Et sinon mon détroussage semi-discret des ulricains donne-t-il quelque chose ? :O
Sifflotant avec une gaieté forcée, je me remis à l'ouvrage et pu enfin rendre les hommages à mon camarade inconnu. Ceci étant fait, je me mis à vagabonder de-ci de-là en prenant l'air affairée lorsqu'un regard soupçonneux se posait sur moi, décidée à ne plus m'approcher ne serait-ce que d'une cuillère, des fois qu'on m'oblige à creuser encore. Et de fait, je m'aperçus que j'étais en effet affairée : je cherchais le sergent Steiner, me rendis-je compte. Finalement, ne le trouvant pas, je me faufilais du côté des corps ulricains que l'on avait regroupés plus loin. Avisant les possessions des archers de tantôt, je me servis sans me faire prier, faisant main basse sur l'arme en meilleur état possible et quantité de flèches inutilisées. La raison en était toute simple : je venais de découvrir ce qu'était un affrontement, la lame à la main au milieu d'ennemis enragés, et revivre cette expérience était maintenant inscrit sur ma liste des choses à ne pas recommencer, en priorité absolue. Arborer ostensiblement un arc me paraissait une bonne excuse pour me tenir à distance de ce genre d'échauffourée.
Évidemment, une main avide comme la mienne ne manquait pas de retourner quelques poches au passage. Ces types avaient voulu ma peau, entre autres, et je ne voyais pas ce qu'ils pouvaient faire d'un peu d'or, grimaçai-je intérieurement.
Évidemment, une main avide comme la mienne ne manquait pas de retourner quelques poches au passage. Ces types avaient voulu ma peau, entre autres, et je ne voyais pas ce qu'ils pouvaient faire d'un peu d'or, grimaçai-je intérieurement.
La semaine s'écoulant, j'avais sympathisé avec le régiment, plus au travers de jeux de hasard ou d'épreuves d'adresse que par conversation (faisant du même coup appel à toutes les ficelles que je connaissais, afin de mettre toutes les chances et même un peu plus de mon côté : chacun ses talents).

