Kislev, pays de sombres forêts de conifères, d'étendues neigeuses et de steppes balayées par les vents, se trouve l'est de l'Empire. Pendant des siècles, il a été un rempart face aux incursions dévastatrices du Chaos venues du nord. Kislev est un allié fidèle et puissant de l'Empire, toujours prêt à envoyer ses troupes à son secours
J'avais toujours essayé, du fait de ma position, de maîtriser cette faculté qu'était celle de se composer un masque impénétrable. Une figure stoïque, de givre, sur laquelle glissaient ennuis et soucis ainsi que le vent sur un lac glacé. Pourtant, il y a des bourrasques si violentes qu'elles brisent la pellicule gelée et l'emportent en grands morceaux fracassés. Youri était cette rafale-là, à son insu ; il venait de franchir allègrement une limite dont je ne l'avais jamais autorisé à seulement s'approcher.
- Monsieur Yorloff.
Il y a des couperets qui peuvent se cacher dans les mots. Si ceux-là avaient pu glisser des lettres pour tomber sur lui, j'aurai hérité d'un tas de lanières hachées en guise de compagnon de cabine.
- Je ne vous permets plus de sortir de votre rôle. En tant que membre de la noblesse, il est de mon devoir de vous garder des dangers de ces terres ; en tant que membre roturier, il est du vôtre d'observer une stricte soumission, et respectueuse.
Malgré les cahots affolés de l'équipage, je faisais de mon mieux pour conserver la dignité que confère une attitude froide et tranchante. Cet homme avait perdu le sens des obligations qu'il avait sous le coup de la panique et des illusions de pouvoir que lui donnait son commerce prospère. Je haïssais la bourgeoisie montante, insolente et aveugle, qui ne regardait pas où elle mettait les pieds en s'aventurant dans les sphères de la haute-société. Bien qu'elle fût un baume pour la prospérité du pays et des populations, elle véhiculait par trop souvent ce comportement indolent qui l'induisait à confondre ceux qui lui étaient supérieurs avec ceux qu'elle pouvait écraser de ses richesses.
J'appartenais à l'élite, mon rang le clamait. A son tour, Youri devait témoigner de cette réalité.
- Ne m'intimez plus jamais quoi que ce soit,grinçai-je entre mes dents, un regard plus sombre qu'une trombe rivé ainsi qu'un clou à ses propres yeux papillotants.
Sans plus lui adresser la parole, je me plongeais de nouveau dans un mutisme distant. J'avais entendu les impacts heurter le coche, et savoir nos poursuivants armés d'un arc était plus alarmant que je ne voulais bien l'admettre. Il fallait un tir incroyablement chanceux ou adroit pour atteindre quelqu'un à cette allure lorsqu'on chevauchait soit-même, même une monture aussi docile et dressée que l'étaient ces poneys des steppes qui galopaient en soulevant des mottes d'une terre qu'engorgeait la neige fondue. Néanmoins, ce genre de choses pouvait toujours arriver, et bien qu'Yvan portât peut-être un gilet de cuir assez épais pour le protéger un peu des traits, je me souvenais parfaitement qu'Ulfrik, de son côté, ne disposait que de son bouclier. Quant à Sasha, il était peut-être le plus protégé des trois du fait de son emplacement à l'avant du véhicule... mais là encore, pour peu que nos agresseurs cherchent un angle pour l'atteindre et finissent par l'abattre, nous nous retrouverions semblables à un boeuf pris dans une coulée de boue.
Je fronçais les sourcils. Être obligée de regarder les choses se passer sans pouvoir faire payer le prix de leur impudence à ces pillards me hérissait profondément. Je posais un oeil encore plus menaçant sur Youri.
Il n'avait guère d'intérêts à faire un autre faux pas, et un homme d'affaire tel que lui devait le deviner...
Ce post peut-il justifier la dépense d'xp nécessaire à l'acquisition de la compétence "Intimidation" ?
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 04 janv. 2012, 15:26, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xp : 54
"Elle ne répondra pas, occupée à regarder vers les désolations et à ruminer sa haine du Chaos. Laissez-moi vous parler de cette fille du Nord, de cette noble qui a soulevé l’écu terni de sa famille pour le peindre de neuf, à grandes giclées de gloire et de courage."
Jekaterina Andreska, Noble (voie du pouvoir)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 8(+1) | Int 8 | Ini 8 | Att 10 | Par 11 | Tir 8 | NA 1 | PV 45/60 Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... a_andreska
"Et tous leurs chants sont tristes ; et toutes leurs guerres sont joyeuses."
Témoignage d'un Tiléen au sujet de Kislev
"J'ai attendu en vain, qu'on vienne briser les chaînes de mon devoir. Elles sont mon armure et ma servitude."
Ulfrik Reinholt ricana. Parfait ! Il était bouillonnant ! Après ces journées à rester assis et à discuter avec Yvan, il voulait un peu d’action. Allongé sur le toit de la diligence, le jeune kislévite prit le temps de viser longuement. Il fit le calme en lui et se concentra sur le point où il voulait frapper. Il visualisa la tête du Dolgan, aligna le pontet et le canon du mousquet de Sasha. Maintenant sa visée, il expira doucement, bloqua sa respiration, et appuya sur la détente. L'explosion de la poudre noire retentit dans la matinée, déjà bien avancée.
La fumée âcre entoura le mercenaire, lui brûlant les yeux, le nez et les poumons alors que ses oreilles se mirent à siffler, vrillées par la détonation. Faisant fi de sa douleur, Ulfrik se redressa et commença à nettoyer rapidement le canon de l’arme à poudre. Il fallait encore y remettre une amorce, puis de la poudre, tasser le tout puis y glisser une balle de plomb, tasser de nouveau. Ensuite il aurait à mettre une nouvelle mèche sur le briquet et alors seulement l'arme serait de nouveau prête à semer la mort.
La fumée se dissipait alors que tous les animaux à la ronde fuyaient et Ulfrik découvrit qu’il avait lamentablement raté sa cible. Il grogna. L’affaire se compliquait !
Ses premiers instincts le poussèrent à descendre dans la cabine, car il ne voulait pas prendre une flèche dans le thorax, mais la perspective de rater son acrobatie n’était pas plus engageante. Ulfrik devait rester sur le toit et retenter sa chance avec l’arme de Sasha. D’ailleurs ce dernier ne cessait de faire claquer son fouet près des montures pour les pousser à se surpasser.
En quelques secondes, un carreau se planta dans la poitrine d’un bandit. Yvan venait de faire mouche ! Heureux de voir que son compagnon avait réussi à tuer un Dolgan, Ulfrik débuta la longue tâche pour recharger le mousquet impérial, perdant un peu de son temps pour lancer un défi au pillard de tête…
Ulfrik Reinholt : Auras-tu le courage de venir m’affronter, espèce de porc à la tête creuse ? Je te vesse sur le nez ! Ta mère était un hamster et ton père puait le sureau ! Je crève mes comédons sur ta figure, espèce de cancre impotent à la démarche efféminée ! J’exhibe ma nature à ta grand-mère et à toutes les pécores dartreuses qui te servent d’ancêtres !
Je recharge l’arme
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 04 janv. 2012, 20:20, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xp : 52
Celui qui chevauchait en tête leva son visage vers Ulfrik qui le narguait du haut du coche et bien que le mercenaire ne soit pas sur que le sauvage ai compris, ce dernier saisit la signification des insultes et piqua des deux les flancs de sa monture qui poussa un hennissement excité avant d’accélérer subitement sa course. Le cavalier dépassa ainsi l'arrière de la diligence et colla sa monture contre le flanc gauche de l'équipage. Là, il dégaina un long sabre courbe et, faisant preuve d'une agilité incroyable, déchaussa ses étriers en cuir et se dressa sur le dos de sa monture sans que celle-ci ne cesse de galoper dans un numéro de voltige impressionnant avant de se cramponner au bord du toit et d'essayer de se hisser à la hauteur de Ulfrik, les traits déformés par la hargne et l'excitation du combat. Ivan s'en aperçut en jetant un coup d'oeil derrière lui et cria quelque chose au mercenaire tout en rechargeant son arbalète.
- "Occupe toi de lui petit ! S'ils nous submergent on est foutu !" dit-il en visant et en lâchant un nouveau trait vers le groupe de cavaliers qui n'étaient maintenant qu'à quelques mètres derrière la diligence, haranguant leurs montures en hurlant et en leur frappant la croupe du plat de leur sabre. Le trait du guetteur kislévite toucha cette fois l'un des poney au poitrail. La bête s'écroula dans sa course en emmenant avec elle son cavalier qui se fît écraser par l'animal.
Dans la cabine, Youri semblait avoir comprit le message et se contenta de se terrer dans un angle, se faisant aussi petit que possible, ses yeux allant d'une lucarne à l'autre avec un affolement non dissimulé. Lorsque son attention se porta sur le côté gauche, il vit le cavalier se lever sur sa monture et se cramponner sur le toit. Le gros marchand poussa un petit cri ridicule et se jeta sur côté droit de la cabine pour s'éloigner du barbare qu'il aurait pu toucher s'il avait tendu la main par la lucarne. Mais il fut bien vite chassé de son nouveau siège car un autre sauvage téméraire fit galoper sa monture jusqu'au flanc droit de la diligence. Arrivé à hauteur de la cabine, il leva la hampe de sa lance et brisa la vitre d'un coup sec avec un rire sadique. Les éclats de verre volèrent devant les yeux de Jekaterina et de Youri, et ce dernier se contenta de se jeter au sol en poussant un nouveau cri de terreur, se protégeant le visage de ses petites mains boudinées. Le lancier retourna sa lance entre les mains et piqua à l’aveuglette dans la cabine, trouant l'air avec la pointe de son arme sans quitter la piste des yeux, attentif à un éventuel obstacle. La jeune noble pouvait sentir d'ici son odeur de cuir et de crasse alors que les habits primitifs du sauvage volaient dans le vent, à mesure que la diligence et ses attaquant filaient à toute allure sur la piste terreuse.
Voilà un petit plan - magnifique je vous l'accorde - de la situation actuelle.
Comme vous l'aurez deviné :
- Le rectangle marron foncé avec des carrés dedans représente le coche ( tiré par les chevaux en gris ).
- Le carré noir représente ce bon vieux Sasha ( sur le toit )
- Le carré rouge représente Ulfrik ( sur le toit )
- Le carré mauve représente Ivan ( sur le toit )
- Le carré vert représente Youri ( assit dans la cabine )
- Le carré bleu représente Jekaterina ( assise dans la cabine )
- Les ovales marrons c'est les Dolgans (celui d'en haut est celui qui grimpe, celui d'en bas est le lancier qui pique dans la cabine )
- Le truc jaune sale c'est ... la piste, oui.
Enjoy !
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.
Et d'un seul coup, la rencontre de la proie et du chasseur. Lorsque Youri se propulsa contre le bord opposé de la cabine, fixant avec effroi le cavalier qui venait de se jeter contre le flanc du coche, je manquais de sursauter tant je ressentis le mouvement de sa masse dans l'habitacle restreint. Là où certains s'embrasaient à la clameur de la bataille, brûlant d'en découvre avec le visage subitement haï de l'ennemi dévoilé, je me drapais d'une concentration froide et clairvoyante. Au moment où le marchand s'écartait, je me levais à demi de la banquette en posant la main sur le manche de mon arme. Un instant plus tard une lance effilée faisait exploser la vitre sur ma droite, projetant des tessons d'un verre grossier devant mon visage. Le coeur manquant un battement, je retombais lourdement sur mon séant, la hampe se retirant avant de plonger de nouveau là où je me tenais une seconde auparavant.
Je grimaçais lorsque Youri ne trouva rien de mieux que de venir s'aplatir sur le sol bosselé du coche, réduisant drastiquement ma marge de manoeuvre. Cet homme devenait d'un embarras croissant ; à Kislev, à défaut de les aider, on pouvait au moins s'affairer à ne pas gêner les autres. Une règle élémentaire que le commerçant d'Erengrad semblait ignorer, à mon grand dam. Mais le pire dans son attitude était qu'il n'avait, à première vue, strictement aucune arme sur lui... Ce qui était aux yeux de la loi des Gaspodars, une véritable infraction.
Décidément, Yorloff allait devoir répondre de bien des choses une fois que nous serions arrivés à Leblya ! Si nous y arrivions...
Entre le fragment d'éternité qui séparait le moment précis où je me recevais sur le cuir craquant du coche et celui où je le quittais, un envol de pensées obscurcit la lucidité que j'avais rassemblée autour de moi ; maintenant que je les discernais, je remarquais que ces hommes n'étaient pas de la tribu Ungol, mais bien des Dolgans, ces hommes encore plus au Nord, ces barbares ne maîtrisant qu'un patois approximatif de la langue de mon peuple et vénérant les Dieux Sombres ! Parmi les miens, certains disaient qu'ils n'étaient pas à haïr pour leurs croyances indignes parce qu'elles étaient moins sanguinaires que celles des Norses encore plus au Nord, mais je n'oubliais pas que les Dolgans, malgré leurs échanges parfois amicaux avec les kislévites, n'en demeuraient pas moins en tête de ligne des incursions chaotiques sur les terres de ma patrie. A mes yeux, ils jouissaient d'un statut hypocrite en mangeant à tous les râteliers, pillards sans foi ni loi, sans royaume et encore moins de roi !
Engeance indigne, parasitaire, irrévérencieuse au possible devant la grandeur de mon pays... Leur vie était une insulte qu'on me jetait à la face, et leur mort, la juste réparation pour tous leurs torts.
Avec une expression vindicative, je me redressais en tournant sur moi-même, opposant le bouclier dont j'avais ceint les lanières autour de mon avant-bras à la lance fouailleuse du cavalier. Sur la face d'acier poli était estampillé le profil d'un élan à coups de traits pareils à des griffures, gravés par acide sur le métal. Derrière lui, un arbre décharné et tombant en morceaux. Le blason des Andreska.
Je délaissais ma hache pour avancer ma main, la tendant vers l'arme de mon agresseur. Un masque féroce imprégnant mon visage, je cherchais à l'agripper avec l'idée de déséquilibrer son détenteur qui prêtait en cet instant surtout attention à sa monture ; par la suite, je pourrai m'en servir pour frapper le bandit à l'opposé, au travers de la lucarne que mon arme plus imposante ne pouvait pas franchir. Tout en agissant, je me convainquais de cette dure pensée qui avait conduit, de par le monde, les foules haineuses jusqu'au précipice du génocide aveugle : tout crime mérite châtiment... la justice concernant les crimes, elle devenait châtiment.
Ce qui arriverait à cet homme ne serait que justice.
1) J'ai -1 en Attaque, Parade et Habileté à cause de mon armure
2) Musculation me permet de retirer 1d3 dégâts à chaque coup reçu et ajoute +1 à mes tests de Force (ce qui va peut-être s'avérer utile ici ^^)
3) Résistance accrue monte de un point mon Endurance
4) Pour les actions : je tente d'arracher sa lance au cavalier pour en frapper de la pointe son acolyte à l'autre bout du coche
5) Euuh... je n'oublie rien, je crois...
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 06 janv. 2012, 19:45, modifié 5 fois.
Raison :6 xps / Total d'xp : 60
"Elle ne répondra pas, occupée à regarder vers les désolations et à ruminer sa haine du Chaos. Laissez-moi vous parler de cette fille du Nord, de cette noble qui a soulevé l’écu terni de sa famille pour le peindre de neuf, à grandes giclées de gloire et de courage."
Jekaterina Andreska, Noble (voie du pouvoir)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 8(+1) | Int 8 | Ini 8 | Att 10 | Par 11 | Tir 8 | NA 1 | PV 45/60 Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... a_andreska
"Et tous leurs chants sont tristes ; et toutes leurs guerres sont joyeuses."
Témoignage d'un Tiléen au sujet de Kislev
"J'ai attendu en vain, qu'on vienne briser les chaînes de mon devoir. Elles sont mon armure et ma servitude."
Le tir d’Yvan avait été précis. Le carreau en bois s'était logé dans le thorax du Dolgan un peu en-dessous du cœur. Le poumon et l’aorte déchirés, le hors-la-loi était mort d'hémorragie et d'étouffement. Une large flaque de sang s'écoulait de la bouche du bandit et de la plaie d'entrée du carreau. Puis, ce dernier glissa lentement sur le côté et tomba au sol, pour finalement se faire écraser par le reste de sa bande.
Pendant ce temps, l'aube se faisait insistante. Le soleil luttait pour faire disparaître Mansslieb et Morslieb dans le ciel qui rosissait un peu plus à chaque instant.
Le combat prenait de la force. Les poneys prenaient du plaisir à courir de toutes leurs forces à la poursuite de la diligence. Les hommes eux, commençaient à suer sous leurs armures en peaux mais le combat était leur passion.
Un cavalier Dolgan dépassa l’arrière de la diligence et colla sa monture contre le flanc gauche du chariot. Il se plaqua autant qu’il put contre la paroi et avec une agilité étonnante, il se tassa comme une araignée avant de se cramponner au toit. Il se retrouva pendu dans le vide, son corps balançant dangereusement, les pieds battant l’air.
Il essaya de se soulever à bout de bras pour monter sur le toit. Quelqu’un devait obligatoirement l’empêcher de faire ça. Le jeune guerrier kislévite venait justement de terminer le rechargement de son arme à poudre.
- "Occupe toi de lui petit ! S'ils nous submergent on est foutu !"
Ulfrik regarda derrière le Dolgan et une idée germa dans la tête du guerrier kislévite. Le cheval du bandit galopait toujours au près de son maître, rasant le chariot. Ulfrik sourit. Voilà qui lui convenait parfaitement. Rapidement, il abattit la crosse du mousquet sur le nez du passager clandestin, avant de se détendre comme une grenouille et de bondir sur le poney.
Ulfrik Reinholt : Qu’Ursun veille sur moi !
Utilisation de 5 PdC envers Ursun pour réussir mon saut. Pour mes actions : je cogne le pillard avec la crosse du mousquet pour le faire tomber, puis je saute sur le poney
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 04 janv. 2012, 21:53, modifié 1 fois.
Raison :5 xps / Total d'xp : 57
Test d'HAB de Ulfrik: 10 - 5 (pdc ) = 5, réussi.
+2 points d'xp crédités au prochain post.
Test d'HAB de Jekaterina : 2, réussi.
Test d'HAB du Dolgan : 16, raté.
Une idée audacieuse germa dans l'esprit du mercenaire. Mais il savait également que ce qu'il allait faire risquait de lui coûter la vie ; s'il ratait le poney et tombait, non seulement il se briserai les os mais il serait en plus à la merci des sauvages qui continuaient de poursuivre la diligence en hurlant et en poussant des exclamations brutales. Son mousquet juste rechargé, il le leva bien haut et abattit la crosse de noyer dans la face du nomade qui tentait de monter sur le toit. L'arme improvisée fit craquer le nez du Dolgan dans un giclée de sang et le barbare poussa un cri surprit en lâchant prise. Il tomba en arrière et la roue du coche lui roula dessus, faisant une nouvelle fois tressautait les passagers et brisant les jambes de l'homme à terre par la même occasion. Une fois fait, Ulfrik avisa le poney qui continuait de galoper en parallèle au coche, ses rennes flottantes remuant inutilement en suivant son allure effrénée. Le mercenaire prit son courage à deux mains, se ramasse sur lui même et sauta dans le vide pour retomber de justesse sur le dos rêche du poney. Ce dernier poussa un hennissement et bifurqua d'un coup en s'éloignant de la diligence aussi bien que le mercenaire manqua de chuter au sol. Il réussi finalement à se reprendre et, sans lâcher la lourde arquebuse tenue d'une main, attrapa les rennes de l'autre. Sa monture était de si petite taille que les pieds de l'humain étaient à peine à une cinquantaine de centimètres du sol. Devant lui s'agitait la tête au crins taillés en crête du cheval des steppes qui rua deux ou trois fois avant d'être prit en main. C'était une bête à moitié sauvage et Ulfrik su qu'il devrai redoubler de vigilance pour ne pas vider les étriers. Lorsque Ivan rechargea une nouvelle fois son arbalète et qu'il aperçut ce qui venait de se passer, il ne pu s'empêcher de pousser un juron.
- "Par toutes les vierges des glaces ... ce petit est fou."souffla-t-il.
Ce moment d’intention lui coûta une flèche dans l'épaule qui vint s'y ficher avec un bruit mât alors que d'autres se plantaient dans le bois du coche qui commençait à se hérisser de tiges empennées. Le guetteur grogna et fut obligé de se rassoir et de s'exposer plus encore pour lever son arbalète, le visage grimaçant de douleur, et décocher un nouveau trait qui lui se perdit dans les herbes alentours.
Dans la cabine, Youri s’aplatit plus encore quand il vit la lance aller et revenir par la lucarne en crevant l'air à quelques centimètres au dessus de lui. Il poussa un cri désespéré et sombra finalement dans l'inconscience en cessant de bouger, grosse masse informe reposant sur le plancher de la diligence. Jekaterina, elle, ne se laissa pas impressionner et, poussé par la colère et le devoir, saisit la hampe de la lance des deux mains lorsqu'elle passa une énième fois devant son visage. Une fois en mains, la jeune noble tira dessus d'un coup sec. De l'autre côté de la cloison en bois vermoulu, le cavalier ne sembla pas s'attendre à une telle riposte de la part de tels passagers et n'eut pas le réflexe de lâcher son arme. Il fut déséquilibrer et glissa sur le côté en criant, les bras ballants. Sans les coups de talons excités de son cavalier, le poney ralentit son galop au grand damne du maraudeurs qui vit avec effroi la roue arrière du coche se rapprocher de son visage jusqu'à ce qu'elle lui broient la tête et les bras, achevant de faire chuter le corps de sa monture. Le cheval, libéré de toute charge, hennit et se décolla du coche en direction de la plaine sans cesser de galoper, les étriers vides se balançant dans l'air glacé.
Posté à l'avant, tenant toujours les rennes de l'attelage dans une main et le fouet claquant dans l'autre, Sasha jeta un coup d'oeil à l'arrière et vit d'un côté un poney sans cavalier filer dans la plaine, et de l'autre le jeune mercenaire juché sur l'une des montures de leurs assaillants. Malgré la situation, il ne put s'empêcher de partir d'un grand rire et fît claquer son fouet en hurlant à l'attention de Ulfrik.
- "C'est ça petit ! Bouffe les ! Allez mes chéries, hue, hue !! Leblya n'est plus très loin ! Hue !" cria-t-il ensuite à l'adresse de ses bêtes, se concentrant à nouveau sur sa mission, à savoir garder tout le monde en vie.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.
La route vers Leblya résonnait de rugissements et de cris de guerre. Les sabots des poneys des steppes labouraient la terre et l’herbe. Ulfrik se déplaçait avec difficultés sur le toit du chariot lancé à pleine vitesse. Deux Dolgans tentaient de monter à bord du coche, et à tout moment, ils pouvaient briser les vitres pour entrer dans la cabine, où se trouvait la dénommée Jekaterina. Le jeune kislévite ne pouvait laisser faire le moindre mal à cette femme ; son code de l’honneur ne tolérerait pas un tel manquement.
Le mercenaire poussa un cri de rage et abattit la crosse de son mousquet sur le nez du passager non-désiré. Le coup brisa le nez du bandit dans une giclée de sang. La douleur le forçant à lâcher prise, le barbare se retrouva écrasé par les roues de la diligence, lui coupant les jambes au niveau des cuisses.
Prenant son courage à deux mains, Ulfrik sauta dans le vide pour retomber sur le dos du poney, en selle. Il enfonça ses talons dans les flancs de la bête, et le poney bondit en avant, se décollant par la même occasion du coche. Le kislévite chevauchait maintenant aux côtés du chariot, suivi de près par les barbares. Mais au moins, il jouissait d’un peu plus de liberté !
Il se sentait tellement bien à chevaucher ainsi, poursuivi par une dizaine de bandits enragés, qu’il ne put s’empêcher de rigoler. Le jeune homme incita sa monture à aller plus vite, soulevant des panaches de terre derrière lui.
- "C'est ça petit ! Bouffe-les ! Allez mes chéries, hue, hue !! Leblya n'est plus très loin ! Hue !"
Ulfrik était très fier de lui. Il percevait le pouls du puissant poney à travers la selle, un battement rapide et intense, et les contractions de ses muscles.
Ulfrik Reinholt : YAHOOOUUU !
Hurla le jeune homme, galvanisé par autant d’adrénalines. Les sabots du poney martelaient la terre et la pierre. Ses naseaux expulsaient bruyamment l'immense volume d'air des poumons de l’équidé. A chaque foulée de sa monture, l'adrénaline envahissait le corps du jeune guerrier le rendant plus lucide, plus fort, plus précis.
Dans sa main, Ulfrik tenait toujours le mousquet impérial, et il comptait bien s’en servir une nouvelle fois. Pivotant un peu sur le côté, il visa le poney de tête espérant entrainer la chute d’autres cavaliers. Mais tout d’abord, il devait faire mieux que son dernier tir… Le kislévite appuya sur la détente.
Je tire sur le poney se trouvant à la tête du groupe
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 06 janv. 2012, 16:52, modifié 1 fois.
Raison :5 xps + 2 / Total d'xp : 64
Ma main se referma derrière le fer de la lance, et je manquais de partir à la renverse tant l'homme avait frappé avec force. Pourtant, je tins bon et donnais même une impulsion à l'arme. Occupé à maîtriser sa monture, le cavalier réagit bien trop tard. La hampe frappa sa poitrine et avec un juron étranglé bascula en arrière. Il disparut à ma vue, mais le coche se souleva dans un cahot écoeurant avant que sa course effrénée ne reprenne. Déséquilibrée, je trébuchais sur Youri qui couina en sentant mes bottes heurter ses côtes. Je m'affalais ridiculement sur la banquette dans un grincement de cuir écrasé.
Je posais lentement sur le marchand un regard d'une rare hostilité.
J'avais pourtant bien mieux à faire que de faire sentir le poids de mes reproches au pauvre Yorloff. Un boucan alarmant attira mon attention vers le toit, et je ne compris pas pourquoi le Dolgan accroché contre le flanc du véhicule disparut soudain dans un bruit curieux que je parvins pas à interpréter sur le coup. Les choses apparurent plus claires - mais à peine - lorsque je vis Ulfrik sauter sur le dos de la monture de son ennemi et s'éloigner précipitamment. Je battis des paupières plusieurs fois, assemblant avec une lenteur désespérante les évènements qui s'enchaînaient.
L'espace d'un instant, j'eus envie de prendre Youri à part pour lui demander s'il avait bien vu la même chose que moi. Ceci dit, le marchand était occupé à frissonner, mes pieds posés sur son arrière-train, et n'avais probablement rien remarqué.
- "C'est ça petit ! Bouffe-les ! Allez mes chéries, hue, hue !! Leblya n'est plus très loin ! Hue !"
Mais... il l'encourageait, en plus ! Ce mercenaire faisait preuve d'une initiative totalement suicidaire, et le cocher ne trouvait rien de mieux à faire que de le féliciter ? Je pinçais les lèvres, me redressant en prenant appui sur l'homme à terre sans ménagement. Décidément, la roture ne savait pas se tenir.
- Youri, enfin ! Arrêtez de me gêner ! sifflai-je d'une voix glaciale.
J'ignorais le regard de bête blessée qu'il me jeta pour soupeser entre mes mains la lance que j'avais arrachée au pillard des steppes. Elle me permettrait de pouvoir atteindre un assaillant qui se présenterait de nouveau au travers des fenêtres, chose que ma hache ne permettait raisonnablement pas... Une chose m'inquiétait toutefois, et c'était le silence d'Yvan. Certes, l'animal en question était du genre peu loquace et même taciturne ; néanmoins, j'espérais qu'il n'avait pas été abattu par nos poursuivants, car il m'avait donné l'impression d'être une sentinelle compétente. Perdre des compagnons de valeur, pour quelqu'un avec un esprit aussi discipliné que le mien, n'était jamais une chose facilement acceptable.
- YAHOOOUUU !
Je me passais une main lasse sur les yeux après avoir aperçu la silhouette d'Ulfrik, chevauchant à toute allure en parallèle au coche, sa silhouette sauvage se dessinant nettement sur l'horizon déchiqueté de montagnes. Malgré moi, un mince sourire sardonique étira mes lèvres.
Une voix cynique résonna dans ma tête : "Mieux vaut seule que mal accompagnée"... Heureusement pour eux, finalement, que je les accompagnais. Quelqu'un devait montrer à ces... hommes... pourquoi ils devaient obéissance à la noblesse. Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas !
- Maudits bonhommes,bougonnai-je en foudroyant encore Youri des yeux. Evidemment, il risquait de le prendre pour lui, cet idiot. Avec un plaisir un peu vicieux, je me dis que ce n'était pas plus mal. Au moins, je ne serai pas la seule à être incommodée par l'attitude de mes compagnons d'infortune.
Contrairement à Jeka... je trouve qu'ils sont tous drôles, ces personnages, ne changez rien... xD
Et allez, juste au cas où, j'essaie de remarquer vers où précisément se dirige le poney sans cavalier.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 06 janv. 2012, 19:46, modifié 1 fois.
Raison :6 xps / Total d'xp : 66
"Elle ne répondra pas, occupée à regarder vers les désolations et à ruminer sa haine du Chaos. Laissez-moi vous parler de cette fille du Nord, de cette noble qui a soulevé l’écu terni de sa famille pour le peindre de neuf, à grandes giclées de gloire et de courage."
Jekaterina Andreska, Noble (voie du pouvoir)
Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 8(+1) | Int 8 | Ini 8 | Att 10 | Par 11 | Tir 8 | NA 1 | PV 45/60 Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... a_andreska
"Et tous leurs chants sont tristes ; et toutes leurs guerres sont joyeuses."
Témoignage d'un Tiléen au sujet de Kislev
"J'ai attendu en vain, qu'on vienne briser les chaînes de mon devoir. Elles sont mon armure et ma servitude."
Test de Tir : 12 + 5 ( malus ) = 17, raté.
L'arquebuse c'est décidément pas ton truc
Juché sur sa "nouvelle" monture, le mercenaire se tourna autant qu'il le pu pour épauler l'arme et faire feu en direction des pillards qui poursuivaient toujours la diligence à toute allure. La détonation retentit alors qu'une fumée âcre se répandit dans l'air, investissant la cabine par les lucarnes brisées. Ulfrik plissa les yeux pour discerner la forme d'une éventuelle victime s'écrasant au sol mais au lieu de cela, il vit tous les cavaliers sans exception tirer soudainement sur les rennes de leurs montures et leur faire faire volte-face avant de galoper dans le sens inverse à bride abattue avant de disparaître dans un nuage de poussière ocre. Le mercenaire exultait : non seulement avait-il réussi une acrobatie des plus dangereuses, mais en plus il avait fuir, presque à lui tout seul, un parti de maraudeurs Dolgans ! Mais alors qu'il se tournait à nouveau de face, fier de lui et caracolant aux côtés de la diligence à présent saine et sauve, il vit la véritable raison pour laquelle les pillards avaient préféré prendre la fuite.
Au détour d'une colline, deux colonnes de cavaliers firent leur apparition en ordre de marche, suivant la piste au trot en soulevant un nuage de poussière derrière eux. Ils avançaient ainsi dans une formation parfaite, les harnais de leurs montures scintillant au soleil couchant. Sasha cessa de faire claquer son fouet et tira doucement sur les rennes de l'attelage en calmant ses bêtes et le coche ralentit doucement jusqu'à s'arrêter une dizaine de mètres plus loin sur la piste que les cavaliers remontaient dans la direction. Ulfrik arrêta lui aussi son cheval qui piaffait d'impatience et attendit, l'arquebuse encore fumante entre les mains. Lorsque les colonnes furent à cent mètre de la diligence, le cavalier en tête leva la main et tous firent halte sauf lui. Il lança sa monture au galop et s'approcha de l'équipage. Lorsqu'il fut à portée de voix, Sasha poussa une exclamation.
- "Dimitri, par les burnes de l'Ours, tu arrives à temps !"rugit-il en rigolant, toujours jovial.
L'homme fit repasser sa monture au trot puis au pas. Le cheval, plus haut et fin que ceux de la steppes, s'apparentait plus aux coursiers légers de l'armée régulière kislévite. Son cavalier portait une tenue longue en lin bleue sur une culotte rouge et des gants en cuir également teint en bleu. Une épée et un pistolet pendaient à sa ceinture et une calotte en feutre noir surmontait son visage acéré et froid, entaillé par une cicatrice qui lui traversait la bouche. Il semblait jeune mais déjà dur comme l'acier, à l'image de la plupart des fils de Kislev.
- "Sasha, vieille branche ... Vous avez eut de la chance que nous soyons en patrouille dans le secteur."répondit-il d'une voix sans timbre en observant le coche criblé de flèches. Il inclina la tête en direction de Ivan qui, assit sur le toit, se tenait l'épaule où était encore fichée l'un des traits en grimaçant, mais qui fit cependant un signe de la main, fier. Toujours ou pas, il passa à côté de Ulfrik sans même lui accorder un regard, le prenant sûrement pour un sauvage quelconque à sa tenue et à son cheval, et s'arrêta à hauteur de la cabine en se penchant légèrement.
- "Mesdames et messieurs, je suis le sergent Dimitri Baranov, de la garnison de Leblya."dit-il toujours avec cette voix neutre et ce visage impassible, alors qu'il s'adressait à une femme armée d'une lance juché sur un gros étalé au sol, qui semblait toujours inconscient. "Vous êtes maintenant hors de danger. Mes hommes et moi même allons vous escorter jusqu'au village."
Soit dit en passant, tous mes PnJ's parlent en kislévite, sauf contre indication.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.
Ulfrik pouvait les entendre crier, ou chanter qu'importe. Cela ressemblait à des exultations de joies, ou de défi, rien de bienveillant en tout cas quoique ce fut. Alors que Sasha suait sang et eau en hurlant sur les chevaux pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes, le jeune guerrier, lui, s'enfermait dans sa bulle, calmant sa respiration pour réussir à toucher un Dolgan à l’aide de son mousquet. L’exercice était extrêmement difficile, surtout que son poney des steppes était une petite bête encore à moitié sauvage et Ulfrik devait redoubler de vigilance pour ne pas vider les étriers. Cela ne l’aidait pas dans la tâche difficile qu’était d’utiliser un mousquet impérial. Il inspira, fit le vide en lui et appuya sur la détente comme il l'avait fait la première fois, sur le toit de la diligence. Une fois que la fumée âcre fut dispersée, il jeta un coup d'œil derrière lui: il ne vit rien sur la route… pas de cadavre en vue.
Les cavaliers Dolgans, perturbés par autant de puissance de la part d’un seul homme, se désorganisèrent, faisant demi tour et partirent dans l’autre sens ... Ulfrik Reinholt jubilait sur sa monture : après avoir fait une belle acrobatie équestre, il venait de mettre en fuite une dizaine de bandits déterminés.
Mais lorsqu’il se retourna à nouveau de face, Ulfrik comprit rapidement la véritable raison de cette fuite prématurée : deux colonnes de cavaliers se trouvaient devant, en ordre de marche. Pour le jeune mercenaire cela ne dévalorisait pas sa belle prestation d’aujourd’hui. Il venait de faire bonne impression auprès des passagers du coche ainsi qu’auprès de Sasha… Et il en était très fier !
La compagnie de cavaliers s'arrêta et une silhouette se détacha, galopant dans leur direction. Ulfrik imita Sasha et tira sur les rennes de sa nouvelle monture, fraîchement acquise, qui s’arrêta aux côtés du coche. Le jeune homme flatta l’encolure de son poney qui trépignait d’impatience. Par la même occasion, il lança le mousquet sur le toit du chariot : plus cette arme serait loin de lui, mieux il se porterait !
- "Mesdames et messieurs, je suis le sergent Dimitri Baranov, de la garnison de Leblya. Vous êtes maintenant hors de danger. Mes hommes et moi même allons vous escorter jusqu'au village."
Dimitri Baranov était donc un sergent des cavaliers légers de l’armée régulière kislévite. Son visage était marqué d’une cicatrice qui lui passait sur la bouche. Cet homme semblait glacial mais déterminé. Comme la plupart des fils de Kislev. Ulfrik, lui, n’était pas ainsi, car il était kislévite qu’à moitié. Sa mère étant une prêtresse de Shallya dans un hôpital se trouvant à quelques kilomètres de l’Ostermak. Il ne la connaissait presque pas… il se rappelait seulement de sa voix douce et chaude. Mais le Kislev l’avait adopté et il ressemblait maintenant à la plupart des hommes de cette région, même si la chaleur de l’Empire vacillait toujours dans son corps : lui donnant ce tempérament rarement sérieux.
Avec une telle escorte, ils allaient pouvoir enfin arriver à Leblya sans difficultés. En tout cas, vu comment Sasha avait accueilli Dimitri Baranov cela ne faisait aucun doute, ces deux là se connaissaient depuis assez longtemps. Cela rassura encore plus Ulfrik.
Le jeune mercenaire rapprocha sa monture près de la vitre brisée et regarda à l’intérieur si tout le monde allait bien.
Ulfrik Reinholt :Tout va bien ici ?
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 08 janv. 2012, 15:47, modifié 1 fois.
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