[Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Les troupes régulières d'Ostland sont parmi les plus robustes et les plus coriaces de l'Empire, d'où la tête de taureau qu'elles ont adoptée pour emblême. Depuis Wolfenburg, le Comte Valmir von Raukov tient les rennes de cette province du nord.

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[MJ] Le Naufrageur
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[Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Message par [MJ] Le Naufrageur »

La sagesse vient de l’expérience. L’expérience résulte souvent d’un manque de sagesse ― Terry Pratchett


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Un départ sans peine, un voyage qui ne l’est pas. Moins d’une dizaine d’heures après leur départ, les trois gaillards progressent à bien bonne vitesse. Contrairement à l’Ouest, l’Est possède des routes, des sentiers entre les grandes forêts et bois anciens de l’Ostland. Ils ont même croisé des patrouilleurs montés, bien que ceux-ci n’aient point eu l’envie d’échanger quoi que ce soit de plus qu’un bonjour. Deux d’entre eux sont montés sur de magnifiques bêtes, surtout le Bretonnien. Qu’un coup, lui, marche devant pour éclairer la marche. Malgré sa taille peu imposante, ses jambes sont particulièrement vives. Si ce n’étaient les sabots qui viennent cogner le sol derrière lui, on n’entendrait pas une mouche.

Le forestier n’est pas bavard, c’est une de ses plus grandes qualités. Sa tenue verdâtre, noire et brunie le camoufle partiellement. Sa barbe hirsute et ses cheveux en pagaille sont cachés par son capuchon. Avec lui, un arc de campagne ainsi que des flèches. Une épée courte est accrochée à sa ceinture derrière lui. Le plus jeune des trois ne peut s’empêcher de remarquer que celui-ci a les pieds légèrement de travers. Parfois, il se prend la botte dans une pierre qui ressort du sol, il ne tombe pas, jamais.
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À sa droite, Safran, dans une armure, héraldique et tenue impeccable, guide son cheval à la robe grise. Adémar n’est pas le seul à avoir modifié sa tenue. Désormais, le chevalier porte les couleurs de cette terre. Celui-ci a insisté pour pouvoir le faire, après tout, désormais il agit au nom d’autrui. De plus, il admet avoir goût pour le rouge écarlate. Son écu, sa lance, son tabard, l’orle de son heaume ainsi que le caparaçon de son étalon arborent désormais l'héraldique du comté. Cependant, son origine étrangère l’a obligé à ne pas avoir droit à l'anneau sur les narines du taureau. Après tout, on ne mélange pas les chiens et les chats, ou du moins, c’est ce que le capitaine a affirmé. Son armure est plus que complète, des jambières jusqu’à la tête, de la plaque et de la maille assure sa sécurité. Son visage entièrement caché par la visière de son casque ne laisse qu'à l'imagination les expressions aussi arrogantes qu’éloquentes qu’il porte à longueur de journée.
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Sa monture, Cheuvrefou, fait partiellement peur aux deux autres aventuriers. Ils ne savent pas dire pourquoi, mais ils décèlent une lueur cruelle dans son regard. Habituellement, les équidés ont l’inverse, une lumière de peur, de proie, mais pas lui, non. Ils ont dû d'ailleurs lui enlever plusieurs livres de cheveux qu’il avait en trop. Habituellement, le manteau d’hiver arrive en fin d’automne, pas en début de saison ! Quelle étrange bête, au moins elle avance sans broncher malgré le poids du champion sur sa colonne.

La forêt, ses arbres sont aussi anciens que jeunes. Des feuilles jaunies, oranges et brunes tombent sur le sol, créant un tapis croquant. Des souches, bien plus épaisses que des troncs, montrent que certains arbres trop vieux ont été coupés, les restes consumés par la mousse et les champignons, eux-mêmes consommés par les sangliers. Le cycle éternel. Bien que les saisons chaudes soient passées, il ne fait pas si froid, au contraire, il fait plutôt sec, il y a un manque de boue clair au sol. Des clairières s’ouvrent à chaque lieue parcourue, certaines semblent être artificielles, créées par l’homme, enfin, si ce sont bel et bien des hommes qui les ont taillées. Au vu de l’odeur de certaines, le doute demeure.

Des oiseaux font entendre parler d’eux, et des bruits plus sourds, plus gros, plus craquants font trembler parfois des buissons cachés par les murs de bois. Le ciel est gris, pas beaucoup de lumière n’est parvenue à transpercer l’épais matelas de nuages. Désormais, les sentiers de terre ne sont plus uniquement fait de ce terroir. Une route, en pavés, merveilleux. Chaque heure qui passe, ils ont l’impression que les choses s’améliorent. Hélas, celle-ci bifurque vers le sud, ils doivent continuer vers l’est, encore et toujours. C’est ennuyeux, vraiment. Les histoires de Safran ne parviennent pas à conforter les deux hommes, elles sont bien trop ridicules pour être vraies. Des escargots géants, pffft, et puis quoi encore, des baleines qui courent ? Ce chevalier est aussi lourd que sa cuirasse.

Un coup de vent, venant du nord, vient frotter contre le casque de l’écuyer. Soudain, une odeur vient perturber les narines de celui-ci. Une odeur, un fumet léger, de bois, de bourbe et de tourbe. Un souvenir frappe alors sa caboche comme si c’était hier. Après tout, c’était seulement il y a une semaine. Cet arôme est très similaire à celui qu’il a connu lorsque le chef des déserteurs, honte et oubli à son nom, a affronté Adémar von Phumtar. Il est difficile pour lui de s’empêcher d’imaginer à nouveau le monstre, horrible, difforme qu’il a combattu, qu’il a détruit.

Avant même de tourner le regard vers cette direction, il s’est arrêté, par instinct, ses camarades faisant de même. Ils sont perplexes, mais avant tout curieux. Après une seconde, ils reniflent aussi cette odeur empyreume nordique. Juste à côté d’eux, sur le bord de la route, un rocher, taillé en pointe, enfoncé dans le sol, se tient fièrement. En pierre noire, dessus, gravé à la craie blanche, se décèlent des symboles. Il plisse les yeux, ce n'est pas des symboles, mais des écrits particulièrement mal accomplis. Il comprend alors qu’un nom, ainsi qu’une distance, sont indiqués dessus. Probablement une localité, à quelques lieues d’ici étant donné qu’un seul chiffre est visible. Une flèche, tout en bas, pointe vers là où le soleil se lève. Enfin, un signe, ou peut-être deux, de réelle civilisation par ici.

La suite, vers où se diriger ?
Test d’INT(-2) d’Adémar : 5, réussite. Information ajoutée.
Test de ??? : 1, réussite critique. Conséquence : ???
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Re: [Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Message par Adémar »

Cela ne faisait guère plus d’une demi-journée qu’ils étaient partis et pourtant, les changements étaient visibles. Quel plaisir d’entendre de nouveau résonner à ses oreilles le bruit de sabot sur des pavés. De quoi rappeler qu’il y a encore des traces de civilisation dans ces terres si dangereuses.

Adémar est étonné de la démarche adoptée par Qu’Un Coup, il n’y avait pas vraiment prêté attention jusque-là. Après tout lors d’une course-poursuite avec des hommes-bête on s’attarde peu sur la manière de marcher de ses compagnons.

Le fait que le forestier ait changé d’armement le surprit au début, mais bien vite, il comprend le choix fait par l’homme peu bavard. Se pointer dans un village reculé de l’empire avec une arbalète à répétition, une arme de guerre, n’aiderais pas vraiment à apaiser les villageois.

Puis un reflet du soleil détourne son attention et Adémar retient un pouffement de rire. Il parlait de discrétion et de ne pas trop attirer l’attention, mais l’accoutrement de Safran était tout sauf anodins dans un village perdu dans les bois. L’écuyer n’avait jamais vraiment pris la peine de mieux connaître son camarade et il nota dans un coin de son esprit d’aborder le sujet un de ses quartes, autour d’une table avec de la nourriture et de la boisson tant qu’a faire.

L’écuyer apprécie sereinement les lieux autour de lui. Il tente de ne pas trop penser à comment il allait accomplir sa mission afin de ne pas paraître nerveux et d'attirer les soupçons de ses compagnons. Il se pose cependant une question.

Son accent de Wissenlandais n’allait pas détoner auprès des locaux ? Dans le campement, cela n’était pas très important, de nombreux soldats et chevaliers étaient venus de divers recoins du Saint-Empire de Sigmar et les particularités de chacun se cantonnaient à des moqueries ou à des expressions propres à chaque origine. Toutes ses différences étaient vite gommées dans la camaraderie crée entres soldats à cause des combats.

Puis le jeune homme est tiré de ses réflexions par la voix de Safran qui lui désigne une pierre taillée sur le bord du sentier.
Le forestier s’avance et commence à déchiffrer ce qui y est marqué.
À ce moment, les narines d’Adémar s’excitent et il respire une grande bouffée d’air sous le coup de la surprise. Ce mélange d’odeurs fait ressurgir chez lui les souvenirs de son combat avec le chef des bandits. Il refuse de fermer les yeux et de laisser à l’image mentale du monstre s’imposer à lui.
Malgré ses efforts, le jeune homme à du mal à réprimer la sueur froide qui descend le long de sa nuque.

Il prend quelques instants pour se calmer et porter son attention sur la pierre gravée.
Après l’avoir déchiffrée avec ses camarades il leur indique pour l’odeur de bois, de tourbe et de bourbe et demande au forestier si cela n’indique pas la présence d’habitations.

SI cela s’avère exacte alors leur destination semble plus proche qu’ils ne le pensaient.
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Re: [Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Message par [MJ] Le Naufrageur »

Leur éclaireur, bien qu’adjoint à eux, n’avait jusque-là, que bien peu remarqué l’odeur. Cependant, à la mention de celle-ci, il fronce les sourcils et s’arrête un instant. Il se tourne vers la bonne direction, tapotant son carquois de sa main sénestre. L’odeur semble provenir d'au-delà d’une colline défrichée, ou du moins, dénuée de végétation autre que de l’herbe. Il se racle la gorge avant de répondre au jeune écuyer.

« Normalement, j’vous dirais bien que oui. La nature, chais pas comment elle est au sud, mais par ici, elle fait pas de feu toute seule. Mais même les trous paumés, ils ont des chemins qui y mènent. ‘Tendez, j’vais voir j’reviens tout de suite. »

Qu’un coup progresse assez rapidement, montant la petite colline sans trop de difficulté. La pente est faible et allongée. Après une petite minute, il arrive en haut. Soudain, il plie les genoux et court dans l’autre sens comme si Morr était à ses trousses. En un dixième du temps nécessaire pour monter, il est de nouveau en bas. Essoufflé, son expression a blanchi en même temps que ses yeux et sa peau. Sa barbe brune paraît plus sombre qu'à l'instant d’avant.

« Un véritable, non euh - des espèces, rah mais, il y a. Messires, venez voir, j’ai pas les mots. »

Bien qu’il ne soit guère éduqué pour la chose, il n’est pas compliqué de reconnaître l’horreur sur le faciès du gueux. Une horreur lourde, profondément choquante au point de déstabiliser le forestier. Il n’est plus vraiment dans son assiette. Il pointe du doigt la colline. Haletant leur chevaux, les deux chevaliers montent à leur tour. En haut, Adémar Von Phumtar et Safran observent, et comprennent. Devant eux, une véritable scène de désastre. De l’autre côté du talus, en aval, il n’y a que la mort. Entassés comme de vulgaires pierres, des dizaines de squelettes humains. De toutes tailles, de toutes formes, il ne reste que des ossements. Aucun vêtement, aucun morceau de chair et de vie ne se manifeste dans cette cruauté.


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Outre l’ossuaire à l’air libre, se trouve des corps plus récents juste devant. Des hommes et autres choses. Six cadavres, armurés et habillés de tissus et d’armes simples, de boucliers et de lances, jonchent le sol. En face d’eux, sept créatures. Des cornus. Les homme-bêtes, de poils et de violence parasitent le sol. Ces corps commencent à pourrir, au vu des nuages de mouches qui virevoltent au-dessus d’eux. C’est repoussant, le jeune Wissenlandais se sent déglutir tandis que sa vue se trouble partiellement. Qu’importent ses efforts, il doit détourner la tête, avant de vider son dernier repas dans la terre.

« Tonnerre ! Qu’est-ce que cette malfaisance signifie ?! Si ce n’étaient ces pauvres âmes empilées, je serais à ça de me réjouir. Des brigands, et des cornus. Je crains que nous ne trouvions pas grand-chose de plus, les innocents ont déjà été pillés par corbeaux et autrui. Partons vers le village, la nuit arrivera dans quelques heures. »

Le Bretonnien exalte une onomatopée de mécontentement, avant de tirer sur ses rênes, indiquant à son destrier de faire demi-tour, à nouveau vers la route. Cependant, avant de faire de même, le sang-bleu se fait alpaguer par l’archer.

« Euh, messire, j’trouve ça dommage euh… de laisser ça comme ça. Vous me permettriez de… faire la ficelle en vitesse ? Ça prendra qu’une minute. Je sais qu’on est pas super bien payé à la compagnie, donc vous aussi et j’me disais que, ça pourrait vous être agréable autant qu'à moi… »

La suggestion de Qu’Un Coup est limpide malgré son manque volontaire de clarté. Il désire faire les poches, et partager le profit. Il est vrai que la bourse d’Adémar, surtout pour un noble, est particulièrement légère, peut-être trop. Safran est un peu plus loin et n'offre pas son attention aux deux compagnons.
Test d’INT(+2) d’Adémar : 9, réussite. Informations supplémentaires.
Test de VOL(+1 car Sang Froid) de Adémar : 19, échec automatique.
Test de PER(+???) de Safran : 4, large réussite.
Test de ??? de ??? : 14, échec.
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Re: [Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Message par Adémar »

La réaction du forestier n’est pas vraiment pour rassurer l’écuyer. Cependant, il ne semble pas sur le point de sortir une flèche de son carquois. Alors pas besoin de s’alarmer pour le moment.

À sa remarque sur des feux spontanés dans le sud, Adémar retient une boutade sur le fait que des feux inexpliqués et soudains, ce n’est pas si rare aux alentours de l’école d’ingénierie de Nuln. Mais le jeune homme est bien incapable de confirmer ou non cette rumeur qu’il avait entendu au sein de sa famille il y a quelques années. Lui-même n’ayant pas eu la chance d’admirer la cité de ses propres yeux.

Il observe attentivement l’homme se diriger vers la colline proche et adresse un regard à Safran. Tentant de déceler chez le chevalier une quelconque expression ou réaction.
Alors que le forestier passe le haut de la colline, il se fige et Adémar lève un sourcil interrogateur, curieux de savoir ce que leur réserve. La cavalcade qu’effectue sous leurs yeux le forestier est impressionnante. A croire qu’il avait les loups d’Ulric aux fesses.

Une fois en bas Qu’un Coup baragouine quelques mots et conduit les deux cavaliers en haut du monticule.

Le paysage est glaçant. Adémar sent son sang se figer dans son corps et ses yeux s’écarquillent devant ce qui se présente à ses yeux.
Bien que préparer à affronter des créatures mugissantes et mortelles. L’écuyer ne s’attend pas à ce spectacle de mort froid, sans artifices et rappelant d’un coup ce qui les attends tous à la fin du voyage. Les entrailles du wissenlandais se contractent brusquement et après avoir plaqué une main gantée contre sa bouche pour tenter de se retenir. Adémar régurgite malgré lui ce qu’il avait mangé plus tôt dans la journée. Il a à peine le temps de se pencher sur le côté pour ne pas souiller Strum qui s’agite un peu alors qu’il semble ressentir que quelque chose ne va pas avec son cavalier.
Peinant à reprendre ses esprits et un horrible goût de bile en bouche, l’écuyer laisse Safran et Qu’un Coup faire les premières constatations.

Puis alors que l’écuyer finit de contrôler ses haut-le-cœur Safran faits part de son dégoût pour ce spectacle morbide. Adémar tique cependant sur un point.
« S’agit-il vraiment uniquement de corps de brigands ? N’y aurait-il pas des squelettes d’enfants ou de vieillards pour prouver qu’il pouvait aussi s’agir de pauvres paysans infortunés ? »

Cependant l’idée de fouiller et de contempler plus longtemps le charnier à ciel ouvert ne l’enchante guère et quand un subtil vent porte à ses narines l’odeur de putrescences dégagée par les corps en décomposition. Il se ravise d’autant plus.

Avant de repartir le forestier propose sans détour de soulager les morts de leurs effets personnels. Bien que l’idée soit alléchante Adémar, refuse de participer à ce genre de pratiques. Bien que les temps soient durs, cela ne justifie pas de risquer l’ire du dieu des morts.

« Gardons-nous de déranger ceux qui dansent avec Morr Qu’un Coup. Je préfère ne pas rester ici trop longtemps. L’odeur de chair faisandée pourrait rameuter des bêtes des alentours. Remettons-nous en chemin et si l’on peut convaincre quelques villageois du coin de revenir plus tard pour leur accorder une dernière demeure, voir si le prêtre de Morr du camp ne voudra venir ici lorsque nous ferons notre rapport.»

Puis le jeune homme, heureux de ne pas avoir à rester plus longtemps proche de ses macchabées éperonne Strum pour se remettre en route, notant mentalement l’emplacement du lieu pour peut-être plus tard.
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Re: [Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Message par [MJ] Le Naufrageur »

Obéissant sans rechigner à son supérieur, Qu’Un Coup hausse les épaules et lève les mains sans ajouter le moindre mot. Ils descendent la pente, et repartent avec leur camarade sur le chemin. Suivant la flèche du panneau, ou du moins, la construction de roche, ils avancent. La route est tranquille, et ils ne croisent rien d’autre de mort, ou de vivant à part quelques oiseaux. Le vent commence doucement à se lever, sa fraîcheur n’est pas particulièrement agréable, il est plutôt mordant à vrai dire.

Plus loin, ils découvrent sur une autre colline, une étrange formation de pierre. Formant un cercle, en leur centre, un énorme rocher, aussi haut qu’un homme et plus large que deux, se tient fièrement, enfoncé dans le sol. Le sol tout autour est mousseux, et la nature autour est défrichée. Il y a un grand symbole rectangulaire et circulaire gravé dessus, difficile à lire. Malgré son éducation, le jeune homme ne parvient pas à deviner le but d’un tel édifice. Il devine cependant qu’il doit être certainement religieux. Mais envers qui ? Pourquoi ? Il ne sait dire.
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Ses deux compagnons ne portent pas vraiment d’attention, ou du moins, ils ne montrent pas d’intérêt envers la structure primitive. Ainsi, ils continuent leur route. Les minutes passent, jusqu’à ce que derrière un bosquet, ils atteignent un village. Plutôt grand, et assez étalé, il doit compter une vingtaine de bâtisses. Certaines en bois et en torchis, d’autres avec des toits de pailles, et quelques-unes en pierre. Le sol a été travaillé, les chemins sont praticables et peu boueux. Des petites barrières de bois délimitent toutes les parcelles. Des moutons en élevage dévorent paisiblement l’herbe sous leurs sabots. Il y a l’air d’avoir une auberge fortifiée et un temple.

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Au début, presque personne ne portent leur regard vers les trois étrangers, mais au plus ils progressent, au plus ils sont examinés. Les habitants sont vêtus de peau et de tissus épais comme du lin et de la laine. Les hommes sont souvent bien barbus. Des chariots avec des bœufs transportent des marchandises. Les paysans regardent bizarrement les nouveaux-venus, et des murmures et remarques discrètes commencent à fuser. Enfin arrivé à une place, devant l’auberge, un autre groupe capte l’attention du jeune chevalier. Une douzaine d’hommes, habillés de tenues militaires, se tiennent tranquillement. Ils ne portent cependant pas de tabards, ni de couleurs montrant le moindre signe héraldique distinctif. La plupart portent la brigandine, accompagnée de casques métalliques. Leurs armes sont diverses, et ce, pour chacun d’entre eux. Aucun doute, ce sont des professionnels. Sur le flanc de l’auberge, à côté des tables occupées par ces douzes messieurs, une dizaine de tonneaux de bois cerclés de fer attendent tranquillement.

Un homme, plus âgé, est lui aussi assis sur une table, cependant, il est seul dessus. Son visage est un peu ridé, sa barbe taillée et ses cheveux sont couleur poivre et sel. Ses yeux sont marrons et ses sourcils épais. Son cou est plutôt long et sa peau est mate. Contrairement à toutes les personnes qu’Adémar a croisé dans cette province, cet homme est habillé luxueusement. Son chapeau est doré, complété par une plume mauve pétant. Sa chemise est d’un blanc nettoyé, et une partie de ses manchettes est tressées d’un mélange de blanc et de doré. Son pourpoint est pourpre et argenté, complété par une broche en or. Il porte aussi un collier d’or, avec en son centre, une pierre précieuse taillée en orbe. Une pierre de Lune. Sa canne est taillée, cirée, et décorée. Ses pieds sont protégés par de belles et longues bottes de cuir noires. Sur la table, il est occupé à nettoyer quatre bagues en or, et une en argent.
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Safran ne perd pas de temps, il descend de son cheval et l'attache à un poteau.

« Bien, c’est du progrès. Je vais aller voir le temple, j’ai quelques questions à poser là-bas. Tu peux me suivre, si tu le veux. Si pas, je t’avoue que je n’aimerais pas rester trop longtemps, les gueux locaux me foutent les jetons. »

Soudain, une voix un peu plus loin résonne. L'homme riche adresse la parole aux deux chevaliers.

« Bonsoir messires. Nous n'attendions pas la présence de deux chevaliers. Rien de grave j'espère ? Les temps sont durs, vous comprenez que voir des gentilhommes comme vous est surprenant. Pardonnez-moi, j'oublie de me présenter. Archibald Kleiwitz. Que nous vaut votre arrivée ? »

Il sourit calmement. Cependant, ce n'est pas le cas des hommes d'armes à ses côtés, qui n'ont guère changé d'expression. Von Phumtar ne reconnait pas l'accent du monsieur, mais il est très différent de ce qu'il connait.
Tu gagnes +1 point de dévotion envers Morr.
Test d’INT(+0) de Adémar : 13, échec, pas d’information supplémentaire sur le cercle de pierre.
Test d’INT(+2) de Adémar : 12, échec, tu ne remarques pas quelque chose dans le village.
Test de
Test de ??? de ??? : 11, réussite.
Test de ??? d’Adémar : 17, échec.
Test d'Étiquette de Adémar : 19, échec très large, tu n'as aucune idée précise sur ce riche monsieur que tu viens de rencontrer.
C’est pas ta journée pour les dés :mrgreen:
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Re: [Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Message par Adémar »

Le fait que le forestier n’émette pas d’objection sur le fait de laisser les morts en paix contente le jeune homme et le trio se remet en route en suivant le chemin indiqué par le rocher.

La vue du cercle de pierre le conforte dans l’idée que ces bois ne sont pas complètement perdue à la vilenie et aux hordes puantes des hommes-bêtes. Il avait en tête les contes et légendes les décrivant comme incapable de faire preuve de la moindre hygiène. Voir ses roches alignées, droites, gravées et seulement couvertes partiellement de verte mousse et non de déjections ou de restes sanglants lui font penser que c’est sûrement un lieu de dévotion à Taal ou à une divinité sylvestre inconnu.

Il prend soin de ne pas faire passer son cheval à travers la formation.
"N’allons pas contrarier les dieux" se dit-il.
Son manque de connaissances sur les croyances locales risque de leur poser problème s’ils finissent par commettre des actes blasphémateurs par ignorance. Bien que parfois, on atténue la punition d’un individu ayant manqué de respect aux dieux par ignorance. Une punition est toujours appliquée. Si ce ne sont pas les serviteurs mortels du dieu courroucé en question. Le dieu peut parfaitement appliquer sa propre sentence lui-même.

La route continue sans encombre et une fois en vue du village les doutes de Von Phumtar se confirment. Ils attirent inévitablement l’attention. Les habitants ont l’air de vivre une vie rude et austère et leurs regards scrutateurs ne laissent pas le moindre doute qu’ils se méfient de la présences de 3 hommes en armes, dont 2 chevaliers impériaux dans le coin.

La vision des hommes en armes n’est pas vraiment pour rassurer Adémar.
"Hmmm… Chacun porte une arme distincte, pas d’uniformité dans leur équipement hormis leurs brigandines. Pas des troupes régulières de l’Ostland c’est certain. Des mercenaires, je dirais et ils gardent ces tonneaux… J’aimerais bien savoir ce qu’ils renferment. "
L’homme d’âge mûr attire inévitablement son regard. Son accoutrement manifestement onéreux le place immédiatement dans l’esprit d’Adémar comme le chef de la troupe attablée.

" Un marchand en transit ou bien un noble. " soupçonne-t-il.
Du coin de l’œil, il voit Safran partir vers le temple local et Adémar se retrouve seul ou presque avec le curieux individu. Ce dernier se présente à lui d’un ton courtois.
L’accent lui est parfaitement inconnu, de même que son emblème.

"Ca s’annonce mal, j’ai aucune fichtre idées de qui est ce type, d’où il vient et ce qu’il trafique ici, allons à la pêche aux informations. Bon déjà, vu son accent, il ne vient d’ici ou du Westerland."



« Salutation messire Kleiwitz. Nous sommes de passage mon compagnon et moi et notre guide ici présent nous as fait arriver ici. Je vous confie que la présence d’un homme si fortuné en ces terres m’étonne. Vous venez de loin, j’imagine vu votre accent qui m’es inconnu. Et je suppose que les hommes derrière vous sont votre escorte Her Kleiwitz ? »
Adémar garde un ton et une attitude cordiale ne descendant pas encore de Strum, il attend que l’homme se lève de sa chaise pour descendre de cheval.
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Re: [Adémar Von Phumtar] Ils ont semé le vent…

Message par [MJ] Le Naufrageur »

Le fortuné se tient poliment et sourit, il relève son chapeau et croise les jambes. Il semble un peu perturbé, mais difficile de deviner pourquoi.

« Oh, de passage ? D’accord. Et bien votre accent ne m’est pas inconnu, je reconnais bien les tonalités du sud de l’Empire. Aussi surprenant que ça puisse vous paraître, je suis né en Ostland, à Saltkaten. Effectivement, je voyage pour régler quelques affaires, et l’instabilité actuelle me force à renforcer mes défenses… »

Il tend la main d’un geste mou et las vers les hommes armés.

« Mais au vu de la présence d’hommes comme vous qui jouent de la jambe, on peut espérer que les choses changent ! Je suis sûr que vous et vos nombreux collègues sauront régler les choses… »

Il offre un sourire bien trop grand pour être honnête, montrant ses dents légèrement jaunies, avant de se lever en tapant ses cuisses. Soudain, un petit homme rond, à la calvitie bien prononcée, arrive en sortant par la porte de l’auberge. Il tient sous son aisselle un gros livre aux pages débordantes.

« Et bien ! Le travail m’appelle, je vous souhaite une bonne journée. »

Il repart avec le gros monsieur en direction d’un bâtiment en pierre carré. Après quelques minutes, Safran est de retour, avant même qu’Adémar ne puisse lui poser la moindre question, il hausse les épaules, lui-même l’air déçu.

« Les villages que nous cherchons doivent être plus loin, ici ils sont sigmarites presque à en crever. Suffit de demander à leur froqué. L’autel est même plus neuf que celui que nous avions vu à Wolfenburg. Jamais vu un temple dédié à Sigmar aussi sale par contre… »

Tournant la tête, le jeune écuyer regarde le temple. Il est plutôt petit, de pierres taillées au fur et à mesure par un artisanat, et ne possède pas de dôme en particulier. Son entrée, orientée vers l’est, le lever du soleil probablement. Des écritures peintes qui ressemblent à des runes sont sur les murs, probablement du Khazalid. Devant l’entrée, un homme en bure avec de grosses bottes. Ses longs cheveux bruns se baladent au vent. Il salue poliment de la main les deux hommes de loin. Derrière lui, et derrière la bâtisse, un grand chêne très haut et probablement plus vieux que le village se tient fièrement. La sylviculture locale doit être proéminente.

Alors qu’ils remontent à cheval, avec le forestier devant eux, Adémar ne peut s’empêcher de remarquer que désormais, il fait très calme. De sa gauche à sa droite, à part Safran et Qu’un Coup, il n’y a personne. Pas un villageois, un enfant, ou une bête, personne. Quand tout à coup, plus loin sur la route, un... homme ? Extrêmement grand et fin, il se tient près d’un billot. Il est habillé d’un très long manteau imperméable, d’un pantalon vert, et de bottes longues et sales. Il est bossu. Son crâne est chauve, mais des cordelettes de cheveux gras et noirs pendent de façon disparate sur les côtés de sa tête. Son visage est partiellement couvert de bandages. Aussi difforme qu’il est, ses lèvres et son menton sont impeccables.
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Sur le tronc, il semble préparer des outils très étranges dans une sacoche de cuir déployée. Des seringues, des pinces, des lames fines et moins fines… Il porte des petits objets en colliers, une phalange en os, des clous, et une lentille de verre cerclée par du bois. Ce qui perturbe le plus le jeune chevalier, ce n’est pas l’apparence de l’homme (?). C’est son regard. Il semble que dans ses yeux, il y a un manque, comme un creux au-delà de ce qui est physique. Alors que les trois hommes approchent, il prononce à voix haute, un sourire narquois aux lèvres.

« Alors les casqués ? Ça fait quoi d’être des conquérants ? »

Sa voix est sèche, desséchée même. Safran à la main posée sur le pommeau de son épée, et Qu'un-Coup regarde autour d'eux plusieurs fois en se tournant sur lui-même. Les deux chevaux commencent à remuer un peu, ils sont excités…

Test d’INT(+0) d’Adémar : 10, c’est un échec.
Test de Théologie(+4) d’Adémar : 17, échec large. Pas d’aide de ma part.
Test de ??? d’Adémar : 2, réussite automatique.
Test d’INT(-2) d’Adémar : 10, échec. Pas d’informations supplémentaires.
Venez me rendre visite, Aux Récifs

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