La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.
Lorsqu'il frappa contre le bois de la petite porte, Stefan comprit que son destin était en marche. Il risquait tout, jusqu'à sa propre vie, pour récupérer ce qui lui était revenu de droit et pouvait tout perdre par cet acte si simple et insignifiant.
Aussitôt après avoir martelé la porte, le jeune noble vit les faibles lueurs qui brillaient aux fenêtres s'éteindre.
Dans un premier temps, il n'eut aucune réponse et rien ne se fit entendre, comme si les habitants de la maisonnée avait soudain disparus. Alors il insista et appela pour qu'on vienne lui ouvrir. Encore une fois, il ne reçut que le silence pour seule réponse.
Finalement, un cliquetis se fit ouïr dans son dos et une voix basse et rauque le fit sursauter :
- Tu as eu tort, bandit, de sortir tout seul ce soir...
Stefan fit volte-face et n'eut que le temps de distinguer une ombre abattre son arme sur lui.
The Puppet Master a écrit :Test sous HAB (- malus de 2 points à cause de la surprise) >>> 5 (réussite)
In extremis, le jeune homme s'ôta de la ligne et le tranchant d'une hache ripa sur sa côte de maille. Dans un choc sourd il fendit la terre à quelques centimètres de son épaule. Immédiatement, celui qui la maniait la brandit à nouveau en soufflant :
- Tu ne feras plus de mal à personne.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Stefan attendit plusieurs longues secondes une réponse de la part des occupants, mais tout ce qu'il vit fut les faibles lueurs qui brillaient aux fenêtres s'éteindre.
*Par Sigmar c'est pas vrai !* Pesta le jeune homme, les paysans devaient le prendre pour un mercenaire venu les racketter. D'un côté leur réaction était compréhensive mais de l'autre cela n'arrangeait pas les affaires de Stefan car plus il trainait, plus il avait de chance de se faire repérer par Ereck et ses sbires. Il se remit donc à taper plus fort sur la porte et appela de nouveau plus fort.
-Par Sigmar ouvrez moi, je suis votre seigneur, Stefan Von Kantzow. Je vous jure devant les dieux que je ne vous ferai aucun mal.
Il aurait très bien put s'adresser directement à la porte il aurait obtenu de meilleurs résultats. Les habitants de la demeure semblaient essayer de se faire le plus petit et le plus discret possible. Peut-être ne l'avait-il pas bien entendu car il n'osait pas parler trop fort ? Au moment où le jeune seigneur allait effectuer un dernier essai en parlant plus fort une voix basse et rauque l'interrompit en le faisant sursauter.
- Tu as eu tort, bandit, de sortir tout seul ce soir...
Stefan fit volte-face et n'eut que le temps de distinguer une ombre abattre une hache sur lui.
-Que...
Stefan ne finit pas sa phrase et se décala sur le côté pour éviter de se prendre la hache de plein fouet, il réussis de justesse et la hache se contenta de ripper sur sa chemise de maille pour se ficher dans la terre dans un bruit sourd. Stefan dégaina son épée juste avant que son agresseur ne sorte sa hache du sol.
- Tu ne feras plus de mal à personne.
Stefan comprit à ces mots que celui qui venait de l'attaquer n'était autre qu'un des habitants de Serrig ! Celui-ci le prenait de toute évidence pour un mercenaire, et cela le blessa dans son orgueil car il ne lui était jamais venu à l'aider qu'on puisse le confondre avec un vulgaire mercenaire. Mais mettant son amour propre de côté il répondit à son attaquant.
-Stop ! Abaisse ton arme, je ne suis pas un mercenaire. Je suis Stefan Von Kantzow, fils de feu le seigneur Leonrod et je suis venu vois aidez ! Je ne suis arrivez qu'aujourd'hui et c'est Talabam qui m'a mis au courant de la situation. Dès que j'ai appris que vous étiez sous le joug de ce chien d'Ereck et de sa bande j'ai envoyé Talabam cherché des renforts et moi je suis venu au village pour mettre le plus d'habitant possible en sureté dans ma demeure en attendant son retour. Je vois que tu un brave homme qui aspire à défendre les siens mais tu te trompes d'adversaire. Je t'en conjure abaisse ton arme et aide moi à convaincre les autres habitants de Serrig d'aller se mettre à l'abri ! De plus un combat entre nous ne fera qu'attirer l'attention d'Ereck et de ses brigands !
Stefan espérait que son interlocuteur allait l'écouter, il ne voulait pas que son premier acte en tant que seigneur de Serrig soit le meurtre d'un des habitants qu'il devait justement protégé. En même temps se faire tuer par ceux qu'il essayait de protéger pour leur prouver sa bonne foie n'était pas une solution non plus. il maintenait son épée baissé pour montrer qu'il n'avait pas d'intention belliqueuse à son égard.
Hrp-Juste pour te prévenir à partir de maintenant quand j'essaie de convaincre quelqu'un d'utilise toujours charisme et éloquence. - Hrp
The Puppet Master a écrit :C'est noté !
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 11 mars 2013, 21:17, modifié 1 fois.
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Profil Stephan Von Kantzow :
FOR 8 / END 8 / HAB 8 / CHAR 9 / INT 9 / INI 9 / ATT 10 / PAR 10 / TIR 8 / NA 1 / PV 50/50
L'homme que Stefan distinguait mal dans la pénombre arrêta son geste lorsque ce dernier eut terminé d'énoncer sa tirade. Apparemment, son plaidoyer avait trouvé un écho favorable auprès de son agresseur.
- Seigneur Von Kantzow ?! Mille excuses, je vous ai pris pour un de ces bandits qui se croient tout permis car nul ne les inquiète.
L'homme s'approcha et tendit une main robuste et calleuse vers Stefan pour l'aider à se relever. Le jeune noble put à loisir observer celui qui se présenta comme Ulrich Rimmer le bucheron de Serrig.
Sans autre cérémonie, Ulrich frappa deux coups secs à la porte qui ne tarda pas à s'ouvrir. Il fit entrer Stefan et se hâta de refermer. Une bougie s'alluma dans un coin et révéla une pièce exiguë mais accueillante. Une large table de bois brut flanquée de deux bancs et deux tabourets de même essence, quelques étagères sur lesquelles trônaient miches de pain, saucissons et autres denrées de base, un tas de belles bûches régulières et une cheminée de pierre pour chauffer le tout d'une douce chaleur. Le bûcheron étreignit une petite femme fluette et une enfant aux deux tresses blondes pour les rassurer.
- Tout va bien... tout va bien.
L'homme murmura quelques mots supplémentaires et la mère et la fille montèrent le raide escalier de bois jusqu'à la mezzanine où se trouvaient sans doute les couches de toute la famille. Il les regarda disparaître dans l'obscurité puis il s'attabla et fit signe à Stefan de faire de même.
- Et bien mon seigneur, que comptez-vous faire réellement ? Même si vous parvenez à mettre tout le monde "en sûreté" dans votre demeure, que se passera-t-il quand Ernst s'en apercevra ? Croyez-vous un seul instant qu'il renoncera à son entreprise et nous laissera en paix ou espérez-vous que nous nous opposions à ses hommes avec des fourches et des bâtons ?
Ulrich se leva et, les bras croisés sur la poitrine, se tint droit comme un "i" à contempler les petites flammes qui achevaient de consumer l'unique bûche posée dans l'âtre.
- J'ai besoin de savoir quel est votre plan, quels sont les risques que nous encourons et ce que nous en retirerons car, même si j'ai grandement envie de ficher ma hache dans le crâne de Ernst, je veux être assuré de ce qui va se passer ensuite avant de vous suivre.
Stefan remarqua que le bûcheron possédait l'attitude et le parlé d'un vétéran. Il comprit ainsi qu'il avait affaire à un homme rompu aux combats sur le champ de bataille. Ce qui expliquait maintenant qu'il l'avait si facilement surpris et failli le tuer il y a quelques minutes à peine.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
L'homme qui était sur le point de réitérer son attaque sur le jeune noble stoppa soudainement son geste.
- Seigneur Von Kantzow ?! Mille excuses, je vous ai pris pour un de ces bandits qui se croient tout permis car nul ne les inquiète.
Stefan ne put s'empêcher de pousser petit soupir de soulagement, heureux d'avoir échapper au combat. Il accepta la main que lui tendait l'homme et fut surpris par la force et la robustesse qu'il sentit à travers celle-ci.
*Si on s'était battu au corps à corps il aurait put me briser la nuque aisément, ou me m’assommer d'un seul coup de poing.* Se dit le jeune noble. L'homme se présenta comme étant Ulrich Rimmer, bucheron de Serrig.
-Vous êtes pardonné Ulrich Rimmer, j'aurai sans doute agit pareillement à votre place. Répondit Stefan. Certes, il aurait tout à fait été en droit de faire tuer Ulrich pour avoir tenté d'attenter à sa personne, mais comte tenu des circonstances il n'allait pas tenir rigueur au bûcheron pour avoir essayé de se protégé, même si c'était contre la mauvaise personne. De plus, même si il avait voulut accomplir la sentence lui même, rien ne laissait présager qu'il serait capable de l'appliquer lui même. Le bûcheron avait l'air de connaitre son affaire pour en ce qui concernait le combat.
Le dénommé Ulrich frappa deux coups secs à la porte de la chaumière qui s'ouvrit rapidement, de toute évidence il avait mit au point un code avec ses occupants pour reconnaitre les mercenaires des amis. Il fit entrer Stefan et se hâta de refermer. Une bougie s'alluma dans un coin et révéla une pièce exiguë mais qui n'empêcha pas Stefan de la trouver accueillante. On était loin du faste et de la grandeur que l'on trouvait habituellement dans les demeures nobles mais Stefan trouvait que cette habitation avait tout de même un certain charme. Ce fut alors qu'il vit les occupantes de la petite demeure : une fillette aux tresses blondes et une petite femme fluette. Ulrich se précipita alors vers elles pour les étreindre et Stefan comprit alors que c'était là la famille du bûcheron. Pas étonnant que celui-ci ait attaqué Stefan s'il pensait qu'il était un mercenaire. Il devait croire qu'il allait racketter sa famille.
Stefan ne put s'empêcher d'avoir un pincement au coeur quand il vit Ulrich tenter de rassurer sa famille.
*Personne ne devrait avoir à vivre ainsi dans la peur de ce qui va arriver à sa famille.*Se dit le jeune homme, et devant cette scène touchante il n'en haït que davantage Ernst.
Après avoir quelque peut rassuré les siens, le bûcheron les congédia à l'étage du haut. Il s'attabla ensuite sur une table en bois brut et fit signe à son jeune seigneur d'en faire de même. Stefan s’exécuta pour discuter avec le bûcheron, se doutant que celui-ci devait avoir des doutes et des questions. Celui-ci commença d'ailleurs à en faire part à Stefan dès que celui-ci se fut assit.
- Et bien mon seigneur, que comptez-vous faire réellement ? Même si vous parvenez à mettre tout le monde "en sûreté" dans votre demeure, que se passera-t-il quand Ernst s'en apercevra ? Croyez-vous un seul instant qu'il renoncera à son entreprise et nous laissera en paix ou espérez-vous que nous nous opposions à ses hommes avec des fourches et des bâtons ?
Ulrich se leva et, les bras croisés sur la poitrine, se tint droit comme un "i" à contempler les petites flammes qui achevaient de consumer l'unique bûche posée dans l'âtre.
- J'ai besoin de savoir quel est votre plan, quels sont les risques que nous encourons et ce que nous en retirerons car, même si j'ai grandement envie de ficher ma hache dans le crâne de Ernst, je veux être assuré de ce qui va se passer ensuite avant de vous suivre.
Stefan ne répondit pas tout de suite, observant son interlocuteur d'un oeil neuf. Il avait remarqué qu'Ulrich avait la même attitude et le même parlé que Talabam. L'homme qui était devant lui était plus qu'un simple bûcheron, il avait sûrement été dans l'armée à un moment de sa vie, et à ce qu'il pouvait voir de son attitude et de son parlé il devait être un vétéran, tout comme son maitre d'arme.
*Voilà qui pourrait m'être très utile.* Se dit Stefan. A supposer qu'il repousse Ernst et ses hommes et qu'ils soient encore vivant après cela cet homme pourrait faire un bon chef de milice si Stefan arrivait à en créer une. De plus, dans la situation actuelle les compétences et le savoir de cet homme pouvaient faire la différence entre la réussite et l'échec de ses plans.
Stefan regarda l'homme dans les yeux et lui répondit avec calme mais détermination.
-Très bien Ulrich, je vois que vous connaissez votre affaire aussi je vais vous parler franchement et vous dire mon plan.
Tout d'abord sachez que je ne compte pas demander aux villageois de s'opposer à Ernst et ses hommes dans une bataille rangé armé de fourches et de bâtons, ce serait suicidaire. Je sais que malgré toutes leurs qualités ce ne sont pas des soldats, et ils ne sont pas équipés pour combattre de toute manière. Toutefois, ma demeure possède une petite armurerie qui devrait nous permettre d'en équiper un bon nombre correctement. De plus nous serons en position de défenses, donc nous auront l'avantage en cas d'attaque. Ma demeure possède un portail solide et des murailles épaisses. Mais pour cela il me faut de l'aide, car seul ces défenses me sont aussi à peut près utile que les les bonnes manières pour un Norse. Je sais que cela ne vous plait pas de quitter votre demeure mais votre famille sera plus en sécurité dans ma demeure derrière ses murailles et son portail que derrière la porte de votre maison. Sans vouloir vous faire offense.
Ernst se rendra compte bien sur que les habitants de Serrig seront partit, mais je pense qu'il aura plus d'hésitations à attaquer un endroit fortifié et défendu par des gens qui s'attendent à voir son vilain museau plutôt qu'un village sans défense et prit au dépourvu.
De plus nous n'auront pas à subir un long siège, Talabam mon maitre d'arme est partit chercher des renforts qui arriveront normalement demain au crépuscule. Ernst sera soit contraint de s'enfuir, soit de se battre. Et là, il devra s'opposer non seulement à des hommes bien armés et entrainés, mais aussi à ceux de Serrig et dans ce cas là la bataille ne tournera pas en sa faveur. N'oublia que si vous choisissez de ne pas me suivre le village risque d'être en proie à de féroces combats pour chasser les mercenaires et là je ne peux pas vous garantir que vous serez davantage en sécurité. Erst et ses hommes pourraient bien décider de prendre en otage les habitants de Serrig.
Stefan fit une pose pour reprendre son souffle et laisser Ulrich digérer ces informations. Soudain un autre plan germa ans son esprit. Plus audacieux, plus direct mais également plus risqué à son sens.
-Il y a peut-être une autre solution mais je pense qu'il est très risqué... et elle devra se dérouler rapidement et sans accros pour réussir... Commença le jeune seigneur.
-A ce que j'ai entendu en arrivant Ernst et ses hommes sont entrain de boire au moulin à eau... ce plan consisterait à profiter du fait qu'ils seront sans doute bourré et pas sur leurs gardes pour réunir tous les hommes de Serrig capable de porter une armes pour les attaquer rapidement et tuer Ernst, sans leurs chefs les autres mercenaires seront déstabilisé et prendront la fuite. Mais comme vous l'avez dit les habitants de Serrig ne sont pas des soldats et les hommes de Ernst seront de toutes manières mieux équipés et prêt pour le combat.
Il fit une nouvelle pose pour laisser Ulrick réfléchir à ce nouveau plan et il ajouta.
-Voilà, vous savez mes plans, vous en connaissez les risques, mais ayez conscience de ceci : ne rien faire vous condamnera de toute manière. Un moment ou un autre les mercenaire se lasseront de Serrig ! Ils pilleront le village en s'en prendront à vos familles juste parce qu'ils en ont le pouvoirs ! Je vous demande donc d'agir Ulrck, quoi que vous pensiez qu'il soit le mieux dans ce que je vous ai proposé, agissez ! Car ne rien faire vous condamnera de toute manière !
Stefan avait exposé ses plans, il était prêt à assumer le poids de leurs éventuelles échecs, il laissait leurs possibilité entre les mains de bûcherons de Serrig. Il ne pouvait le forcer à risquer sa vie, seulement le convaincre.
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 12 mars 2013, 20:01, modifié 1 fois.
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Profil Stephan Von Kantzow :
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Au début, Ulrich ne répondit pas. Perdu dans ses pensées, il analysait sans doute la situation à la lumière nouvelle apportée par Stefan. Après quelques instants, il s'adressa au jeune noble :
- Il faut agir au plus vite. Ernst a lui aussi fait chercher des renforts. Il devraient rapidement recevoir le soutien de quelques mercenaires des alentours en quête de besogne. Leur nombre sera bientôt doublé j'en ai peur. C'est pour cela que ses hommes et lui ne font rien d'autre que s'enivrer et maltraiter le malheureux Dieter depuis deux jours : ils attendent d'être assez nombreux pour prendre votre demeure et asseoir leur domination sur le domaine.
Ulrich s'approcha prestement de Stefan et s'installa sur le tabouret à côté de lui. Il se pencha vers lui comme pour lui délivrer un secret et lui dit :
- Lorsque je m'en suis pris à vous tantôt, et je m'en excuse encore une fois, je revenais de voir mon frère, Jakob. Nous venions de nous décider à fuir cette nuit avec nos familles mais votre venue nous offre une nouvelle possibilité.
Il s'approcha encore et Stefan vit, à la lueur des braises qui rougeoyaient dans la cheminée, un léger sourire se dessiner sur le visage du bûcheron.
- Non loin du moulin habite Hans-Peter Moor, un bon ami à moi, que je n'aurai aucun mal à convaincre de nous suivre dans votre entreprise. Avec son aide et celle de mon frère, nous serions quatre. Suffisamment pour frapper fort et juste, non ?
Ulrich se redressa et se racla la gorge.
- Mais avant toute chose, vous avez raison, il faut que nous mettions nos familles à l'abri et que nous nous armions.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Un silence tendu précéda la réponse d'Ulrick, Stefan espérait que celui-ci allait le rejoindre dans ses projets. Après quelques instants il s'adressa au jeune noble.
- Il faut agir au plus vite. Ernst a lui aussi fait chercher des renforts. Il devraient rapidement recevoir le soutien de quelques mercenaires des alentours en quête de besogne. Leur nombre sera bientôt doublé j'en ai peur. C'est pour cela que ses hommes et lui ne font rien d'autre que s'enivrer et maltraiter le malheureux Dieter depuis deux jours : ils attendent d'être assez nombreux pour prendre votre demeure et asseoir leur domination sur le domaine.
Même si Stefan n'en montra rien il était en vérité mortifié par ce qu'il apprenait. Cela changeait tout ! Si Ernst doublait le nombre de ses hommes il pourrait sans doute entamer le siège du domaine, même défendu par les villageois. Il n'était même pas assuré que les renforts de Talabam puissent suffire car il n'y avait aucune assurance qu'il amène assez d'hommes pour s'opposer à plus d'une vingtaine de mercenaires.
Il était tellement prit par ses pensées qu'il ne vit pas le bucheron s'approcher de lui, il s'installa sur le tabouret à côté du jeune homme. ce dernier ne se rendit compte de la proximité de l'homme que quand celui-ci se pencha vers lui.
- Lorsque je m'en suis pris à vous tantôt, et je m'en excuse encore une fois, je revenais de voir mon frère, Jakob. Nous venions de nous décider à fuir cette nuit avec nos familles mais votre venue nous offre une nouvelle possibilité.
Il s'approcha encore et Stefan vit un léger sourire se dessiner sur le visage du bûcheron. Haussant un sourcil d'étonnement il lui répondit.
-Je suis tout ouïe.
Ulrich ne se fit pas prier pour exposer son idée à son jeune seigneur.
- Non loin du moulin habite Hans-Peter Moor, un bon ami à moi, que je n'aurai aucun mal à convaincre de nous suivre dans votre entreprise. Avec son aide et celle de mon frère, nous serions quatre. Suffisamment pour frapper fort et juste, non ?
Stefan répondit au sourire du bûcheron avec son propre sourire. Oui, quatre ne semblait pas être un nombre très important pour prendre d'assaut une douzaine d'homme mais ce n'était pas un si mauvais nombre en réalité. Cela permettait d'avoir une force de frappe respectable tout en restant assez discrète pour ne pas se faire repérer en arrivant à proximité du moulin où se rassemblaient les mercenaires. Certes, ils ne pourraient pas tenir si le combat se prolongeait mais là n'était justement pas le but. Tout ce qu'il fallait c'était tuer Hernst.
Avant qu'il ne puisse répondre, Ulrich se redressa et se racla la gorge.
- Mais avant toute chose, vous avez raison, il faut que nous mettions nos familles à l'abri et que nous nous armions.
Stefan se redressa également et lui répondit :
-Mon chère Ulrich, je suis ravis de vous compter avec moi dans cette aventure. Voilà ce que nous allons faire. Nous allons cherchez votre frère et votre ami ainsi que leurs familles. Ensuite, nous nous nous hâterons d'aller à ma demeure pour vous équipez. Nous en profiterons étalements pour barricader vos familles. Ensuite, nous nous dépêcherons d'aller au moulin de Dieter aussi vite que nous le pouvons mais surtout le plus discrètement possible. Nous chercherons à voir où se trouve Ernst pour pouvoir l'atteindre de plus rapidement. Une fois que nous l'aurons repéré nous nous jetterons sur lui pour l’abattre le plus vite possible. Nous ne tiendrons pas longtemps face à une douzaine de mercenaire, c'est pourquoi la vitesse, la précision et la discrétion seront nos meilleurs armes.
Une fois sa tirade finis Stefan se leva et ajouta :
-Êtes vous prêts ?
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 14 mars 2013, 20:55, modifié 1 fois.
Raison :3 Xp | Total 34 Xp
Profil Stephan Von Kantzow :
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Ulrich acquiesça d'un mouvement de tête affirmatif. Il escalada ensuite rapidement les quelques marches abruptes menant à la mezzanine et des chuchotements se firent entendre. Le bûcheron redescendit aussitôt et moins d'une minute plus tard sa femme et sa fille, les yeux bouffis par la fatigue, le suivirent chacune chargée d'un ballot contenant sans doute leurs maigres effets personnels.
Sans bruit, ils quittèrent la maisonnette précédés par leur nouveau seigneur, Stefan Von Kantzow et se faufilèrent dans le village en prenant soin de ne pas emprunter le chemin communal pour minimiser les risques d'être repérés.
Après une marche rapide durant laquelle Stefan et Ulrich ouvraient la marche tandis que la mère traînait sa fille à sa suite, la petite épuisée trébuchant régulièrement dans l'obscurité mais ne se plaignant jamais, la petite troupe parvint sur le perron de la demeure seigneuriale.
Entre temps, les quatre ombres silencieuses s'étaient rendues dans une petite chaumière pour rallier à leur périple le jeune frère d'Ulrich et sa famille. Les présentations furent expédiées et en moins de temps qu'il en faut pour l'écrire, le paysan, sa femme et ses deux garçons suivirent, taciturnes et inquiets, le mouvement en direction de la demeure bâtie en lisière de la forêt.
Lorsque tout le monde se sentit plus en sécurité derrière les murs de pierre loin d'Ernst et sa bande, les enfants, ayant tôt fait d'oublier leurs craintes, se mirent à chahuter dans le hall d'entrée, les épouses soulagées s'étreignirent en souriant timidement et les hommes se rendirent à l'étage où se trouvait la salle d'arme. Là, Jakob s'équipa d'une épée correctement affûtée et d'un solide bouclier. Le bûcheron, quant à lui, préféra saisir une hache et récupéra également pour son ami Hans-Peter une lame dont il éprouva la maniabilité avec aisance et dextérité sous le regard averti de Stefan. Une fois parés, ils redescendirent et trouvèrent leurs enfants endormis dans la cuisine sur des paillasses de fortune au pied de la cheminée qui dégageait encore une douce chaleur malgré l'absence de foyer. Les femmes chuchotant non loin assises sur les tabourets qu'occupaient Talabam et Stefan un peu plus tôt dans la journée.
Après de rapides embrassades, Ulrich et Jakob signifièrent à Stefan qu'ils étaient prêts à mettre à exécution son plan et tous les trois se remirent en marche en direction du village. Toujours discrets et silencieux, ils atteignirent sans encombre ni mauvaise rencontre la modeste demeure de Hans-Peter Moor qui devait venir grossir leurs rangs. Tout près raisonnaient les plaisanteries et les rires des sbires de Ernst bien installés dans le moulin du vieux Dieter lorsque
Ulrich frappa à la porte le code identifiant un ami. Quelques minutes plus tard, apparut sur le pas de la porte un gaillard de six pieds de haut aux cheveux hirsutes et au regard noir comme une nuit sans lune. Un renfort de taille assurément, il n'y avait plus qu'à espérer qu'il saurait manier l'épée avec adresse. Ulrich et son frère présentèrent la suite au colosse pendant que Stefan jetait des regards emplis de rancoeur et d'amertume en direction du moulin à eau. Hans-Peter retourna quelques instants dans sa chaumière et reparut déterminé à rendre la monnaie de leur pièce à ces voyous qui avaient soumis le village à leur autorité.
La nuit était bien avancée maintenant et le froid devenait piquant en cette fin d'hiver. Stefan Von Kantzow allait devoir mener sa première bataille et il ne pouvait se permettre autre chose que la victoire.
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Une fois que le bucheron eut réunis sa famille ils quittèrent la chaumière aussi vite et silencieusement que possible, le jeune noble ouvrant la marche, épée dégainé au cas ou le groupe ferait des mauvaises rencontres. Si la situation aurait été moins grave il aurait put se prendre pour un héros de roman de cape et d'épée, mais il était trop nerveux et concentré pour penser à cela. Contrairement à un roman sa vie et celle de ses protégés étaient réelles et la mort qui les menaçaient aurait un réel impact sur la vie des autres. Et pas en bien. Stefan ne voulait pas imaginer ce qui se passerait si Ernst parvenait à s'emparer du domaine. La seul idée de cette ignominie le remplissait de détermination.
Ulrick rejoignit Stefan en avant garde de la troupe et lui donner des indications pour emprunter des routes détournés afin de ne pas passer par le chemin communal pour minimiser les risques d'être repérés. Le rythme soutenu imposé par les deux hommes étaient éprouvants pour la femme et la fillette qui les accompagnaient, pourtant aucun d'entre elles ne se plaignaient et Stefan fut impressionné par leur courage et leurs ténacités. Il avait des regrets pour la pauvre fillette qui trébuchaient à plusieurs reprises, épuisés par l'heure tardive et la marche intensive mais il ne pouvait se permettre de laisser ses émotions transparaitre, en tant que chef de leur petit groupe il se devait de se montrer inflexible et résolu.
Ils arrivèrent assez vite près de la demeure du jeune frère d'Ulrick, Stefan échangea une énergique poignée de main avec lui et se présenta rapidement au jeune homme. Ce dernier fut surprit de rencontrer son nouveau seigneur, surtout dans les circonstances présentes. Les salutations expédiés et la situation exposé, le jeune frère d'Ulrick se rua à l'intérieur de sa chaumière pour en ressortir rapidement avec sa femme et deux jeunes garçons. Une fois réunis le petit groupe partit en direction de la demeure des Von Kantzow. Toujours sur leurs gardes et avec l'impression qu'ils étaient constamment sous menace et ils ne se détendirent qu'une fois le lourd portail refermé derrière eux. Stefan se montra pas son soulagement ouvertement mais il était lui aussi content d'être sous la protection des murailles de la demeure.
Une fois à l'intérieur de la demeure, la tension et les craintes furent oubliés au moins pour les enfants qui se mirent à chahuter joyeusement dans le hall d'entrée. Stefan les laissa faire avec un petit sourire aux lèvres, au moins il y en avait qui s'amusaient, et puis plus tard ces enfants pourront raconter à leurs propres enfants qu'ils avaient visités la demeure des seigneurs Von Kantzow.
Chez les femmes aussi le soulagement était palpable, elles s'étaient étreintes, sans doute pour se rassurer. Pendant ce temps leurs hommes suivaient Stefan à l'étage pour s'équiper.
Sans grande surprise Ulrick choisit une hache d'arme comme arme, Stefan ne voulait pas être à la place de celui qui se prendrait un coup de cette arme. Surtout si elle était manier par le bucheron. Il prit aussi une épée pour son ami, il en éprouva la maniabilité avec une aisance remarquable sous le regard appréciateur de Stefan.
Jakob quand à lui prit une épée et un bouclier, une combinaison simple et classique mais qui avait fait ses preuves au fil du temps.
Stephan hésita lui même à prendre un bouclier mais il repoussa cette idée, il avait déjà un pistolet et une chemise de maille sur lui, trop se chargé alors que c'était justement la vitesse et la discrétion qui allaient être déterminante dans son plan.
Une fois parés, ils redescendirent et trouvèrent leurs enfants endormis dans la cuisine sur des paillasses de fortune au pied de la cheminée, les femmes chuchotaient entre elles. Stefan laissa les familles s'embrasser et se dire au revoir. une fois finit Ulrich et Jakob signifièrent à Stefan qu'ils étaient prêts à mettre à exécution son plan et tous les trois se remirent en marche en direction du village. Toujours discrets et silencieux, ils atteignirent sans encombre ni mauvaise rencontre la modeste demeure de Hans-Peter Moor, la maison était proche du moulin de Pieter et Stefan put entendre les plaisanteries et et les rires des sbires de Ernst. Stefan passa un regard emplit de haine et de rancœur en direction du bâtiment.
*Tu va pailler Ernst, je vais te faire payer tout ce que tu as fait à mes gens. Un seigneur à devoir de protéger ses gens, et je vais te prouver très bientôt que je prend ce devoir très au sérieux.*Pensa-t-il.
Quelques minutes plus tard, apparut sur le pas de la porte un gaillard de six pieds de haut aux cheveux hirsutes et au regard noir comme une nuit sans lune. pas étonnant qu'il s'entende si bien avec Ulrick, entre grand gaillard on s'entendait bien.
*Pour lui aussi on aurait du prendre une hache.*Se dit Stefan.
Une fois les présentations faites et la situation expliquée Hans-Peter s'empara de l'épée qu'Ulrick avait apporté et rejoignit le groupe avec l'air de vouloir en découdre.
Stefan se tourna vers le moulin et l'angoisse l'envahit une nouvelle fois. Il se rendait compte qu'il allait livrer sa première bataille et les forces étaient loin d'être équilibrés. Ils étaient surpassé en nombre et en matériel, ce qui se déroulait là n'était pas comme dans les batailles épiques qu'il avait lut et imaginer, son père lui avait déjà parlé de la réalité de la guerre mais il ne s'attendait pas à devoir l'affronter dans ces conditions. Est-ce qu'il ne faisait pas une erreur ? Est-ce qu'il ne valait pas mieux reculer et attendre des renforts comme prévu au départ ? Le doute s'était emparé de l'esprit de Stefan en réalisant que ce n'était pas que sa vie qu'il mettait en jeux mais aussi celle de tout Serrig.
Mais cette instant ne fut que passager, il savait que ce qu'il faisait était la seul solution, la seul chose qu'il y avait à faire. Ses traits se durcir sous la détermination et quand il se retourna devant ses compagnons, c'est avec des traits emplis d'une détermination farouche et indéfectible qu'ils purent voir leurs jeune seigneurs. Et c'était cette même détermination qu'ils purent entendre dans sa voix.
-Très bien, c'est l'heure fatidique. N'oubliez pas que le combat que nous allons mener est bien plus important qu'un combat mené pour la vengeance ou pour l’orgueil. C'est un combat pour Serrig que nous allons mener, ce sera risquer mais c'est indispensable. Ernst et ses hommes ne partirons pas avant d'avoir exploiter et piller complètement Serrig, nous ne pouvons le laisser faire. Ce chien va pailler pour ses crimes. Moi, Stephan Von Kantzow je vous le jure sur mon sang et ma famille, cette nuit, le village sera libérer et Ernst recevra le châtiment qu'il mérite pour ses crimes.
Il passa son regard sur chacun de ses compagnon puis reprit.
-Surtout n'oubliez pas, notre cible c'est Ernst et seulement lui. Ses hommes sont plus nombreux et mieux équipés que nous, aussi devons nous frapper vite et fort. Nous allons rester le plus discret possible jusqu'à ce nous aillons repérer où se situe Ernst dans le moulin, ensuite nous emprunterons le plus court chemin pour arriver jusqu'à lui, là vous aurez la possibilité de couper quelques tête pour vous faire plaisirs.
Dès que nous serons arrivez jusqu'à lui deux d'entre nous s’attaqueront à lui et deux autres retiendrons ses mercenaires pour les empêcher de secourir leur chefs. N'oubliez pas, pas de tentatives stupides d'actes héroïques, nous devons seulement tuer Ernst le plus vite possible pour ne pas se faire écraser sous le nombre. Même complètement souls ils sont plus nombreux et mieux équiper que nous, toutefois ils sont désorganisés et indisciplinés. Une fois leurs chefs morts ils devraient soient s'enfuir, soit se rendre.
Êtes vous prêts messieurs ?Leurs demanda Stefan tout en sachant qu'il n'en avait nul besoin.
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 16 mars 2013, 22:04, modifié 1 fois.
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Profil Stephan Von Kantzow :
FOR 8 / END 8 / HAB 8 / CHAR 9 / INT 9 / INI 9 / ATT 10 / PAR 10 / TIR 8 / NA 1 / PV 50/50
En silence, les trois hommes approuvèrent d'un hochement de tête. Ensuite, la petite troupe se dirigea rapidement derrière la ligne d'arbre délimitant le terrain de Hans-Peter de celui du vieux Dieter et de son moulin. Ils n'étaient qu'à une dizaine de mètres mais allaient être forcés de progresser à découvert jusqu'à la bâtisse s'ils choisissaient ce chemin, certes le plus court et rapide mais le plus risqué également.
Une autre option était de descendre à la rivière et d'avancer dans le petit canal menant à la roue du moulin. Ce choix offrait l'opportunité d'une arrivée en toute discrétion mais plaçait Stefan et ses hommes à l'arrière du bâtiment sans aucune issue pour y pénétrer.
Depuis leur cachette, les quatre hommes n'avaient aperçu aucun mouvement au dehors mais les voix des brigands résonnaient toujours à l'intérieur du moulin et la lueur vacillante d'une bougie était visible à l'étage, par la fenêtre donnant de leur côté.
- Habituellement, le vieux Dieter dort sur une paillasse dans son grenier,annonça Ulrich en montrant justement la lumière. Si nous escaladons la roue à aubes nous pourrons peut-être nous introduire par la fenêtre.
- C'est risqué et rien ne dit que c'est bien Dieter que nous trouverons là-haut...répondit Jakob.
- Mieux vaut ça que d'affronter toute la bande au rez-de-chaussée, m'est avisconclut le colosse.
- Seigneur,interrogea le bucheron,que faisons-nous ?
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Les hommes qui accompagnaient Stefan lui firent un signe de tête pour signifier leurs assentiments, puis la petite troupe partit en direction derrière la ligne d'arbre délimitant le terrain de Hans-Peter de celui du moulin du vieux Dieter. Stefan se rembrunit en voyant qu'il serraient obligés de se déplacer jusqu'au moulin. Il n'y avait qu'une dizaine de mètres qui les séparaient de la bâtisses, mais cela aurait put être une trentaine que cela ne changeait rien. Ernst et ses hommes avaient beau être rond comme des cochons, Stefan doutait qu'ils soient assez bourrés pour les confondre lui et ses comparses avec des membres de leurs propres bande.
De là où il était Stefan ne voyait aucun mouvement qui aurait pu trahir la présence de gardes à l'extérieur, cela lui semblait étrange que les mercenaires n'aient pas eut le bon sens de placer des sentinelles à l'extérieur du moulin. Il fallait croire qu'ils avaient été trop sur d'eux. Après tout, comment une bande de paysans terrifiés et mal armés auraient-ils pu leurs causer du tort ?
Stefan laissa vagabonder son regard pour trouver un autre moyen d'accéder discrètement au moulin, mais apparemment le moulin de Dieter ne possédait pas de deuxième entrer, ce qui limitait les marges de manœuvres. Ce fut alors qu'il remarqua la lueur vacillante d'une bougie à l'étage, par la fenêtre donnant de leur côté. Il remarqua juste en dessous la roue à aubes. Un plan commença à germer dans son esprit. Et si ils se servaient de la roue pour accéder à l'étage ? La monter serait un peut ardue, surtout pour lui qui était en armure mais cette solution permettait une entrer discrète et moins risqué que celle de s'avancer à découvert tout le chemin.
- Habituellement, le vieux Dieter dort sur une paillasse dans son grenier. Annonça Ulrich en montrant justement la lumière.Si nous escaladons la roue à aubes nous pourrons peut-être nous introduire par la fenêtre.Poursuivit-il, apparemment il avait eut la même idée que Stefan. Le jeune noble commençait à apprécier de plus en plus le bûcheron.
- C'est risqué et rien ne dit que c'est bien Dieter que nous trouverons là-haut... Répondit Jakob. Stefan y avait penser, mais il valait mieux affronter un ou deux crétin, souls et surpris qu'une douzaine de leurs amis juste en bas. Sans compter que rien ne prouvait que ce n'était justement pas Dieter qui occupait la pièce.
- Mieux vaut ça que d'affronter toute la bande au rez-de-chaussée, m'est avis.Conclut le colosse. Stefan acquiesça son assentiment, il partageait l'avis de Hans-Pieter
- Seigneur.Interrogea le bucheron. Que faisons-nous ?
Stefan pesa encore quelques secondes le pour et le contre avant de se décider définitivement.
-Nous essayons d'escalader la roue à Aube. Conclu-t-il.Si cela se trouve, c'est Dieter qui est en haut et au pire je préfère affronter un ou deux mercenaires surpris et bourrés qu'une douzaine. Il se tourna vers ses hommes et leurs donna ses instructions.
-Bon très bien, Ulrich, tu vas escalader le premier le moulin à Aube, si tu réussis à voir s'il y a des ennemis avant d'entrer montre nous leurs nombres avec tes doigts. Si ils sont moins de quatre nous attaquons. Sinon nous montons comme prévu et nous verrons la suite des événements une fois tous en haut. Hans-Peter tu passes juste après Ulrich, ensuite ce sera moi et jakob ferme la marche.
Stefan était satisfait de son plan, si des mercenaires se trouvaient en haut ils seraient surpris et n'opposeraient sans doute pas de grande résistance face au bûcheron et son compagnon qui étaient sans doute les plus forts combattants du groupe. Hans grâce à ses muscles et Ulrich grâce à son expérience. De plus les autres mercenaires étaient si bruyant en bas qu'ils n'entendraient peut-être pas tout de suite si il y avait des échauffourées. A condition que celles-ci ne soient pas trop longues. Et puis si il n'y avait pas danger immédiats ils pourraient s'entre aider pour monter, ce qui faciliterait beaucoup l'escalade.
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 18 mars 2013, 20:40, modifié 1 fois.
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Profil Stephan Von Kantzow :
FOR 8 / END 8 / HAB 8 / CHAR 9 / INT 9 / INI 9 / ATT 10 / PAR 10 / TIR 8 / NA 1 / PV 50/50