"Nombreux sont ceux qui croient que le culte de la Mère a disparu il y a bien longtemps. Ils ont grand tort. Les grandes familles de mon culte ne sont pas les seules à perpétuer Ses traditions ; la faucille est également portée par d’autres, mais pour la plupart ils se dissimulent loin des yeux trop inquisiteurs. Avant de fonder notre ordre, Teclis vint visiter nos grands bosquets. En focalisant Ghyran, il activa les pierres gardiennes que nous pensions avoir été érigées par nos ancêtres et il nous montra ce qu’étaient réellement nos «Oghams » : une création de la race aînée, des Asurs, des elfes. Nous l’observâmes, les yeux écarquillés, tandis que Teclis nous expliquait la nature de la foi, de la magie et de Hoeth, le dieu qu’il vénérait plus particulièrement. Parmi nous, certains se défiaient de ses manières étrangères. En fait, un bon tiers des familles druidiques refusèrent obstinément d’écouter ses enseignements, ne voulant pas croire en sa « vérité » et elles s’enfuirent dans les profondeurs des forêts ténébreuses, à l’instar des tribus préhistoriques des anciens temps. Mais ceux qui restèrent finirent par comprendre à force de l’écouter.
Peu après, l’Ordre de Jade des Collèges de Magie fut officiellement fondé et nous étions du nombre. Nos croyances ne changèrent pas (en vérité nous pratiquons toujours l’ancienne religion), mais nous les avons comprises pour ce qu’elles sont : un reflet déformé de la réalité. Depuis, notre rôle de gardiens de la nature nous a permis d’entrer en contact avec de nombreux autres individus convaincus, eux aussi, d’être des enfants des Belthani. Ils sont tous dans l’erreur, comme nous l’avons été avant eux, j’en suis bien convaincu."
(paroles de Erowin Grunfeld, Magister druide de l'Ordre de Jade)
De ces citations, on peut estimer que certains druides sont les membres du collège de Jade, mais qu'il en reste qui ne sont que de simples prêtres.Ces stèles dépeignent une société d’une complexité étonnante, gouvernée par des prêtres appelés « druides ». Les gravures évoquent des tribus humaines qui se seraient enfuies vers le bassin du Reik, chassées par une menace étrangère dont la nature n’est pas précisée. Il est particulièrement intéressant de noter à quel point leur religion paraît sophistiquée, particulièrement si l’on considère le mode de vie primitif de ces tribus. Sur les treize stèles, sept sont consacrées aux rites religieux. Il paraît évident qu’ils utilisaient, et ont probablement érigé, bon nombre des oghams et cercles de pierres que l’on trouve disséminés sur les territoires de notre Empire si fascinant et qu’ils vénéraient une divinité dont nous traduisons aujourd’hui le nom par « la Mère » : une déesse de la fertilité et de la
création. Ils semblaient également avoir compris le cycle des saisons et celui des corps célestes car un très grand nombre de leurs cercles de pierres sont disposés suivant un alignement destiné à en marquer le passage. Par conséquent, on peut supposer qu’ils célébraient les mêmes équinoxes que nous aujourd’hui. Toutefois, deux stèles paraissent faire allusion à des rituels d’une nature plus obscure, exigeant peut-être des sacrifices humains, l’intervention d’esprits de la nature et, comme le prétendent certains spécialistes de l’antiquité, peut-être aussi celles des esclaves des Dieux Sombres eux-mêmes : les démons.
Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord sur Albion. Il s'agit là-bas d'oracles vénérant les Anciens.








