[Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
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Re: [Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
Le calme était revenu dans la ruelle. Les gardes avaient achevé le dernier assaillant, il n'avait eu aucune chance face à deux épées et une lance. Le chevalier Bretonnien contemplait la scène et reprenait son souffle, conscient que la Dame l'avait protégé dans ces quelques minutes de violences débridées. Il gardait le seul survivant de ce massacre si l'on exceptait l'archer qui s'était enfuit. Le Bretonnien était encore dans les vapes et il ne représentait plus aucun danger pour plusieurs minutes encore. Son étrange pendentif gisait à quelques pas, inerte.
Mais l'urgence imposait l'action. Alors que Guillaume hurlait pour obtenir le secours d'une prêtresse de Shallya puis pour qu'on lui ramène son cheval, le garçonnet avec lequel il discutait, quand l'attaque surprise avait eu lieu, réapparu au coin de la ruelle. Il tenait la longe de sa monture et l'équidé, bien qu'ensanglanté, semblait calme. Son museau était bandé avec un morceau de tissu bleuté et la mère du petit suivait derrière l'étrange équipage. Elle sermonnait son fils autant pour se rassurer de la peur qu'elle venait d'avoir pour elle comme pour lui. Elle s'arrêta près des gardes qui regroupaient les cadavres pour aider à panser le garde blessé. Les trois gardes valides commençaient déjà à fouiller les dépouilles.
Le garçonnet dépassa le petit groupe agité et continua de marcher calmement vers Guillaume. Il était souriant et ne s'était pas rendu compte du danger auquel il venait d'échapper. Pourtant, et le chevalier en était persuadé, il avait un don avec les chevaux. Un si petit bonhomme avait réussi à calmer une bête blessée et à la soigner en très peu de temps. Le violent combat, qui avait amené la mort de trois hommes et gravement blessé un garde, n'avait pas durée plus dix minutes. Et pourtant le gamin avait pu calmer une jeune monture fougueuse, gravement blessé, et inconnue. Gagner la confiance d'un cheval ne se faisait pas en un jour. Gagner celle d'un cheval blessé en quelques minutes était remarquable.
L'étrange gamin tendit la longe à Guillaume.
V'la S’gneur ! Ton ch’val ! L’est mal en point mais i vivra. Par contre, va te falloir l’laisser au r’pos quèques jours quand même !
Près de lui, le Bretonnien grogna et tenta de se rasseoir...
Mais l'urgence imposait l'action. Alors que Guillaume hurlait pour obtenir le secours d'une prêtresse de Shallya puis pour qu'on lui ramène son cheval, le garçonnet avec lequel il discutait, quand l'attaque surprise avait eu lieu, réapparu au coin de la ruelle. Il tenait la longe de sa monture et l'équidé, bien qu'ensanglanté, semblait calme. Son museau était bandé avec un morceau de tissu bleuté et la mère du petit suivait derrière l'étrange équipage. Elle sermonnait son fils autant pour se rassurer de la peur qu'elle venait d'avoir pour elle comme pour lui. Elle s'arrêta près des gardes qui regroupaient les cadavres pour aider à panser le garde blessé. Les trois gardes valides commençaient déjà à fouiller les dépouilles.
Le garçonnet dépassa le petit groupe agité et continua de marcher calmement vers Guillaume. Il était souriant et ne s'était pas rendu compte du danger auquel il venait d'échapper. Pourtant, et le chevalier en était persuadé, il avait un don avec les chevaux. Un si petit bonhomme avait réussi à calmer une bête blessée et à la soigner en très peu de temps. Le violent combat, qui avait amené la mort de trois hommes et gravement blessé un garde, n'avait pas durée plus dix minutes. Et pourtant le gamin avait pu calmer une jeune monture fougueuse, gravement blessé, et inconnue. Gagner la confiance d'un cheval ne se faisait pas en un jour. Gagner celle d'un cheval blessé en quelques minutes était remarquable.
L'étrange gamin tendit la longe à Guillaume.
V'la S’gneur ! Ton ch’val ! L’est mal en point mais i vivra. Par contre, va te falloir l’laisser au r’pos quèques jours quand même !
Près de lui, le Bretonnien grogna et tenta de se rasseoir...
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Re: [Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
Le combat venait de finir, les gardes semblaient eux aussi éprouvés par celui-ci, ils cherchaient maintenant de quelconques indices ou objets de valeur sur les morts, le Bretonnien ne se donnait pas à cela, il avait sous la main pour un interrogatoire un prisonnier ou une victime nul ne le sait encore...
Le jeune garçon qui l'avait accosté dans la rue avait recueilli son cheval et s'en était occupé en un temps record, c'est surpris et plein de joie que Guillaume retrouva son compagnon pansé et nécessitant du repos mais en vie...
V'la S’gneur ! Ton ch’val ! L’est mal en point mais i vivra. Par contre, va te falloir l’laisser au r’pos quèques jours quand même !
Se levant et faisant une petite révérence à l'enfant en se posant la main droite sur le cœur: "Je te remercie brave garçon, tu as prit soin de mon fidèle ami, je suis très étonné que tu puisses ainsi l'approcher et que tes talents soient si développé pour ton age, je vais rester quelques jours dans ton village nous aurons le temps de faire plus ample connaissance..."
Sur ces mots le chevalier saisit les rênes de son cheval et il releva l'homme qui venait de reprendre conscience pour l'y attacher, une fois cela fait il ramassa le pendentif avec sa couverture et le mit dans une sacoche en cuir accrochée au flanc du canasson de peur que des mains mal intentionnées ou non informées n'y touchent, aussi scanda il aux gardes de ne point approcher ces pendentifs maudits et de rassembler les corps pour que des personnes mieux informées puissent les examiner...
Voyant la mère du petit dans la ruelle Guillaume s'approcha pour lui adresser quelques mots: "Femme votre enfant est bien brave, si vous l'acceptez je peux l'extraire à sa condition de paysan en faisant de lui mon écuyer, je vous promets qu'il ne manquera de rien et que je veillerai sur lui, il a un don pour s'occuper des chevaux il serait désolant de le gâcher à passer sa vie dans les champs aussi respectable et nécessaire cela soit il, il aura en ma compagnie l'occasion de voyager à travers l'Empire et la Bretonnie, de côtoyer la noblesse, et surement de trouver une bonne épouse et fonder avec elle une famille prospère et heureuse dans un corps de ferme dont il sera le gérant pour prendre sa retraite, je ne vous cache pas cependant que ce tableau n'est pas certains et que les dangers pour en arriver là sont nombreux, mais il est aussi dangereux de rester ici comme vous avez pu le constater aujourd'hui, de plus qu'arrivera il le jour ou personne ne sera là pour donner l'alerte ou combattre?"
Jetant un bref regard vers les soldats: "Je vous remercie de votre aide Messieurs, vous vous êtes comportés en brave, l'Empire peut être fier de vous compter parmi ses défenseurs, avez vous une idée de la raison de cette attaque? Oh et suis je bête je ne me suis même pas présenté, mais ou son mes manière..."
Posant sa main gauche sur le pommeau de son épée en signe de respect et de paix: "Je me nomme Guillaume de Parravon, chevalier de Bretonnie, fils du chevalier Bertrand de Parravon et petit fils du chevalier Jean Marquis de Parravon, vétéran de la guerre sainte contre la croisade noire, à qui ai je l'honneur?"
Le jeune garçon qui l'avait accosté dans la rue avait recueilli son cheval et s'en était occupé en un temps record, c'est surpris et plein de joie que Guillaume retrouva son compagnon pansé et nécessitant du repos mais en vie...
V'la S’gneur ! Ton ch’val ! L’est mal en point mais i vivra. Par contre, va te falloir l’laisser au r’pos quèques jours quand même !
Se levant et faisant une petite révérence à l'enfant en se posant la main droite sur le cœur: "Je te remercie brave garçon, tu as prit soin de mon fidèle ami, je suis très étonné que tu puisses ainsi l'approcher et que tes talents soient si développé pour ton age, je vais rester quelques jours dans ton village nous aurons le temps de faire plus ample connaissance..."
Sur ces mots le chevalier saisit les rênes de son cheval et il releva l'homme qui venait de reprendre conscience pour l'y attacher, une fois cela fait il ramassa le pendentif avec sa couverture et le mit dans une sacoche en cuir accrochée au flanc du canasson de peur que des mains mal intentionnées ou non informées n'y touchent, aussi scanda il aux gardes de ne point approcher ces pendentifs maudits et de rassembler les corps pour que des personnes mieux informées puissent les examiner...
Voyant la mère du petit dans la ruelle Guillaume s'approcha pour lui adresser quelques mots: "Femme votre enfant est bien brave, si vous l'acceptez je peux l'extraire à sa condition de paysan en faisant de lui mon écuyer, je vous promets qu'il ne manquera de rien et que je veillerai sur lui, il a un don pour s'occuper des chevaux il serait désolant de le gâcher à passer sa vie dans les champs aussi respectable et nécessaire cela soit il, il aura en ma compagnie l'occasion de voyager à travers l'Empire et la Bretonnie, de côtoyer la noblesse, et surement de trouver une bonne épouse et fonder avec elle une famille prospère et heureuse dans un corps de ferme dont il sera le gérant pour prendre sa retraite, je ne vous cache pas cependant que ce tableau n'est pas certains et que les dangers pour en arriver là sont nombreux, mais il est aussi dangereux de rester ici comme vous avez pu le constater aujourd'hui, de plus qu'arrivera il le jour ou personne ne sera là pour donner l'alerte ou combattre?"
Jetant un bref regard vers les soldats: "Je vous remercie de votre aide Messieurs, vous vous êtes comportés en brave, l'Empire peut être fier de vous compter parmi ses défenseurs, avez vous une idée de la raison de cette attaque? Oh et suis je bête je ne me suis même pas présenté, mais ou son mes manière..."
Posant sa main gauche sur le pommeau de son épée en signe de respect et de paix: "Je me nomme Guillaume de Parravon, chevalier de Bretonnie, fils du chevalier Bertrand de Parravon et petit fils du chevalier Jean Marquis de Parravon, vétéran de la guerre sainte contre la croisade noire, à qui ai je l'honneur?"
Utilisation des compétences autorité et charisme sur les gardes concernant les directives vis à vis des corps si besoins, et de charisme pour le dialogue avec la femme et les gardes si besoin.
Modifié en dernier par [MJ] Destinée le 22 mai 2011, 23:10, modifié 1 fois.
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Re: [Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
Le jeune garçon se sentit tout à coup important quand Guillaume le remercia avec déférence. Gêné, le petit homme rougit légèrement et murmura un petit...
M'ci S'gneur.
Il était fier de lui et de l'attention que le Chevalier Bretonnien lui portait. Il resta donc aux cotés de Guillaume alors que ce dernier ligotait le prisonnier et le suivit alors qu'il rejoignait les Gardes. Il garda le cheval, qu'il flatta doucement pendant que le Chevalier parlait avec sa mère.
Le femme écouta les propos de Guillaume avec calme, ses yeux s'écarquillaient à chacun de ses mots. Elle jeta un regard fier à son garçon qui se tenait derrière Guillaume puis prit la main du Chevalier. Elle fit une légère révérence et lui offra un baise main remerciant.
Vous êtes un bon' homme S'gneur.
La jeune femme essuya d'un rapide revers de manche une larme qui allait couler sur sa joue et adressa un large sourire à Guillaume. Le destin de son fils était entre de bonnes mains.
C'est un bon gars ce petit Hans.
Puis elle se remit à la tache aidant le garde blessé à se relevé. Il avait une plaie profonde au bras droit qui devait probablement être brisé aussi.
Les Gardes eux se relevèrent à l'approche du Chevalier et ils écoutèrent le court discours du Chevalier de Parravon se redressant petit à petit. Lorsque le Bretonnien se présenta ils étaient tous au garde à vous.
A vos ordres Monseigneur !
Fut la seule réponse que Guillaume obtint en guise de présentation. Des masures environnantes, des hommes et des femmes commençaient à sortir, attirés par le silence qui suivait la tempête.
M'ci S'gneur.
Il était fier de lui et de l'attention que le Chevalier Bretonnien lui portait. Il resta donc aux cotés de Guillaume alors que ce dernier ligotait le prisonnier et le suivit alors qu'il rejoignait les Gardes. Il garda le cheval, qu'il flatta doucement pendant que le Chevalier parlait avec sa mère.
Le femme écouta les propos de Guillaume avec calme, ses yeux s'écarquillaient à chacun de ses mots. Elle jeta un regard fier à son garçon qui se tenait derrière Guillaume puis prit la main du Chevalier. Elle fit une légère révérence et lui offra un baise main remerciant.
Vous êtes un bon' homme S'gneur.
La jeune femme essuya d'un rapide revers de manche une larme qui allait couler sur sa joue et adressa un large sourire à Guillaume. Le destin de son fils était entre de bonnes mains.
C'est un bon gars ce petit Hans.
Puis elle se remit à la tache aidant le garde blessé à se relevé. Il avait une plaie profonde au bras droit qui devait probablement être brisé aussi.
Les Gardes eux se relevèrent à l'approche du Chevalier et ils écoutèrent le court discours du Chevalier de Parravon se redressant petit à petit. Lorsque le Bretonnien se présenta ils étaient tous au garde à vous.
A vos ordres Monseigneur !
Fut la seule réponse que Guillaume obtint en guise de présentation. Des masures environnantes, des hommes et des femmes commençaient à sortir, attirés par le silence qui suivait la tempête.
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Re: [Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
La rue commençait à se remplir comme si de rien était, seul quelques regards curieux venaient se poser sur le chevalier ainsi que sur le prisonnier et les corps sans vie rassemblés sur le sol...
"A vos ordres Monseigneur !"
"Vous! Emmenez le prisonnier à votre garnison, je vous rejoindrai pour l'interroger, qu'il ne lui soit fait aucun mal!" Dit le Chevalier en indiquant l'un des soldats, puis en en désignant un autre...
"Quant à vous, allez chercher une prêtresse de Shallya et amenez là aussi à votre garnison, nous aurons besoin de leur expertise."
"Et tous les autres, il faut préparer de quoi bruler ces corps, qu'on amène du bois et de la paille!"
Guillaume laissa les soldats partir faire ce qu'il venait de leur demander et alla chercher sa sacoche pour y mettre tous les pendentifs en prenant les même précautions qu'auparavant...
Il retourna vers Hans "Occupes toi de mon cheval le temps que j'enquête sur ce qu'il se passe ici."
Désormais seul au milieu de la rue, enfin seul parmi un tas de paysans qui s'attelaient à leurs occupations, Guillaume se rendit à l'auberge en espérant que l'aubergiste ai de quoi écrire, ce qui semblait évident pour qu'il puisse faire ses comptes...
"Hola Aubergiste! Il y a quelqu'un?" Demanda il en frappant à la porte du lieu qui semblait désert...
"Je cherche simplement de quoi écrire ainsi qu'un lit pour quelques jours!"
La porte de l'auberge s'entrouvrit laissant paraitre un homme déjà d'age qui scruta des pieds à la tête le chevalier qui se tenait devant son établissement...
"Mais entrez dont M'seigneur, entrez!" s'exclama l'homme...
Guillaume passa la porte la main gauche sur le pommeau de son épée et salua d'un signe de tête le vieille homme "Je vous remercie, comme je le disais je cherche de quoi écrire une lettre."
"Entrez, entrez chevalier. Installez vous, j'vais vous chercher c'la immédiatement"
L'homme s'en alla dans une pièce derrière le comptoir, l'établissement était rustique mais entretenu. Comme son tenancier, il était vieux mais vivant. Le parquet était patiné par le passage et les peintures étaient défraichies, marqué par les allés et venus. Les bougies sur le comptoir à coté du canapé où l'aubergiste l'avait invité à s'installer étaient usées signe encore que cette auberge semblait travailler quelques peu. Comme pour confirmer son impression, un hennissement se fit entendre. Il venait de l'écurie adjacente. Après quelques instant l'aubergiste revint avec son encrier une plume et du papier de qualité moindre...
"Voilà s'gneur, j'espère que ca vous ira."
"Oui c'est très bien, je vous en suis reconnaissant" dit le Bretonnien en souriant...
Guillaume se plongea dans l'écriture de sa lettre et l'aubergiste le laissa tranquille en voyant qu'il était désormais occupé...
Une fois l'écriture de son courrier terminée Guillaume alluma une bougie qui était sur le comptoir, et enroula le papier, il fit couler l'encre dessus pour qu'il reste fermé et y apposa sa chevalière ornée d'un Lys comme preuve de son identité...
"Aubergiste j'ai encore besoin de vos services, connaissez vous quelqu'un de confiance qui pourra chevauché jusqu'à Parravon pour livrer ce courrier? Il sera récompensé par mon père."
"Mon fils peut s'en charger. Je met c'la sur votre note S'gneur."
"Je vous en suis très reconnaissant encore une fois, aussi me faudrait il une chambre pour plusieurs jours, je ne sais combien de temps je vais devoir rester ici."
"Une chambre ? Oui bien sur, j'en ai une confortable et bien orientée pour votre S'gneurerie."
"Je repasserai dans la soirée, je dois me rendre à la garnison des gardes du village, pouvez vous m'indiquez le chemin je vous prie?"
Guillaume confia la lettre à l'aubergiste et suivit ses indications pour arriver à la garnison, à l'entrée de celle-ci deux lanciers qu'il n'avait encore pas rencontré montaient la garde...
"Bonjour gardes, je me nomme Guillaume de Parravon, je suis attendu pour interroger un prisonnier."
"A vos ordres Monseigneur !"
"Vous! Emmenez le prisonnier à votre garnison, je vous rejoindrai pour l'interroger, qu'il ne lui soit fait aucun mal!" Dit le Chevalier en indiquant l'un des soldats, puis en en désignant un autre...
"Quant à vous, allez chercher une prêtresse de Shallya et amenez là aussi à votre garnison, nous aurons besoin de leur expertise."
"Et tous les autres, il faut préparer de quoi bruler ces corps, qu'on amène du bois et de la paille!"
Guillaume laissa les soldats partir faire ce qu'il venait de leur demander et alla chercher sa sacoche pour y mettre tous les pendentifs en prenant les même précautions qu'auparavant...
Il retourna vers Hans "Occupes toi de mon cheval le temps que j'enquête sur ce qu'il se passe ici."
Désormais seul au milieu de la rue, enfin seul parmi un tas de paysans qui s'attelaient à leurs occupations, Guillaume se rendit à l'auberge en espérant que l'aubergiste ai de quoi écrire, ce qui semblait évident pour qu'il puisse faire ses comptes...
"Hola Aubergiste! Il y a quelqu'un?" Demanda il en frappant à la porte du lieu qui semblait désert...
"Je cherche simplement de quoi écrire ainsi qu'un lit pour quelques jours!"
La porte de l'auberge s'entrouvrit laissant paraitre un homme déjà d'age qui scruta des pieds à la tête le chevalier qui se tenait devant son établissement...
"Mais entrez dont M'seigneur, entrez!" s'exclama l'homme...
Guillaume passa la porte la main gauche sur le pommeau de son épée et salua d'un signe de tête le vieille homme "Je vous remercie, comme je le disais je cherche de quoi écrire une lettre."
"Entrez, entrez chevalier. Installez vous, j'vais vous chercher c'la immédiatement"
L'homme s'en alla dans une pièce derrière le comptoir, l'établissement était rustique mais entretenu. Comme son tenancier, il était vieux mais vivant. Le parquet était patiné par le passage et les peintures étaient défraichies, marqué par les allés et venus. Les bougies sur le comptoir à coté du canapé où l'aubergiste l'avait invité à s'installer étaient usées signe encore que cette auberge semblait travailler quelques peu. Comme pour confirmer son impression, un hennissement se fit entendre. Il venait de l'écurie adjacente. Après quelques instant l'aubergiste revint avec son encrier une plume et du papier de qualité moindre...
"Voilà s'gneur, j'espère que ca vous ira."
"Oui c'est très bien, je vous en suis reconnaissant" dit le Bretonnien en souriant...
Guillaume se plongea dans l'écriture de sa lettre et l'aubergiste le laissa tranquille en voyant qu'il était désormais occupé...
"Très cher Père,
Je vous écrit ces quelques lignes pour vous rassurer, je suis certains que vous avez eu vent de l'embuscade dont je fus victime il y a de ça plusieurs jours, je vais bien, je suis actuellement à Ussingen où j'enquête sur des pendentifs mystérieux, je vous en joins un en espérant que vous puissiez trouver des informations dans la bibliothèque de Parravon.
Je pense rester plusieurs jours voir quelques semaines ici, aussi vous n'aurez aucun mal à me joindre, je vais vous demander un service père, il me faudrait votre haubert pour protection ainsi qu'un écu, ma chemise de maille a été endommagé, si cela est possible profitez de ce colis pour me faire venir un caparaçon de tissu avec les armoiries de la Dame.
Embrassez ma mère et saluez mon oncle de ma part, je vous remercie d'avance.
Votre fils, Guillaume de Parravon."
Une fois l'écriture de son courrier terminée Guillaume alluma une bougie qui était sur le comptoir, et enroula le papier, il fit couler l'encre dessus pour qu'il reste fermé et y apposa sa chevalière ornée d'un Lys comme preuve de son identité...
"Aubergiste j'ai encore besoin de vos services, connaissez vous quelqu'un de confiance qui pourra chevauché jusqu'à Parravon pour livrer ce courrier? Il sera récompensé par mon père."
"Mon fils peut s'en charger. Je met c'la sur votre note S'gneur."
"Je vous en suis très reconnaissant encore une fois, aussi me faudrait il une chambre pour plusieurs jours, je ne sais combien de temps je vais devoir rester ici."
"Une chambre ? Oui bien sur, j'en ai une confortable et bien orientée pour votre S'gneurerie."
"Je repasserai dans la soirée, je dois me rendre à la garnison des gardes du village, pouvez vous m'indiquez le chemin je vous prie?"
Guillaume confia la lettre à l'aubergiste et suivit ses indications pour arriver à la garnison, à l'entrée de celle-ci deux lanciers qu'il n'avait encore pas rencontré montaient la garde...
"Bonjour gardes, je me nomme Guillaume de Parravon, je suis attendu pour interroger un prisonnier."
Modifié en dernier par [MJ] Destinée le 27 mai 2011, 19:00, modifié 3 fois.
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Re: [Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
Après avoir quitter l'auberge, l'héritier du baron de Parravon, se dirigea vers la caserne du village. Les lourdes portes bardées de ferronneries étaient ouvertes et deux gardes en barraient l'entrée. Guillaume s'approcha et se présenta. A l'annonce de son nom, les Gardes s'écartèrent et lui adressèrent un franc salut.
Bienvenue S'gneur Parravon. On vous attendait.
Les hommes semblaient déjà informés des exploits du chevalier et ils avaient reçu des ordres. Le plus jeune des gardes accompagna Guillaume jusqu'à son sergent qui l'accueillit avec déférence. L'homme était de bonne constitution et semblait affûté, ses yeux bleu acier lui conféraient une autorité naturelle et il en avait conscience. D'un hochement de tête il renvoya le garde à sa faction et invita Guillaume à le suivre sans un mot.
La caserne était petite, pour le chevalier une vingtaine d'homme pouvait y être cantonner au mieux. Le bâtiment, bien que robuste, restait un casernement de province. La bâtisse avait été fabriquée avec des poutres de large section, sa toiture était protégée de tuile en argile et ses murs étaient doublés de chaux et enduits d'argile pour éviter d'être incendié trop facilement. La court bien qu'étroite possédait son propre puits et le chemin de Garde, qui la ceinturait, rendaient la place imprenable même si les portes tombaient.
Rapidement, le sergent traversa la court et ouvrit une lourde grille. Derrière un escalier de pierres descendait vers les caves. L'homme ouvrait la route et Guillaume le suivait sans un mot. Le sous-sol du bâtiment était composé de deux zones. L'une servait apparemment à stocker des rations et des munitions, la seconde servait de geôle. Là, les deux hommes que Guillaume avait désignés montaient la garde devant une lourde grille. Ils se mirent au garde à vous en voyant arriver Guillaume et leur sergent.
Au fond de la cellule, prostré contre le mur se tenait le bretonnien que le Chevalier de Parravon avait affronté et vaincu à la force de ses mains...
Bienvenue S'gneur Parravon. On vous attendait.
Les hommes semblaient déjà informés des exploits du chevalier et ils avaient reçu des ordres. Le plus jeune des gardes accompagna Guillaume jusqu'à son sergent qui l'accueillit avec déférence. L'homme était de bonne constitution et semblait affûté, ses yeux bleu acier lui conféraient une autorité naturelle et il en avait conscience. D'un hochement de tête il renvoya le garde à sa faction et invita Guillaume à le suivre sans un mot.
La caserne était petite, pour le chevalier une vingtaine d'homme pouvait y être cantonner au mieux. Le bâtiment, bien que robuste, restait un casernement de province. La bâtisse avait été fabriquée avec des poutres de large section, sa toiture était protégée de tuile en argile et ses murs étaient doublés de chaux et enduits d'argile pour éviter d'être incendié trop facilement. La court bien qu'étroite possédait son propre puits et le chemin de Garde, qui la ceinturait, rendaient la place imprenable même si les portes tombaient.
Rapidement, le sergent traversa la court et ouvrit une lourde grille. Derrière un escalier de pierres descendait vers les caves. L'homme ouvrait la route et Guillaume le suivait sans un mot. Le sous-sol du bâtiment était composé de deux zones. L'une servait apparemment à stocker des rations et des munitions, la seconde servait de geôle. Là, les deux hommes que Guillaume avait désignés montaient la garde devant une lourde grille. Ils se mirent au garde à vous en voyant arriver Guillaume et leur sergent.
Au fond de la cellule, prostré contre le mur se tenait le bretonnien que le Chevalier de Parravon avait affronté et vaincu à la force de ses mains...
- Guillaume de Parravon
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Re: [Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
Guillaume suivit le sergent qui l'avait accueilli au travers des couloirs sombres et humides composants le sous-sol du bâtiment, un lieu habité par les rats et les araignées, en somme pas le genre d'endroit où on amènerait une jeune donzelle...
Il fallut peu de temps pour arriver aux geôles, là les deux soldats qu'il avait envoyé montaient la garde, le Bretonnien captif quant à lui était prostré dans ca cellule comme sans vie, il était temps d'en apprendre plus sur lui...
Le jeune chevalier prit la parole sur un ton calme et respectueux en s'adressant au sergent qui l'accompagnait. "Permettez moi sergent de conduire l'interrogatoire je vous prie."
L'homme acquiesça sans dire mot mais on voyait dans son regard l'intérêt qu'il portait aux futures réponses du prisonnier...
Guillaume se dit qu'il valait mieux être diplomate avec le prisonnier, après tout peut-être que rien de tout cela n'était de sa faute...
Le chevalier de Parravon fit ouvrir la porte de la cellule et y entra, demandant au prisonnier de s'assoir sur ce qui lui servait de lit si on peut appeler cela ainsi, il s'agissait en fait de simples planches rehaussées par deux petits rondins et recouvertes d'un peu de paille...
Sur un ton très calme et rassurant Guillaume commença son interrogatoire...
"Bien, maintenant j'aurai quelques questions à vous poser, commençons par le plus simple, quel est votre nom et d'où venez vous? Racontez moi ce que vous avez fait ou ce qui vous est arrivé ces dernières semaines..."
Il fallut peu de temps pour arriver aux geôles, là les deux soldats qu'il avait envoyé montaient la garde, le Bretonnien captif quant à lui était prostré dans ca cellule comme sans vie, il était temps d'en apprendre plus sur lui...
Le jeune chevalier prit la parole sur un ton calme et respectueux en s'adressant au sergent qui l'accompagnait. "Permettez moi sergent de conduire l'interrogatoire je vous prie."
L'homme acquiesça sans dire mot mais on voyait dans son regard l'intérêt qu'il portait aux futures réponses du prisonnier...
Guillaume se dit qu'il valait mieux être diplomate avec le prisonnier, après tout peut-être que rien de tout cela n'était de sa faute...
Le chevalier de Parravon fit ouvrir la porte de la cellule et y entra, demandant au prisonnier de s'assoir sur ce qui lui servait de lit si on peut appeler cela ainsi, il s'agissait en fait de simples planches rehaussées par deux petits rondins et recouvertes d'un peu de paille...
Sur un ton très calme et rassurant Guillaume commença son interrogatoire...
"Bien, maintenant j'aurai quelques questions à vous poser, commençons par le plus simple, quel est votre nom et d'où venez vous? Racontez moi ce que vous avez fait ou ce qui vous est arrivé ces dernières semaines..."
Utilisation des compétences charisme et autorité
Modifié en dernier par [MJ] Destinée le 01 juin 2011, 13:21, modifié 1 fois.
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Re: [Guillaume de Parravon] Un Chevalier en Empire...
Sous la solide, et étrangement haute, voûte des geôles, la lumière des torchères projetait des ombres morbides. Le lieu était sordide et l'odeur putride. Les deux Gardes, que Guillaume avait désignés plus tôt, ouvrirent la lourde porte à barreaux pour laisser passer leur sergent et le Bretonnien.
Guillaume avait décidé de mener l'interrogatoire. Le Sergent qui l'accompagnait hocha la tête en un assentiment silencieux. Toutefois, lorsqu'ils approchèrent du prisonnier, l'Impérial posa ostensiblement sa main sur le pommeau de son épée courte. Le prisonnier prostré sur la couche rudimentaire se retourna lentement lorsque le Chevalier lui adressa la parole. Malgré la pénombre Guillaume perçu un changement dans l'attitude générale de l'homme. Son regard semblait plus clair et ses mouvements plus fluides. Il se redressa tremblant et observa un instant le sergent et Guillaume avant de mettre un genou à terre. Il inclina la tête en signe de soumission à un chevalier. Pour sûr maintenant cet homme était bien un bretonnien. D'une voix sifflante et grave, comme s'il sortait d'un long silence, le guerrier répondit.
J'me nomme Cadroc Mons'gneur. J'viens de Pempoul, un village côtier d'Courronne. J'suis un combattant embarqué...
Le prisonnier bretonnien avait un fort accent de l'Ouest et seul un autre Bretonnien pouvait comprendre ses propos. L'homme sembla alors hésiter quelques instants. Il redressa soudain les yeux vers Guillaume qui put y lire un grand désarroi.
J'... J'... n'me souviens pas... J'... J'...
Rebaissant le regard, l'homme inspira longuement et souffla comme pour évacuer sa peur et reprendre son calme. Il se passa la main dans ses cheveux et ajouta
Pard'nnez-moi Mons'gneur mais j'me souviens d'rien depuis mon départ d'Châtillon !
L'homme fit alors silence. Il resta un genou à terre face à Guillaume comme s'il attendait maintenant sa condamnation. Le Chevalier de Parravon pouvait voir les larges épaules du Bretonnien couvertes de tatouages bleus aux motifs entrelacés typiques. Le comportement de cet homme inspirait confiance au Chevalier. Il semblait sincère et se comportait naturellement pour un soldat Bretonnien face à l'un des chevaliers de la Dame.
L'image du pendentif en forme d’œil que Guillaume avait arraché au coup de cet homme lui traversa alors violemment l'esprit, comme un puissant flash mental, le faisant reculer d'un pas.
Le sergent s'avança alors et adressa un signe de tête interrogateur au Chevalier. Il semblait demander à Guillaume si tout allait bien tout en lui signifiant qu'il n'avait rien compris aux paroles de son prisonnier...
Guillaume avait décidé de mener l'interrogatoire. Le Sergent qui l'accompagnait hocha la tête en un assentiment silencieux. Toutefois, lorsqu'ils approchèrent du prisonnier, l'Impérial posa ostensiblement sa main sur le pommeau de son épée courte. Le prisonnier prostré sur la couche rudimentaire se retourna lentement lorsque le Chevalier lui adressa la parole. Malgré la pénombre Guillaume perçu un changement dans l'attitude générale de l'homme. Son regard semblait plus clair et ses mouvements plus fluides. Il se redressa tremblant et observa un instant le sergent et Guillaume avant de mettre un genou à terre. Il inclina la tête en signe de soumission à un chevalier. Pour sûr maintenant cet homme était bien un bretonnien. D'une voix sifflante et grave, comme s'il sortait d'un long silence, le guerrier répondit.
J'me nomme Cadroc Mons'gneur. J'viens de Pempoul, un village côtier d'Courronne. J'suis un combattant embarqué...
Le prisonnier bretonnien avait un fort accent de l'Ouest et seul un autre Bretonnien pouvait comprendre ses propos. L'homme sembla alors hésiter quelques instants. Il redressa soudain les yeux vers Guillaume qui put y lire un grand désarroi.
J'... J'... n'me souviens pas... J'... J'...
Rebaissant le regard, l'homme inspira longuement et souffla comme pour évacuer sa peur et reprendre son calme. Il se passa la main dans ses cheveux et ajouta
Pard'nnez-moi Mons'gneur mais j'me souviens d'rien depuis mon départ d'Châtillon !
L'homme fit alors silence. Il resta un genou à terre face à Guillaume comme s'il attendait maintenant sa condamnation. Le Chevalier de Parravon pouvait voir les larges épaules du Bretonnien couvertes de tatouages bleus aux motifs entrelacés typiques. Le comportement de cet homme inspirait confiance au Chevalier. Il semblait sincère et se comportait naturellement pour un soldat Bretonnien face à l'un des chevaliers de la Dame.
L'image du pendentif en forme d’œil que Guillaume avait arraché au coup de cet homme lui traversa alors violemment l'esprit, comme un puissant flash mental, le faisant reculer d'un pas.

