[Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
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[Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Les skavens n’ont aucun sentiment d’honneur, aucune nécessité d’être honnête, ni même de notion simple comme l’amitié. Toutefois la négligence était sévèrement punie tout comme l’étaient ceux qui oubliaient les mauvais engagements au mauvais moment. Ceci étant dit, cela ne changeait rien pour l’instant, la nuit de Vilmikch s’était écoulée sans tentative d’assassinat et si les nids grouillants ne dormaient jamais vraiment, l’assassin en herbe eut le privilège de n’être brièvement réveillé que cinq fois. Être au service du clan Eshin pouvait se montrer avantageux pour qui savait se montrer utile comme apprenti, sans même parler des maîtres assassins, sacrifiant un peu de gloire pour tant de récompenses.
Récompenses dont ne profitera pas Drizzt manifestement. La tête de l’ancien apprenti trônant au milieu d’un carrefour, hachée plus que tranchée au niveau de la forge. Sans doute, l’offre du maître avait circulé sous les manteaux et quelqu’un s’était senti bien assez compétent pour s’en charger sans préparation. Manifestement, il avait eu tort, que ce soit sur son talent ou sur l’inexpérience de sa cible, si l’on en jugeait par son funeste destin. Au moins quelques esclaves ont pu manger un peu de viande avec le reste de son corps la nuit dernière. Sur le front de la tête poisseuse de sang et déjà revendiquée par les mouches, une rune encore suintante, un nom: “Merkit”. Pour tous, l’avertissement était clair: que les assassins viennent s'ils l’osaient, Merkit saurait les recevoir. Proies et chasseurs se trouvant bien soudainement moins définis que lorsque Kishrit leur avait donné la tâche.
L’âcre odeur de la charogne ne tranchait qu’avec peine dans l’océan de musk des milliers de rats courant sous Nuln, rien d’anormal au fond, juste un faible-inutile retournant à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, celle de repas pour ses supérieurs. Mais le temps filait si vite pour une race à la vie si courte et déjà il fallait organiser la journée avant d’aller rejoindre Marsat, en espérant qu’il ne lui tendait pas à un piège pour le vendre pour quelques morceaux de malepierre, si tant est que Vilmikch pouvait valoir autant. Probablement trop de fers sur le feu simultanément, du moins pour un être inférieur à Vilmikch, restait simplement à tous les battre en même temps tant que le feu était encore chaud et au besoin verser plus d’huile sur les flammes dans la plus pure tradition skaven.
S’infiltrer dans les cavernes de Skryre devenait de plus en plus une formalité, pour un skaven de son talent, un échauffement à peine. Vérifier que Masrat était bien seul à son rendez-vous prit un peu plus de temps, faire le tour de la ruine, des quelques bâtisses aux alentours, s’assurer qu’aucun bruit suspect, qu’aucune odeur étrange ne plane dans l’endroit, tout en restant lui-même à l’abri des regards. Une fois satisfait de ce qu’il n’avait pas trouvé, ne restait plus qu’à attendre que l’autre arrive. Et à peine quelques minutes plus tard, l’invité tant attendu fit son entrée, portant un sac avec tant de douceur qu’on aurait pu le croire rempli de fioles de verre. Il déposa son butin délicatement sur une table et sans même se retourner, appela Vilmikch.
“Arrête de te cacher-rôder, je sais que tu es là et que tu veux me faire peur-sursauter. Alors descends si tu veux que notre contrat-pacte se maintienne.”
Le temps que l’apprenti assassin escalade son perchoir vers le bas, Masrat avait étalé sur la table la carte apportée par l’autre.
“Une tâche complexe, mais pas trop pour mon brillant cerveau-esprit. Ça aurait été plus rapide-facile si quelqu’un ne l’avait pas trimbalé pendant longtemps sans en prendre soin. C’est une carte, une carte qui montre des repaires-caches pour stocker un butin-trésor ici et ici”
Dans son élément, le skaven se faisait plus volubile, indiquant trois points sur la carte de la surface, parfaitement limitée puisque couvrant seulement deux dimensions, tout en s’approchant de son sac.
“N’oublie pas que je t’ai aidé et que ce que tu trouves, j’en veux une partie-juste récompense. Surtout que j’ai travaillé dur-fort pour ces petites merveilles, il faut juste tirer sur la cordelette et en trois battements de coeur-poitrine ça fait un nuage de fumée noir-opaque! Mais malgré mon génie-talent, le manque de moyens-ingrédients m’a durement frappé, tu n’en auras donc que trois pour le moment. Mais si tu m’apportes plus, je pourrai faire encore mieux.”
Récompenses dont ne profitera pas Drizzt manifestement. La tête de l’ancien apprenti trônant au milieu d’un carrefour, hachée plus que tranchée au niveau de la forge. Sans doute, l’offre du maître avait circulé sous les manteaux et quelqu’un s’était senti bien assez compétent pour s’en charger sans préparation. Manifestement, il avait eu tort, que ce soit sur son talent ou sur l’inexpérience de sa cible, si l’on en jugeait par son funeste destin. Au moins quelques esclaves ont pu manger un peu de viande avec le reste de son corps la nuit dernière. Sur le front de la tête poisseuse de sang et déjà revendiquée par les mouches, une rune encore suintante, un nom: “Merkit”. Pour tous, l’avertissement était clair: que les assassins viennent s'ils l’osaient, Merkit saurait les recevoir. Proies et chasseurs se trouvant bien soudainement moins définis que lorsque Kishrit leur avait donné la tâche.
L’âcre odeur de la charogne ne tranchait qu’avec peine dans l’océan de musk des milliers de rats courant sous Nuln, rien d’anormal au fond, juste un faible-inutile retournant à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, celle de repas pour ses supérieurs. Mais le temps filait si vite pour une race à la vie si courte et déjà il fallait organiser la journée avant d’aller rejoindre Marsat, en espérant qu’il ne lui tendait pas à un piège pour le vendre pour quelques morceaux de malepierre, si tant est que Vilmikch pouvait valoir autant. Probablement trop de fers sur le feu simultanément, du moins pour un être inférieur à Vilmikch, restait simplement à tous les battre en même temps tant que le feu était encore chaud et au besoin verser plus d’huile sur les flammes dans la plus pure tradition skaven.
S’infiltrer dans les cavernes de Skryre devenait de plus en plus une formalité, pour un skaven de son talent, un échauffement à peine. Vérifier que Masrat était bien seul à son rendez-vous prit un peu plus de temps, faire le tour de la ruine, des quelques bâtisses aux alentours, s’assurer qu’aucun bruit suspect, qu’aucune odeur étrange ne plane dans l’endroit, tout en restant lui-même à l’abri des regards. Une fois satisfait de ce qu’il n’avait pas trouvé, ne restait plus qu’à attendre que l’autre arrive. Et à peine quelques minutes plus tard, l’invité tant attendu fit son entrée, portant un sac avec tant de douceur qu’on aurait pu le croire rempli de fioles de verre. Il déposa son butin délicatement sur une table et sans même se retourner, appela Vilmikch.
“Arrête de te cacher-rôder, je sais que tu es là et que tu veux me faire peur-sursauter. Alors descends si tu veux que notre contrat-pacte se maintienne.”
Le temps que l’apprenti assassin escalade son perchoir vers le bas, Masrat avait étalé sur la table la carte apportée par l’autre.
“Une tâche complexe, mais pas trop pour mon brillant cerveau-esprit. Ça aurait été plus rapide-facile si quelqu’un ne l’avait pas trimbalé pendant longtemps sans en prendre soin. C’est une carte, une carte qui montre des repaires-caches pour stocker un butin-trésor ici et ici”
Dans son élément, le skaven se faisait plus volubile, indiquant trois points sur la carte de la surface, parfaitement limitée puisque couvrant seulement deux dimensions, tout en s’approchant de son sac.
“N’oublie pas que je t’ai aidé et que ce que tu trouves, j’en veux une partie-juste récompense. Surtout que j’ai travaillé dur-fort pour ces petites merveilles, il faut juste tirer sur la cordelette et en trois battements de coeur-poitrine ça fait un nuage de fumée noir-opaque! Mais malgré mon génie-talent, le manque de moyens-ingrédients m’a durement frappé, tu n’en auras donc que trois pour le moment. Mais si tu m’apportes plus, je pourrai faire encore mieux.”
- Vilmikch La Lame Blanche
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Le jeune assassin devait reconnaitre l’ingéniosité et l’intelligence de son compagnon d’infortune. Les fumigènes trouveraient sûrement leur utilité lors de ses prochaines tentatives d’assassinat. Et quant à la carte, cette vague de mystère qu’elle inspirait au coureur nocturne n’avait plus lieu d’être. Cet objet n’était pas qu’une vulgaire futilité conçue par ces choses-hommes, mais bien un indice menant à la richesse. Ou plus précisément plusieurs lieux de richesse. Néanmoins, si ces trésors existaient toujours, l’idée de devoir partager une partie du butin avec son partenaire lui laissa un arrière-goût désagréable dans sa gueule à l’odeur putride. Quoiqu’il lui dût bien cela tout de même… Mais le partage et la redevance n’avaient pas leur place dans le plan fou de Vilmikch et ce dernier ferait en sorte que la fin le fût tout autant.
Si le jeune Skaven ne vivait que pour la fourberie et la trahison, il n’oublia pas tout de même pas les risques auxquels il devait faire face. La fourrure de l’assassin doubla de volume lorsque celui-ci repensa à l’avertissement sanglant de Merkit. Sa cible était redoutable, alors il devait l’être plus encore. Avoir une mort que l’on peut qualifier comme « digne » pour un Skaven ne dérangeait guère ce dernier. Mais il ne supportait pas de devoir mourir pour les caprices de cette souris de Kishrit qui n’avait cessé de ronger la dignité de l’apprenti. Finalement, le décès du coureur d’égout avait peut-être sa place dans le plan de Kishrit, le rendant peut-être un peu trop ambitieux. S’il ne pouvait tuer son maître, un être naïf le ferait sûrement à sa place.
Après un rapide remerciement à Masrat, le Skaven blanc quitta les lieux pour retourner dans son repère. Son objectif était de retrouver l’un de ses rivaux qui avait accepté de fomenter de nouveaux complots avec lui. Accepter ? C’était peut-être un grand mot… Disons qu’il avait simplement tendu l’oreille à la proposition de Vilmikch. Retrouver ce rat qui puait l’arrogance et l’orgueil était un jeu de souriceau. Le convaincre, néanmoins, serait sans doute une affaire qu’il se devait de manier avec plus de subtilité et de précaution.
Comme le jeune coureur l’espérait, il repéra les traces de son rival en seulement quelques minutes. Il lui suffit de les suivre afin de rencontrer une nouvelle fois son cher rival dans son repaire. Les armes de ce dernier étaient rangées car son regard froid et menaçant servait déjà d’avertissement pour Vilmikch. Le Skaven blanc savait pertinemment que ces retrouvailles, si venimeuses soient-elles, auraient dû avoir lieu bien plus tôt. Et cette erreur jouerait sûrement sur cette relation déjà fragile.
Malgré l’atmosphère tendue qui laissait les deux assassins de marbre, Vilmikch décida de commencer les négociations.
« Excuse-pardonne-moi pour mon retard. J'ai dû penser-réfléchir longtemps pour un plan qui pourrait nous satisfaire-contenter tous les deux. Mais le grand-ultime assassin que tu es n'a peut-être pas besoin de moi après tout…
- Abrège-accélère, tu as proposé de te mettre à mes ordres. Alors que proposes-tu ? »
Se mettre à ses ordres-consignes ? Le comportement de cette souris arrogante n’avait point changé. Mais l’apprenti-assassin se retint tout de même de lui arracher la langue pour avoir prononcé de pareilles idioties.
« Tu as vu-compris ce qui s'est passé pour cet apprenti ? Il a fini la tête coupée-arrachée. Kishrit va finir par tous nous tuer-massacrer car il est le maître du jeu dans cette histoire. Mais on est plus malin-futé que lui. TU es plus malin-intelligent que lui ! Au lieu de tuer-effacer sa cible, pourquoi ne pas tuer lui directement et ne pas voler tous ses biens-possessions ? Avec tes prouesses-talents au combat et ma ruse nous pourrons le battre-vaincre oui-oui ! »
Suite à ces propos, son rival lui fit signe de le laisser réfléchir en remuant légèrement sa queue avec dédain. Vilmikch n’avait alors que pour réponse un long silence agaçant… Se comportait-il ainsi pour réfléchir à une autre stratégie sûrement plus douteuse ou simplement pour prouver sa domination qui ne serait jamais reconnue ? Dans les deux cas, le coureur nocturne était satisfait car son interlocuteur finit par se montrer réceptif à sa proposition.
« Tu devras me laisser-patienter deux-trois jours pour récolter des joujoux-outils qui nous aideront dans cette tâche-mission.
- Deux jours uniquement-seulement. Je déteste-hais de devoir attendre ! Et tu passeras devant moi-moi pour infiltrer-espionner Kishrit »
Les grognements et mises en garde de son compère n’atteignirent point la bonne conscience de Vilmikch. Encore fallait-il qu’il en ait une. Notre jeune rat ambitieux ne voyait que le succès fructueux de ses négociations. Désormais, il ne lui restait plus qu’à concrétiser ses plans à travers des actes sanglants poussés par sa folie meurtrière.
Wup-wup-wup, le bruit cadencé des rotors à Malepierre agaçait fortement le jeune assassin. Et les éclairs de mutagène, qui pouvaient lui ôter la vie à tout moment, n’arrangeait guère sa situation. De retour dans le camp Skryre, qui était décidément le nouveau terrain de jeu de la petite créature vicieuse, celle-ci était posée plus ou moins confortablement sur le toit de l’une des plus grandes bâtisses de ce souterrain. Peut-être l’une des plus hautes mais sûrement l’une des plus fragiles… Si fragile au point que Vilmikch se demanda comment l’infrastructure réussissait à se maintenir malgré toute l’agitation qui grouillait autour d’elle.
S’il restait à cet endroit en particulier, ce n’était pas pour avoir le vertige mais pour repérer plus facilement son acolyte Kroskut. L’un de ses rares compères les plus valables pour le moment. Au bout d’une heure, le destin sourit enfin à l’assassin, lui permettant de visualiser celui qui se prétendait comme le « Grand ». Ne voulant trop attirer les soupçons sur leur affaire perfide, le coureur suivit patiemment le marchand, attendant qu’il se terre dans un lieu isolé, caché des regards ou des oreilles trop indiscrètes. Il lui fallut traverser presque la moitié de la cité souterraine pour que son souhait fût finalement réalisé.
« Alors Ô Grand Kroskrut ? Vais-je pouvoir utiliser mes lames-dagues aujourd'hui ? La gloire-réussite nous attend ?
- Humm… un simple test de compétence-capacité oui-oui. Rien de bien complexe-difficile, ramène-moi la tête d'un des apprentis de mon rival-concurrent. Qu’importe lequel tant que je peux-sais le remplacer par un de mes rats-souris. Et que la mort-décès semble accidentelle surtout ! »
Ce n’était pas la tâche la plus originale donnée à Vilmikch mais elle n’était pas non plus la plus simple. Surtout quand la cible doit être tuée discrètement dans un cité grouillante de vermine. Le Skaven à la fourrure pâle savait qu’il avait l’embarras du choix, il lui suffisait de choisir la proie la plus alléchante à ses yeux.
Une rapide mission de reconnaissance s’imposa alors. L’assassin se déplaçait sur le toit des bâtisses qui entouraient le Grand Labo du clan Skryre. Il avait une cible précise en tête. Grâce à une brève discussion qu’il eût avec Masrat, il apprit que Kroskrut et l’apprenti-technomage avait des ennemis communs. Et l’un de ces fameux ennemis, qui se faisait beaucoup trop remarquer ces temps-ci, n’était autre que le jeune ingénieur Bruskar. En plus d’être l’un des favoris du Grand Maître, il avait beaucoup d’imagination pour créer des armes explosives ou de canaliser leur énergie.
Il lui fallut un long moment pour mémoriser les routes et les rythmes de patrouille qui parcouraient les rues pestilentielles. Le Skaven attendit alors longtemps, dans l’ombre des structures ambulantes qui cachaient sa présence, espérant trouver une quelconque faille qui le conduirait vers le labo de Bruskar, se trouvant à quelques mètres de lui. Celui-ci remarqua que les patrouilles n’étaient jamais absentes, mais il pouvait profiter du battement de temps qui lui était offert avant que le premier régiment soit remplacé par le prochain. Vilmikch prit alors de longues minutes à analyser la cadence et à préparer sa course afin de s’éclipser dans le bâtiment en question. La patrouille quitta enfin les lieux, aucune présence suspecte dans la rue, le silence revint de nouveau… le coureur ne se fit pas prier et profita de ses quelques minutes d’inattention pour s’introduire dans le labo après une course folle. Le rat blanc entra alors dans une petite pièce plutôt bien éclairée, remplie de râteliers d'armes à demi démontées et inutilisables ainsi que d'expériences en cours sur les tables. Des objets totalement inutiles et farfelus aux yeux de l’assassin. Néanmoins, il appréciait les bruits stridents qui s’échappaient de toutes ces manipulations scientifiques. Les sifflements aigus qui provenaient des fioles couvraient ses bruits de pas pour son plus grand soulagement.
Cependant, sa curiosité prit rapidement le dessus quand il remarqua trois portes qui se représentaient devant lui. Si l’une menait à l’étage, les deux autres restaient sur le même plan, au rez-de-chaussée.
En ouvrant celle de gauche, Vilmikch atterrit dans une sorte de débarras où se trouvaient beaucoup de pièces détachées dont il ne pouvait déterminer leur provenance, des déchets et un gros sac de nourriture. C’est en remuant sa truffe dans ce bazar qu’il arriva à déloger une pierre qui révélait une sorte de mini-coffre fermé en acier qui faisait dix à quinze centimètres. Le jeune assassin ne pouvait résister à la tentation et tenta de forcer le cadenas avec sa dague prenant le risque de l’abîmer. A sa grande surprise, le destin finit par lui sourire. Le coureur eut donc le bonheur de trouver trois petits fragments de malepierre ainsi qu’une sorte de sphère opaque avec un bouton ou un bouchon grisâtre sur le dessus. Masrat serait sûrement satisfait de cette trouvaille…
Vilmikch, croyant en sa chance, poursuivra son exploration, se dirigeant vers la seconde porte. Mais le rat avait les yeux plus gros que le ventre et le destin le lui fit comprendre. Sa queue qui tenait maladroitement sa deuxième dague buta contre un alambic bouillonnant qui se renversa et se brisa sur le sol en bois. Des vapeurs toxiques commencèrent alors à se déployer tandis que le liquide acide se mit à ronger lentement les planches de bois. A sa grande déception, l’assassin ne remarqua rien d'autres dans ce qui était la suite du laboratoire. Il n’entendit seulement qu’un vague squeek intrigué à l’étage.
Il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire : inciter sa cible à descendre les escaliers pour l’attaquer par surprise. Le coureur renversa alors plusieurs fioles avec frénésie pour attirer son attention mais en vain. Plus de bruits, plus de vapeurs nocives mais toujours pas de descente. Vilmikch alla même jusqu’à imiter les paroles d’un garde, lui incitant à ouvrir la porte. Mais le jeune inconscient sous-estima grandement la paranoïa de sa proie qui finit par se présenter devant lui, pas les mains vides. Bruskar avait dans sa main droite un pistolet à Malepierre dont le simple crépitement faisait frissonner l’apprenti. Avant que sa cible ouvre entièrement la porte, l’assassin essaya de l’atteindre avec l’un de ses shurikens, seulement, son action se termina sur un échec prévisible. Couinant de rage, Bruskar visa alors brièvement sa tête avant de lui tirer une balle mais le Rat Cornu en décida autrement au point que la balle fila au-dessus de la tête de Vilmikch. Face aux hurlements incessants de l’ingénieur qui voulait prévenir la garde, l’assassin n’avait d’autre résolution que de fuir la pièce en espérant que les vapeurs toxiques finiraient par asphyxier sa proie incroyablement tenace. Voulant mettre toutes ses chances de son côté, le coureur nocturne lança une bombe fumigène dans la salle avant de fuir, lui permettant ainsi de brouiller les pistes. Alors que ce dernier était sur le point de quitter le laboratoire, il fit une rapide prière à son dieu cornu, le suppliant de le protéger une seconde fois.
Si le jeune Skaven ne vivait que pour la fourberie et la trahison, il n’oublia pas tout de même pas les risques auxquels il devait faire face. La fourrure de l’assassin doubla de volume lorsque celui-ci repensa à l’avertissement sanglant de Merkit. Sa cible était redoutable, alors il devait l’être plus encore. Avoir une mort que l’on peut qualifier comme « digne » pour un Skaven ne dérangeait guère ce dernier. Mais il ne supportait pas de devoir mourir pour les caprices de cette souris de Kishrit qui n’avait cessé de ronger la dignité de l’apprenti. Finalement, le décès du coureur d’égout avait peut-être sa place dans le plan de Kishrit, le rendant peut-être un peu trop ambitieux. S’il ne pouvait tuer son maître, un être naïf le ferait sûrement à sa place.
Après un rapide remerciement à Masrat, le Skaven blanc quitta les lieux pour retourner dans son repère. Son objectif était de retrouver l’un de ses rivaux qui avait accepté de fomenter de nouveaux complots avec lui. Accepter ? C’était peut-être un grand mot… Disons qu’il avait simplement tendu l’oreille à la proposition de Vilmikch. Retrouver ce rat qui puait l’arrogance et l’orgueil était un jeu de souriceau. Le convaincre, néanmoins, serait sans doute une affaire qu’il se devait de manier avec plus de subtilité et de précaution.
Comme le jeune coureur l’espérait, il repéra les traces de son rival en seulement quelques minutes. Il lui suffit de les suivre afin de rencontrer une nouvelle fois son cher rival dans son repaire. Les armes de ce dernier étaient rangées car son regard froid et menaçant servait déjà d’avertissement pour Vilmikch. Le Skaven blanc savait pertinemment que ces retrouvailles, si venimeuses soient-elles, auraient dû avoir lieu bien plus tôt. Et cette erreur jouerait sûrement sur cette relation déjà fragile.
Malgré l’atmosphère tendue qui laissait les deux assassins de marbre, Vilmikch décida de commencer les négociations.
« Excuse-pardonne-moi pour mon retard. J'ai dû penser-réfléchir longtemps pour un plan qui pourrait nous satisfaire-contenter tous les deux. Mais le grand-ultime assassin que tu es n'a peut-être pas besoin de moi après tout…
- Abrège-accélère, tu as proposé de te mettre à mes ordres. Alors que proposes-tu ? »
Se mettre à ses ordres-consignes ? Le comportement de cette souris arrogante n’avait point changé. Mais l’apprenti-assassin se retint tout de même de lui arracher la langue pour avoir prononcé de pareilles idioties.
« Tu as vu-compris ce qui s'est passé pour cet apprenti ? Il a fini la tête coupée-arrachée. Kishrit va finir par tous nous tuer-massacrer car il est le maître du jeu dans cette histoire. Mais on est plus malin-futé que lui. TU es plus malin-intelligent que lui ! Au lieu de tuer-effacer sa cible, pourquoi ne pas tuer lui directement et ne pas voler tous ses biens-possessions ? Avec tes prouesses-talents au combat et ma ruse nous pourrons le battre-vaincre oui-oui ! »
Suite à ces propos, son rival lui fit signe de le laisser réfléchir en remuant légèrement sa queue avec dédain. Vilmikch n’avait alors que pour réponse un long silence agaçant… Se comportait-il ainsi pour réfléchir à une autre stratégie sûrement plus douteuse ou simplement pour prouver sa domination qui ne serait jamais reconnue ? Dans les deux cas, le coureur nocturne était satisfait car son interlocuteur finit par se montrer réceptif à sa proposition.
« Tu devras me laisser-patienter deux-trois jours pour récolter des joujoux-outils qui nous aideront dans cette tâche-mission.
- Deux jours uniquement-seulement. Je déteste-hais de devoir attendre ! Et tu passeras devant moi-moi pour infiltrer-espionner Kishrit »
Les grognements et mises en garde de son compère n’atteignirent point la bonne conscience de Vilmikch. Encore fallait-il qu’il en ait une. Notre jeune rat ambitieux ne voyait que le succès fructueux de ses négociations. Désormais, il ne lui restait plus qu’à concrétiser ses plans à travers des actes sanglants poussés par sa folie meurtrière.
Wup-wup-wup, le bruit cadencé des rotors à Malepierre agaçait fortement le jeune assassin. Et les éclairs de mutagène, qui pouvaient lui ôter la vie à tout moment, n’arrangeait guère sa situation. De retour dans le camp Skryre, qui était décidément le nouveau terrain de jeu de la petite créature vicieuse, celle-ci était posée plus ou moins confortablement sur le toit de l’une des plus grandes bâtisses de ce souterrain. Peut-être l’une des plus hautes mais sûrement l’une des plus fragiles… Si fragile au point que Vilmikch se demanda comment l’infrastructure réussissait à se maintenir malgré toute l’agitation qui grouillait autour d’elle.
S’il restait à cet endroit en particulier, ce n’était pas pour avoir le vertige mais pour repérer plus facilement son acolyte Kroskut. L’un de ses rares compères les plus valables pour le moment. Au bout d’une heure, le destin sourit enfin à l’assassin, lui permettant de visualiser celui qui se prétendait comme le « Grand ». Ne voulant trop attirer les soupçons sur leur affaire perfide, le coureur suivit patiemment le marchand, attendant qu’il se terre dans un lieu isolé, caché des regards ou des oreilles trop indiscrètes. Il lui fallut traverser presque la moitié de la cité souterraine pour que son souhait fût finalement réalisé.
« Alors Ô Grand Kroskrut ? Vais-je pouvoir utiliser mes lames-dagues aujourd'hui ? La gloire-réussite nous attend ?
- Humm… un simple test de compétence-capacité oui-oui. Rien de bien complexe-difficile, ramène-moi la tête d'un des apprentis de mon rival-concurrent. Qu’importe lequel tant que je peux-sais le remplacer par un de mes rats-souris. Et que la mort-décès semble accidentelle surtout ! »
Ce n’était pas la tâche la plus originale donnée à Vilmikch mais elle n’était pas non plus la plus simple. Surtout quand la cible doit être tuée discrètement dans un cité grouillante de vermine. Le Skaven à la fourrure pâle savait qu’il avait l’embarras du choix, il lui suffisait de choisir la proie la plus alléchante à ses yeux.
Une rapide mission de reconnaissance s’imposa alors. L’assassin se déplaçait sur le toit des bâtisses qui entouraient le Grand Labo du clan Skryre. Il avait une cible précise en tête. Grâce à une brève discussion qu’il eût avec Masrat, il apprit que Kroskrut et l’apprenti-technomage avait des ennemis communs. Et l’un de ces fameux ennemis, qui se faisait beaucoup trop remarquer ces temps-ci, n’était autre que le jeune ingénieur Bruskar. En plus d’être l’un des favoris du Grand Maître, il avait beaucoup d’imagination pour créer des armes explosives ou de canaliser leur énergie.
Il lui fallut un long moment pour mémoriser les routes et les rythmes de patrouille qui parcouraient les rues pestilentielles. Le Skaven attendit alors longtemps, dans l’ombre des structures ambulantes qui cachaient sa présence, espérant trouver une quelconque faille qui le conduirait vers le labo de Bruskar, se trouvant à quelques mètres de lui. Celui-ci remarqua que les patrouilles n’étaient jamais absentes, mais il pouvait profiter du battement de temps qui lui était offert avant que le premier régiment soit remplacé par le prochain. Vilmikch prit alors de longues minutes à analyser la cadence et à préparer sa course afin de s’éclipser dans le bâtiment en question. La patrouille quitta enfin les lieux, aucune présence suspecte dans la rue, le silence revint de nouveau… le coureur ne se fit pas prier et profita de ses quelques minutes d’inattention pour s’introduire dans le labo après une course folle. Le rat blanc entra alors dans une petite pièce plutôt bien éclairée, remplie de râteliers d'armes à demi démontées et inutilisables ainsi que d'expériences en cours sur les tables. Des objets totalement inutiles et farfelus aux yeux de l’assassin. Néanmoins, il appréciait les bruits stridents qui s’échappaient de toutes ces manipulations scientifiques. Les sifflements aigus qui provenaient des fioles couvraient ses bruits de pas pour son plus grand soulagement.
Cependant, sa curiosité prit rapidement le dessus quand il remarqua trois portes qui se représentaient devant lui. Si l’une menait à l’étage, les deux autres restaient sur le même plan, au rez-de-chaussée.
En ouvrant celle de gauche, Vilmikch atterrit dans une sorte de débarras où se trouvaient beaucoup de pièces détachées dont il ne pouvait déterminer leur provenance, des déchets et un gros sac de nourriture. C’est en remuant sa truffe dans ce bazar qu’il arriva à déloger une pierre qui révélait une sorte de mini-coffre fermé en acier qui faisait dix à quinze centimètres. Le jeune assassin ne pouvait résister à la tentation et tenta de forcer le cadenas avec sa dague prenant le risque de l’abîmer. A sa grande surprise, le destin finit par lui sourire. Le coureur eut donc le bonheur de trouver trois petits fragments de malepierre ainsi qu’une sorte de sphère opaque avec un bouton ou un bouchon grisâtre sur le dessus. Masrat serait sûrement satisfait de cette trouvaille…
Vilmikch, croyant en sa chance, poursuivra son exploration, se dirigeant vers la seconde porte. Mais le rat avait les yeux plus gros que le ventre et le destin le lui fit comprendre. Sa queue qui tenait maladroitement sa deuxième dague buta contre un alambic bouillonnant qui se renversa et se brisa sur le sol en bois. Des vapeurs toxiques commencèrent alors à se déployer tandis que le liquide acide se mit à ronger lentement les planches de bois. A sa grande déception, l’assassin ne remarqua rien d'autres dans ce qui était la suite du laboratoire. Il n’entendit seulement qu’un vague squeek intrigué à l’étage.
Il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire : inciter sa cible à descendre les escaliers pour l’attaquer par surprise. Le coureur renversa alors plusieurs fioles avec frénésie pour attirer son attention mais en vain. Plus de bruits, plus de vapeurs nocives mais toujours pas de descente. Vilmikch alla même jusqu’à imiter les paroles d’un garde, lui incitant à ouvrir la porte. Mais le jeune inconscient sous-estima grandement la paranoïa de sa proie qui finit par se présenter devant lui, pas les mains vides. Bruskar avait dans sa main droite un pistolet à Malepierre dont le simple crépitement faisait frissonner l’apprenti. Avant que sa cible ouvre entièrement la porte, l’assassin essaya de l’atteindre avec l’un de ses shurikens, seulement, son action se termina sur un échec prévisible. Couinant de rage, Bruskar visa alors brièvement sa tête avant de lui tirer une balle mais le Rat Cornu en décida autrement au point que la balle fila au-dessus de la tête de Vilmikch. Face aux hurlements incessants de l’ingénieur qui voulait prévenir la garde, l’assassin n’avait d’autre résolution que de fuir la pièce en espérant que les vapeurs toxiques finiraient par asphyxier sa proie incroyablement tenace. Voulant mettre toutes ses chances de son côté, le coureur nocturne lança une bombe fumigène dans la salle avant de fuir, lui permettant ainsi de brouiller les pistes. Alors que ce dernier était sur le point de quitter le laboratoire, il fit une rapide prière à son dieu cornu, le suppliant de le protéger une seconde fois.
"Eshin voit-Eshin écoute...Gloire au Grand Rat Cornu ! Gloire au Maître du Meurtre ! "
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Visiblement, il était utile de croire au Grand Rat Cornu et de lui rendre occasionnellement hommage, cela évitait notamment de mourir bêtement d’une balle mêlant plomb et maleierre comme celle qui venait de siffler aux oreilles pointues de notre rat. À moins que cela ne soit là qu’une preuve supplémentaire de son auguste talent, ayant rentré la tête dans les épaules avant même d’entendre la détonation. L’important restait qu’il était toujours en vie, toujours en vie mais surtout toujours poursuivi par l’apprenti qui l’agonissait d’injures, de menaces et de ce qui ressemblait fortement au croisement entre la langue skaven et les éructations d’un rat dont les poumons cherchaient manifestement à se faire la malle alors, pour faire bonne mesure, Vilmikch se permit même le luxe de lancer à nouveau l’une de ces machineries infernales concoctées par son allié/sous-fifre. À défaut d’une sortie discrète, déjà fort compromise, cela lui permit au moins de s’enfuir la queue entre les jambes mais entier et probablement encore inconnu de sa cible, même si elle savait désormais que quelqu’un en avait après sa vie.
La fuite éperdue se révéla bien vite feinte, le skaven à la blanche fourrure s’arrêtant finalement hors de vue des quartiers de sa proie, reprenant son souffle et ses esprits. La cible lui avait échappée et il l’entendait au loin hurler ses appels à l’aide, rameutant toutes les patrouilles aux alentours et leur promettant monts et merveilles pour peu qu’ils le protègent de son tourmenteur. Et lui ramène sa tête, séparée de son corps premier naturellement. Se rapprochant subrepticement de l’assemblée, l’apprenti assassin put recevoir le douteux privilège d’assister à l’organisation de sa propre traque, les paires se formant pour mener la battue, les lèvres retroussées sur les crocs jaunis et les petits yeux cruels avides, brillant à l’idée de pouvoir mettre la main sur la récompense promise, la récompense et bien sûr les faveurs qui y seraient adjointes. Qui sait, peut-être même seraient-ils promus pour en devenir les bras droits de l’apprenti scientifique fou qui était en passe de bientôt servir au plus près son puissant maître, le servir et peut-être à terme le remplacer. Le temps qu’ils se mettent en marche, Vilmikch avait déjà pris le parti de les esquiver au plus vite, courant sur les toits, passant des toits aux parois, escaladant à toute vitesse les murs suintant creusé par l’humidité pour finalement se faufiler dans un renfoncement obscur, situé au dessus des puissants lampes verdâtres. Observer sans être vu, attendre que les chasseurs passent en fouillant chaque recoin de ces misérables taudis puis redescendre discrètement pour retourner en vue du laboratoire. Le meurtre n’attend pas.
Le meurtre non, mais plusieurs autres skavens le faisaient devant les portes avant et arrière du domaine de sa proie. Cinq ou six à première vue, difficile de dire plus du fait des va et vients constants de ces derniers. Grognant à travers ses moustaches, l’apprenti assassin fouilla parmi ses possession pour trouver quelque chose à lancer pour attirer leur attention, mais tout lui était trop précieux. Il en revint donc à la plus simple des méthodes, ramassant un morceau de brique sale à demi effritée pour le lancer contre un mur dans une ruelle hors de vue, escomptant que le bruit attirerait les gardes. Cela fonctionna en partie, puisque deux des skavens s’approchèrent rapidement de la commotion, mais trop peu pour que Vilmikch puisse se faufiler par l’une des fenêtres qu’il avait repérées à l’étage. Il pensa, pesa, pondéra pendant cinq longues secondes avant de finalement sacrifier une autre de ses précieuses bombes fumigènes pour attirer encore plus les gardes loin de leurs postes. Cette fois-ci l’effet fut bien plus marqué, les deux skavens perdus dans la fumée artificielle hurlèrent de toutes leurs forces avant de se mettre à tousser bruyamment. Comme prévu, les cris attirèrent les autres gardes, mais aussi, malheureusement pour Vilmikch, tous les skavens à la ronde qui formaient la battue. Il allait falloir être vif, et l’horloge tournait déjà pour l’assassin.
Rapidement, il esquiva les deux derniers gardes, s’accrocha aux pierres mal dégrossies servant de mur à l’atelier et se retrouva face à une fenêtre close. Plutôt que de la briser pour entrer rapidement, il prit le parti de la forcer discrètement en soulevant le loquet à l’aide de sa dague, perdant de précieuses secondes au profit d’une discrétion qui avait déjà rejoint le Grand Cornu. Qu’à cela ne tienne, la fenêtre céda sans un bruit et Vilmikch pénétra dans une salle plutôt vaste, manifestement inutilisée si ce n’est pour entreposer quelques vieux meubles rongés par les vers. À l’opposée, une porte donnant sur ce qui semblait être un couloir transversal. Si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, et le futur enfant prodigue des hommes-rats était sûr qu’elle ne lui en jouait pas, ce couloir menait à l’escalier duquel était descendue la proie lors de sa première incursion. Il se figea, comme prévenu par un sombre instinct. Il se trouvait manifestement d’autres skavens dans ce bâtiment, proches de lui. Son odorat ne lui servait à rien, entre les émanations méphitiques des divers produits du laboratoire qu’il avait saccagé et la fumée âcre qu’il y avait ajouté lors de sa fuite suite à son premier échec. L’ouïe toutefois se révéla plus fructueuse. Aux aguets, il arriva à percevoir trois sources de bruits différentes, quatre en y ajoutant les skavens qui hurlaient à l’alarme dehors. Trois voix indistinctes: une venant de plus bas, probablement au rez-de-chaussé, une autre à travers le mur à sa gauche dans une salle attenante et une dernière dans le couloir. Grimaçant, il opta finalement pour la salle attenante, les raclements et cliquettements métalliques du couloir, trop lourds pour être ceux d’engrenages, ne lui inspiraient que la peur d’un combat loyal face à un garde. Inspirant un instant, laissant un sourire malfaisant poindre sur son visage, l’apprenti assassin sortit de sa besace l’étrange sphère qu’il avait volé ici-même, la déposa délicatement devant la porte et, ricanant déjà en son fort intérieur de la ruse parfaite dont il allait faire preuve, il se prépara à bondir sur l’ignare qui allait ouvrir la porte et se trouver un instant perturbé par la présence de l’objet étrange. Alors Vilmikch frappa à la porte pour attirer sa proie.
Clic.
Juste ce son, dur, métallique, suivi d’un bref silence. Puis une bordée de jurons tous plus inventifs les uns que les autres, intégrant ici une chose-barbue dans la filiation de la chose-elfe qui servait de mère à l’apprenti assassin. La porte restait hermétiquement close pour l’instant, devant l’air abasourdi de Lame Blanche. Seule consolation devant l’absurde du moment, Vilmikch connaissait cette voix: sa proie. Il se retira temporairement du pas de la porte pendant que l’autre triturait quelque chose en hurlant, pour bloquer l’accès au couloir en y empilant pêle-mêle divers objets et meubles pourrissants. Le bruit généré par l’échange attira rapidement le garde du couloir qui se mit aussitôt à tenter d’enfoncer la porte. De l’autre côté, l’apprenti technomage poussa un cri de victoire. Le temps filait trop vite pour Vilmikch, déjà les premiers membres de la battue étaient revenus, et si ils se dirigeaient pour l’instant vers le fumigène de diversion, celui-ci ne ferait plus effet très longtemps. Alors l’apprenti assassin se ramassa sur lui-même, serrant dans ses pattes griffues ses armes et tenta le tout pour le tout, ouvrant grand la seconde porte pour se jeter sur sa maudite cible. Un combat singulier dont un seul ressortirait vainqueur.
La balle fusa, effleurant les moustache du skaven blanc et partit se ficher dans la charpente branlante. Manifestement il n’avait su prendre l’initiative et la proie ne voulait pas mourir sans résister. Vilmikch du même esquiver le pistolet qui lui fut lancé au visage l’instant d’après. Mais les lames ne trouvèrent que le bois du plancher tout d’abord. Tentant d'esquiver les pattes griffues de la cible, Lame Blanche réussit finalement à lui planter une dague dans le ventre, le faisant hurler de sa voix nasillarde. Mais un rat n’est jamais autant dangereux que lorsqu’il n’a plus aucune échappatoire. Puisant dans des ressources insoupçonnées, il se débattit comme un beau diable, frappant de part et d’autre avec ses pattes, agitant ses griffes dans une vaine tentative de parer les lames de son assassin. Il réussit même à le mordre violemment, lui arrachant au passage un peu de chair avec ses crocs jaunis, avant que les coups de poignards répétés de Vilmikch ne l’achève définitivement.
Ce dernier se releva et constata le carnage devant lui, profondément satisfait, avant que ne se rappelle à son bon souvenir les consignes de son commanditaire: que la mort paraisse accidentelle. Manifestement il n’était pas venu à l’esprit meurtrier de Lame Blanche que l’expression ramener la tête de quelqu’un, n’était pas toujours à prendre au pied de la lettre. Tant pis. Il versa le contenu de plusieurs fioles sur le cadavre dans l’espoir particulièrement vain que la mort puisse paraître accidentelle et, tandis que la porte cédait finalement sous les assauts frénétique du garde, il ramassa le pistolet de l’apprenti, l’étrange sphère avant de s’enfuir par la fenêtre qu’il avait franchi pour entrer. Malgré le nombre conséquent de skavens qui hurlaient en tout sens, il réussit même à s’esquiver sans se faire remarquer. Manifestement, le skaven qui saurait le rattraper n’était pas encore né.
Il allait toutefois devoir rendre compte de son semi-échec tôt ou tard…
La fuite éperdue se révéla bien vite feinte, le skaven à la blanche fourrure s’arrêtant finalement hors de vue des quartiers de sa proie, reprenant son souffle et ses esprits. La cible lui avait échappée et il l’entendait au loin hurler ses appels à l’aide, rameutant toutes les patrouilles aux alentours et leur promettant monts et merveilles pour peu qu’ils le protègent de son tourmenteur. Et lui ramène sa tête, séparée de son corps premier naturellement. Se rapprochant subrepticement de l’assemblée, l’apprenti assassin put recevoir le douteux privilège d’assister à l’organisation de sa propre traque, les paires se formant pour mener la battue, les lèvres retroussées sur les crocs jaunis et les petits yeux cruels avides, brillant à l’idée de pouvoir mettre la main sur la récompense promise, la récompense et bien sûr les faveurs qui y seraient adjointes. Qui sait, peut-être même seraient-ils promus pour en devenir les bras droits de l’apprenti scientifique fou qui était en passe de bientôt servir au plus près son puissant maître, le servir et peut-être à terme le remplacer. Le temps qu’ils se mettent en marche, Vilmikch avait déjà pris le parti de les esquiver au plus vite, courant sur les toits, passant des toits aux parois, escaladant à toute vitesse les murs suintant creusé par l’humidité pour finalement se faufiler dans un renfoncement obscur, situé au dessus des puissants lampes verdâtres. Observer sans être vu, attendre que les chasseurs passent en fouillant chaque recoin de ces misérables taudis puis redescendre discrètement pour retourner en vue du laboratoire. Le meurtre n’attend pas.
Le meurtre non, mais plusieurs autres skavens le faisaient devant les portes avant et arrière du domaine de sa proie. Cinq ou six à première vue, difficile de dire plus du fait des va et vients constants de ces derniers. Grognant à travers ses moustaches, l’apprenti assassin fouilla parmi ses possession pour trouver quelque chose à lancer pour attirer leur attention, mais tout lui était trop précieux. Il en revint donc à la plus simple des méthodes, ramassant un morceau de brique sale à demi effritée pour le lancer contre un mur dans une ruelle hors de vue, escomptant que le bruit attirerait les gardes. Cela fonctionna en partie, puisque deux des skavens s’approchèrent rapidement de la commotion, mais trop peu pour que Vilmikch puisse se faufiler par l’une des fenêtres qu’il avait repérées à l’étage. Il pensa, pesa, pondéra pendant cinq longues secondes avant de finalement sacrifier une autre de ses précieuses bombes fumigènes pour attirer encore plus les gardes loin de leurs postes. Cette fois-ci l’effet fut bien plus marqué, les deux skavens perdus dans la fumée artificielle hurlèrent de toutes leurs forces avant de se mettre à tousser bruyamment. Comme prévu, les cris attirèrent les autres gardes, mais aussi, malheureusement pour Vilmikch, tous les skavens à la ronde qui formaient la battue. Il allait falloir être vif, et l’horloge tournait déjà pour l’assassin.
Rapidement, il esquiva les deux derniers gardes, s’accrocha aux pierres mal dégrossies servant de mur à l’atelier et se retrouva face à une fenêtre close. Plutôt que de la briser pour entrer rapidement, il prit le parti de la forcer discrètement en soulevant le loquet à l’aide de sa dague, perdant de précieuses secondes au profit d’une discrétion qui avait déjà rejoint le Grand Cornu. Qu’à cela ne tienne, la fenêtre céda sans un bruit et Vilmikch pénétra dans une salle plutôt vaste, manifestement inutilisée si ce n’est pour entreposer quelques vieux meubles rongés par les vers. À l’opposée, une porte donnant sur ce qui semblait être un couloir transversal. Si sa mémoire ne lui jouait pas de tour, et le futur enfant prodigue des hommes-rats était sûr qu’elle ne lui en jouait pas, ce couloir menait à l’escalier duquel était descendue la proie lors de sa première incursion. Il se figea, comme prévenu par un sombre instinct. Il se trouvait manifestement d’autres skavens dans ce bâtiment, proches de lui. Son odorat ne lui servait à rien, entre les émanations méphitiques des divers produits du laboratoire qu’il avait saccagé et la fumée âcre qu’il y avait ajouté lors de sa fuite suite à son premier échec. L’ouïe toutefois se révéla plus fructueuse. Aux aguets, il arriva à percevoir trois sources de bruits différentes, quatre en y ajoutant les skavens qui hurlaient à l’alarme dehors. Trois voix indistinctes: une venant de plus bas, probablement au rez-de-chaussé, une autre à travers le mur à sa gauche dans une salle attenante et une dernière dans le couloir. Grimaçant, il opta finalement pour la salle attenante, les raclements et cliquettements métalliques du couloir, trop lourds pour être ceux d’engrenages, ne lui inspiraient que la peur d’un combat loyal face à un garde. Inspirant un instant, laissant un sourire malfaisant poindre sur son visage, l’apprenti assassin sortit de sa besace l’étrange sphère qu’il avait volé ici-même, la déposa délicatement devant la porte et, ricanant déjà en son fort intérieur de la ruse parfaite dont il allait faire preuve, il se prépara à bondir sur l’ignare qui allait ouvrir la porte et se trouver un instant perturbé par la présence de l’objet étrange. Alors Vilmikch frappa à la porte pour attirer sa proie.
Clic.
Juste ce son, dur, métallique, suivi d’un bref silence. Puis une bordée de jurons tous plus inventifs les uns que les autres, intégrant ici une chose-barbue dans la filiation de la chose-elfe qui servait de mère à l’apprenti assassin. La porte restait hermétiquement close pour l’instant, devant l’air abasourdi de Lame Blanche. Seule consolation devant l’absurde du moment, Vilmikch connaissait cette voix: sa proie. Il se retira temporairement du pas de la porte pendant que l’autre triturait quelque chose en hurlant, pour bloquer l’accès au couloir en y empilant pêle-mêle divers objets et meubles pourrissants. Le bruit généré par l’échange attira rapidement le garde du couloir qui se mit aussitôt à tenter d’enfoncer la porte. De l’autre côté, l’apprenti technomage poussa un cri de victoire. Le temps filait trop vite pour Vilmikch, déjà les premiers membres de la battue étaient revenus, et si ils se dirigeaient pour l’instant vers le fumigène de diversion, celui-ci ne ferait plus effet très longtemps. Alors l’apprenti assassin se ramassa sur lui-même, serrant dans ses pattes griffues ses armes et tenta le tout pour le tout, ouvrant grand la seconde porte pour se jeter sur sa maudite cible. Un combat singulier dont un seul ressortirait vainqueur.
La balle fusa, effleurant les moustache du skaven blanc et partit se ficher dans la charpente branlante. Manifestement il n’avait su prendre l’initiative et la proie ne voulait pas mourir sans résister. Vilmikch du même esquiver le pistolet qui lui fut lancé au visage l’instant d’après. Mais les lames ne trouvèrent que le bois du plancher tout d’abord. Tentant d'esquiver les pattes griffues de la cible, Lame Blanche réussit finalement à lui planter une dague dans le ventre, le faisant hurler de sa voix nasillarde. Mais un rat n’est jamais autant dangereux que lorsqu’il n’a plus aucune échappatoire. Puisant dans des ressources insoupçonnées, il se débattit comme un beau diable, frappant de part et d’autre avec ses pattes, agitant ses griffes dans une vaine tentative de parer les lames de son assassin. Il réussit même à le mordre violemment, lui arrachant au passage un peu de chair avec ses crocs jaunis, avant que les coups de poignards répétés de Vilmikch ne l’achève définitivement.
Ce dernier se releva et constata le carnage devant lui, profondément satisfait, avant que ne se rappelle à son bon souvenir les consignes de son commanditaire: que la mort paraisse accidentelle. Manifestement il n’était pas venu à l’esprit meurtrier de Lame Blanche que l’expression ramener la tête de quelqu’un, n’était pas toujours à prendre au pied de la lettre. Tant pis. Il versa le contenu de plusieurs fioles sur le cadavre dans l’espoir particulièrement vain que la mort puisse paraître accidentelle et, tandis que la porte cédait finalement sous les assauts frénétique du garde, il ramassa le pistolet de l’apprenti, l’étrange sphère avant de s’enfuir par la fenêtre qu’il avait franchi pour entrer. Malgré le nombre conséquent de skavens qui hurlaient en tout sens, il réussit même à s’esquiver sans se faire remarquer. Manifestement, le skaven qui saurait le rattraper n’était pas encore né.
Il allait toutefois devoir rendre compte de son semi-échec tôt ou tard…
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Ombre parmi les ombres, le Skaven blanc lorgnait la ville souterraine en pleine tension depuis l’un des édifices façonnés par pure caprice du technomage. Des murmures de paranoïa se propageaient dans les rues, les quartiers, les impasses de la cité. L’un des apprentis favoris du maitre-technomage était mort. Néanmoins, la vie dans ces souterrains ne valait pas grand-chose et celle de l’apprenti encore moins. Vilmikch se fichait totalement des conséquences de son acte. Il se préoccupait plutôt de sa morsure qui risquait de s’infecter. Il n’avait rien de bien utile appart les bandages qui lui restaient. Ce dernier pansa alors sa plaie avec précaution mais il ne put s’empêcher de grincer des dents à chaque mouvement maladroit ou trop brusque. Avec un peu de chance, cette blessure ne serait plus qu’un mauvais souvenir.
Avant de retrouver Kroskrut, le jeune Skaven décida de se rendre dans le labo de son cher compère Masrat. Il lui transmit la mystérieuse sphère verdâtre pour qu’il l’étudie ainsi que le pistolet à Malepierre qui était loin d’être l’arme de prédilection de l’assassin. Cependant, si la chance du Skaven blanc était sa meilleure arme, ce ne fut point le cas pour son compagnon aux mille et une idées folles. Après avoir manipulé l'étrange sphère pour essayer de déterminer ce dont il s'agissait, Marsat se mit à écouter l’apprenti-assassin tout posant sur sa table l’arme à feu pour mieux l’analyser. Sauf que par pure malchance ou à cause d’une simple inclinaison, la sphère tomba, se brisant en plusieurs morceaux. Des vapeurs toxiques s’en échappèrent, remplissant le labo de manière incontrôlable. Le sévère toux du rat-ingénieur n’échappa à l’attention du rat blanc et il décida de le guider à la sortie après avoir récupérer le pistolet qui avait plus de valeur à ses yeux. Malgré le fait que les vapeurs attaquaient les muqueuses de Vilmikch, ce dernier réussit à sortir à temps, accompagné du techno-apprenti. Il avait appris à ne pas sous-estimer l’ingéniosité ces inventeurs fous. En reprenant sa respiration, il renifla l’odeur du sang frais. Cette effluve métallique provenait du filet de sang qui s’échappait de sa gueule mais surtout des crachats de sang de Marsat qui toussotait en continu. Ce dernier finit par couiner toutes sortes de d’insultes et d’injures à l’encontre du rat qui l’a sauvé.
« Espèce de rat stupide-inconscient ! Tu as voulu ma mort-décès c’est ça ?! Tu n’es qu’un traitre-fourbe !
- Si je voulais vraiment te tuer-assassiner, je t’aurais laisser mourir-crever dans ton labo la gueule ouverte !
- Si tu ne voulais pas me trahir, tu ne m'aurais pas apporté ce globe ! C'est un de tes plans fumeux-perfides ! »
Cette petite souris présomptueuse et mesquine eut l’audace de se confronter au Grand Vilmikch. L’assassin savait que toute discussion serait vaine. Il avait sauvé ce rat arrogant pour continuer à profiter de son génie mais il avait oublié que la seconde nature de son espèce était la paranoïa. Masrat n’était plus un allié mais un ennemi désormais. Et tout ennemi devait être abattu. Si les yeux rouge vif de Vilmikch reflétait à la fois sa rage et son dégoût, un clignement de paupières suffit à transformer la lueur de son regard en une profonde lassitude. Avec une rapidité et une agilité surprenante, il dégaina ses lames et attaqua par surprise son ancien compère. La première lame trancha sa gorge avec efficacité tandis que la deuxième transperça son cœur. Une lueur choquée se lit alors dans le regard du techno-apprenti qui, dans un ultime effort, murmura quelques mots incompréhensibles dans un gargouillis de sang avant de s’effondrer.
Que le Rat Cornu te déteste-maudisse à jamais !
Après les vapeurs nocives se soient dissipées, le Skaven au pelage blanc entra dans le labo afin de voler de nouveaux jouets. Satisfait, celui-ci put y trouver trois bombes fumigènes ainsi qu’une autre inconnue mais toute blanche.
Après avoir récupéré toutes ses trouvailles, Vilmikch se rendit dans le repère de Kroskrut pour l’informer de son opération « partiellement » réussite. Une fois devant le rat-marchand, l’assassin lui expliqua en détail ses entreprises ainsi que les aboutissants de cette mission. La cible fut tuée avec succès mais sa mort ne paraitrait pas accidentelle. Le coureur dut alors encore encaisser une fois de plus d’innombrables insultes à son égard dont chacune piquait un peu plus son égo. Mais Vilmikch savait pertinemment que ce rat bien nourri, aussi détestable soit-il, qui se tenait devant lui avec dédain restait un client de choix. Par conséquent, il ravala sa fierté et lui offrit son pistolet de Malepierre. Tel un vulgaire rapace, Kroskrut lui prit l’objet des mains avec intérêt puis l'analysa sous toutes les coutures avant de le mettre dans sa besace. Avant de lui tourner le dos avec mépris, ce dernier couina ces mots qui allaient être ses derniers.
« Tu as lamentablement loupé-échoué mais au moins la cible-proie est morte… Ni rétribution ni récompense. Notre traité-pacte s’arrête ici oui-oui ! »
Fou de rage, l’apprenti se mit à glousser toute sa haine avant de le menacer à travers des paroles dissimulées.
« Mettre au traité-terme au pacte nous mettrait en danger et surtout-surtout toi ! Tu as besoin de mon aide-service si tu veux vivre-survivre, imbécile-inconscient ! »
Sans un mot, Kroskrut sortit son pistolet qui lui fut récemment offert et appuya sur la gâchette en visant le coureur nocturne. Néanmoins, cet acte fourbe laissa place à une scène cocasse. Aucune balle ne fendit l’air car l’arme était tout simplement vide. Laissant libre cours à sa folie meurtrière, Vilmikch se jeta alors sans retenue sur son adversaire, essayant d’atteindre ses points vitaux. Cependant, l’assassin commit l’erreur de le sous-estimer. Le Skaven dodu se débattait comme un beau diable, tenant en échec son agresseur. Tout en essayant de le repousser, Kroskrut appela ses gardes qui n’étaient alors qu’à une dizaine de mètres. Dans un ultime effort, le jeune rongeur inconscient fit une dernière tentative pour lui trancher la gorge mais sa maladresse le rattrapa au point que sa cible réussit à lui mordiller l’une de ses pattes. Frustré, la queue entre les jambes, Vilmikch se résolut à fuir le repère. A son grand soulagement, la course-poursuite fut de courte durée. En effet, la rapidité de notre ombre blanche eut raison de la lenteur des vermines de choc, ralentis par leur armure encombrante.
Une fois allongé dans son repère, le jeune assassin ne put s’empêcher de se remettre en question. Aurait-il dû garder son calme ? Aurait-il dû baisser son museau et se montrer diplomate ? Mais l’arrogance naturelle de Vilmikch écrasa sa bonne conscience. Selon lui, un assassin obéissant n’était rien d’autre qu’un vulgaire esclave. Et ce dernier n’en faisait point partie. Avec du recul, le Skaven se considérait même comme sage. Sage d’avoir vu la traitrise de cette ridicule souris grassouillette et de l’avoir défiée. Par ailleurs, celui-ci n’avait pas fui par pure lâcheté. Son échec n’était pas dû à sa maladresse mais n’était seulement que la volonté du Grand Rat Cornu. Néanmoins, l’apprenti savait que d’autres voies finiraient par se présenter à lui pour accomplir la mission qui lui fut donnée par Kishrit. Il lui suffisait d’être patient. Celui-ci s’assoupit alors, espérant que les murmures apportés par les ténèbres des profondeurs inspireraient une fois encore son esprit dérangé.
Avant de retrouver Kroskrut, le jeune Skaven décida de se rendre dans le labo de son cher compère Masrat. Il lui transmit la mystérieuse sphère verdâtre pour qu’il l’étudie ainsi que le pistolet à Malepierre qui était loin d’être l’arme de prédilection de l’assassin. Cependant, si la chance du Skaven blanc était sa meilleure arme, ce ne fut point le cas pour son compagnon aux mille et une idées folles. Après avoir manipulé l'étrange sphère pour essayer de déterminer ce dont il s'agissait, Marsat se mit à écouter l’apprenti-assassin tout posant sur sa table l’arme à feu pour mieux l’analyser. Sauf que par pure malchance ou à cause d’une simple inclinaison, la sphère tomba, se brisant en plusieurs morceaux. Des vapeurs toxiques s’en échappèrent, remplissant le labo de manière incontrôlable. Le sévère toux du rat-ingénieur n’échappa à l’attention du rat blanc et il décida de le guider à la sortie après avoir récupérer le pistolet qui avait plus de valeur à ses yeux. Malgré le fait que les vapeurs attaquaient les muqueuses de Vilmikch, ce dernier réussit à sortir à temps, accompagné du techno-apprenti. Il avait appris à ne pas sous-estimer l’ingéniosité ces inventeurs fous. En reprenant sa respiration, il renifla l’odeur du sang frais. Cette effluve métallique provenait du filet de sang qui s’échappait de sa gueule mais surtout des crachats de sang de Marsat qui toussotait en continu. Ce dernier finit par couiner toutes sortes de d’insultes et d’injures à l’encontre du rat qui l’a sauvé.
« Espèce de rat stupide-inconscient ! Tu as voulu ma mort-décès c’est ça ?! Tu n’es qu’un traitre-fourbe !
- Si je voulais vraiment te tuer-assassiner, je t’aurais laisser mourir-crever dans ton labo la gueule ouverte !
- Si tu ne voulais pas me trahir, tu ne m'aurais pas apporté ce globe ! C'est un de tes plans fumeux-perfides ! »
Cette petite souris présomptueuse et mesquine eut l’audace de se confronter au Grand Vilmikch. L’assassin savait que toute discussion serait vaine. Il avait sauvé ce rat arrogant pour continuer à profiter de son génie mais il avait oublié que la seconde nature de son espèce était la paranoïa. Masrat n’était plus un allié mais un ennemi désormais. Et tout ennemi devait être abattu. Si les yeux rouge vif de Vilmikch reflétait à la fois sa rage et son dégoût, un clignement de paupières suffit à transformer la lueur de son regard en une profonde lassitude. Avec une rapidité et une agilité surprenante, il dégaina ses lames et attaqua par surprise son ancien compère. La première lame trancha sa gorge avec efficacité tandis que la deuxième transperça son cœur. Une lueur choquée se lit alors dans le regard du techno-apprenti qui, dans un ultime effort, murmura quelques mots incompréhensibles dans un gargouillis de sang avant de s’effondrer.
Que le Rat Cornu te déteste-maudisse à jamais !
Après les vapeurs nocives se soient dissipées, le Skaven au pelage blanc entra dans le labo afin de voler de nouveaux jouets. Satisfait, celui-ci put y trouver trois bombes fumigènes ainsi qu’une autre inconnue mais toute blanche.
Après avoir récupéré toutes ses trouvailles, Vilmikch se rendit dans le repère de Kroskrut pour l’informer de son opération « partiellement » réussite. Une fois devant le rat-marchand, l’assassin lui expliqua en détail ses entreprises ainsi que les aboutissants de cette mission. La cible fut tuée avec succès mais sa mort ne paraitrait pas accidentelle. Le coureur dut alors encore encaisser une fois de plus d’innombrables insultes à son égard dont chacune piquait un peu plus son égo. Mais Vilmikch savait pertinemment que ce rat bien nourri, aussi détestable soit-il, qui se tenait devant lui avec dédain restait un client de choix. Par conséquent, il ravala sa fierté et lui offrit son pistolet de Malepierre. Tel un vulgaire rapace, Kroskrut lui prit l’objet des mains avec intérêt puis l'analysa sous toutes les coutures avant de le mettre dans sa besace. Avant de lui tourner le dos avec mépris, ce dernier couina ces mots qui allaient être ses derniers.
« Tu as lamentablement loupé-échoué mais au moins la cible-proie est morte… Ni rétribution ni récompense. Notre traité-pacte s’arrête ici oui-oui ! »
Fou de rage, l’apprenti se mit à glousser toute sa haine avant de le menacer à travers des paroles dissimulées.
« Mettre au traité-terme au pacte nous mettrait en danger et surtout-surtout toi ! Tu as besoin de mon aide-service si tu veux vivre-survivre, imbécile-inconscient ! »
Sans un mot, Kroskrut sortit son pistolet qui lui fut récemment offert et appuya sur la gâchette en visant le coureur nocturne. Néanmoins, cet acte fourbe laissa place à une scène cocasse. Aucune balle ne fendit l’air car l’arme était tout simplement vide. Laissant libre cours à sa folie meurtrière, Vilmikch se jeta alors sans retenue sur son adversaire, essayant d’atteindre ses points vitaux. Cependant, l’assassin commit l’erreur de le sous-estimer. Le Skaven dodu se débattait comme un beau diable, tenant en échec son agresseur. Tout en essayant de le repousser, Kroskrut appela ses gardes qui n’étaient alors qu’à une dizaine de mètres. Dans un ultime effort, le jeune rongeur inconscient fit une dernière tentative pour lui trancher la gorge mais sa maladresse le rattrapa au point que sa cible réussit à lui mordiller l’une de ses pattes. Frustré, la queue entre les jambes, Vilmikch se résolut à fuir le repère. A son grand soulagement, la course-poursuite fut de courte durée. En effet, la rapidité de notre ombre blanche eut raison de la lenteur des vermines de choc, ralentis par leur armure encombrante.
Une fois allongé dans son repère, le jeune assassin ne put s’empêcher de se remettre en question. Aurait-il dû garder son calme ? Aurait-il dû baisser son museau et se montrer diplomate ? Mais l’arrogance naturelle de Vilmikch écrasa sa bonne conscience. Selon lui, un assassin obéissant n’était rien d’autre qu’un vulgaire esclave. Et ce dernier n’en faisait point partie. Avec du recul, le Skaven se considérait même comme sage. Sage d’avoir vu la traitrise de cette ridicule souris grassouillette et de l’avoir défiée. Par ailleurs, celui-ci n’avait pas fui par pure lâcheté. Son échec n’était pas dû à sa maladresse mais n’était seulement que la volonté du Grand Rat Cornu. Néanmoins, l’apprenti savait que d’autres voies finiraient par se présenter à lui pour accomplir la mission qui lui fut donnée par Kishrit. Il lui suffisait d’être patient. Celui-ci s’assoupit alors, espérant que les murmures apportés par les ténèbres des profondeurs inspireraient une fois encore son esprit dérangé.
"Eshin voit-Eshin écoute...Gloire au Grand Rat Cornu ! Gloire au Maître du Meurtre ! "
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Un allié tué, un pont méthodiquement brûlé et une tâche toujours inachevée. Sans compter les blessures, la perte de matériel et de temps. Un skaven de moindre envergure se serait effondré, écroulé sous le poids des échecs mais pas Vilmikch, non. Ce qui était une catastrophe, en série même, pour les autres n’était pour le rat au pelage blanc qu’un revers, sévère certes, mais dans le pire des cas, un simple retard. En attendant, il prit le parti de rejoindre feu son ami/ancien allié Masrat dans le sommeil, simplement un qui serait un peu moins éternel. Les conséquences sont bonnes pour ceux qui ne savent comment les éviter et le jeune assassin, apprenti certes mais plus pour longtemps si l’on en croyait ses vantardises mentales, était quasiment sûr de pouvoir s’esquiver avant le moindre problème. Tant et si bien qu’il ne lui vint pas à l’esprit de vérifier son terrier, après nul n’oserait jamais s’en prendre à lui n’est-ce pas?
L’arrogance ne causait de tort qu’à ceux ne pouvant la justifier et le manque de lame plantée dans la carotide à son réveil permit à Vilmikch de s’assurer de ses talents et de sa confiance. Une nuit de sommeil, aussi réparatrice fut-elle, ne permettait visiblement de se remettre rapidement des diverses blessures accumulées au fil de ses escapades audacieuses. Qu’à cela ne tienne, il fallait battre le fer tant qu’il était encore chaud, sans compter que la concurrence, bien qu'elle se fasse rare, était encore présente. En plus, et contrairement à ce cher Drizzt qui avait quelque peu perdu la tête après s'être fourvoyé par hybris, elle restait plus discrète et donc efficace. Sans compter que si il ne restait plus Vilmikch et un seul autre apprenti de la première distribution de mission, la rumeur pouvait s'être propagée, soit naturellement au fil des vantardises des uns ou des autres, soit par Kishrit lui même, voulant s'assurer de la mort de son rival par tous les moyens ou, à défaut, retrancher dans sa masse d'apprentis en triant le bon grain de l'ivraie. Et si le grain s'avérait trop bon, il serait toujours temps de prendre d'autres mesures plus directes. Oui, Vilmikch était persuadé d'avoir percé à jour son maître, preuve une fois encore qu'il lui était supérieur.
Mais lui être supérieur n'était pas encore assez, il fallait pouvoir le vaincre ou du moins lui arracher les griffes pour qu'il ne tente plus jamais de dépasser sa place ou pire, de géner la progression du jeune apprenti à blanche fourrure. Masrat avait tenté de se rebeller, Kroskrut d'outrepasser sa position, alors que Vilmikch l'avait si bien servi, quelle ing-rat. Mais il lui restait une troisième voie, une autre carte à jouer, ou plutôt un rendez-vous à honorer. Certes, lui et son rival n'étaient pas forcément partis sur de bonnes bases, et peut-être que les insultes avaient autant volé que les lames. Mais il fallait bien se rendre à l'évidence, l'union faisait la force et même un être aussi stupide que Rerkat pouvait le comprendre.
Alors il alla à sa rencontre en ignorant comme de juste la tradition de venir sans armes, on était un skaven ou on ne l'était pas, et constata avec satisfaction que Rerkat avait fait de même. Probablement que si l'un des deux était venu désarmé, l'autre n'aurait pu que jurer devant le Rat Cornu que le pauvret avait eu un malheureux accident sur le chemin dont il n'était absolument pas responsable, après tout les escaliers étaient si peu sécurisé et trébucher treize fois sur un couteau dans le dos, ce genre de chose pouvait arriver à tout le monde.
-"Tu as pris ton temps petite souris-mulot, j'ai presque cru que tu avais été tué-mangé. Même si de ce que je vois sur ta fourrure, je devrais plutôt t'appeler la lame rouge-écarlate."
Rerkat se permit même un petit ricanement au dépens de son confrère mais la société skaven était cruelle et dans cette situation, c'était Vilmikch qui était désavantagé. Son plan avait échoué et il était désormais obligé, chose indigne, de s'allier-soumettre à un de ses égaux.
"Si tu es là c'est que tu as enfin compris-percuté avec ta petite cervelle-ciboulot. Kishrit veut nous tuer en nous envoyant assassiner son rival-ennemi de toujours. Et même son serment est un mensonge cruel-odieux. Oui il donnera une arme au vainqueur-assassin, mais il le tuera sans hésiter-remord juste après pour la récupérer-retrouver. Alors je vais le tuer d'abord-avant et toi, petit assassin-apprenti tu vas m'aider. Bien sûr nous partagerons le butin-trésor, le plus gros-important pour moi et mon génie-brillance et moins pour toi mais assez-suffisamment pour te récompenser."
Si tant est que Rekat allait tenir sa parole, chose si fragile dans la société skaven, et n'allait pas le vendre avant ou l'éliminer après. Ceci étant dit, les mêmes pensées parcouraient l'esprit de Vilmikch, égalisant sur ce point le potentiel parjure d'intention à venir.
"Le plan est simple, tu auras le grand honneur d'être la clef pour m--nous permettre de tuer-éliminer le maître. Bien sûr je vais t'aider et tu passeras même pour celui qui aura accompli la tâche-mission que Kishrit nous a confié. Il faut juste que tu lui amène la tête de notre cible avec son étoile blanche sur le museau ou n'importe quelle autre vermine-rat qui lui ressemble. Je te laisserai même l'honneur-privilège de la choisir au mieux pour te montrer ma confiance-fiabilité. Et au moment fatidique-décisif, je viendrais pour frapper et nous serions libres-victorieux. Tu n'auras même pas à agir-te salir les pattes, à part pour peut-être-éventuellement nous faire gagner du temps pour achever la tâche-cible. Mon plan est génial-parfait n'est-ce pas? Alors en es-tu?"
Vilmikch garda le silence quelques secondes. Tout le poids de la mission reposait effectivement sur ses épaules, la réussite comme l'échec et ramener une tête de skaven à la fourrure noire allait être une tâche plus complexe qu'il n'y paraissait, ces dernier rejoignant si souvent les vermines de choc, à moins qu'il ne maquille le crâne de quelque esclave en espérant que la supercherie tienne assez longtemps, assez longtemps pour qu'il achève ses propre objectifs.
Alors, découvrant quelques-uns de ses crocs jaunis en un sourire malsain, Vilmikch serra silencieusement la patte de son rival-allié.
D'une façon ou d'une autre, toute cette histoire allait bientôt être réglée...
L’arrogance ne causait de tort qu’à ceux ne pouvant la justifier et le manque de lame plantée dans la carotide à son réveil permit à Vilmikch de s’assurer de ses talents et de sa confiance. Une nuit de sommeil, aussi réparatrice fut-elle, ne permettait visiblement de se remettre rapidement des diverses blessures accumulées au fil de ses escapades audacieuses. Qu’à cela ne tienne, il fallait battre le fer tant qu’il était encore chaud, sans compter que la concurrence, bien qu'elle se fasse rare, était encore présente. En plus, et contrairement à ce cher Drizzt qui avait quelque peu perdu la tête après s'être fourvoyé par hybris, elle restait plus discrète et donc efficace. Sans compter que si il ne restait plus Vilmikch et un seul autre apprenti de la première distribution de mission, la rumeur pouvait s'être propagée, soit naturellement au fil des vantardises des uns ou des autres, soit par Kishrit lui même, voulant s'assurer de la mort de son rival par tous les moyens ou, à défaut, retrancher dans sa masse d'apprentis en triant le bon grain de l'ivraie. Et si le grain s'avérait trop bon, il serait toujours temps de prendre d'autres mesures plus directes. Oui, Vilmikch était persuadé d'avoir percé à jour son maître, preuve une fois encore qu'il lui était supérieur.
Mais lui être supérieur n'était pas encore assez, il fallait pouvoir le vaincre ou du moins lui arracher les griffes pour qu'il ne tente plus jamais de dépasser sa place ou pire, de géner la progression du jeune apprenti à blanche fourrure. Masrat avait tenté de se rebeller, Kroskrut d'outrepasser sa position, alors que Vilmikch l'avait si bien servi, quelle ing-rat. Mais il lui restait une troisième voie, une autre carte à jouer, ou plutôt un rendez-vous à honorer. Certes, lui et son rival n'étaient pas forcément partis sur de bonnes bases, et peut-être que les insultes avaient autant volé que les lames. Mais il fallait bien se rendre à l'évidence, l'union faisait la force et même un être aussi stupide que Rerkat pouvait le comprendre.
Alors il alla à sa rencontre en ignorant comme de juste la tradition de venir sans armes, on était un skaven ou on ne l'était pas, et constata avec satisfaction que Rerkat avait fait de même. Probablement que si l'un des deux était venu désarmé, l'autre n'aurait pu que jurer devant le Rat Cornu que le pauvret avait eu un malheureux accident sur le chemin dont il n'était absolument pas responsable, après tout les escaliers étaient si peu sécurisé et trébucher treize fois sur un couteau dans le dos, ce genre de chose pouvait arriver à tout le monde.
-"Tu as pris ton temps petite souris-mulot, j'ai presque cru que tu avais été tué-mangé. Même si de ce que je vois sur ta fourrure, je devrais plutôt t'appeler la lame rouge-écarlate."
Rerkat se permit même un petit ricanement au dépens de son confrère mais la société skaven était cruelle et dans cette situation, c'était Vilmikch qui était désavantagé. Son plan avait échoué et il était désormais obligé, chose indigne, de s'allier-soumettre à un de ses égaux.
"Si tu es là c'est que tu as enfin compris-percuté avec ta petite cervelle-ciboulot. Kishrit veut nous tuer en nous envoyant assassiner son rival-ennemi de toujours. Et même son serment est un mensonge cruel-odieux. Oui il donnera une arme au vainqueur-assassin, mais il le tuera sans hésiter-remord juste après pour la récupérer-retrouver. Alors je vais le tuer d'abord-avant et toi, petit assassin-apprenti tu vas m'aider. Bien sûr nous partagerons le butin-trésor, le plus gros-important pour moi et mon génie-brillance et moins pour toi mais assez-suffisamment pour te récompenser."
Si tant est que Rekat allait tenir sa parole, chose si fragile dans la société skaven, et n'allait pas le vendre avant ou l'éliminer après. Ceci étant dit, les mêmes pensées parcouraient l'esprit de Vilmikch, égalisant sur ce point le potentiel parjure d'intention à venir.
"Le plan est simple, tu auras le grand honneur d'être la clef pour m--nous permettre de tuer-éliminer le maître. Bien sûr je vais t'aider et tu passeras même pour celui qui aura accompli la tâche-mission que Kishrit nous a confié. Il faut juste que tu lui amène la tête de notre cible avec son étoile blanche sur le museau ou n'importe quelle autre vermine-rat qui lui ressemble. Je te laisserai même l'honneur-privilège de la choisir au mieux pour te montrer ma confiance-fiabilité. Et au moment fatidique-décisif, je viendrais pour frapper et nous serions libres-victorieux. Tu n'auras même pas à agir-te salir les pattes, à part pour peut-être-éventuellement nous faire gagner du temps pour achever la tâche-cible. Mon plan est génial-parfait n'est-ce pas? Alors en es-tu?"
Vilmikch garda le silence quelques secondes. Tout le poids de la mission reposait effectivement sur ses épaules, la réussite comme l'échec et ramener une tête de skaven à la fourrure noire allait être une tâche plus complexe qu'il n'y paraissait, ces dernier rejoignant si souvent les vermines de choc, à moins qu'il ne maquille le crâne de quelque esclave en espérant que la supercherie tienne assez longtemps, assez longtemps pour qu'il achève ses propre objectifs.
Alors, découvrant quelques-uns de ses crocs jaunis en un sourire malsain, Vilmikch serra silencieusement la patte de son rival-allié.
D'une façon ou d'une autre, toute cette histoire allait bientôt être réglée...
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Cette histoire ne pouvait être réglée qu’avec subtilité. Vilmikch décida une fois de plus d’infiltrer le camp Trekkit. Les tunnels étaient étroits, éclairés par des torches vacillantes qui projetaient des ombres dansantes sur les parois rugueuses. L'air était lourd de puanteur, un mélange nauséabond de pourriture, de fumées toxiques et de la sueur des innombrables créatures qui y vivaient. En s’enfonçant dans ce réseau labyrinthique, le Skaven constata que les murs étaient toujours aussi humides, suintant de moisissure et de fluides inconnus, renforçant l’atmosphère oppressante et délétère du lieu. Des racines tordues et des ossements broyés émergeaient du sol, révélant l'histoire sinistre et ancienne du terrier.
Partout, la corruption régnait en maître. La trahison était monnaie courante, les complots se tissaient dans l'ombre, et chaque homme-rat rêvait de s’élever par la ruse ou la force, par tous les moyens. Néanmoins, les êtres fragiles et insignifiants n’avaient pas le droit de rêver. Dans ce terrier, la vie était une lutte perpétuelle pour survivre dans un environnement où la cruauté, la dépravation et la souffrance étaient omniprésentes. Un environnement malsain qui excitait au plus au point le jeune assassin. Il semblait satisfait de ce qu’il voyait. Le camp n’avait pas perdu de son charme…
Mais ce qui intéressait surtout Vilmikch, c’étaient les esclaves. Après plusieurs heures d’observation dans les enclos du terrier, ce dernier remarqua que les esclaves étaient toujours en groupe et surveillés pour éviter qu'ils ne s'échappent. La nuit, ils dormaient en groupe et, bien sûr, toujours surveillés et enchaînés pour éviter le moindre problème de révolte. Les guerriers, quant à eux, n’étaient point nombreux mais représentaient tout de même un danger. Recourir à la force était sûrement synonyme de suicide.
De nombreux plans complexes tourbillonnaient dans sa petite tête, peut-être même un peu trop complexes. Il pensa d’abord à attirer les gardes en plaçant à leur portée des fragments de Malepierre. Cependant, la portée que demandait cette opération était beaucoup trop courte et les parois trop lisses pour s’y agripper. Vilmikch opta alors pour une solution plus simple : la corruption. Les négociations commencèrent entre l’un des gardes et le coureur et elles furent très rapides. Elles l’étaient toujours quand un fragment de Malepierre était proposé sur la table.
Désormais, accompagné d’un esclave aussi faible soit-il, le Skaven blanc chercha un endroit sûr pour l’éliminer. Sa victime ne cessait de tressailler de peur. Il essayait alors de le rassurer en lui susurrant des promesses en l’air afin que son musc de peur n’emplisse pas tous les tunnels mais en vain. Le rat enchaîné ne le croyait absolument pas. Mais c’était normal, il était un esclave…il devait avoir l’habitude.
Quelque temps plus tard, après lui avoir tranché la tête, Vilmikch trouva un endroit pour y cacher le corps de l’esclave. L’assassin se rendit dans les entassements d’ordures que laissait le clan Skryre à la fois pour y cacher le corps mais aussi pour « maquiller » la tête décapitée. Ce dernier plongea alors la tête de la victime dans le tas de détritus pour noircir son pelage. Ce n’était peut-être pas la meilleure solution mais la suie faisait tout de même l’affaire. Les poils devinrent sombres bien que gras.
Pendant qu’il recouvrait la tête dans un tissu qui était loin d’être en bon état, Vilmikck ne put s’empêcher de se demander s’il avait fait le bon choix. Plonger la tête d’un esclave décapité dans un tas d’ordures n’était pas vraiment une idée subtile…
Partout, la corruption régnait en maître. La trahison était monnaie courante, les complots se tissaient dans l'ombre, et chaque homme-rat rêvait de s’élever par la ruse ou la force, par tous les moyens. Néanmoins, les êtres fragiles et insignifiants n’avaient pas le droit de rêver. Dans ce terrier, la vie était une lutte perpétuelle pour survivre dans un environnement où la cruauté, la dépravation et la souffrance étaient omniprésentes. Un environnement malsain qui excitait au plus au point le jeune assassin. Il semblait satisfait de ce qu’il voyait. Le camp n’avait pas perdu de son charme…
Mais ce qui intéressait surtout Vilmikch, c’étaient les esclaves. Après plusieurs heures d’observation dans les enclos du terrier, ce dernier remarqua que les esclaves étaient toujours en groupe et surveillés pour éviter qu'ils ne s'échappent. La nuit, ils dormaient en groupe et, bien sûr, toujours surveillés et enchaînés pour éviter le moindre problème de révolte. Les guerriers, quant à eux, n’étaient point nombreux mais représentaient tout de même un danger. Recourir à la force était sûrement synonyme de suicide.
De nombreux plans complexes tourbillonnaient dans sa petite tête, peut-être même un peu trop complexes. Il pensa d’abord à attirer les gardes en plaçant à leur portée des fragments de Malepierre. Cependant, la portée que demandait cette opération était beaucoup trop courte et les parois trop lisses pour s’y agripper. Vilmikch opta alors pour une solution plus simple : la corruption. Les négociations commencèrent entre l’un des gardes et le coureur et elles furent très rapides. Elles l’étaient toujours quand un fragment de Malepierre était proposé sur la table.
Désormais, accompagné d’un esclave aussi faible soit-il, le Skaven blanc chercha un endroit sûr pour l’éliminer. Sa victime ne cessait de tressailler de peur. Il essayait alors de le rassurer en lui susurrant des promesses en l’air afin que son musc de peur n’emplisse pas tous les tunnels mais en vain. Le rat enchaîné ne le croyait absolument pas. Mais c’était normal, il était un esclave…il devait avoir l’habitude.
Quelque temps plus tard, après lui avoir tranché la tête, Vilmikch trouva un endroit pour y cacher le corps de l’esclave. L’assassin se rendit dans les entassements d’ordures que laissait le clan Skryre à la fois pour y cacher le corps mais aussi pour « maquiller » la tête décapitée. Ce dernier plongea alors la tête de la victime dans le tas de détritus pour noircir son pelage. Ce n’était peut-être pas la meilleure solution mais la suie faisait tout de même l’affaire. Les poils devinrent sombres bien que gras.
Pendant qu’il recouvrait la tête dans un tissu qui était loin d’être en bon état, Vilmikck ne put s’empêcher de se demander s’il avait fait le bon choix. Plonger la tête d’un esclave décapité dans un tas d’ordures n’était pas vraiment une idée subtile…
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Suite à l'échec de la méthode d'Eshin, et un retour aux grands classiques skavens que sont la corruption, le parjure et le meurtre, Vilmikch pouvait désormais contempler ses choix de vie, les pattes fermement plantées dans le fumier. Avait-il eu raison d'accepter la proposition de son rival? Aurait-il du continuer de travailler pour le technomage, ou au moins ne pas lui lancer au visage son pistolet de malepierre fraîchement obtenu? Et quant à l'apprenti, dont le nom n'était déjà plus qu'une trace brumeuse dans sa mémoire, était-ce le bon choix que de l'avoir trahi et assassiné?
Eh, probablement et puis ils n'avaient pas qu'à être si faibles, manipulables ou agaçants. Les skavens n'adhéraient jamais qu'à un seul principe, celui de leur propre survie. Et Vilmikch ne faisait pas exception à la règle. Donnant un dernier coup de patte dans la tête décapitée, il la sortit finalement de la fange et se lissa les moustaches de contentement. Ce n'était sans doute pas le meilleur plan qu'il ait pu mettre en oeuvre, ce qui était tout à fait normal après tout cette idée venait d'un autre et était donc (par définition) inférieure, mais cela devrait bien suffire pour faire illusion. En espérant que le garde corrompu ne répande pas de rumeur ou qu'il ne se fasse pas trahir ou pire, doubler par son partenaire-rival. Toujours est-il qu'il se dirigea, toujours par des chemins détournés vers la tanière de sa cible, son bientôt, du moins l'espérait-il, ancien maître.
-"On ne passe pas sans l'accord-autorisation du maître"
"Oui, pars-dégage petit rat"
Deux grands skavens se tenaient désormais face à Vilmikch et lui barraient la porte en croisant leurs hallebardes. Si aux yeux des esclaves, cette vision pouvait paraître impressionnant, le fait que les gardes aient été choisis pour leur fourrure claire et la forme même de leurs armes donnaient surtout le sentiment que l'assassin voulait se faire plus important qu'il ne l'était réellement. Toutefois, les deux solides skavens restaient un danger pour n'importe qui et Vilmikch du se résoudre à couiner, au milieu d'une série de flatteries et de menaces dissimulées, qu'il revenait d'une mission d'assassinat et que faire attendre le maître était une erreur qui allait leur coûter cher voire peut-être la vie si ils ne le laissaient pas passer au plus vite. L'effet fut pour le moins décevant, le garde de gauche haussant un sourcil sale tandis que celui de droite se permis même de ricaner aux mots de l'apprenti assassin, révélant des crocs certes jaunes et cariés, mais surtout particulièrement tranchants. Ce n'est finalement qu'en ouvrant le sac et laissant se répandre l'odeur pestilentielle de charogne et d'excréments que Vilmikch réussi a s'assurer le passage, même si il était difficile de dire si il s'agissait des effets de sa persuasion ou simplement de l'ignoble odeur. Toujours est-il qu'ils n'avaient pas regardé à deux fois quant à l'état de la tête et même alors, il avait bien pris soin de ne jamais révéler de quelle mission il pouvait bien parler.
Il entra, mi-marchant mi-sautillant dans le terrier de sa cible, sa proie, cherchant à se convaincre que le plan allait réussir et que ce n'était pas lui qui allait bientôt servir de nourriture aux esclaves. Sans même entrer dans la salle principale, l'odeur était déjà atrocement lourde, empuantissant l'air d'un mélange de boue, de mort et d'encens capiteux jeté comme à la hâte ensembles. Puis la fin du court boyau tortueux franchir une porte lourde, à peine dégauchie et bouffée de termites pour arriver dans l'antre proprement dite. Au sol, des tapis élimés et couverts de saleté, de détritus ou de sang, un petit tas de crânes sertis d'éclats de malepierre et ça et là, la roche nue comme s'obstinant à rester visible sous les immondices. De lourdes tentures griffées et déchirées par endroit recouvraient les murs, cachant sans nul doute l'accès à d'autres entrées tandis que vautré au milieu de la salle, sur un tas de coussins jetés pèle-mêle à même le sol se trouvait Kishrit, impérial et indolent, fumant ce qui semblait être de la poudre de malepierre. Du moins à première vue. Ses sens assaillis de toutes parts, Vilmikch ne pouvait être sûr de si il était seul ou de si son comparse se tenait dans l'ombre. Il allait falloir agir vite toutefois...
Eh, probablement et puis ils n'avaient pas qu'à être si faibles, manipulables ou agaçants. Les skavens n'adhéraient jamais qu'à un seul principe, celui de leur propre survie. Et Vilmikch ne faisait pas exception à la règle. Donnant un dernier coup de patte dans la tête décapitée, il la sortit finalement de la fange et se lissa les moustaches de contentement. Ce n'était sans doute pas le meilleur plan qu'il ait pu mettre en oeuvre, ce qui était tout à fait normal après tout cette idée venait d'un autre et était donc (par définition) inférieure, mais cela devrait bien suffire pour faire illusion. En espérant que le garde corrompu ne répande pas de rumeur ou qu'il ne se fasse pas trahir ou pire, doubler par son partenaire-rival. Toujours est-il qu'il se dirigea, toujours par des chemins détournés vers la tanière de sa cible, son bientôt, du moins l'espérait-il, ancien maître.
-"On ne passe pas sans l'accord-autorisation du maître"
"Oui, pars-dégage petit rat"
Deux grands skavens se tenaient désormais face à Vilmikch et lui barraient la porte en croisant leurs hallebardes. Si aux yeux des esclaves, cette vision pouvait paraître impressionnant, le fait que les gardes aient été choisis pour leur fourrure claire et la forme même de leurs armes donnaient surtout le sentiment que l'assassin voulait se faire plus important qu'il ne l'était réellement. Toutefois, les deux solides skavens restaient un danger pour n'importe qui et Vilmikch du se résoudre à couiner, au milieu d'une série de flatteries et de menaces dissimulées, qu'il revenait d'une mission d'assassinat et que faire attendre le maître était une erreur qui allait leur coûter cher voire peut-être la vie si ils ne le laissaient pas passer au plus vite. L'effet fut pour le moins décevant, le garde de gauche haussant un sourcil sale tandis que celui de droite se permis même de ricaner aux mots de l'apprenti assassin, révélant des crocs certes jaunes et cariés, mais surtout particulièrement tranchants. Ce n'est finalement qu'en ouvrant le sac et laissant se répandre l'odeur pestilentielle de charogne et d'excréments que Vilmikch réussi a s'assurer le passage, même si il était difficile de dire si il s'agissait des effets de sa persuasion ou simplement de l'ignoble odeur. Toujours est-il qu'ils n'avaient pas regardé à deux fois quant à l'état de la tête et même alors, il avait bien pris soin de ne jamais révéler de quelle mission il pouvait bien parler.
Il entra, mi-marchant mi-sautillant dans le terrier de sa cible, sa proie, cherchant à se convaincre que le plan allait réussir et que ce n'était pas lui qui allait bientôt servir de nourriture aux esclaves. Sans même entrer dans la salle principale, l'odeur était déjà atrocement lourde, empuantissant l'air d'un mélange de boue, de mort et d'encens capiteux jeté comme à la hâte ensembles. Puis la fin du court boyau tortueux franchir une porte lourde, à peine dégauchie et bouffée de termites pour arriver dans l'antre proprement dite. Au sol, des tapis élimés et couverts de saleté, de détritus ou de sang, un petit tas de crânes sertis d'éclats de malepierre et ça et là, la roche nue comme s'obstinant à rester visible sous les immondices. De lourdes tentures griffées et déchirées par endroit recouvraient les murs, cachant sans nul doute l'accès à d'autres entrées tandis que vautré au milieu de la salle, sur un tas de coussins jetés pèle-mêle à même le sol se trouvait Kishrit, impérial et indolent, fumant ce qui semblait être de la poudre de malepierre. Du moins à première vue. Ses sens assaillis de toutes parts, Vilmikch ne pouvait être sûr de si il était seul ou de si son comparse se tenait dans l'ombre. Il allait falloir agir vite toutefois...
- Vilmikch La Lame Blanche
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
Vilmikch se déplaçait prudemment dans le terrier de son maître. L’endroit était particulièrement sombre, crasseux et sinistre. Le repaire était relié à de rares passages étroits et tortueux, dont certains secrets, creusés à la hâte dans la roche. Les murs étaient suintants et couverts de moisissures, témoignant de l'humidité constante. L'air y était lourd et imprégné d'une odeur nauséabonde, mélange de décomposition, de sang séché et de poison. Le cœur du terrier était une petite pièce seulement éclairée par des braséros flamboyants et des champignons luminescents qui diffusaient une lueur verdâtre et inquiétante. Au centre de la pièce se trouvait une table grossièrement taillée dans laquelle sont enfoncées diverses dagues, seringues empoisonnées, fioles de substances toxiques, et autres instruments de mort. Les murs étaient tapissés de cartes, de croquis de cibles, de listes de victimes et de plans complexes, griffonnés de la patte tremblante du Skaven. Plus l’apprenti avançait et plus son museau frémissait de dégout. Il n’avait pas besoin de voir pour savoir qu’il existait des cachettes dissimulées dans ce trou à rat, contenant des provisions macabres. Ce dernier pouvait sentir le succulent fumet de la chair décomposée, les effluves acides émanant des potions empoisonnées, ou encore l’odeur métallique de reliques sûrement volées. Le terrier, à l'image de son occupant, était conçu pour le meurtre, la furtivité et la survie dans ce monde si impitoyable.
Et d’ailleurs, ce fameux occupant se tenait face à lui, assis sur ce qu’on pouvait considérer comme son trône. Kishrit, surpris de l’arrivée de l’apprenti, lui lança un regard à la fois hautain et inquisiteur. Vilmikch, quant à lui, essayait de garder son sang-froid malgré la peur qui lui rongeait les entrailles. Sa cible ne devait en aucun cas ressentir sa nervosité. Le coureur d’égout avait l’air avachi voire faible mais le rat blanc savait que ce n’était qu’une simple impression. Il ne commettrait jamais l’erreur de le sous-estimer. Vilmikch commença alors à s’avancer lentement avant de s’incliner humblement devant son maître, la truffe touchant le sol.
« Bien le bonjour Ô grand-merveilleux Kishrit ! Vous semblez être toujours aussi fort-puissant."
Le Skaven-assassin ne lui répondit pas. Il se contenta de le fixer tout en lissant une moustache. Mais il ne s’était pas jeté sur lui…c’était déjà ça. Cependant, le raton devait se montrer plus convaincant.
« O Grand Kishrit. Je me tiens devant vous-ici pour vous amener ce vous vouliez-désiriez. Le Grand Rat Cornu m'a aidé dans cette mission-quête. La tête est très amochée-abîmée mais vous n'avez pas précisé la qualité… Grace à votre ruse-intelligence, vos ennemis-adversaires vous craignent ! »
Cette fois-ci, Kishrit ne resta pas dans le silence, préférant tendre les oreilles.
« Ce que je désire-veux ? Alors dis-moi que m'as-tu apporté ?
- Je vous ai apporté la tête-face de Merkit. Nous nous sommes battus dans un endroit sale-mauvais. Me promettez-vous les jouets-cadeaux promis ? »
Mais Vilmikch regretta aussitôt ses paroles. Les petits yeux rouges de son maître lancèrent des éclairs et sa fourrure doubla de volume. Le silence régnait dans le terrier, seulement interrompu par les grincements de dents de Kishrit.
« Tu oses venir-te présenter devant moi et me réclamer des récompenses-biens ?! Je devrais-vais t'arracher la langue pour parler-couiner ainsi ! »
Une seule question avait suffi pour rendre la situation tendue. Le raton pâle ne savait plus quoi faire… Il regarda discrètement autour lui, huma les effluves qui stagnaient autour de lui mais en vain…il ne pouvait s’assurer de la présence de son cher compère. Devait-il garder espoir et essayer de temporiser, attaquer l’assassin par surprise ou simplement fuir dignement ?
« Ne pensez-réfléchissez pas ainsi. Je suis votre ami-subordonné. Dans ce monde de traîtres-menteurs acceptez les excuses d'un rat aussi faible-fragile que moi.
- Ami ? Tu n'es qu'un rat, un apprenti, à peine différent d'un esclave et tu te prétendrais mon égal-ami ?
- Je le suis plus que les rats-souris qui vous surveillent. Je connais des assassins-espions qui veulent-souhaitent votre mort. Voulez-vous vraiment tuer un simple apprenti-esclave qui peut vous offrir des informations-renseignements plus importantes que cette tête ? Je considère que vous êtes aussi sage-intelligent que le Grand Rat Cornu lui-même !
- La tête de Merkit ? Tu parles et parles mais ne montres rien ! Tu prétends connaître mes ennemis-rivaux ? Ah ! Crois-penses-tu que j'ignore que tu en fasses partie ! »
Le raton n’avait plus le choix désormais ; il se devait d’assumer son acte. Malgré le fait qu’un étonnant sentiment de fougue naissait en lui, ce dernier ne put s’empêcher de demander de l’aide au Grand Rat Cornu. Il lança alors le sac au milieu du terrier en profita pour s’armer en saisissant l’une de ses dagues.
Par ailleurs, il ne fallut pas longtemps pour que son dieu funeste entende sa demande. Or, la divinité cornue détestait au plus haut point les supplications de ses enfants. Et Vilmikch reçut une énième humiliation…
« Crois-tu que Kishrit le Grand va s'abaisser à venir chercher un tête tranchée ? Présente-la dignement-fièrement ! »
Cette fois-ci, l’apprenti-assassin ne put se retenir de cracher de frustration. Il devait reconnaître que parfois les dagues pouvaient se montrer plus efficaces que les mots. Celui-ci jeta alors le sac en direction de Kishrit et profita de l’effet de surprise pour lancer un fumigène. Il ne fallut attendre que quelques secondes pour que la fumée blanchâtre remplisse entièrement le terrier. La vision de Vilmikch se troubla au point qu’il ne pouvait s’orienter qu’à l’aide de son ouïe et de son odorat. Tout ce qu’il pouvait voir, c’était la tête décapitée, roulant jusqu’à ses pieds, transpercée par une dague. Le rat blanc ne pouvait ignorer les réflexes remarquables de son ennemi.
Alors que l’apprenti s’apprêtait à fuir, il entendit Kishrit tousser à s’en arracher les poumons ainsi qu’un autre Skaven. A présent, Vilmikch en était sûr : son compère était tout proche. Mais sa présence ne devait en aucun cas changer son plan. Si sa cible était dans une mauvaise passe, le raton l’était tout autant. Il savait pertinemment que se jeter sur ce dernier était loin d’être la meilleure solution. Selon lui, lancer un objet chimique instable aux effets inconnus semblait être une bien meilleure idée. Il alluma alors la mèche de l’étrange boule à l’aide d’un braséro et la lança sans vergogne en direction de Kishrit. Cependant, quand l’objet s’écrasa sur le sol, il ne provoqua pas une énorme explosion mais plutôt un immense flash de lumière blanche. Tous les rats présents dans le terrier furent aussitôt aveuglés par cet éclat lumineux. Vilmikch, qui s’était alors mis à l’écart, fut aveuglé moins longtemps que les autres assassins. Celui-ci attendit alors quelques secondes pour retrouver la vue puis pour se jeter tête la première sur sa cible. Il bondit en avant avec une rapidité fulgurante, visant la gorge de Kishrit. Ce dernier, plus rusé, anticipa l'attaque et se jeta sur le côté, évitant de justesse les griffes de son adversaire. Mais à peine eut-il esquivé qu'un éclair de douleur lui traversa le dos. Rerkart, jusqu’alors dissimulé dans l'ombre, et lui planta un surin dans les côtes, un sourire mauvais aux lèvres.
Grimaçant de douleur, Kishrit réagit avec la rage du désespoir. Sa dague crissa en rencontrant la chair de Vilmikch, lui arrachant un cri aigu de souffrance. Le combat devint un échange frénétique de coups, le sang coulant à flots sur le sol humide. Soudain, Rerkart se prépara à achever Kishrit d'un coup de poignard fatal. Mais Kishrit, animé par une volonté de survie désespérée, parvint à lire son mouvement et esquiva l'attaque d'un bond agile. Le poignard de du compère siffla dans l'air, ne rencontrant que le vide, tandis que le coureur d’égout recula, prêt à riposter à la prochaine attaque.
Vilmikch voulait aider son cher camarade mais il savait que les gardes allaient bientôt arriver. Bon rat qu’il était, ce dernier ne prévint pas Rerkart et disparut dans l’ombre. Le Skaven blanc laissa alors le destin de ces rat insignifiants entre les pattes du Grand Rat Cornu…
Et d’ailleurs, ce fameux occupant se tenait face à lui, assis sur ce qu’on pouvait considérer comme son trône. Kishrit, surpris de l’arrivée de l’apprenti, lui lança un regard à la fois hautain et inquisiteur. Vilmikch, quant à lui, essayait de garder son sang-froid malgré la peur qui lui rongeait les entrailles. Sa cible ne devait en aucun cas ressentir sa nervosité. Le coureur d’égout avait l’air avachi voire faible mais le rat blanc savait que ce n’était qu’une simple impression. Il ne commettrait jamais l’erreur de le sous-estimer. Vilmikch commença alors à s’avancer lentement avant de s’incliner humblement devant son maître, la truffe touchant le sol.
« Bien le bonjour Ô grand-merveilleux Kishrit ! Vous semblez être toujours aussi fort-puissant."
Le Skaven-assassin ne lui répondit pas. Il se contenta de le fixer tout en lissant une moustache. Mais il ne s’était pas jeté sur lui…c’était déjà ça. Cependant, le raton devait se montrer plus convaincant.
« O Grand Kishrit. Je me tiens devant vous-ici pour vous amener ce vous vouliez-désiriez. Le Grand Rat Cornu m'a aidé dans cette mission-quête. La tête est très amochée-abîmée mais vous n'avez pas précisé la qualité… Grace à votre ruse-intelligence, vos ennemis-adversaires vous craignent ! »
Cette fois-ci, Kishrit ne resta pas dans le silence, préférant tendre les oreilles.
« Ce que je désire-veux ? Alors dis-moi que m'as-tu apporté ?
- Je vous ai apporté la tête-face de Merkit. Nous nous sommes battus dans un endroit sale-mauvais. Me promettez-vous les jouets-cadeaux promis ? »
Mais Vilmikch regretta aussitôt ses paroles. Les petits yeux rouges de son maître lancèrent des éclairs et sa fourrure doubla de volume. Le silence régnait dans le terrier, seulement interrompu par les grincements de dents de Kishrit.
« Tu oses venir-te présenter devant moi et me réclamer des récompenses-biens ?! Je devrais-vais t'arracher la langue pour parler-couiner ainsi ! »
Une seule question avait suffi pour rendre la situation tendue. Le raton pâle ne savait plus quoi faire… Il regarda discrètement autour lui, huma les effluves qui stagnaient autour de lui mais en vain…il ne pouvait s’assurer de la présence de son cher compère. Devait-il garder espoir et essayer de temporiser, attaquer l’assassin par surprise ou simplement fuir dignement ?
« Ne pensez-réfléchissez pas ainsi. Je suis votre ami-subordonné. Dans ce monde de traîtres-menteurs acceptez les excuses d'un rat aussi faible-fragile que moi.
- Ami ? Tu n'es qu'un rat, un apprenti, à peine différent d'un esclave et tu te prétendrais mon égal-ami ?
- Je le suis plus que les rats-souris qui vous surveillent. Je connais des assassins-espions qui veulent-souhaitent votre mort. Voulez-vous vraiment tuer un simple apprenti-esclave qui peut vous offrir des informations-renseignements plus importantes que cette tête ? Je considère que vous êtes aussi sage-intelligent que le Grand Rat Cornu lui-même !
- La tête de Merkit ? Tu parles et parles mais ne montres rien ! Tu prétends connaître mes ennemis-rivaux ? Ah ! Crois-penses-tu que j'ignore que tu en fasses partie ! »
Le raton n’avait plus le choix désormais ; il se devait d’assumer son acte. Malgré le fait qu’un étonnant sentiment de fougue naissait en lui, ce dernier ne put s’empêcher de demander de l’aide au Grand Rat Cornu. Il lança alors le sac au milieu du terrier en profita pour s’armer en saisissant l’une de ses dagues.
Par ailleurs, il ne fallut pas longtemps pour que son dieu funeste entende sa demande. Or, la divinité cornue détestait au plus haut point les supplications de ses enfants. Et Vilmikch reçut une énième humiliation…
« Crois-tu que Kishrit le Grand va s'abaisser à venir chercher un tête tranchée ? Présente-la dignement-fièrement ! »
Cette fois-ci, l’apprenti-assassin ne put se retenir de cracher de frustration. Il devait reconnaître que parfois les dagues pouvaient se montrer plus efficaces que les mots. Celui-ci jeta alors le sac en direction de Kishrit et profita de l’effet de surprise pour lancer un fumigène. Il ne fallut attendre que quelques secondes pour que la fumée blanchâtre remplisse entièrement le terrier. La vision de Vilmikch se troubla au point qu’il ne pouvait s’orienter qu’à l’aide de son ouïe et de son odorat. Tout ce qu’il pouvait voir, c’était la tête décapitée, roulant jusqu’à ses pieds, transpercée par une dague. Le rat blanc ne pouvait ignorer les réflexes remarquables de son ennemi.
Alors que l’apprenti s’apprêtait à fuir, il entendit Kishrit tousser à s’en arracher les poumons ainsi qu’un autre Skaven. A présent, Vilmikch en était sûr : son compère était tout proche. Mais sa présence ne devait en aucun cas changer son plan. Si sa cible était dans une mauvaise passe, le raton l’était tout autant. Il savait pertinemment que se jeter sur ce dernier était loin d’être la meilleure solution. Selon lui, lancer un objet chimique instable aux effets inconnus semblait être une bien meilleure idée. Il alluma alors la mèche de l’étrange boule à l’aide d’un braséro et la lança sans vergogne en direction de Kishrit. Cependant, quand l’objet s’écrasa sur le sol, il ne provoqua pas une énorme explosion mais plutôt un immense flash de lumière blanche. Tous les rats présents dans le terrier furent aussitôt aveuglés par cet éclat lumineux. Vilmikch, qui s’était alors mis à l’écart, fut aveuglé moins longtemps que les autres assassins. Celui-ci attendit alors quelques secondes pour retrouver la vue puis pour se jeter tête la première sur sa cible. Il bondit en avant avec une rapidité fulgurante, visant la gorge de Kishrit. Ce dernier, plus rusé, anticipa l'attaque et se jeta sur le côté, évitant de justesse les griffes de son adversaire. Mais à peine eut-il esquivé qu'un éclair de douleur lui traversa le dos. Rerkart, jusqu’alors dissimulé dans l'ombre, et lui planta un surin dans les côtes, un sourire mauvais aux lèvres.
Grimaçant de douleur, Kishrit réagit avec la rage du désespoir. Sa dague crissa en rencontrant la chair de Vilmikch, lui arrachant un cri aigu de souffrance. Le combat devint un échange frénétique de coups, le sang coulant à flots sur le sol humide. Soudain, Rerkart se prépara à achever Kishrit d'un coup de poignard fatal. Mais Kishrit, animé par une volonté de survie désespérée, parvint à lire son mouvement et esquiva l'attaque d'un bond agile. Le poignard de du compère siffla dans l'air, ne rencontrant que le vide, tandis que le coureur d’égout recula, prêt à riposter à la prochaine attaque.
Vilmikch voulait aider son cher camarade mais il savait que les gardes allaient bientôt arriver. Bon rat qu’il était, ce dernier ne prévint pas Rerkart et disparut dans l’ombre. Le Skaven blanc laissa alors le destin de ces rat insignifiants entre les pattes du Grand Rat Cornu…
"Eshin voit-Eshin écoute...Gloire au Grand Rat Cornu ! Gloire au Maître du Meurtre ! "
- [MJ] Bugman
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Re: [Vilmikch] Quand le chat n'est pas là...
C’était l’histoire d’un jeune humain des royaumes du sud et de deux fourmilières dans une jarre de verre appartenant à son père explorateur, une histoire banale de cruauté enfantine. L’enfant secouait la jarre et se riait sans cesse des conflits meurtriers que les trémors provoquaient entre les deux colonies. Chaque jour il se gaussait et les fourmis s’affrontaient, redoublant de violence. Chaque jour il agitait la jarre un peu plus fort et chaque jour il regardait fasciné et supérieur ce qu’il voyait comme l’idiotie des insectes. Jusqu’au jour où il secoua la jarre une fois de trop. Un simple hasard du destin ou un excès de force nourri par une soif de sang inhérente, l’histoire ne le dit pas, toujours est-il que la jarre bascula et se brisa au sol. L’histoire s’arrêta là car les insectes jusqu’ici malmenés venaient de la lointaine Lustrie et leur violence une fois de plus aiguisée trouva une autre proie sur laquelle se rassasier.
À peine quelques jours s’étaient écoulés depuis son expédition malheureuse dans le terrier de son maître. Vilmikch était un grand skaven, pas un de ces pitoyables esclaves ou, pire encore, un chose-homme mais il devait bien l’admettre. Le plan de Rerkat n’était finalement pas très différent de son porteur: impressionnant mais aussi faible et plein de trous. L’apprenti n’avait aucune nouvelle de si ce dernier avait survécu et à vrai dire, il lui souhaitait bien de brûler sous le regard du Rat Cornu (que son nom soit treize fois loué). Le jeune rat n’était d’ailleurs quasiment pas sorti de sa tanière pour panser ses plaies au mieux mais le peu qu’il avait glané ça et là, la colonie était particulièrement active.
Kishrit n’avait pas reparu non plus et il se murmurait dans les ombres qu’il serait mort empoisonné, maudissant les traîtres à la solde de Merkit mais aucun cadavre n’a été pour l’instant remarqué et plusieurs skavens influents ont mystérieusement disparu. Dans le même temps, Merkit avait lui aussi amorcé ses manœuvres et plusieurs repaires sont tombés sous sa coupe, certains relativement pacifiquement tandis que pour d’autres, les esclaves avaient rarement aussi bien mangé. Même ceux de Skryre s’étaient joints à la fête, vendant ça et là des armes aux différents belligérants. Et si il n’y avait pas de vainqueur clair dans ce marasme de violence, le perdant, lui, était tout désigné. Eshin n’avait jamais été le clan avec le plus de membres pour commencer et beaucoup de leur influence reposait sur leur réputation, du moins celle de leurs éléments visibles. Entre une disparition soudaine de leur chef et un assaut presque simultané, la plupart des apprentis assassins s’étaient réfugiés dans la clandestinité, pour échapper aux représailles comme aux opportunistes.
À défaut d’avoir pu s’élever dans la hiérarchie de son clan, Vilmikch avait manifestement réussi à détruire quelques barreaux de l’échelle et même si ces petites guerres civiles étaient monnaie courante dans l’empire souterrain, rares étaient ceux qui les lançaient dès le début contre leur propre pouvoir…
À peine quelques jours s’étaient écoulés depuis son expédition malheureuse dans le terrier de son maître. Vilmikch était un grand skaven, pas un de ces pitoyables esclaves ou, pire encore, un chose-homme mais il devait bien l’admettre. Le plan de Rerkat n’était finalement pas très différent de son porteur: impressionnant mais aussi faible et plein de trous. L’apprenti n’avait aucune nouvelle de si ce dernier avait survécu et à vrai dire, il lui souhaitait bien de brûler sous le regard du Rat Cornu (que son nom soit treize fois loué). Le jeune rat n’était d’ailleurs quasiment pas sorti de sa tanière pour panser ses plaies au mieux mais le peu qu’il avait glané ça et là, la colonie était particulièrement active.
Kishrit n’avait pas reparu non plus et il se murmurait dans les ombres qu’il serait mort empoisonné, maudissant les traîtres à la solde de Merkit mais aucun cadavre n’a été pour l’instant remarqué et plusieurs skavens influents ont mystérieusement disparu. Dans le même temps, Merkit avait lui aussi amorcé ses manœuvres et plusieurs repaires sont tombés sous sa coupe, certains relativement pacifiquement tandis que pour d’autres, les esclaves avaient rarement aussi bien mangé. Même ceux de Skryre s’étaient joints à la fête, vendant ça et là des armes aux différents belligérants. Et si il n’y avait pas de vainqueur clair dans ce marasme de violence, le perdant, lui, était tout désigné. Eshin n’avait jamais été le clan avec le plus de membres pour commencer et beaucoup de leur influence reposait sur leur réputation, du moins celle de leurs éléments visibles. Entre une disparition soudaine de leur chef et un assaut presque simultané, la plupart des apprentis assassins s’étaient réfugiés dans la clandestinité, pour échapper aux représailles comme aux opportunistes.
À défaut d’avoir pu s’élever dans la hiérarchie de son clan, Vilmikch avait manifestement réussi à détruire quelques barreaux de l’échelle et même si ces petites guerres civiles étaient monnaie courante dans l’empire souterrain, rares étaient ceux qui les lançaient dès le début contre leur propre pouvoir…