[Helena Morenheim] La fuite

La province du Wissenland a changé de mains plus d'une fois au cours de sa longue histoire, du coup ses troupes régulières sont farouchement indépendantes. La Comtesse Emmanuelle von Liebwitz dirige cette terre depuis la ville de Nuln, mais officiellement, la capitale de la province est Wissenburg.

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Déistra
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Re: La fuite

Message par Déistra »

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« J’ignore si nous nous sommes déjà rencontrés. En réalité, je saluais en vous la fonction : Je suis Hanna Von Stafferg, et mon oncle est Johann Von Stafferg, baron de Von Stafferg. La famille Pfeildorff est notre famille suzeraine depuis des générations, et comme j’ai accompagné mon oncle, ainsi que certains de mes parents à la cour il y a quelques années pour qu’il nous y introduise, il m’a été aisé de reconnaitre sur vous le blason de nos suzerains. Cependant, force m’est de reconnaitre que j’ignore si vous étiez présent lorsque nous sommes venus. »
Test de charisme : 16 raté
Le Hérault haussa un sourcil poli aux parole d'Helena, visiblement malgré la crédibilité de ses propos quelque chose lui laissait penser qu'elle ne lui disait pas la vérité, mais curieusement il n'alla pas plus loin dans son investigation. Il se contenta de s'incliner brièvement, avant de déclarer :

-"En effet, et c'est fort dommage car je gage que celui-ci n'aurait pas oublié pareille beauté, sans vouloir vous offenser celle-ci est presque... Surnaturelle si vous pouvez me pardonner l'expression... Messire de Roquevault, je me dois hélas de prendre congé, mais sachez que je rapporterais à ma maîtresse tout l'intérêt que vous lui portez... Sur ce veuillez m'excuser..."

Et il les quitta sur ces entrefaites plutôt cavalières, marchant d'un pas pressé en direction de Sigmar seul savait... Le noble le regarda partir avec l'expression d'un gamin voyant passer sous son nez un gros chargement de friandises, avant de se ressaisir et d'écouter ce que la jeune femme avait à lui dire :
« Et, lorsque je m’y suis rendue la dernière fois, je n’avais pas eu non plus le plaisir d’y rencontrer un des glorieux fils de la Dame. Nous avons bien rarement, il est vrai, la visite des valeureux chevaliers de Bretonnie. Puis-je m’enquérir, si ce n’est point trop indiscret, de la noble quête qui nous offre la chance de vous rencontrer ici ?
Voyez-vous, j’ai tant entendu parler des prouesses des preux chevaliers du Royaume de Bretonnie dans mon enfance qu’en rencontrer un est pour moi une surprise des plus agréables. Dites moi, est-il vrai que nombre d’entre vous se dédient a chasser et pourfendre le mal partout où il se trouve, négligeant le pouvoir que pourrait leur offrir leur position, ou les plaisirs d’une famille ?»
-"Bien des choses très chères, bien des choses, mais aucune d'elles ne souffrent que l'on en discutes au beau milieu de la rue... Que diriez-vous d'en discuter en privé, demain soir j'organise une soirée afin de célébrer mon départ prochain vers ma bretonnie natale, que diriez-vous de vous joindre à nous ? Plusieurs des membres de votre famille y seront présents, qui sait vous pourrez sans doute discuter avec quelques personnes de votre connaissance ? Bien entendu, je ne verrais absolument aucun inconvénient si vous souhaitez passer un peu de temps avec moi afin de me parler de votre contrée, je dois vous avouer que je regrette ne pas avoir pu passer plus de temps au sein de l'Empire et je gage que votre compagnie doit être des plus agréables...", susurra-t-il d'une voix sucrée, apparemment le peu de retenue qu'il lui restait venait de se dissiper sitôt qu'ils se retrouvaient dans une (relative, l'on était quand même en pleine rue) intimité...
Le choix est tien, vas-tu continuer tes travaux d'approche auprès du bretonnien, ou vas-tu tenter de suivre ce Hérault décidément plus que suspect ? Suspense... :siffle:
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Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
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Helena Monerem
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

En entendant la réponse, Helena grimaça : quelle malchance qu’il y ait justement des Von Stafferg à en ville au moment où elle utilisait leur nom comme couverture. Hors de question qu’elle débarque à cette soirée. Si elle pouvait faire illusion auprès de quelques nobliaux écervelés, en passant pour une petite noble de la campagne, il serait totalement impossible qu’elle parvienne à berner un Von Stafferg, surtout qu’elle ne savait même pas à quoi ressemblait la véritable Hanna. Ni même, réflexion faite, si elle existait bel et bien.

C’était bien trop risqué, et il était dès lors hors de question de se rendre à cette soirée. Restait à éluder l’invitation de la manière la plus adroite possible. Ce qui ne poserait guère de problème : Helena était tout à fait habituée à inventer et détourner l’attention des gens, et, de plus, elle maitrisait pleinement les bases théoriques d’un bon mensonge. Un bon mensonge, c’était comme un coktail : huit parts de vérité, une part de contre-vérité et une part de mensonge. Et Helena connaissait parfaitement ses dosages.
Si elle avait pu se le permettre, elle aurait eu un petit sourire dès avant de se lancer dans sa tirade. Ce Roquevault lui mangeait déjà dans la main, et, lorsqu’elle en aurait fini avec lui, il ramperait à ses pieds. Mais si elle se permettait de sourire maintenant, cela serait complètement en opposition avec ce qu’elle s’apprêtait à dire, aussi arbora t’elle tout au contraire un air profondément déçu.

« Demain soir, dites-vous ? Ho, c’est vraiment malheureux, mais je me suis déjà engagée auprès d’une ancienne amie à moi qui réside ici avec son mari. Comme je l’ai dit, je viens à peine d’arriver en ville, et je n’ai dès lors guère eu le temps d’effectuer cette visite de courtoisie avant. Et comme mon propre départ est lui aussi proche, il m’est impossible de déplacer ce diner. »

Cependant, il était temps désormais de porter l’estocade finale. Celle qui devait tout à la fois lui assurer un compagnon de voyage sous son contrôle et un garant incontestable pour toutes ses prochaines rencontres.

« Mais, j’y pense, pour votre voyage de retour…ho, je ne devrais pas poser cette question. Mais, voyez-vous, je voyage seule et, pour une jeune fille, ce n’est parfois guère rassurant. Et avoir comme seule compagnie celle des rustres et des paysans sans naissance n’est guère plaisant. Alors, je sais bien que je suis fort effrontée en vous demandant cela, mais si jamais, par hasard, nos routes étaient semblables, ne seraient-ce que sur quelques lieues, et si ma présence ne vous insupporte pas trop, je vous serais fort grée si vous acceptiez de m’escortez aussi longtemps qu’il vous est possible de le faire.
Si je ne suis pas trop indiscrète, puis je vous demander si vous Rentrez en Bretonnie par la route du Sud, ou bien contournez-vous les monts par le Nord ? »


Helena savait pertinemment qu’il existait une série de cols au sud qui permettaient l’accès à la Bretonnie, mais que comme cela forçait les voyageurs à traverser ou contourner ensuite la forêt hantée de d’Athel Loren, beaucoup préféraient au final la roue du Nord, qui passait par Carroburg. Elle tirait ces informations de « confidences » d’oreiller obtenues chez quelques riches marchands qui commerçaient avec les bretonniens, et aurait été bien en peine d’en dire plus, dusse sa vie en dépendre. Fort heureusement, ce n’était pas nécessaire ici.


« Mais je parle, je parle. Sans doute que je vous importune C’est tout moi cela, je parle, je parle, et j’ennuie les autres avec mon babillement incessant. Rassurez-moi, je ne vous ai pas ennuyé avec mes propos ? »


Helena attendit patiemment les réponses du noble bretonnien à ses questions. Elle avait ouvertement laissé dans le vague sa direction à elle, afin de pouvoir la faire coller au mieux au trajet de Roquevault. Elle attendrait qu’il la lui donne, pour feindre que c’était la même.

Il faudrait aussi alors qu’elle arrange un rendez-vous avec lui pour leur départ. Cela fait, elle serait enfin libre de vaquez à de plus importantes et intéressantes taches. Telle que, par exemple, regarnir sa garde-robe qui avait bien souffert de sa fuite. Mentalement, elle dressa une liste des choses essentielles pour sa nouvelle identité. Une petite robe en lin, modestement ornée, conviendrait parfaitement pour faire une robe du quotidien d’une nièce de nobliau de campagne. Le genre de tenue qu’une famille peu fortunée offrait aux filles des branches cadettes. Mieux que ce dont ne pourrait jamais rêver une paysanne, mais loin d’égaler les robes des riches bourgeoises et des femmes de la haute noblesse. Une paire de gants de femme, aussi. Elle avait du laisser les siens derrières en fuyant, et elle les regrettait amèrement. Certes, ils étaient seulement en fausse hermine, mais leur aspect n’en était pas moins splendide. Et toute dame qui se respecte (ou bien toute femme qui tente de se faire passer pour une dame) se devait d’avoir pareils gants, pour protéger les mains délicates et aristocratiques des attaques virulentes du soleil, qui donnaient à la peau l’aspect hâlé et vulgaire si caractéristique des paysans.

Et puis, il lui fallait absolument de nouveaux sous-vêtements. La simple pensée de l’état dans lequel se trouvaient ceux qu’elle portait lui arrachait des grimaces mentales. Elle n’était pas sure qu’elle puisse encore en faire quoique ce soit, aussi un nouveau lot serait plus que le bienvenu.

Et puis, il lui faudrait absolument un nouvel éventail. Pas vraiment pour écarter la chaleur, plutôt le contraire même, pour l’attiser dans le cœur des hommes. Il était incroyable de voir à quel point quelques mouvements adroits du poignet et un air angélique pouvait rendre un homme fou, sans même que le moindre bout de tissus n’aie découvert sa peau nacrée. Un éventail était, sans aucun conteste possible, un moyen admirable pour jouer à l’ingénue, pour jouer à la coquette, pour faire l’élégante. Et cela avec un investissement minime, et des efforts ridiculement peu exigeants. Qu’il la voie une ou deux fois s’éventer, qu’il imagine le souffle léger de l’air glissé sur la peau pâle de sa gorge découverte attirant les regards, parcourir en douceur les profondeurs attirantes de son décolleté appelant une main habile à l’explorer, se perdre dans les cheveux savamment désordonnés de sa nuque invitant à ce que des doigts amoureux s’y perdent, caressant son cou délicat tout près à accueillir les baisers enflammés d’un amant rendus fou de désirs. Qu’il la voie seulement ainsi, et il se mettrait peut-être bien à hurler à la lune en arrachant ses vêtements. Voilà au moins une scène qui pourrait s’avérer amusante, à défaut d’être probable ou réellement bienvenue.

Mais cela ne suffirait pas. Il faudrait également qu’elle se mette à la recherche d’une robe de plus haute qualité. Pour l’instant, elle ne disposait que d’une seule tenue de qualité, et elle craignait que cela ne soit pas assez si elle devait achever de transformer le bretonnien en un amoureux transi.

Et, pour tenir son rang, il faudrait également qu’elle se procure un petit coffret d’osier léger capable de tenir tous ces achats à l’abri des intempéries. De plus, une dame qui voyageait sans le moindre bagage serait peu crédible.

Par la suite, il lui faudrait également se procurer quelques légers bijoux, pour pouvoir aisément varier sa toilette, mais cela pourrait venir plus tard, cela revêtait moins d’importance.

Mais trêve de plaisanteries, il lui fallait avant tout obtenir les réponses à toutes ses questions avant de pouvoir laisser le chevalier reprendre son chemin. Et également parer à la menace inattendue qui planait sur elle. Mais que diable fichaient des Von Stafferg à Wittenhausenn ?? Loin de leurs terres, loin de la cour, ils n’avaient rien à faire ici. Mais néanmoins, si ils étaient là, il fallait qu’elle y pare, habilement et subtilement. Elle était en danger, et dans ce cas, parfois, la meilleure défense c’était l’attaque. Aussi prépara t’elle soigneusement les mots qu’elle allait prononcer, les pesant et les soupesant, jusqu’à ce qu’elle s’arrête sur quelques phrases courtes. Au moment où elle partirait, elle dirait ceci, c’était décidé désormais :

« Bien le bonsoir, Messire de Roquevault. Et, si ce n’est point trop exiger de ma part, transmettez mes salutations à ma famille lorsque vous organiserez votre soirée. Il n’est point besoin d’entrer dans de longues palabres, dites leur simplement qu’ils ont le bonjour d’Hanna Et si ils ne reconnaissent pas mon nom, n’insistez pas, c’est qu’il s’agit de mes cousins de la branche ainée. Ils n’ont jamais vraiment pris la peine de connaitre leurs cousins des branches cadettes. Mais cela, ils ne le reconnaitront jamais. »

Helena était plutôt fière d’elle sur ce dernier trait. Elle connaissait suffisamment la politique et la façon dont les nobles agissaient que pour savoir qu’elle venait de mettre les Von Stafferg dans l’embarras. Si Roquevault allait effectivement les saluer en son nom en ces termes, aucun doute, ces derniers seraient surpris. Mais ils avaient alors seulement deux façons d’agir. Soit ils masquaient cette surprise, de peur d’afficher une ignorance, et donc une faiblesse, et leur manque de réaction confirmerait son statut aux yeux du bretonien. Soit ils s’étonneraient ouvertement, et alors Roquevault mettrait cela sur le compte du snobisme idiot de nobliaux provinciaux bornés.

Mais dans les deux cas, elle en sortirait renforcée. Certes, ce n’était toutefois pas sans danger. Mais moins que si elle avait laissé Roquevault organiser cette soirée sans rien dire. En montrant de l’assurance et en bluffant, elle pourrait donner le change bien plus qu’en tergiversant et en tentant de se montrer trop discrète.

Ces réflexions ne lui prirent que quelques instants fugaces, tandis qu’elle laissait Roquevault digérer et se remettre de ses dernières phrases. Le pauvre ne se rendait pas compte un seul moment qu’elle jouait avec lui comme un marionnettiste avec ses poupées. Elle attendrait ses réponses, et après prendrait congé aussi poliment et courtoisement que possible, sans oublier de fixer un nouveau rendez-vous avec lui. Puis elle partirait faire ses empletes….
Modifié en dernier par Déistra le 26 avr. 2011, 15:59, modifié 3 fois.
Raison : 6 xps / Total d'xps : 18
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Dame Helena Monerem, noble Lahmiane (niveau: Beauté mortelle)


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Compétences:

- Alphabétisation
- Séduction
- Commerce
- Vision Nocturne
- Sens Accrus
- Acuité auditive
- Corruption
- Baratin
- Charisme

Pouvoirs Vampiriques:

- Brumes éthérées
- Nécromancien-né
- Armes naturelles
- Don du Sang
- Apparence humaine
- Malédiction des Vampires
- Vampirisme

Sorts connus:


.
Les vampires sont vos amis, aimez-les!

Vous aussi adoptez un vampire!

Quant je monte mon dragon, je freine aussi pour les elfes..

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Déistra
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Re: La fuite

Message par Déistra »

-"En effet c'est plus que fâcheux... Ne vous inquiétez pas, et profitez bien de cette soirée avec votre amie, quand à mon trajet, en effet je penses que nous prendrons la direction du nord, la perspective de se retrouver à proximité d'Athel Loren ferait décamper mon cocher à toutes jambes !", dit-il avec un éclat de dire, mais Helena n'était pas dupe, il n'y avait pas que le cocher de reluctant... Il accueillit sa proposition avec un grand sourire, lui assura que non, ses paroles ne l'importunaient point, et sembla même prendre comme une faveur sa demande de transmettre ses salutations aux Von Stafferg... Apparemment tout allait bien dans le meilleur des mondes... Il lui indiqua son adresse actuelle, une luxueuse auberge située dans les quartiers aisés, après quoi il prit congé, non sans qu'il lui indique qu'il partait d'ici deux jours, elle allait donc devoir passer un certain temps à Wittenhausenn avant de quitter les lieux...

Tout se déroulait à merveille selon les plans d'Helena, et c'est donc satisfaite qu'elle se dirigea vers le quartier commerçant afin de regarnir sa garde-robe... Elle avait de la chance, en bonne cité ponantaise Wittenhausenn possédait plusieurs échoppes à la pointe de la mode, et elle put rapidement trouver ce qu'elle cherchait : Une robe de lin sans prétentions aux teintes bleu ardoise, au col très échancré en accord avec la mode actuelle de l'Empire, dont les bords étaient ponctués de broderies fauves représentant les motifs d'un lierre stylisé... Elle dénicha par ailleurs une paire de gants longs en velours rouge-brun qui correspondait exactement à sa taille et dont le toucher velouté lui plut instantanément. Les pistoles changèrent rapidement de main, et elle repartit avec les vêtements emballés dans des paquets dix fois trop grands pour ce qu'ils étaient censés contenir, la rançon de la mode...

La prochaine boutique arborait un air sage que démentait son nom, "Plaisirs coupables", l'une des boutiques de sous-vêtements les plus en vogues d'après ce que la gérante de l'établissement précédent lui en avait dit. A l'intérieur, des mannequins constitués d'une ébauche de corps humain fait de fil de fer recouverts de lin servait à présenter la marchandise, mais sans bras ni visage, arboraient froufrous et nuisettes dans une débauche de couleurs et de matières... Il y avait là de la soie de Cathay, de la flanelle et encore l'éternel velours, ainsi que des modèles plus "exotiques", venus de l'orient et révélant plus que ce qu'ils étaient censés dissimuler... Qu'un escadron de sigmarites vînt à fouiller cette boutique, et plus de la moitié de la marchandise serait passée au feu pour atteinte aux bonnes moeurs. Mais de par sa clientèle exclusivement féminine - Et l'aversion ancestrale de tout mâle sain de coprs et d'esprit de se retrouver en pareil endroit - Ces lieux demeuraient aussi inaccessibles aux répurgateurs et autres fanatiques que la forteresse la mieux gardée, par une ironie que la non-vivante ne manqua pas de remarquer... L'on racontait qu'il s'agissait d'une loge de Slaanesh, mais jusqu'ici personne n'avait jamais réussi à le prouver, au grand dam des autorités qui voudraient bien que pareil lieu de perdition disparaisses de la surface de la terre, en vain pour l'instant.

Helena essaya plusieurs modèles, et une fois sa sélection faite elle ressortit avec un troisième colis décoré de rubans et de presque autant de froufrous et de dentelle que ce qu'elle venait d'acheter ! Elle trouva l'éventail qu'elle cherchait chez un antiquaire tiléen, un objet délicat au manche gainé d'ivoire dont le prix ridicule lui fit penser que le marchand avait perdu l'esprit ! Son regard insistant sur un certain point en dessous de ses épaules y était sans doute pour grand-chose... Il ne lui restait plus qu'une dernière robe à acheter, de plus grande qualité celle-ci, lorsqu'un évènement en apparence anodin marqua sa journée...
Test de vigilance : 14 raté !
Chargée de paquets comme elle l'était, elle ressentit à peine la fine main décrocher sa bourse, mais son ouïe affutée elle, entendit le bruit des pistoles quand sa voleuse la serra contre sa poitrine... Lorsqu'elle se retourna, elle vit une gamine crasseuse détaler en courant, son larcin accompli... Ayant besoin de cet argent pour des intentions sans nul doute plus louable que d'acheter de quoi manger - Une robe de bon goût vaut toujours mieux que de faire la charité, c'est un fait établi ! Sisi, puisqu'on vous le dit... - elle partit à la poursuite de la malfaiteur, encombrée par ses paquets qu'elle se refusait à laisser...
Petite surprise pour épicer tes emplettes, tu te rappelles de la surprise que je t'avais promise ? Eh bien voilà, sache que malgré ton chargement tu sera en mesure de rattraper ta petite voleuse, je te laisses la charge de décider quoi en faire et l'apparence qu'elle possède... N'oublie pas de décrire tes passages aux précédentes emplettes, j'adore quand tu parles chiffon ! ^^

Ps : J'ai éditée tes messages, en calculant tes xps à partir du moment où je t'ai reprise, n'ayant pas moyen de déterminer quand Longrange avait arrêté de créditer ton compte... Pour l'instant c'est juste sur ce sujet, mais je les crédites sur ta fiche courant de la soirée ^^
Déistra Noiredextre, Disciple du Chaos vouée à Slaneesh
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Helena Monerem
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

Helena rayonnait : ses achats se déroulaient à merveille, et déjà, de nombreux objets de sa liste avaient gagnés les sacs qu’elle portait, échangés contre quelques pistoles à des marchands toujours heureux d’alourdir leur bourse de quelques pistoles de plus. Tout doucement, elle arrivait à la fin de sa liste, et elle s’en réjouit, malgré le plaisir indéniable qu’elle ressentait en parcourant les boutiques, ses yeux éblouis par autant de soieries précieuses et colorées, sa peau s’ornant de tissus délicats qu’elle essayait, attirant encore plus qu’à l’ordinaire les regards concupiscents des mâles alentours. Plus qu’une robe plus digne du statut qu’elle désirait afficher, et une petite malle de voyage pour transporter le tout, et elle serait libre d’enfin aller se reposer dans une auberge.

Elle s’apprêtait donc à mettre cela en application lorsque le tintement léger attira son attention. Ses pistoles ! Une gamine, sale et repoussante, tentait de lui dérober ses pistoles. Le sang d’Helena ne fit qu’un tour, et elle se jeta en avant, à la poursuite de la gamine. Cependant, bien vite, elle reprit ses esprits. Inutile de rattraper la fillette en pleine foule, où elle ne serait pas libre d’en disposer à sa convenance. Aussi petit à petit, laissa-t’elle la gamine prendre un peu d’avance.

Un peu seulement, mais cela suffit : avec sa petite taille, et vu qu’Helena elle-même n’était pas grande, la fillette crut avoir distancée sa poursuivante. Qui n’avait pourtant aucun mal à la suivre, se guidant au son et à l’odorat à travers la foule de la rue, attendant le moment qu’elle savait proche.

En effet, très vite, la petite voleuse, persuadée d’avoir semé sa poursuivante, s’écarta de la rue commerçante bondée et s’enfonça dans une ruelle adjacente, étroite et sombre, pour y compter le fruit de son larcin.

Cependant, bien vite, une main blanche et douce s’abattit sur son épaule, et la repoussa rudement dans l’encoignure formée par deux maisons. Poussant la fillette dos contre le mur, dissimulée par le recoin, elle-même abritée par l’étroitesse de la venelle et l’obscurité qui y régnait, ainsi que par la royale indifférence des passants non loin qui marchait droit devant eux sans prêter garde à autrui, Helena pouvait se consacrer entièrement à sa petite voleuse, qui se retrouva rapidement avec une dague sous le menton.

La fille n’était pas aussi jeune que ce qu’elle avait d’abord cru. Alors qu’elle penchait au départ pour une dizaine d’année, le regard noir qui la fixait comptait plus probablement une douzaine de printemps. Des printemps qui avaient été plutôt rudes, à en juger de par son aspect général. Un corps maigre, marqué par le manque de nourriture, abrité par de maigres hardes loqueteuses et sales, dont les déchirures et les trous sans cesse grandissant peinaient à accomplir leur office. De grands yeux bruns, qui étaient remplis d’un mélange de défis, de haine et de peur, étaient encadrés par des cheveux châtains sales et coupés courts, assez maladroitement d’ailleurs. Un visage aux traits enfantins qui s’effaçaient sous les mauvais traitements et les privations, faisant apparaitre des pommettes saillantes et un menton étroit et serré. De fines lèvres roses pâles, resserrées par la colère, masquait une dentition probablement bien abimée par la vie misérable que menait sa propriétaire. Le visage, pâlit par le manque de nourriture adéquate, montrait de larges trainées noires là où des doigts malhabiles avaient essayés de chasser la crasse qui le recouvrait. Les doigts crasseux arboraient des ongles longs et cassés, qui s’agrippèrent férocement à la bourse d’Helena lorsqu’elle tenta de la récupérer, et ne finirent par la lâcher à regret que lorsque la pression de la lame sur son cou se fit plus importante, perçant presque la peau.

Et dans ses yeux bruns, malgré la peur qui s’y trouvait, malgré la peur prégnante de l’enfant qu’Helena pouvait sentir, malgré les tremblements réprimés qui agitaient ses membres grêles, malgré tout cela, dans ses yeux, un défi colérique y brulait, accompagné d’une résignation désespérée. Tu es la plus forte, semblaient-il accorder, tu peux me faire ce que tu veux, je ne pourrai pas y résister, mais alors, au moins, fais-le vite. Mais Helena n’avait pas le moins du monde l’intention de presser les choses. La fillette était en position de faiblesse, et c’était l’occasion d’en profiter.

En profiter pour percer la peau fine et pale, en profiter pour se nourrir du sang carmin qui coulait dans ces veines délicates, en profiter pour rassasier cette soif noire et brulante qui ne pouvait être étanchée, juste maitrisée, écartée pour un temps, mais reviendrais à la charge, encore et encore, sans fin, sans limite. A la pensée de se nourrir, Helena se mit presque à saliver. Puis, elle s’arrêta et se contrôla. Elle n’avait réellement besoin de se nourrir et, malgré la discrétion de l’endroit, elle prendrait un risque trop important en dévoilant sa nature si près de la foule. Un seul cri de la fillette et, même si elle mourrait l’instant d’après, l’attention qu’elle aurait attirée sur Helena serait probablement mortelle, et de toute façon non-désirée.

En silence, Helena fixa la gamine des yeux durant quelques longues secondes, cherchant ce qu’elle pourrait bien en faire. Il y avait bien… c’est vrai que…. Oui, pourquoi pas au fond ? Elle en avait déjà eu l’idée l’autre jour, mais n’en avait guère eu l’occasion. Mais là. Oui, là, une occasion se présentait. Certes, reconnut intérieurement Helena, la fillette ne semblait guère remarquable à premier abord, mais, après tout, elle avait passé un certain temps dans la rue, et y avait même survécu. Et cela, c’était remarquable. Un signe qu’elle était probablement bien plus dégourdie que ce qu’il n’y semblait à première vue. Elle ferait peut-être bien l’affaire, tout compte fait. C’était décidé, la gamine se plierait à sa volonté. Et deviendrait désormais sa servante. Ou un cadavre. Ce serait un signe important de sa place en tant que noble si elle parvenait à parader avec une suivante derrière elle, et le manque d’éducation de cette dernière, s’il était vu, serait mis sur le compte des origines campagnardes d’une bonniche de bas étage d’une petite noble de province.

Fixant la fillette droit dans les yeux, Helena prit la parole pour la première fois depuis qu’elle l’avait attrapée.

« Tu sais, petite, que tu as de la chance ? Pour ce que tu as fait. Enfin, plutôt, pour ce que tu as tenté de faire, la plupart des gens t’auraient tuée. Et c’eut été entièrement mérité. Mais tu as eu de la chance, car tu es tombée sur moi. Et si tu m’écoutes bien attentivement, et que tu te plies à mes demandes, je te laisserai la vie sauve. Et plus encore peut-être… »

Helena avait mis à profit ses quelques instants de réflexion pour préparer un mensonge crédible, et s’apprêtait à le distiller adroitement dans les oreilles apeurées de la gamine. Mais d’abord, elle allait user d’une technique de base lorsque l’on voulait faire avaler des couleuvres à quelqu’un : le perturber, le déstabiliser, lui donner autre chose auquel penser, sur lequel se concentrer, afin que, lorsque les mots fielleux et empoisonnés tomberaient dans ses oreilles, ils glisseraient dans son esprit en douceur, discrètement, sans qu’il n’ait l’occasion d’y prêter réellement toute son attention. Et une fois qu’un mensonge était ainsi avalé et accepté, il s’installait dans un recoin sombre de l’esprit, y grandissant sans cesse, tel une tumeur maligne, se renforçant lentement dans l’esprit qui l’avait laissé entrer, jusqu’à devenir une vérité pleinement acceptée. Et c’est exactement ainsi qu’elle allait procéder. La gamine était déjà au bord de la panique, ajouter un peu de chambardement à son état d’esprit augmenterait encore sa confusion.

Et lorsqu’elle serait presque noyée dans sa terreur, Helena lui tendrait une perche, salvatrice autant que traitresse, un mensonge emballé dans une enveloppe de vérités et de contre-vérités tellement imbriqués que démêler le vrai du faux serait une tâche impossible. Aussi est-ce avec un sourire carnassier qui convenait parfaitement au message qu’elle voulait transmettre qu’Helena poursuivit son monologue, pointant toujours sa lame sur le cou de la fillette.

« Tu te dis probablement que, puisque tu as vécus dans la rue, tu es une dure, que tu as tout vu, tout fait, tout subis. Qu’il n’y a plus rien que l’on ne puisse te faire, que tu es au bout, au fond, et que tu es devenue plus forte grâce à cela, plus dure, sans pitié, sans scrupule, prête à tout pour survivre. »

Helena laissa ces paroles planer dans l’air, flottant dans la pénombre jusqu’à sa prisonnière, puis se pencha en avant, collant presque sa bouche à l’oreille de la petite voleuse, pour continuer en un murmure presque intime :

« Eh bien, c’est là que tu te trompes. Il y a pire. Il y a des choses que tu ne seras jamais prêtes à faire, à subir. Tu supplieras à genoux, en tremblant, secouée de pleurs, pour y échapper. Et tu n’y échapperas pas. Tu crois que tu es assez dure ? Que tu peux survivre à tout ? C’est faux. Personne ne le peut. Et tu rejoindras la masse des autres, ceux dont l’âme a été brisée bien plus encore que leurs corps. Et, bien souvent, ils ne mettent pas longtemps à mourir. Ou à se faire tuer. Si je te laisse partir maintenant, libre, tu finiras comme eux. C’est inévitable… »

La jeune vampire s’écarta, et refit face à la fillette.

« Mais, comme je le disais, tu as de la chance. De la chance d’être tombée sur moi. Nous sommes quelques-unes à nous outrer que nos sœurs, même issues de basse-extraction, soit soumises à pareil traitement par les hommes. Partout où nous le pouvons, nous aidons les femmes et les filles victimes de ces butors idiots et brutaux. Mais cette aide n’est pas gratuite. Rien ne l’est en ce monde. Néanmoins, si tu acceptes de passer un marché avec moi, je pense qu’il s’agira du meilleur marché de ta vie. En échange de la vie sauve, tu te mets à mon service comme servante, avec une pistole par semaine de salaire, le logement, la nourriture et certains vêtements fournis. Et, de plus, je t’enseignerai l’art subtil de rendre les hommes fous de désir, pour que tu puisses ainsi les transformer en esclaves serviles de leur propre gré. Mais j’exigerai une obéissance totale, et une loyauté sans faille. Ma dernière servante n’en a pas suffisamment tenu compte, et c’est pour cela que je peux t’offrir la place aujourd’hui. Elle s’est soudain… libérée.

Mais sache que je n’oublie pas que tu es une voleuse. Ton châtiment n’est, pour le moment, que reporté, pas encore annulé. Désobéis moi, tente seulement de me trahir, et cette dague que tu vois sera le dernier souvenir que tu emporteras de cette terre.
Mais si tu me sers fidèlement, je t’absoudrai, et, si tu montres les prédispositions nécessaires, je ferai de toi une Sœur de la Liberté de plein droit. Je serai une maitresse exigeante, et dès lors, ce n’est pas une vie facile que je t’offre, mais elle ne peut être pire que celle que tu as maintenant, et elle est infiniment plus sure. »


Gardant sa dague à la main, Helena se releva, laissant un peu d’espace à la fillette, sans toutefois lui en donner suffisamment pour qu’elle puisse s’enfuir.

« Alors, petite ? Est-ce que nous avons un marché ? Ou bien faut-il que j’use de ceci, dit-elle d’un air négligent, tout en agitant légèrement la dague qu’elle tenait toujours, ce qui reviendrait au même que si te laissais retourner dans les bas-fonds, et serait surement bien plus charitable. »

Tout en attendant la réponse de la gamine, Helena revit une dernière fois dans sa tête les paroles qu’elle avait prononcées. Elle pensait avoir réussi assez efficacement à contrebalancer carottes et bâtons, et espérais que cela suffirait à convaincre la fillette de ne pas filer à la première occasion. Elle était en outre convaincue que, en offrant un marché plutôt qu’en promettant monts et merveilles, en proposant un travail plutôt qu’en présentant un rêve idyllique, elle avait considérablement vaincu la méfiance de la petite. Les enfants des rues savaient qu’il fallait se méfier lorsque les choses étaient trop belles. Mais ils comprenaient biens les concepts de travail et de marché. C’est comme cela que leur vie était faite : on n’avait jamais rien sans rien, tout n’était qu’échanges, services rendus, trocs et petits marchandages.

Elle se mit alors à réfléchir à ce qu’elle aurait à faire si la fillette acceptait. Sans le moindre doute, il lui faudrait changer ses plans. Hors de question d’acheter sa nouvelle robe aujourd’hui : elle serait bien trop occupée à s’occuper de la gamine. Pour laquelle deux choses primaient : une nouvelle tenue, et un bon bain. Et même deux, réflexion faite.

Le mieux qu’elle pouvait envisager de faire, c’était d’acheter une robe simple avec des sandales à la gamine, puis de l’emmener dans la première auberge qui passe, afin qu’elle y prenne un bain vigoureux. A ce moment-là seulement, la fillette serait autorisée à revêtir ses nouveaux vêtements, et présenterait suffisamment bien que pour pouvoir suivre Helena dans une seconde auberge, où celles-ci prendrait chambre et probablement un autre bain, tant pour elle-même que pour la fillette. Hors de question qu’elle loge là où elle ferait décrasser la fillette en premier lieu : cela causerait déjà suffisamment de jacasserie, sans qu’en plus elles n’y résident toutes les deux. Le choix de la deuxième auberge serait quant à lui cornélien. Trop couteuse, et les pistoles d’Helena fonderaient comme neige au soleil. Trop chiche, et elles se retrouveraient toutes deux dans un endroit minable, qui, de plus, contrasterait bien trop avec le rang qu’elle prétendait afficher.

Voilà en tout cas qui la forçait à postposer son achat de robe au lendemain, ainsi que le coffre. Et, dans le même temps, elle aurait une occasion de développer un peu plus l’idée qu’elle avait pour neutraliser plus efficacement le risque que faisait courir sur elle la présence de membre de la famille Von Stafferg. Elle avait bien quelques idées, mais il lui faudrait encore y réfléchir un peu pour finaliser cela. Helena soupira. Enfin, au moins, maintenant, elle aurait quelqu’un pour l’aider à sa toilette, ainsi que pour se vêtir et se coiffer. Ce ne serait pas de refus, car ces tâches étaient parfois bien malaisées si menées seule. Mais il allait également falloir qu’elle forme la gamine avant qu’elle ne soit capable de faire quoique ce soit d’utile. Cette dernière n’avait probablement jamais vu ne serait-ce que les bases des gestes qu’elle aurait désormais à effectuer quotidiennement. Enfin, c’était une aide recrutée facilement, et qu’elle tiendrait sous sa coupe bien plus aisément que s’il s’était agi d’une authentique suivante. Et c’est donc en agitant nonchalamment sa dague et en laissant ses pensées ainsi voyager qu’Helena attendit sa réponse…
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Re: La fuite

Message par Déistra »

Image-"Eh ben, c'est à ça qu't'est occupée pendant qu'j'attends ? Tatata, on bouge pas ma mignonne, et toi traîne-guenilles, dépêches-toi de t'ramener par ici !"
, dit soudain une voix rauque et râpeuse, tandis qu'Helena sentait dans son dos un objet pointu et manifestement tranchant. Face à elle le visage jusqu'ici fier et furieux de la gamine avait fait peur à une expression de pure terreur, d'une voix paniquée elle répondit, d'une voix au débit accéléré par la panique :

-"C'est pas moi l'brûlé, j'ai rien fait..."

Image-"La ferme ! J'te laisses deux minutes et j'te retrouves déjà à vouloir partir ? Ah ! Tu crois vraiment que j'vais te laisser me donner à la garde ? T'est à moi traîne-guenille, j'croyais que tu l'savais suffisamment depuis le temps..."
Après un bref coup d'oeil dans son dos, Helena put voir que le propriétaire de la voix était un homme chauve, au visage atrocement brûlé et puant la vinasse, d'ailleurs son souffle court, ses battements de cœur erratiques et le léger titubement qui l'affligeait devaient être dû à une consommation abusive de "Talabheim spéciale", plus connue sous la dénomination générale de pisse-amère, ce n'était pas l'une des pires ales qui existe mais ça n'en était pas loin... Il était vêtu de fourrures crasseuses sans doute volées çà et là, et tenait à la main droite un tesson de bouteille cassé et d'où dégoulinait un liquide vermeil, manifestement lorsqu'il avait constaté l'absence de sa petite protégée il avait cassé la bouteille avec l'intention de s'en servir contre elle... Ses petits yeux méchants et son air agressif, sa carrure d'ogre qui peut tout aussi bien être dû aux fourrures qui le recouvraient qu'à des muscles massifs, tout en lui disait qu'il s'agissait d'un être dangereux, vile, lâche, bref un des individus comme les aimait la lahmianne... Et apparemment il était d'une éducation exemplaire, car il choisit d'appuyer ses propos en appuyant davantage sur sa hanche, faisant une entaille dans le tissu certes minime mais dont le léger bruit de déchirement n'échappa pas aux oreilles aiguisées de l'immortelle... Comment ne pas l'adorer ?
Le type est ivre, donc malus à son Att, Par, Hab, Int et Ini... Il est armé d'un tesson de bouteille, une arme improvisée qui même si elle paraît médiocre peut faire vraiment mal, en plus d'abîmer les vêtements ^^ La gamine a une trouille bleue de son "propriétaire", aussi ne t'aidera-elle sans doute pas en cas d'affrontement, du moins tant qu'elle n'aura sentie le vent tourner, et là encore ce n'est pas sûr... Voilà tu sais tout, que vas-tu faire ?
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

En sentant la pointe acérée appuyer sur son dos, Helena se mit à jurer intérieurement. Elle ne parvenait pas à comprendre comment l’homme qui la menaçait était parvenu jusqu’à elle sans même qu’elle s’en rende compte. D’autant plus que, d’aussi près, elle était presque submergée par les effluves de mauvais alcools mêlées de sueurs et de crasse que dégageait l’ignoble individu.

Tournant à pleine vitesse, son esprit se mit à échafauder des plans et envisager possibilités après possibilités. Elle en écarta un certains nombres quasi immédiatement : celles qui impliquaient de recourir immédiatement à la violence. Et il était également hors de question de payer ce ruffian : il ne lui resterait plus de quoi s’acheter une belle robe. En réalité, tout scénario qui impliquait de le laisser en vie lui semblait tout à la fois plus risqué et dénué du moindre aspect amusant.
Puisque, en ce qui le concernait, mourir était ce qui était le plus prometteur, mourir était ce qu’il devait faire. Il ne restait plus qu’à arranger cela de la façon la plus discrète et sure possible. Puis, il lui vint enfin l’idée. Elle savait désormais comment disposer du grossier ivrogne qui la menaçait.

Malgré les circonstances, elle jubilait presque : alors que, quelques temps auparavant encore, semblable situation l’aurait paralysée, la laissant, tremblante, face à un gibier de potence tout prêt à la détrousser, voire même, à la trousser tout court si il en avait l’opportunité, désormais elle l’affrontait avec une sérénité presque blasée, son esprit calme lui permettant d’envisager toutes les éventualités avec une froide logique, analysant objectivement chaque action, pesant le pour et le contre.

Elle n’avait jamais été lâche, cela s’était sûr. Mais il lui fallait bien reconnaitre que certaines situations plus... tendues la mettaient mal à l’aise, auparavant. Ce n’était pas de la lâcheté, simplement une prise de conscience par un esprit affuté que ce genre de circonstances pouvait conduire à des blessures parfois fatales. Et il n’était donc que normal de ressentir face à cela une certaine… hésitation sur la conduite à tenir. Ce n’était absolument pas de la lâcheté, non non. Mais de toute façon, désormais, cela était de l’histoire ancienne.

En effet, il semblait qu’une des nombreuses nouvelles capacités dont elle ait hérité au moment du changement qu’elle avait subi. L’aptitude à se détacher du moment présent ; la capacité de se focaliser entièrement sur un problème, sur une situation, pour l’analyser, le décortiquer, en extraire l’essence même, pour définir la meilleure suite d’actions à appliquer, pour maximaliser les profits et minimaliser les risques, sans voire son esprit se paralyser, être parasité par l’idée des conséquences d’un échec. Voilà qui s’avérerait probablement fort utile à l’avenir.

Et déjà maintenant, en fait, se dit-elle alors même qu’elle mettait en application le plan qu’elle venait d’élaborer. D’abord parler, puis bouger, lentement, calmement. Et en profiter pour se mettre en position avant de frapper, vite, fort, et sans la moindre pitié.

« Ainsi, la fille appartient déjà à quelqu’un ? Rassurez-vous, très cher, je ne cherchais point à vous ôter ce qui vous appartient, j’ignorais simplement que certains avaient déjà des droits sur elle »

Tout en parlant, Helena se mit à pivoter lentement, sans geste menaçant, pour tenter de faire face à son opposant. Sa dague pendait négligemment sur le côté, comme abandonnée, oubliée, bien que sa poigne dessus soit bien plus forte que ce que l’on aurait pu soupçonner au premier abord.

« Mais, j’en suis sure, vous ne serez pas contre un petit marché entre personnes qui connaissent la vraie valeur des choses. La fille me serait utile, et j’ai de l’argent pour la payer. Vous avez la fille, et, j’en suis sure, vous ne seriez pas contre un peu d’argent. Comme vous le voyez, nos besoins et nos moyens semblent s’accorder parfaitement. Si vous m’accompagné à mon auberge, je peux y récupérer mon coffret, et vous racheter la fille. Que diriez-vous de… Mettons… 180 pistoles ? »

Helena venait de lancer l’hameçon et profitant du fait que la ruelle était sombre et non éclairée, elle écarta délicatement sa robe, dégageant ainsi parfaitement son bras, prête à frapper. Les yeux fixés sur son agresseur, elle n’eut plus qu’à attendre que celui-ci manifeste, d’une façon ou d’une autre, sa surprise face à la proposition qu’elle venait de lui faire. Une simple seconde de surprise, un moment seul, c’était tout ce dont elle avait besoin pour soudain agir, frapper, aussi vive que la vipère, sa dague s’enfonçant profondément dans les chairs nauséabondes du vagabond, tandis que de son autre main, elle frapperait dans la région de son aine, sachant qu’un coup à cet endroit fragile et sensible des hommes paralyserait son adversaire aussi surement que le plus puissant des poisons.

Si elle coordonnait bien ses actions, au mieux, il tenterait de parer l’attaque de la dague, sans réaliser que le vrai danger viendrait de l’autre côté. La dague pouvait le blesser en un coup, mais seule une chance extraordinaire permettrait de le tuer à la première blessure. Mais si, par un coup bien ajusté, elle parvenait à figer l’homme sur place, le forçant à se replier douloureusement sur sa virilité meurtrie, il serait alors très facile de l’achever, la masse informe de ses muscles étant devenue aussi faible et impuissante qu’un bambin….
voilà

nein trop inspirée, so short au final :( :( :( :(
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Re: La fuite

Message par Déistra »

Coup vicieux : On part du principe que si tu touches ta cible, l'adversaire sera handicapé et ne pourra se défendre jusqu'à ce qu'il ait... Heuuuu, récupéré ? Bref, si ton attaque porte le combat s'arrête aussitôt.

Test d'Ini :

Ini d'Helena : 11

Ini du Brûlé : 2 ! (Attention, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommer avec modération... :twisted: )

Classement pour premier tour: Helena a réussie son test d'INI(1) et bénéficie de 2 actions au premier tour. L'adversaire a raté son test d'INI (11) et ne bénéficie que d'une action au premier tour.
Classement pour tout autre tour: Personnage (INI 11) puis Adversaire (INI 2)

Tour 1 :

Attaque d'Helena (dague) : 18 raté !

Attaque d'Helena (Griffes) : 4, réussi ! 24 dégâts dans... bref, hors combat ! :P
En entendant la somme proposée par Helena, l'ivrogne eut un sursaut de surprise. La lahmianne n'en attendait pas tant : Avec la rapidité d'un cobra elle fondit sur lui, dardant sa dague en direction du torse de l'homme. Celui-ci réussit tout juste à parer l'attaque avec le tesson, mais le véritable danger était ailleurs... La délicate main garnie de griffes acérées lui perfora l'aine faisant gicler le sang, tandis qu'il poussait un beuglement de douleur. Il tomba à genoux tandis qu'il se recroquevillait sur lui-même, il était désormais hors de combat... La gamine avait observée tout ceci avec l'air fasciné qu'avait la souris devant le serpent, pour l'instant elle avait l'air sonnée, mais dès qu'elle aurait repris ses esprits difficile de déterminer sa réaction...

Une petite flaque de sang commençait à souiller le sol crasseux tandis que la cuisse du pantalon du brûlé prenait la teinte vermeille de l'hémoglobine, et que l'odeur rance de son sang parvenait aux narines d' Helena... La répulsion la prit au ventre comme une vieille compagne, boire son sang d'aviné n'était absolument pas envisageable. Celui-ci sanglotait tout en tentant d'étancher le flot de liquide vital qui s'écoulait de lui, l'alcool devait lui avoir fluidifié le sang mais il s'écoulerait encore une ou deux heures avant que cette blessure ne soit létale, temps qu'il pourrait employer à trouver un lieu pour se faire soigner...

La vampire allait-elle le laisser vivre, ou bien allait-elle s'assurer de ne pas laisser de témoins derrière elle ? Ça, c'était à elle d'en décider, elle était désormais juge et bourreau...
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

Voyant son adversaire s’affaisser comme une masse, un sang rouge sombre coulant à gros bouillon depuis son entrejambe jusqu’au sol boueux de l’allée, Helena sentit un sourire carnassier s’afficher sur son visage. Quelle puissance phénoménale ! Désormais, la vie ou la mort de tous ceux qui l’entouraient ne tenaient qu’au fil de sa propre volonté. Et ils l’ignoraient tous. Voilà qui ne rendait le couperet que plus doux encore lorsqu’il tombait pour trancher la vie d’un de ces prétentieux arrogants qui l’avaient si vite sous-estimée.

Abaissant immédiatement après le coup sa main gauche devant elle, afin de dissimuler les griffes acérées qui en dépassaient aux yeux de la gamine dans son dos, Helena se rapprocha de sa victime. Certes, il faisait sombre dans la ruelle, et la rapidité de l’action comme sa violence devaient éviter que celle-ci ne voie quoique ce soit d’anormal, cependant, il était inutile de prendre plus de risques que nécessaire.

Se concentrant pour que sa main revienne à la normale, elle saisit une poignée des cheveux gras et sales de l’ivrogne, sa dextre tenant toujours sa dague en main. D’une poigne ferme, elle souleva la tête de l’homme, tournant la position de telle façon que, sans pouvoir se redresser, sa gorge était désormais offerte, libre d’entraves et sans défense. Prête pour le coup de grâce.

Sans trembler, avec un calme froid qui l’impressionnait elle-même, elle approcha rapidement la lame d’acier froid du cou ainsi présenté. Ses gestes étaient économes, secs, précis, comme si elle avait agi ainsi toute sa vie. Un seul revers rapide de la main droite suffit à ouvrir la gorge du gros homme, dont le sang jaillit en volumes énormes depuis la plaie énorme qui barrait désormais son cou de part en part.

Sa vie s’écoulant soudain en flots luisants depuis son cou et son aine, l’ivrogne se serait effondré au sol comme un sac se vidant trop vite, si la solide poigne d’Helena ne l’avait pas retenu par les cheveux. Celle-ci accompagna sa chute, la ralentissant doucement, histoire que le corps ne heurte pas violemment le sol, mais s’y allonge doucement, sans bruit. Désormais accroupie aux côtés du corps, Helena profita du fait que sa position masquait ses gestes à la vue de la gamine pour rapidement récupérer le coutelas qu’elle cachait dans sa botte et en tremper la pointe dans le sang qui déjà rougissait le sol. Ainsi, même si la gamine avait vu du sang voler lors de son premier coup, il y aurait une explication raisonnable à cela. Les gens avaient toujours tendance à croire ce qui semblait crédible, même lorsque ce n’était pas l’explication la plus correcte.

Se retournant alors rapidement vers la fillette tout en se redressant, elle reprit la parole :

« Et voici ta première leçon donnée : toujours avoir deux lames sur soi. Une évidente, qui attirera l’attention de tous, » Helena leva alors sa main droite, tenant toujours sa dague, et dont l’acier était désormais recouvert du sang de sa victime, « et puis, une autre arme » Helena agita sa dague, en un geste qui fit voltiger quelques gouttelettes de sang, « une autre arme qui, elle, sera cachée, invisible. Et quand l’attention de tous se sera fixée sur la première, comme un loup qui fixe un agneau attaché sans apercevoir le chasseur dissimulé, quand ils auront réussi a stoppé ton assaut, alors leur méfiance se relâchera, et plein d’orgueil et de confiance en eux, ils te sous-estimeront. Et c’est là, à ce moment, que tu devras frapper avec ta seconde arme, celle dont tu avais caché l’existence, vite et fort, sans pitié, là où cela fait mal, là où cela saigne. La victoire, cela ne s’acquiert pas avec la violence ou avec la force, mais avec la tête. » Helena s’accroupit face à la gamine et passa ses doigts dans ses cheveux crasseux, écartant délicatement ceux-ci du pauvre visage effrayé qui la dévisageait. « Et désormais, tu vas me suivre, tu me serviras, et en échange, je t’apprendrai à user de ta tête, je t’apprendrai à vaincre tous ces mâles prétentieux, en usant d’un sourire léger, d’un tour de hanche aguicheur, et d’une tête froide et réfléchie. »

Helena se redressa et retourna près du corps désormais sans vie. « Le temps de fouiller ce poivrot imbécile et de récupérer ce qui est maintenant mon dû, et nous nous mettrons en route, il est grand temps que tu fasses connaissance avec la chose que l’on nomme un bain. Et que tu sois revêtue de vêtements propres et honnêtes, plutôt que ces hardes frustres que tu portes actuellement. Et si tu es sage, je te donnerai même une partie de ce que je trouverai sur lui, en gage de bonne volonté. » Tout en parlant, Helena fouillait le corps, le retournant le cas échéant pour ne pas rater le moindre objet susceptible de présenter un intérêt quelconque, même si, au vu de l’état général du voyou, il était douteux que celui-ci porte quelque objets que ce soit qui posséderait une valeur quelconque.

Une fois finie sa sinistre tâche, elle se redressa et, observant sa récolte, se mit à réfléchir à la destination qu’elle lui réservait. En donner une partie à la gamine lui permettrait surement de marquer des points, mais il faudrait que le choix soit fait de manière judicieuse. Inutile de lui donner quoi que ce soit de trop précieux ou de trop… dangereux. Plus une ou deux piécettes, le cas échéant, sans toutefois trop en donner.

Mais ce qu’il convenait surtout, désormais, c’était de lui trouver des vêtements décents et un endroit où la baigner. Hors de question de trainer à sa suite un tâcheron sale et puant engoncés dans les ruines d’un vêtement même pas à sa taille. Cependant, il lui fallait s’assurer auparavant qu’elle avait la pleine collaboration de la fillette, autrement, aussi regrettable que cela soit, il lui faudrait abréger sa vie comme elle venait de le faire pour son ancien propriétaire.

« Alors, petite, pour en revenir à notre marché, avons-nous un accord, oui ou non ? Maintenant que tu es débarrassée de la tutelle puante de ce chien ivrogne, je pense qu’il est pour toi plus nécessaire que jamais de te trouver une nouvelle protection. Et je peux être cette protection. Mais je ne te prendrai que si tu le veux, pas question de trainer derrière moi une gamine sauvage et ingrate, qui ne se soucierait que d’elle-même. Si tu viens, cela doit être de ton propre choix. As-tu déjà décidé, ou bien désire-tu encore cinq minutes de réflexion ? Et puis, tant que l’on y est, présentons nous. Je me nomme Hanna. Et toi, petite, quel est ton nom ?»

Helena avait déjà fixé son plan d’action : elle achèterait rapidement une robe simple, une tenue de fille de paysan pour la gamine, puis emmènerait celle-ci dans une auberge voisine où, pour quelques pièces, elle pourrait surement obtenir un baquet d’eau dans lequel celle-ci pourrait se laver. Plusieurs fois, probablement, si elle voulait que la majorité de la crasse s’en aille. Une fois cela fait, il serait alors temps de lui faire revêtir son nouvel habit, et de se débarrasser de ses anciennes frusques. Il vaudrait même mieux, les bruler, tout simplement, ne serait-ce que par mesure d’hygiène. Mais cela serait du ressort de l’aubergiste.

Puis elle pourrait enfin retourner faire les boutiques et chercher enfin après une robe qui soit suffisamment convenable pour qu’elle n’ait pas à rougir de s’afficher dedans. Même si, en cela, elle serait aidée par les moyens modestes de sa famille noble « d’adoption ». Même si cela risquait de lui couter un bras, elle pourrait probablement acquérir une robe pour une somme qui resterait dans ses moyens.
Et ensuite, il serait temps de se trouver une auberge pour y passer la nuit et se préparer pour le lendemain. En évitant toutefois l’auberge où elle aurait lavé la fillette : rien que cette action serait en soi suffisamment étrange que pour attirer l’attention de l’aubergiste. SI elle prenait une chambre, celui-ci aurait alors tout loisir de l’observer, alors que si elle quittait les lieux juste après le bain salutaire, elle sortirait dans le même temps de la mémoire du tenancier, qui avait surement d’autres chats à fouetter que pour avoir le temps de s’interroger quant à une cliente un peu excentrique.

Et c’est donc en silence qu’elle attendait la décision de la fille, après avoir planifié soigneusement la suite de ses actions. Evidemment, dans un premier temps à tout le moins, la présence de la fillette représentait un élément inconnu dont elle ne pouvait encore savoir à quel point il lui serait facile de le gérer. Mais, sur le long terme, sa présence se révèlerait sans nul doute fort bénéfique. Et déjà, d’ailleurs, sur le court terme, ne serait-ce que pour renforcer sa couverture. Et c’est donc avec une pointe de nervosité qu’Helena guettait la réponse…
Modifié en dernier par Déistra le 10 sept. 2011, 01:52, modifié 3 fois.
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Dame Helena Monerem, noble Lahmiane (niveau: Beauté mortelle)


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Compétences:

- Alphabétisation
- Séduction
- Commerce
- Vision Nocturne
- Sens Accrus
- Acuité auditive
- Corruption
- Baratin
- Charisme

Pouvoirs Vampiriques:

- Brumes éthérées
- Nécromancien-né
- Armes naturelles
- Don du Sang
- Apparence humaine
- Malédiction des Vampires
- Vampirisme

Sorts connus:


.
Les vampires sont vos amis, aimez-les!

Vous aussi adoptez un vampire!

Quant je monte mon dragon, je freine aussi pour les elfes..

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Déistra
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Re: La fuite

Message par Déistra »

[align=]L'ivrogne avait peu de possessions, sur lui Helena trouva une bourse crasseuse contenant une vingtaine de pistoles ainsi qu'une lanière de cuir dans laquelle étaient passées trois petites dents, apparemment d'origine féminine, une amulette qui consistait en ce qui semblait être une vieille patte de chat noir puante, ainsi qu'une pochette de cuir contenant une dizaine de feuillets, visiblement des reconnaissances de dettes d'une vingtaine de pistoles chacunes, les recouvrer demanderait plus d'efforts que la somme ne le méritait, et aucun des noms des débiteurs ne lui disait quelque chose, il s'agissait donc de gens du commun... Chose curieuse, sa main potelée portait une chevalière de prix, sans aucune armoiries toutefois.

A part cela, l'homme ne possédait que les hardes qui le recouvraient, ainsi qu'une assez belle collection de tiques et de puces, qui d'ailleurs commençaient à quitter leur hôte désormais incapable de satisfaire leur appétit vorace... A sa question la gamine haussa les épaules, avant de déclarer d'un air gêné :


-"J'pas vraiment d'nom, l'Brûlé m'appelait toujours Traîne-guenilles, j'ai jamais été appelée autrement... Et pour vous suivre, j'ai nulle part ailleurs où aller, c'est ça ou on m'retrouves demain avec un deuxième sourire, alors..."

Elle haussa les épaules, avant de continuer :

-"Vous avez suriné l'Brûlé, 'vous en doit une. J'vais vous suivre, même si j'sais pas c'que vous trouvez d'bien chez une gamine comme moi..."

Elle la regardait d'un drôle d'oeil, était-ce de l'admiration ou bien quelque chose de bien plus complexe ? On pouvait se le demander, en attendant que la vampire décide de la suite des événements elle dansait d'un pieds sur l'autre, apparemment indécise sur la conduite à adopter...[/align]
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Déistra Noiredextre
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Helena Monerem
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Re: La fuite

Message par Helena Monerem »

Lecteur attentif, attention: une allusion (subtile) à un film se cache dans ce texte. Si tu sais la retrouver, tu recevras un petit quelque chose, c'est promis... (du moins, si tu es le premier à me donner la bonne réponse)

La fouille du poivrot ne s’était guère montrée enrichissante, mais cela ne surprenait pas réellement Helena, qui n’en attendait pas grand-chose. Faisant glisser prestement la chevalière des doigts boudinés du mort à l’une de ses poches, Helena empocha également la vingtaine de pistoles, en en gardant uniquement cinq en main. Elle laissa de côté l’amulette. Elle avait toujours méprisé ceux qui se fiaient à la chance et aux fausses croyances plutôt que de se prendre en main et d’agir. Les créances représentaient un argent qui pouvait s’avérer précieux, mais néanmoins, si elle quittait la ville soudainement, leur utilité serait devenue totalement nulle. D’autant que ces documents pouvaient se retrouver plutôt incriminant si jamais par malheur il prenait l’envie à un prévôt trop zélé d’enquêter sur le meurtre.

Si les débiteurs étaient chanceux, voilà une dette à eux qui tomberait. Plus probablement, elle serait rapidement récupérée par quelqu’un d’autre. Mais qu’importe. Elle ne se souciait guère de ce qui arriverait à de sombres inconnus.
Se redressant souplement, Helena se tourna à nouveau vers la gamine.

« Bien, me voici dédommagée quelque peu de ma peine. Et comme je suppose que cet argent venait probablement plus de toi que du travail de ce gros ivrogne, ces cinq pistoles sont pour toi. Mais, » dit Helena en refermant sa main et en glissant les pistoles dans sa bourse « désormais, tu es à ma charge, et tout comme il te revient de m’obéir, il me revient de t’enseigner. Et voici ma seconde leçon : la patience. Tu auras ton du ce soir, lorsque nous serons installées pour la nuit dans une auberge pas trop miteuse. Et cela sera en même temps ta troisième leçon : parler pour toi-même, et apprendre à réclamer ce qui te revient de droit. Ce soir donc, si tu as bien appris tes deuxièmes et troisièmes leçons, ces pièces seront tiennes. »

Helena agissait ainsi de façon calculée. Eusse t’elle donné les pièces à la fillette qu’il y avait quelques chances que celle-ci disparaisse aussitôt. Et autrement, elle aurait par trop semblé acheter la fidélité de la gamine. La fidélité, cela se gagnait par le biais de la confiance et de l’affection, pas par l’argent. Si Helena avait ainsi démarré leur liaison, celle-ci aurait été par trop artificielle et fausse, et en sortir pour revenir sur quelque chose de plus vrai et authentique aurait été difficile.

Mais en lui promettant les cinq pistoles mais en lui promettant également de ne les lui remettre que la soirée venue, non seulement Helena effaçait cette impression, - et ce, alors même que, en toute honnêteté, elle restait vraie : la gamine serait, au départ du moins, achetée par ces cinq pistoles, elle n’en aurait juste pas l’impression - mais, surtout, en tenant sa promesse, elle montrerait à la fillette qu’elle était fidèle à sa parole et tenait ses engagements. Ce qui était le premier pas vers la confiance. Bien entendu, il était douteux qu’elle puisse gagner la gamine à elle aussi rapidement et aussi aisément, et si c’était bien le cas, c’est que celle-ci était particulièrement idiote ou désespérée.

Mais c’était le premier pas vers la confiance et le respect, et tels étaient les ciments d’une réelle fidélité. Solidifiée par d’honnêtes émoluments le temps venus, voilà qui lui offrirait une servante incorruptible, et à la fidélité à toute épreuve. Et Helena avait bien l’intention d’amener la gamine à ce stade, par de savantes combinaisons de paroles et d’actions. Doucement, gentiment et tout en tendresse, elle pousserait la gamine toujours plus loin dans ses filets, l’enferrant sans même qu’elle s’en rende compte, par des liens aussi doux que la soie, mais plus solide que l’acier.

Et à ce niveau-là, l’idée de lui parler de leçons relevait du coup de génie. Certes, Helena était coutumière de tels traits fulgurants issus de son intelligence hors-norme, mais, néanmoins, il ne peut s’empêcher de se rengorger intérieurement sur sa faculté impressionnante à réfléchir à une vitesse comparable à un cheval lancé au galop sur une piste dégagée par rapport à des infirmes avançant à la chaine dans un marécage embourbé. En fait, l’image elle-même était assez juste en réalité : tous autour d’elle étaient perdus dans les méandres bourbeux de leurs pensées vaseuses, là où elle seule pensait avec clarté et limpidité. Et évidemment, même en voyant la pièce jouée devant leurs yeux, nul ne comprendrait le but réel de ces leçons. Enfin, les buts était plus approprié. Certains étaient évidents, et visibles de tous, mais ils servaient en réalité à en masquer d’autres, bien plus discrets et subtils, mais tout aussi important, si ce n’était plus encore. Apprendre à la fillette à se tenir, à savoir que faire, quand agir et quand ne rien faire revêtait, certes, une importance non négligeable, surtout si elle était censée se faire passer pour une servante de noble.

Mais c’était surtout, en réalité, une nouvelle façon d’emmêler sa proie dans un ensemble épais de pièges sentimentaux qui la perdraient définitivement et finiraient par en faire une servante totalement dévouée à une seule et unique cause : Helena Monerem elle-même. En lui parlant ouvertement de leçon, en lui montrant qu’elle lui enseignait, Helena lui montrait non seulement qu’elle lui préparait un avenir, mais, aussi, qu’elle prenait soin d’elle, qu’elle la valorisait. En lui montrant qu’elle prenait son existence en compte, Helena était certaine de marquer des points sur le compteur personnel de la fille.
D’ailleurs, il était temps de lui trouver un nom. La fille ou gamine, ce ne serait guère pratique. Et quant au sobriquet qu’elle trainait derrière elle, traine-guenilles, ce serait même franchement déplaisant et complètement humiliant. Elle chercha quelques temps dans sa mémoire un nom qui conviendrait. Marguerite n’irait pas, c’était un prénom juste bon pour les vaches. Pareil pour Gertrude. Elle avait connu un jour une Gertrude, et celle-ci avait imité en tout point le physique des vaches qu’elle gardait. Leur esprit aussi, d’ailleurs. Durant le plus bref des moments, elle se demanda ce qu’il était advenu de Gertrude. Probablement maintenant était-elle toujours dans une de ces fermes décaties, flanquée d’un mari ivrogne et obèse, et dotée d’une pleine poignée de marmots braillards et aussi hideux qu’elle, et probablement grosse d’une portée de plus. Enfin, qu’importe ! Elle continua sa recherche…

Carla était trop vulgaire, Anna et Helena trop distingué, et surtout, trop redondant avec les siens, réels ou avoués. Mila était trop kislévite, Berta faisait penser à des betteraves, Ilonna était trop nordique, Irma trop strigani et Hilda trop ridicule. Haaaaa, qu’il était difficile de choisir un nom à la fois simple, mais beau, pas trop exotique, mais néanmoins original. Elspeth laissait une impression étrange, et Isabelle était bien trop beau. Et trop long, aussi. Fiona n’était pas sérieux, et Laurelein l’était trop. Maria-Julia était bien trop élaboré et simplement Julia était trop commun, et Dana trop proche d’Hanna. Mais elle sentit qu’elle approchait. Diana ? Non, trop tarte ! Seules les princesses virginales et farouches portaient bien Diana. Dalhia ? Non, bien trop… horticole. Mais elle l’avait presque sur le bout de la langue, désormais…

Darla ? Hum… Darla sonnait bien, effectivement. Pas trop hautain, mais ne faisant néanmoins pas trop gueux des campagnes profondes. Joli, sans être à la hauteur de son propre nom. Oui, Darla ferait parfaitement l’affaire.il ne restait plus qu’à l’en informer.

« Traine-guenilles n’est guère un nom indiqué pour ma suivante. A compter de ce jour, tu répondras au nom de Darla. Bien, Darla, tu vas me suivre, il y a deux choses que nous devons faire de toute urgence : te trouver de vrais vêtements, et te jeter dans un bain pour t’y laver vigoureusement. »

« Et je vais te donner une dernière consigne avant que l’on se mette en route : le silence. Une bonne suivante ne parle jamais à sa maitresse sans lui en avoir demandé la permission, surtout s’il y a d’autres personnes dans les environs. Cela ne veut pas dire que tu dois te taire : désormais, tu es ma pupille et comme je t’enseignerai, il n’est que normal que tu poses des questions. Cela signifie simplement que tu dois le faire en respectant les formes et, surtout, en choisissant le bon moment. Lorsque je suis occupée à discuter avec quelqu’un d’autre, tu ne m’interrompras que sous les raisons les plus pressantes. Lorsqu’il n’y a que nous deux, tu auras à ce niveau-là davantage de liberté. Mais prend garde à toujours bien respecté les formes, et à demander la parole de manière polie et respectueuse. C’est bien compris ? Bien, allons-y. »

Sans plus attendre, Helena se tourna vers l’issue de la petite allée, avançant sans prêter attention à la gamine. Ouvertement, du moins. Intérieurement, à l’aide de son ouïe aiguisée, elle savait exactement où cette dernière se situait. Arrivée à l’extrémité de l’allée, cependant, elle se tourna vers elle et dit :

« Allons, dépêche-toi. J’avais déjà une journée chargée avant de devoir m’occuper de toi, et, avec toi, j’ai désormais une liste de choses à faire longue comme le bras. »

Tout en veillant à ce que Darla reste près d’elle, Helena commença à progresser dans la rue, à la recherche d’un endroit où l’on vendrait de simples tuniques pour paysan. La servante d’une petite noble de campagne ne porterait de toute façon jamais guère mieux, et cela allait lui permettre de prouver rapidement à la gamine qu’elle était digne de confiance.

Il ne fut guère difficile d’aviser semblable échoppe, et Helena obliqua alors assez rapidement vers celle-ci. Tout en faisant signe à Darla de rester juste à l’entrée, elle-même héla la vendeuse. Elle avait aperçu quelques robes simples qui convenaient parfaitement à ses desseins, et elle comptait bien en obtenir une à un prix défiant toute concurrence. Encore une fois, son talent inné pour la négociation et son charme naturel qui faisait baisser toutes les défenses de ses interlocuteurs démontreraient leur supériorité sur les intellects faiblards qui l’entouraient quotidiennement.

Non loin, une auberge affichait son enseigne pâlie par les intempéries. Bien. Au moins, elle n’aurait probablement pas à aller loin pour trouver un endroit où trouver un bain. Certes, il se pouvait encore qu’il soit impossible d’y laver Darla, et qu’elle devrait poursuivre sa recherche un peu plus loin, mais au moins l’espoir était là.

Et après avoir forcé la gamine à se rincer vigoureusement quelque fois, et avoir jeté (ou peut-être bien bruler) ses vielles frusques, elle pourrait, enfin, se remettre à rechercher une robe digne d’elle-même. Et, malheureusement, le temps dont elle disposait désormais pour ce faire était bien raccourcit : il lui fallait toujours trouver une auberge pour la nuit. Et il était bien entendu complètement hors de question de loger là où elle aurait forcé Darla à se laver : cela risquait d’attirer un peu trop l’attention sur elle-même.

Satisfaite de l’évolution des choses, Helena retourna son attention vers la vendeuse et afficha un franc et joyeux sourire, afin de la gagner au maximum à sa cause. Il était temps de se mettre au boulot…
Modifié en dernier par Déistra le 29 sept. 2011, 19:58, modifié 3 fois.
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Dame Helena Monerem, noble Lahmiane (niveau: Beauté mortelle)


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- Alphabétisation
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