
Si l’on poursuit un peu plus loin son périple et que notre ballade nous pousse vers les quartiers extérieurs de la ville on peut remarquer la présence de maisons moins attrayantes à l’œil mais certainement plus vivantes et plus authentiques que la pièce de théâtre que nous offre ce que l’on considère comme le cœur de la ville. Les maisons en planches et torchis peint en blanc forment la majorité des habitations de la couronne de la ville. Ici se côtoient les bucherons, simples forgerons ou quincaillers en tout genre. Les tavernes aux portes ouvertes, comme La gueuse accueillante ou Le voleur de vertu, laissent entendre les chansons paillardes que les gens simples apprécient autant que les vins servis sur place. L’hygiène et la vertu ne sont pas toujours les principales préoccupations des hommes accoudés aux comptoirs, mais les serveuses semblent habituées à la « rudesse » ambiante.
A peine débarquer du bateau Mêlété put admirer la cité et son château, joyau ornant la colline comme un diamant la couronne d’un roi. La douce complainte d’un ménestrel accompagnant à ravir ce moment particulièrement savoureux :
« Douceur d’une nuit enchanteresse,
Laisse planer sur moi le songe d’un été,
De sa chaleur, de sa tendresse,
De son âme, de sa chair et sa beautée… »
D’un pas vif et certain, elle s’engouffra dans sa nouvelle vie et les ruelles de la ville…



