la seconde.
Puis, il regarda la jeune femme.

« Ma fille.

– Père.
– Vous m’avez manqué.
– Ce sentiment est mutuel, monseigneur.
– Une joie de vous revoir chez vous.
– Mon nouveau foyer est celui de mon époux, mon doux père. »

Le vieux manqua de faire une syncope. Il avait une petite veine qui semblait gonfler au-dessus d’un de ses yeux.
Ainsi, il s’agissait d’Aantonus von Bedernau, le père de Heidemarie. Il se tourna, et présenta les deux autres.

« Laissez-moi le plaisir, mon cher gendre, de vous présenter mon frère benjamin, Lorenzo, et mon frère aîné, Karl-Werner. »

Les deux oncles de Heidemarie. Le plus jeune était un homme très gras, couvert de maquillage pour faire disparaître ses boutons — il était, a priori, assez inoffensif.
Karl-Werner, en revanche, paraissait sacrément vieux, encore plus avec sa maigreur qui faisait bien ressortir ses pommettes saillantes et son regard froid. C’était lui. Lui qui avait attiré Heidemarie dans la secte, par son vice.
Pourtant, sa voix fut plus mesurée, et moins désagréable que celle de son cadet.

« Meister Leistung ; soyez le bienvenu. J’aimerais confier que ma nièce n’a pas été avare de compliments, mais en réalité, cela fait depuis fort peu longtemps que nous sommes au courant de votre existence.
– Une semaine, en fait, plaisanta Lorenzo l’obèse avec un grand sourire qui montra momentanément ses dents cariées — il se rappela de les cacher avec une main. Alors, c’est pour cela que notre chère Heidemarie était partie dans le Stirland ? Drôle d’endroit pour une idylle amoureuse !
– Je vous en prie, mon oncle, fit Heidemarie avec un sourire complice, et alors que son père semblait devenir de plus en plus rouge.
– Votre mère a probablement très envie de vous revoir et de vous embrasser ; Et si vous alliez avec Lorenzo la revoir ?
Ne vous inquiétez pas… Nous vous rendrons le Meister en un seul morceau. »


Heidemarie fit semblant d’être inquiète, en posant une main sur le poignet de Maximale et en le regardant avec de grands yeux humides. Mais après une fausse permission donnée par son « mari », elle s’éloigna vite avec l’obèse, qui paraissait malheureusement être le plus gentil et le plus aimable du trio.

Et voilà que Reinhard se retrouva vite bien seul, flanqué par le père et l’oncle le plus vieux de Heidemarie, de chaque côté. On ne lui avait pas proposé de prendre son manteau et son chapeau, et même si le Nurglite avait peu d’expérience mondaine, il savait que c’était là un petit impair.

« Appréciez-vous la peinture, Meister ? »

L’oncle demanda ça en faisant un petit tour sur place. Ils étaient en effet au milieu d’une galerie, et, comme on imaginait assez bien les nobles, cette belle galerie était entourée de toiles, d’armures de plates sur des râteliers, et de petites sculptures de fonte offertes à la vue des invités.
C’est ainsi qu’on attira le pauvre Reinhard devant un immense tableau posé devant un mur peint tout en blanc, et que Karl-Werner se mit à pérorer avec un ton plein de flegme.
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« Un original de l’artiste Vriendelijk. Il sera offert à la comtesse au printemps. C’est censé représenter la soumission du Solland à la glorieuse famille von Leibwitz. Qu’en pensez-vous ? »

Ils laissèrent Maximale donner son avis. Alors que la chose n’avait aucun intérêt. Il n’y avait que des nobles pour faire ça.
D’ailleurs, le père de Heidemarie enchaîna vite.

« Savez-vous que ma fille compte parmi les damoiselles de compagnie de la comtesse ?
Enfin, devrais-je dire, comptait, car une damoiselle qui fuit la cour et qui épouse quelqu’un dans son dos…
Vous ne l’avez pas véritablement épousée ? Ce n’est pas sérieux ? De la coucherie passe encore, nous sommes à Nuln pas en Ostland… Mais un mariage… Non ? »
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Reinhard Faul
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Re: [Le Coësre] Le Nouvel Ordre

Message par Reinhard Faul »

On me montre un tableau, mais toute ma puissance mentale est mobilisée pour m'empêcher de tirer mon collant de la raie de mes fesses. Je sais pas comment il s'est foutu là.
J'ai l'impression d'être dans un cauchemar étrange, dans un autre corps que le mien, avec des sapes de forain. Ma peau est irritée à cause du savon, j'ai passé littéralement des heures à me passer un peigne anti-poux et je dois absolument éviter de me toucher le visage pour ne pas ruiner mon maquillage.

Dans l'Empire, les hommes riches se poudrent et c'est sur une femme que le maquillage semble incongru et sexuellement agressif. Respire un coup et remets t'en.

En réalité, je prête à peine attention au tableau parce que je suis très concentré à appliquer les conseil d'Heidemarie. Je ne dois pas gesticuler, me toucher la barbe sans arrêt, bafouiller, jurer. Je dois avoir l'air d'homme sûr de soi qui va faire du pognon et du pouvoir, avec ou sans vous. Prenez le train en marche.
Mon physique me simplifie beaucoup la tâche, cela dit. Les deux nobles ont l'air de demi-homme à coté de moi. C'est la silhouette. Des épaules larges et un bassin étroit, un ventre plat, j'ai l'air d'un prédateur dangereux et agile, surtout quand je souris avec des dents d'une blancheur d'ivoire. Ça n'a rien à voir avec mon corps habituel qui évoque plutôt un vieux sac.

Et puis je me dis, pourquoi jouer à ce petit jeu ? Pourquoi inventer des compliments sur un sujet où je ne connais rien ? Je suis un gueux, les deux hommes le savent très bien. Ils veulent juste voir un petit galérer à parler d'art. Je ne suis pas là pour avoir l'air d'une lavette obséquieuse. Je déclare sobrement :

« C'est très bien. »

Puis je m'en détourne sans cacher mon manque d'intérêt. D'ailleurs le père s'en fout aussi. Il aborde le sujet qui l'intéresse le plus vite possible. Ma mine dégoûtée n'est pas feinte. À force de fréquenter Heidemarie, malgré son état de femme, j'ai appris à la voir quasiment comme un être humain. Entendre son père en parler comme une vache au marché au bétail, c'est dégoûtant. Elle m'avait prévenu, pourtant. Je réponds, en accord avec mon personnage :

« Là d'où je viens, les mœurs ne sont pas... je l'ai épousée, oui. »

Le père fléchit un peu sous l'impact. Je continue :

« Je deviendrai prévôt des marchands. Il me semblait convenable de vous prévenir, c'est une affaire publique. »

Pourquoi tourner autour du pot ? Je suis Maximal Leistung, un type avec un confiance en soi assez solide pour démolir les murs. Il parle au futur simple quand il dévoile ses projets. Puis il doit bien se foutre du bien être de sa fille. J'explique d'un ton guilleret :

« J'ai conscience qu'il n'est pas séant pour une famille... ancienne et honorable, de s'impliquer dans la vie politique de notre beau comté. »

Vous êtes des gros feignants amorphes, je suis le futur, donnez l'argent. Mais avec le sourire. Heidemarie m'a bien expliqué mon personnage et l'importance de sourire tout le temps. Et de ne pas gesticuler, me recroqueviller ou tripoter nerveusement n'importe quoi. Elle m'a dit de croiser les mains dans mon dos si ça devenait trop dur. Et ne pas me tortiller à cause du collant.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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