Malgré la pluie battante, la jeune femme put distinctement voir, dissimulés parmis les signes élégants, le chiffre six plusieurs fois représenté, il fallait vraiment chercher ce type de détail pour les trouver mais le fait était qu'ils étaient bel et bien là... S'agissait-il d'une coïncidence ? Elle en était de ces interrogations que la porte se refermait déjà sur elle, c'est alors qu'elle remarqua qu'elle était trempée, en effet il pleuvait à verse au dehors, l'orage durerait sûrement un bon moment...Test de détection : 4, bonne réussite !
Suivant toujours la femme qui ne semblait nullement gênée par son uniforme trempé, elle la suivit à travers un véritable dédale de corridors et de successions de salons, boudoirs et autres salles de discussion, à tel point se demandait-elle si l'on n'avait pas utilisé aussi les maison à côté de celle-ci pour les regrouper en une seule d'une taille phénoménale... Mais cela, ce n'était pas possible... N'est-ce-pas ? Elle finirent par atterrir devant une porte simple, d'un blanc crémeux et à la poignée délicatement dorée, durant tout leur périple elles n'avaient pas croisées la moindre personne...
La cochère l'ouvrit avant de l'inviter à entrer avec une légère courbette, à l'intérieur une jolie petite coiffeuse recouverte d'un nécessaire à maquillage, un miroir à pieds ainsi que quelques serviettes sur une chaise, sur une table à guéridon un chandelier allumé projetait une faible lueur sur la pièce... C'est alors que pour la première fois, Lareinh entendit la voix de celle qui l'avait accompagnée jusqu'ici :
-"Veuillez attendre ici, profitez-en pour vous rendre plus présentable, on viendra vous chercher sous peu..."
Elle avait une belle voix grave avec une pointe d'accent, celui-ci lui rappelait d'ailleurs quelque chose sans qu'elle puisses mettre la main dessus, cette façon de sensuellement rouler les "r", comme le ronronnement rassurant d'un félin... Elle attendit que la danseuse entre pour refermer doucement la porte derrière elle, peu de temps après celle-ci entendit distinctement le bruit d'une clef que l'on tournait dans la serrure... Elle était donc coincée ici jusqu'à ce que l'on "vienne la chercher", pourtant elle aurait jurée ne pas avoir vue de serrure sur la porte ?
Cette demeure était de plus en plus étrange au fur et à mesure que le temps passait, mais curieusement elle ne ressentait aucune inquiétude, au contraire depuis qu'elle avait passée le seuil elle sentait de délicieux picotements parcourir son corps, comme si l'air lui-même était chargé d'énergie...[/align]
