Rencontre avec un imprévu.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Le prêtre avait assisté à la scène, amusé, mais aussi surpris et énervé par la tournure qu'avaient pris les évènements.
Je n'ai pas de nom, ni d'identité. On m'appelle le Frère, dès fois "Lui-qui-rôde-dans-les-Ténèbres" dans une langue fort ancienne. Quand à nos seigneurs, ils savent déjà beaucoup sur toi. Ton Géniteur ne nous a rien caché... Ombeline Andell, fille de diplomate, promise à une vie religieuse, mais y ayant échappé de peu... Vampirisée idiotement par Vanish, vampire insignifiant, tout comme vous... Si je le voulais, je pourrais vous tuer sur le champ, et vous n'auriez pas assez de force pour me repousser.. Mais vous devez voir les Seigneurs, et celui-ci vous attendent... Ils vous trouvent fort amusante... Allez. Vous n'avez plus rien à faire ici, qui plus est il est l'heure de la prière. Partez, allez voir les Seigneurs, et lamentez-vous, car vous n'êtes rien.
Je n'ai pas de nom, ni d'identité. On m'appelle le Frère, dès fois "Lui-qui-rôde-dans-les-Ténèbres" dans une langue fort ancienne. Quand à nos seigneurs, ils savent déjà beaucoup sur toi. Ton Géniteur ne nous a rien caché... Ombeline Andell, fille de diplomate, promise à une vie religieuse, mais y ayant échappé de peu... Vampirisée idiotement par Vanish, vampire insignifiant, tout comme vous... Si je le voulais, je pourrais vous tuer sur le champ, et vous n'auriez pas assez de force pour me repousser.. Mais vous devez voir les Seigneurs, et celui-ci vous attendent... Ils vous trouvent fort amusante... Allez. Vous n'avez plus rien à faire ici, qui plus est il est l'heure de la prière. Partez, allez voir les Seigneurs, et lamentez-vous, car vous n'êtes rien.
- Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Otto et Roderick venaient de s’enfuir, Ombeline en ressentit un immense soulagement. Ce temple étant des plus étranges, emprunt d’une aura magique dont la noirceur se faisait ressentir, elle avait cru jusqu’au dernier moment que les portes se refermeraient juste devant les deux hommes, scellées, par un mécanisme invisible, ou peut-être même par magie. De même, si jamais il leur arrivait malheur par la suite, cela ne se ferrait pas devant ses yeux. Il était même fort probable qu’elle n’en sache rien, évinçant toute culpabilité. Une fois de plus, l’ignorance valait mieux que la connaissance, surtout dans les malheurs de personnes autrefois sous votre responsabilité.
A présent, la jeune femme ressentait un étrange vide, qui serait probablement difficile à combler. Depuis qu’elle avait quitté Nuln, elle avait toujours était entourée dans ses voyages, par des personnes qui lui témoignaient du respect, étant donné son statut donné par sa naissance, et par le rôle qui lui avait été attribué. Mais désormais, un fois en présences de ces seigneurs, les rôles seraient inversés. Elle allait devoir courber l’échine devant ces vampires séculaires, s’agenouiller devant eux comme si elle était leur esclave, et tout ceci pour quoi ? Parce que Vanish avait d’elle une créature de la nuit, pour une raison qu’elle ignorait encore.
La première chose que nota Ombeline fut l’hésitation entre le tutoiement et le vouvoiement. Encore un qui ne savait lequel choisir. Elle en avait déjà fait l’expérience avec Vanish, et cela la perturbait. Y avait-il un message derrière cette indécision ? Ou bien l’esprit vampirique, surchargé par des années d’existence, n’arrivait plus à se concentrer sur des détailles aussi futiles que ceux là, et en venait même à contaminer les personnes qui passaient un peu trop de temps en leur compagnie ? Ce qui pouvait expliquer l’alternance de ces deux concepts de langage exprimés par ce moine, qui n’était sûrement pas un prédateur de la nuit.
D’ailleurs, il n’avait ne possédait même pas de nom, ou alors… Lui-qui-rôde-dans-les-Ténèbres… ? Un nom qui ne le mettait guère en valeur et qui prêtait à sourire. Cela dit, Ombeline s’abstint de lui en faire la remarque. Que lui avait-il dit ? Qu’il pouvait la tuer sur le champ s’il le souhaiter, et qu’elle ne serait pas assez forte pour le repousser.
En effet. Il venait de faire étalage de ses prouesses en laissant s’échapper Otto et Roderick alors qu’ils voulaient les mettre à mort, en plus de réciter presque mot pour mot ce que la jeune femme avait dit il y avait quelques instants, dans le but de lui prouver que lui et ses seigneurs en savaient bien long sur elle. Redoutable.
Toutefois, elle devait prendre congé de ce pitoyable personnage. Que lui avait-il apprit, par ailleurs ? Pas grand-chose. Si ce n’était le nombre de vampires en ces lieux, douze, et le fait que les villageois semblaient les vénérer. A moins que ce moine soit aveuglé par son fanatisme, et que, ne voyant que la supériorité de ses immortels seigneurs, ne pense qu’il était impossible de ne pas les idolâtrer.
Et elle avait également apprit une dernière chose: les vampires paraissaient être entourés de sbires lamentables. A moins que ce ne soit qu’un teste ?
Ombeline, avec le recul, fut surprise de la véhémence de ses pensées à l’encontre du religieux. En y réfléchissant bien, elle se trouvait particulièrement condescendante, attitude qui ne lui seyait guère. Ce devait vraisemblablement être les intentions meurtrières du personnage à l’égard de ses deux gardes qui l’avait irritée.
Cela dit, cet épisode là était terminé. Elle se détourna de la silhouette encapuchonnée, et sans un regard en arrière, emprunta le même chemin que les deux hommes auparavant.
Lorsqu’elle sortit du temple, le froid de cette journée sans soleil, semblable en tout point à la nuit, la saisit. Elle fut également accueillie par le vent qui s’était levé, faisant onduler ses longs cheveux noirs, écartant les pans de son manteau, qu’elle s’empressa de refermer. A présent, où aller ?
Elle laissa s’égarer son regard, qui se perdit dans la pénombre, dans laquelle l’on pouvait distinguer les maisons du village semblables à la silhouette d’un bateau fantôme se perdant dans la brume. Puis ses yeux s’échouèrent sur le château, imposante construction qui dominait Stirfahre de sa hauteur.
Il semblait avoir subit les outrages du temps, quelques une de ses tours avaient perdu leur sommets, alors que des merlons manquaient à l’appel au niveau des murailles de pierres grises, subissant les assauts du lierre. Au bas du promontoire rocheux se distinguait un ensemble de gravats, mélange d’une partie de la falaise qui s’était écroulée, et de pierres grossièrement taillés, appartenant à la bâtisse, unique vestige des plus hautes constructions de cette dernière.
Ce fut en direction de ce château qu’Ombeline entreprit l’ascension de la falaise, suivant un petit chemin et affrontant les rafales qui la giflaient de plus en plus, alors qu’elle s’élevait vers le sommet du plateau rocheux.
A présent, la jeune femme ressentait un étrange vide, qui serait probablement difficile à combler. Depuis qu’elle avait quitté Nuln, elle avait toujours était entourée dans ses voyages, par des personnes qui lui témoignaient du respect, étant donné son statut donné par sa naissance, et par le rôle qui lui avait été attribué. Mais désormais, un fois en présences de ces seigneurs, les rôles seraient inversés. Elle allait devoir courber l’échine devant ces vampires séculaires, s’agenouiller devant eux comme si elle était leur esclave, et tout ceci pour quoi ? Parce que Vanish avait d’elle une créature de la nuit, pour une raison qu’elle ignorait encore.
La première chose que nota Ombeline fut l’hésitation entre le tutoiement et le vouvoiement. Encore un qui ne savait lequel choisir. Elle en avait déjà fait l’expérience avec Vanish, et cela la perturbait. Y avait-il un message derrière cette indécision ? Ou bien l’esprit vampirique, surchargé par des années d’existence, n’arrivait plus à se concentrer sur des détailles aussi futiles que ceux là, et en venait même à contaminer les personnes qui passaient un peu trop de temps en leur compagnie ? Ce qui pouvait expliquer l’alternance de ces deux concepts de langage exprimés par ce moine, qui n’était sûrement pas un prédateur de la nuit.
D’ailleurs, il n’avait ne possédait même pas de nom, ou alors… Lui-qui-rôde-dans-les-Ténèbres… ? Un nom qui ne le mettait guère en valeur et qui prêtait à sourire. Cela dit, Ombeline s’abstint de lui en faire la remarque. Que lui avait-il dit ? Qu’il pouvait la tuer sur le champ s’il le souhaiter, et qu’elle ne serait pas assez forte pour le repousser.
En effet. Il venait de faire étalage de ses prouesses en laissant s’échapper Otto et Roderick alors qu’ils voulaient les mettre à mort, en plus de réciter presque mot pour mot ce que la jeune femme avait dit il y avait quelques instants, dans le but de lui prouver que lui et ses seigneurs en savaient bien long sur elle. Redoutable.
Toutefois, elle devait prendre congé de ce pitoyable personnage. Que lui avait-il apprit, par ailleurs ? Pas grand-chose. Si ce n’était le nombre de vampires en ces lieux, douze, et le fait que les villageois semblaient les vénérer. A moins que ce moine soit aveuglé par son fanatisme, et que, ne voyant que la supériorité de ses immortels seigneurs, ne pense qu’il était impossible de ne pas les idolâtrer.
Et elle avait également apprit une dernière chose: les vampires paraissaient être entourés de sbires lamentables. A moins que ce ne soit qu’un teste ?
Ombeline, avec le recul, fut surprise de la véhémence de ses pensées à l’encontre du religieux. En y réfléchissant bien, elle se trouvait particulièrement condescendante, attitude qui ne lui seyait guère. Ce devait vraisemblablement être les intentions meurtrières du personnage à l’égard de ses deux gardes qui l’avait irritée.
Cela dit, cet épisode là était terminé. Elle se détourna de la silhouette encapuchonnée, et sans un regard en arrière, emprunta le même chemin que les deux hommes auparavant.
Lorsqu’elle sortit du temple, le froid de cette journée sans soleil, semblable en tout point à la nuit, la saisit. Elle fut également accueillie par le vent qui s’était levé, faisant onduler ses longs cheveux noirs, écartant les pans de son manteau, qu’elle s’empressa de refermer. A présent, où aller ?
Elle laissa s’égarer son regard, qui se perdit dans la pénombre, dans laquelle l’on pouvait distinguer les maisons du village semblables à la silhouette d’un bateau fantôme se perdant dans la brume. Puis ses yeux s’échouèrent sur le château, imposante construction qui dominait Stirfahre de sa hauteur.
Il semblait avoir subit les outrages du temps, quelques une de ses tours avaient perdu leur sommets, alors que des merlons manquaient à l’appel au niveau des murailles de pierres grises, subissant les assauts du lierre. Au bas du promontoire rocheux se distinguait un ensemble de gravats, mélange d’une partie de la falaise qui s’était écroulée, et de pierres grossièrement taillés, appartenant à la bâtisse, unique vestige des plus hautes constructions de cette dernière.
Ce fut en direction de ce château qu’Ombeline entreprit l’ascension de la falaise, suivant un petit chemin et affrontant les rafales qui la giflaient de plus en plus, alors qu’elle s’élevait vers le sommet du plateau rocheux.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Vu de près, le château en imposait bien plus que de loin. Peut-être étais-ce la perspective, vile trompeuse, qui diminuait la grandeur de ce bâtiment et l'avait rendu presque risible alors que ce n'était qu'un point sur l'horizon? Où étais-ce un sombre sortilège qui voilait ses yeux, et lui faisait voir un somptueux manoir alors que ce n'était qu'une vielle masure en ruine?
Ombeline ne pouvait qu'émettre des suppositions à cet égard. Il valait mieux se contenter d'entrer avant d'émettre un jugement quelconque sur la bâtisse. Un somptueux heurtoir, un anneau orné d'une tête de mort de profil ( tiens? encore ce symbole? se dit la vampire ) lui faisaient signe. Alors que l'ombre de sa main planait sur les orbites de la porte, si on peut appeler ça ainsi, celle-ci s'ouvrit vers l'intérieur. Étrangement, elle n'était pas capable de percer l'obscurité tant elle était profonde... Encore un sortilège?
« Entrez, je vous prie. » dit une voix mesurée. Soudain, les ténèbres se levèrent, et Ombeline put voir l'intérieur du manoir. Elle se rendit compte qu'elle y était entrée sans le vouloir, et elle entendit le bruit distinctif d'une porte qui se ferme. Elle ne pouvait voir son interlocuteur - encore cette fâcheuse manie! -. Pourtant, elle se rendit compte que, se tenant droit l'une des marches du bas de l'escalier en face, un homme la toisait. Un homme élégant, jeune, raffiné... Un véritable aristocrate.
Son visage était fin et délicat, mais masculin. Ses cheveux étaient mi-longs, ondulés, d'un noir aussi profond que l'obscurité qui avait disparu. La coupe lui seyait à merveille. Un point marquant étaient ses yeux. Ils avaient semblé rouge, ils étaient désormais d'un bleu glacial ; et soudain d'un brun chaleureux. Un fin sourire illuminait sa sombre beauté, et l'invitait à se mettre à son aise.
Ombeline ne pouvait qu'émettre des suppositions à cet égard. Il valait mieux se contenter d'entrer avant d'émettre un jugement quelconque sur la bâtisse. Un somptueux heurtoir, un anneau orné d'une tête de mort de profil ( tiens? encore ce symbole? se dit la vampire ) lui faisaient signe. Alors que l'ombre de sa main planait sur les orbites de la porte, si on peut appeler ça ainsi, celle-ci s'ouvrit vers l'intérieur. Étrangement, elle n'était pas capable de percer l'obscurité tant elle était profonde... Encore un sortilège?
« Entrez, je vous prie. » dit une voix mesurée. Soudain, les ténèbres se levèrent, et Ombeline put voir l'intérieur du manoir. Elle se rendit compte qu'elle y était entrée sans le vouloir, et elle entendit le bruit distinctif d'une porte qui se ferme. Elle ne pouvait voir son interlocuteur - encore cette fâcheuse manie! -. Pourtant, elle se rendit compte que, se tenant droit l'une des marches du bas de l'escalier en face, un homme la toisait. Un homme élégant, jeune, raffiné... Un véritable aristocrate.
Son visage était fin et délicat, mais masculin. Ses cheveux étaient mi-longs, ondulés, d'un noir aussi profond que l'obscurité qui avait disparu. La coupe lui seyait à merveille. Un point marquant étaient ses yeux. Ils avaient semblé rouge, ils étaient désormais d'un bleu glacial ; et soudain d'un brun chaleureux. Un fin sourire illuminait sa sombre beauté, et l'invitait à se mettre à son aise.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Le château, qui semblait tomber en ruine vu du village, avait encore de beaux jours devant lui. Même si certaines parties étaient balayées par les courants d’air qui s’infiltraient à travers les interstices des murs, là ou quelques pierres manquaient à l’appel, l’ensemble de la forteresse était tout à fait habitable. Enfin, elle en jugerait une fois qu’elle serait à l’intérieur.
Le trajet avait été long et pénible, mais la vue qui s’offrait alors à ses yeux en valait la peine.
D’ici, elle avait un panorama imprenable sur les environs. Stirfahre et son dédale de ruelles tortueuses lui apparaissait toujours aussi sombre et lugubre, mais elle avait désormais une meilleure topographie des lieux, ayant repérer l’auberge où Alex aurait du se reposer, ainsi que le vieux temple ou elle avait rencontré le curieux religieux. Elle pensa au jeune homme qui avait perdu un œil. Elle espérait que lui et ses deux amis étaient à présent bien loin, qu’ils avaient bien suivit ses directive et étaient hors de danger. Peut être même avait-elle une chance de les apercevoir en train de galoper vers l’Ouest, vu la hauteur à laquelle elle se trouvait ?
Elle balaya du regard les étendues de terre qui s’étalaient sous ses yeux, sans trouver aucune trace des trois hommes. Le contraire, malgré son extraordinaire vision, l’aurait étonné. En revanche, elle distingua une dizaine de petits hameaux semblables à Stirfahre. Tous aussi inquiétant les uns que les autres, les villages se dessinaient sinistrement sur l’horizon, amas de bâtiments grisâtres se découpant sur un sol que le soleil ne venait jamais éclairer. La Sylvanie était bien une funeste région.
Elle se retourna vers la lourde porte de bois. Le seul moyen de se faire annoncer était d’utiliser le magnifique, mais singulier heurtoir. Une tête de mort ressemblant étrangement à celle qu’elle avait déjà rencontré. Coïncidence ? Probablement pas. Alors qu’elle s’apprêtait à saisir le macabre objet, la porte pivota vers l’intérieur, comme si elle invitait la jeune visiteuse à entrer. Cette dernière resta interdite, la main immobile, le geste suspendu. Encore un maléfice ? Il y avait des moments où elle regrettait de ne pas avoir fait d’études portées sur la magie.
Elle jeta un coup d’œil à l’intérieur. Les ténèbres obscurcissait sa vue, alors qu’elle tentait de percer la pénombre de l’entrée. Si l’ouverture des portes l’incitait à pénétrer dans la bâtisse, l’absence de lumière le faisait beaucoup moins. Savait-on qu’elle était là ?
C’est alors qu’une voix se fit entendre, plus douce, moins caverneuse que celle du temple, mais tout aussi mystérieuse. Une voix qui lui demandait poliment d’entrer. Ombeline refit les mêmes gestes que quelques heures plus tôt, cherchant l’origine de la voix. Et comme la fois précédente, elle ne trouva rien. Toutes ces manigances vampiriques commençaient sérieusement à l’agacer. Que cherchait-il à toujours vouloir se cacher ? Comment voulaient-ils qu’elle les rencontre s’ils passaient leurs temps à se soustraire à son regard ?!
Soudainement, les ténèbres s’éclipsèrent, révélant l’intérieur du grand hall. Et la jeune femme nota à sa grande surprise qu’elle y avait pénétré, sans pour autant se souvenir d’avoir fait le moindre pas. Etrange impression que de ce retrouver dans un lieu sans se souvenir de comment elle y était parvenue. Même si ses souvenirs précèdent remontaient à trois mètre derrière elle, sur le parvis du château. Impression étrange, mais aussi angoissante. Si le seigneur des lieux pouvait anéantir sa volonté, la transformer en marionnette à son service, comment pouvait-elle se défendre ?
Elle examina les lieux. Une vaste pièce parsemée de colonnes de pierres, plus pour soutenir le plafond que pour l’aspect décoratif. Quelques meubles étaient disposés çà et là afin de garnir légèrement la pièce, qui ne servait autrefois qu’à guider les visiteurs jusque dans la salle de réception, ou le propriétaire pouvait rendre une quelconque justice, ou s’intéresser aux problèmes de son peuple. Mais désormais, qui foulait encore de ses pieds ce sol glacé de pierres grises ? Un large escalier, fait de pierres également, permettait d’accéder à l’étage supérieur. Et au pied de l’escalier…
Un beau jeune homme se tenait la, droit, bien campé sur ses deux jambes, alors que pourtant se lisait en lui une sorte de nonchalance. Deux yeux marron ornaient un visage pâle, glabre et finement ciselé qui respirait l’assurance, encadré par des cheveux quelque peu ondulés, d’un noir de jais, qui descendaient jusqu’à hauteur de ses épaules. Bien et richement vêtue, il semblait digne de siéger à la cour de Nuln, auprès d’Emmanuel Von Liebewtiz, cour à laquelle il aurait fait tourner la tête à plus d’une de ces dames de haut rang, de part son charisme et sa personnalité autant que par son gracieux visage agrémenté d’un sourire avenant. Mais ce fut ses yeux qui la marquèrent. Si lorsqu’elle avait croisé pour la première fois son regard ils avaient pu paraitre brun, lorsqu’elle l’avait examiné, il semblait qu’ils étaient passé par toute une teinte de couleur, allant du rouge à un bleu très froid, avant de redevenir marron. Elle percevait un Vanish, mais en plus beau encore, et imposant d’avantage le respect par son éloquence indéniable.
Elle en était sûre. Loin du pitoyable moine qu’elle avait rencontré, se tenait à présent devant elle un vampire, aussi beau que dangereux. Et pour la seconde fois de la journée, alors qu’elle avait parcourut du regard les lieux, elle ne l’avait pas senti arriver. Mais si lui se doutait de l’identité de sa visiteuse, elle en revanche, n’en savait rien. Son maitre lui avait parlé de Mannfred, de Marius, ou encore d’Archibald, noms de vampires qui ne lui disaient absolument rien, et plutôt que de lancer un de ces noms au hasard, risquant de provoquer le courroux de son hôte, elle préféra jouer carte sur table.
Elle fit un pas, s’inclina bien bas avant de déclarer :
« Je présume que vous le saviez déjà, mais je ne voudrais pas vous manquer de respect en déniant vous décliner mon identité. Je suis Ombeline Andell, récemment vampire par le biais de Vanish Mörgten. Je n’ai pas eu le choix. Si vous connaissiez déjà comment je prénomme, je ne sais pas à qui ais-je l’honneur, malgré que mon maitre m’ait déjà cité quelques noms, comme celui de Marius, d’Archibald ou de Mannfred. Le Sieur Vanish n’a pas non plus jugé bon de me parler de ces différentes légendes vampiriques, ni même du pourquoi de mon envoie ici… Il a prétendu que je saurais tout en temps et en heure ici même… »
Avouer son ignorance devant lui n’était peut être pas très judicieux, mais cela lui éviterait d’être prise au dépourvu, son hôte sachant à quoi s’en tenir. Du moins, elle l’espérait de tout cœur. Elle aurait également souhaitait lui parler de ce moine incompétent qui lui avait fait face, mais cela risquerait d’amener des sujets délicats. D’autant plus qu’en ce moment même, elle se sentait, de par son ignorance, aussi futile que le religieux.
Baissant les yeux, elle attendit que ce mystérieux vampire daigne lui répondre.
Le trajet avait été long et pénible, mais la vue qui s’offrait alors à ses yeux en valait la peine.
D’ici, elle avait un panorama imprenable sur les environs. Stirfahre et son dédale de ruelles tortueuses lui apparaissait toujours aussi sombre et lugubre, mais elle avait désormais une meilleure topographie des lieux, ayant repérer l’auberge où Alex aurait du se reposer, ainsi que le vieux temple ou elle avait rencontré le curieux religieux. Elle pensa au jeune homme qui avait perdu un œil. Elle espérait que lui et ses deux amis étaient à présent bien loin, qu’ils avaient bien suivit ses directive et étaient hors de danger. Peut être même avait-elle une chance de les apercevoir en train de galoper vers l’Ouest, vu la hauteur à laquelle elle se trouvait ?
Elle balaya du regard les étendues de terre qui s’étalaient sous ses yeux, sans trouver aucune trace des trois hommes. Le contraire, malgré son extraordinaire vision, l’aurait étonné. En revanche, elle distingua une dizaine de petits hameaux semblables à Stirfahre. Tous aussi inquiétant les uns que les autres, les villages se dessinaient sinistrement sur l’horizon, amas de bâtiments grisâtres se découpant sur un sol que le soleil ne venait jamais éclairer. La Sylvanie était bien une funeste région.
Elle se retourna vers la lourde porte de bois. Le seul moyen de se faire annoncer était d’utiliser le magnifique, mais singulier heurtoir. Une tête de mort ressemblant étrangement à celle qu’elle avait déjà rencontré. Coïncidence ? Probablement pas. Alors qu’elle s’apprêtait à saisir le macabre objet, la porte pivota vers l’intérieur, comme si elle invitait la jeune visiteuse à entrer. Cette dernière resta interdite, la main immobile, le geste suspendu. Encore un maléfice ? Il y avait des moments où elle regrettait de ne pas avoir fait d’études portées sur la magie.
Elle jeta un coup d’œil à l’intérieur. Les ténèbres obscurcissait sa vue, alors qu’elle tentait de percer la pénombre de l’entrée. Si l’ouverture des portes l’incitait à pénétrer dans la bâtisse, l’absence de lumière le faisait beaucoup moins. Savait-on qu’elle était là ?
C’est alors qu’une voix se fit entendre, plus douce, moins caverneuse que celle du temple, mais tout aussi mystérieuse. Une voix qui lui demandait poliment d’entrer. Ombeline refit les mêmes gestes que quelques heures plus tôt, cherchant l’origine de la voix. Et comme la fois précédente, elle ne trouva rien. Toutes ces manigances vampiriques commençaient sérieusement à l’agacer. Que cherchait-il à toujours vouloir se cacher ? Comment voulaient-ils qu’elle les rencontre s’ils passaient leurs temps à se soustraire à son regard ?!
Soudainement, les ténèbres s’éclipsèrent, révélant l’intérieur du grand hall. Et la jeune femme nota à sa grande surprise qu’elle y avait pénétré, sans pour autant se souvenir d’avoir fait le moindre pas. Etrange impression que de ce retrouver dans un lieu sans se souvenir de comment elle y était parvenue. Même si ses souvenirs précèdent remontaient à trois mètre derrière elle, sur le parvis du château. Impression étrange, mais aussi angoissante. Si le seigneur des lieux pouvait anéantir sa volonté, la transformer en marionnette à son service, comment pouvait-elle se défendre ?
Elle examina les lieux. Une vaste pièce parsemée de colonnes de pierres, plus pour soutenir le plafond que pour l’aspect décoratif. Quelques meubles étaient disposés çà et là afin de garnir légèrement la pièce, qui ne servait autrefois qu’à guider les visiteurs jusque dans la salle de réception, ou le propriétaire pouvait rendre une quelconque justice, ou s’intéresser aux problèmes de son peuple. Mais désormais, qui foulait encore de ses pieds ce sol glacé de pierres grises ? Un large escalier, fait de pierres également, permettait d’accéder à l’étage supérieur. Et au pied de l’escalier…
Un beau jeune homme se tenait la, droit, bien campé sur ses deux jambes, alors que pourtant se lisait en lui une sorte de nonchalance. Deux yeux marron ornaient un visage pâle, glabre et finement ciselé qui respirait l’assurance, encadré par des cheveux quelque peu ondulés, d’un noir de jais, qui descendaient jusqu’à hauteur de ses épaules. Bien et richement vêtue, il semblait digne de siéger à la cour de Nuln, auprès d’Emmanuel Von Liebewtiz, cour à laquelle il aurait fait tourner la tête à plus d’une de ces dames de haut rang, de part son charisme et sa personnalité autant que par son gracieux visage agrémenté d’un sourire avenant. Mais ce fut ses yeux qui la marquèrent. Si lorsqu’elle avait croisé pour la première fois son regard ils avaient pu paraitre brun, lorsqu’elle l’avait examiné, il semblait qu’ils étaient passé par toute une teinte de couleur, allant du rouge à un bleu très froid, avant de redevenir marron. Elle percevait un Vanish, mais en plus beau encore, et imposant d’avantage le respect par son éloquence indéniable.
Elle en était sûre. Loin du pitoyable moine qu’elle avait rencontré, se tenait à présent devant elle un vampire, aussi beau que dangereux. Et pour la seconde fois de la journée, alors qu’elle avait parcourut du regard les lieux, elle ne l’avait pas senti arriver. Mais si lui se doutait de l’identité de sa visiteuse, elle en revanche, n’en savait rien. Son maitre lui avait parlé de Mannfred, de Marius, ou encore d’Archibald, noms de vampires qui ne lui disaient absolument rien, et plutôt que de lancer un de ces noms au hasard, risquant de provoquer le courroux de son hôte, elle préféra jouer carte sur table.
Elle fit un pas, s’inclina bien bas avant de déclarer :
« Je présume que vous le saviez déjà, mais je ne voudrais pas vous manquer de respect en déniant vous décliner mon identité. Je suis Ombeline Andell, récemment vampire par le biais de Vanish Mörgten. Je n’ai pas eu le choix. Si vous connaissiez déjà comment je prénomme, je ne sais pas à qui ais-je l’honneur, malgré que mon maitre m’ait déjà cité quelques noms, comme celui de Marius, d’Archibald ou de Mannfred. Le Sieur Vanish n’a pas non plus jugé bon de me parler de ces différentes légendes vampiriques, ni même du pourquoi de mon envoie ici… Il a prétendu que je saurais tout en temps et en heure ici même… »
Avouer son ignorance devant lui n’était peut être pas très judicieux, mais cela lui éviterait d’être prise au dépourvu, son hôte sachant à quoi s’en tenir. Du moins, elle l’espérait de tout cœur. Elle aurait également souhaitait lui parler de ce moine incompétent qui lui avait fait face, mais cela risquerait d’amener des sujets délicats. D’autant plus qu’en ce moment même, elle se sentait, de par son ignorance, aussi futile que le religieux.
Baissant les yeux, elle attendit que ce mystérieux vampire daigne lui répondre.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Pour toute réponse, le vampire rit. Son sourire, loin d'être glauque et cruel, était charmant et chaleureux. Ses canines étaient à peine plus grandes que celles d'un humain parmi tant d'autres, et pourtant, sa nature ne faisait pas de toute.
« En effet, je savais déjà que vous étiez nommée Ombeline. Un nom tout à fait charmant, qui sort de l'ordinaire... Tout comme vous. » Le temps d'un compliment, son visage était devenu le reflet du soleil tant il semblait dégager de lumière. Mais, soudain, le rayonnement se ternit avant de s'éteindre. « Cependant votre géniteur est bien médiocre. Vanish! Ah! C'est une plaisanterie que cet homme! Il est venu nous voir, a demandé notre aide... Ah! » Le vampire pausa. Puis il reprit aussitôt. Ses paroles étaient mélodieuses, et même les mots les plus laids devenaient beaux quand il les prononçait. Ce n'était pas sans raison que certains le prenaient pour un dieu ; il ressemblait grandement à la perfection incarnée, et donc à un être divin. « Mon nom est Marius. Le nom de votre futur époux ( il fit la grimace ) est Valentin. Je suppose que vous avez envie d'en savoir plus sur Valentin, mais je sens que vous avez davantage envie de savoir pourquoi vous devez vous en... occuper. Le récit est long, et je m'efforcerais de le rendre court. Votre géniteur nous as demandé de l'aide. Nous lui en avons procuré. Il a fait son château, puis a rencontré un homme. Cet homme lui plaisait beaucoup ; il devint son amant, son compagnon, son apprenti... Et il le vampirisa. Une faiblesse d'esprit, hélas! Vanish ( une pointe de mépris pointa dans sa voix ) ne sut lui apprendre les bonnes manières. Valentin, désormais âgé de trois ans, s'amuse encore et toujours à terroriser les habitants des villes diverses et variées. Mais il revient de temps en temps à Vanish, et cela rend Vanish heureux. En tout cas, nous avons invité Valentin, et il est désormais ici, et il faut le calmer... Et Vanish vous a envoyé pour le faire. »
Marius semblait grandement insatisfait de la "solution" de Vanish, tout comme Ombeline. Cependant, celle-ci voyait mal comment elle pouvait faire pour se soustraire à ses obligations.
« En effet, je savais déjà que vous étiez nommée Ombeline. Un nom tout à fait charmant, qui sort de l'ordinaire... Tout comme vous. » Le temps d'un compliment, son visage était devenu le reflet du soleil tant il semblait dégager de lumière. Mais, soudain, le rayonnement se ternit avant de s'éteindre. « Cependant votre géniteur est bien médiocre. Vanish! Ah! C'est une plaisanterie que cet homme! Il est venu nous voir, a demandé notre aide... Ah! » Le vampire pausa. Puis il reprit aussitôt. Ses paroles étaient mélodieuses, et même les mots les plus laids devenaient beaux quand il les prononçait. Ce n'était pas sans raison que certains le prenaient pour un dieu ; il ressemblait grandement à la perfection incarnée, et donc à un être divin. « Mon nom est Marius. Le nom de votre futur époux ( il fit la grimace ) est Valentin. Je suppose que vous avez envie d'en savoir plus sur Valentin, mais je sens que vous avez davantage envie de savoir pourquoi vous devez vous en... occuper. Le récit est long, et je m'efforcerais de le rendre court. Votre géniteur nous as demandé de l'aide. Nous lui en avons procuré. Il a fait son château, puis a rencontré un homme. Cet homme lui plaisait beaucoup ; il devint son amant, son compagnon, son apprenti... Et il le vampirisa. Une faiblesse d'esprit, hélas! Vanish ( une pointe de mépris pointa dans sa voix ) ne sut lui apprendre les bonnes manières. Valentin, désormais âgé de trois ans, s'amuse encore et toujours à terroriser les habitants des villes diverses et variées. Mais il revient de temps en temps à Vanish, et cela rend Vanish heureux. En tout cas, nous avons invité Valentin, et il est désormais ici, et il faut le calmer... Et Vanish vous a envoyé pour le faire. »
Marius semblait grandement insatisfait de la "solution" de Vanish, tout comme Ombeline. Cependant, celle-ci voyait mal comment elle pouvait faire pour se soustraire à ses obligations.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
La nouvelle eue autant d’effet qu’un coup de poing en plein ventre. Tétanisée, la jeune vampire tenta de rassembler ses esprits, sous le choc. Elle n’aurait jamais cru avoir parcourut tant de chemin, risquer la vie de ses hommes, juste pour se donner à un autre vampire ! Et à un nouveau né qui semblait hors de contrôle, n’ayant rien de plus intéressants à faire que de profiter de ses pouvoirs afin d’imposer sa loi à de pauvres villageois.
Elle avait écouté avec attention le vampire qui se trouvait devant elle. Marius, d’après ce qu’il venait de lui dire. Elle avait constaté avec soulagement que son ignorance ne semblait pas poser problème, provoquant uniquement un léger amusement qui illumina son visage déjà radieux. L’écouter était un véritable plaisir, les mots semblaient couler de ses lèvres bien tracées dans une mélodie qui subjuguait la jeune femme, conquise par le seigneur des lieux. Elle se sentait en sécurité, se disait que d’être venue jusqu’à lui avait été un choix plus que judicieux. Le simple compliment qui lui avait été adressé avait ravi Ombeline, et avait coloré son visage si pâle.
Cela dit, son aspect de jeune aristocrate, galant et gracieux, semblait cacher une âme qui pouvait se révéler terriblement noire, un déchainement de colère habituel de ceux qui avait l’habitude de se faire obéir sans discuter. Et cela ne rendait Marius que plus fascinant encore.
Le beau visage radieux de ce dernier s’était pourtant quelque peu éteint lorsqu’il avait prononcé le prénom de Vanish. Celui-ci semblait ne pas être très aimer des autres vampires, et même méprisé par les siens. Cela devait-être lié à sa relation avec… Valentin. Ombeline n’aurait jamais cru ça de son maitre, alors qu’il avait passé la nuit avec elle. Avait-il abusé de ses talents vampiriques, de sa séduction naturel conférée par sa nature, afin de la mettre dans son lit, de la vampiriser et de l’envoyer régler des problèmes qu’il avait lui-même causé ? La jeune femme se sentait trahie et l’estime qu’elle portait à son géniteur avait profondément diminuée.
Ainsi, Vanish avait été amant avec Valentin, et avait fait de lui un vampire, ce qui n’avait pas plus aux autres. Si la naissance de Valentin avait été mal perçue, comment considérait-on la sienne ? Comment se faisait-il que Vanish, s’il était heureux avec son « fil », ait envoyé Ombeline en ces lieux, afin de régler le problème posé par ce dernier ? Et si Vanish de complaisait avec son « fil » pourquoi avait-il envoyé la jeune vampire en ces lieux afin de soi-disant régler le problème ? Et qu’allait-elle faire d’un mari qui préférait les hommes aux femmes ?
Si elle se voyait forcée de se marier, elle s’imaginait un futur bien sombre pour sa nouvelle vie vampirique. Et refuser semblait hors de question. Mais cela ne l’empêchait pas d’essayer.
« Ainsi, à peine me suis-je faite transformée, alors que je n’ai rien demandé à personne, que l’on me donne à un vampire qui ne voudra pas de moi, préférant les hommes tel que Vanish ? J’ai bien compris que la naissance de Valentin avait été mal perçue, mais qu’en est-il de la mienne, si l’on désire déjà me voir esclave d’un autre ? De plus, si Vanish est heureux avec Valentin, pourquoi m’envoie-t-il afin de régler le problème ? Et qu’espère t’on de mon… mariage, en quoi cela résoudra t’il le problème ? »
Ombeline semblait désespérée, ne pouvant retenir la foule de question qui tourbillonnait dans son esprit, alors que l’incompréhension se lisait sur son si jeune et agréable visage. Elle jeta un regard implorant à Marius, regard qui révéla tout le dégout que lui inspirait ce mot qu’elle avait eu du mal à prononcer. Mariage. Une seconde suffisait pour le prononcer, alors qu’il représentait plusieurs décennies d’existence enchainé à un inconnu par un serment imposé. Des décennies pour un être humain, l’éternité pour un vampire.
Elle avait écouté avec attention le vampire qui se trouvait devant elle. Marius, d’après ce qu’il venait de lui dire. Elle avait constaté avec soulagement que son ignorance ne semblait pas poser problème, provoquant uniquement un léger amusement qui illumina son visage déjà radieux. L’écouter était un véritable plaisir, les mots semblaient couler de ses lèvres bien tracées dans une mélodie qui subjuguait la jeune femme, conquise par le seigneur des lieux. Elle se sentait en sécurité, se disait que d’être venue jusqu’à lui avait été un choix plus que judicieux. Le simple compliment qui lui avait été adressé avait ravi Ombeline, et avait coloré son visage si pâle.
Cela dit, son aspect de jeune aristocrate, galant et gracieux, semblait cacher une âme qui pouvait se révéler terriblement noire, un déchainement de colère habituel de ceux qui avait l’habitude de se faire obéir sans discuter. Et cela ne rendait Marius que plus fascinant encore.
Le beau visage radieux de ce dernier s’était pourtant quelque peu éteint lorsqu’il avait prononcé le prénom de Vanish. Celui-ci semblait ne pas être très aimer des autres vampires, et même méprisé par les siens. Cela devait-être lié à sa relation avec… Valentin. Ombeline n’aurait jamais cru ça de son maitre, alors qu’il avait passé la nuit avec elle. Avait-il abusé de ses talents vampiriques, de sa séduction naturel conférée par sa nature, afin de la mettre dans son lit, de la vampiriser et de l’envoyer régler des problèmes qu’il avait lui-même causé ? La jeune femme se sentait trahie et l’estime qu’elle portait à son géniteur avait profondément diminuée.
Ainsi, Vanish avait été amant avec Valentin, et avait fait de lui un vampire, ce qui n’avait pas plus aux autres. Si la naissance de Valentin avait été mal perçue, comment considérait-on la sienne ? Comment se faisait-il que Vanish, s’il était heureux avec son « fil », ait envoyé Ombeline en ces lieux, afin de régler le problème posé par ce dernier ? Et si Vanish de complaisait avec son « fil » pourquoi avait-il envoyé la jeune vampire en ces lieux afin de soi-disant régler le problème ? Et qu’allait-elle faire d’un mari qui préférait les hommes aux femmes ?
Si elle se voyait forcée de se marier, elle s’imaginait un futur bien sombre pour sa nouvelle vie vampirique. Et refuser semblait hors de question. Mais cela ne l’empêchait pas d’essayer.
« Ainsi, à peine me suis-je faite transformée, alors que je n’ai rien demandé à personne, que l’on me donne à un vampire qui ne voudra pas de moi, préférant les hommes tel que Vanish ? J’ai bien compris que la naissance de Valentin avait été mal perçue, mais qu’en est-il de la mienne, si l’on désire déjà me voir esclave d’un autre ? De plus, si Vanish est heureux avec Valentin, pourquoi m’envoie-t-il afin de régler le problème ? Et qu’espère t’on de mon… mariage, en quoi cela résoudra t’il le problème ? »
Ombeline semblait désespérée, ne pouvant retenir la foule de question qui tourbillonnait dans son esprit, alors que l’incompréhension se lisait sur son si jeune et agréable visage. Elle jeta un regard implorant à Marius, regard qui révéla tout le dégout que lui inspirait ce mot qu’elle avait eu du mal à prononcer. Mariage. Une seconde suffisait pour le prononcer, alors qu’il représentait plusieurs décennies d’existence enchainé à un inconnu par un serment imposé. Des décennies pour un être humain, l’éternité pour un vampire.
Modifié en dernier par Lucretia Von Shwitzerhaüm le 23 oct. 2010, 13:40, modifié 1 fois.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Marius ne réfléchit même pas. Il hocha simplement la tête.
« N'avez crainte, vos questions sont intelligentes et légitimes... Oui, votre... destin, si vous aimez ce terme, est d'épouser Valentin. Et votre naissance est assez mal perçue. En vérité, vous n'êtes pas sensée être là... vivante. Enfin, vous me comprenez... Selon nos lois, les vampires médiocres tels que Vanish sont limités à un seul enfant... Notamment parce que le deuxième... comporte souvent des tares. Plus faibles, moins résistant au soleil... Et le taux de mortalité avant la fin de la transformation sont très élevés. Donc, de Vanish ou non, votre existence est déjà sous un mauvais angle. Quand à votre mariage avec Valentin, comme je l'ai dit précédemment, il le calmera sans doute. Il vadrouillera moins, sera tenu en laisse pour ainsi dire. Sachez que ces procédés ne me conviennent guère ; mais la majorité à, hélas, parlé. »
Marius l'observait tranquillement, guettant sa réaction. Ombeline pressentait que leur entretient privé touchait presque à sa fin. En effet, elle entendait des bruits de pas provenant de l'étage supérieur, se rapprochant d'eux de plus en plus. Peut-être ce fameux Valentin?
« N'avez crainte, vos questions sont intelligentes et légitimes... Oui, votre... destin, si vous aimez ce terme, est d'épouser Valentin. Et votre naissance est assez mal perçue. En vérité, vous n'êtes pas sensée être là... vivante. Enfin, vous me comprenez... Selon nos lois, les vampires médiocres tels que Vanish sont limités à un seul enfant... Notamment parce que le deuxième... comporte souvent des tares. Plus faibles, moins résistant au soleil... Et le taux de mortalité avant la fin de la transformation sont très élevés. Donc, de Vanish ou non, votre existence est déjà sous un mauvais angle. Quand à votre mariage avec Valentin, comme je l'ai dit précédemment, il le calmera sans doute. Il vadrouillera moins, sera tenu en laisse pour ainsi dire. Sachez que ces procédés ne me conviennent guère ; mais la majorité à, hélas, parlé. »
Marius l'observait tranquillement, guettant sa réaction. Ombeline pressentait que leur entretient privé touchait presque à sa fin. En effet, elle entendait des bruits de pas provenant de l'étage supérieur, se rapprochant d'eux de plus en plus. Peut-être ce fameux Valentin?
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Questions intelligentes et légitimes… Peut être, mais paraissant sans importance aux yeux de Marius. Vanish avait commis plusieurs erreurs, notamment la mauvaise éducation de son premier vampire, et la création de ce qu’Ombeline était désormais. Et c’était à cette dernière de répondre des mauvaises actions de son géniteur.
D’autres problèmes se posaient également. La jeune femme serait très mal perçue dans le monde vampirique, simplement parce que son créateur était un vampire de second ordre, qui lui même ne disposait pas d’une grande notoriété. Mais en quoi était-ce sa faute à elle ? Certaines de ces créatures avaient plusieurs siècles d’existence derrière elles, elles avaient donc eu l’occasion, soi-disant, de s’assagir, et elles restaient toujours accrochées à des préjugées aussi stupides qu’absurdes ? Elle était belle, la « société vampirique ». Décidément, la jeune femme avait été loin de penser que ces créatures de la nuit étaient restées si archaïques.
D’après Marius, lorsqu’un vampire moyen en créé un second, celui-ci sera toujours plus faible que le premier né. Excellent. En voilà une bonne nouvelle. Pour résumer, elle allait se marier avec son frère, un frère plus puissant qu’elle, comportant moins de « défauts », et qui en plus de ça ne voudrait probablement pas d’elle. Le mariage était juste un prétexte afin de « tenir ce dernier en laisse », pour reprendre l’expression de l’ancien. De ce fait, Ombeline deviendrait un obstacle permanent aux yeux de son frère, l’empêchant de laisser libre cours à son envie de terroriser quelques pauvre villageois, ou de retrouver son … « père ».
Quoique. Peut-être Valentin avait-il la même opinion qu’elle sur ce mariage, qui n’arrangeait aucuns partis, si ce n’était celui de vampires qui les regardaient d’un mauvais œil. Peut-être était-il possible pour eux de l’éviter. Il fallait qu’elle le rencontre. D’un autre côté…
« S’il vous pose autant de problème, et qu’il ne respecte pas l’image que vous avez des vampires, alors pourquoi ne pas simplement l’éliminer ? Surtout s’il se montre réticent à vous écouter. Je présume que vous êtes un des plus éminents vampires, avec, peut-être, Mannfred et Archibald. Si Valentin ne vous écoute pas, alors peut-être pourriez vous adopter le point de vue selon lequel il se moque tout simplement de vous, et de vos menaces. Et ne me dite pas que, si vous hésitiez à agir, cela serait du à Vanish. Ne venez vous pas de me dire à quel point c’est un vampire médiocre ? Tout comme Valentin… et tout comme moi.
Ainsi si je suis à vos yeux cette vampire qui n’aurait pas du exister, et que toutefois vous souhaitez trouver un arrangement afin que je puisse vivre, pourquoi ne pas achever ce raisonnement jusqu’au bout ?
Et cette majorité que vous venez à l’instant d’évoquer, est-ce un conseil formé de vampire ? N’avez-vous aucun pouvoir parmi eux ? »
Des bruits se firent alors entendre à l'étage, ce qui irrita Ombeline. Elle espérait que Marius puisse répondre à ses questions avant que le, ou la nouvelle venue ne les dérange.
D’autres problèmes se posaient également. La jeune femme serait très mal perçue dans le monde vampirique, simplement parce que son créateur était un vampire de second ordre, qui lui même ne disposait pas d’une grande notoriété. Mais en quoi était-ce sa faute à elle ? Certaines de ces créatures avaient plusieurs siècles d’existence derrière elles, elles avaient donc eu l’occasion, soi-disant, de s’assagir, et elles restaient toujours accrochées à des préjugées aussi stupides qu’absurdes ? Elle était belle, la « société vampirique ». Décidément, la jeune femme avait été loin de penser que ces créatures de la nuit étaient restées si archaïques.
D’après Marius, lorsqu’un vampire moyen en créé un second, celui-ci sera toujours plus faible que le premier né. Excellent. En voilà une bonne nouvelle. Pour résumer, elle allait se marier avec son frère, un frère plus puissant qu’elle, comportant moins de « défauts », et qui en plus de ça ne voudrait probablement pas d’elle. Le mariage était juste un prétexte afin de « tenir ce dernier en laisse », pour reprendre l’expression de l’ancien. De ce fait, Ombeline deviendrait un obstacle permanent aux yeux de son frère, l’empêchant de laisser libre cours à son envie de terroriser quelques pauvre villageois, ou de retrouver son … « père ».
Quoique. Peut-être Valentin avait-il la même opinion qu’elle sur ce mariage, qui n’arrangeait aucuns partis, si ce n’était celui de vampires qui les regardaient d’un mauvais œil. Peut-être était-il possible pour eux de l’éviter. Il fallait qu’elle le rencontre. D’un autre côté…
« S’il vous pose autant de problème, et qu’il ne respecte pas l’image que vous avez des vampires, alors pourquoi ne pas simplement l’éliminer ? Surtout s’il se montre réticent à vous écouter. Je présume que vous êtes un des plus éminents vampires, avec, peut-être, Mannfred et Archibald. Si Valentin ne vous écoute pas, alors peut-être pourriez vous adopter le point de vue selon lequel il se moque tout simplement de vous, et de vos menaces. Et ne me dite pas que, si vous hésitiez à agir, cela serait du à Vanish. Ne venez vous pas de me dire à quel point c’est un vampire médiocre ? Tout comme Valentin… et tout comme moi.
Ainsi si je suis à vos yeux cette vampire qui n’aurait pas du exister, et que toutefois vous souhaitez trouver un arrangement afin que je puisse vivre, pourquoi ne pas achever ce raisonnement jusqu’au bout ?
Et cette majorité que vous venez à l’instant d’évoquer, est-ce un conseil formé de vampire ? N’avez-vous aucun pouvoir parmi eux ? »
Des bruits se firent alors entendre à l'étage, ce qui irrita Ombeline. Elle espérait que Marius puisse répondre à ses questions avant que le, ou la nouvelle venue ne les dérange.
Modifié en dernier par Lucretia Von Shwitzerhaüm le 23 oct. 2010, 16:48, modifié 1 fois.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
Marius fronça les sourcils.
« Allons, Ombeline... Si nous le tuons, nous perdrons la face. Et puis, "nous" aimons bien Vanish... Enfin, certains.. Ce qui vous protège en temps qu'enfant de Vanish. »
Le vampire se tut, avant de dire, posément « Valentin. »
Le bruit s'accentua de plus en plus, puis une figure apparut en haut des escaliers. Elle était assez imprécise, et Ombeline avait du mal à la définir. Elle semblait à la fois grande et petit, mince et épaisse, et toutes ses contradictions semblaient s'exprimer en même temps. Le simple fait de le regarder dans l'ombre lui donnait mal à la tête. Valentin descendit les marches une à une, lentement, comme s'il se délectait du trouble causé chez Ombeline. Il ressemblait physiquement à Marius, même si celui-ci semblait bien plus vampirique que Valentin. Ce dernier était coiffé négligemment, et porté des vêtements plissés et sales - sans doute les mêmes que la veille - tachés de sang. Son regard, blasé et cruel, ne donnait aucunement envie à Ombeline de l'épouser. A vrai dire, cette perspective devenait de plus en plus effroyable.
Qui est-ce? demanda son futur époux avec un mépris incroyable dans sa voix. Il semblait s'intéresser à elle comme un enfant s'intéresse à son tout dernier jouet, qu'il remplacerait une fois cassé. Ah, oui... c'est "l'autre". Après avoir regardé Ombeline, Valentin se tourna avec Marius, se demandant visiblement s'il était obligé de rester. Il avait mieux à faire.
« Allons, Ombeline... Si nous le tuons, nous perdrons la face. Et puis, "nous" aimons bien Vanish... Enfin, certains.. Ce qui vous protège en temps qu'enfant de Vanish. »
Le vampire se tut, avant de dire, posément « Valentin. »
Le bruit s'accentua de plus en plus, puis une figure apparut en haut des escaliers. Elle était assez imprécise, et Ombeline avait du mal à la définir. Elle semblait à la fois grande et petit, mince et épaisse, et toutes ses contradictions semblaient s'exprimer en même temps. Le simple fait de le regarder dans l'ombre lui donnait mal à la tête. Valentin descendit les marches une à une, lentement, comme s'il se délectait du trouble causé chez Ombeline. Il ressemblait physiquement à Marius, même si celui-ci semblait bien plus vampirique que Valentin. Ce dernier était coiffé négligemment, et porté des vêtements plissés et sales - sans doute les mêmes que la veille - tachés de sang. Son regard, blasé et cruel, ne donnait aucunement envie à Ombeline de l'épouser. A vrai dire, cette perspective devenait de plus en plus effroyable.
Qui est-ce? demanda son futur époux avec un mépris incroyable dans sa voix. Il semblait s'intéresser à elle comme un enfant s'intéresse à son tout dernier jouet, qu'il remplacerait une fois cassé. Ah, oui... c'est "l'autre". Après avoir regardé Ombeline, Valentin se tourna avec Marius, se demandant visiblement s'il était obligé de rester. Il avait mieux à faire.
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Re: Rencontre avec un imprévu.
C’était logique. Si certains vampires appréciaient Vanish, alors la naissance d’Ombeline serait mieux perçue auprès d’eux. Mais celle de Valentin également.
Les bruits à l’étage se firent beaucoup plus proches, alors que Marius venait d’en présenter l’auteur. Valentin, justement.
Ce dernier prit tout son temps pour descendre les marches qui le séparaient de Marius et de sa « promise », martelant chacune d’entre elle d’un pas bien lourd, faisant résonner le bruit de ses talons sur la pierre. Comme s’il souhaitait se faire désirer, afin de faire une entré à la hauteur du vampire qu’il incarnait.
Alors il apparut à la lumière de la pièce, se découpant sur l’obscurité qu’il venait de traverser.
Il la dominait d’une tête, son visage était aussi blafard que pouvait l’être celui d’un vampire, encadré par des cheveux en batailles, aussi sombres que l’étincelle qui luisait au fond de ses yeux. Il était beau, à l’image de Marius, ou même de son géniteur, mais c’était une beauté froide qui l’habitait, une beauté impitoyable et dénudée de tout scrupule. La cruauté et le désintérêt suintaient de son corps, à l’image de ses vêtements souillés d’un sang qui ne datait que d’à peine une journée, formant des taches bordeaux qui ne semblaient que le rendre que plus sadique encore.
L’archétype du vampire qui avait conscience de sa beauté et de son pouvoir de séduction, et qui n’hésitait pas à s’en servir afin de s’abreuver du sang de misérables humains qu’il méprisait.
Lors de son entrée, il parcourut la salle d’un regard nonchalant, vidé de toute émotion, si ce n’était le terrible ennui qui semblait le hanter. Ses yeux se posèrent sur Ombeline. Il la détailla du regard, mais sans rien n’exprimer d’autre qu’une lassitude hors norme.
S’adressant à Marius, il demanda qui était celle qui se tenait devant lui, comme s’il ne s’agissait que d’une vulgaire servante. Pour la première fois, une expression passa à travers son visage et sa voix. Le mépris. Alors il se rendit compte de l’identité de la jeune femme.
« Ha oui… c’est l’autre. »
Il avait lâché ces mots avec une telle morgue, sa bouche affichant un rictus si dédaigneux que la mâchoire d’Ombeline se crispa. Ignorant complètement cette dernière, il s’était alors tourné vers Marius, dans l’espoir de prendre congé.
Ombeline se rendit compte qu’elle avait également serré les poings de rage. Elle fusilla du regard le dos de son futur mari. Si ses yeux avait été deux arquebuses, elle n’aurait pas hésité à tirer, bien qu’elle ne puisse lui donner la mort par des moyens aussi prosaïques. Mais juste pour le faire souffrir, elle l’aurait fait.
Vu l’attitude condescendante de ce dernier, les choses risquaient de se corser. Cela allait être difficile d’engager le dialogue avec un être aussi imbu de lui-même.
Le regard étincelant, le visage figé, elle lâcha lentement à travers ses dents serrées un « Bonjour, mon cher époux. » aussi mordant que possible. Puis elle se tourna à son tour vers Marius, ses yeux verts le fixant durement, afin de bien lui faire comprendre son ressentit à l'idée de l’obliger à épouser un être aussi abjecte que l’était son frère.
Les bruits à l’étage se firent beaucoup plus proches, alors que Marius venait d’en présenter l’auteur. Valentin, justement.
Ce dernier prit tout son temps pour descendre les marches qui le séparaient de Marius et de sa « promise », martelant chacune d’entre elle d’un pas bien lourd, faisant résonner le bruit de ses talons sur la pierre. Comme s’il souhaitait se faire désirer, afin de faire une entré à la hauteur du vampire qu’il incarnait.
Alors il apparut à la lumière de la pièce, se découpant sur l’obscurité qu’il venait de traverser.
Il la dominait d’une tête, son visage était aussi blafard que pouvait l’être celui d’un vampire, encadré par des cheveux en batailles, aussi sombres que l’étincelle qui luisait au fond de ses yeux. Il était beau, à l’image de Marius, ou même de son géniteur, mais c’était une beauté froide qui l’habitait, une beauté impitoyable et dénudée de tout scrupule. La cruauté et le désintérêt suintaient de son corps, à l’image de ses vêtements souillés d’un sang qui ne datait que d’à peine une journée, formant des taches bordeaux qui ne semblaient que le rendre que plus sadique encore.
L’archétype du vampire qui avait conscience de sa beauté et de son pouvoir de séduction, et qui n’hésitait pas à s’en servir afin de s’abreuver du sang de misérables humains qu’il méprisait.
Lors de son entrée, il parcourut la salle d’un regard nonchalant, vidé de toute émotion, si ce n’était le terrible ennui qui semblait le hanter. Ses yeux se posèrent sur Ombeline. Il la détailla du regard, mais sans rien n’exprimer d’autre qu’une lassitude hors norme.
S’adressant à Marius, il demanda qui était celle qui se tenait devant lui, comme s’il ne s’agissait que d’une vulgaire servante. Pour la première fois, une expression passa à travers son visage et sa voix. Le mépris. Alors il se rendit compte de l’identité de la jeune femme.
« Ha oui… c’est l’autre. »
Il avait lâché ces mots avec une telle morgue, sa bouche affichant un rictus si dédaigneux que la mâchoire d’Ombeline se crispa. Ignorant complètement cette dernière, il s’était alors tourné vers Marius, dans l’espoir de prendre congé.
Ombeline se rendit compte qu’elle avait également serré les poings de rage. Elle fusilla du regard le dos de son futur mari. Si ses yeux avait été deux arquebuses, elle n’aurait pas hésité à tirer, bien qu’elle ne puisse lui donner la mort par des moyens aussi prosaïques. Mais juste pour le faire souffrir, elle l’aurait fait.
Vu l’attitude condescendante de ce dernier, les choses risquaient de se corser. Cela allait être difficile d’engager le dialogue avec un être aussi imbu de lui-même.
Le regard étincelant, le visage figé, elle lâcha lentement à travers ses dents serrées un « Bonjour, mon cher époux. » aussi mordant que possible. Puis elle se tourna à son tour vers Marius, ses yeux verts le fixant durement, afin de bien lui faire comprendre son ressentit à l'idée de l’obliger à épouser un être aussi abjecte que l’était son frère.

