Les routes naines reliaient dans le passé les cités naines entre elles, assurant sécurité aux caravanes. De nos jours, elles ne sont plus entretenues, et peu de caravanes arrivent saines et sauves à destination.
Mordin regardait le bras de son compagnon. Il savait qu'il aurait besoin de Morgil si d'autre orques venaient croiser leur route. Cette blessure risquait de l'handicaper.
HRP : je laisse le soin au MJ de me dire ce que je trouve sur les cadavres des orques Le pillage de corps n'est pas pris en compte
Morgil, rejoignons les deux ambassadeurs, et reprenons la route. Les bruits du combat risquent d'avoir alerté d'autres orques. Nous verrons pour nous arrêter plus tard pour soigner ton bras si tu veux.
Mordin était inquiet, il ne s'était pas montrer exceptionnel lors de leur combat et il craignait que des orques encore plus nombreux arrivent. Il était prêt à se battre jusqu'au bout mais il fallait avant tout penser à la protection des ambassadeurs.
Messieurs, la voie est libre mais nous devons reprendre la route immédiatement, car le bruit peut avoir alerté d'autres créatures.
Les ambassadeurs Hémius et Siegmund se détendirent.
La route va être longue, soupira Siegmund
Morgil inspecta les alentours de la petite escarmouche, signala que la voie était libre, et le groupe reprit son chemin, Morgil montant à l'arrière de la charrette pour tenter de panser sa blessure du mieux qu'il pouvait avec les moyens du bord...
-------------
Le petit groupe atteignit le Col du Chien Fou au Sud de Karaz-A-Karak. En continuant vers l'Ouest, il pourrait facilement atteindre Barak Varr...
La fatigue commençait à se faire sentir sur les épaules de Mordin. Tout le long de la route il repensait à son premier combat. Il n'avait pas été à la hauteur de Morgil. Il jetait régulièrement des regards sur son compagnon.
(petite voie dans la tête)Même blessé au bras il a réussi à tuer 3 orques. Tandis que moi je n'ai réussi qu'un tir sur 3. Je suis ridicule à coté de lui
Le convoi avançait vers l'ouest et plus le convoi approchait de Barak Varr, plus Mordin se sentait rempli d'un sentiment de satisfaction. Sa première mission était bien partie pour être réussi.
Cependant Mordin restait sur ces gardes, il savait qu'il fallait être prêt à faire face à tout imprévu tant que leur mission n'était pas rempli.
Le convoi avançait bon train. D'après Morgil, ils arriveraient à Barak Varr dans la soirée le lendemain. Les ambassadeurs leurs contaient les histoires de leur patrie, l'Empire, lorsque un hurlement bestial retendit, suivit d'un concert de cris. Les nains saisirent leurs haches lorsque de partout déboulèrent une centaine d'orques, tous porteur du même symbole: une main munies de griffes de fer. Un orque plus imposant renversa la charrette, et les humains à l'intérieur, et dépeça les mules de son gantelet griffu. Les humains furent ligotés et emmenés, et les deux nains furent assommés puis jetés en bas de la falaise, où ils atterrirent miraculeusement sur un tas d'herbes séchées sur un petit plateau, qui stoppa leur chute "en douceur", les deux nains perdant connaissance...
Reprenant connaissance, Mordin ouvrit les yeux avec un énorme mal de crâne. Il regarda autour de lui, ne comprenant ce qu'il faisait ici il tenta de retrouvé ses esprits et de se rappeler ce qui avait bien pu se passer.
Tout d'un coup il se rappela de l'attaque des orques, et du coup reçu sur la tête. Mordin chercha les humains mais il n'y avait aucune trace d'eux.
(petite voie dans la tête)Ces saletés d'orques ont du enlever les humains, on a pas été assez vigilants.
Se rapprochant de son compagnon nain, Mordin essaya de voir s'il respirait toujours. Soulagé, il s'aperçut que Morgil était seulement évanoui. Le jeune nain le secoua dans tout les sens pour le réveiller. Il fallait faire vite car les ambassadeurs étaient sûrement en danger, s'ils n'étaient pas déjà mort.
Morgil sorti de son évanouissement assez rapidement. Il se releva, se massant le crâne, et vit Mordin qui regardait un peu partout, l'air paniqué. Morgil jeta un regard circulaire et dit:
Ques'qui s'est passé? Où sont les deux humains???
Il se releva d'un bond, et enfonça sa hache dans le sol avec fureur, creusant une belle entaille dans la terre...
--------------------
Pendant ce temps, quelque part dans les montagnes...
Wé, c'est nous k'on est les meilleurs Boss! exulta un Kosto, frappant le casque d'un autre orque à côté de lui
Ferme la Skrul! grogna le chef de la petite horde, muni d'un gantelet auquel étaient attachés de fines lames tranchantes.
Sur son ventre était peint le sigle de sa tribu, la tribu des Griffes de fer. Il se nommait Borsk le Dépeceur de Zom', et sa réputation, ainsi que celle de son clan, n'était plus à faire dans les montagnes environnantes: c'était le plus grand clan d'orque, et en vérité, le seul, car les autres avaient été anéanti par Borsk et ses fidèles guerriers. Il détenait deux humains dans son camp. Deux ambassadeurs, recherchés depuis plusieurs semaines maintenant, car les informations qu'ils devait transmettre aux nains de Barak Varr signeraient l'arrêt de mort de Borsk et son clan. Les informations en elles-mêmes n'étaient pas connues, et à vrai dire, la seule chose importante aux yeux du Dépeceur de Zom', c'était d'empêcher ces informations d'arriver aux mains des nains, quelles qu'elles soient...
Mordin ne pouvait s'empêcher de repenser à son village. Il se demandait s'il était vraiment fait pour la vie d'aventurier, il n'était même pas capable de protéger deux ambassadeurs.
Le coup de hache dans le sol de Morgil, fit sortir le jeune nain de ses rêveries.
(petite voie dans la tête)Il faut trouver un moyen de retrouver les humains et de les sauver. Mais comment faire ?
Mordin avait l'étrange sensation que les humains étaient encore en vie. Il ne pouvait se résoudre à l'idée qu'il aie échoué dans sa mission.
Il regarda le haut de la falaise, puis les alentours.
D'après toi Morgil, on escalade la falaise ou on essaye de trouver un autre chemin ?
On peut essayer de grimper, ca ferai un sacré gain de temps. T'as quoi dans ton sac qui pourrait nous être utile?
Morgil observait la pente, l'air résolu. Des petites pierres dégringolèrent, tombant à leur pied, et le ciel étant d'un blanc laiteux. Les giboulées de fin de saison ne tarderaient plus, se présentant sous la forme de grêles, neiges et autres précipitations montagnardes...
Mordin regarda à l'intérieur de son sac. Et chercha quelque chose pouvant les aider à grimper cette falaise.
J'ai une corde qui peut nous servir pour l'ascension, mais à part ça rien d'autre
Il regarda Morgil, puis tourna son regard sur cette falaise. Il fallait l'escalader pour avoir une chance de sauver les humains, mais Mordin ne pouvait s'empêcher de penser que s'ils rataient, ils n'auraient pas autant de chance que précédemment.