[Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Le Talabecland se trouve au coeur de l'Empire, et ses armées prennent souvent la forme de petites forces d'élites. Helmut Feuerbach est porté disparu, mais sa cour est toujours dans la Cité de Talabheim.

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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Arzhvael de Bastogne »

« En revanche, il est temps que je prenne soin de moi, et que je me débarrasse de cette horrible pèlerine. J’ai hâte de jeter un coup d’œil à la garde-robe. Mais je ne compte pas vous importuner d’avantage avec mes préoccupations qui doivent vous sembler bien futiles… Je vous retrouve tout à l’heure ! »

Et c’est ainsi qu’Arzhvael de Bastogne quitta Lucretia, la laissant en compagnie de Carl, son nouveau chambellan. Le jeune chevalier traversa à nouveau le manoir, passant encore une fois devant le regard inquisiteur du bouledogue, avant de se retrouver finalement sur le perron de la demeure. Il s’installa sur les marches, songeur…

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La Bretonnie s’ouvrait devant lui, ses champs ondulant à perte de vue sous son ciel immense. Les terres qu’il abordait n’étaient qu’une fine bande de blé doré et les cieux une voûte bleue, infinie, parsemée de torrents de nuages argentés. La chevauchée imaginaire d’Arzhvael à travers son pays natal était une révélation, comme s’il le découvrait avec un œil neuf. Il avait toujours été persuadé que Ceyl et lui avaient parcouru chaque sentier de la Bastogne, mais ses sens étaient revivifiés par le plaisir de la découverte. Chaque colline et chaque forêt lui semblaient neuves et fraîchement sorties de terre.

Ici et là, il pouvait apercevoir des troupeaux de chevaux sauvages qui broutaient ou buvaient l’eau pure d’une source. La plupart l’ignoraient, mais certains galopaient vers lui et l’accompagnaient un bout de chemin, tout en conversant avec Ceyl par des séries de hennissements et de grognements. Il se sentait bien et cela le rapprochait de chez lui…

La Bretonnie. C’était donc ceci son but final : trouver un domaine, attendre que la femme qui dictait ses rêves finissent de se faire belle… Et la Bretonnie dans tout ça ? Ceyl ? Arzhvael se rappela d’un souvenir particulièrement agréable de sa jeunesse.

Avec Léodred (son frère), alors qu’ils n’avaient guère plus de douze étés, ils étaient sortis avec leurs montures pour aller galoper dans les plaines devant le château de leur père. Arzhvael et Léodred avaient enfourché leurs chevaux sous la lueur de la lune et chevauché vers le nord.

Ils s’étaient joints à un petit troupeau de chevaux sauvages. Ici et là, un étalon noir galopait dans une splendide solitude, honoré autant que rejeté par ses frères équins. Le sang du jeune Arzhvael s’était alors mis à couler plus vite dans ses veines alors qu’il chevauchait au milieu d’une dizaine de chevaux.

Derrière lui, Léodred hurlait et criait, debout dans les étriers de sa monture pommelée, tout en agitant un bras au-dessus de sa tête comme un dément. Ce fut la plus belle nuit de sa vie…

Le chevalier secoua la tête, chassant ces douloureux souvenirs, alors qu’une seule et unique larme coulait le long de sa joue… La Bretonnie, sa terre natale… Le pays des dames et des chevaliers, une contrée dévouée à la puissance et à la majesté de la Fée Enchanteresse.

Finalement, le jeune bretonnien se releva en se rappelant de la phrase prononcée par le chambellan :

- "Maintenant laissez moi vous venez à vos appartements. Elsa a prépara deux bassines d'eau chaude."

Une des deux bassines d’eau chaude devait sans nul doute être pour lui. Se laver de la souillure de ce long voyage lui ferait le plus grand bien et il pourrait chasser cette mélancolie passagère en revoyant le visage magnifique de Lucretia…
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 18 avr. 2012, 20:21, modifié 1 fois.
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Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

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Ceyl, cheval de selle:

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Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Carl accompagna Ombeline jusqu'à la salle de bain, où trônait une grande bassine en étain, suffisamment longue et large pour qu'elle puisse s'y plonger toute entière sans peine. L'eau qui s'échappait de l'immense récipient était fumante et une batterie de savons colorés était disposée sur une table basse juste à côté, à portée de main, ainsi que différents peignes et brosses ouvragée. Il y avait même un grand miroir poli cerclé de bronze, adossé au mur non loin de la fenêtre à carreaux qui donnait sur les arbres du domaine, au loin. Une chaise au dossier en soie rouge faisait face à une petite table où se trouvaient différentes boîtes à bijoux et à maquillage et des poudres en sachets, sans nul doute héritées de Dame de Lünebourg. Un grand étendoir décoré d'ébène portait des couvertures en laine parfumée ainsi qu'une série de peignoirs légers en soie. Tout ce luxe tranchait nettement avec tout ce que la vampire avait connu ces derniers jours. Carl présenta la pièce d'un geste de la main.

- "Voici votre salle de bain, Madame. Elsa aura bientôt terminé de cuisiner. Si vous avez besoin d'elle pour quoi que ce soit, vous pouvez la faire quérir en agitant ce cordon." dit-il en désignant un lacet de bronze relié à une petite baguette posée sur la table. Le cordon de chanvre étant sans nul doute relié avec une clochette elle même disposée en cuisine ou dans les appartements de la servante. Le vieux majordome se tourna vers sa nouvelle maîtresse. "Votre chambre se trouve dans la pièce adjacente. Vous y trouverez votre lit, votre bureau ainsi que deux armoires qui contiennent les effets personnels et les robes de feu Madame de Lünebourg, Sigmar ai son âme." dit-il en se retirant dans le couloir.

Il s'avança vers Arzhvael et désigna une autre porte qu'il ouvrit. Dans la pièce sobre se trouvait un lit deux places confortable, recouvert par une épaisse couverture en laine et deux oreillers rembourrés. Une armoire en chêne simple trônait contre un mur, tandis que devant le lit était posée une bassine en bois cerclée de fer, dans laquelle fumait un bain bien chaud. Sur un petit tabouret se trouvait un savon blanc et une serviette pliée. Bien qu'extrêmement confortable, il se dégageait de cette pièce une impression d'humilité et de simplicité, que seule venait perturber une peinture accrochée au mur, représentant Sigmar traversant le Talabec tandis que ses hommes trempaient leurs bannières dans les eaux bénies du fleuve. Carl regarda le chevalier de son air acéré.

- "Voici, Messire, la chambre d'ami. Si vous ouvrez l'armoire, vous y trouverez des chemises neuves, un pantalon et des bottes en cuir ainsi qu'une paire de chaussettes et de sous-vêtements. J'espère que vous y serez à votre aise. Dans environ trente minutes, votre repas sera prêt." énonça-t-il simplement en quittant la chambre et en refermant derrière lui.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Quelques tièdes embruns vinrent s’échouer sur le visage d’Ombeline alors qu’elle progressait à la suite de Carl, en direction de la salle de bain. De la vapeur s’écoulait tout doucement de la pièce, émanant d’une grande cuve métallique, tout autant qu’une fragrance alléchante et bucolique ; un savant mélange naturel de différents parfums qui, condensés en un tout, donnait une senteur indéfinissable mais non pas moins agréable. Après avoir franchi le seuil de la porte, le majordome la laissa rentrer, et, se retournant vers elle, lui indiqua la façon de convoquer Elsa.
    Un astucieux petit mécanisme qui, lorsque l’on tirait sur la ficelle, devait probablement faire tintinnabuler une clochette dans chacune des pièces où sa camériste était susceptible de se trouver. Le vieillard lui signala également que sa chambré se situait juste à côté, ce qui était bien commode.

    « Encore merci, Carl, pour toutes ces informations », le congédia-t-elle dans un petit signe de la tête, tandis qu’elle refermait la porte sur elle-même.

    Faisant volte-face, elle s’avança dans la pièce. Ses yeux se posaient sur tout ce qui se trouvait à sa portée, tandis que, un pas devant l’autre, calmement, elle cheminait entre ses nouvelles possessions. Un faste qui lui ferait grand bien, assurément, après la succession d’auberges miteuses dans lesquelles elle avait fait escale. Combien de temps depuis que s’était offert à sa vue pareil opulence, combien de temps depuis qu’elle avait quitté Talabheim ?
    Bien trop longtemps déjà.

    Là, prenant délicatement l’un des savons dans sa main, Lucretia le porta à son nez et en huma l’odeur qui s’y dégageait ; ici, considéra narcissiquement, en dépit de sa pauvre vêture, l’éclat de son propre reflet au-travers de ce grand miroir d’airain. Ses doigts parcourent les dents d’un peigne d’ivoire, effleurèrent le somptueux ébène d’une armoire ciselée, et goutèrent, enfin, à la caresse satinée de l’un des peignoirs de soie.

    Grand merci, Madame de Lünebourg, pour ces legs que vous me laissâtes ; je ne saurai jamais vous remercier assez. Que votre trépas se fût déroulé sans douleurs, ironisa-t-elle pour elle-même en songeant à la maladie qui avait accablé la défunte.

    Mais elle n’avait que trop tardé, et, après cette petite inspection, céda de bon gré à l’appel de cette eau délicieusement fumante qui ne cessait, depuis lors, de faire ployer sa volonté. Ah, et ce qu’il lui serait bon de s’abandonner aux mains d’une servante sans plus avoir à se soucier d’elle-même, l’espace d’un instant ! Ce fut sur cette pensée que la cordelette fut tirée, laissant entendre quelque part dans le manoir le léger tintement d’une petite cloche pour celui ou celle qui savait tendre l’oreille.

    En attendant qu’Elsa n’eût fini sa tâche –la cuisine, d’après Carl-, la baronne laissa tomber avec soulagement sa pèlerine et ses dessous, et, avec un soupir qui en disait long, se laissa langoureusement submerger par l’eau tiède.
Lorsqu'Elsa viendra, je veux un massage ! *_* Et qu'elle me lave les cheveux aussi.
Tiens, et tant que l'on y est, si elle porte sa bague (oui, j'ai peur de ce maudit bijou :mrgreen: ) qu'elle me dise d'où elle provient (est-elle mariée ?) et qu'elle l'enlève momentanément.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 19 avr. 2012, 07:33, modifié 1 fois.
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Arzhvael de Bastogne »

La chambre d’ami était adjacente à la chambre de Lucretia. Au travers la fenêtre, le soleil berçait la pièce d'une lumière douce et les dorures caressées par ces doux rayons scintillaient sans éclats. Le linge de bain attendait patiemment sur une petite table d'ébène. La baignoire était pleine et se trouvait juste à la base du lit deux places. Carl lui indiqua que des vêtements se trouvaient à sa disposition dans l’armoire, avant de quitter la pièce.

Quelques instants plus tard, Arzhvael de Bastogne s'y plongea avec délice. Le jeune chevalier s’enfonça un peu plus dans l’eau chaude de la baignoire dont la caresse enveloppait ses membres comme de la soie. Le niveau de l’eau remontant le long de son corps, le chevalier éprouva une agréable léthargie.

La douleur de ses muscles s’atténua aussitôt et son mal de tête s’évanouit comme la brume matinale au moment où l’eau atteignit son cou. Il étira ses jambes l'une après l'autre pour détendre ses muscles courbaturés. Retenant son souffle, il mit la tête sous l’eau. Le jeune Bretonnien coupa volontairement l'un de ses sens pour mieux laisser aux autres le profit de l'agréable moment.

Quelques secondes plus tard, le jeune homme refit surface. L’eau dégoulinant sur ses épaules, libérant la tension dans tout son corps et détendant les muscles. Il pencha la tête en arrière, grisé par cette incroyable sensation qui lui donnait l’impression que les années abandonnaient son corps, tandis que l’eau le débarrassait de la crasse et des souffrances de ces derniers jours.

Il visualisa le visage de Lucretia ; ses cheveux cuivrés et son doux regard apparurent spontanément dans son esprit et il sourit en se rappelant son rire charmant. Ce monde était au bord de tomber aux griffes du Chaos et le simple fait de grappiller un tel bonheur avec elle était en soi une victoire.

Une fois propre, le jeune homme sortit de la baignoire. Il attrapa la serviette blanche qui trônait sur la petite table et commença à sécher son corps dégoulinant d’eau. Une fois cette tâche terminée, Arzhvael se dirigea vers l’armoire que lui avait indiquée Carl.

Il l'ouvrit et en sortit un magnifique pantalon en peau de daim ainsi qu’une fine chemise en soie de couleur crème, qu’il enfila aussitôt. Sa chemise de mailles reposait toujours sur le grand lit et il décida de la ranger dans l’armoire. Ainsi, il serait beaucoup plus à l’aise dans sa nouvelle tenue qui lui allait à merveille.

Tandis que Lucretia devait toujours profiter de son bain chaud, le jeune homme décida de se raser. Optant maintenant pour une allure plus appropriée à sa nouvelle condition. Il prit le miroir à mains et le couteau qui reposaient sur la petite table, avant d’éprouver la lame. Elle n’était pas vraiment adaptée à ce qu’il comptait en faire, mais il s’était déjà rasé avec moins coupant. Il prit un peu d’eau de la baignoire pour s’humecter les joues et commença à se raser.

Il lui fallut près d’un quart d’heure, qu’il passa à se concentrer pour ne pas s’entailler. Lorsqu’il eût fini, il soupira et contempla le résultat. Aucune coupure en vue ! Et le rendu final était très bon. Arzhvael ne s’était pas rasé à blanc, laissant cette petite barbe naissante qui lui plaisait tant et qui lui allait très bien…

Une fois prêt, le jeune chevalier accrocha son épée à la ceinture de son nouveau pantalon et décida de descendre au rez-de-chaussée pour se rendre aux cuisines. Lorsqu’il fut en bas, il s’aperçut qu’une grande table avait été préparée pour le repas de la nouvelle baronne du domaine.
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 20 avr. 2012, 16:07, modifié 1 fois.
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Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Arzhvael, frais et neuf, referma la porte de sa nouvelle chambre derrière lui. Il se dirigea vers l'escalier en colimaçon et descendit les marches lorsqu'il croisa Elsa à mi-chemin qui elle grimpaient en soulevant son jupon pour ne pas marcher dessus, le souffle court et le visage rouge. Elle leva les yeux vers le chevalier et pouffa de surprise en rajustant son chaperon.

- "Oh c'est vous Messire de Bastogne ! Vous m'avez fait peur. Descendez, descendez donc, le repas est bientôt prêt." dit-elle rapidement avant de reprendre son ascension laborieuse. Arzhavael dû se coller au mur pour qu'elle puisse passer, avant qu'elle ne disparaisse en trotinnant dans le couloir.


Le bretonnien descendit finalement et trouva Hubert dans le hall d'entrée, couché à même la pierre fraîche. Lorsque le jeune homme s'avança, le bouledogue leva sa tête enfoncée et se dressa sur ses courtes pattes pour venir à sa rencontre et renifler ses bottes neuves. Il observa le nouveau venu et se recoucha finalement avec un petit soupir. L'amant de la baronne se dirigea ensuite vers la vaste salle à manger. Au centre, une longue table en chêne massif était dressée, recouverte d'une nappe en dentelle blanche. Cinq chaises étaient rangées de chaque côté, plus deux à chaque bout de table. Au fond de la pièce, près de la porte des cuisines, se trouvait le large foyer d'une cheminée pour le moment éteinte. Un lustre en verre pendait au plafond, et quelques portes-bougies étaient accrochés aux murs en brique crépie. A chaque bout de table étaient dressés des couverts et sur la table reposaient une panière pleine de pains ronds grêlés de graines, une carafe à eau et une cruche de vin disposés autour d'un vase peint contenant un bouquet de chrysanthèmes blancs. Pour toute décoration, deux tableaux accrochés au mur. Un homme engoncé dans une armure d'apparat et une jeune femme au chapeau. Arzhvael devina que c'était là des portraits du Baron Adolf von Blitzer et de la Baronne Ondine de Lünebourg. Alors que le bretonnien admirait le travail du peintre, il sentit une pression sur ses mollets. Il baissa le regard pour voir Hubert qui s'appuyait sur lui de ses pattes avant, le regardant avec cet air qu'on parfois les chiens ; vide d'émotion et pourtant si adorable.

Image - Image

Elsa frappa à la porte avant d'entrer doucement.

- "Madame m'a fait mander ?"

Au signe de sa maîtresse, elle s'approcha doucement. Automatiquement, elle prit l'une des savonnettes parfumées posée sur la table et entreprit de laver le dos et les bras de Ombeline tout en massant les muscles fins de la vampire de ses petites mains travailleuses et pourtant expertes. Elle passa des onguents, frotta avec des brosses plus douces les unes que les autres, avant de passer à sa chevelure fournie. La servante sourit en peignant les cheveux de Ombeline.

- "Oooh ... Madame, que vous avez de beaux cheveux ..." laissa-t-elle échapper en rosissant aussitôt.

Une fois le bain terminé, les cheveux d'Ombeline séché et la vampire glissée dans son peignoir en soie, Elsa se tourna vers elle en regardant ses pieds.

- "Dans votre chambre est la penderie de Madame de Lünebourg. Avez vous encore besoin de moi ou puis-je disposer pour terminer ma cuisine ? Le repas est presque prêt et la table est dressée. Je vous ai préparé quelques petits plats, vous allez m'en dire des nouvelles !" lança joyeusement la servante avant de se reprendre, de rougir à nouveau et de fixer ses pieds.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Barbotant tranquillement, Lucretia attendait l’arrivée d’Elsa. Assise bien au fond de la bassine, ne laissant que son visage à découvert, elle traçait de petits cercles concentriques dans l’onde parfumée, savourant l’effet reposant et décontractant de cette tiédeur qui s’emparait doucement d’elle. Enfin, elle se laissa couler, fermant les yeux, et le monde et tout ce qui l’entourait se dérobèrent à ses sens. Elle eût pu rester des heures totalement immergée, sans bouger, dans ce cocon de chaleur et d’humidité, laissant au loin les laborieuses et fastidieuses occupations de la vie, se retranchant uniquement à cette sensation de confort langoureux. Mais l’eau, au fur et à mesure que le temps passerait, finirait par se refroidir, et cet agréable abri qui inhibait toute réflexion, la laissant en paix, ne deviendrait alors qu’une prison de glace qui lui mordrait les chairs. Et Elsa ? Que ferait-elle lorsque, en s’apercevant que sa maîtresse n’était pas dans la pièce ? Pourrait-elle penser qu’elle se fût noyée dans sa bassine, et, si oui, que dirait-elle en la repêchant après une dizaine de minutes passées sous l’eau ?
    La baronne sourit à cette pensée, et se redressa dans l’air brumeux de la pièce, son visage et ses cheveux tout dégoulinants. Pauvre Elsa, inutile de d’éprouver la résistance de ses nerfs le premier jour.
    Et à celle-ci d’arriver.

    L’on toqua timidement à la porte, que l’on ouvrit par la suite doucement, comme craignant de déranger la moindre personne susceptible de se trouver dans la salle. Ouvrant un œil pour s’apercevoir qu’il s’agissait effectivement de sa camériste, la maîtresse de céans le referma aussitôt, paresseuse.

    « Oui, Elsa. Me voici toute fourbue après cet épuisant voyage, la route et ses cahots n’auront pas été tendres avec moi. Si tu pouvais… » Elle esquissa un vague geste en direction des savons avant de laisser lourdement retomber sa main dans les flots, et à peine celle-ci avait-elle disparu sous la surface que la noble sentit une main experte s’occuper d’elle. A en juger par la rapidité des choses, Elsa n’avait pas attendu l’ordre pour effectuer son devoir, ce qui plut grandement à Ombeline. La servante devait approcher de la quarantaine, à moins qu’elle ne fût déjà franchie, et toutes ces années durant, elle avait dû servir l’ancienne maîtresse des lieux, feu Madame de Lünebourg.

    Si Lucretia était déjà bien décontractée après être entrée dans le bain, elle ne le fut que d’avantage encore lorsqu’Elsa s’attarda à lui masser les épaules et le dos. Soupirant d’aise, la première se tenait la tête entre ses bras croisées, avachie sur le bord de la cuve, toute à la merci des mains compétentes de la seconde.

    « Quelle noble allure je dois avoir, plaisanta-t-elle d’entre ses avant-bras, alors que sa chevelure plongeait vers le sol par-dessus son visage incliné, le masquant par la même occasion. Mais peu m’importe, si je dois encore à goûter aux délices de pareils massages. Tu es véritablement douée, Esla. »
    N’y a-t-il jamais eu plaisir plus simple et plus agréable que celui-ci ? Continua-t-elle pour elle-même.

    Après les baumes les et les onguents appliqués sur sa peau, et les brosses qui la raclèrent délicatement, d’autres de ces dernières furent usées pour peigner ses cheveux. Les doigts habiles de la servante courraient dans la chevelure cuivrée filé d’or de Lucretia, qui s’y abandonna une fois de plus. Au compliment que lui fit Elsa, la baronne discerna un sourire sur les lèvres de la suivante, ainsi que ce petit air gêné mais fort charmant qu’elle arborait toujours lorsque, ayant parlé franchement et plus vite que ne le conseillait l’aménité, elle s’en apercevait, baissant le regard tout en rosissant délicatement. La jeune femme, toujours au bon soin d’Elsa, sourit en retour.

    « Eh bien… Peut-être est-ce parce que j’aime en prendre soin et que je les lave dès que je le peux. Vois-tu, Elsa, j’ai fréquenté bon nombre de nobles qui ne prennent pour ainsi dire jamais de bain, selon l’avis de différents médecins. Quelques-uns de ces derniers prétendent que l’eau ouvre les pores de la peau qui s’y infiltre alors, véhiculant les maladies, rendant les organes beaucoup plus vulnérables. Ainsi, une légère couche de crasse préviendrait de tous les vices. Je ne saurais dire s’ils ont raison, mais je prends toutefois le risque de prendre soin de moi par une toilette humide et non sèche. Si cela est, peut-être, mauvais pour mon être, il est sûr, en revanche, que et ma peau, et ma chevelure n’en sont que plus éclatantes. »

    Sur ces propos, elle se mit debout, et, après avoir chassé en partie l’eau qui ruisselait sur son corps, sortit de la bassine tandis qu’Elsa refusait ostensiblement, semblait-il, de la regarder dans cet état. Ce qui amusa l’intéressée. Il faudra bien qu’elle s’y fasse un jour, mais peut-être n’est-ce pas facile lorsque l’on a affaire à une inconnue, la première fois. En ce qui concernait la baronne, Elsa était sa servante, et cela ne la dérangeait point de se montrer dans son plus simple appareil. Tel qu’elle l’eût toujours fait avec ses différentes dames d’atours. Ou sûrement était-ce parce qu’elle n’avait aucune honte à avoir. Loin de là, pensait même-t-elle.
    En guise de première impression, la baronne devinait tout à faire le genre de personne qu’était Elsa. Impulsive, grand cœur, pleine de vie, mais la peur constante de commettre la moindre incartade. Ce qui la rendait tout simplement adorable, tant, du moins, qu’aucune frasque véritable n’eût été faite. Et encore, pouvait-on réellement trouver la force de volonté pour la gourmander ?

    La noble, aidée par la camériste, se sécha à l’aide d’une serviette, avant de s’envelopper dans un peignoir de soir. Encore un menu plaisir qu’elle n’avait plus goûté depuis longtemps. La caresse satinée du doux tissu sur sa peau, ses pieds nus qui rebondissaient doucement sur le tapis moelleux, une personne pour s’occuper de sa toilette… La civilisation, en somme.
    Lorsque sa servante lui demanda si elle pouvait se retirer, Lucretia, une fois de plus, ne put s’empêcher de sourire doucement, contaminée par l’allégresse et l’enthousiasme qui émanait de la domestique.

    « Non, Elsa, pas tout de suite. Je vais avoir besoin de toi pour me vêtir. Je ne voudrais pas avoir pris tant de temps à me préparer si c’est pour m’attifer comme le ferait la moindre pecque. Après quoi, je te rassure, tu pourras me faire goûter tous ces plats qui sentaient si bon lorsque je suis arrivée. »

    Changeant de salle, elles s’engouffrèrent alors dans la chambre de Madame de Lünebourg, chambre qui appartenait désormais, ainsi que tout ce qui s’y trouvait, à la nouvelle baronne. Lucretia se dirigea tout droit vers une grande armoire d’ébène, elle aussi, aux pilastres et vantaux finement ciselés dans le style tiléen.

    « J’ose espérer que la baronne de Lünebourg avait du goût », laissa-t-elle échapper pour elle-même, tandis que, après avoir ouvert l’un des battants, ses mains furetaient partout entre les vêtements. Riches tissus, broderies en relief, costumes raffinés ; de la sottana à la simarre, de la robe à crinoline à la robe-cloche, il s’y trouvait de tout.
    « Ma foi, il semblerait qu’elle en eût… Oh ! »

    Une robe accrocha alors son regard, et l’espace d’un instant, elle se demanda si elle était en train de rêver. Elle ne l’avait pas encore mise, ni même totalement déballer, mais ce qu’elle laissait présager la fit tiquer. D’un mouvement décidé, Lucretia la tira à elle, et, la tenant par le haut, bras tendu, l’ausculta du regard. Un décolleté des plus révélateurs, une ouverture sur le devant qui allait jusqu’au nombril…

    « Madame de Lünebourg mettait-elle réellement cela ?! », souffla-t-elle, admirative, et un tant soit peu choquée, également. Elle imaginait mal une vieille dame porter pareil vêture, et se disait que seul un corps dénudé de tout défaut pourrait s’y faufiler en toute impunité. D’un autre côté, il était vrai qu’elle n’avait, en réalité, aucune idée de ce à quoi pouvait bien ressembler l’ancienne maîtresse des lieux, et s’était faite d’elle l’idée d’une personne assez âgée à l’aube de sa mort, et discrète, d’après les dires de Carl. Peut-être se trompait-elle du tout au tout. Qu’importait, Lucretia Von Shwitzerhaüm avait le pressentiment qu’elle pourrait insuffler une nouvelle jeunesse à cette robe qu’elle trouvait somptueuse, et qu’elle s’y glisserait parfaitement.

    « Elsa, je veux l’essayer. Tout de suite », ordonna-t-elle. Délaissant son peignoir le laissant tomber au sol à son tour, elle étudia le corset. Un comme elle ne l’avait jamais vu. Impossible de porter une chemisette par-dessous, comme on l’eût fait avec la majorité de ces objets, eu égard à la coupe si particulière du devant qui descendait jusqu’à la taille. Pourquoi gâcher pareil corsage en le masquant par du lin blanc ? L’intérieur était satiné de coton et de soierie afin de ne pas irriter la peau, et la jeune femme l’endossa à vif, se retournant alors pour présenter son dos à Elsa. Celle-ci laça le vêtement, et, déliant les liens un par un que pour mieux les resserrer ensuite à grands coups de poignets, emprisonna le corps de la baronne. Le coutil se referma sur elle, comprimant ses seins de par les cordelettes qui se trouvaient sous eux dans l’arc de la dorure, opprimant sa taille, l’obligeant à se tenir bien droite, et elle se félicita de ne pas être obligée de respirer, quand bien même s’y forçait-elle.

    « Ne t’en fais pas pour moi, continue de le lacer, j’en ai l’habitude », mentit-elle après avoir perçu une hésitation dans les gestes de sa servante. S’il était vrai qu’elle avait, depuis toute petite, porté vêture de cet acabit, les récents et longs voyages lui avaient permis de troquer ces carcans contre des vêtements de trajet bien plus confortables et pratiques. Mais elle s’accoutumerait de nouveau à cette pièce vestimentaire. Simple question d’habitude, dussent les débuts êtres moins faciles.

    « Dis-moi d’où tu viens, Elsa, questionna la baronne alors que, après avoir enfilé dessous et jupons, la camériste était en train de la ceindre d’une vertugade, destinée à élargir le bas de la robe. J’aime à savoir de qui je m’entoure, et étant donné que tu es ma servante, je gage et espère que nous nous fréquenterons souvent. Si tu as de la famille, si tu es mariée, depuis combien de temps es-tu ici… »

    L’interrogée répondit aux questions tout en ajustant les différents vêtements, pendant qu’Ombeline tournait d’un côté puis de l’autre afin de l’aider du mieux qu’elle le pouvait. Et enfin, quand le tout fut assemblé, quand elle fut enfin habillée, elle alla se mirer dans le grand miroir cerclé de bronze. Et elle s’en retrouva transformée.

    La femme qui lui faisait désormais face n’avait rien à voir avec la pauvresse vêtue de sa pèlerine, assurément. Sa gorge était dénudée, tout autant que ses épaules, et le décolleté des plus osés dévoilait la plus grande partie de sa poitrine, bien qu’en en laissant assez pour faire foisonner bon nombre d’idées ou d’envies dans l’esprit masculin. Le devant, en sus dudit décolleté, était échancré jusqu’au niveau du nombril, laissant deviner une peau opaline et délicate qui contrastait fortement avec celle, bien plus basanée, des putains pouvant se gorger de posséder pareil corsage. En vérité, si dans l’idée, l’on pouvait se prêter à quelques pensées de mauvais alois, et le port de la baronne et l’opulence de la robe ne pouvaient que vous détromper.

    Les arborescences dorées qui courraient sur le corset ne venaient que renforcer le rengorgement et l’air quelque peu condescendant de la belle, tandis que le fond carmin sur lesquelles elles étaient inscrites rehaussait encore le cuivré de sa chevelure. Des fils tissés d’or et perlés de pierreries épousaient la forme de ses seins, des brocarts de la même teinte ceinturaient ses épaules et sa mince taille, reliant les deux pièces du vêtement. Enfin, la robe de velours légèrement ondulée, aux motifs l’un bucolique, l’autre plus abstrait, venait balayer dans un doux bruissement feutré le sol.

    « Qu’en penses-tu, Elsa ? Sois franche. » Mais qu’importait son avis, le sien était déjà décidé, cette robe lui seyait à merveille. Tout en écoutant cependant l’avis de sa dame d’atours, elle se para de quelques bagues et d’un collier dont le pendentif était une gemme vermeille.

    « Soit. Je projetai de toute façon de déjà porter celle-ci. Merci Elsa, pour ton aide. Tu peux aller te rendre dans la cuisine, comme tu me le demandas tout à l’heure. Je ne tarderai pas à descendre. »
    Ombeline, la congédiant, la regarda partir et fermer la porte avec sa discrétion habituelle, avant de se retourner vers l’armoire. Dans un des tiroirs, la noble trouva toute une paire de gants, comble du raffinement, de toutes les couleurs possibles, Ciel, si le Sieur Adolf avait vendu la totalité des biens de sa femme, une fois morte, nulle doute qu’il eût pu s’offrir la totalité des armes qu’envoyât la comtesse. Fort heureusement, il ne l’avait point fait, et Lucretia se saisit d’une paire de gants blancs couturé d’argent qu’elle mit immédiatement. Une touche de parfum plus tard, et désormais, elle était fin prête.
    Avant de partir, toutefois, elle ne put s’empêcher de s’admirer une dernière fois dans le miroir, et, se tournant de profil, en profita pour tâter la minceur de son ventre et rehausser son corsage.

    Cela accompli, elle rejoignit la salle à manger, Elsa –ou d’autres-, ne devant plus tarder à servir les plats. Après avoir descendu l’escalier et être parvenue au coin de l’entrée de la pièce, elle distingua Arzhvael, en train d’observer deux peintures accrochées au mur. Son regard, honte à elle, ne put s’empêcher de s’esquiver l’espace d’une seconde sur les hanches et les fesses du chevalier, avant de revenir dans le droit chemin.

    « Sont-ce là les portraits de l’ancien maître et ancienne maîtresse de céans ? », demanda-t-elle pour annoncer sa présence, quand bien même, à en juger par les traits et la vêture des deux représentés, il ne pouvait en allait autrement. Son sigisbée se retourna, et elle scruta sa réaction concernant son changement de vêtement. Elle esquissa un sourire, lorsque, peut-être, le regard du chevalier erra à son tour sur certaines parties alliciantes de son corps ; l’on avait beau être un chevalier bretonnien, on en restait pas moins un homme, mais la jeune femme, loin d’en prendre ombrage, n’en tirait que flatterie.

    Quant à lui, lui aussi s’était mis sur son trente-et-un, et Lucretia en apprécia son air à la fois bravache que lui donnait sa barbe naissante –qu’il avait toutefois entretenu, semblait-il ?- et avenant que lui donnaient ses traits et ses yeux si calmes.
    Il avait revêtu un riche pantalon en peau de daim, et le cuir basané ne pouvait mieux aller qu’avec la chemise de soie claire qu’il avait choisie. Si cela l’habillait bien d’avantage, il conservait toutefois sa démarche martiale mais non pas déplaisante qu’il avait toujours adopté, tandis qu’à son flanc droit battait son épée.

    « Quelle agréable vision », lui souffla-t-elle après s’être approchée plus que ne l’autorisait la décence, et en lui replissant un plis inexistant de sa chemise. Elle jeta un rapide coup d’œil aux deux tableaux, puis aux alentours, avant de reporter son regard sur son sigisbée. « Il faudra, dès lors, que je commande à mon tour votre portrait, puis le mien, afin de les accrocher en ces murs. »

    Si le mari et la femme avaient eu leurs propres tableaux affichés ici, jaserait-on si elle faisait de même alors que, officiellement, rien ne les liait ? La baronne se le demandait bien. Toujours fut-il qu’elle recula à regret, adoptant une distance bien plus respectable. Oh, certainement que les domestiques se douteraient de quelque chose –il y en avait même de fortes chances-, mais tant qu’ils ne trouvaient aucune preuve tangible… En attendant, inutile de leur en fournir, et le repas allait bientôt être servis.
Oui, je n'ai pas posté "tout à l'heure", je le confesse. Mais je ne sais pas, l'inspiration me gagna *_*. Ce doit être Elsa, adorable.
Du coup, je la garde un peu plus longtemps avec moi ! Je lui pose les questions indiquées plus haut (origine, temps qu'elle a servi auprès de Madame de Lünebourg, et également ce qu'elle pense de la robe (bien que je ne prendrai pas en compte son avis, j'ai attendu ladite robe suffisamment longtemps n_n).
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Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Arzhvael de Bastogne
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Arzhvael de Bastogne »

Arzhvael de Bastogne pensait avoir déjà tout vu de la majesté de Lucretia von Schwitzerhaum, mais lorsqu’il la vit arriver dans la cuisine, il comprit qu’il n’avait jusque-là eu droit qu’à un avant-goût de ce spectacle merveilleux. Le souvenir qu’il en emporterait dans la tombe serait celui d’une beauté divine.

Le jeune chevalier serra les dents, n’ayant pas réalisé qu’il était bouche bée depuis quelques secondes devant la beauté incroyable de la baronne. Il inspira profondément face à sa beauté, lui trouvant un petit quelque chose en plus chaque fois qu’il la contemplait. Ses cheveux, qui lui tombaient dans le dos, dévalaient sur ses épaules tel un flot de miel, alors que ses traits fins et ovales étaient sculptés à la perfection, dépassant de loin les plus belles œuvres des artistes travaillant les meilleurs marbres de Couronne.

Sa longue robe outrageusement magnifique était satinée de coton et de soierie ; son doux regard était animé par une lueur émeraude et magique.

Elle était magnifique et sa beauté constituait à elle seule une double peine. La jeune femme se trouvait à quelques centimètres du noble Bretonnien, et à tout moment, il aurait pu l’embrasser, mais il ne le fit pas. Ce n’est pas qu’il ne voulait pas… bien au contraire même ! Mais pour le moment, il fallait peut-être éviter d’officialiser cette relation auprès des domestiques… pour le moment…. Il ne put s’empêcher de sourire en entendant la dernière remarque de la nouvelle baronne des lieux.

Lorsque Lucretia fit un pas en arrière, Arzhvael de Bastogne détourna son regard du visage de sa dulcinée et le plongea à nouveau sur les deux tableaux accrochés au mur. Deux portraits qui devaient sans doutes représenter le Baron Adolf von Blitzer et la Baronne Ondine de Lünebourg.

"Il semblerait bien que ces portraits représentent le Baron et la Baronne… les anciens… "

Sur ces mots, le jeune homme invita Lucretia à s’asseoir en lui tirant sa chaise. Une fois qu’elle fut installée, Arzhvael s’assit en-face d’elle, adressant une petite tape à Hubert au passage, et attendit qu’Elsa fasse son apparition…
Modifié en dernier par [MJ] Le Grand Duc le 30 avr. 2012, 13:50, modifié 1 fois.
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Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70

Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

Image
Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

FOR 10 | END 11 | SAU 8 | RAP 9 | INT 8 | DOC 9 | ATT 10

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[MJ] Le Grand Duc
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par [MJ] Le Grand Duc »

Puisque vous êtes tous les deux dans la salle à manger, je vais écrire les informations que te donne Elsa ici ;
Elle dit être originaire de Heideck, un petit bourg de l'Averland. Quand tu aborde la question de la famille, elle semble très mal à l'aise quelques secondes avant de se reprendre et de répondre. D'un père averlander et d'une mère à moitié bretonnienne, elle a trois soeurs ; un qui s'est mariée à Heideck et y est restée, une qui est lavandière à Nuln et une autre qui a travaillé à Altdorf avant de mourir de la syphilis ... ! Elle n'est pas mariée, travaille auprès de Madame Lünebourg depuis plus de vingt ans et trouve la robe magnifique, bien que le décolleté la fasse rougir.
Alors que les deux concubins s'installaient en bout de table, un bruit discret de pas pressés leur vint des cuisines. La porte s'ouvrit à la volée pour laisser passer une Elsa au visage tout rouge, tenant une large soupière blanche peinte de lilas bleus, les mains protégées par un large torchon. Elle déposa le récipient au centre de la table et couru à nouveau en cuisine pour en ressortir avec deux bols en porcelaine. Se servant d'une grande louche en étain, elle tira de la soupière un brouet fumant dont l'odeur délicieusement poivrée vint chatouiller les narines d'Arzhvael et d'Ombeline. Une fois les bols pleins, elle en déposa dans chaque assiette et se recula en arrangeant son chaperon en dentelle blanche, avant de croiser ses petites mains dodues sur son tablier.

- "Je vous ai préparé un ragoût d'écrevisses Averheim, comme on les prépare de part chez moi. J'espère que vous m'en direz des nouvelles !" dit-elle avec enthousiasme avant de disparaître à nouveau en cuisine de son petit pas pressé.

Le ragoût était tout simplement délicieux. Très épais, c'en était presque une crème garnie d'ail, de romarin et d'écrevisses grasses et goûteuses. Une soupe pleine de goûts et de soleil qui laissait facilement imaginer ces soirs sur l'Aver, ces vignes et ces champs de blé. La corbeille en osier posée sur la table était pleine de pains ronds, certains piquetés de flocons de d'avoine, d'autre recouverts par les graines noires d'un coquelicot. La carafe en cuivre était remplie de vin du Wisseland et la lueur des bougies du chandelier se reflétait sur les magnifiques couverts en argent ouvragés.
Test de résistance à l'argent pour Ombeline, basé sur Int (bonus de -2 pour le port de gants) : 18 - 2 = 16, échec.
Je te laisse le jouer, ce n'est rien de plus qu'une répulsion, un sentiment de mal à l'aise, et tu ne peux bien entendu par toucher les-dit couverts sans perdre de points de vie. Je vous laisse jouer vos réactions dans le prochain post, où Ombeline devra poster en premier. Sur demande, Elsa t'apporte des couverts en étain sans trop paraître interrogée.
Après quinze minutes, les pas de la cuisinière se firent à nouveau entendre alors que la porte s'ouvrait à la volée et qu'Elsa entra dans la salle à manger avec entre ses mains protégées par le torchon un long plat en fer blanc à poignées. Elle le déposa sur la table. Dans le plat reposaient une dizaine de quenelles blanches, baignant paisiblement dans une sauce jaunâtre et épaisse qui clapotait encore, libérant le délicieux fumet dans la pièce. Elsa se recula à nouveau en jetant négligemment le torchon sur son épaule. S'apercevant de son petit écart, elle le récupéra bien vite pour le tenir entre ses petits poings fermés.

- "Quenelles de brochet à la talabeclander." souffla-elle rapidement avant de disparaître à nouveau au profit de ses fours et marmites. Les quenelles tranchaient avec la soupe relevée. Elles étaient douces et fondantes en bouche, enrobée par la crème béchamel qui couvrait le palais d'une couche de sauce onctueuse. Les quenelles en elle-même, tendres à souhait, mélangeait à la perfection la pâte et la chair de brochet, probablement pêché le matin même dans les eaux du Talabec ou dans une petite rivière forestière. Aux pieds d'Arzhvael, Hubert était assit sagement, sa tête pleine de bourrelets tombant de tous côtés tournée sur le côté, les oreilles raides. Il était clair que le fidèle bouledogue était à l'affût du moindre morceau jeté vers lui, comme ses anciens maîtres avaient dû le faire maintes fois.

Après vingt autres minutes, Elsa revint une nouvelle fois dans la salle à manger, avec deux coupes de pêches au sirop piquées de biscuits à la cannelle et à la noix de muscade. Lorsque Ombeline et Arzhvael furent repus, la gouvernante se tint à côté de la table en regardant ses pieds, nerveuse.

- "Madame la Baronne, Monsieur, j'espère que vous avez apprécié votre premier repas ici. Si vous avez quelques petites préférences, vous pouvez m'le dire, ça sera un plaisir pour moi de les cuisiner." dit-elle, timide, en attendant le verdict.
Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois. Je vis avec mes gens, loin de la folie des hommes. La nuit je vole dans les sombres profondeurs de la forêt. Mon regard d'acier partout se pose, et sans bruit, comme le vent, je file entre les branches des arbres séculiers. Je suis le Grand Duc, seigneur de ces bois.

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Lucretia Von Shwitzerhaüm
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Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Lucretia Von Shwitzerhaüm »

  • Les anciens. Ce mot n’avait jamais été aussi juste, et rappelaient à la jeune femme que c’était bien elle qui héritait de la totalité du domaine, legs qu’elle tenait d’inconnus qu’elle ne connaissait qu’au-travers des paroles et de ces deux tableaux. En reportant à nouveau son regard sur les deux portraits qui décoraient le mur et rappelaient aux esprits qui étaient les anciens maîtres, elle modifia son jugement sur Madame de Lünebourg. Non, elle ne paraissait pas si vieille qu’elle l’avait de prime abord pensé, à moins que l’image datât ou que le peintre eût souhaité immortaliser sa mécène dans un tableau qui la mettait en valeur. Car, elle devait se l’avouer, la baronne avait son charme, bien loin de l’égaler, certes, mais il fallait lui reconnaître un joli petit minois. Timide, cependant, et Lucretia sourit en tentant d’imaginer ce visage et ce corps dans la robe qu’elle portait aujourd’hui même, ce qui se révéla être assez ardu.
    Non, aussi bien l’homme que la femme semblaient être des gens d’une noblesse bien portée sur la tradition, et ne voulant sûrement pas s’écarter un tant soit peu du carcan aristocratique. Ce qui avait toutefois eut un certains succès, eu égard aux commentaires des plus élogieux de Carl à leur encontre.
    Dès lors, pas question de retirer ces deux portraient de la pièce, c’eût été du plus mauvais genre, et risquait, peut-être, de faire grincer les dents des serviteurs encore trop imprégnés du souvenir de leurs anciens maîtres. Du moins, pas tout de suite…

    Elle remercia Arzhvael lorsque celui-ci lui tira sa chaise, l’invitant à s’assoir, et elle s’appliqua dans cette action si simple, mais qui pourtant ne l’était plus lorsque vous portiez semblable robe. Elle posa ses poignets sur la longue table de bois recouverte d’une nappe blanche sur laquelle dansaient les ombres mouvantes provoquées par les bougies aux légères flammes vacillantes. En hiver, à l’intérieur de ces murs, le froid devait certainement s’impatroniser dans la demeure, eu égard à la taille de la pièce, et il ne dépendait que d’une cheminée, pour le moment éteinte, pour venir repousser ses assauts acérés qui vous transcendaient.
    Un petit raclement de chaise, des pas pressés dans la cuisine ; le chevalier venait de s’assoir et déjà Elsa surgissait, mine rouge, prête à les servir.

    Véritable petite tornade ambulante, l’adorable domestique posa le récipient qu’elle tenait entre ses main au milieu de la table, et, si tôt débarrassée du plat, s’empressa de retourner en cuisine leur chercher de petits bols. La baronne la regardait faire, attendant patiemment qu’elle eût terminé de les servir ; rien ne pressait après tout, et elle pouvait enfin goûtait à une tranquillité bien méritée. Certes, tout au long du voyage, la jeune femme n’avait fait que cela, attendre encore et encore, mais les finalités en étaient bien différentes. A présent, l’impatience de découvrir son domaine avait laissé place à un accoisement qu’elle savourait pleinement.

    Les récipients servis et fumant, Elsa se recula d’un pas, et, se tenant bien droitement campée sur ses petits pieds, leur fit la présentation du brouet : un ragoût d’écrevisses. Et si cela sentait bien bon, le potage semblait véritablement l’être, et Ombeline se saisit rapidement d’une cuillère pour s’en régaler. Et cilla également, marquant un temps d’arrêt d’à peine une seconde.
    Tout ne pouvait être parfait, n’était-il pas ? Le destin fallacieux vous laissait goûter à ce qu’il y avait de meilleur, vous entourait de promesses avenantes et de sentiments agréables que pour mieux vous désillusionner par la suite avec son lot d’inconvenances. Mais la jeune femme, en cette soirée, l’acceptait, et sur son doux visage pouvait s’y lire le début d’un sourire tendre, triste, mélancolique, et amer. Elle acceptait pleinement la sensation de brulure qui lui étreignait la peau au-travers de ses gants, dût-elle faire un petit effort pour assumer sa condition. Une paix intérieure, momentanée, douloureuse.
    A chaque bouchée, une flopée de saveurs s’emparait d’elle, la faisant voyager par monts et par vaux, la laissant rêveuse, mais à chaque bouchée s’ajoutaient aussi ces piqures d’orties par-dessous le tissu, cette irritation constante qui lui soulevait le cœur…Souffrant seule, en silence, tout autant qu’elle se délectait du plat, elle n’en montrait toutefois aucun signe.

    A nouveau, Elsa, lorsqu’elle fut certaine qu’ils eurent terminé, fit son apparition, changea les couverts et le plat. Et une fois de plus, lorsque le couvercle fut retiré, une agréable fragrance se répandit dans la pièce, et Lucretia découvrit ces quenelles de brochet, la spécialité de la servante. Le brouet avait été un régal, quand bien même n’était-il guère la spécialité d’Elsa, alors si celui-là l’était… Ne remarquant pas l’incartade de cette dernière, la baronne n’eut qu’une envie, se jeter sur la nourriture, et ce en dépit de l’argent qui allait l’indisposer.

    Les quenelles étaient excellentes, la douleur supportable mais lancinante. Un véritable régal pour le palais, onctueux et fondant ; une cruelle et tourmentante présence, telle celle d’une dent sensible que l’on ne cesse de titiller. Elle eût très bien pu demander à ce qu’Elsa lui changeât les couverts, mais comment cette dernière l’aurait-elle pris ? Comment justifier la raison un acte aussi banal que futile ? Pour une première fois, elle serrerait les dents, contrebalançant son indisposition de l’argent par la saveur de ce qui lui était servi.
    Ombeline perçut un mouvement furtif au bas de la table, et, louchant en sa direction, observa Hubert, sagement assis aux côtés d’Arzhvael. Le chien le regardait de ses grands yeux innocents et implorants, quoi que sans bouger, quémandant le moindre morceau qui pourrait lui être donné. Il lui sembla même que l’animal ne cessait de suivre le chevalier.

    « Vous êtes-vous donc fait un nouvel ami ? sourit-elle, avant d’embrayer sur une autre question. Dites-moi également, que comptez-vous faire, ces jours-ci, maintenant que nous sommes bien installés ?»

    Après qu’elle eût mangé son brouet et deux quenelles, la baronne n’en pouvait déjà plus, et elle se serait bien volontiers retirée s’il n’y avait pas eu le dessert. Pêches au sirop, tiens, voilà qui lui disait à nouveau quelque chose. Ce qui se révéla être délicieux, quoi que légèrement trop sucré. Délicieux tout de même.

    Lorsqu’ils eurent fini, Elsa débarrassa la table, et se présenta à eux, regard baissé, comme si, à son habitude, elle avait peur d’outrepasser ses droits ou de commettre une incartade.

    « Excellent pour ma part, Elsa, vraiment, la félicita-t-elle. Voilà qui fait bon accueil, un très bon, même. Je te laisse libre choix quant aux plats que tu prépareras par la suite, fais donc ce qui te plairas, et nous te dicterons nos préférences en conséquence. Il est bon de varier les aliments. Rejoins-moi également dans mes appartements, j’aurai besoin de ton aide pour me dévêtir. »
FOR 16 / END 14 / HAB 17 / CHAR 18 / INT 17 / INI 19* / ATT 17 / PAR 13 / TIR 11 / MAG 17 / NA 4 / PV 134/140
Ma Fiche
Objets particuliers:
- * Anneau Nowelleux (+1 INI)
- Amulette (relance d'un EC: 2/3 utilisations disponibles)

Compétences acquises et Dons du Sang

COMBAT :
Attaque : Coup précis (3), Arme de prédilection ( épée à une main)
Défense : Esquive, Acrobatie de combat, Sang vif (2) (DDS), Coriace,
Autres : Régénération Impie (DDS), Innocence Perdue (DDS), Valse Macabre


MAGIE :
- Sens de la Magie
- Conscience de la Magie
- Maîtrise de l'Aethyr - niveau 3

CHARISME :
- Diplomatie
- Éloquence
- Séduction
- Intimidation
- Comédie
- Etiquette
- Intrigue de cour

INTELLIGENCE :
- Domination (DDS)
- Érudition
- Littérature
- Linguistique
- Histoire
- Administration
- Enseignement
- Connaissance végétale
- Langue étrangère : Kislévarin
- Connaissance des démons

INITIATIVE / HABILETE :
- Sang vif (DDS)
- Réflexes éclairs
- Escalade
- Monte - chevaux
- Sens Accrus
- Vision nocturne

AUTRES :
- Défi de l'Aube (DDS)
- Ame Profane (DDS)
- Forme de Familier : Corneille (DDS)
- Sang argenté (DDS)
- Alphabétisation
- Force accrue
- Chance
- Préparation des poisons

Inventaire :
- Griffe d'Ursun
- Veste de cuir & pèlerine en "voyage" / robe habillée en "réception"
- Anneau de promptitude
- Bague du tumulus
- Sacoche de chanvre
- Lettre de la comtesse
- Gemmes et pépites d'or
- Fleur de salicaire
- Glandes à venin
- Poison (?)

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Arzhvael de Bastogne
PJ
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Profil : FOR / END / HAB / CHAR / INT / INI / ATT / PAR / TIR / NA / PV (bonus inclus)

Re: [Arzhvael et Ombeline] Noble désordre

Message par Arzhvael de Bastogne »

Provenant des cuisines s’exhalait une délicieuse odeur et emplit Arzhvael d’une faim féroce et merveilleuse. Comme si la chaleur de ce manoir et l’hospitalité d’Elsa avaient fini par le dégeler. Le jeune chevalier laissa la mélancolie et la douleur des dernières semaines s’en aller, fondre. Il se sentit de nouveau pleinement humain et adressa un sourire radieux à Lucretia, qui était assise en face de lui.

Elsa Wagner apparut devant eux comme sortie de nulle part, son visage rubicond de joie et de maintes années de bonne chère, portant dans ses mains une large soupière blanche :

- "Je vous ai préparé un ragoût d'écrevisses Averheim, comme on les prépare de part chez moi. J'espère que vous m'en direz des nouvelles !"

Rien que la description du plat mit l’eau à la bouche du chevalier. Une fois que le service du ragoût fut terminé, Elsa repartit en cuisine pour préparer les plats suivants. Avant d’entamer son repas, le jeune homme baissa la tête et récita une prière à la Dame du Lac, puis la pièce s’emplit du son des serviettes qu’on dépliait ainsi que du bruit des cuillères plongeant dans le ragoût.

Le ragoût était vraiment exquis, quoique un peu trop épais pour le Bretonnien, mais cela lui donnait une texture moelleuse, comme si l’on croquait dans un nuage. Arzhvael continua son repas, souriant à Lucretia et profitant de la chaleur que lui procurait désormais le manoir. Etait-ce cela, se sentir chez soi ? Toute sa vie, il avait été un étranger errant sur les routes à la recherche du Saint Graal, mais aujourd’hui il avait l’impression d’être accepté et bienvenu. Peut-être était-il prêt à assumer sa place à Bratian aux côtés de Lucretia.

Il gloussa intérieurement en pensant à sa relation avec la Baronne, conscient que le vin instillait ces idées printanières dans son esprit. Mais il ne pouvait nier qu’elles lui plaisaient.

La soirée continua ainsi. Elsa leur apporta le plat central ou le plat de résistance, comme on disait en Bretonnie. Des quenelles de brochet. Elles étaient vraiment très bonnes, ce qui ne surprit pas le chevalier. Il avait déjà vu un petit aperçu des talents culinaires d’Elsa en dégustant le ragoût.

« Vous êtes-vous donc fait un nouvel ami ? Dites-moi également, que comptez-vous faire, ces jours-ci, maintenant que nous sommes bien installés ?»

Arzhvael de Bastogne sourit en posant son regard sur Hubert qui se trouvait à ses pieds, patientant qu’un morceau de quenelle tombe sur le sol.

"En effet. On dirait qu’il m’a déjà adopté…"

Il caressa la tête pleine de bourrelets du chien, tout en lui donnant discrètement un petit bout de quenelle. Lui aussi avait le droit de profiter de ce festin.

"Hum. Ces jours-ci, je compte passer un peu de temps avec Thomas, votre garde-chasse, pour découvrir la forêt qui entoure votre domaine. Et j’irais sûrement à la rencontre de Marcus Dietz pour faire connaissance de ceux qui vont vous défendre… Mais pour le moment, je compte déguster ce délicieux dessert que nous a préparé Elsa." dit-il alors que cette dernière faisait à nouveau son apparition.

Une fois le repas terminé, Elsa débarrassa la table et attendit le verdict concernant sa cuisine.

"Délicieux. Ce fut un repas vraiment délicieux, Elsa. Et je pense que vous sauriez nous épater de jour en jour en choisissant vos plats. Même si un petit repas Bretonnien ne pourrait que me réjouir et me faire plaisir…"
Arzhvael de Bastogne , Chevalier Errant

Profil: For 8 | End 8 | Hab 8 | Cha 9 | Int 8 | Ini 10 | Att 11 | Par 9 | Tir 9 | NA 1 | PV 70/70

Compétences:
- Alphabétisation: Permet de lire et écrire.
- Monte: Votre personnage sait très bien monter à cheval.
- Réflexes éclairs: +1 INI.
- Arme de prédilection (Epée): +1 ATT lors d'un combat à l'épée.
- Coups puissants: +1d3 points de dommages au corps à corps.
- Étiquette: Sait parler à la noblesse (+1 dans ce cas).
- Dégainer l'épée: +1 INI lors du premier round.
- Désarmement: Peut désarmer son adversaire (+1 ATT dans ce cas).

Inventaire:
- Epée à une main: Arme à une main, 12 parade, 16+1D8 dégâts.
- Chemise de mailles: Torse, dos et bras, 9 pts de protection, -1 en HAB/PAR/ATT
- Boite d'amadou
- Selle et Harnais
- Corde
- Couverture

Lien Fiche personnage: http://warforum-jdr.com/wiki-v2/doku.ph ... e_bastogne
Ceyl, cheval de selle:

Image
Un noble destrier issu des plus hautes lignées Bretonniennes. La beauté de sa robe noire n'a d'égale que sa bravoure au combat.

FOR 10 | END 11 | SAU 8 | RAP 9 | INT 8 | DOC 9 | ATT 10

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