[Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Nuln est la seconde ville de l’Empire et du Reikland. Nuln centralise tout le commerce du sud, c’est là que convergent les voyageurs du Wissenland, du Stirland, d’Averland et des régions plus à l’est. Nuln est le siège de l’Ecole Impériale d’Artillerie, où les canons sont fondus et où les artilleurs apprennent la balistique. Ils y étudient les nombreux problèmes pratiques liés au déplacement et à la mise en œuvre des pièces d’artillerie. Grâce à leurs efforts, l’Empire bénéficie d’un vaste et efficace corps d’artillerie, de loin supérieur à tous ceux des pays frontaliers.

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Sitôt ayant retiré sa bague du doigt, la fine illusion que les brises d’Ulgu soufflaient autour de lui se volatilisait. Reinhard se révélait au monde pour ce qu’il était véritablement : Un monstre. Son visage gagnait en volume, un asticot quitta le lobe de son oreille droite, et de sa bouche, une nuée de mouches s’envolèrent pour aller immédiatement tournoyer à toute vitesse autour des deux Tiléens dont les yeux venaient d’être écarquillés comme jamais.

Avec toute sa hargne, Reinhard se retourna et tenta de violemment assommer le mafieux derrière lui. Malgré la panique et le couteau enfoncé dans son œil, il recula et donna de vifs coups en l’air, tout en criant tant de terreur que de douleur. Frida, elle, redoublait de violence. Avec une agressivité féline, elle leva son bras pour bloquer un coup de taille ascendant de son adversaire, enroula sa main autour de son membre, et serra de toutes ses forces avant de donner un coup de la paume dans la lame qui s’envola et rebondit sur le sol. Le Tiléen tenta un coup de boule. Elle recula vivement son corps en arrière, de sorte qu’il ne put que frapper l’air. Après quoi, ce fut une avalanche de frappes. Folle furieuse, et sans pour autant sortir de ses lèvres autre chose que de bruyants râles, elle tapait, encore et encore, dans le thorax, les côtes, et directement sur les lèvres de l’homme en face d’elle, allant jusqu’à faire saigner ses phalanges meurtries par la force de ses coups.

Reinhard eut bien plus de mal à se défaire de son adversaire. Il se battait avec la férocité d’un animal apeuré. Mais après quelques coups de bâtons donnés en l’air, Reinhard parvint à vaincre les tranchages aléatoires de son adversaire qui tentait vainement de l’étriper pour sa survie. Reinhard parvint à lever son bâton, et frappa un gros coup dans son ennemi. Il eut un gros choc directement sur la tête, son œil qui n’était pas encore transpercé se tourna pour regarder en l’air, et il s’affaissa au sol.
Reinhard put alors se retourner, et aller aider Frida en le chargeant. C’était une attaque gauche, qui montrait toute l’inexpérience dans la bagarre du magus. Mais il eut juste à lui frapper un gros coup dans ses reins, et alors, le mafieux fut paralysé de douleur. Frida acheva le travail en lui décrochant la mâchoire, et voilà que lui aussi était parfaitement groggy.

Giaccomo s’était relevé en titubant. De la merde coulait de son pantalon, dégoulinant de l’ourlet pour suivre ses pas. Il se jeta à toute vitesse vers la porte. Frida se jeta sur le couteau arraché à son ennemi, sprinta vers la porte, et alors que Giaccomo avait tout juste appuyé sur la poignée pour la tirer, la voleuse se jeta sur lui, l’éclata contre la porte, posa la lame contre sa pomme d’Adam, et commença à le faire reculer.

« Rein, barricade la porte, on risque d’avoir très très vite de la compagnie ! »

Giaccomo se débattit avec toute sa violence d’homme. Il donna des coups de coude derrière lui. Frida se contenta de se contorsionner, bouger de gauche à droite, tout en lui chassant l’air du corps par une solide brise du bras. Le caporegime tenta alors de pencher son menton en bas, peut-être à la recherche d’une emprise qui lui permettrait de mieux respirer : Ce ne fut pas le cas.
Alors, toute sa fierté de molosse évacuée de son âme, incapable de continuer à menacer un quarantenaire malade et une femme, il se mit à faire la seule chose qui pouvait encore l’aider dans son cas ;
Il implora pitié.

« Vous… Vous êtes quoi putain ?!
Pitié ! Pitié je vous en supplie ! J’ai déconné, j’ai merdé ! Je vous en supplie, me butez pas, me butez pas !!! »


Il regardait Reinhard en suintant la trouille. Alors qu’il n’y a pas deux minutes ses pupilles étaient dardées de haine, un énième gros bras qui avait terrorisé le magus durant toute sa vie de sans-domicile, voilà que le bonhomme d’un mètre quatre vingt, musclé et habitué à la violence de la bagarre, était réduit à regarder le vieux avec une panique qui transcendait tous ses autres instincts.

« Je peux tout donner ! TOUT ! De… De l’argent ! De la came !
– La combinaison du coffre ? »

Giaccomo écarquilla des yeux à la mention de Frida.

« Je…
ça… ça je peux pas… Sansovino, s'il l'apprend, il, il-

– Eh bah ça, ça veut dire qu’il a la combinaison du coffre. »

Frida regarda la porte.
Étonnamment, il n’y avait encore personne qui soit arrivé pour tambouriner derrière. Et pourtant, en entrant dans le bâtiment, il y avait bien quatre truands qui jouaient aux cartes dans une pièce adjacente. Ils auraient dû entendre la rixe depuis un moment.

« Qu’est-ce qu’on fait ? »
Attaque de Reinhard.
Jet : 19, échec automatique.

Attaque du mafieux avec un malus de -5 (Couteau + mouches de Reinhard)
Jet : 12, échec.

Frida tente un désarmement de l’homme en face d’elle.
Attaque de Frida.
Jet : 4, réussite.

Les deux sont engagés dans un duel de FOR opposé.
Frida : 3, réussite de 7.
Mafieux : 17, échec.
Le couteau du mafieux est éjecté de sa main. Il est balancé à (1d6 : 3) mètres.

Le mafieux tente de donner un gros coup de poing sur Frida.
Jet : 18, échec.

Reinhard tente à nouveau d’éclater le crâne du type devant lui.
Jet : 17, échec.
Le type tente à nouveau d’attaquer Reinhard.
Jet : 5, il a tellement de malus qu’il échoue de 1.

Frida tente de coller une grosse beigne dans le gars en face d’elle.
Jet : 5, réussite.
Il tente de parer avec ses poings.
Jet : 3, parade des poings réussie.

[(10x2 : 20)] – (END : 9) + (1d6 : 1) = 10 dégâts, il reste 50 PV au mafieux.

Il tente aussi de lui foutre une châtaigne.
Jet : 2, réussite de 6.
Frida esquive.
Jet : 8, réussite de 6. Son esquive est accomplie, merci les mouches de Reinhard.

Reinhard tente encore de démolir le gars devant lui.
Jet : 5, réussite.
Le mafieux tente de parer avec son couteau.
Jet : 18, échec.

[(8x2= 16) + 10 + (1d8 : 2)] – (END : 9) = 19. Le mafieux tombe à terre, KO.

Frida colle une beigne.
Jet : 1, réussite critique. Elle gagne une attaque d’opportunité.
Jet ; 1, réussite critique. Elle gagne une seconde attaque d’opportunité.
Jet : 5, réussite.
Trois grosses beignes à la suite. Le mafieux tente d’en parer une.
Jet : 12, échec.

[(10x2 : 20)] – (END : 9) = 11 dégâts
[(10x2 : 20)] – (END : 9) = 11 dégâts
[(10x2 : 20)] – (END : 9) = 11 dégâts
50-33 = 17 PV restant.

Reinhard charge le mafieux avec son bâton.

Attaque de Reinhard : 9+2 (Charge)
Jet : 11, réussite de justesse. Tu penseras à rajouter ton point d’attaque sur ta signature parce qu’il est sur ta fiche, si j’avais pas vérifié je l’aurais pas compté et ton attaque aurait échoué.

[(FOR : 16) + 10 + (6)] – (END : 9) = 23 dégâts. Le deuxième mafieux tombe KO.

Giaccomo va tenter un jet d’Endurance pour trouver la force de se soulever malgré la diarrhée, puis un jet d’INI pour s’enfuir.

END : 3, réussite.
INI : 19. Échec de 8.
INI de Frida : 1, réussite critique. Elle les enchaîne putain c’est pas possible.

Giaccomo est rattrapé par Frida et prit en otage.

Test de force opposée du Tiléen et de Frida.
Giaccomo : 13, réussite de justesse.
Frida : 4, réussite de six. Giaccomo ne parvient pas à se défaire de la prise.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Je pousse un gros meuble en bois devant la porte, une de ces armoires avec plein de tiroirs pour ranger des chemises en carton plein de paperasse. Je suis pas encore remis de mes émotions, je tremble à cause de toute l'adrénaline que j'ai fabriqué. Frida a été incroyable, sans arme, avec ses petits poings de bonne femme. Pif, paf, ça a volé dans tous les sens, à la vitesse de l'éclair. Des coups précis et puissants. C'est assez extraordinaire de voir une nénette toute fluette coucher un grand costaud bien en forme. Un peu comme voir un chat défoncer un chien. Moi pendant ce temps j'étais en train d'agiter mon bâton comme une victime face à un type avec un couteau. J'ai fini par lui en mettre un grand coup en plein sur le nez, mais encore une fois c'est grâce à Frida qui lui avait déjà lancé un couteau dans l’œil avant. Enfin voilà. Du coup, encore tout bouleversé par la prise d'otage et le combat, je crie :

« Ouah Frida, t'as tout défoncé, c'était trop fort ! »

Mais heureusement, elle a un peu plus le sens des priorités que moi et elle malmène Giaccomo pour obtenir la combinaison du coffre au lieu de me répondre. Moi je barricade la porte comme je peux pendant ce temps. Mais l'ambiance sonore est devenue très calme, et mes efforts semblent vite absurdes au milieu de ce silence (on s'imagine mieux barricader une porte au milieu du chaos). Je me dis que les autres ont peut être des problèmes. Frida me demande ce qu'on fait. Je décide de tenter l'intimidation avec le Caporegime. Ça nous ferait gagner quand même beaucoup de temps et d'argent si il nous disait directement cette saloperie de combinaison :

« Sansovino et tout ça, c'est juste des problèmes d'humain. Tu peux fuir la ville, par exemple. Alors que moi et Frida, on est dans la même pièce que toi, là, maintenant, et je t'ai filé la chiasse par la pensée. J'ai des mouches qui me sortent de la bouche. Y a une putain de lune verte dans le ciel. J'te conseille de réfléchir à ce que tu risques comme situations merdiques sur le plan métaphysique si tu donnes pas maintenant cette putain de combinaison. Y a des choses qui sont pires que la mort. »

Et je souris, ce qui fait craqueler les gerçures autour de ma bouche - il faudrait que je m'entraîne à faire des tête de sorcier maléfique, j'exploite pas assez mon physique. Mon petit discours est sorti d'une traite, je suis tout excité (et un peu circonspect sur le mot « métaphysique », maintenant que j'y pense, des fois j'ai quelques excès de vocabulaire à cause de la divination qui m'apprend trop de trucs). C'est la première fois que j'ai autant de culot devant un mafieux et je sais plus où m'arrêter. Je veux dire, quand on commence à sortir des trucs du genre y a des choses pires que la mort, c'est qu'il est temps de sortir de sa chambre prendre le bon air frais du dehors.

En vrai j'ai aucune idée de comment donner suite à mes menaces, mis à part sur un registre purement scatophile du type « lui faire manger de la merde ». Y a peut être moyen de l'offrir en sacrifice à Grand Père, mais on est pressé. Le frapper impliquerait de l'approcher, et je trouve que Frida s'en sort très bien toute seule alors que je suis un trouillard et que j'ai peur que Giaccomo m'attrape. Personnellement je participe aux bagarres seulement une fois que les autres ont mis l'ennemi à terre (en mettant un petit coup de pied de lâche dans les côtes). J'ai jamais tabassé des types pour obtenir des combinaisons de coffre moi. C'est pas ma vie. J'aimerais bien t'y voir toi, c'est pas un réflexe instantané. Enfin je trouve que se faire menacer de magie noire, c'est déjà pas mal. A sa place je serais déjà en train de me chier dessus d'avoir un sorcier du chaos dans la même pièce que moi. J'admets que je ne place pas la barre très haut en terme de courage, mais tout de même.
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 26 juin 2020, 21:55, modifié 1 fois.
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Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Le caporegime suait à grosses gouttes. Alors qu’il continuait sans cesse de se vider dans des décharges de flatulence qui tiraillaient son ventre, tentant vainement d’échapper à la solide prise de Frida qui l’étranglait, il devait à présent subir les menaces courtoises du clochard devant lui.

Tout ce qui lui restait de fierté virile, celle du mafieux qui terrorisait tranquillement son monde dans les bas quartiers de Nuln, venait de le quitter. À présent, il gémissait avec de nombreux sanglots, de la morve lui dégoulinait du nez, et des larmes chutaient continuellement de son nez.

« Quatre, neuf, neuf, deux – je vous en supplie, je vous en supplie, laissez-moi partir, je- »

Frida l’étrangla de toutes ses forces. Elle lui pressa la trachée et écrasa la pomme d’Adam. Les yeux de Giaccomo se mirent à rougir, il chuta à terre, puis s’écrasa lourdement au sol, inconscient.
La voleuse se dépêcha de fourrer sa main à travers ses vêtements. Elle dégaina un pistolet qu'elle saisit, ainsi qu’un beau coutelas à la fusée argentée caché dans le dos du capo qu’elle tendit à Reinhard afin qu’il s'en empare ; Même si Reinhard n’avait aucune envie de l’utiliser, il en tirerait probablement un très bon prix en la vendant.

« Si t’as envie d’le buter pendant qu’il pionce, vas-y.
Le voir s’être chié dessus et pleurer comme une fillette, ça a bien suffi pour ce qui est de ma vengeance mesquine. »


Frida se relevait avec un sourire carnassier. Le jeu de dague de son ancien amant lui avait laissé de sacrées coupures le long de sa joue gauche, des filets de sang coulant jusqu’à son menton et ses lèvres.

« Tu vas trouver ça bizarre, et c’est pas le bon moment, mais… Mais je voulais te remercier.
Pour tout, en général, je veux dire. Si on s’en sort pas, je voulais… Je voulais que tu saches que je suis heureuse que tu m’aies filé une deuxième chance.
Ma vie normalement, elle aurait dû se finir tabassée jusqu’à la mort par un type violent comme ce sale porc que t’as à tes pieds. Ou pendue à un gibet de la Tour de Fer…
Je me suis jamais senti aussi libre qu’avec toi. Merci. »


Elle eut un sourire gêné. C’étaient des mercis qui sonnaient peut-être un peu trop comme des adieux.
Frida s’approcha ensuite de la porte que Reinhard s’était embêté à barricader. Elle sauta sur l’armoire et posa son oreille contre le bois, essayant peut-être de percevoir un son à travers la cloison.
Elle haussa les épaules.

« J’entends… Rien. Non, aucun garde n’est venu, c’est trop bizarre. »

Elle se tourna vers Rein.

« Tu veux qu’on sorte par le couloir pour aller direct au coffre ou qu’on s’échappe par la fenêtre pour faire tout le tour ? » demanda-t-elle en désignant la vitre derrière le bureau, qui donnait sur une obscure allée du complexe des abattoirs.
Jet de charisme de Reinhard.
Bonus : +2 (Terrifiant)
Jet : 4, réussite.

Tentative de résistance mentale de Giaccomo.
Malus : -2 (Terrifié)
Jet : 11, échec.

Giaccomo est « convaincu » de fournir aux Nurglites ce qu’ils souhaitent.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Si j'ai envie de le buter ? Je ne vois aucune raison de ne pas le faire, en fait. Au contraire. Il risque d'être bruyant en se réveillant, d'être une gêne, et je n'arriverai pas à le convaincre de toucher un collier maudit une seconde fois.
Frida m'a passé un coutelas. Je le soupèse entre mes doigts. C'est plus gros qu'un couteau à pain. Je sais théoriquement comment on égorge un type. Enfin, je sais au moins que c'est du coté du cou que ça se passe. Pour ce qui est de la pratique, j'en manque un peu. Mon seul meurtre, ça a été une vieille dame que j'ai détruit par magie chaotique. C'était certes une sorcière puissante, mais une partie de mon cerveau continue de se dire que j'ai tué une femme grabataire. Enfin ça n'a rien à voir avec égorger un type endormi de mes blanches mains.

Je m'agenouille près de Giaccomo, détaché de moi même, un peu comme dans un rêve. Je ne préfère pas trop réfléchir à ce que je suis en train de faire. J'appuie la pointe du coutelas contre ce que j'estime être la carotide. Aucune idée, en réalité.
Je n'ai pas réussi à faire ce que je voulais faire en un seul geste. J'ai dû m'y reprendre à deux fois, à cause des tendons, des machins. C'était dégueulasse. L'avantage quand on égorge un type, c'est qu'on sait immédiatement si on a réussi. Une immense quantité de sang s'est mis à jaillir de partout en même temps. J'en ai pris une giclée dans la bouche. Frida a eu une petite remarque condescendante du style « tu aurais dû te mettre derrière lui ». Et le dire avant, non ?

Ben avant, elle était en train de me parler de ses sentiments, tout ça. De sa liberté, je sais pas quoi. Enfin on va pas trop vanner, parce que avec une plaie pareille sur le visage moi aussi je serais un peu ému. Mais tout de même. D'une part on a tous la tête ailleurs, d'autre part... ben qu'est ce que tu veux que je lui réponde ? Ce qu'elle dit n'est pas exact. Dans la vraie vie, même si je l'avais sauvée de ce connard , un autre aurait pris sa place dans les six mois. C'est comme ça les filles déglinguées, toujours à se jeter sous les poings de quelqu'un. J'ai vécu assez vieux pour voir les histoires se répéter plusieurs fois. On peut pas lutter contre ces trucs là. Moi tout ce que je peux faire c'est servir de point de ralliement pour des gens qui ont compris l'inutilité de l'espoir. Mais bref. C'est pas un truc à dire à une jeune femme qui s'est pris un coup de couteau dans le visage par son ex. Du coup je choisis de dire une autre connerie en bafouillant :

« Oh euh... ben j'ai pas trop de mérite. Faire le taré jaloux, je suis pas assez... enfin, tu vois. Tu sais. »

Comme je ne suis pas sûr qu'elle sache, j'ajoute, sur le ton du secret :

« Les filles, moi... »

Je fais un geste de la main signifiant que le mélange des deux donne pas terrible. Pas de réaction en face, seulement un silence de mort.
Je sens que c'était pas la chose à dire. Frida ne pensait pas du tout à ça, pas de cette façon. Mais franchement moi, avec ses histoires de bonshommes, je suis un peu pris de court. Surtout quand j'ai du sang de mafieux dans les cheveux en pleine Morrslieb. Du coup, face à un silence inconfortable, je décide de tousser et de passer à autre chose.

J'espère qu'elle va pas crever juste après et qu'on restera pour l'éternité sur ces deux lignes de dialogue pathétiques.

« On pourrait passer par le couloir ? Au moins on sait qu'il y a pas trop de monde par là. Enfin si à un moment ou à un autre on est trop acculé... tu devrais t'éloigner de moi. La magie pourrait te blesser aussi. »
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 26 juin 2020, 21:55, modifié 1 fois.
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Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
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Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
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- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
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- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
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Compétences :
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- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
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- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
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Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

La gorge tranchée, Giaccomo avait trouvé une mort aussi sordide que violente. Sans pour autant retrouver parfaitement conscience, il se mit à tousser des gerbes de sang, et à s’étrangler dans son hémoglobine durant son lourd sommeil. Reinhard Faul venait d’assassiner un des lieutenants les plus importants de la mafia de la Faulestadt, un gros bonnet qui collectait des revenus du racket et de la prostitution dans tout le quartier ; Ce genre de meurtre ne serait pas sans conséquences.
Mais la nuit ne faisait que commencer.

Obéissant à l’ordre de son chef, Frida décida donc de pousser l’armoire que Reinhard s’était emmerdé à faire racler sur le parquet pour barricader l’entrée. La voleuse dégaina son pistolet, fit signe à son magus d’un peu reculer, et leva sa jambe pour poser la botte près de la poignée.
D’un coup, elle poussa un râle, et défonça la clenche avec sa semelle. Elle fonça à l’assaut du couloir, d’un vif mouvement de gauche à droite.
Elle avait employé une telle violence au cas où quelques mafieux se tenaient en embuscade derrière. Mais non. Il n’y avait personne. Les deux mains sur le pistolet, elle s’enfonça dans le couloir, pour se rapprocher de la petite salle de repos. Sur la pointe des pieds, elle se pencha de côté. Et toute étonnée, elle grogna :

« Personne. Ils ont laissé leurs cartes et leurs mises.
On dirait qu’un truc les a fait partir précipitamment. »


Elle se retourna en faisant signe à Reinhard de suivre. Elle bondit jusqu’à la salle du coffre, qu’elle ouvrit cette fois-ci avec plus de discrétion, en se collant au bois de l’ouverture. Personne. Elle rangea le pistolet en le planquant à l’intérieur de son manteau, avant de se ruer vers le gros coffre.

« Surveille mes arrières. Préviens-moi si quelqu’un arrive... »

Reinhard resta dans l’embrasure de la porte. Depuis la fenêtre du bâtiment, il vit une torche traverser l’obscurité du complexe. Un groupe de quatre hommes, gros costauds, certains avec des pardessus grisâtres, d’autres avec de grosses blouses d’équarrisseurs, parlaient à toute vitesse entre eux en faisant des signes. Ils semblaient hagards.
Finalement, ils se retournaient et courraient vers l’entrée de service. Aucun d’entre eux ne décida de revenir dans le bâtiment, laissant un gain de temps extrêmement considérable à Frida qui faisait coulisser un à un les chiffres comme Giaccomo l’avait annoncé.

Après de longues minutes d’une attente nerveuse, rythmés par des cliquetis métalliques et des coulissements de verrou, Frida parvint à débloquer la porte. Elle fut bouche bée. Elle ricana à voix haute.

« J’y crois pas… j’y crois pas ! Une putain d’armoire de fer qu’on est censés remplir d’eau et dynamiter, et on l’ouvre juste en menaçant le gars qu’a la combinaison !
On est des chatteux ! C’est pas possible, cette chatte merde ! »


Avec ses bras, elle poussa la lourde porte. Elle siffla à Reinhard pour qu’elle vienne le voir. À l’intérieur, un magnifique butin. Frida alla chercher une sacoche qui traînait parmi le bordel qu’on trouvait sur une table où on avait entreposé un encrier, un cendrier et quelques outils en tout genre.
On pouvait trouver dans le coffre toute une liasse de papiers. Des enveloppes scellées. Peut-être la chose que Valitch convoitait. Également, quatre petites bourses bien remplies : Reinhard n’avait pas le temps de les ouvrir, mais rien qu’en les soupesant, il pouvait sentir qu’il y avait de quoi se payer de bien jolies choses. En fouillant encore plus, il pouvait observer, au fond du coffre, tout un tas de choses en tout genre.

Mais il n’eut pas vraiment le temps d’observer. La tranquillité et l’immense chance dont ils avaient profité jusque là se mit à tourner. On entendit la porte de l’annexe s’ouvrir, et quelqu’un crier quelque chose en Tiléen. Frida jeta la sacoche entre les mains de Reinhard, quitta la pièce où était entreposée l’armoire de fer, et se rua contre le mur en face. Elle lança un vif coup d’oeil, se retourna, et leva deux doigts, pour indiquer le nombre d’intrus qui venaient de les rejoindre.
Jet de reconnaissance des mafieux Tiléens et des bouchers de l’abattoir (Tiléens : 9. Bouchers : 11).

Première vague :

Tiléens : 10, 13
Bouchers : 12, 16

Personne ne remarque Frida et Reinhard en train de « bosser ».


Deuxième vague :

Bouchers : 18, 13.

Frida peut ouvrir le coffre sans gênes.



Troisième vague :

Tiléens : 7, 4
Boucher : 15.

Deux Tiléens entrent en scène. Si Reinhard veut looter la totalité du coffre, il va falloir que Frida les engage et les tues ; Autrement ils n’ont que quatre-vingt-dix secondes pour piller le coffre et s’enfuir.

Résumé du butin :

– Liasses de papier (x3) : 20 secondes la liasse
– Enveloppes scellées : 10 secondes
– Bourses remplies (x4) : 10 secondes la bourse
– Pistolet à répétition : 25 secondes
– Montre gousset en or : 10 secondes
– Collier de perles : 10 secondes
– Écrin en velours : 5 secondes
– Parfum de luxe : 5 secondes.

Puisque tu es illettré et que tu manques de temps, tu ignores quelle est la quantité d’argent dans chacune des bourses et l’utilité des papiers que tu voles. Tu peux juste les récupérer à toute vitesse et les ranger au fond de la sacoche que te tend Frida.

Si tu ordonnes à Frida d’aller tuer les Tiléens, tu auras bien assez de temps pour piller tout le coffre. Mais c’est au risque que d’autres rappliquent à toute vitesse.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Ça me fait physiquement mal d'entendre Giaccomo gargouiller dans son propre sang. Nous sortons de la pièce et la tâche déjà est en train de se faire absorber par le tapis. Une fois la porte fermée derrière nous, c'est comme si ça n'existait plus. J'ai du mal à me rendre compte que j'ai égorgé un type parce que j'étais pressé. C'est allé si vite, finalement. On pourrait croire que... oh, je ne sais pas. Que quand quelque chose d'aussi grave se produit, un dieu quelconque te foudroie sur place, ou alors le mourant prononce quelque horrible malédiction. Je ne lui ai pas offert un cadeau de Papy, ce qui aurait été respectable, parce qu'il l'aurait traîné avec lui un moment, il aurait continué à fabriquer de l'humanité comme on l'aime. Là je m'en suis juste débarrassé parce qu'il était dans le passage. C'est horrible de voir comme un corps humain n'est qu'un tas de viande très mécanique. On fait un trou dedans, il perd son étanchéité, puis il se vide comme un fût de bière dans une taverne de nains. Et direction la boîte en sapin.
Je n'ai pas l'habitude d'être efficace et déterminé, ça me rend tout chose.
Enfin tu vois pourquoi les histoires de fesse de Frida j'en ai rien à branler, là, maintenant ?

J'atteins le coffre dans un état second. C'est comme avoir vu la foudre, et savoir qu'un bruit va arriver dans quelques secondes. Ou alors comme contempler une explosion à l'horizon et attendre l'onde de choc pour se désintégrer. Oh bon sang, ça va revenir me hanter, d'avoir égorgé un type. Tu te rends compte un peu ?! En plus il a giclé partout et j'en ai jusque dans les cheveux. Je veux pas du sang du sale ex taré de Frida dans mes cheveux... je m'essuie le visage avec la manche, mais il faudra de l'eau pour rincer tous les dégâts.

Enfin je suis tellement en pilote automatique que j'en ai presque oublié le coffre. Pourtant, le Caporegime ne nous a pas menti : il a donné le bon code. Putain de merde cette moule des enfers. Je peux pas m'empêcher de pousser un petit cri en même temps que Frida. Et quand j'ai vu le contenu... ah là là, ce pot pourri d'émotions que j'ai ressenti. Bordel de merde c'est plein de pognons là dedans !

J'ai eu une vie avant Grand Père. Dans cette vie, j'ai eu une relation passionnelle, compliquée, et hélas à sens unique, avec l'argent. C'est comme si il y avait un espèce de magnétisme entre nous, mais plutôt celui qui repousse des aimants loin l'un de l'autre. J'ai aimé l'argent, très fort, comme j'ai aimé peu de choses, mais il n'a jamais voulu rester avec moi.
C'est difficile d'oublier une passion qui a duré plus de vingt ans.

En voyant l'or, les bourses, le collier, les machins, j'ai ressenti un mélange de regrets, d'euphorie, et une espèce de tension dans le bas ventre que je ne peux qu'identifier que comme un début d'érection.

« Retiens-les, j'embarque tout ! »

Je me suis jeté sur la paperasse en premier, mais il faudra me déboulonner avec de la dynamite pour me séparer de ce coffre. Un égorgement ? Qui ? De quoi ? Je m'en fous, laissez moi remplir la sacoche !
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 01 juil. 2020, 11:51, modifié 1 fois.
Raison : +5 XP / 28 XP au total | +1 XPm / 2 XPm au total
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
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- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Pour tout signe d’acceptation, Frida se contenta d’un vif mouvement de tête. Elle dégaina la dague effilée qu’elle inversa dans son poing, coupa sa respiration, et attendit tranquillement que les Tiléens s’avancent.

On les entendait crier entre eux dans leur langue chantante. Ils s’approchèrent en hurlant quelque chose. Ils remontaient jusqu’au bureau de Giaccomo, où, soudain, ils devinrent silencieux pendant un petit instant ; Probablement le choc de voir le massacre que Frida et Reinhard avaient laissé derrière eux.
Reinhard lui-même, était bien occupé à soigneusement ranger tout ce qu’il y avait à piller dans sa sacoche. Il ne devait pas être bien discret, parce que les mafieux, après avoir fait un tour bien rapide de la pièce, se mirent à crier et à courir à toute vitesse.

Frida surgit juste devant eux. Elle donna une magnifique taillade immédiatement dans l’œil du premier, avant de lui filer un violent coup de coude dans le plexus afin de le faire reculer. Reinhard manqua la plupart du combat : Il était occupé avec son coffre. Mais enfin, à deux contre un, il entendait Frida distribuer les beignes et les frappes, provoquant des rages stridentes et des insultes en langue exotique.

Lorsque le magus eut tranquillement fini de piller, il alla retrouver sa camarade. Il eut la plaisante surprise de découvrir un cadavre aux yeux ouverts, convulsant dans tous les sens en tentant de poser ses mains sur son cou pour arrêter le saignement. Frida fila une balayette de sa botte dans le genou du gars encore en vie devant elle, courut derrière Reinhard avec un grand sourire. Alors, le magus put s’avancer, toussoter, et faire ce qu’il savait très bien faire :

Il disloqua sa mâchoire, et cracha une bile aethyrique qui doucha le pauvre mafieux en face. Il tomba à genoux tandis que son manteau se mettait à se mêler à sa peau, que sa barbe fut couverte de boutons explosant, et que son couteau se désagrégeait en un instant.
Il hurlait. Hurlait comme un damné. Frida décida de piquer un sprint en un râle de rage. Elle fonça tout droit, lui fit une prise de soule, l’éclata la tête contre le parquet, puis, leva sa dague, et lui donna huit coups de couteaux à toute vitesse en plein la jugulaire. Quand elle se levait, le sang dégoulinant de sa joue arrachée faisait un beau contraste avec ses mains et les manches de ses avant-bras tout autant souillées. Elle se releva, fit craquer son cou, puis pointa du doigt derrière Reinhard.

« On se casse ; Allez. »

Elle enjamba les corps des Tiléens sans prendre le temps de les fouiller. Ils prirent un virage à droite à partir de la salle du coffre, Frida péta le carreau d’une fenêtre malheureusement verrouillée, la força, puis sauta dehors à toute vitesse, vite suivie d’un Reinhard surchargé avec sa sacoche.

« Planque-toi. »


Frida posa sa main sur l’épaule gauche de Reinhard, et même s’il était un pauvre homme de quarante ans avec de l’arthrose, elle le forçait à se baisser et à marcher à sa hauteur. Reinhard était obligé d’être sur ses genoux, et de les utiliser pour se déplacer, là où Frida parvenait à garder ses deux talons bien sur le sol, pliée comme si elle était une grenouille.

Au moment opportun, elle se leva tout droit, attrapa le manteau de Reinhard pour le remettre droit, et elle le força à courir avec elle pour traverser toute la cour dans une obscurité teintée de vert. Elle le colla contre la lourde brique des immenses abattoirs. Une grosse porte en bois coulissante était entrouverte, et permettait d’avoir une fine vue sur ce qu’il se passait à l’intérieur.

Il y avait des cris, et des engueulades. Et pas seulement en Tiléen. En furetant à l’intérieur, Reinhard put découvrir que devant les bouchers qui portaient leurs crocs et leurs hachoirs dans leurs mains, au moins une vingtaine d’individus aux gueules patibulaires, aux chemises sans manches qui affichaient leurs gros bras musclés et couverts de tatouages, matraques et barres de fer dans les mains, leur faisaient face.
Comment ne pas reconnaître les fameux bateliers de Nuln ? Ces gars-là passaient leur vie à faire trois trucs : Décharger des caisses toute la journée, puis se battre et picoler. Il était peu étonnant que les bateliers soient à l’origine de toutes les luttes sociales de la ville, et qu’un débat était sûr de se résoudre quand ils décidaient de se mêler aux revendications estudiantines ou ouvrières ; Ils étaient les seuls capables d’éclater des crânes de sergents du guet.
C’était sûrement ça, la diversion que Valitch avait promis. Et peut-être la raison pour laquelle du renfort conséquent n’avait pas déboulé après le bordel qu’ils avaient causé dans le bâtiment.

« C’est pas compliqué ! On se cassera pas sans l’journaliste ! T’as pigé le rital ?!
– T’as complètement pété les plombs Maerten ! T’es en train de faire la connerie de ta vie tu sais ?! Tu crois que je sais pas chez quel écrivain t’envoies tes gosses pour qu’ils fassent leurs lettres ?!
– Tu menaces mes gosses ?!
– Je menace tes gosses ! Je menace les gosses du type derrière toi ! Je menace vos viocs et vos putes ! Tu sais pas à qui t’es en train de te fritter mon gars !
Où est Giaccomo putain, je vous ai dis d’aller le chercher ! »


Visiblement la dispute avait l’air d’avoir commencé y a un moment. Et elle était bien chaude. Il y avait dans ce bâtiment beaucoup trop d’hommes musclés et en colère, relatifs au nombre d’objets tranchants et pointus au mètre carré, pour que ça ne dégénère pas en gigantesque baston dans quelques instants. Peut-être que Giaccomo, un charismatique capo de la famille Sansovino, ayant autorité sur les bouchers comme sur les mafieux, aurait pu débarquer pour calmer tout le monde et trouver un arrangement à leur conflit ; Mais à cette heure, Giaccomo était avachi sur le ventre, ses cinq litres de sang déversés sous lui, et le pantalon souillé de merde.
Les abattoirs étaient donc destinés à être le lieu d’un combat de rue magistral et terrifiant. Si les cultistes de Nurgle voulaient profiter d’un laps de temps, c’était celui-ci ou jamais.

Frida et Reinhard se retournèrent donc. Au trot, pas vif, Frida ouvrant la marche pour s’assurer que personne ne tombe sur eux, ils traversèrent toute la cour, et l’allée, pour débarquer vers l’entrée de service. Là, ils eurent la plaisante surprise de découvrir Kurt, l’aliéné mental, et Harmann, un nouveau-venu dans la secte, en train de jeter des mafieux à terre. Le solide Harmann en écrasant un au sol, tandis que Kurt, tremblant et caquetant des petits rires, leur passait des cordes autour des chevilles et des poignets.
Derrière eux, Max et Irmfried tiraient un vieil âne borgne tractant une grosse charrette camouflée d’une bâche.

« Max, bordel… Tire plus fort !
– J’y suis pour rien, il est vraiment trop con lui !
– HI-HAAAAAAAAN »

L’âne semblait en effet avoir été acheté à un généreux rabais. Il paraissait complètement imperméable à son environnement. Après avoir été rudement tiré par les deux bonhommes, il décida finalement de trotter, virevolta tout droit, et se cogna la tête directement dans un poteau.

« Hi...Hi-haaaaaaan-hi-HAAAN. »

Irmfried grimaça en mettant un poing sur ses hanches. Max, lui, alla soulever la couverture pour révéler ce qui se tenait en dessous : Un gros amas de trucs. Candiano avait encore muté. Il n’était maintenant même plus un être humain. Juste un gros tas de muscles noircis, tremblants, sous lesquels on pouvait entendre des gargouillements et des petites détonations. Le visage de Candiano s’était désintégré pour se mêler à d’autres morceaux de son anatomie. Un de ses yeux semblait s’être retrouvé là où il devait avoir un téton, et une touffe de cheveux poussaient autour d’une cavité qui ne pouvait être que sa bouche.
La vision est beaucoup, beaucoup trop insupportable. Tout le monde roule un jet de résistance mentale pour pas devenir tarés en voyant ça.

Reinhard : 15, échec. +1 point de folie.
Max : 10, échec de justesse. +1 point de folie.
Irmfried : 10, réussite.
Frida : 12, échec. +1 point de folie.
Kurt : Immunisé. Il est déjà totalement atteint.
Harmann : 16, échec. +1 point de folie.
« Putaaaiiin…
– Ouais, il est…
Bref, faut qu’on se bouge. »


Irmfried fit un signe de tête à Max et Harmann, et les trois costauds purent courir jusqu’à une grosse porte coulissante sur laquelle ils se jetaient. Ils n’étaient pas trop de trois pour ouvrir de force la porte arrière des abattoirs. En même temps qu’ils fournissaient leurs efforts, le pistolier parla :

« On a la dynamite avec nous. Deux gars attendent dehors au cas où le Guet se ramène…
T’es vraiment sûr de vouloir piller le coffre ?

– On l’a déjà pillé le coffre. »

Elle tapota sur la sacoche que portait Reinhard.

« Ah bah…
Bah problème réglé... »


Une fois la porte ouverte, les trois dégainèrent des armes et se ruèrent à l’intérieur. Ils fouillèrent quelques courts instants, avant de ressortir, s’étant assurés que la voie était libre. Kurt allait voir l’âne, mais l’animal se mit soudain à paniquer et à taper sur le sol lorsque le demeuré l’approchait.

« Putain, le laissez pas toucher à Carotte ! »

Frida attrapa les épaules de Kurt pour gentiment l’éloigner.

« Agagagaga.
– Mais oui, Kurt, mais oui. »

Une fois cette distraction occupée, on put forcer l’âne à se pousser à l’intérieur. Reinhard n’avait probablement pas beaucoup de temps devant lui, mais, enfin, il était en sécurité ici. Les cultises se répartirent pour barricader les ouvertures qui menaient sur le complexe, et Reinhard, lui, put profiter seul d’un magnifique décor pour servir le Pestilent.

Il y avait, au sol, toute une mare de sang séché. Des mouches dans tous les sens. Des crocs de boucher rouillés alignés. C’était là où on devait égorger les bêtes. C’était ici qu’on les amenait, en les faisant coulisser sur de longs râteliers métalliques, pour les dépecer une à une. La viande devait maturer à l’air libre, un festin pour les larves, bien avant d’être dans le gosier de bourgeois assez riches pour s’acheter de la barbaque.

Une ambiance horrifique, sous une lune de Morrslieb : Véritablement parfait pour faire ce qu’il avait à faire.




Bien… Allez. On sait que t’as jamais été le genre à faire des plans et combattre des mafieux.
Mais ça… ça c’est ce que tu sais faire.

Occupe-toi de Candiano. Je vais te murmurer les incantations que tu devras répéter…



Ordre des initiatives : Frida > Tiléen 1 > Tiléen 2

Frida se met en position devant les Tiléens. Elle ne charge pas pour esquiver son esquive, mais attaque prudemment le premier mafieux qui se trouve devant elle.

Frida peut faire gagner à Reinhard trois tours le temps de piller la totalité du coffre.

Attaque : 2, réussie
Parade du Tiléen en face : 18, échec.

La flemme de faire des jets de localisation, puisque personne n’a d’équipement de protection de toute façon.

[(10x2 : 20)+12+(1d6 : 1)] – (END : 9)
= 24. Reste 36.

Attaque du Tiléen 1 : 16, échec
Attaque du Tiléen 2 : 14, échec.


Nouveau round.

Attaque de Frida : 8, réussite.
Parade du Tiléen : 12, échec

[(10x2 : 20)+12+(1d6 : 5)] – (END : 9)
= 28. Reste 8 PV.

Attaque du Tiléen 1 : 17, échec
Attaque du Tiléen 2 : 10, échec.


Nouveau round.

Attaque de Frida : 14, réussite.
Parade du Tiléen : 3, réussite.

[(10x2 : 20)+12+(1d6 : 4)] – [(END : 9)+(Dague : 6)]
= 21

Le Tiléen 1 est tué.

Attaque du Tiléen 2 : 8, réussite de 1.
Esquive de Frida : 9(+2 : Arme « rapide), réussite de 3. Esquive accomplie.

Reinhard a achevé de piller le coffre en entier et peut rejoindre le combat.

Ordre des initiatives : Frida > Tiléen 2 > Reinhard

Attaque de Frida : 8, réussite.
Parade du Tiléen 2 : 3, réussite.


[(10x2 : 20)+12+(1d6 : 1)] – [(END : 9)+(Dague : 6)]
= 18. Reste 42.

Attaque du Tiléen 2 : 18, échec.

Puisqu’elle n’a pas eu à esquiver, Frida utilise son action mineure pour se désengager et filer derrière Reinhard.

Jet d’Initiative : 10, réussi de 2
Jet d’Initiative du Tiléen pour lui faire une attaque gratuite : 9, réussi de justesse

Reinhard incante et lance « Gerbe Corruptrice »

Jet de magie : 9, réussite
Pour un point de MA, l’initiative est réduite de 1.
Jet : 14+1 ; Échec.

Le Tiléen subit 10+(1d10 : 8)-(END:9) = 9, reste 33 PV.
Toutes les possessions métalliques du Tiléen seront réduites en miette dans (1d4 : 1) = Dès maintenant.

Sans aucune arme, le Tiléen n’est plus dangereux. Reinhard se pousse sur le côté du couloir et Frida charge comme une tarée directement sur lui.

Jet : 12-2. Réussi.

Duel de FOR opposé pour savoir si Frida arrive à mettre le Tiléen à terre :
Frida : 6, réussite de 4
Mafieux : 12, échec.

Pas de jets de dégâts ou autres ; Frida se balance sur lui, le fout à terre, et le larde de plusieurs coups dans la jugulaire. Il n’a de toute façon plus de moyens de se défendre.

Elle est vraiment ultra buff la Frida, elle va buter tous les mafieux toute seule.


Seulement deux gardes protègent l’entrée arrière (Il y en avait six au début, mais les quatre ont été obligés de partir à cause de la diversion de Valitch).

Irmfried, Max, et deux cultistes s’approchent pour s’occuper de leur cas.
Attaque surprise : Ils disposent tous de l’initiative, en se répartissant les ennemis.

Attaque d’Irmfried : 12, réussite
Cultiste 1 : 4, réussite
Parade du garde dont ils s’occupent : 16, échec

Attaque de Max : 4, réussite
Cultiste 2 : 7, réussite
Parade du garde dont ils s’occupent : 10, échec de 1.

La flemme de faire un combat qui s’éternise avec des jets comme ça ; C’est pas très réglementaire, mais les mafieux puent vraiment trop, ils doivent chuter à quelque chose comme 20 PV chacun. Je considère que le groupe parvient à les mettre hors-combat (Assommés) et à continuer.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Le démon s'agite dans ma tête, devient plus présent. Je le sens presque s'appuyer contre mes omoplates afin de pouvoir me chuchoter ses secrets à l'oreille. Il me montre comment tracer un espèce de dessin géométrique dans la crasse du sol, et je m'exécute du bout de l'index comme si j'avais fait des mandalas psychédéliques toutes ma vie, avec des gestes amples et sûrs. C'est très beau, peut être trop beau pour un dessin exécuté dans le sang séché et les excréments des animaux morts ici. On se sent déjà partir ailleurs rien qu'en le regardant...
Mais le démon devient silencieux, je ne sais pourquoi. Il attend ? Quelque chose est censé se produire ?

« Euh... et maintenant ?

- Chuit, je réfléchis ! C'est plus simple pour les démons d'aller dans les royaumes du Chaos. D'habitude je ne trimbale pas un humain et une maladie avec moi ! Enfin - grâce soit rendue à Nurgle - tu n'as plus ton âme, sinon c'est sur toute la surface du Wissenland qu'il aurait fallu dessiner. »

Et puis il gloussé, mais j'ai pas compris pourquoi.

« Rajoute un trait là, et puis au milieu... dessine ce symbole. C'est le blason du Roi des Vers. Ça devrait marcher. Et commence à chanter comme je te l'ai expliqué. »

Je m'exécute. La chanson est un long poème en langue noire psalmodié sur un ton grave et rauque. Il raconte une invitation. Il promet à la maladie en train de naître un bel avenir parmi les humains, plein de souffrances et de nez qui coulent. Pile au moment où j'ai fini le dernier point, où j'ai marmonné le dernier charabia démoniaque, l'univers a commencé à se déliter. Les gens présents semblent bouger au ralenti, les couleurs devenir plus fades, les contours plus flous. Le décor est en train de se déchirer, mais très très lentement. Seul le Dhar reste au premier plan. Je le vois de mieux en mieux. C'est bizarre, mais très joli.
Furuga'th s'est remis à parler :

« Oh, je devrais peut être te prévenir. On va bouger, après s'être occupé de Candiano. On va dans la partie « administrative » des Jardins, en quelque sorte. Enfin totalement, en fait. Ce n'est pas conçu pour être douillet pour les humains. Ce n'est pas pensé pour. Il y en a qui viennent quelques fois, bien sûr, mais... je vais t'expliquer avec un allégorie, ça sera mieux. Imagine l'univers comme un côlon qui manque de fibres, et toi, tu es un étron. Tu visualises ? Bon, maintenant, imagine que l'univers est en train contracter ses muqueuses desséchées pour te faire sortir... péristaltisme, ça s'appelle. J'adore ce mot. Pé-ri-stal-ti-sme... in-tes-ti-nal ! Répète après moi ! »

Il m'a obligé à répéter. Quand un démon a une idée, c'est difficile de l'en faire démordre. Néanmoins il continue son explication :

« Enfin bref. Tu risques de voir des choses étranges, l'espèce de boule de graisse humide entre tes deux oreilles ne va pas aimer ce qui va se passer. Essaye de ne pas t'enfuir en hurlant ou je ne sais quoi, tu seras gentil. Ça sera vite fini mon poussin. »

Chouette introduction ! J'ai regardé autour de moi, l'air inquiet. Pour l'instant je ne vois rien d'effrayant. Il n'y a que Candiano (quand ils ont enlevé la bâche tout à l'heure, c'était si horrible, j'ai caché mon visage contre le torse d'Irmfried, oh Grand Père tu es vraiment le maître de la corruption).
L'ancien capitaine tiléen aussi semble d'une certain façon plus au premier plan que le reste. Les cultistes ont maintenant l'air d'être peint sur une toile, sans consistance, tout comme les murs derrière eux. Seul l'amas de corruption que fut Candiano et le Dhar on l'air d'exister. Furuga'th me chuchota à l'oreille :

« Maintenant, fais exister ta maladie mon petit lapin. Fais le. »

J'ai fait.
Et la chose qui était autrefois un homme explosa.

Ce fut une fort belle explosion. Candiano se désintégra dans toutes les direction à la fois en moins d'une seconde. Il y en a par-tout. Le temps d'un clignement de paupière j'ai vu tous ses organes comme sur un immense schéma éclaté de substance corrompue, et puis il était parmi nous, étalé uniformément sur tout ce qui se trouve dans la pièce. Et l'odeur... c'est une odeur physique, dans le sens où elle peut rentrer chez toi en donnant un coup de pied dans la porte et te frapper au visage jusqu'à ce que tes cavités nasales crient grâce. Ensuite elle finit tes bières et elle baise ta femme. Oui, c'est une odeur qui a beaucoup de caractère. Trop. J'ai failli m'évanouir – et tu sais que j'en ai vu d'autres.
Au milieu de ce merdier se tient un enfant très moche et nu.

Je ne sais pas le décrire autrement que comme « très moche ». Ce n'est visiblement pas humain, même pas vivant. Il n'y a pas de mouches qui viennent se poser sur la bouche d'un enfant vivant. Les enfants vivants ne brillent pas d'une lueur verte malsaine. Ils n'ont pas des yeux à facette comme des mouches, et pas de doigts velus et articulés comme des pattes d'araignées. Mais on va appeler ça « enfant très moche » parce que je commence à fatiguer de ma journée. Ramper sur les genoux derrière Frida pendant des mètres et des mètres ça m'a ruiné le dos, j'ai égorgé un type, et maintenant j'ai crée un « truc » pendant un rituel maléfique et c'est même pas encore l'heure de l'apéro. Je ressens néanmoins l'euphorie de Furuga'th.

« Comme il est joli ! On va aller le faire enregistrer chez Epidémius maintenant. Tu te rappelles ce que je t'ai dit ? On reste calme, la transition ne sera pas longue. »

L'enfant très moche s'est rapproché de moi. Il a pris ma main avec ses espèces de pattes d'insecte. Il est très froid, et un peu gluant. C'est comme sentir un cadavre de poisson se coller affectueusement à ta jambe. Et il parle. Sa voix sonne comme les grincements d'un cercueil, pas du tout humain, pas du tout vivant :

« Je veux aller voir les vivants pôpa. »

Je sais pas trop quoi dire, alors le démon prend le relais d'une voix douce. Je ne l'avais jamais entendu parler avec autant de tendresse :

« Mais oui mon petit cœur, nous y allons. Il faut juste que « pôpa » lâche le réel et nous laisse partir.

- Ah oui ? Pardon. »

Je lâche. C'est vrai que j'essayais de garder l'univers normal avec nous – même si maintenant il ressemble à une vieille affiche en train de déteindre. Je n'apprécie pas trop de le quitter. La dernière fois on était dans le Moussillon et le ciel me donnait mal à la tête. Je ne suis pas amateur de voyage. Et je n'aime pas les hallucinations. Je regarde le plafond se mettre à couler. Ça me rappelle l'époque où les crises de démence sont devenues plus fréquentes, c'était avant de vendre mon âme. Difficile de mettre une chronologie sur ces périodes là. C'était affreux. Je ne pouvais pas ouvrir un placard sans tomber sur d'Innomables Visions d'un Ailleurs Au-Delà de Toute Raison. Tu vois le bordel. Ça me rappelle une sale époque, quoi.

Les proportions, les perspectives, les sons, deviennent étranges. Sauf une silhouette féminine accroupie en arrière plan qui semble racler quelque chose sur le sol, entre ses jambes. Elle porte une chemise de nuit rose qui semble hors de propos en ces lieux. Ses pieds nus sont sales. Ses cheveux châtains tombent en cascade devant son visage, mais je la reconnais tout de même :

« Maman ?! »

Elle relève la tête. Je comprends maintenant ce qu'elle est en train de faire : elle mange ses propres excréments, tout droit sorti du moule. Elle se met à hurler (et tout le monde sait qu'on ne doit pas parler la bouche pleine) :

« REGARDE CE QUE TU M'OBLIGES A FAIRE !

- Oh bordel.

- JE DOIS T'ALLAITER AVEC DE LA MERDE, C'EST LA SEULE SOLUTION !

- Franchement, je suis presque déçu. On est sur les fonds de tiroir hein ? C'est pas la première fois que je vois mes parents bouffer de la merde, se mettre des trucs dans le cul et je sais pas quoi. Trouve autre chose ! »

En vrai, je trouve ça rassurant de répondre aux hallucinations sur le ton du sarcasme (même si du coup je passe pour un cinglé qui parle tout seul). Ça permet de mettre de la distance. En vrai il faut être un sacré fils de pute pour voir sa mère dans un état pareil sans broncher. Je comprends pas pourquoi elle est tellement en colère, je ne m'en rappelle plus, mais j'aime pas la voir hurler comme ça.

Dans le vrai monde de la réalité véritable, je me suis écroulé pour convulser en bavant de l'écume blanche, une vraie image d'Epinal des possessions démoniaque. Ou une crise du Grand Mal épileptique.
De mon point de vue je suis en train de regarder ma mère s'étirer dans tous les sens, se replier sur elle même, puis se désintégrer en amas de couleurs dans les tons vert/marron. Le reste du décor a fait la même chose, jusqu'à devenir un rideau décoré sur le mode abstrait. Je soulève le rideau. Les Jardins de Grand Père se trouvent derrière. Ils ont toujours été là.
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 07 juil. 2020, 20:16, modifié 1 fois.
Raison : +6 XP / Total : 34 XP | Total : 2 XPm
Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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[MJ] La Fée Enchanteresse
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par [MJ] La Fée Enchanteresse »

Un sinistre sentiment s’imposait à Reinhard Faul. Il n’avait pas eu le temps de battre des cils, ou de prendre une nouvelle inspiration – son corps était comme un référentiel dans l’espace, dont il était maître. Il sentait bien sa chair. Ses genoux endoloris. Ses bras courbaturés d’avoir frappé avec un bâton. Il sentait une crotte d’œil près de ses mutations, et ses boyaux qui gargouillaient en faisant passer de la diarrhée dans leurs cordons.
Ce n’était pas le référentiel qui bougeait ; C’était l’espace autour. Il se sentait dans une pesanteur douloureuse. Ses mouches autour de lui se mettaient à s’agiter, se décupler, en agitant leurs ailes dans des bourdonnements assourdissants.

Le ciel changeait de forme et de couleur. Des odeurs qu’il n’avait jamais senties et qu’il ne raccrochait à rien commençaient à envahir ses nasaux. Et après avoir entendu des cris, des hurlements, après avoir senti les synapses entre ses neurones frictionner à toute vitesse, il découvrit une ville.


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On aurait dit une citadelle sur une mer. Une mer verdâtre, infestée de malepierre. Un tas de castels et de corps de gardes, un peu comme les beaux quartiers de Nuln ; Sauf que ceux-ci étaient ravagés et délicieusement insalubres. Dans le ciel, des cafards et des mouches géantes transportaient des créatures mutées, mi-humaines-mi-asticots, pour aller d’un bout à l’autre de la cité.

Il était là, sur une berge, devant cette mer, les pieds dans une vase gluante. Un petit Nurgling avec une canne à pêche le bouscula et couru en sautillant près de galet. Sous l’eau, des anguilles violacées nageaient paisiblement.
Reinhard avait de quoi être terrifié. Il respirait à toute vitesse. Tout ici était une parodie de vie humaine, mais sans aucune commune mesure ; Il y avait des nuages trop brillants pour être naturels. Un ciel illuminé alors qu’il n’y avait aucun soleil. Au loin, il voyait un château fort volant. Et bien haut, un asticot avec des ailes de plusieurs kilomètres de haut, qui remontait la voûte céleste.

Il aurait pu rester là un moment, juste à paniquer. Mais un homme s’approchait ; Vitale Candiano. Pas sous sa forme immonde. Sous sa forme de bellâtre. Bien vêtu, à la mode Tiléenne. Il sentait très fort le sel. Avait une jolie barbe et un élégant cache-œil. Sur son épaule, il portait la Maladie. Le petit être arraché au corps muté du corsaire de Remas.

« Eh bien alors, Reinhard ! C’est pas ta première fois dans les Jardins !
Pas le temps de niaiser. Le temps ici passe plus lentement que dans le Matériel, mais des fois il fait n’importe quoi. T’as pas envie de rester coincé ici et de te réveiller quatre siècles après tes amis. Il faut que tu fasses de l’administratif. »


Il tendit l’enfant qu’il posa dans les bras de Reinhard. Maladie s’accrocha à ses vêtements – Car, par une magie impressionnante, Reinhard avait amené avec lui ses vêtements. Maladie gluante colla sa tête contre son cœur, et ferma ses milliers d’yeux.

« Il faut que tu ailles le faire enregistrer. Que tout soit bien officiel. Pour cela, tu dois trouver le Palais d’Épidémius au sein de la Forteresse. Tu ne le rencontreras sûrement pas en personne, c’est un Plénipotentiaire, il a beaucoup de travail ! Mais t’inquiète pas, à présent nous faisons les choses sérieusement. On a une bureaucratie. »

Il passa au-dessus de sa tête la sangle d’une besace, qu’il enroula autour de l’épaule de Reinhard.

« Moi et Épidémius, on a eu… Quelques soucis, par le passé. Il ne m’aime pas beaucoup. Oh, trois fois rien ; Il y a deux millénaires J’avais fait évoluer une maladie sans le prévenir, rajouté des champignons dans des abcès crâniens. Une petite expérience. Bref. Tout est dans la sacoche : Mon registre, mes papiers… Des choses utiles. Le perds pas.
Moi, je vais profiter d’être dans la Forteresse des Déchus pour faire un peu de porte-à-porte. Je te laisse gérer ce qui est le plus ennuyeux. Tu veux bien faire ça pour moi ? Oui ? Allez, tope-la. À plus. »


Il s’éloigna tout guilleret. Mais il se retourna, et tout en marchant à l’envers il pointa Rein du doigt :

« Ah, et, oublie pas de trouver un nom pour ta maladie !
Allez, bisous bisous ! »



Perdu en père célibataire, avec des papiers et un enfant sous le bras, il devait rejoindre les portes de la Cité. Mais il n’y avait nulle barque pour lui permettre de traverser la vase. Il alla tout droit ; Il avait pied. Le bourbier s’arrêtait à ses hanches.

Le chemin jusqu’à la Citadelle était truffé de cadavres. De charognes. Il n’y avait qu’un énorme tas de corps en décomposition, humains et animaux, balancés ici avec les affres du temps. Des millénaires de massacres et d’épidémies, jetés dans une décharge à ciel ouvert. Sur des petits monticules de tripes et d’estomacs décomposés, trônaient quelques Nurglings chamailleurs, et de pauvres âmes errantes et perdues comme Reinhard qui se roulaient par terre en arrachant leurs cheveux et en pleurant.

Il sentait sa magie pulser en lui. Il était temps de se mettre au travail, et d’arriver à remonter la ville jusqu’au Palais.
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Reinhard Faul
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Re: [Reinhard Faul] Le Grand Coësre

Message par Reinhard Faul »

Furuga'th m'a laissé au bord de l'eau, tout seul avec mon bazar et ma maladie. J'ai jeté un coup d’œil terrifié aux alentours. J'ai rien contre le caca et la pourriture, mais là il y en a énormément. Partout. Peut-on se préparer à être en présence de toute la charogne humaine, passée et future ? Je ne crois pas. C'est si... immense.
Je vois la ville devant moi, de l'autre coté du « lac » (le mot mérite amplement ses guillemets), mais si je tourne la tête à droite ou à gauche je peux admirer les berges de ce qu'on va appeler l'Océan de Pourri. Des cadavres – tous humains, peut être que les Nains, les Elfes, et toutes ces conneries, ont leur propre Océan – flottent à perte de vue. Des bras, des jambes, des visages, à divers degrés de déliquescence. Ils oscillent doucement au rythme du clapotis de l'eau. L'impression d'être écrasé par le paysage est renforcé du fait que l'horizon semble beaucoup plus éloigné qu'en temps normal. Le ciel aussi. Ça fait vraiment mal à la tête de regarde loin trop longtemps.

Et tu sais ce qu'il manque ? Un quai avec une barque.

Je peux voir à des kilomètres autour de moi. La végétation est rase, évoque quelque chose d'une toundra nordique, si j'en avais déjà vu une. Et pourtant je ne vois aucune trace de construction. Seulement la ville qui luit au loin, de l'autre coté.
Je n'ai pas d'idée. J'ai un sort pour me transformer en nuée de mouches, mais je ne pense pas que la maladie m'accompagnera durant ma transformation (mes vêtements le font, certes, mais c'est parce que personne n'a aucun intérêt à me les enlever). J'envisage brièvement de bricoler un radeau en morceau de charogne, mais je rejette rapidement l'idée. Pas réalisable. Du coup il me reste ben... à marcher.

J'enfonce un pied prudent dans « l'eau » (c'est plus facile d'appeler ça comme ça). Comme absolument tout dans les Jardins, elle est agréablement tiède. Elle a la chaleur de la vie. Ça serait plus facile si je pouvais fermer les yeux quand même. Je n'apprécie pas beaucoup ce que je suis en train de faire. Les cadavres aux alentours m'ignorent totalement. Ils ont l'air très occupés ailleurs. Certains pleurent. Si ils ont encore des mains, ils s'arrachent les cheveux et se tordent les doigts de douleur. Tous les visages arborent des masques d'agonie et de souffrance. C'est assez rare d'entendre une foule gigantesque sangloter, et le bruit me raye le cerveau comme des ongles sur un tableau noir. Pas une ambiance qui donne envie de faire trempette.
Je touche le fond une fois que le liquide m'arrive aux hanches. Je commence moi même à avoir envie de pleurer. C'était plus agréable l'autre fois, dans le domaine de Furuga'th. Il y avait un joli marais qui cachait l'horizon, des petites fleurs, un petit village. Les démons et autres damnés avaient l'air heureux.

Mes pieds s'enfoncent dans une matière molle, un peu chaude, qui ne ressemble pas du tout à de la vase. Je sens des morceaux de corps effleurer mes jambes quand je commence à avancer. « L'eau » est visqueuse, dense. Ça glisse. C'est difficile de marcher. Mon bâton m'aurait bien rendu service, mais il est resté « là-bas ». Un type qui sait bien nager irait probablement plus vite, même avec un seul bras. Mais ma dernière baignade remonte à la rivière près du village où j'ai grandit, et il est hors de question que je m'immerge totalement là dedans.

J'espère, j'espère vraiment que le temps passe plus lentement dans le monde réel. Sinon on est tous foutus. Les Répurgateurs auront dix fois le temps de venir d'Altdorf pour me brûler avant que j'ai le temps de traverser toute cette merde. C'est insupportable. Il y a encore quelques instants j'égorgeais des types (enfin, un) et je me faufilais derrière Frida à travers la place forte des Bouchers. Il fallait vider le coffre vite vite vite. Faire le rituel vite vite vite. Maintenant je me traîne dans une immensité de gadoue, tout seul au milieu des sanglots.

J'appuie plus fort sur mes cuisses, pour aller plus vite, mais l'accélération est trop minime pour tous les efforts déployés. Le jus de charogne m'impose son inertie. Ce sera long, pas d'autres options possibles. Je tente de garder mon regard fixé sur la ville, c'est mon seul réconfort dans le paysage.
C'est vrai que d'habitude j'aime bien les cadavres, le pourri, ces choses là. Mais là ça... c'est trop. Ça me dégoûte. Ça fait très longtemps que ça ne m'est pas arrivé, et pourtant... voilà. Difficile de savoir précisément où finit l'humain et où commence le sorcier de Nurgle. Je n'en suis pas encore au stade de Mémé, qui ne mangeait plus très souvent et qui était composée de boue noire et maléfique. Moi j'ai encore pas mal d'organes normaux. J'ai le nez qui coule quand il fait froid. Je dors la nuit. Si on me pince, j'ai mal. Bref, pas facile de trouver une limite. Un cadavre ? Un cadavre c'est génial, on peut le regarder couler, s'en servir comme bougie aromatique, bref, des soirées de folie. Deux cadavres ? Je peux trouver un usage à deux cadavres. Un champ entier avec des corps morts poser sur toute la surface par un paysan fou ? Bon... ça demande plus d'intendance, mais ça reste de l'ordre du concevable.
L’entièreté de la charogne humaine morte de maladie baignant dans la même soupe, avec mes couilles en train de mariner au milieu ? Putain, mais, beurk quoi. C'est la même différence entre un bon pavé de bœuf dans son assiette et une piscine olympique remplie de bidoche. Quelques fois, le mieux est l'ennemi du bien.

Je préférerais qu'on soit déjà à la ville. Elle a l'air belle. Il y aura des amis de Grand Père à l'intérieur, et pas des sales connards morts en train de pleurer. Je me sentirais plus à l'aise avec des murs et des trottoirs autour de moi. Je marcherais mieux, déjà.

A ce moment là, ma route croise celle d'un pénis en décomposition en train de flotter tristement sur la boue, séparé de son propriétaire. Il a surgit de derrière un bras. Un minuscule insecte démoniaque sort en rampant d'un lambeau de scrotum. C'est pas la première fois que je vois une bite en mauvaise état. Les organes génitaux pourrissent autant que le reste, y pas de raison. Et Candiano pendant ses mutations a su se montrer pas mal créatif de ce coté là. Mais là, à cet instant, je me sens dangereusement proche de cette chose. Je ne veux pas la toucher, aussi instinctivement qu'un type normal ne veut pas être en contact d'un cadavre. Je ne sais pas si c'est l'insecte, le décor, ou la castration qui m'a fait péter un boulon (ou tout à la fois), mais je l'ai pété.

Je me suis mis à faire des petits bonds hystériques pour m'éloigner à toute vitesse. Et tu sais pourquoi je ne sautais pas avant ? Parce que tout glisse. Il n'y a pas de roseaux, de bouts de bois, pour me tenir. Seulement du mou, du moite, du visqueux, du spongieux.
Je perds pied.

C'est la panique à bord. Je n'ai pas eu le temps de retenir ma respiration, il fait noir, je ne sais pas où est le haut du bas, et peut être que ma maladie est en train de se noyer. Je me débats pendant quelques secondes horribles, le haut du corps coincé dans la gadoue par un effet de succion. Je retrouve la surface grâce à un cadavre d'obèse planté en biais dans la vase. Merci gros tas. Je me mets à patauger des mouvements de brasse maladroits. Pas eu l'occasion de nager depuis mon enfance, dans la rivière près du village.
Où est la maladie ?!

Je me nettoie les yeux, ce qui me prend de longues, longues secondes. Pas facile d'essuyer de la boue avec de la boue, parce que j'en suis intégralement couvert. J'ai seulement l'impression d'étaler la merde. Mais je parviens tout de même à admirer le paysage à travers une cornée atteinte d'un début de presbytie et irritée par l'acidité de la viande en décomposition. Où est ma maladie ? Elle est noyée ? Perdue ? Comment retrouver un bambin au milieu d'un tel bordel ?

Elle est assise sur le ventre d'une femme, à un mètre de moi. Elle a l'air d'aller bien. Elle demande :

« Quand est ce qu'on va voir les vivants ? »

Je ne lui réponds pas parce que je suis occupé à reprendre mon souffle. Ensuite, je prévois de serrer ma maladie contre mon cœur et remercier Grand Père qu'elle soit pas noyée. Ensuite je vais hurler et sangloter comme un dément. Mais d'abord : la sacoche du démon ?! Ouf, je l'ai toujours. La sangle est restée enroulée autour de moi pendant la baignade. Ensuite j'ai un moment de panique, je me demande si j'ai irrémédiablement abîmé les affaires de Furuga'th, ce qui serait un gros problème. Mais... comment ? Je me dis que la corruption ne peut pas abîmer les documents administratifs d'un serviteur de Nurgle sur son propre royaume. Ça n'aurait aucun sens.

Avant de continuer, je prends le temps de me retourner, afin de me rendre compte de la distance parcourue. Et nous avons fait... environs vingt mètres. La ville, elle, paraît toujours aussi loin. Le nurgling en train de pêcher est encore parfaitement discernable, il me fait un petit coucou de la main en croisant mon regard. Je me mets à pleurer encore plus fort.
La traversée sera encore si longue. Si longue ! Avoir déjà fait la moitié ? Tu parles ! Même pas un quart. Même pas la moitié d'un quart. Et j'ai déjà les muscles du dos, des jambes, qui me brûlent. Je change la maladie de bras. Je crois aussi que j'ai pas assez de biceps pour ce qu'on me demande. C'est pas qu'elle est lourde, c'est que je suis vraiment une merde.

Ce n'est pas chez les cultistes de Nurgle qu'on cultive les vertus de la persévérance et de la confiance en soi. J'envisage brièvement de me laisser couler pour ne pas avoir à supporter l'immonde randonnée qui m'attend. Et le monde réel ? Et les autres cultistes ? Même si je ne meurs pas d'épuisement au milieu, aurais-je le temps ? Si on m'avait demandé un tel effort dans d'autres circonstances, j'aurais renoncé avant même de commencer. Tu m'as vu ? Est ce que j'ai l'air de quelqu'un qui prend ses échecs pour une occasion d'apprendre ? Ne jamais rien tenter c'est beaucoup plus simple, à la longue.

Là c'est juste que ben... mourir noyé ici semble aussi horrible que mourir d'épuisement plus loin. Alors je continue. Je décide de parler à la maladie, parce que pourquoi pas. Ça occupe, même si ça me coûte du souffle. Je renifle ma morve et demande :

« C'est une sacrée grande mare hein ? »

Pas de réponse.

« Papa sait pas comment il va faire. Il était à la taverne le jour de la distribution des gros muscles. Peut être qu'il va finir par s'affaisser au milieu du lac parce que ses petites jambes vont lâcher. Je préfère prévenir. Tu comprends ? »

Silence.

« On va faire ce qu'on peut... y a pas long j'ai dû sauter au dessus du mur d'enceinte d'un hospice et courir comme un taré pour récupérer un bébé, mais il était plus léger que toi. Enfin ça prouve que des fois, on se trouve des ressources quand on est vraiment motivé... ma mère disait toujours, « quand on veut, on peut ». D'ailleurs, je me demande ce que devient Petit Karl ? Il flotte pas dans le coin, c'est sûr, je l'ai offert à Grand Père. Il est pas mort de maladie, lui. Enfin j'espère que ça t'énerve pas quand on dit des trucs comme ça. »

Je m'arrête quelques secondes pour m'essuyer le visage. C'est là que la maladie choisit de parler :

« Où sont les vivants pôpa ?

- Ils arrivent, mais papa enlève le jus de cadavre qui lui dégouline des cheveux. Il voit plus rien là. »

Je me remets à tituber. La maladie se replace confortablement contre mon épaule. Il ne respire pas. Son corps est froid. Moi aussi je commence à avoir froid, même si l'océan de pourri est tiède. Au début j'étais en nage à cause des efforts à fournir pour avancer. Maintenant que j'ai bien mariné, le vent commence à être glacial. Dans le creux de la vague niveau dépression, je me dis que c'est ma vie qui s'échappe sous forme de chaleur. Je suis fatigué. Il faut que je continue à discuter, même sans réponse, ça m'aidait bien :

« Euh, tu veux que je te raconte une blague ? J'en connais des biens. »

Et j'ai passé en revue mon stock de blagues entendues à la taverne. Ça a pris un certain temps. J'ai commencé par celles sur les nains, parce qu'il y en a beaucoup et que ça me semblait relativement neutre au vu du contexte. Ensuite je suis passé aux elfes. C'est allé beaucoup plus vite, déjà parce qu'il ne fallait pas faire doublon avec les précédentes (celles du type « un nain et un elfe rentre dans un temple de Sigmar et.... »), ensuite parce qu'on voit pas souvent cette engeance là à Nuln et qu'on a donc peu l'occasion de s'en moquer.
Et ensuite bah... les blagues de cul. Comment s'en passer ? Au début je n'en avais pas envie, parce que ce que je serre contre mon épaule ressemble trop à un enfant, mais le filon est trop vaste. J'en ai là aussi une réserve importante. C'est un sujet qui mobilise. Et pour des raisons personnelles, j'ai besoin de temps en temps de manifester un intérêt pour les gros seins, les putes et les épouses méchantes. Les gens peuvent être très observateurs pour ce genre de détails.

Et une fois que j'ai passé en revue quarante ans d'humour beauf...

Je regarde aux alentours. La ville est plus près, la rive d'où je viens plus loin, mais comment estimer plus précisément quand toutes les perspectives sont faussés ?
Cette fois ci je ne pique pas une crise. Trop fatigant. J'encaisse la nouvelle et je retourner marcher. De temps en temps je trébuche, mais je patauge un peu et je me relève. Plus de panique. Ce n'est plus aussi traumatisant de se retrouver dedans jusqu'au cou quand on l'a déjà fait une fois. Je me retrouve à fouiller dans le fond du panier des blagues.
Celles que les nains font sur les humains. J'en connais quelques unes, je l'admets. Je fréquente trop ces petits cons, je finis par apprendre involontairement des trucs sur leur civilisation merdique. Les blagues sur les lépreux (ça se fait pas de se moquer d'une si belle maladie). Et puis, en dépit de ma notion de bon goût, les blagues sur les homosexuels. Une période de crise nécessite des mesures extrêmes. Je les trouve trop spécifiques (dans le sens où une personne normale ne peut pas les comprendre. Du type « qu'est ce qu'un lesbienne apporte au second rendez vous ? Toutes ses affaires »), ou trop crades. Je trouve que c'est pas des choses à dire à un enfant. Mais j'ai salement mal au dos, aux genoux, aux muscles qui me servent à marcher (quasiment tous, donc). Les moments où je trébuche sur un morceau de viandasse humain sont de plus en plus nombreux. Pourquoi on m'a largué ici pour traverser un océan à pied bordel de merde ?
Modifié en dernier par [MJ] La Fée Enchanteresse le 07 juil. 2020, 20:16, modifié 1 fois.
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Natus est cacare et abstergere coactus est.
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Lien Fiche personnage: Ici

Stats :
Voie du sorcier de Nurgle (Profil avec empreintes occultes et mutations)
For 9 | End 14 | Hab 10 | Cha 6 | Int 15 | Ini 10 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Foi 8 | Mag 18 | NA 3 | PV 140/140

Mutations/marques :
Nuages de mouches : -1 ATT/PAR/TIR/INI pour toutes les personnes à moins de 6m
Plaies suppurantes : 1d3 dégâts retranchés à chaque blessure
- Morsure Venimeuse : Poison hallucinogène
- Hideux (Effet : Peur)
- Organe du Chaos (-1 CHA/HAB, +1 END, +5 PV)
Pourriture de Neiglish : Porteur sain
Protection de Papy : 2d4 PdC à chaque critique en incantation
Grimoire :

- Lumière : À appliquer sur un objet ; Fait de la lumière pendant 1h
- Flammèche : Petite étincelle au doigt pendant une minute
- Météo : Connaît la météo prochaine
- Repos : Peu faire se détendre quelqu'un

- Infestation de Nurglings : 24m / 1d4 tours / Projectile magique. Une fois qu'une personne est touchée, elle subit 10+2d10 dégâts magiques par tour / Dès la fin du sortilège ou la mort de l'ensorcelé, des bubons explosent, libérant 2d3 amas de chair, qui sont autant de nurglings
- Fontaine putride : 6m / Instantané / 30+2d10 dégât devant lui + gain de 7 armure temporaire magique / +5 dégât par point de MA
- Gerbe corruptrice : 12m / 10+1d10 dégât dans une zone de 6m, esquivable ; métal rongé après 1d4 tours / -1 esquive par MA

- La multitude fait le tout : Se change en nuée de mouches
- Prodigieuse santé : Contact / Devient ultra bogosse et ultra chad
- Grande invocation de petits amis : Invoque des insectes pour servir d'ingrédients
- Immonde messager : Peut envoyer des messages twitter (Caractères limités)
- Allégresse fétide : Supprime toute douleur mentale ou physique
- Divine urgence : Force la cible à faire un jet d'END. Diarrhée en cas d'échec.
- Paludisme dévorant
- Vent de Nurgle
- Torrent de corruption

- Invocation : Nurglings
- Invocation : Bête de Nurgle
- Invocation : Porte Peste
- Octogramme de conjuration
Compétences :
- Résistance accrue : +1 END aux jets testant la résilience physique (Fatigue, drogue, alcool, torture...)
- Vol à la tire : +1 pour escamoter quelque chose
- Baratin : +1 pour endormir la vigilance de quelqu'un
- Déplacement silencieux : +1 pour fureter quelque part
- Déguisement : +1 pour s'infiltrer en étant déguisé
- Alphabétisation
- Autorité
- Humour
- Empathie
- Coriace

- Sens de la magie : Sur un test, détecte les événements magiques
- Incantation (Domaine de Nurgle)
- Maîtrise de l'Aethyr (Nurgle) : 3
- Contrôle de la magie
- Divination (Oniromancie) : Sur un test au cours de son sommeil, peut découvrir la destinée de certains personnages
- Langue hermétique (Langue Noire) : Parle la langue immonde du Chaos
- Confection de maladies : Peut fabriquer des maladies communes et rares
- Connaissance des démons
Équipement de combat :
- Bâton démoniaque : 2 mains ; 10+1d8 dégâts ; 8 parade ; Assommante & Utilisable seulement par les classes magiques. +1 PAR
- Pistolet à répétition : 46+1d8 dégâts, malus -2 TIR/8 mètres, peut tirer cinq fois à la suite avec un malus de -1 TIR par chaque nouveau canon qui fait feu
- Agaga (Épée à une main) : 18+1d10 dégâts ; 13 parade ; Rapide, Précise, Perforante (2) ; +1 INI
- Cocktail Molotov (x4) : Dans un rayon de 1m, toute personne qui est touchée par la bouteille prend trois états de « Enflammé ». Dans un rayon de 2m, c'est 2 états seulement. Dans un rayon de 3m, un seul état.

- 15 balles et poudres

- Tenue de cultiste de Nurgle : 5 protection ; Tout le corps sauf tête

- Anneau d'Ulgu : Lorsque porté, vous pouvez faire croire à ceux qui vous entourent que vous êtes un humain lambda (sans mutation aucune ni trait particulier) pendant 1 heure. Vous ne pouvez utiliser cette capacité qu’une fois par jour. Vous ne pouvez pas prendre l’apparence d’une personne en particulier.

- Miroir de la Demoiselle d'Acques
- Cor de la harde des Museaux Annelés
Équipement divers :

- Marque de Nurgle
- Caresse de la vipère (poison) : Un sujet blessé par une arme enduite de ce venin doit réussir un jet d'END-4 sous peine de mourir dans END minutes. Chaque minute avant sa mort, le sujet subit 5 points de dégâts non sauvegardables, et un malus cumulable de 2 à ses caractéristiques.


- Couverts en bois
- Sac à dos
- Couronnes dentaires en bois
- Tatouages
- Porte-bonheur

- Sap-biscuit

- Costume de répurgateur + Fleuret (Déguisement)
Divers divers :

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