[Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Reinhard avait coupé le sifflet au pauvre Médicastre. Alors qu’il était jusqu’ici heureux de crâner sur le fait qu’il endormait des gens avec de l’hypnose, il se contenta d’être bouche bée, avant de finalement concentrer toute son attention sur l’assiette qu’il termina sans rien dire de plus.
Heureusement, le Fossoyeur était une compagnie plus agréable. Tout Tzeentchi qu’il était, le faux-infirmier semblait être un homme bien plus simpliste et bien plus simplet. Il se mit même à offrir la réplique aux Nurglites, bien involontairement, en expliquant très sérieusement comment on fabriquait des bougies. Que la conversation porte uniquement sur ça provoqua des regards en croix de Valitch, qui elle aussi était à présent contrainte de simplement grignoter sans pouvoir se pavaner sur ses grands pouvoirs.

Ensuite arriva le dessert, des petites tartelettes, et du muscadet pour finir le repas. Mais Reinhard luttait contre la montre. Avant que la bague ne cesse de faire effet et qu’il se retrouve à être transformé en pseudo-démon, icône de Nurgle, devant tout le monde à table, il choisit de se relever et de prendre dignement congé.

« Je vais te raccompagner. »

Frida et Irmfried se levèrent après avoir bien graillé. Ils ouvrirent la voie et retournèrent devant le Majordome qui ouvrit le coffret dans lequel il avait scellé leurs armes ; Ainsi, ils purent tous se ré-équiper de pistolets et de fines lames, avant de traverser le jardin pour atteindre la grille de fer.
Valitch arrêta Reinhard juste devant la porte du manoir. Elle le regarda tout droit dans les yeux, avec un beau sourire.

« Bonne fortune t’accompagne, fils du Pestilent.
J’espère que nos chemins resteront mitoyens encore un petit moyen. Avant le jour où ils se croiseront. »


Ce devait être encore un de ces étranges proverbes Tzeentchi qui n’avaient aucun sens. Sûrement de quoi réfléchir et interpréter inutilement pendant un moment.
En tout cas, voilà qu’elle approchait son bec du museau du pseudo-démon, et qu’elle lui fit un petit baiser sur ses lèvres. Toute guillerette, elle retourna alors dans sa demeure, laissant Reinhard partir avec de tous nouveaux vêtements de bourgeois bien riche.
Cela ne l’empêcha pas de remettre sur ses épaules sa pèlerine sale et rapiécée, afin de couvrir son visage d’une longue capuche.

Il était temps de rentrer à la maison.



Reinhard retourna dans son petit chez-lui. En son absence, Steiner avait commencé la mise en place du déménagement. Il avait rassemblé tout un tas d’équipement, de cruche, de vaisselle en terre cuite et de saloperies qu’accumulait Mémé Gâteuse. L’intendant expliqua tout un tas de mesures qu’il pensait mettre en place, notamment pour acheter un navire et blanchir de l’argent en faisant l’acquisition de quelques lettres de change. Reinhard était très fatigué et allait être occupé toute la soirée, aussi, alors qu’il se retirait pour aller dans le sous-sol, Steiner lui posa une question très importante :

« On fait quoi pour les chats ? »

Il y en avait partout. Mémé Gâteuse en avait fait la collection. Des gros matous malades et diarrhéiques qui empestaient tout le salon.

Le magus descendit dans la cave. Karl était là, caché sous une dalle de pierre. Il rayonnait toujours de magie, qui s’était dissipée et amoindrie avec les mois qui passaient. Steiner avait certes commencé à emballer des cartons, il n’avait pas osé toucher à tous les artefacts, les tubes à essai et les livres rédigés en Langue Noire de Mémé. Alors qu’il allait s’installer à une chaise, Furug’ath se fit entendre dans son esprit.


Bon bon bon bon ; C’est bon, tu as fini ?
On a perdu bien assez de temps ! On a beaucoup de travail ! Allez, hop hop hop !


Reinhard Faul senti quelque chose brûler dans sa bouche. Une violente céphalée serrer son front. Il hurla de douleur, tandis qu’un relent d’acide tapissa sa gorge. Il se tordit en tenant son ventre. Il ouvrit grand sa bouche pour vomir.

Et là…

Rien.

Furug’ath parut soudainement… Embarrassé.


Oh, merde, je…
Je ne souhaitais pas faire ça. Enfin, je voulais te posséder un petit peu, comme ça, gentiment… Pour gagner du temps tu vois…
Heu…
Heu, pardonne-moi. Bien. On oublie ça, d’accord ?



Reinhard se releva droit dans ses guibolles.
Dans un coin de la pièce, l’état du pauvre Candiano s’était dégradé. L’immense montagne obèse se mettait à gargouiller. Son ventre menaçait d’exploser sans prévenir à n’importe quel moment.

Il est mûr à point.
Bon. Puisque je ne peux pas diriger tes mains directement, est-ce que tu pourrais, je te prie, aller vers la table et ouvrir le gros bouquin dont la couverture est faite en peau humaine sur la table ?
C’est important.


Reinhard obéit. À travers ses yeux, Furug’ath lit un petit instant.

Hmmmhm… D’accord… Très bien.
Écoute, Reinhard. Toi et moi, on va cuisiner. La dernière fois, mon petit Délice, je l’avais préparé bien soigneusement dans mon Moussillon natal. Aujourd’hui c’est pas pareil. Tu as des responsabilités.
Nous avons tout plein d’artefacts et d’ingrédients dégoûtants dans le potager de Mémé. On a tout ce qu’il faut ici.
Alors, mon petit assistant…
Qu’est-ce qui te ferait plaisir ?



Jet d’observation pour l’atelier de Mémé : 16, échec.
Jet de possession de Furug’ath : 19, échec de 13 (Furug’ath peu présent)
Jet de résistance à la possession de Reinhard : 14, échec de 6.

Reinhard résiste à la possession.
Bienvenue dans la Cuisine de Grand-Père !

Reinhard Faul peut apprendre des petites recettes de maladie qui mélangent magie et connaissances en biologie et médecine. Fabriquer une maladie Nurglite demande de nombreuses manipulations techniques, des recueils de livres noirs, des pactes passés avec des démons et des expériences sur des petits animaux.

Pour fabriquer une maladie, Reinhard Faul a besoin d’un atelier ; Mémé Gâteuse en a un dans sa planque. Une fois qu’il sera parti ailleurs, il faudra que Reinhard en reconstruire un. L’atelier peut être amélioré avec des points de dévotion, des points de croyance, des artefacts subtilités ou des ingrédients achetés un peu partout.
Une maladie, une fois inventée, est nommée puis brevetée auprès de Épidémius, Démon chargé par Nurgle de tenir les comptes de toutes les afflictions inventées au nom de Nurgle à travers la Terre. La maladie brevetée pourra être améliorée et muter au fur et à mesure. Mais tout ceci coûtera, évidemment.

Pour une première maladie, Reinhard dispose de 23 points d’affliction pour créer sa propre petite maladie. Ces points seront perdus dès qu’ils auront été dépensés, et il faudra en regagner en faisant l’acquisition d’ingrédients ou des dépenses dans l’au-delà.

Première étape : Le choix de l’affliction.



Champignon (Gratuit) : Organismes eucaryotes qui sont un Royaume à eux tous seuls ; Ce sont de petites bestioles très mignonnes, sans véritables effets particuliers.

Parasitoïde (3 points d’affliction) : Agent infectieux qui vit au sein d’un hôte, dont il se nourrit bien à l’abri avant de le tuer.

Bactérie (5 points d’affliction) : Des petits organismes vivants qui sont à l’origine de toute la vie sur Terre, Nurgle peut s’amuser à en inventer certaines qui soient pathogènes. Elles sont efficaces car il existe peu de traitement pour les combattre, excepté d’étranges moisissures que les sœurs de Shallya peuvent recommander. Un beau garçon lent, faible lorsqu’il est tout seul, mais puissant lorsqu’il infecte.

Virus (7 points d’affliction) : Un agent infectieux assez bizarroïde, forme de vie qui a besoin d’un hôte pour se reproduire. Les virus ont une tendance assez fascinante à muter sans avoir besoin de la moindre intervention ; Parfait pour les Nurglites un peu flemmards sur les bords !



Deuxième étape : Le choix de la transmission.

Bétail (Obligatoire – 7 points d’affliction) : La maladie se développe parmi les animaux élevés ensemble pour la consommation humaine. Le meilleur moyen d’infecter des régions rurales ainsi que les grandes villes.



Troisième étape : Choix des symptômes.

Ce sont les symptômes qui définiront la transmissibilité, la sévérité et la mortalité de la maladie, ce qui influera sur les jets de dès pour le succès et la découverte de l’épidémie.


Kystes corporels (2 points d’affliction) Infection 2 / Gravité 2 / Mortalité 0

Anémie (2 points d’affliction) Infection 1 / Gravité 1 / Mortalité 0

Insomnie (2 points d’affliction) Infection 0 / Gravité 3 / Mortalité 0

Nausée (2 points d’affliction) Infection 1 / Gravité 1 / Mortalité 0

Rash (3 points d’affliction) Infection 2 / Gravité 1 / Mortalité 0

Sueurs (3 points d’affliction) Infection 2 / Gravité 1 / Mortalité 0

Vomissements (3 points d’affliction) Infection 3 / Gravité 1 / Mortalité 0

Toux (4 points d’affliction) Infection 3 / Gravité 1 / Mortalité 0

Éternuements (5 points d’affliction) Infection 5 / Gravité 1 / Mortalité 0

Diarrhées (6 points d’affliction) Infection 6 / Gravité 4 / Mortalité 1

Fièvre (9 points d’affliction) Infection 4 / Gravité 3 / Mortalité 3

Paralysies (10 points d’affliction) Infection 1 / Gravité 5 / Mortalité 1
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

« Les chats ? »

Je suis un peu surpris par la question. Ça fait deux minutes que Steiner me tient la jambe avec ses tracasseries administratives, et c'était déjà trop long. C'est à cause du déménagement, tu sais. Moi je veux être poli alors je l'écoute, mais je me demande pourquoi. Qui ça intéresse les lettres de change et ce genre de bêtise ? On est tous obligé d'avoir à bricoler de temps à autre avec la paperasse, mais pour moi l'intérêt d'avoir des cultistes sous la main c'est de me détacher des contingences matérielles, surtout celles qui sont chiantes. Donc j'étais sur le point de dire un peu sèchement à Steiner qu'il pouvait faire comme il l'entendait et qu'il était certainement plus compétent que moi pour ce genre de chose, et c'est là qu'il s'est mis à parler des chats. Excuse moi de te faire subir cette narration sur les animaux de compagnie alors qu'on a dix milles trucs urgents à faire, mais c'est pas moi qui décide à quel point les cultistes vont être triviaux dans leur choix de sujet de conversation.
Justement il y en a un qui passe dans le coin. Celui là a dû avoir autrefois un pelage long couleur crème, mais maintenant il ressemble à une serpillière qui aurait subi les derniers outrages. Au milieu de la masse de poils soudés ensemble par la crasse, on distingue des plaques de matière organique souillées de pus et de parasites. Il a les yeux qui coulent marron. Les deux extrémités de l'animal sécrètent chacune les pires miasmes connus à fréquence régulière. Un excellent sujet.
Je soulève le gros matou puant en le tenant par les côtes pour le mettre à hauteur de mes yeux.

« Tu veux qu'on en fasse quoi ? On va pas les tuer.

- On pourrait les laisser là. Si vous avez envie.

- Oh. »

J'examine la bestiole. Il me rend un regard demeuré, sans doute abruti par la digestion des ordures. Les chats arrêtent pas de nous piquer nos meilleures déchets, ces petits fripons.

« Si on les laisse tout seuls en ville ils vont finir en paire de mitaines ou je sais pas quoi. C'est triste. Depuis que j'ai rencontré Grand Père je suis plus branché animaux, alors qu'avant j'en avais rien à foutre. Pas toi ? Ils sont un peu... intéressants. Non ? »

Je sens Steiner perplexe. Quoique je sais pas trop. Des fois il me met mal à l'aise et ça me fait bafouiller. Il tire beaucoup la tronche, en règle général. Ça doit être parce qu'il réfléchit beaucoup. Comme il a toujours une expression très sévère ça fait flipper de lui parler, on a l'impression de l'enquiquiner. Du coup je me sens obligé d'argumenter :

« Enfin si ça t'embête on est pas non plus obligé... mais y sont pas mignons ? Celui là il a une tête à s'appeler Duchesse. »

Je fais un petit bisou sur la truffe de l'animal, qui se contente de rester flasque et demeuré en réaction. Hélas, Frida est dans le coin, en train de ranger son manteau. Elle me voit faire, et elle sait pas fermer sa bouche :

« Ouuuuh, tu t'entraînes pour la prochaine fois avec ta bourgeoise ?

- Quelle bourgeoise ? »

Demande Steiner, qui n'était pas là.

« Une espèce de sorcière Tzeenchie, je te raconterai après. Irmfried et moi on a pas tout compris non plus cela dit. Mais à la fin elle lui a fait un bisou sur la bouche ! »

Le pauvre Steiner semble choqué. Moi je hausse des épaules et je dis :

« C'est pas la peine de faire cette tête là. C'est pas... enfin sous sa vraie forme c'est un monstre-oiseau sans nibards, déjà. Je sais pas si vous avez vu mais c'est ce qu'elle est. Dans la réalité elle a approché son bec de ma tête et elle m'a léché les lèvres avec une langue pointue et bleue. Puis moi j'avais des mouches dans les oreilles. Enfin faut se calmer sur les gamineries.

- Oui mais bon, pourquoi elle a fait ça ? Moi j'ai vu une super belle pépette te faire un baiser quoi. »

Le franc-parler de Frida est parfois vexant. Elle a sorti ça sans réfléchir et voit pas le problème. C'est une vraie question. Pourquoi une super belle pépette irait m'embrasser, moi.

« Parce que y a quelque chose chez moi qui lui a donné envie de faire ça. Elle a le droit. Puis bon, c'est pas que j'aime pas discuter de qui bisoute qui comme un gros bébé, mais je dois aller dans la cave faire de la magie avec un démon. Me dérangez pas.

- Rôh l'autre, ça y est on parle deux minutes et il est vexé. »

Mais elle ne me poursuit pas pour me chambrer parce qu'elle a quand même le respect du culte. Puis on va pas se mentir, les Tzeentchies font des trucs parce qu'ils aiment bien les mélodrames. Les disputes. Ils aiment plus l'idée de l'amour que l'amour lui même. Nous par ici on est plutôt sur du plan cul fadasse qui stagne. On sait se tenir. Mais bon merde, c'est mieux de plaire aux filles que l'inverse, non ? Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.

Enfin bref. Je rentre dans la cave et on arrive enfin aux trucs intéressants. La nouvelle maladie, Morrslieb, le bricolage magique, tout. Rien qu'en approchant de l'autel on se sent déjà mieux. Il dégage encore des forces. Et puis il fait agréablement chaud ici, même si on est en sous-sol (je suis sensible à ce genre de détail en tant que gros frileux).

J'essaye de m'installer au bureau et...
Furuga'th fait le con, bien sûr. Je résiste à sa tentative de possession par réflexe, parce que je suis un peu bourré. D'habitude j'hésite à le contrarier dans ses plans. C'est un démon qui vit dans ma tête quand même. Et puis c'est pas qu'il est méchant, c'est que parfois nos priorités divergent. Mais là ça me met un peu colère. C'était pas agréable.
Je lui réponds à voix haute. Je pense qu'il m'entend si je lui adresse des pensées, mais je préfère me passer du surnaturel :

« Tu m'as fait mal ! Et puis ça ressemble à quoi de me foutre par terre comme ça. Ça va, on a le temps, c'est pas comme si j'allais beaucoup dormir cette nuit, avec tout ce qu'il y a demain et tout... enfin d'accord, d'accord, on oublie. »

Ça fait bizarre d'entendre ma voix résonner dans le vide de la cave. Il y a bien Candiano (le démon attire mon attention sur lui), mais il n'a plus vraiment la forme d'un être pensant avec lequel on pourrait tenir une conversation. Furuga'th en parle comme d'un fruit arrivé à maturité. Ça fait froid dans le dos. Je préfère pas trop y penser. Passons à la maladie.

J'ouvre un con de livre, et après décodage le démon me transmet un tas d'information directement dans le cerveau. Le procédé est assez psychédélique, mais dans la réalité il se passe juste que j'ai le regard vitreux pendant quelques minutes, alors on va se contenter de ça en terme de description.

Ce qui est rigolo quand on est Magus de Nurgle, c'est que quelque part on se retrouve avec plus de connaissances sur les maladies que les plus vénérables prêtresses de Shallya, et pourtant on en à rien à foutre. Personne ne nous arrachera ces secrets précieux pour la partie de l'humanité qui n'aime pas être malade.

Donc je considère maintenant l'établi d'un œil neuf. Je vois des fioles qui ont des noms, les connexions entre elles, leurs effets. J'ai la tête qui tourne, je ne réfléchis pas et dit au démon :

« Pourquoi on ferait pas une maladie qui ferait tout en même temps et qui se transmettrait par tous les moyens ? Ça serait plus simple non ? »

Je ne vois pas Furuga'th, parce qu'il est dans ma tête, pourtant j'ai la très nette perception de lui en train de se donner une claque sur le front avec la paume de la main. Il dit :

« Ah mais oui bien sûr. Bon sang, on y avait jamais pensé. Nous on s'embêtait à chercher des failles, de la corruption possible, à transmettre nos forces dans votre monde bizarre, mais voilà que notre meilleur élément vient de retourner toutes les règles connues par la seule force de sa pensée. Merci Seigneur Reinhard ! »

C'est difficile d'interrompre quelqu'un qui parle par une espèce de télépathie, mais je trouve son ironie un peu lourde.

« … réfléchis un peu espèce de nouille, je t'ai expliqué. »

Cette fois ci, je prends le temps de passer en revue ce que j'ai sous les yeux, avec plus de minutie. Les choses... ont besoin d'être équilibrées. Comment expliquer ? Certains éléments changent le fonctionnement d'autres, ce qui les empêchent de... j'ai mal à la tête. Je me masse la tempe avec l'index et le majeur. Tout est si beau et si compliqué. Si plein de Vie.
Je prends une petite boîte en bois ronde, qui contient un espèce de fond de confiture couvert de moisi. Je connais son nom et tout, mais j'ai besoin d'examiner l'objet avec mes vrais yeux d'humain. D'explorer. Et puis je sais pas pourquoi je lèche le machin.

« Ne lèche pas ça !

- Pourquoi ?

- On en a besoin. Concentre-toi. »

Je pensais que pour fabriquer une maladie on faisait « pfiou », et puis elle apparaissait comme ça. En réalité ça a pris du temps, c'était fatigant et très mystique. La magie brille d'un vert malsain. C'est comme quand j'ai tué Mémé Gâteuse, je ne me sens pas vraiment moi même. Je ne suis qu'un sorcier du Chaos en train de bricoler avec des substances bizarres en faisant des gestes occultes avec les doigts.

Maladie :

Virus (7 points d’affliction) : Un agent infectieux assez bizarroïde, forme de vie qui a besoin d’un hôte pour se reproduire. Les virus ont une tendance assez fascinante à muter sans avoir besoin de la moindre intervention ; Parfait pour les Nurglites un peu flemmards sur les bords !

Bétail (Obligatoire – 7 points d’affliction) : La maladie se développe parmi les animaux élevés ensemble pour la consommation humaine. Le meilleur moyen d’infecter des régions rurales ainsi que les grandes villes.

Toux (4 points d’affliction) Infection 3 / Gravité 1 / Mortalité 0

Insomnie (2 points d’affliction) Infection 0 / Gravité 3 / Mortalité 0

Vomissements (3 points d’affliction) Infection 3 / Gravité 1 / Mortalité 0
Mais finalement...
L'établi est saccagé, toutes les boîtes sont ouvertes, il y a quelques débris de verre par terre (j'ai renversé un pot), mais une fiole au milieu contient l'avenir. Une maladie. Son concept, du moins. Dans la réalité ça ressemble à un tout petit fœtus humain très moche avec des yeux de mouche, qui flotte dans un liquide grisâtre et glaireux. Ça brille d'une lumière bien mystique comme il faut. C'est comme avoir un enfant, mais en beaucoup plus intéressant. Néanmoins, ce n'est pas encore réel. Il manque encore quelque chose. Je ferme la fiole avec un bouchon.

« Et maintenant ?

- On le met dans le cul de Candiano. »

J'élargis les yeux à cause du choc. J'ai un moment d'horreur existentielle. Certes, je n'accorde aucune valeur à l'intégrité physique de mes contemporains, mais je n'avais pas prévu de torturer quelqu'un. Pas de cette façon. Ça, c'est hors du domaine de Grand Père. Et puis plus concrètement, il doit peser un quintal maintenant l'animal, je ne sais pas comment régler la question pratique de l'affaire.

« Aaaaah je plaisante ! J'aime bien taquiner les humains à propos de leurs derrières ! C'est rigolo ! Tu peux lui faire avaler, va. Ne t'inquiète pas il sera docile, il se laissera faire. Je l'ai bien travaillé. »

Du coup je fais avaler la maladie avec Candiano. Il ne se passe rien d'impressionnant. L'être corrompu ne me regarde pas mais gobe sans sourciller l'espèce de fœtus monstrueux.
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 14 juin 2020, 14:25, modifié 1 fois.
Raison : +6 XP / 89XP | 3 XPm
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Dehors, la nuit était bien entamée. On dit que minuit est l’heure du crime ; En réalité, c’était plutôt à cet instant-là. Quatre ou cinq heures du matin, pas évident d’être totalement sûr. Tout le monde dort à cette heure-là, même les sergents de ville. Dans les quartiers immondes des Taudis, même les moins honnêtes des zonards ont trouvé des couchages où s’avachir et se reposer en attendant la levée du jour.

Reinhard avait bien travaillé. Canalisé de la magie et utilisé de nombreux objets en tout genre, l’héritage de Mémé Gâteuse, pour fabriquer sa propre affliction avec laquelle il comptait déchirer le monde. Après des jours et des jours de préparation, d’espionnage, d’allers-et-venues de ses cultistes, il n’avait plus rien à faire. Tout avait été négocié, planifié, préparé. Il ne restait plus rien d’autre à faire qu’à attendre.

Avachi sur un canapé de la demeure de Mémé, Frida lui amena une vieille bière tiède et éventée, pour le récompenser de ses efforts. Devant lui, Irmfried était affalé, à moitié ronflant, tandis que les autres sectateurs de Nurgle attendaient debout, silencieux et solennels, leurs yeux baissés vers le sol. Max parmi eux.
Le seul qui semblait en pleine forme, c’était Steiner. Il devait carburer à l’aide de divers excitants pour bien rester là, sur ses deux guibolles, au lieu de bailler comme tous les autres.
La première fois que Reinhard l'avait rencontré, il n'était qu'un petit fonctionnaire sans aucun intérêt, peureux et lâche. Depuis trois mois, il avait tellement gagné en confiance en lui-même. Il lui avait poussé des ailes, jusqu'à ce qu'il commence, subtilement, à se prétendre être le bras-droit de Reinhard avant tous les autres.
Il le prouverait encore cette nuit.

« Bien. Maître, tous les détails ont été peaufinés. Nous sommes prêts à passer à l’action.
Nous avons fait du mieux que nous pouvions… Maintenant, tout est prévu. »


Irmfried grommela en posant le bâton de dynamite devant lui.

« Je passerai par la porte de derrière, avec les cultistes, Candiano, et des flingues. J’espère que la Kassel va bien respecter sa promesse. On va avoir besoin de sa distraction pour entrer.
– Et pendant ce temps, toi et moi, on va dans le bureau de Giaccomo. On profitera du grabuge pour forcer ce coffre. À l’explosif, l’intimidation, ou avec mes talents. On improvisera selon ce qui sera le mieux à l’instant T. »

C’est ce qui avait déjà été prévu. Absolument rien de nouveau. Reinhard pouvait donc boire sa bière pénard. Heidemarie s’approcha de lui avec une assiette pleine d’épinards et de viande séchée : Il avait déjà très bien mangé chez les époux Kassel, mais peut-être que cuisiner de nouvelles épidémies lui avait rouvert l’appétit.

« Oui… Tout est prêt… On peut rien faire de plus maintenant.
Moi-même, je me suis chargé de préparer une certaine… Contingence. J’espère que la mission n’échouera pas. Si jamais la situation devait dégénérer au Mont des Hobgobelins, il faut que vous vous planquiez quelque temps avant de revenir ici petit à petit. Je pourrai nous assurer un passage vers le Stirland, mais je préférerais le faire avec de l’argent.

– La Kassel nous payera. Quand la Loi et la Foi commenceront à s’agiter, on se sera déjà fait la malle depuis belle lurette.
– Prions Nurgle pour ça.
– Oui, oui… Mais il faut quand même qu’on décide de ce qu’on fera après tout ça. »

Steiner semblait vraiment avoir une idée derrière la tête. Irmfried le foudroya du regard, l’air d’exiger qu’il crache le morceau.

« J’ai bien compris qu’Imrfried fera partie du voyage. Il sera plus utile à vos côtés, Votre Puanteur.
Mais je ne pense pas qu’il soit judicieux que nous partions tous au Stirland. Le chaos qui va être provoqué par l’attentat dans la guilde des bouchers peut être une très bonne occasion pour nous de réagir.
Avec votre permission, Votre Puanteur, j’aimerais… Prendre la régence de la secte à Nuln pendant que vous fuyez. Que je… Gère les affaires en votre absence. »


Irmfried grogna. Il devint tout rouge.

« Et puis quoi encore ?! C’est Reinhard le chef !
– Il est notre guide. Nous sommes tous loyaux à lui. Mais nous ne pouvons pas abandonner Nuln.
Dame Kassel… Il est clair qu’elle croit qu’elle peut nous utiliser. Elle souhaite profiter des retombées pour elle-même. Alors que c’est une occasion rêvée de nous aussi, tirer notre épingle du jeu.

– Et comment ? Avec tes lunettes et tes boutons d’acné ?!
– Avec l’aide de Frida et de Heidemarie. »

Frida, qui venait juste de s’avachir, croisa des bras.

« Explique.
– Frida a des connaissances dans le milieu de la pègre. Heidemarie en a auprès de la bonne société de Nuln. Ce sont ces deux franges de la population qui seront touchées par vos attaques, Votre Puanteur.
Beaucoup d’aristocrates se découvrent malades de jours en jours, et tentent de le cacher. La même chose risque d’arriver à la très puissante guilde des bouchers, et la famille Sansovino avec. Involontairement, et par pure incidence, vous êtes en train d’arracher le contrôle de Nuln à des forces qui pensaient l’ordre établi immuable.

– Et en reikspiel, ça veut dire quoi ?
– Qu’au lieu de simplement convertir des clochards dans les Taudis, nous pourrions convertir à la secte des gens bien plus puissants et importants. Franchir la deuxième étape. »

Frida tapota ses épaules.

« Le binoclard a pas tort. Regarde ta bourgeoise qui t’embrasse, tout ce dont elle profite : Elle arrête pas de se la péter comme quoi elle connaît des mages, des médecins qui ont des asiles de fous, des journalistes…
Nous, on est un peu à la rue. Ça serait bien d’agrandir notre place.

– Et faire confiance à Steiner pour ça ? Qu’est-ce qu’il a déjà fait pour la secte ?! Est-ce qu’il s’est déjà mouillé ?! »

Irmfried s’était mis à pousser une gueulante. Steiner se contenta de le regarder en grimaçant.

« Reinhard… On est pas des grands penseurs, on est pas des comploteurs. On sert juste Nurgle pour faire des maladies, pas pour jouer à je-sais-pas-quoi avec des nobles et des mafieux !
– Ce sont ces gens qui contrôlent nos vies. Nos existences. Ce sont eux qui font les règles. Qui payent les gardes de ville. Et les chevaliers qui veulent nous tuer.
Plus nous grandirons, plus le monde voudra nous détruire. Les répurgateurs, les fanatiques, les cultistes… Si nous n’avons pas de quoi riposter contre eux, si nous n’avons pas d’argent, d’alliés, de couvertures pour se camoufler, nous sommes juste des condamnés à mort en sursis.

– Alors nous devons fuir. Tous fuir. Aller ailleurs, recommencer, puis partir à nouveau.
– J’ai passé toute ma vie à Nuln. Frida aussi. Notre maître également. Ici, c’est chez nous.
Fuir vers le Stirland ne peut pas être autre chose que temporaire. Nous devons prendre le contrôle de cette ville.

– Pas d’accord. Nous n’avons aucun avenir au milieu de ces jeux d’enfoirés.
Reinhard, c’est une mauvaise idée… On fait ce coup pour le pognon, et ensuite on se casse tous ensemble ailleurs, pour toujours. C’est pas mieux ? »


Tout le monde regardait Reinhard droit dans les yeux, attendant son avis.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Irmfried n'est pas content. Il commence à hausser le ton Ça m'a surpris qu'il insulte Steiner sur le physique, ce n'est pas très... gentil. Je me lève, en laissant mon verre et ma viande séchée sur la table. Je n'aime pas quand les gens crient et s'énervent, ça élève mon rythme cardiaque instantanément. Ça me stresse. Je me prépare déjà à tout lâcher pour me cacher derrière un meuble. Et si je me lève c'est parce que je sais que ma réponse va encore plus fâcher Irmfried. Je dis d'une petite voix, en marchant en crabe vers l'arrière d'un fauteuil :

« Ben euh moi je suis un peu d'accord avec Stei...

- Quoi ?!

- Il est gentil de proposer des idées, puis ça s'fait pas ce que t'as dit sur ses boutons. »

Irmfried semble agacé. Il balaie mes protestation d'un geste de la main.

« C'était pour expliquer qu'on ne fait pas le poids face à Dame Machin et ses aristocrates au niveau des moyens !

- Oui mais l'acné...

- C'est pas le sujet ! Je parle que eux, ils peuvent dissimuler leur apparences ! Ils maîtrisent les codes ! Ils présentent bien ! »

Je grimace. Dans certaines circonstances, on préférerait que les cultistes ne répondent que oui maître en bavant. Je n'aime pas le conflit. Les disputes ça me fait pleurer. J'argumente parce que je ne veux vraiment pas quitter Nuln :

« Non mais j'dis pas... enfin oui on est tous des petits asticots médiocres, Grand Père nous pardonne, mais... si on voit l'occasion de faire mieux, pour Lui, faut le faire non ? Grand Père... »

Irmfried me coupe :

« C'est pas comme ça que ça fonctionne. Puis il est flou le projet de Steiner là, il parle comme dans une pièce de théâtre et je vois rien de concret. Pour Max j'ai rien dit, mais je commence à en avoir marre des gens qui font que parler.

- Fuir je sais pas où c'est pas concret non plus. Puis y a Frida et Heidemarie. Tu... tu les aimes bien, non ?

Il grogne en guise de réponse, croise les bras. Heureusement que c'est pas un grand orateur non plus, parce que je commence à arriver au bout de mes moyens :

« Et si Heidemarie fait la régente à la place de Steiner ? T'es moins fâché, dis ? Elle présente bien, elle.

- Comme tu veux ! »

D'un ton qui veut dire que c'est pas comme je veux du tout. Il lève les bras en signe de découragement et part se servir un petit verre de quelque chose de fort. Je suis soulagé de ne plus avoir à défendre des arguments devant un gros costaud, ça ne m'est vraiment pas naturel.

Enfin après ça la soirée en a pris un méchant coup dans l'aile niveau ambiance. Pas que à cause de Steiner. Je me suis aperçu qu'il était tard, que ma bière est devenue tiède, et que je suis fatigué de ma journée. De toute façon il faut essayer de se reposer un peu. Demain (enfin... aujourd'hui), commence à peser très lourd sur nos têtes. Je ne sais pas à quelle heure exactement, à quelle minute, viendra la lune.
Je vais me coucher dans mon immense lit au grenier. Ebba a glissé une bouillotte dedans, pour mon petit confort. Il est couvert de courte-pointes en lirette (piquées dans les stocks de Mémé, visiblement elle a eu une vraie passion pour la lirette pendant une période). Le matelas en plume est tellement moelleux que je disparais presque dedans. C'est vraiment un bon lit. On a passé de chouettes moments ensemble. Il va me manquer là bas, dans le Stirland. Ils n'ont sans doute pas de vrais meubles à la campagne. Je devrais passer les quelques heures de nuit qu'il me reste à me retourner dans tous les sens et me faire du mauvais sang, mais en fait je m'endors comme une souche. Trop picolé. Mais le cœur n'y est pas.
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 16 juin 2020, 11:48, modifié 1 fois.
Raison : +4 XP / 93XP | 3 XPm -> XP crédités sur la fiche, on repart de zéro
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Il y a, au cœur du pays de Sigmar, une ville qui prétend être le pivot du Vieux Monde. Une ville si ancienne, si dense, si prospère, que certains de ses habitants sont persuadés de tout connaître à l’univers qui s’étend de pôle en pôle sans jamais quitter la sécurité des remparts de l’horrible Empereur Dieter. C’est la ville où est apparue en tout premier la religion de l’Homme-Dieu, le fils de la Comète-à-Deux-Queues et de son rassurant marteau. La capitale des Empereurs et bastion de la foi de Sigmar à travers un millénaire de guerres civiles. Une plaque-tournante du commerce qui s’agrippe sur le Reik, et une usine géante puant le souffre et la pisse. La luxure des manoirs privés en marbre Brionnois, et la débauche des bordels à colombage.


Voilà maintenant plus de deux décennies que Reinhard avait fait de cette fourmilière son chez-lui. Un cafard au milieu de cent mille autres âmes grouillantes, hommes, femmes et enfants. Il était une de ces innombrables vis inconséquentes qui forment un colosse dont la fonction le dépasse : Une personne quelconque, pour qui la gloire, la richesse et l’histoire de Nuln n’avaient qu’une importance toute relative. Il avait été le manutentionnaire noirci par la suie des fonderies, et le pêcheur d’anguilles colorées par les déchets des teintureries. Il avait été le goujat des chenils à marins, et le débardeur des galères débordantes de tonneaux. Il était au milieu des enfants de chœur orphelins, des bourreaux à basses œuvres égorgeant les chiens errants, et des maçons priant Ranald de ne pas chuter de leurs échafaudages pour laisser une veuve en s’éclatant la nuque sur le pavé en contrebas.
Nuln est la ville éternelle. C’est la ville des architectes de la Grande Cathédrale, des sculpteurs de nus et des peintres de réalisme protégés par mécénat, des ingénieurs pointilleux et des aristocrates de salon, des auteurs controversés qui impriment en masse leurs pamphlets pour brûler l’Empire plus certainement qu’avec de l’huile et de l’alcool. Mais quelle trace Reinhard Faul et sa centaine de milliers d’autres anonymes comme lui laisseraient comme empreinte dans le Dédale des Taudis ou les bidonvilles de la Faulestadt ? Un graffiti dans le bois d’un dispensaire. Un prénom écorché sur la feuille d’appel d’un contre-maître. Le souvenir alcoolisé d’un dépressif à l’œil vitreux. Il n’était rien. Il aurait dû mourir en étant rien. Le culte de Sigmar omniprésent dans le grand-comté du Wissenland avait formé sa relative connaissance du monde : Chacun à sa place. Seule une poignée de talentueux fortunés pouvaient se permettre de s’extraire du carcan dans lequel l’Empereur-Dieu avait ordonné que chacun se tienne, sans aucune possibilité de louvoyer ailleurs de ses quelques ambitions rêveuses. La femme dans la cuisine. Le laboureur au champ. Le chevalier sur un champ de bataille.
Un Dieu avait décidé d’être plus facétieux que les autres. Immonde, répugnant, terrible, Nurgle incarnait un mot d’une puissance redoutable face à l’ordre et la morale de façade qui s’imprime sur le monde : L’entropie.




Il était onze heures du matin. Un pilote maniait la barre de sa galère au milieu des embouteillages de barges de l’Aver, inquiet à l’idée d’avoir du retard sur sa livraison de papier à presse. Un étudiant orphelin de l’École Impériale d’Artillerie passait le balai dans son bahut en même temps qu’une camarade de classe amourachée le faisait réviser un chapitre sur les calculs de balistique, excuse pour passer du temps avec lui. Un égoutier priait Sigmar et Morr en recouvrant son visage d’un long masque en toile, paré à s’enfoncer sous la terre au milieu de la merde pour rendre service à son quartier : On racontait qu’on avait entendu des murmures au fond des boyaux d’évacuation. Un fils de Freiherr se réveillait tout juste aux côtés d’une femme qu’il aimait, mais qui n’était pas son épouse. Une enfant de huit ans transportait des viennoiseries qu’elle tentait de vendre à la sauvette à une lance de veilleurs de jour qui commençaient leur service.
Et alors que Nuln se réveillait d’un sommeil agité, reprenant la même forme que Reinhard avait vu en plus de vingt ans passés ici, le Mal, l’Autre-Monde, l’indicible substance de laquelle naissent les cauchemars, décida de rappeler à tous ses habitants comment ils sont observés. Comment l’univers ne s’arrêterait jamais pour leurs petites vies. Comment derrière leurs peines et leurs joies, ils ne valaient pas grand-chose.

Dans le ciel de Nuln, il y avait deux corps célestes. Et à côté du soleil brûlant d’été, on pouvait voir, en plein jour, un caillou verdâtre. Un terrifiant caillou verdâtre, qui, d’heure en heure, grossissait, comme s’il s’approchait de l’atmosphère.

Un terrible vent de panique s’empara des cœurs et des consciences des Nulnois. Les ouvriers débauchaient. Les boutiquiers fermaient leurs magasins à clé. Les bateliers jetèrent l’ancre. Et plus personne ne se soucia plus des simples contingences humaines, des taxes, des impôts, des vêtements à acheter, du repas de ce soir à préparer.
Les Nulnois s’étaient rendu compte qu’ils étaient mortels et minuscules. Et ils se mirent à implorer les Dieux pour leurs vies.



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Reinhard avait tout achevé. Il avait donné ses derniers ordres. Mené une dernière messe noire. Dit au revoir à ceux qui ne l’accompagneraient pas, au cas où il devait trouver la mort dans cette opération. Mais un étrange sentiment s’était emparé de lui. Depuis onze heures, lorsque Morrslieb avait soudainement grossi, il se sentait bien différent.
Jusqu’ici, toutes les nuits de pleine Morrslieb avaient été des nuits d’horreur. Des nuits endolories, prostré, terrifié par les murmures de démons, les hurlements d’âmes errantes, le mélange hallucinatoire de matériel et d’immatériel. Aujourd’hui était un jour bien différent. Il se sentait plus puissant que jamais. Plus résolu. Presque apaisé. Presque excité. Il sentait la magie non pas tourbillonner pour lui faire du mal, mais picotant au bout de ses extrémités. Il la contrôlait. Aidé des murmures d’un Furug’ath plus doux et plus accorte qu’à l’ordinaire, presque séduisant, il marchait d’un pas sûr, au milieu de rues vides, les rideaux tirés et les volets fermés sur toutes les fenêtres. Dans les squares, les enfants avaient abandonné leurs jouets, les marchands leurs stands, tout le monde ayant couru dans tous les sens pour se cacher. Frida chipait une pomme au passage, et croquait à pleines dents dedans. Les deux rayonnaient dans une puissante lueur verdâtre. Éblouissante. Scintillante.
La ville toute entière était à eux deux.

À peu de choses près.

Au fond d’une ruelle de la Faulestadt, on entendait des dizaines de pas dévaler dans un écho. Frida fit un signe de tête à Reinhard, et les deux se cachèrent contre un pan de murs, dans l’ombre, la voleuse posant par instinct une main sous son manteau pour se saisir de son flingue.
On entendait un homme psalmodier d’une voix très forte :

« Requiem æternam dona ei, requiem æternam dona ei, requiem æternam dona ei. »

Et une dizaine de personnes répondirent du tac-au-tac, dans une synchronisation parfaite :

« MORR DOMINE ; MORR DOMINE ! »
« Et lux perpetua luceat ei, et lux perpetua luceat ei, et lux perpetua luceat ei. »
« MORR DOMINE, MORR DOMINE, MORR DOMINE. »

Sous les yeux horrifiés de Reinhard, les Loyalistes, les serviteurs de l’Ordre, menaient une sombre procession.
Un vieil homme ridé, au teint livide, portait une immense robe plus noire que l’ombre, des colliers faits d’os de doigts autour de son cou, un crâne avec un « M » doré gravé tenu dans ses mains. Derrière, toute une cohorte de corbeaux, garçons et filles au teint diaphane, squelettiques, qui tenaient à bout de bras des épées retournées, tandis que quatre porteurs transportaient derrière eux un cercueil ouvert.
Au fond de ce cercueil, une créature bougeait. Un mort-vivant. Un cadavre en décomposition, qui bougeait dans tous les sens, en hurlant, en postillonnant, attaché par des liens de fer à son sarcophage en bois d’ébène.
Et sans se soucier de lui, les Morriens marchaient tout droit, en continuant leurs prières folles furieuses envers celui qui surveille ceux qui sont tombés.

« Consolator optime, dulcis hospes animae, in fletu solatium. »
« MORR DOMINE ! MORR DOMINE ! MORR DOMINE ! »
« Lava quod est sordidum, flecte quod est rigidum, riga quod est aridum. »
« MORR DOMINE ! MORR DOMINE ! MORR DOMINE ! »

Ils dépassaient les deux serviteurs de Nurgle, en amenant leur zombie au loin. Ils portaient d’autres cercueils, vides, eux.
La nuit allait certainement être longue pour ces fanatiques. C’est seulement une fois qu’elle fut bien certaine qu’ils étaient partis, que Frida se détacha de son mur. Reinhard pouvait voir, à ses pupilles dilatées et aux mouvements de sa poitrine, qu’elle était terrifiée. Son cœur devait pulser, alors qu’elle avait manqué de s’asphyxier.

« Bien…
Au travail. »


Ils terminaient de grimper le Mont aux Hobgobelins. Le sang séché débordait des interstices des pavés. Ils remontaient jusqu’à l’enceinte de fer. Devant l’entrée, deux bouchers montaient la garde, en même temps qu’un homme bien habillé qui devait être un mafieux des Sansovino.

« Ils vont nous fouiller à l’entrée. Si t’as des armes sur toi va falloir les leur remettre.
Je cache un couteau dans ma botte. Si à un moment ça chauffe, tu pourras essayer de l’attraper.
T’es prêt ? »



Ton XP a été crédité sur ta fiche. Tu as une ultime chance d’acheter des sorts/compétences/statistiques avant le début d’une très difficile mission.

Oui.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Frida et moi marchons en silence dans les rues de Nuln. Pas seulement par discrétion. La messe noire qu'on a fait avant était... bizarre. Trop intense. On était tous très émus de partir en mission, et puis il y a Morrslieb bien sûr. Ça a commencé normalement, j'ai chanté des prières, et puis Kurt s'est mis à tapoter sur une vieille casserole et là la musique nous a emporté... on est devenu fou furieux. Je crois que j'ai passé un long moment à me tortiller par terre en me prenant pour un asticot. Tout le monde faisait des trucs de dingue. J'avais de la lumière verte qui me sortait des yeux.
C'est comme après une soirée très ambiancée, des souvenirs me reviennent par petits bouts, et ils sont tous atrocement gênants. La pire honte, c'est quand Heidemarie a réclamé de voir ma marque et...
Tous les cultistes adorent ma marque. Ils veulent tout le temps être avec. Et là je sais pas comment, dans l'ambiance du truc, je sais que j'ai fini allongé par terre avec tout le monde qui essaye de la toucher, d'enfouir leurs visages dedans, de suçotter mes asticots, de lécher le pus... difficile de regarder les gens dans les yeux après ça. D'habitude je montre pas mon ventre, ça finit toujours dans des délires bizarres. Pourtant cette fois ci je les ai laissé faire, j'avais de la lumière qui me sortait des yeux et je continuais de chanter alors que des âmes damnées grouillaient sur moi comme des loups penchés sur une charogne...

« C'était bizarre tout à l'heure, avec la marque, hein ?

- Si tu reparles de ça, moi je reparle du moment où tu t'es mis à bouffer des rats encore vivants.

- Je m'en souviens pas, mais ça explique pourquoi mon vomi avait cette tête là.

- Ouais. Bah c'était horrible à voir. Pauvres petites bêtes. Il te reste du tabac ? »

Je fais non de la tête. Frida grogne et se met à trifouiller dans ses poches à la recherche de mégots. Cette femme là, c'est un génie quand il s'agit de te bricoler une cigarette avec un vieux fond de cendrier et un bout de papier journal. Et par toute météo ! En plus elle est généreuse. On continue de marcher en se partageant la clope. Elle dit :

« Je propose que ce qui se passe aux messes noires, reste aux messes noires, et qu'on en reparle plus jamais.

- D'accord.

- En plus ça va éviter les drames pour ceux qui arrêtent pas de coucher.

- De quoi ?

- Ben toi tu fais de la lumière au milieu, mais pendant ce temps y en a qui explorent le coté « maladies vénériennes » de Nurgle... Tu entends ça ? »

C'est là que la procession religieuse s'est pointée. Frida jette la cigarette, on se plaque contre un mur, sans oser s'enfuir et faire du bruit. Sacrée vision. Je sens leur foi, mais ils n'en ont pas après moi alors ça ne me fait pas mal (contrairement aux prêtresses de Shallya qui m'irritent simplement en existant). Les morts qui se relèvent et qui foutent la merde, c'est pas mon boulot. Néanmoins on est pas à l'abri d'un corbeau particulièrement observateur. Nous les regardons passer, figés comme des faons devant des chasseurs.
Heureusement, rien ne se passe.

On finit de monter chez les Bouchers. Frida me demande si je suis prêt.

« Attends. »

J'enfile ma bague. Les mouches se cachent, je prends un aspect plus normal, celui d'un petit bonhomme fatigué qui a connu des revers de fortune.

« Ça chatouille !

- Mais là t'es prêt ?

- Oui. »
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 18 juin 2020, 14:09, modifié 2 fois.
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- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
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- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
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- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
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- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Les deux sectateurs s’approchèrent des vigiles de l’entrée. Sitôt qu’ils quittaient l’ombre pour se retrouver baignés dans la lueur malsaine de Morrslieb, les quelques truands furent aux aguets. Les bouchers se redressaient et posaient leurs mains sur leurs ceintures, tandis que le mafieux bien vêtu posa une main sous son pardessus gris.

Frida s’approcha d’un pas plus décidé que Reinhard. Le mafieux, un garçon d’une vingtaine de piges au fort accent Tiléen et à la barbe bien peu fournie la héla en lui faisant un signe de tête.

« Tu veux quoi mademoiselle ?
– Parler avec Giaccomo.
– Plein de filles veulent parler avec Giaccomo, t’as pas choisi ton soir.
– C’est au sujet d’Asmus Kassel. On a des infos pour le buter. »

Les deux bouchers, des hommes plus costauds et plus âgés que le Tiléen, se tournèrent pour attendre une réaction de la part du sicaire. Celui-ci les observa l’un après l’autre, eut un tic à la commissure de ses lèvres, et après quelques instants d’hésitation :

« Oui, d’accord…
Mais avant, on va vous fouiller. »


Frida posa sa main à sa ceinture afin de dégainer son pistolet et une dague effilée. Elle les tendit à l’un des bouchers, puis écarta bien les bras et les cuisses pour être palpée un peu partout à la recherche de lames acérées.
Sauf à sa cheville. Son couteau caché dans sa botte était toujours là.
Reinhard subit le même rituel, et dû donc rendre son arme à feu. Comme chez Kassel, le boucher choisit de ne pas toucher à sa cane : d’autant plus que l’énigmatique bâton de Reinhard émettait une espèce d’aura malsaine. Juste en ayant frôlé le bois de la cane, l’abatteur s’était mis à subir une allergie cutanée, et la paume de sa main se mit à le gratter.

Ils furent autorisés à franchir l’enceinte du complexe des abattoirs de la ville de Nuln. Le mafieux de la porte siffla et parla dans sa langue maternelle à deux collègues. Ainsi, talonnés de près par deux gaillards à l’air patibulaire, ils purent remonter une petite cour couverte de boue et de sang séché. Les portes des enclos à animaux étaient grandes ouvertes ; Devant, quelques personnes, surtout des gros messieurs un peu louches, fumaient la pipe ou buvaient une bouteille d’alcool.
Le temps qu’ils marchent, Frida décida de badiner un peu avec eux :

« Pas grand monde… Je croyais que les abattoirs allaient être pleins.
– D’ordinaire les soirs de baston la moitié du quartier est présente, répondit un balourd à fort embonpoint, nez brisé et lèvre fendue. Là c’est la Lune Verte, tout le monde s’est chié dessus. On a quelques participants et gros tarés qui ont pas voulu se cloîtrer dans leurs baraques, mais on a pas de quoi rendre la soirée rentable. Ça fait bien chier.
– Pourquoi vous êtes pas cloîtrés chez vous, vous ?
– Les abattoirs c’est une forteresse, t’as vu le mur ? En plus on est des putains de voyous avec des couteaux et des flingues.
S’il y a des tarés de Nécromanciens ou des fous furieux serviteurs du Chaos, ils seraient bien imbéciles de venir chercher des noises à nous. Je suis sûr que nos effectifs sont plus complets que la sergenterie de la ville.

– C’est sûr, ça serait suicidaire de leur part. »

Le temps de piailler, ils entraient dans les bureaux administratifs. Reinhard et Frida avaient déjà pénétré le bâtiment, la première fois qu’ils étaient revenus à Nuln après un printemps passé à se cacher dans un vieux manoir abandonné offert par Valitch.
Il y avait un long couloir, qui donnait sur plusieurs petites pièces. Une porte ouverte permettait de louvoyer sur une sorte de salle de repos, où deux bouchers et deux mafieux jouaient aux cartes tout en sirotant ce qui semblait être du gin. Tout au fond du couloir, on apercevait une petite pièce plus étroite que les autres : Frida avait déclaré durant le briefing que c’était la salle du coffre. Ce fameux coffre où se trouveraient des valeurs, de l’argent, et surtout les papiers contre lesquels Valitch avait promis un généreux paiement. Leur sésame pour quitter Nuln en toute sécurité et pouvoir véritablement passer l’hiver dans le Stirland sans risquer de mourir de froid ou de faim.
Mais ce n’était pas là où ils allaient ; Ils s’arrêtaient dans un grand bureau plus proche. L’un des mafieux tambourina, entra, et discuta rapidement en tiléen en laissant la porte entrebâillée derrière lui. Lorsqu’il rouvrit mieux la porte, il fit signe aux deux d’entrer.

Le Caporegime Giaccomo se tenait derrière un bureau. L’ex petit-ami de Frida avait une allure bien moins inquiétante que la dernière fois : Ses yeux étaient entourés de cernes, il avait une petite mine, une pipe dans le bec, et une vieille chemise aux manches relevées et nouées jusqu’à ses coudes. Il était toujours aussi musclé, mais il semblait être le genre de personne à avoir eu une très longue journée. Lorsqu’il vit les intrus, il grogna un peu :

« Vous avez bien choisi votre jour pour vous ramener.
Assis. »


Il claqua des doigts en désignant le canapé. L’un des mafieux ferma la porte et croisa ses mains devant ses jambes, la gardant solidement de son corps. Le second mafieux se posa derrière le canapé, et mit une main sur l’épaule de Frida afin de la forcer à s’asseoir. Il tenait ensuite fermement les deux cultistes, peut-être pour les empêcher de se relever.
Giaccomo posa sa pipe sur le bureau et s’approcha des deux, une main dans une poche, l’autre à faire de grands gestes pour accompagner son débit de paroles : Les Tiléens aiment parler avec les mains.

« Un mois avec quasi aucune nouvelle, et vous choisissez une Lune Verte pour venir ici m’parler de Kassel !
– On choisit pas le jour où on a des infos. On vient quand on en a.
– Bah c’est sacrément marrant que vous me parliez de Kassel ! Parce que tout juste ce matin j’ai mis la main sur un de ses journalistes ! Il est dans mon abattoir, mes gars le secouent depuis ce matin… Il a eu des choses, très, très intéressantes à me dire, et c’est cool que vous soyez ici parce que je vais pouvoir croiser vos deux témoignages ! »

Frida lança un regard en coin à Reinhard.
Ça puait grave.

Giaccomo dégaina une dague de derrière son pantalon. La poigne sur les épaules des deux cultistes se resserra violemment. Le caïd vint tout proche de la voleuse, et colla la pointe du couteau contre sa joue, pour lentement faire plier la peau de la fossette sous l’acier.
Frida le regardait droit dans les yeux. Et si elle cessa de respirer, elle ne tremblait pas.

« La sale pute à Kassel, la meuf qui le rince pour publier ses conneries…
Elle était dans une autre région, récemment, non ? C’est où qu’elle est partie il y a trois mois, vous pouvez me dire ? »
Jet d’Intelligence de Giaccomo : Caché.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Merde. Giaccomo a chopé Frida. Ça pue. C'est une catastrophe.
Il enfonce très légèrement la pointe de son couteau dans sa joue. Elle ne dit rien, ne gémit même pas, mais me fixe avec les yeux écarquillés de terreur. C'est parti en couille beaucoup trop vite, je vois mon monde s'écrouler. Ça ne devait pas se passer comme ça ! Je m'étais préparé psychologiquement à déchaîner de la magie, à ce qu'on me fasse mal, mais pas à ce que Frida soit prise en otage par son ex petit copain violent. Et maintenant il va me l'enlever pour toujours ! J'ai tout raté ! On devrait jamais sortir de chez soi pour faire des choses ! Celui qui ne tente rien n'échoue jamais ! Je suis une merde !
Bref, c'est la grosse panique.

Je passe en revue tout ce que j'ai sur moi, si il y a un quelconque secours de ce coté là. Bon, j'ai la magie. Ça va être néanmoins compliqué de détruire instantanément le Caporegime sans qu'il ait le temps de blesser Frida. En plus j'ai moi même un gros mafieux dans le dos, en train de me tenir les épaules avec ses mains géantes. Bon, qu'est ce que j'ai ? Je peux... je peux leur filer la chiasse. Ça ne tue pas, mais c'est quand même handicapant. De plus, le sort dure sept minutes et sept secondes, ce qui est quand même de la sacrée diarrhée. Mais il faut qu'ils touchent quelque chose ! Y a quoi dans mes poches ?
Ben, des couverts en bois. Toujours pratique d'avoir un bol et une cuillère sur soi, on sait jamais quand de la soupe populaire pourrait se présenter. M'étonnerait un peu que Giaccomo ait envie de tripoter ma cuillère, quand même.
Sinon j'ai des fausses dents (en bois aussi), mais pareil, il faut que je me les sorte de la bouche et que je trouve pourquoi des mafieux auraient envie de toucher ça.

J'ai aussi mon œil de tigre.
C'est une pierre semi précieuse rayée noire et brun (c'est pour ça que ça s'appelle comme ça), montée sur une chaînette en fer blanc. Je l'ai dans une poche parce que porter ça autour du cou c'est un peu... ça donne pas une bonne image de soi quand on est un garçon, quoi. C'est pénible de devoir le refiler à un connard, ça fait un paquet d'année que je traîne ce truc. Il est censé être porte bonheur, même si il ne dégage pas la moindre espèce de magie (pas à ce que je sache en tout cas). C'est peut être pour ça que je l'aime bien, d'ailleurs. Qu'est ce qui fait moins magique qu'un type qui trimbale un grigri à deux piécettes absolument pas enchanté ?

Ça paraît dérisoire, mais y a pas beaucoup de bidules sur cette planète qui sont vraiment à moi. J'ai un petit pincement au cœur en refermant les doigts autour de l'objet pour le transformer en malédiction pour connard. J'aurais peut être pas l'occasion de le récupérer après coup, surtout si ça foire.
Le mafieux a peut être un côlon d'acier. Moi j'ai pas de maîtrise sur la qualité globale du transit de la population. C'est de la petite magie, pas une malédiction éternelle de la destinée pour vidanger les armées ennemie. Il est parfaitement possible d'y résister.
J'espère que personne ne va voir la lumière dorée quand je vais incanter dans ma poche. J'essaye de parler et de lancer un sort en même temps, ce qui n'est pas facile :

« Bah, beuh... je veux dire, la dame elle était... dans le Reikland ? Je sais plus ! On était pas là pour elle ! Mais j'ai piqué un truc chez Kassel, parce qu'ils avaient l'air d'y tenir. Y a un truc écrit dessus mais je sais pas lire. »

Effectivement je suis analphabète mais je sais ce qu'il y a sur le collier : le poinçon de la manufacture qui a fabriqué la chaîne, en tout petit. Mais j'espère que de loin ça va ressembler à de l'écriture.
Reinhard lance le sort "divine urgence"
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 21 juin 2020, 16:03, modifié 1 fois.
Raison : +6 XP / 10. +1 XPm.
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
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Compétences :
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Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Giaccomo retira le couteau de la joue de Frida. Il arracha le grigri de Reinhard de ses mains, et l’approcha tout près de son œil. Il tourna l’objet, afin de l’observer sous tous les angles, un petit moment, en fronçant les sourcils. Il parut intrigué.
Quelques minuscules secondes de répit, lors desquelles Frida put enfin se pencher, et reprendre sa respiration qui avait été subitement coupée par la menace d’une lame. Elle regarda Reinhard en coin, peut-être pour silencieusement lui signifier quelque chose, rien qu’avec son regard.

Le répit ne dura pas.

« C’est… Qu’est-ce que c’est que cette merde ? »

Giaccomo balança l’œil de tigre de l’autre côté de la pièce. Avec sa main gauche, il attrapa les cheveux de Frida qu’il serra de toutes ses forces, afin de l’arracher du fauteuil. Il lui donna un coup de genou dans le nez. La voleuse, surprise, eut un court cri arraché de ses poumons. Exhalé avec violence. Le caporegime lui colla le couteau à nouveau contre sa joue de sa dextre, mais cette fois, assez fort pour lui riper la peau, et commencer à faire couler le sang.
Reinhard put tenter de se relever par réflexe : Il n’eut pas l’occasion. Le mafieux derrière lui posa ses deux mains sur les épaules du mage, serra de toutes ses forces, et enfonça un doigt juste derrière l’oreille, afin de le tétaniser de douleur.

« Tu te fous de ma gueule ?! Tu me montres un jouet que t’as acheté dans un magasin de souvenir ?!
Tu crois vraiment que je suis le genre de personne avec qui tu peux jouer ?
Tu crois que je suis le genre de débile avec lequel tu peux t’amuser ?! »


Frida voulu récrier quelque chose, Giaccomo l’empêcha de se tortiller en lui tirant à nouveau les cheveux, avant de lui écraser l’arrière du genou avec son talon. La voleuse se contorsionnait, dans tous les sens, tandis que, juste sous ses yeux, le mafieux commençait à lui taillader à vif sa pommette, comme s’il découpait du sauciflard.

« Vous croyez que je suis trop con pour mettre sous surveillance le manoir Kassel ?!
Vous croyez que je suis assez demeuré pour juste compter sur les yeux d’une cambrioleuse avec une prime sur la tête ?!
C’est pas parce qu’elle me suçait très mal à une époque que je lui fais aveuglément confiance, clochard ! J’ai des infos, sur toi, sur Kassel, et j’ai très très hâte de voir si tu les corrobores ! »


Son couteau jouait de plus en plus contre la peau de la voleuse. Elle était un genou écrasé à terre, l’autre jambe qui se balançait dans le vide, forcée de rester inconfortable entre la menace du couteau beaucoup trop proche de son globe oculaire, et la sauvage poigne de son ex-petit ami qui lui arrachait les cheveux du crâne par ses gros doigts calleux.
Elle ne pouvait rien faire d’autre que mordre ses lèvres pour se retenir de crier. Elle grognait au fond de sa gorge.

« Ouvre grand tes oreilles, sinon je vais découper cette chienne en morceau ! J’ai toute ton attention ?! Ok, répond à cette question :
Irène Kassel, elle est proche d’un… D’un médecin, un gars qui s’occupe des tarés. C’est quoi le nom de ce médecin ? Hm ? Tu vois de qui… De qui… De qui... »


Giaccomo parut soudainement hésitant. Et pacifié.
Et puis, ses lèvres tremblotaient.
Et il se mit à ricaner. Comme un enfant de huit ans.

« De qui… Le…
Attends, heu… Héhé…
Irène, elle…
Hé… Héhéhé... »


Giaccomo commença à desserrer sa prise sur Frida. Jusqu’à complètement la lâcher, en faisant un pas en arrière. La voleuse se mit à quatre pattes sur le sol, du sang coulait de son visage pour chuter en gouttes sur le bois du plancher.
Le mafieux derrière Reinhard commença à le lâcher, et contourna le canapé.

« Stai bene patrono ? »

Giaccomo lui fit un signe de main, énervé, pour le faire taire. Il se pencha à 90°. Il grogna, grommela, et alla vers la porte qu’un troisième gars gardait toujours.
Il n’eut même pas le temps d’éloigner le mafieux, qu’il se mit à hurler. À tomber à genoux.
Et à se faire dessus avec une violence soudaine et atroce, devant tout le monde.

« Che cazzo?! »

Frida releva son visage dégoulinant de sang. Elle leva son genou droit, celui qui avait été écrasé, afin de poser a botte sur le sol. Elle dégaina le couteau, l’attrapa par la lame, et avec un seul râle, l’envoya dans l’air. Le couteau vola, juste au-dessus de la tête du mage, et se planta dans l’œil du type qui l’emmerdait.
Il eut un hurlement strident et aigu. Un flot de sang coula le long de la nuque de Rein.

Ayant aperçu une arme être dégainée, le mafieux de la porte avait déjà tiré un coutelas et s’était jeté directement sur la voleuse. Frida bondit debout, et, sans aucune arme dans sa main, parvint à glisser sur le sol pour éviter le coup de lame qui allait l’ouvrir.

Lancement du sort par Reinhard.
Jet : 9, sort lancé.
Résistance de Giaccomo.
Jet : 20, échec critique. Giaccomo tombe à terre, un geyser de diarrhée lui sortant des fesses. Il est complètement hors combat.

Ordre des initiatives :
Frida > Mafieux de la porte > Reinhard > Mafieux derrière Reinhard.

Frida dégaine le couteau de sa botte et le balance sur le gars derrière Reinhard. Elle vise précisément la tête.
Compétence TIR Frida : 11 (Elle a pexé de 1 par rapport à la dernière fois)
Compétence : Tir précis (1).
Elle vise la tête avec un malus de 3, soit 8.
Jet : 1, réussite critique. Les dégâts bruts sont doublés.

[(FOR Frida : 10) + 12 + (1d6 : 6)]x2 = 56 – (END : 9) = 47 PV. Il ne reste que 13 PV au mafieux derrière.
Le mafieux derrière Reinhard a un énorme couteau planté dans l’œil. Il souffre d’un -4 à tous ses jets d’action durant le combat.

Le mafieux de la porte dégaine son couteau et se jette sur Frida.
Compétence ATT : 9
Jet : 4, réussite de 5.
HAB Frida : 14
Jet : 9, réussite de 5. Égalité : Frida réussit son esquive.

À Reinhard d’agir.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

J'ai crié quand Giaccomo a commencé à faire du mal à Frida. Il est atroce ce type. J'ai relevé du coin de l’œil vers où il a balancé mon collier, mais je crois que j'aurais jamais l'occasion de le trimbaler dans ma poche à nouveau. J'ai raté mon sort, je ne peux rien faire, je ne sais pas ce que le mafieux veut, je comprends rien à ses histoires de Reikland et il va tuer Frida... j'essaye de me lever, mais un des deux gardes m'immobilise d'une façon aussi efficace qu'humiliante. Le Caporegime me demande ce que je sais du... du Médicastre ?! Il devient fou à cause de ça. Je crie, authentiquement indigné :

« De quoi ? Mais qu'est ce qu'on en a à foutre de ce gars là ?! »

Mais j'ai jamais eu l'explication. Il s'est passé... ce qui s'est passé. Ça a l'air atrocement douloureux. Humiliant aussi (on voit très vite de la matière lui couler dans le dos tandis qu'il est au sol). Il s'est écroulé, genre, comme ça. Même avec le typhus j'avais pas des chiasses aussi explosives. Si on en a l'occasion, je demanderai à Frida de le neutraliser de façon plus définitive. De toute façon ça c'est un connard qui ne sera jamais ni utile ni fiable, je veux pas le savoir à se balader partout même si il a de la merde dans le froc. En tous cas c'est le moment pour foutre le bordel. Je décide de retirer ma bague.

La voleuse, elle, en a immédiatement profité pour lancer un couteau en plein dans l’œil d'un type. Paf ! Il s'est mis à gicler du sang partout, surtout dans mes cheveux et mon dos. Et dans le même mouvement, elle a esquivé l'autre garde qui lui fonçait dessus avec un couteau. Oh là là. Heureusement que ça a pas été moi à sa place, je serais encore en train de me demander où est mon cul pendant que le type finirait tranquillement de m'éviscérer.

Je voudrais utiliser ma magie pour faire du vomi maléfique qui tue les gens (et corrode le métal). Mais j'ai un problème : je peux pas tirer sur le garde près de la porte sans blesser Frida du même coup. Les deux seuls sorts que je connais pour faire du mal aux gens, bah ils font du mal à tous les gens. Et on est tous enfermés dans une pièce.
Du coup je décide de faire plus simple : je mets un grand coup de bâton vers le type près de moi qui a un couteau dans l’œil.
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 21 juin 2020, 18:18, modifié 2 fois.
Raison : +4 XP / 14 XP au total / 1 XPm
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Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
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Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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