La gueuse raconta pour la seconde fois son histoire, relatant exactement le même mensonge pour le passage de son arrivée avec Engueyran. L’homme buvait ses paroles, une légère veine au dessus la tempe battant à chaque fois que le nom du vil homme qui avait arraché la vie de la princesse de ses lieux était cité. Une fois son histoire finie, l’homme s’inclina au grand étonnement de la géante, et la remercia profondément et sincèrement. Il lui proposa de le suivre sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi, mais elle accepta malgré tout, derrière cette apparence abrupte et bourrue semblait se cacher un homme au grand cœur.
Elle fut agréablement surprise, elle avait raison, il se montrait des plus compréhensif avec les personnes les plus idiotes, dont Odia faisait parti même si elle n’en faisait rien. Sans vraiment prendre le temps de comprendre ce qu’il se passait, la géante se retrouva à ses cotés sur une estrade au milieu d’une foule noire de monde, à laquelle le chef de la garde apprenait l’ombre qui planait sur leurs ville. Les cloches reprirent leurs cliquetis désagréable alors que la foule hurlait avec force sa rage à la fin du discours de l’homme.
La cour se vida très rapidement, laissant Odia avec une poignée de paysan ainsi qu’avec le garde en chef. Ils aperçurent le baron passer dans les parages, maintenant équipé de sa tenue de combat. Qui sait, peut être souhaitait il lui aussi prendre par au combat malgré le chagrin qui le rongeait lentement. Le sergent qui avait à faire maintenant, laissa à la géante la responsabilité de ces quelques âmes. Avant qu’il ne quitte la cour, la géante prit la parole.
- Mein bon m’sieur, lança t’elle au chef de la garde, il f’dra vérifier quels sont les m’yen dont nous disposons pour combattre.
Sans attendre sa réponse, elle se tourna vers son groupe, leur pria de la suivre. Elle se rendait à grande enjambée en bordure du château. Ils devaient piéger les environs, ça leurs donnerai un avantage considérable.