[Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

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Par delà le Grand Océan, bien à l’ouest du Vieux monde, se trouve le continent de Naggaroth, terre des sinistres Elfes Noirs. C’est une région aride et sauvage que les rayons du soleil réchauffent rarement, tant la couche nuageuse y est épaisse, et de terribles tempêtes s’y déchaînent régulièrement.

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[MJ] Le Naufrageur
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[Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par [MJ] Le Naufrageur »

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Cet acte tout entier, suite à sa nature extrême, est entièrement considéré comme 18+. Vous êtes prévenus.


L’indifférence du peuple est mère de toute corruption. - N’Kari, Gardien des Secrets

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Un changement. Voilà ce que Ciriloth a goûté à pleine intensité. Son corps est devenu sensuel au possible, de sa langue jusqu’à ses pieds. Véritable objet de désir, elle ressent une différence majeure dans sa vie. Elle n’est plus aux pieds des uns et des autres, non. Elle a grandi, littéralement d’ailleurs. Son apparence démesurée et charnelle risque de lui causer bien des soucis, mais aussi de lui ouvrir bien des portes. La clé de son pouvoir, son désir démesuré, sa magie, et son manque presque total de scrupule. Elle a sacrifié une amante, aussi innocente et pure que la neige, simplement car un démon s’est levé du mauvais pied.

En parlant de la femelle en question, elle est derrière, dans un des chariots. Depuis la nuit fatidique, elle est devenue addicte à être traitée comme un objet, une véritable traînée. La Corsaire n’est pas plus qu’une vulgaire prostituée aguicheuse désormais. Il est très peu probable qu’il y ait de l’espoir pour elle, son con étant souillé chaque jour et nuit. Elle en veut plus, toujours plus.

Le voyage du retour est rapide. Seulement trois jours les séparent de Ghrond. Chaque nuit, pendant son sommeil, le démon en elle se réveille, et ils commencent la pratique de la Langue Noire. Normalement, elle doit lui offrir des sacrifices, mais il a décidé d’être généreux pour cette première fois. Il résume les bases de sa langue, en lui expliquant bien que lesdites bases n’existent pas. Chaque mot a des sens multiples, des concepts qui n'apparaissent que si on les joint à d’autres. C’est un véritable casse-tête, bien pire que la magikane qu’elle pratique. De plus, les démons ne sont pas les seuls à la parler. En effet, les homme-bêtes, les homme-rats et les premiers tombés parlent aussi le dialecte, mais avec une touche personnelle, différente. Au final, cette langue du chaos est bien ça, chaotique.

Ensuite, elle se réveille. Mälaa, pendant le temps libre du trajet, lui demande des faveurs. Elle veut goûter à ce nouveau corps, se submerger dans l’excès de chair au point d’en étouffer. Bien entendu, étant toujours sous l’influence hypnotique de celle-ci, elle accepte. De plus, la débauche lui plait. Elles sont voraces, et se permettent des dégénérescences conséquentes. Ses talons la poussent à être plus… active. Être derrière les ombres, étudier en se cachant, c’est utile, oui. Mais être sur la scène, sentir les regards affamés sur son physique obscène, ça l’excite, oui. Sa marque de Slaanesh, bien visible sur son ventre, rappelle son allégeance éternelle à celui-ci. Son entre-jambe brûle de passion à chaque fois qu’une paire de globes osent couler un regard sur elle. Elle ne peut s’empêcher de commettre des actes passionnels. Un Dieu lui a fait don de ce corps, pourquoi ne pas en profiter ? Cependant, ses galipettes extrêmes avec la Noble ne lui servent qu'à atténuer son addiction chronique.

En effet, son corps tout entier désire quelque chose qu’elle n’a pas. Elle cherche, mais non, rien n’y fait, elle ne trouve pas. Il y a un manque, un manque qu’elle n’a jamais eu. Elle réfléchit, encore et encore, mais ce n’est pas avec sa raison qu’elle peut espérer trouver la réponse hédoniste. Non, la réflexion échoue, mais l’instinct comprend. Il y a quelque chose à Ghrond, quelque chose qui peut combler ce vide impie que la Slaaneshie désire tant. Son imagination prend le dessus, elle se peint des fresques de folies tellement dantesques qu’aucun artiste ne peut espérer les produire dans le monde matériel. C’est si intense, si fougueux, oh par Slaanesh elle prie pour le trouver au plus vite. Son symbole sacré s’illumine, cette volonté d’apothéose, elle ne vient pas seulement de sa psyché.

Elle regarde à nouveau son amante à l’esprit simple, et un plaisir visuel vient garnir son champ de vision. Le carcasse qu’est Ishaina, est plus belle que jamais. Des bouts de peau et de chair manquent, des cicatrices sur son parchemin naturel racontent une histoire d’amour. Le genre que seuls les meilleurs écrivains peuvent espérer atteindre.

“Tu es une trainée”
“Ton corps, ma queue”
“Salope”
“SALOPE”
“Elle t’aime”
“Avaleuse suprême”
“Tu es une chose”
“Elle ne t’aime pas”
“Salope”

Elle est sublime, une véritable œuvre d’art dédié à Celle qui a Soif. Ses habits déchirés sont en loques, des génies ont percé ses tétons, y ajoutant des petits anneaux dorés reliés par une chaîne. Ses génitales sont devenues difformes. Elle est si heureuse, son sourire est enfantin. Le vrai visage de la Ruine donne les plus belles créations. Dépit d’Effroi en est la preuve incarnée. La concernée adore tourner autour de la géante aux oreilles pointues, comme pour la provoquer un peu. Ses mains sont tripoteuses et viennent saisir les endroits les plus raffermis de la Championne, essayant de provoquer une réaction chez elle.

- Ciri, tu veux pas me souiller ? J’adorais avoir ta langue, ça a l’air tellement magique hein ? Allez, tu veux me faire du mal ? J’ai la chaîne pour ça hihi. Dommage que tu sois pas un mâle, je voudrais trop porter ton enfant.

Ciri ?


Telle une gamine voulant l’attention de sa sœur aînée, elle s'assoit sur les cuisses de celle-ci. Son souffle chaud vient percuter l’épiderme par accoups dû à ses halètements de nymphomanes. Elle est si fière, si brillante de vitalité, Cerowen mérite d’être vénéré pour avoir fait d’elle une vraie chaotique. Cependant, cette perception logique et adaptée est embrumée par un horrible poison, insidieux et traître. Le doute. Est-ce que son sort est mieux que la mort ? Ou est-ce qu’elle avait besoin de transitionner aussi vite ? L’hésitation tout comme sa poitrine est palpable.

Soudain, une autre pensée vient ajouter de l’incertitude. Pourquoi ? Un simple mot interrogatoire, et pourtant, il remet tout en question. Brûler Ghrond, réduire la ville à l’état de ruines aux noms des plus grands Dieux… Mais combien d’innocents et innocentes, comme l’était Ishaina habitent cette ville ? Combien d'enfants subissent les péchés de leurs parents ? Combien de personnes sont écrasées par cette société décadente ? Enfin, une pensée vient s’opposer à ces idées. Si les elfes noirs étaient si innocents, si victimes de leur société, alors pourquoi est-ce qu’elle n’a rencontré qu'une seule elfe digne d’être considérée comme innocente en cent soixante-trois ans d’existence ? Non, les innocents sont de minuscules exceptions. La majorité mérite ce qui arrive à leur porte. Ils payeront le prix de leur arrogance au centuple !

Les Seigneurs des Ténèbres ont choisi sa destinée. Ciriloth Nixsurge l’arrache-cœur, doit l’accomplir, ou elle périra dans d'atroces souffrances. Néanmoins, ils ne se contenteront pas de la simple destruction de la ville-forteresse de Morathi. Ils veulent la voir tomber par le Chaos, voir ses maîtres devenir esclaves des ténèbres. Ils désirent qu’à travers le complot, la corruption et l’infamie, leurs marques s'enfoncent à jamais dans cette terre déjà maudite. Bien sûr, un tel but donne une impression d’impossibilité. C’est une nausée, pur et simple mais toutefois désagréable. Elle connaît son rôle, et n’est pas seule. Combien de temps va-t-elle devoir passer pour préparer son attentat ? Mais il faut bien commencer quelque part, n’est-ce pas ? L’individue gênante sur ses genoux n’a pas disparu, et elle continue de lui parler de drôle de sujet avec une candeur aussi touchante que perturbante.

- Ciri, tu crois que si on avait un gosse, il ressemblerait à quoi ? Ça te plairait de faire un gosse ? Si oui avec qui ? Tu voudrais un garçon ou une fille ? Des jumeaux ? Moi j’aimerais trop porter tes enfants. Tu crois que tu peux faire ça avec ta magie ?

Le sceau pourpre brûle un peu plus fort à entendre une telle invitation, et à celui-ci s’ajoute l’énergie maléfique des Chopines enchantées par un démon. Ensemble, ils étouffent la petite voix de moralité qui tente de faire voir la vérité à la Magus. Elle a un désire puissant de luxure qui vient la titiller. Quel dommage…
Test de VOL de Ciriloth : 12, réussite de peu. Tu parviens à voir la beauté d’Ishaina
Test d’INT : 14, échec de peu. Le doute t’habite :mrgreen:
Test de ??? de ??? : 12
Test de VOL de Cirloth : 16, tu as sacrément envie de lui faire des choses, à Ishaina.
Venez me rendre visite, Aux Récifs

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Ciriloth Nixsurge
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par Ciriloth Nixsurge »

Avant d'être à Ghrond, elle avait plusieurs choses à faire, des conseils à prodiguer, des remerciements à faire et des ordres à donner. Sa tâche surhumaine nécessitait une attention particulière de tous les instants afin de réussir là où tous échouaient. Elle ne pouvait pas se permettre d'être légère, d'ailleurs son air grave pesait sur Ishaina. Elle repoussa la corsaire d'un geste sec de la main, vu qu'elle était là, elle serait la première à bénéficier de son attention. Bien que les propositions d'Ishaina étaient séduisantes, Ciriloth ne pensait et ne souhaitait qu'une seule chose : faire tomber la ville et se tenir à l'étage le plus haut de la tour pour fouiller les trésors de Morathi, voilà quelle était sa définition de l'apothéose. Parce que oui, son plan diabolique comptait une dernière étape égoïste, pour son propre plaisir, elle souhaitait se servir dans les trésors de la Mère une fois que la ville serait au bord du précipice et que cette dernière aurait autre chose à faire que de surveiller son magot.

- Nous discuterons de nos enfants plus tard. Si tu m'obéis bien, si tu fais ce que je te dis et que tu réussis, tes récompenses seront tous les châtiments, tous les plaisirs que tu désires. Pour le moment, je te demande du sérieux. Tu vas enfiler ton armure, être la corsaire que tu as toujours été et tu réaliseras mes désirs à moi pour commencer.

L'espoir de Ciriloth devenait de plus en plus ténu, elle avait pensé à exécuter ou sacrifier la corsaire pour mettre fin à toute cette mascarade, mais son opportunisme avait encore eut raison de la sorcière, ne voulant pas se priver d'une servante, elle avait choisit de se server d'elle.

- Personne ne doit se douter de tes nouvelles croyances, alors, reste normale à partir de maintenant. Si tu n'obéis pas bien, je veillerais à ce que personne ne te touche plus.

Voilà de quoi la raisonner, espérait-elle, au moins un temps. Que cela soit par les armes ou par son corps, Ishaina aurait son utilité dans les plans de la sorcière. Elle conclua.

- Va faire ton travail maintenant et laisse-moi, j'ai encore beaucoup à faire.

Elle ne mentait pas. Ciriloth devait parler à Mäala, essayer de contacter Karazur et parler également à Tom, elle avait beaucoups de choses à dire à beaucoups de ses contacts. Laissée seule dans sa cabine, la sorcière ouvrait son grimoire du chaos pour accomplir le rituel de contact. Si le sorcier du chaos acceptait de répondre à son invitation, Ciriloth dirait ceci à Karazur :
► Afficher le texte
- "Bonjour. J'ai dû m'absentée pour plusieurs raisons, mais surtout parce que j'ai échouée à venir à la Passe du Troll, car Cerowen Juste-Flèche m'a demandée de me rendre quelque part. Pour cela, je m'excuse. Mais, j'espère que notre collaboration ne s'arrêtera pas là, pour plusieurs raisons, écoute-moi, tu ne le regretteras pas.

Mon nom est dorénavant inscrit sur l'Obélisque du Champion et j'ai entendu les Dieux Sombres me demander de brûler Ghrond où mon âme serait perdue. Je cherche à réunir des alliés pour accomplir cet objectif et sacrifier la ville à nos maîtres. J'aimerai réunir les différents cultes, les ennemis de la ville forteresse dans un objectif commun, à commencer par toi qui incarne bien le culte de Tzeentch. Tu pourrais me rejoindre, avec tes alliés, dans la ville et m'aider, tu en as les capacités. Tu serais le meilleur allié dont j'aimerai être entourée et je suis sincère lorsque je le dis. Maintenant, tu te dira, mais comment peux-tu me faire confiance alors que j'ai échoué ? Tout d'abord, ai-je vraiment échoué ? J'ai réunis un culte de Slaanesh, je suis devenue championne, je suis devenue plus forte et j'ai attiré l'attention de nos maîtres, c'est quand même impressionnant.

Si tout cela échouerait à te convaincre, alors, je ne te demanderai qu'une seule chose : porte ton attention sur la ville, de loin, réunis des alliés dans le Nord pendant que je déstabilise la ville, que je mets à feu les garnisons, que j'ouvre les prisons, le jour venu, j'ouvrirai les portes de Ghrond aux guerriers du Chaos et à tous ceux que tu auras pu réunir. Mon objectif est le même, à l'intérieur de la ville j'essayerai probablement de réunir les cultes de Slaanesh, Tzeentch, Nurgle et Khorne dans un objectif commun, si cela est possible. Ceux de Slaanesh peuvent corrompre, ceux de Tzeentch trahir, ceux de Nurgle empoisonner, ceux de Khorne détruire. Contre tout cela en même temps, la ville ne résistera pas.

En outre, voici ce que je te demande si tu es intéressé par ma proposition : de préférance me rejoindre à l'intérieur de la ville et manigancer avec moi sa chute ou alors réunir les différents cultes depuis l'extérieur. Je sais que ce que je demande relève de l'impossible, mais ce qui m'a été demandé par les Dieux est impossible. Accepterais-tu de défier l'impossible à mes côtés ? Sachant que cela est la volonté du Prince Noir et du Mystificateur. Comme une dague, nous serons prudents et décisifs. Sinon, si rien de cela ne pouvait te convaincre de nous entraider, aurais-tu au moins une idée ou un conseil ?"


Voilà ce qu'elle voulait dire à Karazur. Elle espérait, cela faisait beaucoups d'espoir à la fois, que ses arguments impactent le sorcier, qu'il soit sensible à son argumentation et que lui aussi puisse entrevoir ce qu'elle voyait : de nombreux ennemis, dispersés, à réunir dans un but commun. Plus facile à dire qu'à faire, sinon cela aurait déjà été fait depuis longtemps, mais cela ne voulait pas dire que la tâche était impossible ou ne pouvait pas être au moins partiellement réalisée.

Ensuite Ciriloth alla voir Mäala pour parler avec elle et programmer la suite des événements, il était temps d'avoir une discussion sérieuse sur leurs plans et la réalisation de ceux-ci. Dans un premier temps, la sorcière tenait à moindre mesure le même discours à la noble et suggérait de s'organiser pour trouver les ennemis de la ville et de leurs venir en aide.

- Nous pourrions nous renseigner sur ce qui déstabilise la ville, les problèmes de la ville ? Un manque de ressources ? Des voleurs qui sévicent ? Voir du côté des prisons ou des esclaves ? Trouver des alliés, des problèmes, aider les premiers et amplifier les secondes ?

Surtout, Ciriloth se posait deux questions auxquelles il était temps qu'elle ait une réponse à présent.

- Vas-tu enfin me parler de tes plans ? Pourquoi avoir fait des captures dans le Nord ? A quoi penses-tu ? Je crois qu'à présent nous pouvons parler un peu plus franchement et commencer à mettre en œuvre tes idées.

Encore plus tard, après sa discussion avec Mäala, ce fut avec Tom que la sorcière entrait en contact. Oui, elle demandait l'avis de tous ses alliés, elle parlait avec eux et cherchait conseils et aides auprès d'eux.

- Merci pour ton aide. Je te sacrifierai des âmes, sois-en certain. J'aimerai bien avoir ton avis sur tout ceci. Qu'est-ce que tu ferais toi pour faire chuter Ghrond ? Aurais-tu un avis ou des idées ? Après tout, tu aurais tout intérêt à ce que la ville tombe, car si tu y participes à cette chute, nos maîtres te verront certainement avec un regard bienveillant. Bien sûr, si je devais échouer tu aurais mon âme, mais une âme n'est-ce pas ridicule par rapport à tout ce que la chute de la ville pourrait t'apporter ?
Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
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Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.

Possédée par un Démon de Slaanesh.

Connaît la vérité sur la magie.

Ses relations : Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.

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[MJ] Le Naufrageur
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par [MJ] Le Naufrageur »

La corsaire est déçue, oui, pas qu’un peu. Être rejetée, même temporairement, n’est agréable pour personne. Elle baisse les yeux, et se recule pour embrasser les pieds de sa maîtresse comme s’il était couvert de nectar. Mais elle comprend, car son désir d’être enfanté par la sorcière est plus grand que sa fierté, ce qui n’est pas difficile vu ce qu’il en reste.

- D’accord, j’obéirais. Je vais trouver des autres vêtements. Mon équipement est à l’arrière, facile à trouver. Je vais devenir ta garde du corps. Ce sera mieux, ouais. Attention à ne pas te surcharger les épaules, je ne voudrais pas que tu sois trop fatiguée pour m’enfanter…

Elle repart, en embrassant à nouveau les petons de la géante aux oreilles pointues. Elle doit tellement l’aimer, plus que n’importe quoi. Un jour, peut-être, Ciriloth sera capable de voir son amour, et de lui offrir un peu du sien. L’espoir demeure, Dépit d’Effroi attendra son heure. Elle revient, comme si rien n’avait changé par rapport à avant cependant, quelque chose reste différent. Dans ses yeux, une lueur malsaine, peut-être folle, se balade à chaque regard qu’elle coule vers son amante. L’idée d’être mère n’a clairement pas disparu, elle est juste refoulée, pour l’instant.

Ensuite, désormais seule, la magicienne tente d’invoquer sur elle le pouvoir des Dieux Noirs. Elle canalise les vents, et tente de les transformer pour obtenir le pouvoir escompté. Hélas, un mot de travers fait échouer le sort. À la place, des étincelles sont projetées du bout de ses doigts et éclatent après une courte distance. Les étincelles sont de toutes les couleurs, c’est assez rigolo. Tant pis pour le sort, elle passe au rituel de communication. Elle le connaît bien, presque par cœur. Le grimoire ouvert projette une fenêtre vers ailleurs, le bureau de Karazur. Celui-ci est calme, en train de manger un bon repas chaud. Il écoute sans broncher la tirade demandant son aide, son assistance dans le plus grand projet de la vie de Nixsurge.

- Tu n’as pas besoin de me justifier quoi que ce soit, tu sais ? C’est bien gentil, je ne dis pas, mais je ne t’ai jamais demandé de comptes à me rendre. Du calme. Je suis au courant pour l’Obélisque, tu ne le sais pas, mais j’y étais, moi aussi, comme observateur.

Tu es impressionnante, oui. C’est bien pour ça que je ne peux pas t’aider. M’allier à toi, implique que ton échec devient le mien, mais ta réussite, reste la tienne. Tel est le fardeau des chefs. Il est très peu probable que tu trouves d’autres cultes dans la ville. Les elfes ne sont que peu sensibles à la plupart de nos Dieux.

La Corneille ? Ils vivent éternellement. Quel intérêt ? Le Molosse ? Ils ont déjà des Dieux pour le massacre, le meurtre et la vengeance. Le Corbeau ? Dans une ville remplie de sorcières, être un serviteur du dieu du changement est suicidaire.

Il reste donc le Serpent. Ton amie, Mälaa, en est un exemple parlant.

À t’entendre, je n’ai qu’une crainte, Ciriloth. Que tu fasses trop de choses en même temps. C’est l’erreur la plus commune qui soit. Je ne peux que te donner ce conseil. Plutôt que de t'emmêler les pinceaux, fais une chose à la fois. Une brique, puis une autre, puis une autre. Prends ton temps, fais bien les choses. Tu éviteras la plupart des ennuis, et tu pourras retomber sur tes pattes. Car si la fondation est solide, le bâtiment tiendra le coup.

Commence par les essentiels. Quelle sera la base de ton pouvoir ? Avec quels moyens comptes-tu agir ? Et surtout, cesse de chercher des alliés. Cherche des futurs esclaves, des faibles à manipuler à souhait. Les seuls alliés que tu peux avoir sont ceux qui sont proches de toi et dévoués plus que tout.

Quand tu inscrivais ton nom sur le Monolith, j’ai discuté un peu avec ton convoi. Je n’étais pas loin. La femme avec les cicatrices t’es dévouée, elle. C’est ce genre de personne que tu dois garder près de toi. Il faut donc les tempérer, éviter qu’ils explosent. Mais il faut éviter de les refroidir, de les mettre de côté trop longtemps. Tu risques de perdre la fondation de ton pouvoir si tu commets une erreur pareille.

Gâte tes alliés autant que tu leur donnes le bâton. Réserve le fouet à tes ennemis. Ainsi, la base de ton pouvoir sera grande.

Qui sait, si les Dieux m’en donnent la permission, nous nous reverrons lors de la Chute. Peut-être même avant.

Que le sang de tes ennemis viennent ruisseler à tes pieds sans que tu n'aies à lever le petit doigt.

Je suis fière de toi, Championne.


Il lui offre un clin d'œil et un sourire honnête. Il n’a rien à gagner, rien à perdre, lui. Il est libre. D’un petit signe de la main, il dissipe la magie. Le rituel étant terminé, est-ce que c’était un échec ? Non. Elle sait désormais beaucoup de choses, sensées, réfléchies, pratiques. Le Chanteguerre est l’un des plus beaux cadeaux qu’elle a connu. Sans lui, elle ne serait jamais devenue une future Élue. Sans lui, elle n’aurait jamais rencontré ses deux femmes. Sans lui, elle n’aurait jamais su comment réagir face à son démon. Sans lui, est-ce que l’Obélisque l’aurait acceptée ? Et qu’est-ce qu’il a demandé en retour ? Un peu de respect ? Rien de plus ? Un humain plus honnête que n’importe quel elfe. Peut-être que c’est pour ça, qu’il a réussi là où tous les autres ont échoué. Ses conseils sont donc incroyablement précieux. Mais est-ce que la boucherie sur pattes peut le comprendre une dernière fois ? Il faut espérer, c’est sa vie qui est en jeu après tout…

En parlant de chose précieuse, voilà qu’elle se dirige ensuite vers sa reine, sa deuxième femme. Dichroniik profite tranquillement d’une tasse de thé chaude. Un petit plaisir personnel. Elle invite son amante à s'asseoir en face d’elle. Désormais, elles massent chacune les pieds de l’autre. C’est confortable, ça fait du bien. Elle ouvre ses écoutilles. Elle n’a pas l’air très contente de toutes les questions de sa cadette.

- Oui, bien sûr. Nous allons devoir observer avant d’agir. Comme une partie d’échecs, il faut connaître chaque pièce du plateau. Ensuite, une fois qu’on saura quels seront nos mouvements les plus intéressants, nous jouerons.

Tu n’as pas d’autres alliés là-bas, ou alors très peu. Ils ne méritent que d’être des outils, des chiens à nos bottes ! C’est ça la difficulté. Nous sommes seules contre une marée d’emmerdes. Et si la marée apprend ce que nous sommes, je crains que nos vies ne soient perdues.

Ohhh, Ciriloth. Tes questions sont agaçantes car j’y ai déjà répondu par le passé ! Je te l’ai dit, je suis parti au nord pour trouver des candidats à ma flamme. Des candidats pour être mes hommes, mes cultistes. Il faut que je remplisse mes rangs ailleurs que dans ma ville natale. C’est suspect ou sinon. C’est comme ça que je procède.

Ghrond est sans pitié, tu le sais déjà. Mon culte doit être puissant, et ce voyage m’a permis de le rendre plus puissant que jamais.


Elle se lève, un sourire met en valeur ses lèvres pulpeuses. Elle s’approche, et vient se loger dans les bras de la colosse. Elle commence alors à l’embrasser, à mélanger leurs langues. C’est si doux, si agréable, son parfum vient pénétrer les narines et attaque le cerveau. Elle regarde droit dans les yeux sa femme, et l’embrasse à nouveau, longuement et tendrement. Elle lui murmure des mots doux à l’oreille.

- Je suis heureuse de voir que ma belle femme est si proactive. J’adore. Je suis prête à te soutenir dans ta quête. C’est un honneur pour moi. Je te promets de t’aider, mais il va falloir m’écouter aussi, pas vrai ? Je suis quelqu’un de bien pour toi, je suis de confiance. Je sais ce qui est bon pour toi.

Elle s’allonge alors sur le sol, et écarte ses jambes, montrant son con. Elle glousse un peu d’ouvrir toutes ses lèvres ainsi. Elle secoue ses hanches et relève sa robe jusqu’au ventre.

- Tu te rappelles quand on était dans le donjon d’Ashrak, ce que je t’avais demandé. Tu es mon alliée, mon héritière. Tu es ma femme, ma dulcinée. Nous serons à Ghrond demain. Nous irons dans mon manoir, tu verras, c’est magnifique. En attendant, que dirais-tu de commencer à consommer notre mariage hihi ? Maintenant.

En un instant, elle communique avec l’esprit du démon. Il répond du tac au tac, la discussion toute entière ne prenant qu’une seconde. Il répond avec une voix un peu plus douce que d’habitude.

- Je ne suis pas censé t’aider. Ils m’ont désigné comme étant ton bourreau, ton exécuteur en cas d’échec. Mais oui, je désire comme toi la chute de cette ville. Écoute, tu as raison. Je vais essayer de t’aider, mais évite de le dire à qui que ce soit. Je tiens à vivre.

Je ne connais rien de Ghrond. Je te recommande donc une base d’opération ou rien ne viendra mettre des bâtons dans tes roues. C’est tout. Mon aide, tu la veux ? File-moi des âmes alors. Désolé mais c’est ainsi.


L’entrevue mentale terminée, elle voit devant elle la Dame qui commence à se toucher les zones érogènes. Elle lui fait un bisou de loin ainsi qu’un clin d'œil peu discret. La Traîtresse ne peut s’empêcher de saliver et d’avoir chaud. Son désir explose presque à la surface de son épiderme tandis que ses temples d’Atharti commencent à brûler autant que sa marque…
Test de CHA(+3 car c’est Ishaina, -2 car tu la repousse) de Ciriloth : Réussite, de peu, mais réussi quand même.
Test de MAG (+0) pour Bénédiction des Maîtres : 20, échec critique. Fiasco mineur. 1d13 (6)
Pétard magique : De petites étincelles éclatent du bout de vos doigts et explosent en vol. C’est festif !
Bon bah ça va.

Pas de bénédiction pour le rituel. Je considère que tu maîtrises le rituel. Donc pas besoin de faire des jets.
Test de CHA(+ ??? ou - ???) de Ciriloth : 1, réussite critique. Très bien, il va t’expliquer quelque chose de très important.
Test de CHA(+0) de Ciriloth : 15, échec. Mälaa va être un peu sèche.
Test de CHA (-2) de Ciriloth : 1, réussite critique. Tom va être clair.

Test de Séduction de Mälaa (+2) : 3, réussite très large
Test de VOL (+0) de Ciriloth : 16, échec de 4 degrés.
Victoire totale de Mälaa. Tu as vraiment envie de consommer le mariage. Sauf si tu préfères les malus de l’addiction pour les perdre plus tard ?
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par Ciriloth Nixsurge »

- Merci pour ces sages paroles Chanteguerre. J'espère réussir et vous voir à mes côtés ce jour-là, au moins pour nous rencontrer.

Elle avait écouté tous ses alliés avec attention et elle était d'accord avec eux sur tous les points, tous les quatre procuraient des précieux conseils, elle tenait à eux et devait veiller à tous les garder près d'elle, cela était vrai. Il était également vrai qu'elle était très dure avec Ishaina et qu'elle mettait le corsaire de côté, mais elle saurait se rattraper durant les quelques moments de calme qu'elle arracherait à la ville. Gâter et utiliser le bâton, le mélange était subtil, à trop faire le premier, on paraissait pour un faible et à trop faire le second, on paraissait pour un tyran. À présent que tout était écrit dans les fils du destin, les dés étaient jetés. Pour atterrir sur le bon numéro, Ciriloth avait reçu des bons conseils, mais arrivera-t'elle les mettre en œuvre comme elle se devait de le faire ? C'était autre chose. Elle remercia Karazur et Tom pour leur aide et accepta la demande du second de le fournir en âme, elle comprenait son envie de friandises au démon qui l'habitait, dommage qu'elle n'avait plus une Rovhith sous la main à sacrifier là maintenant, mais l'heure d'une seconde Rovhith adviendrait tôt ou tard. Ciriloth avait même une idée qu'elle réservait dans un coin de sa tête pour être crédible au Couvent si pour une raison ou pour une autre elle devait y retourner.

- Si l'occasion se présente, que je le peux et que j'y arrive, j'essaierai peut-être, je dis bien peut-être, de te fournir une âme de sorcière, répondait-elle à Tom

Toutefois, respectant les conseils de Tom et de Karazur, elle avait décidé de ne pas s'éparpiller et de bâtir la chute de Ghrond pas à pas, brique par brique. Cela commençait par bâtir une base solide que personne ne pourrait trouver. La sorcière avait quelques idées, ce manoir dont Mäala parlait ou encore le sanctuaire où elle se cachait avait de partir dans le Nord, mais était-ce vraiment les endroits les plus sûrs de la ville pour cacher une secte maléfique et malsaine ? Elle balaya vite l'idée de bâtir sa base près du Couvent, se cacher sous les yeux de ses ennemis ne lui semblait pas être un bon dicton avec son peuple. Elle avait une autre idée, là où personne ne faisait jamais attention, où personne ne regardait et là où le pouvoir de Slaanesh était le plus fort, là où il ne fallait pas sous-estimer l'influence de celles et ceux qui y travaillaient : les bordels. Qui faisait attention aux prostituées ? Elles n'étaient rien que des sacs où les soldats allaient se divertir, souvent ils buvaient et parlaient un peu trop, les demoiselles de la nuit avaient le pouvoir d'influencer les petits comme les grands, entendre les complots et les secrets. Bâtir une base en plein bordel et faire des prostituées ses esclaves, cela était une possibilité aux yeux de Ciriloth. Quand bien même l'idée pouvait être séduisante, une question restait en suspend : comment se mettre les prostituées dans la poche ? Bref, c'était juste une idée comme ça qui n'aurait peut-être plus jamais d'échos.

Mäala était experte pour prendre son temps tout en prenant du bon temps, elle était une tempête très calme qui profitait allégrement de la vie, une vraie adepte de Slaanesh. Quant à Ciriloth, ses muscles étaient tendus et elle ne pensait plus qu'à ses plans, sa vie était en jeu après tout. Se relaxer avec une guillotinne au-dessus de la tête n'était pas forcément facile. Mais, elle accepta, ce soir, de se prendre au jeu avec sa seconde femme, de profiter avec elle et de lui donner ce dont elle avait envie, pour recevoir en retour un peu plus tard.

- Voici mon cadeau pour notre petit mariage arrangé : accomplissons tes désirs pour une nuit.

Ciriloth profita de sa soirée avec la compagnie de Mäala, comme la noble le souhaitait, la consommation avait lieu dans la chaleur du culte, avec des accessoires ou des pratiques déviantes pour faire honneur au Prince Noir. Nixsurge honnora longuement celle qui devenait, peu à peu, sa femme. Elle utilisa son nouveau corps pour faire découvrir à la noble à quel point un corps pouvait être danse et moelleux à la fois, à quel point une langue pouvait être extatique, à quel point la sorcière pouvait chasser tous les secrets de sa partenaire, jusque dans les recoins les plus profonds, les plus intimes de la noble. Elle invita même Ishaina à les rejoindre pour être à plusieurs et s'amuser ensemble. Pour cette soirée un peu spéciale qui inaugurait la nouveauté et le changement, Ciriloth se proposa même à réaliser certain des fantasmes de ses deux amies.

Au petit matin, la sorcière proposa de se cacher pour retourner en ville. Elle préférait être prudente et ne pas attirer les soupçons, car une noble, une sorcière et une corsaire ensemble, un tel trio aussi inhabituel ne pouvait que faire poser des questions. Pour le moment, il valait mieux que personne en ville ne puisse faire le lien entre elles trois.
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Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.

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Connaît la vérité sur la magie.

Ses relations : Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.

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[MJ] Le Naufrageur
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par [MJ] Le Naufrageur »

Une nuit. Une soirée de débauche, de plaisirs charnels fous. Seulement une nuit ? Son addiction, ses chopines et sa marque disent tous l’inverse. Pour consommer leur mariage, une occasion particulièrement spéciale, Mälaa décide de sortir le grand jeu. Elle accepte d’inviter Ishaina, ce trio, comme à leur rencontre, va passer un moment exquis. Elles se lovent et partagent une couchette, celle de la carriole de la Noble. Couvertes de fluides, les femmes s’offrent le plaisir à travers les zones les plus sensibles de leur corps. Certaines, autrefois inaccessibles le deviennent grâce au cadeau serpentin de la sorcière. La salive coule comme une fontaine, tandis qu’elles atteignent un stade frénétique. Les doigts de la corsaire viennent glisser sur le ventre de la noble, allongée à côté d’elle. Ils plongent plus bas, et font leur œuvre humide. Les gémissements sont étouffés par la masse de chair autour des hanches de Nixsurge, qui viennent se frotter au beau visage de la doyenne. Dépit d’Effroi imite l’idée, venant goûter à nouveau au nectar à la source elle-même. Assoiffée, elle attaque le temple d’Atharti, chatouillant et mordant la surface rose comme une maniaque. Les hurlements silencieux de la Dame, ses tremblements dignes d’un carrosse sur une route en pavé, et les ablations qu’elle offre sont un véritable plaisir. Libérée de sa prison de bonheur, elle décide de se venger de la guerrière.

La roublarde est poussée sur ses fesses, tandis que Dichroniik vient imbriquer et coller l’épiderme de leur jambe. Elles commencent alors une danse endiablée et haletante. La plus grande vient prendre d’assaut le torse de sa première femme, jouant avec comme de l’argile. Elle vient mélanger sa langue avec elle, descendant jusqu’à atteindre son ventre. Ses papilles sont en feu et ses yeux sont pleins de brouillard. Sans rompre le baiser Bretonnien, elle donne des accoups de hanche pour aider la deuxième femme à maintenir la cadence. Quelques instants après, la trainée abandonne, souillant le tissu et bien plus à jamais. Un court instant, de tranquillité et de récupération s’écoule, enfin, l’acte final. La femelle aux cheveux d’argent dégaine un objet qui adopte une forme du Prince. Lié à une ceinture, elle s’équipe de son outil. Elle se couche, nuque contre coussin, et invite avec un mouvement de main la colosse aux oreilles pointues de s’approcher. Elle s’installe et s’assoit sur le bas-ventre de l’autre, profitant d’un éclair de jouissance. Encore et encore, comme si son propre esprit avait perdu la raison, elle vient s’ancrer sur elle avec une violence débridée. Soudain, prise par surprise, la moins belle des trois imite celle au sang bleu. Elle presse sa poitrine contre le dos et vient serrer violemment les porte-laits immenses et raffermis. Elle vient elle aussi s’installer, mais à la porte toujours inoccupée. À deux contre une, la magicienne perd espoir de victoire. Plusieurs minutes passent, et son ventre montre des fresques mauves tandis que des veines tracent leur chemin comme des racines. Son milieu déformé, elle veut hurler à la lune, de joie, de bonheur hédoniste. Elle oublie combien de fois elle a perdu les eaux, sa tête est brumeuse. La Championne s’effondre, un rictus malsain impossible à déloger sur son beau visage. Elle est satisfaite, bien trop. Elle s'endort poing fermés, et rêve de choses plus simples.

Le lendemain, elle se réveille aussi légère qu’une plume. Elle retrouve ses habits, les seuls qui restent sur la couchette jaunie. Elle met ses collants, ses sous-vêtements extrêmement fins et doux, sa robe au puissant décolleté, ne laissant que bien peu à l’imagination. Désormais prête, la journée peut commencer. La terre n’est plus simplement neige et glace. Désormais, elle est aussi en pierre gris foncé, couverte d’une fine couche de cendre et de poussière. Les nuages sont noirs, remplis d’une pollution toxique. Au loin, une immense montagne, non. Malgré sa taille imposante, ses grandes tours et son cœur gigantesque, Ghrond n’est pas une montagne. La plus haute des constructions, est le donjon de la plus puissante femme des Elfes Noirs. Morathi, sorcière matriarche de Ghrond, seconde épouse d’Ænarion et mère de Malékith, Roi Sorcier de Naggaroth. Sa terrifiante magie a modelé au fil des millénaires la région à son image. Monstrueuse, malsaine, corrompue, indifférente et cruelle. La nature n’est pas morte, elle n’a jamais réellement vécu. La faune est limitée, et souvent monstrueuse. Harpies, trolls grands et petits, enfant du chaos, serpent de terre, oies géantes du Khainada, et bien d’autres. Ce qui remplace la flore, n’est que des amas de cristaux qu’on trouve parfois dans des formations géologiques à la surface. Au centre de cet enfer sur terre, se trouve la ville du Couvent Noir.
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Des centaines d’individus essaient chaque jour d’y entrer, comme des fourmis tentant de rentrer dans la fourmilière, rejetées car la reine de celle-ci ne les reconnais point. Ils vivent donc dans des espèces de bidonvilles, à l’extérieur des énormes murs en marbre noir. Ils souffrent donc des horreurs de la nuit, et du jour ! Quand un troupeau de Tregaras sortent de la terre pour trouver leur pitance, ce sont toujours eux qui finissent comme repas face à ces mantes religieuses géantes.

La ville est divisée par des frontières invisibles mais réelles. Au centre, le Couvent Noir et le Donjon de la plus grande des salopes. Au Nord de la cité se trouve l’Enclume, le quartier pauvre mais néanmoins abrité par les murailles. C’est là-dedans que se trouvent les pauvres, mais surtout les esclaves qui doivent extraire les pierres précieuses et l’or des souterrains. De l’autre côté de la Tour se trouve le Marteau. Le nom, loin d’être hasardeux, est le quartier des petits nobles, des esclavagistes et des artisans talentueux. Le marteau frappe l’enclume, toujours. Au sud, se trouve la Bougie, la zone religieuse où se trouve le culte de Khaine, d’Atharti et du Cytharai en général. Nombreux sont les temples et autels qui y sont logés depuis la création de la ville.

Le Champ et la selle, les bidonvilles mentionnés précédemment. Ceux qui y vivent sont considérés comme des vermines incompétentes, gardées en vie uniquement pour servir de bouclier vivant contre les problèmes extérieurs. Au-dessus de ce trou à rats mutants, il y a la Marche du Nord. Les cavaliers noirs de Ghrond, ainsi qu’une partie de la garnison cohabitent là-bas avec les mercenaires et armadas de corsaires locaux.

Enfin, la petite gemme, réservée aux dynasties et grandes familles eltharines, la Couronne. Grands manoirs luxueux, jardins artificiels et magasins exotiques composent le plus riche des quartiers de Ghrond. Il est facile d’imaginer que la demeure de Mälaa Dichroniik y ait pignon sur rue.

Chaque quartier fait preuve de ségrégation envers les autres, ils ont même des milices séparées, à part l’Enclume et Le Champ et la Selle bien sûr. Ces petites forces armées varient en moyens et en taille en fonction de l’importance de leur lieu de patrouille. Le Marteau est plutôt bien protégé, mais la Couronne est réellement imprenable.

Ils approchent dans des tenues plus commodes de l’entrée des Bidonvilles. Leur convoi arrive à la porte. Les gardes voient qu’ils n’ont pas affaire à des gueux.
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La sang-bleue sort de la carriole, et discute avec les gardiens. Après quelques secondes, elle fait glisser sa bourse dans la main du mâle, qui lui palpe les fesses très légèrement avant qu’elle reparte. Il fait signe vers le haut, et un bruit métallique s’enclenche. La barrière d’acier s’ouvre légèrement, de quelques mètres de large. Ainsi, les véhicules peuvent passer. Certains malins, des resquilleurs, tentent de forcer le passage. Ils sont abattus par des volées de carreaux d’arbalètes à répétition. Seul un chanceux est parvenu à passer, étant seulement blessé à l’épaule, il continue de courir dans la ville. Loin des gardes…

Les émeutiers morts ou loin, les soldats laissent les cultistes entrer dans la ville sans encombre. Ils parcourent ses rues. Les maisons sont soit en marbre pour les plus riches, soit en pierre noire et briques pour les plus pauvres.
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Traversant les quartiers, ils arrivent enfin à la Couronne, ou du moins, à la lisière de celle-ci. Les pavés sont droits, les trottoirs entretenus, et aucun cadavre ne traîne par terre. Merveilleux. Au détour d’une ruelle, après un parc, ils arrivent enfin à destination. Le manoir de Dichroniik. Il est plutôt grand, un peu isolé, mais plutôt pas mal. Son modèle est récent, la pierre ne doit pas avoir plus de deux cents ans à première vue.
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Les serviteurs viennent débarrasser le convoi de tout ce dont ils ont en trop. Désormais libre et pieds à terre, la maîtresse des lieux discute avec Ciriloth et Ishaina de l’endroit. La dernière est impressionnée.

- Vous allez adorer ma petite maison. Trois étages, une quarantaine de pièces. Dix chambres, cinq salles de bains, quatres cuisines, onze pièces de vie dont un grand salon, et le reste est anecdotique. Sauf la cave. Je garde le meilleur et le plus important dedans. Vous verrez plus tard. D’abord, passons dans mon bureau. Troisième étage, aile centrale.

Elles montent les escaliers, suivent les couloirs et arrivent dans une belle pièce tapissée, avec un grand bureau, et surtout, une carte de la ville annotée. Elle ferme la porte derrière elles, et s’installe à son bureau dans une grande chaise longue. Devant, trois autres chaises longues en cuir rouge attendent les deux jeunes femelles.
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- Bon, mes chéries, je vais être brève. La tâche confiée par les Dieux va nous demander de nous réunir souvent ici.

Mon manoir peut nous servir de base d’opérations, oui. C’est logique et c’est le mieux. Cependant, pas une pièce, pas une ressource m’appartenant ne sera dépensées pour mettre à genoux la ville. Ils surveillent les comptes des plus riches. Une idée de la grosse salope incestueuse qui dirige le coin.

Sans argent en grande quantité, il va nous être impossible d’agir. Pas de pots-de-vin, pas d’achats de mercenaires et d’assassins, rien, nada. L’argent sera le nerf de notre guerre.

Donc, il nous faut du fric. Du fric qu’on ne peut pas tracer à nous, à moi. Si possible en afflux constant…

Des idées ?
Elle regarde ses deux femmes, un sourire carnassier aux lèvres rouges. Elle a raison. Mais quelle source de monnaie peuvent elles espérer trouver ? Comment ? Des questions... mais pas existentielles pour une fois. Il y a donc des solutions, beaucoup de solutions.
Test de VOL(+0) de Ciriloth pour se libérer de l’hypnose : 20, échec critique. Encore. Bon bah durée prolongée.
Test de ??? de ??? : 14. Effect inconnu
Test de ??? de ??? : 18, effet aussi inconnu
Test de ??? de ??? : 16, effet encore inconnu.
Bordel. Ils le font exprès ou quoi ? :mrgreen:

Test d’INT (+4 car tu as vécu pas mal de temps ici) : 4, réussite très large.
Test de Perception (+2) de Ciriloth : 10, réussite de peu. Tu vois le pot de vin.
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par Ciriloth Nixsurge »

Ciriloth connaissait particulièrement bien les trois quartiers centraux de la ville, le Marteau, là où elle était née, elle se souvenait de quelques rues où elle passait son temps et de la maison qu'elle habitait petite. A l'époque où elle vivait à la rue, l'Enclume lui était aussi connu que l'intérieur de sa poche, mais plus d'une cinquantaine d'années à vivre au Couvent la séparait de sa vie d'avant et les deux quartiers devaient avoir bien changés depuis tout ce temps. Enfin, bien entendu, elle était chez elle au Couvent. Quant à la Bougie, elle s'orientait très bien dans les rues dédiées à Atharti ou à Hekarti, mais elle évitait avec précaution les massacreuses de Khaine, ces buveuses de sang foller à lier. Si sa mère n'avait pas rencontré son père, celle-ci aurait été une Furie, une épouse dévouée au sang et au meurtre, et Ciriloth ne serait pas née, une drôle d'anecdote que la sorcière raconta à Mäala et Ishaina. Car il n'était pas courant, chez eux, de renoncer à une carrière aussi prestigieuse par amour, le comble de l'incongru, la fille s'apprêtait à défaire ce que la mère protégeait. Son père lui racontait à quel point sa mère était impitoyable, cruelle, sadique et comment elle aurait pu devenir une Matriarche si ce destin lui avait été reservé, au lieu de ça, elle était devenue une assassin. Morale de l'histoire : l'amour ne paye jamais, vivez égoïstement, évitez les enfants et ne sortez pas sans armure quand vous êtes une femme.

Au moment où Mäala cracha son venin sur Morathi en la qualifiant de grosse salope incestueuse, Ciriloth se mit à rire à gorge déployée pendant quelques secondes sans savoir s'arrêter, pliée en deux, elle tenait ses poumons dans ses mains. Il était rare que son rire éclate avec autant de sincérité.

- Haha ! Hahaha ! Hahahaha ! Hahahahahaha !

Elle s'arrêta de rire après de trop longues secondes, car elle se sentait observée. A chaque fois qu'elle s'arrêtait, une frénésie de rire la faisait repartir de plus belle contre sa volonté, elle ne pouvait plus s'arrêter jusqu'à ce que ses spasmes cessent d'eux-mêmes. Un peu gênée, elle s'excusa de son fou-rire incontrôlé.

- Mh. Ahem. Pardon. Faut pas me faire rire comme ça, je pourrai en mourir. Je parie qu'elle pourrait venir d'Ulthuan tellement elle se sent supérieure à tout le monde !

Ciriloth touchait très juste sans le savoir. Morathi était son némésis pour une vie de souffrance, comme Ulthuan était le némésis de Malékith. De cette analogie naissait une pensée fugace dans l'esprit de la druchii : elle n'avait jamais rencontré un cousin de l'île et ne connaissait d'eux que ce que les livres et les histoires racontaient, vigoureusement peints par les romanciers druchiis comme des traîtres et des mauvais croyants. Encore plus loin, elle ne s'était jamais rendue sur le vieux monde, là où le Reiks prospérait. Cela ne lui déplairait pas d'y faire un tour, un jour, pour rencontrer des humains en libertés. Elle en avait des choses à faire cette sorcière.

- Oui. Des idées. Alors.

Des idées, Ciriloth n'en manquait pas. Elle brillait pour fabriquer des hypothèses farfelues. L'exécution, voilà dans quoi elle ne brillait pas, comme Karazur le disait, elle s'éparpillait et faisait souvent tout et rien à la fois.

- "On pourrait essayer de prendre le contrôle du réseau de prostitution de toute la ville. Les avantages sont nombreux en plus de l'or que ça rapporterait à nos caisses. Les prostituées ont accès à tous les quartiers, à toutes les chambres, elles entendent les discussions les plus secrètes et sont même parfois des confidentes après une nuit endiablée. Imaginez un garde à qui l'on promet un accès à volonté aux prostituées, il nous mangerait dans la main. Couronnes, informations, influences, corruptions, voilà tout ce que peut nous apporter d'avoir la mainmise sur un tel réseau.

La seconde option sont les esclaves. Nous pourrions nous faire passer pour des mystérieux libérateurs et pousser à la révolte des esclaves de la ville, pousser à l'anarchie. En quoi est-ce que cela nous rapporterai des couronnes ? La main d'œuvre qu'ils représentent, l'accès aux mines...

Une troisième option serait de prendre le contrôle du crime dans la ville, tueurs, voleurs, mercenaires, contrebandes de drogues et d'alcools, baron du crime ça a toujours remplit les coffres. En plus, ce n'est pas très difficile de devenir le chef. Les criminels respectent la force. On a qu'à tuer le chef et prendre sa place, avec tes guerriers ou tes capacités d'ensorcèlements, cela ne devrait pas poser trop de problèmes. Sans lois, c'est la loi du plus fort qui à valeur de loi."
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Lavage de cerveau : Palier 3/3
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par [MJ] Le Naufrageur »

Voir leur amie s’amuser fait sourire à leur tour les deux femmes, c’est bien rare, c’est donc précieux. Elles écoutent attentivement les idées et propositions de la sorcière. Ishaina n’a pas l’air de comprendre, tandis que la Noble fait une drôle de grimace. Il faut croire que toutes les idées ne sont pas bonnes, mais comme prévu, elles sont farfelues. Certaines plus que d’autres…

- Prendre le contrôle des putes de la ville, enfin, celles pour qui c’est le métier, est une idée intéressante. Effectivement, ce sont des oreilles et des yeux en plus, mais surtout, un gagne-pain constant pour nous.

- Les esclaves je ne comprends pas, on n'aura jamais accès aux mines, pas vrai ?

- Effectivement, elles appartiennent à l’institution de la ville. De plus, les esclaves qui n’en sont pas attirent toujours des problèmes. Très mauvaise idée, pas contre toi hein, mais voilà.

La criminalité ? Mais, mais enfin Ciriloth qu’est-ce que tu racontes ?


- Oui non là je suis d’accord, même moi je trouve ça complètement à l’ouest. Ils ne travaillent jamais avec des personnes envers qui ils n’ont pas confiance. De plus, quand un chef de la pègre meurt, en général, ça ne met pas les autres dans la ligne.

- Ça cause juste une guerre des gangs, avec nous en plein dedans. Très mauvaise idée si on investit sur ce cheval. On n’est pas dans un roman écrit par deux jeunes idiot ignorant de la réalité enfin ! Ce ne sont pas des peaux vertes ou des homme-bêtes. La loi du plus fort ? Non, la loi du plus gros truand surtout ! Bref, idée à la noix.

- Au moins, il ne reste que l’idée des putes, ça réduit le choix.

- Absolument. Hm, le plus sûr serait de garder en laisse tout ce beau monde. Mais ça représente bien trop de personnes.

- Est-ce qu’on a besoin d’autant d’argent ? Un monopole complet ?

- Non, c’est trop d'effort, trop dangereux et trop de compétition. Il va falloir faire autrement.

Elle tapote ses doigts contre le bois de la table et regarde la carte. Elle ouvre grand les paupières, et une idée semble faire briller une lueur maléfique dans ses orbites. Sans bouger son regard, ses yeux se lèvent lentement et viennent chercher ceux de ses femmes.

- Je pense que la prostitution est une bonne idée. J’ai déjà de quoi assurer la sécurité. Il va cependant nous falloir un endroit, bien situé. De la main-d'œuvre surtout. Je crois qu’Ishaina serait volontaire mais ce n’est pas suffisant. On pourrait construire ça petit à petit, de rien, mais ça prendrait beaucoup de temps. Un ou deux bordels seront largement suffisants.

Je propose de faire la chose la plus saine, se servir chez les autres. Un autre, pour être plus précis. J’ai entendu parler, avant de partir vers le Nord, une drôle d’histoire, le genre qui n’arrive jamais. Une famille bourgeoise, située entre la Couronne et le Marteau, a eu un conflit avec un gang de racketteurs locaux. La famille est sortie victorieuse, enfin, pas vraiment. Il ne reste qu’une seule personne de la famille en vie.

La propriété de cette famille, les Traque-Ambres, est justement un bordel. Son plus gros problème étant disparu, les criminels du coin, ses affaires se portent très bien. Ses catins ne sont plus harcelées, les clients se sentent en sécurité. Un commerce parfait, donc. Une cible parfaite.

Cependant, je ne sais si la situation a changé, et je ne connais pas le ou la nouvelle propriétaire. Je ne connais même pas son prénom. J’ai beaucoup de choses à faire aujourd’hui, rentrer à la maison ça prend du temps quand on est importante.

Donc voilà, Ciriloth ? Tu préfères qu’on invite cet héritier à la maison pour dîner demain ? Ou alors peut-être lui rendre visite ? Les deux me vont.


- Je fais quoi moi ?

- Tu continues de protéger Ciriloth, tout le temps. Elle a été choisie par les Dieux, pas toi. Comprends bien ce que ça implique.


Elle commence à ranger ses documents, sa paperasse et ses carnets avant de laisser tranquille les deux elfes. L’après-midi et le soir sont libres, elles vont donc pouvoir faire leurs désirs. Enfin, les désirs de Nixsurge bien entendu.

Elle peut explorer le manoir, discuter avec les autres cultistes, parler avec Tom, se défouler avec sa première femme… Elle possède plein de choix, plein d’idées. Elle fait ce qu’elle veut après tout, c’est ça la merveille du libre-arbitre.
Test de CHA (-2) de Ciriloth : 19, échec automatique.
Test d’INT d’Ishaina : 13, échec, pas terrible
Test d’INT de Mälaa : 6, réussite large.
Test de ??? de Ciriloth : 15, échec.
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Ciriloth Nixsurge
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par Ciriloth Nixsurge »

Elle était d'accord pour admettre que les deux autres idées étaient un peu plus lunaires, la sorcière n'insista pas plus, car de toute façon son option préférée était celle qui avait été retenue par ses deux malfaisantes compagnes. En plus, Mäala fournissait une piste juteuse à emprunter. Mais, peut-être pas si juteuse que ça. A mesure que la noble expliquait la situation, l'enthousiasme de Ciriloth dégringolait et ses sourcils grimpaient sur son front.

- Mais, cet homme s'est battu jusqu'à la mort pour son commerce. En tant que dernier survivant, en tant qu'elfe noir, je serai prête à parier que notre inconnu n'a pas survécu par chance. Il ne le cédera sous aucune menace, pas plus qu'il ne le vendra son bordel. De plus, nous ne pouvons lui promettre les caresses de Slaanesh, il ou elle est propriétaire de son lupanar et possède déjà toutes les jambes à écarter qu'il faut. Bref, ni arguments ni couronnes ni promesses ne pourront le résoudre à laisser son établissement, c'est aussi certain que le soleil se lève tous les matins. Toutefois, je suis d'accord pour le rencontrer et l'inviter ici, cela ne sera pas facile, mais nous pourrions peut-être en obtenir quelque chose, espérons-le.

Il était vrai que la sorcière était pessimiste. Le tuer était une possibilité, plus personne n'hériterait de l'établissement, remis en vente, ils pourraient en devenir assez facilement les nouveaux propriétaires, mais avec quels fonds ? En faire un esclave ? Seule Mäala en était capable.

- La meilleure solution serait de faire de lui un esclave et de doucement l'enjoindre à nous rejoindre, comme ça nous n'aurions pas à nous occuper à gérer l'établissement, ça serait ça de gagner. Je veux bien me rendre ce soir à son bordel pour poser des questions, éventuellement le rencontrer et lui proposer un dîner d'affaire pour demain ? J'irai avec Ishaina.

Tâter du terrain, voilà ce que proposait Ciriloth. Si les bandits étaient revenus, si le commerce tournait mal, si l'inconnu avait des problèmes, une troisième solution était de lui venir en aide en échange de sa loyauté.

- Même pas besoin de lui dire notre véritable cause. On pourrait en inventer une et le pousser à financer cette fausse cause. Qu'en pensez-vous ?

Une nouvelle pensée venait à l'esprit de Ciriloth. La sorcière était méfiante, elle ne voulait pas se faire avoir bêtement. La base devait rester secrète, leur association également. Qu'elles soient réunies toutes les trois à l'endroit qui servait de base face à un inconnu qui montrait un pedigree impressionnant était dangereux et peu prudent.

- Mh. Lui donner rendez-vous au manoir serait dangereux, non ? Je veux dire, s'il se doute de quelque chose, s'il nous dénonce ou même s'il venait à nous trahir plus tard ? Moins il y a de personnes qui connaissent notre base, plus celle-ci sera secrète. A moins que...

Elle regardait Mäala, la suite lui était directement adressée.

- Tu ais connaissance d'un moyen d'en faire un esclave entièrement dévoué ?

Voilà qui devait occuper toute sa soirée si jamais les deux femmes acceptaient l'idée de Ciriloth de tâter du terrain pour en savoir plus avant de lancer une invitation. Quant à l'après-midi...

- Si cela ne vous dérange pas, j'ai moi aussi à faire cet après-midi de mon côté. Puis-je emprunter une chambre ? Je ne serai pas encombrante. Je propose de nous retrouver en début de soirée.

En effet, Ciriloth voulait une chambre pour étudier son grimoire dans le calme et honorer les apprentissages de Tzeentch. Un lit douillet, un serviteur dévoué pour détendre ses muscles et la masser pendant sa lecture, un agréable verre de vin, voilà ce dont elle avait besoin. Ou même, mieux encore ! Lire dans un bon bain chaud, mousseux juste comme il faut, tout en étant massée et un verre de vin rouge en main pour compléter de la meilleure façon son moment détente.

- Et, serait-il possible d'avoir un serviteur rien que pour moi pendant quelques heures ?
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Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
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Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.

Possédée par un Démon de Slaanesh.

Connaît la vérité sur la magie.

Ses relations : Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.

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[MJ] Le Naufrageur
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par [MJ] Le Naufrageur »

Elles écoutent le point de vue de leur femme, et Mälaa semble pouvoir y répondre facilement.

- Aucun danger, il n’est pas rare que les plus riches de notre peuple s’invitent entre eux, tout particulièrement pour se rencontrer. C’est même une bonne chose, car il est extrêmement rare que son hôte fasse du mal à l’invité. Mais ce n’est pas notre cas, à t’entendre, on dirait que son sort sera très agréable.

Est-ce que je peux m'emparer de lui ou d'elle ? Impossible à dire sans le rencontrer. La corruption est un art, qui demande une très bonne compréhension du sujet. Une fois qu’on l’a cerné, le processus peut commencer. Un comme ce que j’ai fait avec toi, puis ce que tu as fait avec Ishaina. Sans le ou la découvrir, je ne peux rien affirmer. Mais les moyens, j’en ai des dizaines ma chérie, des dizaines.


Elle écoute avec un petit sourire la demande de logement et de serviteur de son amante et glousse un petit peu.

- Ma belle Ciri, tu peux avoir une chambre. Tu es chez moi, ici. Quel genre de personne serais-je si ma propre femme n’a pas de beaux cadeaux ? Je pense connaitre au moins une personne de libre malgré les moult tâches qui les incombent. Bien, je termine de rédiger une petite lettre de formalité, une tradition. Tu lui passeras cette lettre, d’accord ?

La lettre est tournée dans un beau ruban rose, comme un parchemin au papier aussi blanc que la neige cendrée dehors. Désormais tranquille, elle peut enfin vaquer à ses occupations. Elle commence donc à visiter sa chambre. Belle, spacieuse, finement décorée, elle est luxueuse à souhait. Un grand lit double, de beaux meubles en bois foncé, il y a de quoi plaire, oui. Être la femme de Mälaa est une bonne chose, difficile de dire le contraire.
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Dans la chambre, un bain de bronze sur un petit espace en carrelage donne une vision sur la fenêtre, et de ce fait, la cour extérieure. Heureusement, il y a des rideaux qui ne sont pas seulement pour la décoration. Merveille technologique, la baignoire à un robinet. Il n’y a même pas besoin de faire venir des seaux d’eau chaude encore et encore. Soudain, elle entend des bruits creux venant de la porte, quelqu’un toque à celle-ci. Elle ouvre la porte, et voit un jeune humain, dans une tenue simple mais impeccable se tenir droit, devant la porte. Il tient un plateau, avec une jarre de vin et un calice en or pur. Ses cheveux sont de feu, pour dire ainsi qu’il est roux. Une couleur de cheveux très prisée chez les esclaves humains, la plus prisée d’ailleurs. Son visage possède des taches de rousseur, prouvant que c’est sa couleur naturelle. Il a plutôt un joli minois. Mais ce qui perturbe la magicienne, ce sont ses yeux. L’un est marron, l’autre vert émeraude. Jamais de sa vie elle n’avait vu une chose pareille. C’est très beau à observer en tout cas.
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Il lui tend un petit bout en papier. Dessus, il est écrit qu’il ne parle pas la langue des elfes. Il obéit donc par signe. Ses instructions sont de servir, et d’obéir à chaque ordre. Il ne faut pas hésiter à attirer son attention avant de lui pointer la suite. Le regardant de haut, la maîtresse perçoit que son regard n’ose pas croiser le sien, et qu’il rougit devant la merveille presque naturelle devant lui. Elle l’invite à l’intérieur, l’eau du bain est enfin prête. Il sert donc un verre de vin à la Noble sur une petite table de nuit à côté de son lieu de repos. Elle se déshabille, et il se tourne, se cachant le visage tandis que son visage devient aussi rose que la marque sur le ventre de la Slaaneshie. Elle rentre dans le bain, la température est parfaite. Elle lance son sortilège, qui réussit sans aucun accroc. Elle saisit son grimoire, et commence son étude. Elle progresse lentement, c’est une tâche particulièrement complexe, après tout. Sans l’aide de Tom, ça risque d’être plus compliqué que prévu…

Les mains du jeune humain viennent caresser et masser les épaules de la Magus, elles sont incroyablement douces. Il continue ensuite à lui masser les pieds, puis les bras. Son massage est perfectionné, calculé pour appuyer aux meilleurs endroits, les plus sensibles, sans pour autant causer de douleur. C’est juste un pur plaisir, de détente, de bonheur tranquille. Elle se retient de gémir à chaque passage de ses doigts tant il est doué. Elle sent que son symbole ventral se réveille, ne pouvant se permettre d’être indifférent face à une telle vague de perfection. Elle est complètement détendue, presque trop. Qui aurait pu prédire qu’un humain aurait tant de talent ? C’est absolument incroyable, Mälaa se garde vraiment les meilleurs, c’est si délicieux. Quand ses yeux se lèvent vers le maître-masseur, elle remarque que son visage est toujours rouge. Il est si gêné, il est vraiment à croquer. Son visage est si innocent, ça lui donne des envies… Le même genre d’envie qu’elle avait avec la Corsaire. Ses talons hauts n’aident pas, il renforce et amplifie son envie, son envie de lui faire des choses…

Il continue de faire plaisir aux petons de la sorcière. Elle remarque d’ailleurs qu'à chaque fois sur ses mains passent près de la semelle du talon, voir même dessus, elle ressent comme si sa peau elle-même était touchée. La sensibilité de cette zone est bien plus élevée qu’ailleurs, mais uniquement pour ressentir les choses agréables. Soudain, cette sensibilité accrue se propage à tout son organisme. Quand il revient lui alléger les épaules, elle doit faire un effort pour ne pas pousser un gémissement puissant. À moins qu’elle ne décide de ne pas se retenir…

L’après-midi passe, et l’esclave est un rien fatigué. Il se tient droit cependant, les ordres de sa maîtresse sont absolus. Le désir de luxure lui brûlant le corps, l’excitant à la limite du concevable, elle sort du bain, s’essuie, et se rhabille. À moins qu’elle ne désire récompenser le joli roux de sa performance exceptionnelle, même pour les plus hauts standards…

Après tout, l’important, c’est la carotte, et le bâton. Seule elle peut le décider.



Requinquée comme jamais auparavant, elle sort de la chambre, prête à partir. Dépit d’Effroi l’attend, et la rejoint. Les servants sont tous toujours aussi occupés, chacun ayant probablement plus d’ordre qu’ils ne peuvent accomplir sérieusement. Debout, dandinant toujours autant des hanches, elle discute un peu avec sa première femme. D’un coup, la guerrière vient tirer la main de son amante, pour se la placer sur l’autre côté de ses propres hanches. Elle vient murmurer des mots doux, mais néanmoins sérieux. Elle est bien moins folle qu’avant, semble-t-il.

Écoute, j’ai pas mal réfléchi et… je suis désolé pour avant. J’étais perdue dans ma tête et… bref. Je suis désolé. Je te promets que ça n’arrivera plus et que je vais être sérieuse. Promis, c’est fini les bêtises pendant le travail.

Je, je veux juste te demander un truc, une promesse en échange. Je veux porter tes enfants, je veux les éduquer et les voir grandir. Je veux que tu me promettes de me mettre en cloque quand on aura du temps et que les choses seront plus… calme. Moins réchauffée quoi.

Promets moi ça, et je jure devant le Prince que plus jamais je ferais de truc stupide.


Ses yeux viennent chercher ceux de celle qu’elle aime plus que tout en ce monde. Sa voix est calme et contrôlée. Aucun doute, elle est extrêmement sérieuse, plus sérieuse que jamais. Après avoir reçu une réponse, elles repartent et sortent du manoir.

Elles parcourent les rues, le bordel n’est qu’à moins d’une dizaine de blocs. À pied, elles y arriveront vite. Elles croisent beaucoup de plus pauvres, de plus criminels, de moins croyants. Mais elles ne croisent aucun qui arrive à tenir tête à Ciriloth Nixsurge, littéralement. Après une quinzaine de minutes, elle arrive enfin devant l’enseigne. Le bâtiment est plutôt grand et large, entièrement en bois. Devant, deux gaillards musclés protègent le bordel.

Elles ouvrent la porte, personne ne les retient. Une odeur de fumée, d’alcool, de parfum et de drogue vient envahir les narines des cultistes. L’intérieur est beau, mais n’a presque personne au rez-de-chaussée. Une employée, bien habillée dans une robe noire, leur sourit et leur fait un signe de tête poli. C’est une elfe, plutôt petite.

- Bonjour mesdames. Vos visages me sont inconnus, je me dois d’expliquer le fonctionnement de l’enseigne. Vous nous dites vos préférences, vos goûts et vos perversions, je vous recommande une chambre adaptée. Nous acceptons tous les couples. Il faut payer d’avance.

- Salutation, excusez nous, nous ne venons pas pour ce genre de service. Nous aimerions rencontrer le propriétaire.

- C’est à quel sujet ?

- Multiple, mais… nous venons pour une visite de courtoisie avant tout.

- Ah oui, je comprends, oui. Très bien, un instant s’il vous plaît. Gregorovitch ?

Un colosse aussi large que haut, musclé comme un taureau, sort de l’ombre. Il est en costume, et celui-ci est tellement serré qu’il menace d'exploser. L’homme, car c’est un humain, probablement Kislévite, répond par un seul mot.

- Da.

Emmène ses demoiselles au bureau. Vous pouvez laisser toutes vos armes, Igor s’assurera que rien ne viendra vous importuner.

Un autre colosse, très similaire au premier, habillé de la même manière, ressort d’une autre ombre. Les armoires à glace sont discrètes, par ici.

- Bien, vous les récupérerez à la sortie, veuillez suivre Gregorovitch.

- Par ici je vous prie.

Le chariot sur patte guide les deux femelles, ils montent ensemble les étages grâce à des escaliers grands et larges. Au dernier étage, ils arrivent devant un long couloir. Au bout, une porte. Ils marchent, et arrivent devant. Le gardien tire une petite clochette, la faisant tinter. Il arrête, puis, après quelques secondes, la cloche fixée au mur sonne toute seule. Ingénieux. La porte s’ouvre, montrant un beau bureau, spacieux, qui se révèle être aussi une chambre au vu du lit. Une cheminée en brique est allumée. Derrière le bureau, elles voient quelque chose de particulièrement inattendu.

Un jeune elfe, à peine une cinquantaine d'années à tout casser, se tient assis, sur une chaise longue. Ses cheveux sont plutôt longs, bruns clairs, presque blonds. Ses oreilles sont encore petites, ses yeux sont profondément mauves. Il a des petites lèvres, un petit nez. Adorable. Une marque en forme de flocon de neige se trouve sous son œil droit. Ses traits sont fins et légers, son cou semble si tendre… Délicieux, à croquer.

Sa tenue est simpliste. Il était en train de lire un document. Il leur sourit, et est bouche bée pendant un court instant en voyant la géante. Il reprend son calme, puis fait signe à Gregor. Celui-ci ferme la porte. Ils sont donc quatre dans cette pièce.
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Devant le bureau, quatre chaises vides. Il les invite à s’asseoir.

- Bonsoir, je ne m’attendais pas à une visite.

Sa voix est aiguë et douce, presque enfantine. C’est cocasse. Qui l’aurait cru ? Un adolescent qui gère un bordel, c’est ma foi exotique, il faut le dire. Cependant, pour la championne, qui le regarde, quelque chose change. Son symbole chaotique brûle à nouveau, mais la brûlure est différente. Elle se rappelle de la sensation, elle la reconnaît tout de suite. Elle vient de trouver la pièce manquante, celle que son être désire capturer pour lui. Pas de doute, c’est bien lui. Sa psyché le sait, elle, l’arrache-cœur, le sait.

- Je me présente, je suis Obäe Traque-Ambres. Le propriétaire de cet établissement.

Que puis-je faire pour vous ?
Test de MAG(+0) : 1, réussite critique. Sort lancé avec Brio. Durée du sort doublée, et il te rapporte 2 XpM.
Durée : 1d6 x 2 = 6, donc 12 heures. Parfait alors.
Test d’INT (+0) : 19, échec automatique. Je considère que grâce à ta réussite critique, tu mérites une relance.
10, échec de 1. Ton progrès est léger, mais ça reste du progrès.

Test de Perception de Ciriloth : 8, réussite. Détails ajoutés à la narration.
Test d’HAB du serviteur humain dans son massage : 1, réussite critique, il va t’offrir le meilleur massage de ta vie. Pour avoir découvert ce plaisir majeur, tu gagnes +1 PdC de Slaanesh

Tu gagnes aussi +1 PdC de Tzeentch pour avoir étudier, et ce, même dans ton temps de repos ton grimoire.
Venez me rendre visite, Aux Récifs

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Ciriloth Nixsurge
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Re: [Ciriloth Nixsurge] La Tempête Ghrond

Message par Ciriloth Nixsurge »

Le massage fut si bon qu'elle demanda même son nom à l'esclave, à présent elle ne désirait plus que les services de cet agréable bonhomme roux. La sorcière se pointa du doigt et elle dit - "Ciriloth" elle pointa ensuite du doigt l'esclave et lui demanda dans la langue druchii - "Et toi ?" Certes, il ne comprenait pas langue, mais il pouvait probablement discerner quelques liaisons, quelques mots, avec l'habitude d'écouter et la répétition des mots, il ne pouvait pas être totalement ignorant de tout ? Oh, qu'elle aurait apprécié l'écouter parler de chez lui, des pays des hommes et de comment ils vivaient là-bas de l'autre côté des mers. Elle aurait bu avec avidité ses paroles, mais là elle restait frustrée de ne pas pouvoir lui poser des question. Enfin, de toute façon, elle avait du travail et son livre l'attendait à présent. Le silence s'installa pendant longtemps entre eux, car la sorcière avait besoin de cela pour se concentrer.

Ainsi, elle recevait un massage divin des mains de l'esclave. Lorsque ses muscles craquaient, lorsque ses nœuds au dos se détendaient, elle gémissait et ne se retenait pas de lui faire savoir où étaient les lieux à prioriser.

Soudainement, elle posa son grimoire à terre et se redressa dans sa baignoire. Elle quitta le bassin en cuivre sans le vider et porta une serviette autour d'elle pour cacher son intimité. La sorcière rangea son livre et fit une série de signes à l'esclave pour l'enjoindre à se déshabiller. Elle ne voulait pas profiter de ses services comme on pouvait le penser, mais elle voulait tout de même le récompenser. Probablement que de bons et loyaux services appelleraient à plus. Bref, elle poussa l'esclave à se dévêtir et se prélasser dans le bain pendant quelques minutes, elle lui apporta même un peu de vin dans son verre. Ensuite, elle lui massa les épaules pendant quelques minutes et déposa un baiser chaste sur sa joue. Ainsi, la sorcière le quitta en lui laissant un bain chaud et un verre de vin en récompense pour ses services.

Pour la première fois de sa vie, elle s'était habillée avec des vêtements en cuir très pratiques, tannés pour le combat et l'agilité. Le haut était un corset qui serrait sa poitrine et la remontait, les nœuds en jute qui fermaient l'engin menaçaient même de sauter à tout moment. Trop petit, le vêtement finissait bien au-dessus de son nombril. Le reste était moins singulier, même si ses fesses semblaient réserver le même sort que sa poitrine aux vêtements, trop tendus autour de sa chair luxuriante.
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Ciriloth quitta sa chambre un peu avant l'heure du rendez-vous, se sentant exploratrice, elle faisait le tour des nombreux couloirs du bâtiment sans entrer dans les différentes pièces. Elle s'extasiait devant le luxe qui s'étendait devant elle, devant les meubles en bois précieux, devant le marbre noir, devant les lumières accrochées au plafond et des tas d'autres choses qu'elle n'avait jamais vus. Ses talons clapotaient avec vigueur le sol et annonçaient bientôt sa venue à Ishaina qui l'attendait en bas des escaliers du corridor d'entrée. Elle ressentait énormément de surprise face à la demande de la corsaire et elle ne comprenait même pas pourquoi celle-ci désirait qu'elle tienne une telle promesse, car elle n'avait pas les moyens de la réaliser. Donc, un peu abasourdie, Ciriloth répondit ceci à Ishaina :

- Je m'excuse également d'avoir été aussi dure avec toi. Je t'aime et c'est pourquoi je compte sur toi. Tu es véritablement, avec Mäala, la seule personne qui compte, c'est pourquoi j'attends de toi le meilleur, c'est pourquoi j'ai été aussi dure. J'ai besoin de toi à ton maximum. Hé bien, elle hésita un peu, si c'est possible, je le ferai.

En marchant dans les rues, Ciriloth tenait une certaine nostalgie, mais pas dans le sens positif, à voir les siens. Elle ne les connaissaient pas, mais elle pouvait déjà dire qu'elles ne les aimaient pas et cela lui rappelait avant - avant comme si rien n'avait vraiment changé - à chacun des visages qui défilaient sous elle, elle se remémorait son combat et pourquoi elle voulait que la cité tombe. Elle nourrissait depuis longtemps une terrible rancune, ne pouvant accomplir sa vengeance contre plus fort qu'elle, elle avait depuis les années dirigé sa colère contre tout le monde. Chacun était coupable.

En entrant dans l'établissement dédié à la nuit, la sorcière s'amusa de Gregorovitch, sans le montrer, mais elle trouvait cocasse que lui aussi portait des vêtements trop étroits pour sa stature. En même temps, plus grand chose ne lui allait vraiment à la sorcière, qui s'en trouvait bien dépitée. A l'étage, elle trouvait que le système de la clochette était bien malin, preuve étant que l'homme derrière la porte n'était pas à sous-estimer, par contre elle pensait déjà à lui voler son idée.

Ciriloth défilait dans la pièce jusqu'à la chaise qui l'attendait face au bureau du propriétaire, ses talons vertigineux l'obligeaient à se déhancher de gauche à droite de façon excessive, alors qu'elle prenait par ailleurs dix centimètres en plus de sa vraie taille déjà bien impressionnante. Allait-elle être une bonne messagère ? Allait-elle être convaincante ? Allait-elle savoir mener la danse avec ingéniosité ? Ces questions tournaient dans la tête de la sorcière, elle manquait parfois de confiance en elle, toujours à cause des moqueries de Tom, alors que la créature la grignotait. Pour croire en elle à nouveau, elle avait besoin d'accomplir quelque chose et de réussir. C'était son moment. Assise, elle fit même un mouvement de rotation du bras, un étirement, son épaule craqua. Elle se sentait comme une sportive prête à réaliser le moment de sa carrière, alors qu'elle savait pertinemment que cette entrevue ne devait pas être si importante. Toutefois, lorsqu'elle sentit sa marque battre à travers son ventre, elle se ravisa et pensa que cette première rencontre allait peut-être être plus décisive que prévue.

- Enchantée sir Traque-Ambre. Je suis Ciriloth Nixsurge et voici Ishaina Dépit-D'Effroi, elle m'accompagne. J'espère que nous ne vous dérangeons pas ?

Elle écouta la question du jeune elfe.

- Oh, non. Nous, insistait-elle, que pouvons-nous faire pour vous, souriait la sorcière, il faut dire que vous avez obtenu une sacrée réputation. J'ai une lettre pour vous, ne vous en faites pas, je ne sortirai rien de dangereux de mes poches.

La sorcière fouilla dans sa généreuse poitrine et, comme une magicienne de pacotille, en sortit de nul part une lettre, pouf, celle de Mäala entourée d'un ruban rose. Elle fit glisser le papier sur le bureau. Ciriloth croisa ses jambes. Elle affichait un sourire et paraissait détendue. Elle ne l'était pas, mais elle savait masquer les apparences.

- C'est une invitation à venir partager un repas en très bonne compagnie. Vous êtes invité à venir dès demain. En gage de bonne foi, je pourrai peut-être vous rendre un petit service ?

Elle n'était pas détendue à cause de sa marque qui brûlait à l'intérieur de son ventre. Elle n'arrivait pas réellement à interpréter le phénomène et cela la tracassait, car elle se doutait que cela devait être important.

- Si vous voulez, nous pourrions marcher un petit peu ? Rien de tel que la lumière de la lune et la tranquillité de la nuit pour discuter et réfléchir. Votre palmarès est impressionnant et nous recherchons des gens comme vous. Cette discussion aurait pour but de vérifier si nous possédons des intérêts, des projets ou des objectifs communs.
Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
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Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.

Possédée par un Démon de Slaanesh.

Connaît la vérité sur la magie.

Ses relations : Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.

Lien Fiche personnage: wiki-v2/doku.php?id=wiki:fiche_ciriloth_nixsurge

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