[Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Le Talabecland se trouve au coeur de l'Empire, et ses armées prennent souvent la forme de petites forces d'élites. Helmut Feuerbach est porté disparu, mais sa cour est toujours dans la Cité de Talabheim.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Il s’agissait davantage d’une remarque narrative qu’autre chose, à vrai dire. Par exemple, si jamais l’on m’attaque et que la personne rate son jet, je dirais non pas qu’elle a lamentablement tapé à côté (pas très probable), mais plutôt que j’aurais esquivé le coup (ce qui me paraît plus logique). Ou que si jamais j’attaque, je me déplace quelque peu, quand bien même n’y a-t-il pas d’action mineure comptabilisée du point de vue strict des règles.
    Enfin, cela ne reste qu’un détail. n_n


    L’air soufflait et sifflait violemment à ses oreilles alors qu’elle se rapprochait chaque fois davantage du petit groupe de soldats. La vitesse prise était impressionnante à ses yeux inhabitués, si ce n’était grisante, et la corneille était persuadée que si elle ne déviait pas sa trajectoire, elle mourrait assurément en s’écrasant au sol. L’esprit emporté par sa célérité, elle n’entendait pas l’éventuel bourrasque que pouvait, à son tour, provoquer la créature qui la suivait, mais les soldats, eux, s’en rendirent compte, et ce fut dans un bel et unique ensemble que leurs visages s’agrandirent de surprise et qu’un hurlement retenti.

    Ce qui s’en suivit fut en revanche bien plus désordonné parmi les gardes ; qui resta dans la même posture horrifié, tétanisé par la peur ou la surprise, qui baissa la tête, qui se jeta au sol ou s’empara de son arme, que ce soit pour la braquer sur la créature immatérielle ou pour s’en prendre violemment à ses vigiles. Marcus et le reste des gardes qui lui accordaient encore leur fidélité tentèrent ainsi de surprendre leurs bourreaux, fussent-ils plus nombreux qu’eux, afin de récupérer cette liberté et cette fierté qui leur avaient été arrachées. Il n’était pas certain qu’ils parviennent tous à prendre le dessus, mais ils n’avaient plus que cela pour eux-mêmes.

    La tâche semblait pour le moins compliquée, et les résultats se montrèrent à la hauteur des espérances de la baronne ; eu égard à ce qu’ils avaient tous prouvé lors des escarmouches contre les Feuerbach, ils ne brillaient certainement pas par leur adresse ou leur vivacité, et cette conclusion put une fois de plus se révéler au grand jour. Marcus, après avoir échoué à assommer un adversaire, finit par s’enfuir en direction du manoir tandis que l’un de ses comparses, lui, avait déjà reçu un coup d’épée de la part de son geôlier.

    Mais elle ne put en savoir davantage, ou même désespérer plus encore des capacités de ses soldats ; la corneille se fit happer par d’énormes serres qui, toutes immatérielles qu’elles fussent, réussirent sans concession à la maintenir prisonnière. Et elle eut beau se débattre, la baronne métamorphosée ne put rien faire contre cette emprise qui la séquestrait. Se sentant toujours plus ramenée en direction du manoir d’où sortait justement ce petit baronnet inutile dénommé Alan, l’obligation d’agir, de se sortir de cette situation, s’imposa à elle.

    Et si les griffes de la bestiole pouvaient sans souci séquestrer un petit oiseau, qu’en était-il en ce qui concernait une jeune femme d’une taille tout à fait acceptable ? A nouveau, celle-ci se replongea dans les méandres de son esprit, s’abandonnant toute entière aux serres du griffons l’espace de quelques instants, instants suffisant pour lui permettre de se concentrer suffisamment afin de se transformer. S’imaginant à nouveau humaine, la noble en reprit la morphologie, la vêture, et, soudainement, ce ne fut plus une petite corneille qui se retrouva prisonnière, mais une aristocrate distinguée et bien trop grande pour ces barreaux ornithologiques.
    Je reprendrai ma forme de corneille dès que je serai tombée d’un mètre. Et je tenterai une nouvelle fois de lui échapper.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 05 mars 2013, 17:29, modifié 1 fois.
Raison : 5xp/13xp (et oui oui, je t'ai donné esquive ;) )
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Ma Fiche
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- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
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Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

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- Diplomatie
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INTELLIGENCE :
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- Langue étrangère : Kislévarin
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- Réflexes éclairs
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AUTRES :
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- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
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- Alphabétisation
- Force accrue
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- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
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- Lettre de la comtesse
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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Régénération: 2/4 des pv récupérés, Lucrétia a actuellement 49 + 62 = 111/125 pv
Dans la cour du manoir, des gardes étaient certes occupés à poursuivre ou tenir en respect les soldats Von Switzerhäum, mais bien d'autres avaient les yeux tournés vers le ciel, ainsi qu'Alan.
Déjà que le griffon de vent était terriblement impressionnant, quelle ne fut pas leur surprise de voir soudain en ses improbables serres d'air solide se débattre soudain, à la place d'un petit oiseau, la Baronne elle-même! Le spectacle était en effet surréaliste... mais terrifiant aussi, non pas?

Lorsque Lucrétia reprit sa forme humaine entre les pattes de son ennemi évanescent - mais qui savait se montrer ô combien consistant! - plusieurs choses auraient pu se produire. La pire étant de se retrouver à demie broyée, car en effet taillant d'un coup d'un seul bien trop pour la petite prison dans laquelle la corneille était retenue prisonnière... Cela ne serait certainement pas allé sans mal pour le griffon, toutefois... Ou alors elle eût pu se retrouver soudain libre de tomber, comme elle l'escomptait, ayant brisé sa geôle d'air par son agrandissement soudain...
... Mais ce fut une tierce situation qui prit place:
Si l'animal avait écarté ses serres, surpris par cette corneille redevenue baronne, il ne l'avait pas lâchée pour autant, et, ayant reçu des ordres, n'était manifestement pas disposé à le faire... une lutte aérienne se joua alors:
Test d'opposition de FOR:
Lucrétia: 20, maladresse
Le Griffon: 19, raté
(ils sont vraiment pourris ces jets de D20! :lol: )
Ce ne fut pas que Lucrétia se débattit efficacement - au contraire! - mais le griffon ne fut pas bien plus doué qu'elle, et étant donné le poids soudain de sa proie, il ne put faire autrement que la lâcher.
La Lahmiane tomba, chuta, et cette chute pouvait bien faire dix mètres... Vampire ou pas, l'on a vite fait de se rompre le col à cette hauteur!
Forme de Familier: Test d'INT: 12, réussi
Mais à peine deux mètres plus bas, et donc à encore huit du sol, Lucrétia se métamorphosa de nouveau en corneille! Et elle repartit à tire d'aile en vue d'échapper à son massif poursuivant aérien!... Lequel aurait sans nul doute poursuivi sa traque si... la voix de Domi Lindellindele n'avait pas retentit du balcon de la Chambre de Lucrétia:

-Sethai dar! Nev -Tol!
Le Griffon abandonna sa poursuite pour revenir vers ledit balcon, tandis que la belle voix se stentor de l'elfe enchaîna, mais à destination d'un autre - d'UNE autre pour être exact:
-Ma belle Baronne! Il n'avait pas été envoyé pour te meurtrir, seulement te ramener! Je suis si malheureux de ton départ! Oublions nos griefs, nous devons absolument nous revoir! Oublions donc nos erreurs respectives je t'en conjure! Je suis céans ton seul vrai allié de qualité, je le crois! A très bientôt je l'espère!

Au dessous, dans la cour, tandis que la corneille s'enfuyait sans doute loin de tout ce chaos, elle put voir son garde stupide courir vers le portail, poursuivi par un autre - armé celui là - et son second garde fidèle être tenu en respect... et surtout son Capitaine blessé, poursuivi lui aussi, cogner Alan de son poing devant la porte du manoir, sans doute en vue de le prendre - encore! - en otage pour s'en sortir... Le nez d'Alan éclata, alors même que l'elfe du balcon dirigea son arc vers la scène, son griffon en protection devant lui...
Les autres étaient éberlués, le nez vers le ciel.
Petit bilan succin:
Vu que tu voulait "t'échapper", tu es quand même pas mal loin de la situation, quasiment au portail du domaine... pour revenir à vol de corneille, il te faudrait bien deux rounds... A part ça, comme décrit, plus rien ne te pourchasse... ;)

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Ouuuh comment je suis démasquée ; j'espère que ça ira par la suite. :mrgreen:

    Le griffon avait sa propre force, sa propre capacité à pouvoir forcer une chose, à supporter un poids. Sans quoi, n’eût-il pas été capable de briser son manoir en fonçant tout simplement dedans si jamais l’envie, ou celui de son maître, lui en prenait ? Et plus encore, la force de la bestiole devait très probablement tenir compte de l’esprit de celui qui l’avait invoquée, à savoir, l’elfe qui s’était joué d’elle. Réussir à modeler l’immatériel et à le façonner pour que l’air prenne consistance demandait assurément une grande capacité mentale, et cela en devenait tout autant éreintant. Aussi la créature devait-elle avoir ses propres limites, tributaires de Domi, qu’il s’agisse de ses capacités martiales, de sa force, de son endurance ou de sa vitesse. Et Lucretia se savait pertinemment plus forte et plus puissante que tous ces traîtres de conviviat. En se transformant, elle ferait fléchir la créature qui la séquestrait encore.
    Ou tout du moins en était-elle persuadée.

    Lorsqu’elle reprit forme humaine en se ménageant, la sensation fut indescriptible. L’impression d’être écrasée, concassée, broyée, la frappa de plein fouet, tout comme l’impression que son corps tout entier se tordait entre des bourrasques de vent tempétueux. Et l’air s’agitait dans tous les sens, l’emmenant balloter par-ci par-là, indépendamment de sa volonté, tandis qu’elle tentait encore et toujours de s’extraire de ces griffes qu’elle ne pouvait pourtant pas même toucher de ses mains. La jeune femme ne put prendre connaissance de toutes ces mines ébahies braquées sur le ciel, spectatrices de ce combat houleux et hautement improbable ; une sensation de chute imminente, violente, la saisit à son tour, la précipitant vers le sol. C’était là bel et bien son premier souhait, mais il s’accomplissait d’une manière détournée alors que son estomac lui remontait au bord des lèvres. Il avait été prévu que la bestiole la lâchât, mais, au lieu de cela, elle tenait toujours bon et la tenait tout aussi bien prisonnière de ces serres éthérées. Une prison qu’elle ne pouvait briser et qui s’écraserait et se briserait en même temps qu’elle en touchant le sol.

    En vérité, si Lucretia avait eu faux sur la capacité à pouvoir se soustraire à l’emprise de son geôlier animal, elle avait visé juste en prétendant que la bestiole avait toutefois une certaine limite quant à sa force et sa puissance, et il était étrange de constater que, sur ce fait-là, la puissance de la jeune femme était inférieure à celle de son poids. Qu’on lui eût dit une fois, face à face, et la baronne vous aurait massacré, mais, en de telles circonstances, elle faisait fit de toute remarque et langue de bois. Le griffon pouvait certes contenir le poids d’une petite corneille, l’emmenant là où il lui plaisait, mais il en allait tout à fait autrement de celui d’une jeune femme, aussi normale fût-elle. Et l’oiseau était en train de chuter irrémédiablement vers le sol, entraînant avec lui sa proie métamorphosée tant et si bien qu’il fut forcé de la lâcher.

    La sensation de vitesse ne s’en accentua que davantage alors que le sol, fût-il pourtant encore bien bas, sembla se rapprocher rapidement. Ecarquillant les yeux que le vent fouettait allégrement, tout autant que sa vêture et que sa chevelure à présent massacrée, il fallut à la noble une bonne demi-seconde avant de se reprendre. A nouveau, cherchant au plus profond de son d’esprit et de son être, elle alla lover son âme dans et autour de la silhouette de la corneille qu’elle imaginait, jusqu’à parvenir à fusionner avec elle.
    Ce qui s’en suivit choqua assurément et une fois de plus le public qui n’avait pas quitté la scène des yeux, mais elle n’en eut cure, et, rebattant frénétiquement des ailes, le petit oiseau rétablit son assiette aérienne.

    La célérité acquise lui permet de se dégager allégrement de son poursuivant, mais quand bien n’était-elle pas parvenue à s’échapper que le griffon rebroussa nonobstant le chemin ; son maître venait de le rappeler à l’instant et, alors qu’il se détournait de la jeune femme, celle-ci en ressentit malgré elle un immense soulagement. Et comme si toute cette mascarade et l’attentat contre sa vie qui s’en était suivi, n’avait pas suffi, l’elfe continua de plus bel lors de son dernier appel à sa prétendue dulcinée. Comment diable pouvait-il seulement espérer que la maîtresse de céans acceptât de se joindre à lui lorsqu’il n’avait été que mensonge, tromperie et violence ? Comment pouvait-il véritablement penser qu’elle irait finalement en son sens après avoir tenté, et cela à plusieurs reprises, de lui forcer la main ? De la séquestrer au creux des griffes d’un piaf immatériel ?
    Là-haut dans le ciel, une petite corneille, voletant à toute allure vers la frontière de son domaine, roula des yeux horrifiés.

    Toutefois, cette liberté à présent retrouvée lui mettait du baume au cœur, comme si cette sensation de danger écarté, de faire ce qu’elle voulait, librement, ne l’avait pas saisie depuis fort longtemps. Et elle eut ainsi tout le loisir d’observer au-dessous d’elle en direction de son manoir, afin de voir ce qu’il s’y déroulait. Là-bas, sur le petit chemin caillouté de blanc qui menait aux portes de son domaine s’enfuyait cet idiot de garde incapable, poursuivi par un autre aux envies belliqueuses. Si le premier était totalement désarmé, et courait pour sauver sa vie, l’autre, en revanche, possédait une épée et avait bien l’intention de s’en servir. Devait-elle aller lui porter secours alors qu’il n’avait fait que faillir, lui, ainsi que tous les autres, alors que la jeune femme avait compté sur eux pour assurer sa sécurité aussi bien que celle de ses terres ?

    Plus loin et plus proche du manoir, un autre de ses propres gardes, une fois de plus, était à la merci de l’un de ses opposants qui le menaçait de son épée. Lucretia ne pouvait savoir si le garde ennemi allait soudainement troquer son uniforme pour un vêtement momentané de bourreau après que sa victime eût, par deux fois, tenté de se soustraire à sa captivité en attentant à sa vie. Ce qu’elle savait, en revanche, c’était que, quoi qu’il puisse faire, elle ne pourrait rien pour lui, eu égard à la distance qui les séparait tous les deux.

    En dernier lieux, le capitaine de ses gardes se trouvait tout autant dans une mauvaise posture, à cela près qu’il avait toutefois une chance, aussi maigre fût-elle, de s’en sortir. Bien qu’environné de gardes ennemis, la tentative de fuite d’Alan ne lui échappa pas, et, se précipitant vers lui, il lui envoya un tel coup de poing dans le nez que celui-ci sembla éclater dans le sang. Cette vision fut, aux yeux de la jeune femme, un petit plaisir mesquin, une petite vengeance personnelle qu’elle admira en se régalant. Et elle espéra, très fort, que ce rondouillard de baron allait mettre longtemps avant de s’en remettre.
    Alors qu’il se relevait, Marcus s’empara brutalement de lui, entravant d’un air agressif ses mouvements, le transformant en otage sous le regard d’un Domi qui, plutôt que de le laisser décontenancer, s’empara calmement de son arc. Et Lucretia eut peur pour son capitaine, quand bien même, à l’instar du deuxième soldat vulnérable, ne pouvait-elle rien faire le concernant.

    Non, sa seule option résidait en la personne de l’idiot qui courait toujours, pourchassé par l’ennemi. Oui, la noble allait finalement le sortir de son pétrin. Non pas qu’il le méritât, mais la rancœur qui l’assaillait à l’encontre des von Feuerbach surpassait, et de loin, celle qu’elle éprouvait à l’égard de l’incapacité et de l’imbécilité de celui qui, presque malheureusement, répondait aux ordres des von Shwitzerhaüm. Peut-être même pourrait-il lui être d’une certaine utilité, en dépit de son idiotie.

    Elle jeta un coup d’œil en arrière afin de voir ce qui allait finalement se tramer dans la cour de son manoir, puis perdit de l’altitude. Plongeant alors derrière l’un des deux grands piliers de pierre qui encadraient l’entrée des terres de sa résidence, la petite corneille se dissimula aux regards des deux protagonistes qui couraient sans le savoir en sa direction. Elle devait avoir une certaine longueur d’avance sur ces deux-là, aussi ne douta pas d’un quelconque échec. Se métamorphosant à nouveau, elle passa de l’état de petit oiseau inoffensif à celui de femme aux velléités hargneuses et vindicatives. Et, armée de sa dague, elle comptait bien les déverser en partie sur ce soldat qui poursuivait l’un des siens, une fois qu’il aurait franchi les piliers.
    Donc je regarde ce qu’il se passe afin de décider de quoi faire une fois ce combat résolu, et, concernant ce dernier, je me dissimule derrière les piliers de l’entrée pour attaquer par surprise le garde qui poursuit l’idiot.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 05 mars 2013, 20:34, modifié 1 fois.
Raison : 7xp/20xp
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Carnage et folie au Manoir Von Switzerhaüm:

Alors qu'elle disparaissait derrière un des larges piliers du portail pour reprendre son apparence, les yeux alertes de Lucrétia ne purent manquer la flèche assassine qui meurtrit Marcus Dietz à la gorge, puis la suivante qui le ficha définitivement au sol. Au final, prendre encore Alan Feuerbach en otage, alors que son plus dangereux "ami" était au balcon, s'était avéré une mauvaise - et mortelle - idée...
En vérité, à étudier rapidement la situation, le terrible Domi Lindellindele au balcon, avec son arc et son griffon, pouvait sans nul doute faire la vie et la mort comme il l'entendait dans la cour... Tous semblaient en effet tels des "enfants" face à lui, car il était plus redoutable qu'eux tous réunis, archer de mort protégé d'un monstre de vent...
Tous, des "enfants", hormis Lucrétia bien sûr. Ne lui avait-elle pas brillamment résisté?

-Relève toi et rentre Alan, je te prie, clama t-il calmement en fouillant son sac: j'ai des potions qui te guériront.
Et il en but une lui-même, son regard attentif ne lâchant pas les lointains poteaux du grand portail.

Là-bas, le plus stupide des gardes Von Shwitzerhaüm arrivait, courant et soufflant de ses abus réguliers, poursuivi par un autre bien plus affûté et armé d'une épée... Il allait se faire rattraper, et peut-être écharper!
Mais n'était-ce pas sans compter sur sa maîtresse?
Tandis que les deux coureurs franchissaient le portail du manoir, la lahmiane surgit dans le dos de l'agresseur et...
Tests d'attaque de Lucrétia à la dague, parade et esquive impossibles:
14, réussi (dommages dans le bras gauche)= 30 (FOR x2) +15 (arme) - 9 (chemise de maille) - 8 (END) =28 pv
19, raté
1, coup critique, dommages max sans armure = 40 pv
... deux coups de dagues sur trois tentés suffirent à abattre le soldat ennemi... qui s'écroula à jamais...
La Voix de Lindellindele résonna encore tandis qu'il reprenait son arc. Il avait les yeux sur Lucrétia, et malgré la distance - toute la longueur de la cour et du jardin - l'un et l'autre se voyaient parfaitement, surhumains qu'ils étaient:

-Que personne ne sorte du domaine, que tous rentrent dans le château avec le prisonnier et le corps de Dietz, vite!

Il est clair qu'il fut diligemment obéi.

Lucrétia allait bientôt se retrouver seule, hors de chez elle, avec pour seule compagnie ce garde idiot qui la regardait bêtement en reprenant son souffle:
-Mer... merci Madame, je... Je...
Totalement perdu, et si impressionné, il fut incapable de dire rien de plus.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Les bruits de pas se faisaient de plus en plus proche, et, à mesure qu’elle ne les percevait que davantage, la jeune femme, à présent sous sa véritable forme, entendait également les battements frénétiques des deux hommes ainsi que leur respiration. La première et la plus proche semblait corrodée par l’inactivité, le manque d’entraînement, et la boisson, là où la seconde, quant à elle, paraissait bien plus fraîche et régulière. Peut-être se trouvait-il une explication pouvant témoigner du manque d’efficacité de ce garde. Pire encore, de ce manque qui, en réalité, ne touchait pas uniquement que celui-ci, mais toute la compagnie dans son intégralité, rongée par la relâche. La faute incombait-elle à Marcus Dietz ?

    La question ne se posait plus réellement ; si elle avait été valable, autrefois, sous-entendant le fait de remplacer le concerné par une autre personne plus intègre et sérieuse, qui se préoccupant davantage de ses soldats que de sa pute nommée Mariette, à présent était-elle réglée. Le capitaine des gardes venait à l’instant, sous les yeux de la baronne, de trouver la mort en s’étouffant dans la douleur et le sang qui lui emplissait sa gorge percée d’une sagette. En vérité, et après une rapide réflexion, Domi venait de la délivrer d’un fardeau, et cette supposition ne reposait pas uniquement sur l’inefficience du soldat. L’eût-il gardé en otage à son tour, comme l’homme avait tenté de le faire avec Alan, et peut-être Lucretia aurait-elle hésité à prendre sa revanche lorsque le moment serait venu ; en tant que baronne et protectrice des lieux, la tâche ne lui revenait-elle pas que de prendre soin de ses gens ?
    Et cela la délivrait aussi de sa promesse ; la dénommée Mariette resterait sur le trottoir, et la noble n’aurait point à s’embarrasser de tacher sa probité en prenant une petite hétaïre à son service.

    Le premier garde passa sans même la voir, et le second, tout concentré sur sa proie qu’il n’allait pas tarder à rattraper, fit de même. Ce fut à ce moment-là que jaillit la jeune femme embusquée, dague à la main et dont les gestes et mouvements suintaient la colère. Ce ne fut pas comme avec Domi, Alan, ou encore même le mage ; rapidement, la lame se planta dans les chairs de son adversaire qui ne l’avait pas encore vu, que pour mieux ressortir par la suite avant de se replanter de nouveau. Les attaques furent prompts et précises, frénétiques et mortelles, et, quelques secondes plus tard, sa cible s’écroulait au sol tandis que son sang se répandait sur le sol au-travers de trois larges plaies, dont une fatale.

    Si l’idiot de soldat qui restait encore en vie ne pouvait l’entendre, la jeune femme, elle, entendit les courtes paroles de l’elfe. Mais plus qu’un quelconque dégoisement, ce fut surtout à travers les regards que passèrent différents messages, quand bien même se trouvaient-ils l’un l’autre à une centaine de mètres de distance. Et dans le regard de Lucretia pouvait se lire un ardent désir de vengeance, la promesse qu’elle n’en resterait pas là, et que lui, là-bas, regretterait toutes ses exactions un jour ou l’autre.
    La seule petite déception fut le fait qu’il possédât quelques potions mystérieuses qui, elle en était certaine, lui permettrait de se remettre de ses blessures. Voilà qui la contrariait quelque peu, elle qui pensait que l’elfe resterait affaibli jusqu’à la prochaine rencontre. Mais qu’importait, si tout se passait comme elle l’avait prévu, peut-être même n’aurait-elle pas à mettre la main à la patte, et l’elfe serait forcé d’abdiquer.

    « Mer... merci Madame, je... Je... »

    Lucretia tourna son regard en direction de ces remerciements qui ressemblaient pourtant davantage à des gémissements. L’homme était atterré, souffle rauque et court, yeux presque exorbités et visage ébahi. L’idée de le remettre à sa place et de lui dire ses quatre vérités lui passa par l’esprit, mais, alors qu’elle ne répondait rien et que le malaise du garde ne faisait que s’intensifier comme elle le regardait, la jeune femme décida que cela n’arrangerait en rien la situation.

    Elle hésitait entre deux options ; confier un message à l’abruti et retourner au manoir, seule, afin de mener sa pitoyable guérilla, ou bien l’accompagner. Si elle se sentait déjà bien mieux qu’il y avait quelques dizaines de minutes, son corps s’étant régénéré à une vitesse somme toute époustouflante, elle ne faisait guère confiance en l’homme qu’elle avait sauvé. Non seulement était-il bête, mais en plus avait-il toujours fait preuve d’une certaine indélicatesse et confusion. Le message qu’elle s’apprêtait à lui transmettre relevait d’une certaine importance, et, finalement, mieux valait qu’elle le portât elle-même.

    «Viens avec moi. Nous avons besoin de renfort. » La noble avait été sur le point de lui dire qu’elle comptait se rendre au village, et que, une fois là-bas, il avait intérêt à se taire et à la laisser parler, mais, en fin de compte, il n’y avait pas de danger. Elle était baronne là où il n’était que simple soldat de bas-étage, et fût-il idiot qu’il savait tout de même que, eu égard à la différence de rang, il n’était pas conseillé qu’il lui coupe la parole. Quant à ce qu’elle s’attendait à dire à Bratian, ce n’était pas autre que la vérité vraie.

    Ce fut donc en courant comme deux fuyards qu’ils rejoignirent le hameau qui, lui, contrairement au domaine qui le régissait, bénéficiait encore d’une paix certaine. La vision de la baronne ainsi vêtue, sanglante, les vêtements en partie déchirés, et déchevelée, intrigua indubitablement les villageois qui les regardèrent passer, une expression d’incrédulité plaquée sur le visage. L’on s’écarta prudemment sur son passage dans un silence respectueux qui virerait inéluctablement au commérage sitôt qu’elle aurait disparu. Il y en eut toutefois un qui, aussi aimable que bafouillant, lui demanda si elle avait besoin d’aide ou cherchait quelque chose. Et à elle de répondre, dans un grand sourire chaleureux que démentait son apparence, qu’elle cherchait effectivement Anton Holz, le chef de la milice.
    Pourrais-je avoir un point en Force ? o/
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Raison : 7xp/2xp et 1 point en FOR, un! ^^
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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[MJ] Bonnepierre
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Milieu d'Après Midi.
C'était un jour couvert de nuages, annonciateur d'orage, et, comme en harmonie avec l'humeur de la maîtresse du domaine, un éclair zébra soudain le ciel, suivi d'un roulement de tonnerre. Et la pluie se mit à tomber à verse.

Ainsi, en plus d'être dépenaillée et sanglante, ce fut une Baronne trempée qui arriva au Bourg de Grunwald, après une course à travers champ en compagnie d'un garde cliquetant de fer et soufflant comme une forge pour la suivre...
A peine avant l'entrée du village, ce dernier, prompt même dans l'effort à avoir la tête dans les nuages, s'était figé, pointant une direction de son index boudiné:
-Hé!? pfff... C'quoi ça M'dame la Baronne? Z'avez vu? pff...
Mais non, si Lucrétia regarda l'endroit de ciel pluvieux indiqué, elle ne vit rien.
-Ha ben non, pfff... j'vois pu rien... C'était comme heu... un gros oiseau géant transparent, avec un cavalier dessus... pfff... 'fin, un "cavalier", pardon, on devrait dire un "oiselier" non? pfff... tout là bas, il allait vers la forêt de Taal...

Grunwald:
Qu'il vente ou qu'il neige, les Tablacclanders sont un peuple courageux et habitué aux intempéries, qui reste actif même sous le pire des temps de chien. De fait, malgré la pluie battante, le village était presque aussi animé que d'ordinaire... et ce furent en effet des gueux incrédules et intimidés sous leurs capuches qui accueillirent la lahmiane et son garde...
-Anton? Heu.. L'es à l'auberge de Schmit j'crois bien, M'dame, la renseigna finalement un villageois un peu moins timoré que les autres.
Mais Lucrétia n'eût guère le temps de s'y rendre tout de suite, que déjà s'entendit une voix qu'elle reconnut:
-Madame la Baronne! Que se passe t-il donc? Vous, ici, dans cette tenue, et par ce temps? Un malheur serait-il arrivé?
C'était le rubicond Père Fritz, lequel semblait alarmé de la voir ainsi... Quant à la diligence de sa venue, nul doute qu'il avait été prévenu par quelques fidèles de son Temple, ou de ces "perdus de l'Ostland" qui rôdaient partout, désormais armés.
-Ne restez donc pas là sous cette saucée, vous allez attraper la mort. Venez donc vous abriter au Temple!

"L'Oracle", Machser, était derrière lui, silencieux dans sa bure noire et ses mailles, entouré de quatre hommes équipés d'arquebuses et de hallebardes.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Fichue pluie, comme si les derniers et récents évènements n’avaient pas encore assez fait couler de tristesse dans ce paysage déjà bien maussade. Tout au long de leur périple, quittant le manoir pour se rendre à Bratian, le sol, autrefois somme toute assez dur, était devenu ductile, puis, détrempé, n’avait point tardé en se transformer en une boue gluante. N’était-elle pas déjà assez salie de la sorte que ses bottes en furent bientôt maculées, tout comme le fut l’arrière de sa tunique alors qu’elle courait et que quelques projections émanaient de ses talons. Dans son malheur, pourtant, la pluie, si elle lui avait plus que sali le bas de sa vêture, avait eu quelques effets positifs sur le haut de son corps, lavant en partie sa chevelure à la coiffure détruite et occultant légèrement le sang qui l’avait aspergée. Mais ces effets positifs s’arrêtaient-ils là, car, lorsqu’elle parvint au village en compagnie de son garde, le tissu trempé, son menton goutant et sa chevelure dégoulinante lui valurent bien une triste apparence, bien en deçà de celle qu’elle avait coutume de montrer.

    A l’exclamation de surprise de l’idiot, elle s’était retournée soudainement, cherchant à apercevoir ce que son esprit avait pu observer dans les nuages. Mais pas la moindre trace de ce qu’il lui conta avoir vu par la suite ; jusqu’à l’horizon s’étendaient cette mer de nuages, bien basse et grisâtre, qui faisait pleurer le ciel sur les sanglants évènements, et rien, malheureusement, ne venait faire changer les choses. Le soldat était-il conscient de ne pas être une lumière ? Si l’homme se sentait bien bête que d’avoir parlé à sa maîtresse de ce qu’il considéra alors comme une hallucination de sa part, la jeune femme, elle, y prêta toutefois crédit.

    Un cavalier volant chevauchant une créature ailée et transparente ? Se pouvait-il que Domi eût décidé d’abandonner les lieux de ses traîtrises et de ses convoitises ? Le fait que son soldat n’eût aperçu qu’un seul être là où il aurait dû y en avoir deux rendit sceptique la baronne ; l’elfe pouvait-il avoir abandonné son gros et cher baron, Alan ? Ou bien ce premier était-il resté, effectivement, au manoir, et avait décidé de sauver Alan en l’envoyant sur sa bestiole volante chercher, par exemple, des renforts auprès de son oncle ? Les questions se bousculaient dans sa tête sans qu’elle ne pût en extirper aucune réponse ; il se pouvait même que ce qu’avait vu l’idiot n’eût aucun rapport avec Domi, quoique les chances s’en retrouvaient somme toute assez affaiblies.

    Arrivée au village, après le silence qui avait suivi la vision de la jeune femme dans un état que l’on ne pouvait décemment pas comparer à la première fois où elle était venue céans-même, un villageois plus courageux que les autres avait finalement indiqué où se trouvait l’objet de ses recherches. A la taverne ? Se peut-il qu’il soit encore en train de boire ? Lucretia espéra fort bien que non, aussi bien pour ce qu’elle projetait de faire que pour l’homme lui-même. Elle ne pouvait assurément pas compter sur le soutien d’un homme qui serait perpétuellement imbriaque ; ses propres soldats, sobres d’ordinaire, n’avaient eu de cesse que de lui montrer leur incompétence, alors qu’en résulterait-il si l’on terminait par mélanger inaptitude et beuveries ? Elle n’aurait pas d’autre choix que de remplacer Anton, et ce d’autant plus que, lors de sa dernière visite, elle avait eu une petite conversation avec lui, laquelle s’était diligemment achevée sur une interdiction pour le capitaine de la milice de boire plus que de raison, surtout pendant son service. Et, comme il allait finir par le constater, ledit service avait pour lui qu’il pouvait se avoir lieu n’importe quand à n’importe quelle heure.

    La baronne fut sur le point de se diriger en direction de l’auberge du Sanglier Bleu lorsqu’elle fut interrompue par de nouveaux arrivants. Et quelle n’en fut pas sa surprise de découvrir un personne qu’elle n’avait pas vu souvent, une fois, à vrai dire ; le père Fritz, lequel s’inquiéta de sa présence en ces lieux en un temps pareil et de l’aspect misérable qu’elle offrait à cause de ce dernier. Mais l’homme n’était pas seul, car derrière lui, toujours aussi loquace, se trouvait le fameux oracle dont elle avait déjà entendu parler, quand bien même, se souvenait-elle, personne n’avait pu lui certifier la véracité de ses visions. En sus de sa personne se trouvait également une petite escorte composée de quatre hommes armés d’arquebuse et d’hallebarde. Lucretia jeta un distrait coup d’œil en direction du ciel qui continuait de verser ses larmes, se demandant bien si ces premières armes s’avéraient encore utilisable par temps de pluie. Et lorsque le Père l’invita à se rendre au temple afin de se protéger des intempéries, la jeune femme rejeta l’offre par un petit signe de la tête.

    «Je vous sais gré de votre sollicitude, mon Père, mais que Sigmar me maudisse si je cherche à me protéger moi d’une simple pluie plutôt que d’assurer la sécurité de Bratian et de ses habitants contre cette ombre perfide qui s’y faufile sournoisement. L’heure est grave, et je dois voir le chef de la milice à tout prix, compte tenu des derniers événements qui risquent, je le crains, de ne point aller en s’arrangeant. Par ailleurs, si cela ne vous messied pas, je vais vous réquisitionner ces quatre hommes qui vous accompagnent, ainsi que leur armement, afin de laver mes terres de la corruption et de la vilenie. »
    Merci !
    A moins qu'il n'y ait des complications, je me rends ainsi à l'auberge escortée des cinq soldats afin de trouver Anton.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 08 mars 2013, 20:05, modifié 1 fois.
Raison : Mais de rien!^^ 6xp/8xp
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

Grunwald, sous une forte pluie:
Alors qu'elle parla d'une "ombre perfide qui se faufile sournoisement", Lucrétia ne put pas manquer de remarquer les quelques regards effarés - mais fervents! - que lancèrent nombres de curieux dans la foule alentour à "l'Oracle"... Aurait-il fait une prédiction en rapport? Ou alors ces naïfs croyaient-ils que la Baronne avait fait allusion à ces hordes d'hommes bêtes déjà annoncés par Machser, et qui avaient motivé le recrutement en masse des "perdus de l'Ostland" dans la milice?
Toujours étant que ce "Marteau d'Argent" de Sigmar, prophète à ces heures, était clairement révéré...

Le Père Fritz était devenu blême:
-Ainsi nous y sommes? Ces monstres sont arrivés et... ?
Sachant quelle était sa place, il ne fit pas plus de commentaires, jugeant bon de servir sa Seigneure avant tout:
-Oui oui, bien sûr, vous prendrez ces hommes avec vous (il quêta néanmoins un geste d'assentiment de Machser à ce sujet), et bien d'autres encore s'il le faut! Je vais de ce pas mettre nos soldats de Sigmar en alerte et vous rejoindre avec une partie de ceux-ci!

Peut-être Lucrétia le tempéra t-elle - ou pas? - toujours étant qu'il partit d'un bon pas vers son Temple tandis que Machser, ses quatre gardes et une douzaines de curieux inquiets accompagnèrent la lahmiane au Sanglier Bleu...

Le Sanglier Bleu:
C'était l'auberge du misogyne Peter Schmit, et accessoirement le bordel de Bratian... La salle commune y était vaste, enfumée, et puant l'alcool. Seuls des hommes y consommaient ou dirigeaient, les femmes étant réduites à des tâches subalternes - et accessoirement à des catins en échange de monnaies.
L'endroit était relativement peuplé. Mais pas de travailleurs, non, les Talabecclanders travaillent même sous la pire des pluies:
En surplus de quelques vieux et poivrots du village, c'était surtout des hommes en armes qui traînaient là. Des hommes équipés d'hallebardes et d'arquebuses, souvent avec des filles sur les genoux...

Le colosse Anton Holtz lui aussi était bien là, à boire de l'eau de vie du cru à la table principale en compagnie du patron Peter Schmit (un petit homme un peu bedonnant aux gros sourcils noirs) Le regard vitreux de gnôle du bûcheron fainéant ne reconnut pas tout de suite la Baronne détrempée, mais à la foule qui l'accompagnait, il se leva très vite de sa chaise, la faisant tomber au passage, et empoigna la gosse cognée qui ne le quittait jamais. Schmit l'imita, et bientôt toute l'auberge.
L'on pourra néanmoins se demander, pour les soudards, si ce n'était pas plutôt la présence de Machser qui les fit se lever si vite. Cet homme était réellement très respecté...

-Babronne? Heu, Mardame?... Hic!... Qu'essis'passe votre Seimieurie?
Voilà qu'elles furent les premières paroles, inquiètes et ivres, du grand colosse bourré.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • C’était obligé qu’il soit saoul. x)
    Après avoir tenu sa petite tirade, la jeune femme, comme à l’accoutumée, avait épié la réaction de chacun enfin de voir comment allaient être interprétés ses propos, si l’on serait enclin à la suivre et à accéder à ses demandes. Et si ce fut un premier regard qu’elle lança à son public, des dizaines d’autres lui en furent retournés, aussi bien qu’à elle qu’au prétendu Oracle, quand bien même n’avait-il pas été inclus dans son monologue, et une petite vague de murmures prit son envol au sein de la plèbe. Discret en ce qui concernait une seule et unique personne, mais bruyant lorsqu’il était repris de concert par la foule, le commentaire général qui s’en suivit parvint aux oreilles de la baronne, et celle-ci put comprendre que l’on s’extasiait devant les capacités prémonitoires de Machser à qui bon nombre de regards emplis d’admiration furent lancés.

    Lorsque le père Fritz fit écho à ce qu’avait vraisemblablement auguré l’oracle en parlant de monstres, Lucretia manqua de hausser un sourcil interrogateur. Le terme avait-il était utilisé au sens propre ou au figuré ? Car celui-ci pouvait très bien s’appliquer, assurément, pour définir la sombre engeance qui avait voulu faire main-basse sur ses possessions, sur son domaine, et même, pire encore, sur sa propre personne. Des créatures accortes et sémillantes de prime abord qui n’avaient terminé par révéler que des êtres sournois et cupides tout autant qu’ambitieux. Chassez le naturel, et il revient au galop, songea-t-elle, et elle se dit que ce proverbe avait rarement été aussi vrai.
    Ou bien le sigmarite en avait-il conclu qu’il s’agissait de véritables monstres tels que ceux hantant les forêts du Talabecland entre chien et loup ? N’avait-il pas été mention d’hommes-bêtes dans les parages, justement, selon les propos de l’oracle ? Si tel était le cas, et si le père Fritz pensait de la sorte, il se mettait le doigt dans l’œil quant à ce que voulait entendre la baronne. Il était, bien entendu, fort possible que ces créatures-là hantassent les bois aux alentours, mais ils ne demeuraient certainement pas sa priorité du moment. Heureusement, l’homme trouva rapidement la place qui était la sienne, et, sans plus l’interrompre, accéda plutôt à ses requêtes.

    «Grand merci à vous pour votre diligence, et faites donc. »
    Et suivie du reste de sa cohorte, la jeune femme gagna rapidement l’auberge ou l’attendait, sans même le savoir, Anton Holtz.

    Un garde lui ouvrit la porte, lui permettant de rentrer aussi bien la première que dans ce qui apparut comme une entrée théâtrale et impérieuse. La vision avait de quoi faire sourire de prime abord lorsque l’on s’apercevait que la nouvelle venue était une femme à la vêture maculée de boue et de sang, déchirée en partie, et que sa longue coiffure cuivrée et trempée retombait en désordre sur ses épaules. Mais aussi bien sa stature naturelle que son port altier, en passant par la petite troupe de gardes et de religieux qui l’accompagnaient, assurait que Lucretia n’était pas l’une de ces putains se vendant au plus offrant pour le bénéfice du tenancier de l’auberge, ni même une petite villageoise venue innocemment rechercher un membre de sa famille en ce lieu de débauche.

    Eu égard à la fumée qui empuantissait l’air et masquait la visibilité, son nez délicat se retroussa quelque peu alors même que ses paupières papillonnaient vivement, tentant de percer l’opacité ambiante qui contrastait tant avec ce qu’elle avait connu au-dehors de l’édifice. La noble découvrit alors un spectacle de stupre et de luxure ; l’on buvait avidement devant danseuses pour le moins faiblement vêtues lorsque celles-ci n’étaient pas à genoux tête penchée entre les cuisses d’un homme, ou en train de se faire ostensiblement trousser sur une table, au beau milieu d’un restant de nourriture abandonné. Et, comme il s’en fallait, le capitaine de la milice faisait partie de toute cette petite bande de joyeux-lurons.

    Il mit un certain temps avant de la reconnaître, et, lorsque cela fut fait, se leva presque prestement, envoyant voler sa chaise ainsi que quelques écuelles, bientôt suivi par le restant de la taverne. L’homme était passablement ivre ; le brusque mouvement qui venait d’effectuer le faisait vaciller sur place, quand bien même tentait-il de conserver une allure aussi stoïque qu’assuré, ce que démentit bientôt ses paroles.
    SI le lieu avait été recouvert par le charivari ambiant qui y régnait, les petits cris des putes et les grognements et rires gras des clients, le silence s’était soudainement imposé au milieu d’eux tous alors que les regards s’étaient tournés en leur direction.

    «Bien le bonjour, mon bon Anton, commença-t-elle après avoir fait perdurer le silence, sur un ton faussement joyeux qui n’augurait rien d’agréable. J’espère que vous avez bien profité de votre boisson. N’avais-je pas annoncé, lors de notre dernière rencontre, que ce devait être la dernière fois que je vous voie dans cette état-là ? Elle fit signe à deux de ses gardes en prenant un ton bien plus sec. Veuillez le conduire, je vous prie, dans une pièce fermée à clef et gardée avec, en guise de nourriture et de boisson, de l’eau et du pain sec, jusqu’à ce qu’il dessoûle assez pour me saluer comme il se doit et qu’il se rappelle ses dernières paroles en ma personne. Et une pièce en-dehors de ce bâtiment.

    Et à un autre garde :
    «Rassemble les trois-quarts de la milice devant mon manoir ; je t’en confère les droits pour la durée de cette mission. Donne-moi ton nom, également. Et, dernière chose, que cinq miliciens en pleine capacité de leurs moyens se tiennent prêts à me suivre d’ici cinq minutes à l’extérieur de ce bâtiment. J’ai encore un cas un régler. »

    Puis, après un dernier tour d’horizon de son regard d’inquisitrice, elle tourna les talons.
    Si Anton proteste et se défend, ayant perdu la raison, que plus de gardes aillent le maîtriser.
Modifié en dernier par [MJ] Bonnepierre le 15 mars 2013, 17:56, modifié 1 fois.
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Bonnepierre »

-Non! Attendez Marndame! avait gémit le bûcheron de sa grosse voix ivre. C'est vra qu'j'ai bu! Mais shu ben plus fort en bagagre quand j'ai bu! Et j'ai pu peur de ren! J'voul' promesse! J'voye ben qu'on vous za embêté m'dame! Par ma cognée, ceusses qui v'z'ont fait ça j'va les couper comme j'coupe les troncs! Croyez moi ma baronne! qu'ce soye des zommes bêtes ou des vilains!
Il braillait, roulant des yeux effarés, ainsi que de ses muscles impressionnants et velus, mais ne résistait pas pour autant aux deux gardes, lesquels le poussait lentement hors, sans brusquerie:
-Shu l'pu fort ici, et shu vot' pu fidèle combattant! rajouta le colosse barbu avant qu'on ne le sorte. On peut pas aller s'batt' sans moi! C'est comme aller à la guerre en oubliant sa meilleure hache! Faut qu'j'soye là, pour vous! Pour Grunwald! Pour qu'on gagne!

ça! Il était clairement désespéré d'être mis de côté, si dégoûté qu'il semblait en avoir considérablement débourré... Mais que ses arguments aient touchés ou pas Lucrétia, celle-ci n'en distribua pas moins ses ordres suivants:

-Bien Madame la Baronne, avait acquiescé le soldat choisi pour le rassemblement des troupes - non sans un regard préalable pour quêter l’assentiment de l'Oracle - Il était plutôt robuste, bien entretenu, et à son accent il devait être natif de l'Ostland. Un de ces nombreux "perdus" armés et disciplinés par le Temple de Sigmar: Je m'appelle Pieter. Puis aux soudards avinés de la taverne, il cria: Vous avez entendu? Allez, tous dehors! On se regroupe! Et cing restent avec Madame la Ba...!
Un pas en avant de l'Oracle Machser, cliquetant de métal, avait eu pour effet immédiat de l'interrompre et d'accaparer l'attention de tous sur le prêtre au grand marteau d'argent:
-Allons Pieter, son Excellence a dit: "cinq miliciens en pleine capacités de leurs moyens", fit calmement le sigmarite, sans forcer sa belle voix de baryton étant donné que le silence s'était fait de part sa seule intervention. Les miliciens présents dans cette auberge, étant à l'origine en permission, ont sans doute trop arrosé leur journée de pause pour servir ta Baronne comme elle le désire.
Il tourna son visage glabre et encapuchonné vers Lucrétia, yeux baissés avec respect:
-Permettez que je me charge de vous amener nos cinq meilleurs hommes, Madame. Et d'en faire partie.

Et tandis qu'il saluait la lahmiane avant de sortir du Sanglier Bleu, l'on entendit retentir la cloche d'alarme du bourg:
DONG DONG DONG!
Une initiative du Père Fritz retourné en son Temple sûrement. Quoi de mieux pour sonner le branle-bas de combat?... Mais cela ne s'entendrait-il pas aussi du manoir?
Toujours étant que cela fut efficace, les travailleurs du bourg et alentours avaient cessé leurs ouvrages pour retourner s'armer et s'organiser à Grunwald...

... Sauf contrordre de Lucrétia, bientôt dans la pluie une armée hétéroclite de 50 hommes, la plupart avec des hallebardes ou des arquebuses, mais aussi d'autres avec des piques, des fourches ou des haches de travail, allait se mettre en marche vers le Manoir sous les ordres de Pieter...
... et elle même, Lucrétia, se retrouverait escortée de quatre gaillards munis chacun d'une hallebarde et d'une arquebuse, ainsi que du prêtre, cuirassé du griffon sous sa bure noire...

Ne sachant trop que faire, Erwingar Olgart, "le garde stupide du Manoir", restait à priori derrière sa maîtresse d'un air penaud.

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