[Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Cette cité bretonnienne est également connue sous le nom de Cité des Damnés. Au cours des quinze cents dernières années, Moussillon s’est transformée d’un petit hameau en une vaste et sordide cité. Elle est bâtie dans un endroit particulièrement hostile des rives de la rivière Grismerie. Chaque printemps, les crues balayent les bidonvilles et submergent les rues sous plus de trente centimètres d’une eau fangeuse. Le froid et l’humidité envahissent les moindres fissures : le bois pourrit et se rompt, les pierres s’effritent et les champignons recouvrent tout. Plus de la moitié des maisons de la ville sont vides, témoignage de l’épidémie de choléra d’il y a deux siècles. La ville ne s’est jamais remise de cette hécatombe et est réputée pour être la plus miséreuse de toutes les cités bretonniennes.

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Test d'autorité basé sur Char : 14, raté.
Round 2

Ordre d'action : Crochet - Archer - Neldrick - Lancier - Bernard - Eude - Serviteur 1 - Serviteur 2

Attaque du Crochet contre Tabard
Tabard touché (1) à la tête.
Tabard subit 15+8 pts de dégâts et perd 27 points de vie.
Tabard est mort !

Tir de l'Archer contre Crochet
Jet de tir (bonus -3 en pour proximité) : 10-3 = 7, tir réussi.
Crochet touché dans le (19) dos.
Crochet subit 26+6 pts de dégâts et perd 21 points de vie.
Il reste 44 points de vie au Crochet.

Tir de Neldrick contre l'Archer
Jet de tir (bonus -3 en pour proximité+visée et -1 pour compétence Adresse au tir) : 5-4 = 1, tir critique !
Archer touché dans le (18) torse.
Archer subit 34+4 pts de dégâts et perd 35 points de vie.
Il reste 25 points de vie à l'Archer.
L'Archer a perdu plus de la moitié de son total de points de vie en un round, il ne peut plus parer ni agir pendant le round 2 et ne pourra tenter aucune action au round 3.

Attaque du Lancier contre Bernard
Attaque ratée (13).

Attaque de Bernard contre Lancier
Lancier touché dans le (18) torse.
Lancier subit 14+3 pts de dégâts et perd 13-2 (Coriace) points de vie.
Il reste 33 points de vie au Lancier.

Attaque de Eude contre Lancier
Lancier touché (1) à la tête.
Lancier subit 14+6 pts de dégâts et perd 29-1 (Coriace) points de vie.
Il reste 5 points de vie au Lancier.

Test de vigueur pour Lancier basé sur End : 18 - 1 (Résistance Accrue) = 17, raté.
Le Lancier est hors combat !

Test d'Ini pour Serviteur 1 (malus de 2 pour blessure) : 18 + 2 = 20, échec critique.
Test d'Ini pour Serviteur 2 : 11, échec.

Les serviteurs n'agissent pas ce tour-ci.

Bon vous vous en sortez très bien au final, seul le Crochet est blessé et les autres sont kaput. On m'accuserai presque d'avoir truqué les dés :siffle:
Le Crochet resta sourd aux ordres de son maître. L'avait-il seulement entendu ? Le mutant dévoilait sa dentition jaunie en un rictus mauvais sans quitter sa proie agenouillée des yeux. Il s'approcha du soldat agonisant et saisit violemment la maille de son camail en le tirant en arrière, le forçant à redresser la tête. Le blessé ne semblait pas avoir la force de résister, tenant toujours fébrilement son épée contre le sol, le carreau d'arbalète toujours profondément enfoncé dans sa chair et les yeux déjà dans le vague. Le Crochet passa sa mutation sous le menton du soldat et poussa un cri en l'égorgeant d'un coup sec. Mais son appendice osseux n'était en rien aussi aiguisé qu'une lame et la scène fût d'une brutalité sans nom. Le geste hacha la gorge de l'humain, emportant peau, chair ainsi que des lambeaux de tube digestif qui tombèrent sur le torse du pauvre homme en même temps qu'une fontaine de sang sombre. Le Crochet lâcha sa prise et le soldat s'écroula face contre le sol dans une mare de sang qui s'infiltra entre les pavés sales du couloir.

L'archer poussa un cri rageur et encocha une nouvelle flèche, visant l'horrible meurtrier. Il laissa filer son trait qui vint se planter d'un coup sec dans l'épaule droite du Crochet, manquant de le faire tomber. Ce dernier étouffa un grognement et tenta d'arracher le projectile fiché en lui avec un rictus de douleur, tandis que Neldrick ajustait son tir et appuyait sur la détente de son arbalète. Le carreau fusa et vint se loger dans le bas-ventre de l'archer qui étouffa un hoquet de stupeur en tenant la hampe des deux mains, la bouche ouverte et les yeux écarquillé. Son arc tombait au sol alors qu'il faisait un pas en arrière et tapait contre le mur poisseux contre lequel il se laissa glisser, se retrouvant assit, le regard rivé sur ce morceau de bois qui semblait lui sortir du ventre en laissant une tâche sanglante se répandre sur ses chausses.


Le lancier, lui, se démenait comme un beau diable face à ses deux assaillants, déjà blessé. Il se rua sur Bernard et tenta une botte de son épée courte pour la lui planter dans la gorge, mais ce dernier le repoussa violemment de son bouclier et propulsa sa lance en avant d'un même geste. La pointe rouillée de son arme vint se planter entre les cottes du soldat qui poussa un cri et laissa même tomber son épée pour aggriper la hampe des deux mains et la retirer d'un coup sec, s'éclaboussant d'un flot de son propre sang. De grosses gouttes de sueurs perlaient sur son front, quand un second coup mieux ajusté de Eude vint le frapper en pleine tête, lui emportant la joue et l'oreille droite d'un même élan dans une nouvelle orgie d'hémoglobine. Le soldat poussa un nouveau hurlement de douleur et de peur pure et tomba à la renverse, recouvert de sang. Il porta une main à son visage, tentant de maintenir le morceau de viande torturée et sanglante qui pendait désormais de sa mâchoire. A l'agonie, il rampa au sol, glissant sur son propre sang en essayant de s'éloigner et buta contre le corps immobile du soldat au tabard.

- "'e ... 'e me 'end ... 'e me 'end !" tenta-t-il d'articuler avec une voix chevrotante, défiguré. Son visage, ses bras, sa veste de cuir, son pantalon, le sol ... Tout était maculé de sang, tandis que l'archer et le lancier agonisaient comme des bêtes.

Les serviteurs, démunis, ne savaient visiblement pas comment réagir. Celui qui était blessé poussa un nouveau râle et regarda, paniqué, la flèche fiché dans son torse et son propre sang qui tâchait ses haillons. Il porta une main tremblante sur la hampe et essaya de la retirer, mais le flot de sang s'intensifia et il poussa un hurlement. De douleur, il en fît tomber sa torche. Les flammes léchèrent l'une des bannières miteuses et décolorées qui "décoraient" le couloir et commencèrent à monter sous le regard horrifié des deux serviteurs.
Rien de bien méchant, c'est simplement pour illustrer l'échec critique de Serviteur 1. Une belle boucherie en tous les cas. Si Neldrick décide de les achever de sa main, il n'y aura pas de test, ils ne sont pas en état de se défendre.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Neldrick Chumba
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par Neldrick Chumba »

Quand il se rend compte que le Crochet ne comptait, finalement, pas changer de cible, Neldrick a tout juste le temps de retenir ses doigts.
L'instant d'après, celui qui devait recevoir le coup fatal de sa part éclabousse à grand jet les dalles de ses fluides carmin. Puis tout s'enchaîne très vite et, avant qu'on ait le temps de dire « ouf » -quoique quelques cris de rage et de douleur aient jailli çà et là - un rideau de calme tombe soudain sur la scène de boucherie. Seuls les gargouillements d'agonie du lancier et les grognements de douleur frustrés du crochet brisent ce silence sur fond de respiration haletante. Chumba regarde autour de lui, embrassant avec un plaisir visible la scène qui l'entoure.

Chumba note, dans une partie de son esprit, que le sang coagulé dans les rainures prendra une jolie couleur de croutes infectées dans les jours qui suivront. Un sourire de satisfaction enfantine dessine d'horribles rides sur son visage cireux alors qu'il joue du bout du pied avec le cadavre du Tabard.
Ce sont les flammes qui le font revenir à la réalité.


« Bordel de bouse ! Éteignez moi ça ! » - il se tourne vers ses deux gardes encore intacts - « Vous deux, décrochez moi cette foutue tenture avec vos lances ! Ne laissez pas les flammes se répandre ! »

Il laisse les deux hommes à leur oeuvre en lançant un regard noir au serviteur, trépignant de colère contre cet imbécile maladroit qui vient de gâcher son instant victorieux. Il faut contenir les flammes le temps que...

« Albert ! Prend celui des deux qui est en état et allez chercher un seau d'eau dans la cuisine ! »

Par le Grand-père qu'il est bon que ses ancêtres aient fait construire une forteresse de pierre.
Il suit du regard les deux hommes. Ah, si seulement tout le monde était aussi intelligent que lui, la vie du Castel serait beaucoup plus agréable. Poussant un soupire de lassitude, Neldrick ramasse l'épée courte du lancier gargouillant, soupèse la lame puis, avec un sourire revenu, la plante dans le dos de l'homme.
Ce n'était pas le genre d'agonie qu'il apprécie, trop courte, trop sanglante et pas assez pourrissante. Son regard se pose alors sur la silhouette de l'archer, animé de malveillance. Derrière lui, les deux gardes ont mis la tenture au sol, un tas grossier de tissus miteux qui s'enflamme à grand renfort de fumée, une brume sombre commençant à monter au plafond. La lumière de ce feu de camps improvisé projette sur la scène des ombres profondes, lui donnant presque l'air d'un tableau en camaïeu de rouge et de noir.


« Que l'un de vous ouvre la porte sinon, on va étouffer comme des idiots... »

Dit le seigneur des lieux alors que les deux laquais reviennent, l'un portant un large seau remplit d'eau et Albert le guidant, absolument inutile, mais très poussif.
L'un des gardes part donc, en grommelant, soulever la barre. Enfin, cette situation ridicule va se résoudre ! Enfin, il peut revenir à des choses autrement plus importantes... quoiqu'un dernier point reste à régler. S'adressant, encore une fois, à son vieux serviteur pourrissant il désigne les deux blessés par l'archer.


« Occupes toi donc de soigner ces deux-là. Si tu n'y arrives pas, fait chercher le rebouteux. Envoie Bernard et Eude, il n'aura sans doute pas envie de venir... »

Un sourire mesquin découvrit ses dents pourrie.

« ...Mais je parie que je vais trouver de quoi le motiver pour nous aider ! »

Enfin, il pouvait se concentrer sur le cas de notre fameux archer.
Ce dernier ne semble pas à l'article de la mort - bien qu'il soit mal en point - et Neldrick hésite vraiment à le tuer. Evidemment, l'amener de son côté semble impossible, le regard, embué par la douleur et la haine qu'il lui porte en sont d'ailleurs la preuve formelle.
Mais, après tout, ne pensait-il pas, lui aussi, être insensible au chaos auparavant ?
La silhouette menue de Neldrick s'avance vers l'homme assit contre le mur, dans cette position il le domine enfin du regard - un exploit des plus rare avec un vis à vis sur ses deux pieds - l'épée courte toujours en mains, il pose la pointe souillée de sang de celle-ci sur la gorge de l'homme. Derrière lui, l'eau siffle en éteignant le feu, une vapeur grise s'élève et le couloir devient, soudain, bien plus sombre.
Sa voix résonne, presque effrayante malgré ce bruit de nez et la taille de la personne dont elle sortait. Mais l'homme à qui elle est destinée a goûté dans sa chaire la douleur que peut provoquer cette larve immonde.
Les mots jaillissent naturellement, comme si cette phrase avait patienté toutes ces années, tapie sur sa langue collante, pour sortir à cet instant.


« Alors, petit être... qu'es-tu prêt à offrir, pour garder cette vie ? »
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 01 déc. 2014, 11:10, modifié 1 fois.
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Nelrick Chumba, Noble (Voie de la Cour)
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Lien Fiche personnage: Fiche de Chumba

-Objets : Briquet a silex, Gourde de vinasse et bijoux de mauvaise facture.

-Arme // Armures :
Arbalète – 34+1D8 – Perforante
Haubert – 11 pts de protection – HAB ATT et PAR -2
Épée courte - 12+1d6 - Rapide

-Compétences:

Combats
-Adresse au tir (Arbalète) : +1 à tous les tests de tir avec des armes de ce type.

Lettres et Sciences
-Alphabétisation : Sait lire et écrire, tout simplement.
-Confection de Maladies : Capacité de fabriquer maladies et encens maléfiques
-Doctrine du culte (Nurgle) : Connaissances approfondies du fonctionnement de ce culte.

Sociales
-Corruption : bonus de +1 à ses tests de corruption.

Nature
-Dressage : Possibilité de dresser les animaux (temps relatif au type de dressage)

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Test de Char : 1, réussite critique !

L'archer leva les yeux vers Neldrick, le visage crispé par la douleur, les mains toujours fermées sur le carreau qui dépassait de son ventre.

- "Ce que ... je suis prêt à offrir ?" demanda-t-il d'une voix tremblante, comme s'il ne comprenait pas, des gouttes de sueurs perlant sur son visage. Il regarda par dessus Neldrick pour croiser le regard du Crochet qui le fixait avec un rictus mauvais, la hampe de la flèche dépassant toujours de son épaule. "Je .." Il déglutit. "Je ne veux pas mourir ..." Son regard embué se porta sur les corps de ses compagnons qui baignaient dans leur propre sang. Le visage mutilé du lancier étant tourné vers lui, et le cadavre semblait le fixer de ses yeux vides. L'archer secoua la tête en fermant les yeux, les traits crispés. "Non, je ne veux pas mourir ..." Il toussa et leva finalement un regard misérable vers un Neldrick exultant. "Je ... je vous servirai mais par pitié ... épargnez moi." termina-t-il dans un souffle en fermant les yeux, accablé par la peur, la honte et la douleur.

Le Crochet, derrière Neldrick, fit claquer sa langue avec agacement. Il avait encore soif de sang, son être entier transpirait la sauvagerie et la violence. Il poussa un grognement mécontent et quitta le couloir, le dos orné d'une flèche et tapissé de son propre sang.

Frère Albert se pencha vers le noble. Il lui susurra à l'oreille tout en fixant l'archer avec un rictus mauvais.


- "Maître, j'ai envoyé Bernard et Eude auprès du rebouteux. Ils ne devraient pas tarder ... Que fait-on des corps ?"

Les serviteur quant à eux faisaient peine à voir. Celui qui était blessé était assit dans un coin et geignait, tirant sur la hampe de la flèche fichée dans son ventre avec force de cris et de pleurnichements. Le sang continuait de couler et l'homme était livide. L'autre le regardait sans savoir quoi faire, l'air horrifié.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Neldrick Chumba
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par Neldrick Chumba »

Chumba pousse un long soupire satisfait en voyant la détresse de l'archer.
La soumission est un nectar des plus délicieux. Evidemment que l'homme s'est soumis à lui, après tout, qui peut lui résister ? D'un geste d'une extrême lenteur il retira la lame de la gorge de l'homme. Un sourire satisfait dessiné sur son visage gluant, il savoure le moindre détail, la peur, la souffrance, la honte. Un véritable régal pour les petits yeux brunâtres de l'homme.
Après quelques secondes, presque hypnotisé par ce spectacle, il répond aux questions d'Albert, toutefois, ses prunelles ne quittent pas l'archer.


« Dis à serviteur en état de les emmener en cuisine et de les dépecer... qu'il donne les os et les tripes aux chiens. Qu'il mette le reste en tonneau. Mettez leurs affaires et armes de côté, j'inspecterais tout cela. »

Il note mentalement de garder quelques-uns des morceaux les plus tendres pour son grade blessé, cela lui ferai oublier la grâce de l'archer et remettrait un sourire sur ses lèvres. Après tout, il avait à lui seul fait une grande partie du boulot, il ne faudrait pas l'oublier.
Enfin, l'honneur lui revient avant tout à lui, Neldrick. Cela il le sait : il avait, à lui seul, mit hors combat le chef et l'archer. Ha... si cette histoire était plus, honorable, il aurai ordonné sur-le-champ à un barde d'écrire une chanson. Mais bon, Castel Chumba n'a pas de musicien de toute façon et certains contes doivent rester secrets.
Mais le temps n'est pas aux récits, non, il est à l'apprentissage.


« Eh bien, mon garçon, il semble que la rebouteux va devoir te remettre sur pied toi aussi... » - sa voix est devenue presque gentille, proche de celle qu'il emploie pour ses chiens - « Nous allons te trouver une chambre de temps de l'attendre. »

L'adorateur du Père réfléchit quelques instants.
Certes, l'homme ne semble ni vouloir ni pouvoir se battre et l'extraordinaire charisme - d'après lui - du maitre des lieux a fait son effet et il n'est qu'un petit chiot soumis. Toutefois, les chiens baissent la tête quand ils sont blessés, mais mordent une fois remis en forme, ivre de vengeance et de liberté. Dresser un adulte est toujours plus compliqué. Pour l'instant, Neldrick ne sait pas quelle est la longueur de cette nouvelle laisse et il ne compte pas l'apprendre à ses dépend.
Oui, les cachots.
Là-bas, il deviendra son unique ami. Celui qui lui amène à manger, qui prend soin de lui ! Celui qui lui parle ! Après quelques semaines, leur relation changera. De l'amour diluera la peur. Après tout, comment ne pas aimer Chumba ? Son sauveur miséricordieux !
Il offre un mince sourire paternel à son nouveau chien.


« Tu as de la chance... le crochet voulait vraiment jouer avec toi tu sais ? » - puis il reprend son ton sec et nasillard alors qu'il change d'interlocuteur - « Albert, veux-tu bien lier les mains de notre nouveau locataire et lui donner une des chambres libres sous les dépendances ? »

D'une pensée, il sort donc l'archer de son cerveau étriqué, après tout, penser à trop de choses en même temps lui donne des maux de tête.
Le poids dans sa main le rappelle à l'épée qu'il a ramassée. Il lui jette un oeil critique. La taille lui convient mieux que beaucoup de lames « moyenne » et la poignée convient bien mieux à sa large dextre que celle des lames pour enfants. Avec un sourire il décide de la garder.

Le maitre des lieux ressort quelques minutes plus tard du couloir en sang, une seconde ceinture au-dessus de son haubert, celle de feu le lancier, un fourreau emplis d'acier lui battant la cuisse. Devant lui boitille l'archer, soutenu par Albert qui a rapidement lié les mains de celui-ci avec la ceinture de notre cher tabard - après tout, il n'en a plus besoin. L'arbalète, rechargée pendant ce temps, est repose dans les mains de Chumba, prêt a tiré, bien qu'elle ne soit pas braquée sur le prisonnier - inutile de lui faire peur à cette pauvre âme !
Neldrick les suit pour deux raisons :
Premièrement, il n'a pas encore totalement confiance en l'archer et, tout serviteur zélé que soit Albert, si l'homme reprend sa volonté de combattre, il ne fera pas le poids. Il ne le ferait pas contre un gamin de 10 printemps !
Secondement, le crochet est légèrement grognon et il serait malaisé qu'un accident se produise. Il est si facile de prétendre une tentative de fuite quand personne ne regarde.
Et puis, il devait bien rester là pour que le petit s'habitue à sa présence.
A l'odeur de son nouveau Maitre.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 02 déc. 2014, 12:09, modifié 1 fois.
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Épée courte - 12+1d6 - Rapide

-Compétences:

Combats
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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par [MJ] Le Grand Duc »

L'archer n'opposa aucune résistance, le visage blême et crispé par la douleur. Lorsqu'il dû se relever, il poussa un grand cri de souffrance et se força à mettre un pied devant l'autre malgré le carreau d'arbalète toujours fiché dans son bas-ventre. Neldrick et Frère Albert l'escortèrent dans la cour tandis que derrière eux, le serviteur indemne saisissait le corps du lancier par les bras et peinait à le traîner jusque dans les cuisines en laissant une longue trace de sang frais derrière lui, tandis que l'autre bougre était toujours assis contre le mur et s'apitoyait sur son sort en pleurnichant, les mains accrochées à la hampe de la flèche qui lui transperçait le flanc.

Les chiens n'avaient pas cessé d'aboyer, excité par l'odeur du sang et de la peur, et sautaient contre le grillage de leur chenil en glapissant. Les chevaux des soldats de Rachard étaient quant à eux encore attaché à l'un des piquets, hennissant nerveusement. Ce qui semblaient être des sacs de provisions étaient attachés à leurs selles de cuir, ainsi que la lance et les boucliers des soldats assassinés. Le Crochet était en train de fouiller les fontes de sa main "valide", cherchant visiblement quelque objet de valeur, sans réellement se soucier de la flèche plantée dans son épaule, peu sensible à la douleur. Pourtant, le sang continuait de s'écouler de la plaie et tâchait sa tenue en peaux cousues entre elles.

L'archer, les mains liées dans le dos, avança dans la boue avec peine, plié en deux par sa blessure sanguinolente. Plusieurs fois il manqua de tomber, mais Frère Albert le reteint par l'épaule et le poussa pour qu'il avance, le suivant en boitant. Ils s'arrêtèrent contre le grand mur du château, et le sbire infirme se baissa pour ouvrir une gigantesque trappe adossée aux blocs de pierre. Une fois la porte en bois soulevée, elle dévoilait un escalier en bois vermoulu qui descendait de plusieurs mètres sous terre, dans les fondations du castel. C'était là que se trouvaient les geôles : quatre cabines minuscule où il était difficile de tenir debout, au sol jonché de paille pourrie et fermées par des barreaux rongés par la rouille et le temps.

C'est alors que Frère Albert poussait l'archer du pied pour le forcer à descendre que Bernard et Eude revinrent du village, encore en armes, encadrant le rebouteux qui avançait entre eux, courbé et encapuchonné. Le vieil homme portait une espèce de soutane brune et miteuse surmontée d'une cape qui traînait dans la boue. Il marchait tête baissée, jetant des regards inquiets aux alentours. Son visage était ridé, marqué par l'âge et la vie dans les marais. Il avait l'air apeuré et misérable, et aurai tout donné pour ne pas se trouver ici à cet instant. Le trio passa la porte toujours ouverte de la palissade et le regard de René -puisque c'était son nom- croisa celui du Crochet. Ce dernier lui fit un sourire carnassier et le rebouteux baissa les yeux immédiatement, intimidé par l'horrible mutant. Ils avancèrent jusqu'à Neldrick, bien que René s'arrête à distance respectable, recourbé sur lui même et triturant ses mains sous sa robe de bure. Bernard le poussa du bout plat de sa lance avec un ricanement mauvais et le rebouteux eut un petit sursaut de surprise avant de faire quelques pas de plus vers son seigneur. Il n'osa même pas lever les yeux vers lui.


- "Vous ... vous m'avez quérir, sire ?"
Image
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Neldrick Chumba
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par Neldrick Chumba »

Chumba pousse un long soupire.
Ce vieil homme ne peut-il pas, de visu, se rendre compte du problème ? Evidemment, ces manants sont tout justes bons à regarder leurs pieds crasseux. Et encore ! Et dire que ce vieillard tremblant est plus instruit que son fidèle Albert sur la médecine... qui l'eut cru ? Neldrick s'avance vers l'escalier, d'un geste sec il écarte le vieux moine, prenant par l'épaule son nouveau chien. Le faire soigner dans les cellules était de toute façon impossible - le rebouteux n'y verrait rien - et puis, s'il est là, autant que ce soit fait.
Mais certaines personnes doivent être ailleurs pour cela. Baissant sa voix jusqu'au bord du murmure, le noble glisse, de sa voix nasillarde, à son serviteur les mots suivants.


« Va donc dire au crochet qu'il a le droit de manger les foies de nos deux cadavres et qu'il peut essayer l'armure du tabard, si elle lui va il peut la garder... ça devrait l'occuper quelques temps. »

Puis, prenant un air avenant qui semble aussi déplacé sur son visage qu'un elfe dans une horde de peaux vertes il fait signe à son petit toutou de le suivre. Ouvrant la porte de la chambre des serviteurs - après tout, ces deux-là ont autre chose à faire - il l'assit sur la paillasse de l'un de ceux-ci d'une traction sur l'avant-bras.
Puis, le couvant d'un regard bienveillant, il appelle le rebouteux d'une voix forte. Après tout, vu son âge, ce dernier doit être au moins sourd comme un pot non ? Et puis, c'est bien connu, plus on parle fort, mieux les idiots nous comprennent... ha les nobles ont souvent des maux de gorges après un discourt à la paysannerie ! Heureusement pour lui, Neldrick s'adresse le moins possible au petit peuple.


« René ! Quel plaisir de vous voir ! Nous avons justement eut un accident et mon ami... » - Chumba insiste fortement sur ce mot, lançant un regard sombre à la silhouette courbée du médecin - « ... ici présent a reçu un carreau. Je voudrais qu'il lui soit retiré. Et qu'il y survive bien sûr. »

Le nobliau désigne de la main son nouvel animal de compagnie, offrant d'ailleurs un sourire rassurant à celui-ci. Cela est étonnant comme on apprécie d'autant plus les humains quand on cesse de les considérer comme tel... n'est-ce pas ?

« Et puis j'ai deux autres hommes qui se sont pris des flèches. On vous amènera le premier... lui aussi se l'est prise dans le ventre ! Folle coïncidence non ? »

Neldrick parle de cela comme on parle des pluies de l'année passée et ne semble pas plus que cela inquiet pour le serviteur blessé, laissé dans le couloir. En même temps, pourquoi l'être ? Mais son visage cireux se crispe un peu en pensant au crochet.

« Pour le dernier, je pense que l'opérer dans la cuisine sera plus... simple. »

Il ne prend pas le temps d'expliquer que, là-bas, il pourra manger à sa guise, ce qui diminue d'autant les chances d'un brusque accès de rage qui finirait rapidement et salement la vie du rebouteux. C'est notamment pour cette raison qu'il fait passer son garde en dernier, au pire des cas, les deux autres seront guéris avant. L'autre étant qu'un peu de calme ne fait pas de mal, surtout dans le cas de ce mutant.
Mais bon, tant que les projectiles sont retirés, qu'importe la vie d'un va nus pieds non ?
Neldrick continue donc d'un ton détaché et plat, donnant de nouveau des ordres, à ses gardes cette fois.


« Bernard, surveilles ce qu'il fait à notre nouvel ami... je tiens à ce qu'il reste en vie. Toi Eude, fermes la porte des palissades puis va me chercher l'autre incapable qui s'est fait épinglé le ventre et amène le ici pour qu'on lui retire cette méchante flèche. »

L'adorateur de la Déchéance vérifie rapidement que ses deux hommes aient bien saisit leurs instructions, puis il repart vers ses appartements. Il doit une lettre à sir Rachard.
Notre larve humaine pousse un soupir de satisfaction en retrouvant les fumets de renfermé, de sueur et déjection et de moisissure de ses appartements. Que cela lui a manqué ! Il inspire longuement, libérant ses narine de l'odeur loure du sang. Oui, voilà qui est mieux. Un second gémissement de plaisir lui vient lorsqu'il débarrasse son corps grassouillet de la lourdeur de son armure. De nouveau dans un élément olfactif et libre de ses mouvements, il s'assoit, prenant un vélin - à peu près - vierge et sa plume dont il noircie la pointe de cet immonde encre brune.

« Vôtre seigneurie,
Je tiens tout d'abord à remercier cette plaisant initiative qu'a été la vôtre. Il est vrai que les terres de Sombrelâtre sont souillée par le chaos qui nous attaqua ici voilà des années et, malgré mes efforts, mes maigres ressources ne suffisent qu'à contenir la pourriture qui règne ici, sans parvenir à totalement l'éradiquer.

Vos hommes furent une bénédiction, en quelques heures ils ont débusqué les six mutants qui se cachaient dans les ombres des taudis du petit peuple. Mais je crains qu'ils n'aient sous-estimée la menace de ces créatures impies. Ces dernières ont tué deux de vos hommes et ont laissé l'un d'eux gravement blessé.
Si ce n'était mon intervention et celle de mes hommes je crains que la mort l'ai prise aussi. Nous réussîmes tout de même à achever les derniers de ces monstres.
Vos hommes ont eu une crémation d'honneur. Un enterrement n'étant pas préférable pour le repos de leurs âmes en ces lieux maudits.
Je crains qu'une longue convalescence attende le dernier de vos hommes. Nous vous donnerons des nouvelles dès que possible, car je sais à quel point votre grand coeur se soucie du bien-être de ses sujets.

Avec mes remerciements sincères et mon profond respect,
Sir Neldrick Chumba.
»
L'encre est sablée, puis on la laisse à sécher quelques minutes. Le résultat n'a rien d'extraordinaire, c'est une patte de mouche disgracieuse, tachée çà et là de rature et de grattement maladroit dans le support abimé. Le vélin est ensuite roulé et cacheté d'un rond de cire brun-vert dans lequel est apposé le sceau des Chumba.
Le propriétaire de celui-ci compte bien, d'ailleurs, l'envoyer dès que possible... enfin, après que tous les « détails » soient réglés.
Avec un sourire de vainqueur, il décide de descendre voir ou en était le rebouteux. Après tout, cela fait quelques temps qu'il écrit et, si l'homme travaille vite, il doit être aux cuisines ou pas loin de celles-ci, c'est donc par là qu'il se dirige d'un pas joyeux.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 03 déc. 2014, 09:59, modifié 1 fois.
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Nelrick Chumba, Noble (Voie de la Cour)
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Lien Fiche personnage: Fiche de Chumba

-Objets : Briquet a silex, Gourde de vinasse et bijoux de mauvaise facture.

-Arme // Armures :
Arbalète – 34+1D8 – Perforante
Haubert – 11 pts de protection – HAB ATT et PAR -2
Épée courte - 12+1d6 - Rapide

-Compétences:

Combats
-Adresse au tir (Arbalète) : +1 à tous les tests de tir avec des armes de ce type.

Lettres et Sciences
-Alphabétisation : Sait lire et écrire, tout simplement.
-Confection de Maladies : Capacité de fabriquer maladies et encens maléfiques
-Doctrine du culte (Nurgle) : Connaissances approfondies du fonctionnement de ce culte.

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-Dressage : Possibilité de dresser les animaux (temps relatif au type de dressage)

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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Neldrick Chumba traversa le couloir sombre encore souillé de sang. Le liquide coagulé recouvrait le sol et s'était insinué partout entre les pavé, formant une croûte noire. Le seigneur corrompu entra directement dans les cuisines.

Le Crochet était attablé, son bras muté posé sur la table face à lui, l'autre main fermée en un poing appuyé sur la table. Il portait la cotte de maille endommagée et sanglante du soldat au tabard, et affichait un rictus crispé alors que derrière lui, René le rebouteux s'affairait à retirer la flèche aussi délicatement que possible, tremblant comme une feuille. Sa capuche était rabattue et ses cheveux gris et sales étaient plaqués sur son front par la sueur. Frère Albert les observait, assit sur sur un tabouret, les mains dans les manches larges de sa robe de bure.

Derrière eux, au fond des cuisines le serviteur était en train de débiter le corps du lancier, allongé nu sur un long plan de travail contre le mur. Le pauvre homme était pâle et suant, visiblement sur le point de tourner de l’œil en découpant de larges pans de chair humaine, sectionnant articulation et tendons à l'aide d'une lourde pince, dépeçant la peau avec un couteau fin comme on le ferait avec un sanglier. Il y avait du sang partout, et lui même en avait jusqu'aux coudes. Deux seaux posés sur la table à côté de lui se remplissaient lentement de morceaux de bidoche sanglante tandis qu'un autre débordait d'os et de sacs de viscères gluantes. Le cadavre du lancier ne ressemblait guère plus qu'à un squelette à moitié démembré et déchiqueté, tandis que celui du soldat au tabard, dénudé également, attendait sous le plan de travail, raide et blanc, troué dans le dos et le ventre et à la gorge arrachée. C'était une scène peu ragoutante qui se déroulait là, et l'air était empli d'une odeur âcre de sang, de fluides corporels et de mort, tandis qu'on entendait craquer les os sous la pince du pauvre serviteur-commis.

Le rebouteux leva un regard apeuré vers Neldrick quand celui-ci entra dans la cuisine, et continua sa besogne avec une attention redoublée. Le Crochet poussa un grognement de douleur.


- "Mais qu'est-ce que tu fais ! Dépêche toi, maraud, où je te fais sortir les yeux avec la pointe de mon crochet !" vociféra-t-il en tapant l'appendice osseux sur la table, faisant sursauter René. Ce dernier pris une longue inspiration et tira finalement d'un coup sec sur la flèche, la retira d'un coup. Une gerbe de sang sombre gicla de la plaie ainsi ouverte, directement sur le visage du rebouteux qui fît quelques pas en arrière, clignant des yeux et ouvrant la bouche comme un poisson, souillé.
Test de résistance à corruption basé sur End : 16, raté.
Le pauvre bougre toussa en se pliant en deux et se redressa difficilement, s'essuyant le visage avec un morceau de sa robe de bure sale. Il cligna à nouveau des yeux, le souffle court, et ouvrit la sacoche qui lui ceignait le flanc pour en sortir un petit boîtier circulaire en bois. Il l'ouvrit et y plongea deux doigts qu'il ressortit plein d'un onguent verdâtre. Il appliqua la pâte à même la plaie du Crochet qui continua de gronder, la mâchoire serrée. René leva à nouveau les yeux vers Neldrick.

- "Sire ... Je, euh .. celui avec les mains attachée est dans un profond sommeil. J'ai retiré le carreau, j'ai appliqué les baumes et il devrai se remettre, si .. mh .. la Dame est avec lui." dit-il d'une voix chevrotante. Le Crochet s'esclaffa. "L'autre, par contre ... Il avait perdu trop de sang .. ahem .. Je suis désolé, sire, seigneur." balbutia-t-il en baissant les yeux vers la plaie du mutant qu'il massait à l'aide de l'onguent de son cru.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Neldrick Chumba
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par Neldrick Chumba »

Chumba observe quelques instants, avec délectation, les morceaux de cadavres qui s'empilent les uns sur les autres, rien que penser à ce à quoi ils vont servir le fait frissonner de plaisir. Sans le savoir, sir Rachard lui a donné la matière pour mettre en place l'une de ses sombres idées, celles que même lui n'ose envisager qu'avec un arrière-goût de répulsion. Cela promet de rendre la vie aux alentour bien plus agréables.
Mais, pour l'heure, il a un médecin à gérer. Neldrick pose son regard sur le vieil homme, une grimace déçue sur le visage - en réalité, la mort de son serviteur lui est égale, mais en jouer ne lui fera pas de mal - ses lèvres molles pincées, ses sourcils froncés sur l'épaisseur incongrue de ses arcades sourcilières, donnant à ses petits yeux porcins un aspect encore plus plissé. Le Noble n'arrive toutefois pas à donner à sa voix la moindre étincelle de tristesse, la remplaçant par de la déception.


« Oui... eh bien voilà qui est dommage, j'aimais beaucoup ce jeune homme » - dont il ne connait même pas le nom - « Et j'aurais apprécié qu'il reste parmi nous... enfin, on ne peut changer ce qui est fait. Toutefois, mon cher René, je pense que vous allez rester ici quelques temps, au château, histoire de vérifier que tout ce petit monde guérisse bien. »

De nouveau, cette parodie de sourire paternaliste apparaît sur les lèvres de notre homme, ne pouvant sembler plus déplacé.
Mais personne de sensé ne s'y tromperait, il n'y a pas ici d'invitation courtoise, mais un ordre qu'il serait dangereux de refuser. A l'intérieur du crâne étriqué du Nobliau, tout est très clair : il a besoin d'un médecin et celui-ci a vu des choses qui pourraient être compromettantes. Et puis après tout, s'il ne se soumet pas il suffit qu'il apprenne son art à Albert : Ainsi, dans quelques mois ce dernier pourrait le remplacer. Enfin, avoir la main basse sur la médecine de son village permettrai aux dons du père de s'y rependre plus facilement encore !
Un plan sans faille - d'après lui.


« Après tout, le castel est plein de chambres vides. Celle de feu mon frère sera parfaite... » - celle-ci est, de toute façon, vide depuis longtemps si ce n'est les meubles ; et encore, le lit doit être dans un état déplorable - « Mes hommes iront chercher vos affaires ce soir. »

Oui, encore une fois, pas de questions, des ordres. Et puis cette chambre se ferme à clef... et devinez qui a la clef.
Il ordonnerait à ses hommes de mettre à bas le cabanon entier une fois récupéré tout ce qu'il y a dedans, ils pourraient même prendre l'un des chevaux pour transporter tout cela ! Bon, le monter est hors de question : personne dans cette maisonnée ne sachant faire cela, mais, après tout, ils font de bonnes bêtes de somme ! Et puis, encore une fois, un peu de viande en plus...
En parlant des biens des « intrus ».


« Alors mon cher Crochet... » - Chumba a reprend sa voix douce et caressante en quelques secondes - « ... Je vois que la cotte de maille te va ! En voilà une bonne nouvelle. As-tu trouvé quoi que ce soit qui vaille le coup dans les fontes de leurs montures ? »

En vérité il grince intérieurement des dents, espérant que ce sombre idiot n'ai pas, par mégarde, jeter quoi que ce soit d'important. Il a surement gardé tout l'argent qu'il y avait. Mais les bourses sont probablement dans le tas de vêtements à côté de la table de boucherie, hors d'atteinte de notre garde mutant.
C'est d'ailleurs par-là que le seigneur des lieux avance en continuant de parler de sa voix légère et nasillarde.


« Je sais que tu en veux à mon nouveau petit toutou. Et je comprends ! Crois-moi, je comprends ! Mais les chiens sont souvent comme ça, ils mordent ceux qu'ils ne connaissent pas ! Je vais le dresser correctement, d'ici quelques semaines il sera l'un des nôtres ! »

L'adorateur de Nurgle dit cela d'un ton presque rêveur, fouillant dans le tas de vêtements et d'objets a la recherche de quelques biens de valeur. Une bague ? Une lettre ? De l'argent ?
Sombrelâtre n'était pas vraiment une mine d'or et, bien qu'il possède un capital assez large, les choses commencent à bouger et il sait que les liquidités joueront leur rôle tôt ou tard. Et puis, que serait la vie de noble sans espèces sonnantes et trébuchantes ?!
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 04 déc. 2014, 11:37, modifié 1 fois.
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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Neldrick récupère 1d6 tournois d'argent : 4.
Neldrick récupère 1d3 objets usuels : 1 = [Pierre à aiguiser].

Ajoutés à ton inventaire.
En fouillant les affaires des soldats morts, le fidèle de Nurgle ne trouva qu'une bourse maigre et une vieille pierre à aiguiser. A côté de lui, le serviteur continuait son office de boucher, découpant lentement de gros lambeaux de chairs et de tendons visqueux qu'il jetait dans le seau à ses pieds. Il était d'une pâleur cadavérique et ses yeux étaient injectés de sang, tandis que ses mains tremblaient à l'ouvrage. Il avait du sang jusqu'au épaules et ses habits étaient incroyablement tâchés. L'abominable tâche qui lui incombait semblait sur le point de lui faire perdre la raison, et pourtant il s'y tenait. D'aucun auraient pu y avoir de la loyauté envers son maître : il n'en était rien. Le pauvre hère n'obéissait que par crainte de Neldrick. Comme tous les sujets du puant seigneur, il avait depuis longtemps oublié la Dame et sa lumière, de même que les divinités tutélaires qu'il avait pu vénérer jusqu'à alors. Il avait embrassé, par peur et incertitude, le culte du Grand Père sans même savoir qu'en agissant ainsi, il damnait son âme au même titre que celle de son seigneur et maître. Et c'est ainsi que ce pauvre homme maigrichon et lâche se retrouvait à désosser un corps humain sur un plan de travail où, jadis, on pétrissait la pâte à pain et on découpait des poires pour faire des tartes. La puanteur de la mort régnait dans la cuisine, et l'infortuné serviteur y plongeait profondément les mains. Il saisi le seau d'os et de viscères quand ce dernier fût plein à craquer et quitta la cuisine en direction de la cour, sonné. Bientôt, les aboiements des chiens cessèrent, indiquant qu'ils étaient en train de se repaître de ce qui quelques heures plus tôt était encore en état de parler et de se battre.

René le rebouteux, lui, avait toujours pris soin de rester le plus éloigné possible du château. Sa cabane misérable recevait de temps à autres les paysans quand ceux-ci souffraient d'un mal quelconque mais le reste du temps il s'y terrait seul, sans contact avec l'extérieur. Il n'était certainement pas dupe quant à la vraie nature de son seigneur, et encore moins après ce qu'il venait de voir. Toujours tremblant, il n'osa même pas refuser l'"offre" de Neldrick
.

- "Je ... oui, à vos ordres, sire ..." souffla-t-il en balbutiant, le regard toujours rivé sur la blessure du Crochet qu'il était en train de soigner. Sa barbe sale était encore tâchée du sang du mutant qui lui avait giclé au visage, et son teint se faisait de plus en plus blafard. De grosses gouttes de sueur se formèrent sur son front et collèrent ses cheveux crasseux à son front ridé. Frère Albert, assis dans un coin, l'observait avec attention, le regard caché sous sa large capuche.

Le Crochet, lui, poussa un étui en cuir du bout de son appendice osseux, le faisant glisser jusqu'au bord de la table.

- "C'est tout c'que j'ai trouvé dans les fontes des selles, sire." dit-il en grognant, jetant un regard mauvais au rebouteux qui s'occupait de sa blessure. "Quant à l'autre fils de catin ... Il a intérêt à bien se tenir. Faudrai pas qu'il disparaisse dans une tourbière ..." lâcha-t-il en se curant les dents du bout de son crochet d'un air dédaigneux.

L'étui en cuir contenait un parchemin jaunit et roulé sur lui même. Neldrick le déplia devant ses yeux, déchiffrant la calligraphie hétérogène qui semblait former une liste. A côté de chaque nom élégamment écrit -que le fidèle de la pestilence reconnu comme étant certaines des hameaux des environs- se trouvaient des encoches abruptes et faites par une main visiblement peu habituée à manier la plume.


Remettre la missive cachetée à l'émissaire du Seigneur Malbaude de Moussillon. Fé

Puits-d'Aubon : I I I

Val d'Arnand : I I

Marasme : I I

Barrière : I I I I

Tour-brisée : I

Butte aux Sorcières : I I

Sombrelâtre :

Huis-Grenouille :
Neldrick connait la plupart de ces villages : ce sont ceux qui se trouvent entre Château Rachard et Sombrelâtre, sauf Huis-Grenouille qui se trouve plus au Sud, sur la rivière.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Re: [Neldrick] L'avènement d'un coeur pourri

Message par Neldrick Chumba »

Chumba déverse sans la moindre hésitation le contenu de la bourse - pourtant bien plate - dans la sienne, y glissant aussi la pierre. Après tout, sa nouvelle lame aura, tôt ou tard, besoin d'un petit passage de l'objet pour retrouver son fil.
Il pousse tout de même un soupire déçut, lui qui aurait aimé trouver quelques trophées sur les corps telle qu'une bague de famille ou autre. Mais il doit se contenter de quelques piécettes et d'un vulgaire caillou. Le maître des lieux acquiesce donc sèchement à l'accord donné - bon gré mal gré - par le rebouteux sans véritablement l'écouter, après tout, que pouvait-il dire d'autre que « oui messire » ? Notre chère face de larve fait, par contre, bien plus attention à ce que son garde lui dit. Pour ce qui est de l'archer, rien de surprenant, ces deux-là devraient probablement prendre des quarts opposés sans quoi quelques rixes risquent d'éclater. Et Neldrick donne alors peu de la vie de son nouvel animal. Le paquet, lui, semble bien plus important : glissant un bref remerciement le noble le saisit.

Le magnifique met quelques instants à comprendre la portée des mots inscrit sur le parchemin : foutredieu, une liste ! Nul besoin d'être un génie - et il n'en est pas un - pour comprendre que les petites barres à côté des villes désignent les « impurs » trouvés par le tabard et sa bande. Leur nombre surprend le serviteur de Nurgle qui regrette immédiatement tous ces fidèles potentiels, disparut dans les flammes de ces répurgateurs amateurs. Les villageois ont dû les aider ou bien les mutants n'étaient pas le moins du monde organiser.
Ces pensées font d'ailleurs naitre les premiers germes d'une idée dans les recoins sombres de son esprit. Si seulement, il était possible d'organiser tout ce beau monde !

Mais il a déjà des plans à mettre en place et, malheureusement, si peu de temps et de moyen. Il est heureux qu'un nouvel homme se trouve à son service - même si le temps de le former empiète plus encore sur le sien - car il n'y en a jamais trop, par les temps qui courent. Neldrick regrette tout de même la mort de son serviteur car, après coup, cela ne se révèle pas très pratique... mais bon, on fait ce que l'on peut ! Un manant de plus ou de moins... après tout, le rebouteux est désormais à son service !


« Crochet, gardes les menaces de mort pour ceux que je veux voir de l'autre côté veux-tu ? » - La voix de Chumba semble presque détachée, comme s'il ne s'en soucie pas vraiment - « Ménages donc ton épaule et ne te bile pas, je trouverais bien vite du sang à verser... »

Et ce n'est point un mensonge.
Le serviteur du père regarde le tas de chaire réunis par le siens avec un sourire d'une joie sur pure qu'elle en est presque enfantine... mais dénuée de toute l'innocence, de toute la bonté naïve normalement inhérente à ce terme. Ses prunelles avides suivent quelques instants le parcoure d'une goutte de sang le long de la chaire pâle son éclat rubicond. Oui, il comprenait l'amour de Khorne pour ce fluide liquoreux... mais le voir se crouter, mélangé au jaune du pu est infiniment plus délectable !
Sa voix résonne dans le château entier, un cri aussi subit que fort, son ton encore lourd du plaisir quasi-sexuel qu'il a en observant ce cadavre réduit en pièce, dans l'atmosphère lourde de mort et de sang.


« ALBERT ! »

Une fois le frère arrivé - et cela prit quelques minutes, pendant lesquelles Chumba joue, tel un enfant, avec un morceau de cuisse resté sur la table, appréciant la flexibilité caoutchouteuse de la chaire - il se tourne vers lui, ce sourire de joie malsaine encore collé sur le visage.

« Mon cher... vu que notre serviteur survivant est occupée à couper la viande, je voudrais que tu la fumes... que dis-tu d'en faire des lamelles de viande séchée ? » - Il réfléchit, jouant avec son morceau d'humain - « Ou bien du lard ? Je ne sais pas, il faut que cela ait l'air véritable et bon d'accord ? »

Un sourire carnassier, presque prédateur, dévoile l'horreur de sa dentition hétéroclite alors qu'il pense à ce qu'il va faire de ces « délicieux » petit plats, son cerveau est en ébullition, un plaisir pervers bât dans ses veines. Il voit déjà les conséquences de ses actes et c'est si bon !
Sa voix est rauque d'un désir quasi charnel quand il termine, plantant un regard fiévreux dans le contenu écoeurant du tonneau.


« Après tout, Puits d'Aubon à besoin de rations appétissantes tu ne penses pas ? »
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 06 déc. 2014, 11:19, modifié 1 fois.
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