Sur les pas d'Aldric

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

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[MJ] Sireus
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Re: Sur les pas d'Aldric

Message par [MJ] Sireus »

Lhyn se laissa tomber à l'ombre d'un vieil arbre, la douleur était insupportable et elle eut un haut le cœur, pressant ses mains contre sa plaie, elle ne put qu'assister impuissante à la vue de son sang giclant entre ses doigts, la réalité se fit plus confuse, les sons plus distants, a travers le flot de larmes qui s'écoulaient de ses yeux, elle vit une forme courant vers elle, arrachant des lambeaux à ses vêtements et qui se précipita à ses côtés.

"- Fait moi confiance Lhyn, je dois bander la plaie tout de suite ... Surtout ne bouge pas. "

Perdant connaissance, Lhyn quitta son corps pour plonger dans un demi-sommeil, frontière entre la vie et la mort.

Courant entre les arbres, Lhyn pouvait sentir le vent dans ses cheveux, c'était une journée magnifique, la forêt rayonnait de vie, chaque plante était parfaitement à sa place dans cet environnement préservé de toute corruption extérieure, traversant une clairière, la jeune enfant âgée de tout juste 15 ans se laissa tomber sur l'herbe verte. Brusquement, tout devint silencieux, se relevant rapidement, Lhyn scruta la lisère des bois, plus aucun bruit ne troublait le silence absolu qui régnait désormais. De sombres nuages obscurcirent un ciel qui se teintant de rouge sembla s'embraser, l'enfant recula lentement, terrorisé puis trébucha sur quelque chose, s'affalant lourdement, elle rampa dans l'herbe, devenue telle une forêt de serpents dressés par milliers vers le ciel, menaçants de la mordre, escaladant ce qui semblait être un rocher, elle vit les arbres prendre des formes abjectes, se tordant en tout sens, s'élevant vers le ciel embrasé, murmurant des phrases dans une langue inconnue. Elle chercha à prendre de la hauteur, mais son refuge de fortune était le cadavre d'un homme. Le sol sembla s'ouvrir sous elle. Lhyn hurla.


"- Allez ! Bat toi ! Je sais que tu es plus forte que ca. Tu n'es pas n'importe qui Lhyn ! "

Aldric était paniqué, son amie se laissait lentement dépérir, la vie la quittait lentement, la plaie commençait à s'infecter, les viscères étaient peut être percées.

Lhyn se laissa tomber sur le côté.
Elle chutait encore et encore, le vent sifflait à ses oreilles, cela faisait peut être des jours qu'elle se trouvait dans cet état, sa folle descente fut brutalement interrompue par une vaste masse d'eau, nageant vers la surface, Lhyn sortit hors de l'eau, nageant vers le bord, elle escalada un petit promontoire, une main la saisie, levant les yeux vers l'apparition, la jeune Elfe fut immédiatement rassurée, une magnifique femme se tenait au dessus d'elle, c'était sa mère.
"Allez Lhyn, tu as assez joué, il faut rentrer à la maison maintenant, suis moi"


"Accroche toi Lhyn, ne meurt pas !"



"Viens, Lhyn, il faut rentrer"

Sa mère se dirigea vers une caverne étincelante, Lhyn remarqua que sa robe était maculée de sang.
"Nous t'attendions depuis si longtemps ton père et moi, nous allons enfin être réunis"
"Aldric !"

"Bois ça, ça va t'aider"
lui chuchota Aldric en pressant une sorte de bol à ses lèvres, la mixture était tiède et amère, une douce sensation d'apaisement traversa son corps meurtris.
"- Repose toi, Lhyn, je veille. "


Lhyn replongea dans l'inconscience.

Elle se trouvait dans une cave au côté d'Eoweinn, celui-ci paraissait de plus en plus inquiet au fur et à mesure qu'ils descendaient les marches, le vaste sous-sol était jonché de débris divers, ça aurait pu être n'importe quelle cave abandonnée mais quelque chose clochait. Les deux Elfes se sentaient observés, chaque objet du décors, chaque mur, chaque meuble, chaque brique semblait posséder une paire d'yeux transperçant les intrus du regard. Détournant le regard, Lhyn lança un regard à son compagnon, il était blême, le regard vide, serrant sa lance fermement dans ses mains crispées par la peur. Pourtant de quoi avoir peur? La pièce semblait vide de toute forme de vie autre que les deux combattants. Mais Lhyn pouvait le sentir, ils n'étaient pas seul, une autre entité se trouvait a proximité, ancienne, infiniment puissante mais semblant incapable d'exprimer cette puissance. Se retournant vers la trappe par laquelle ils étaient entrés, elle fut troublée, le sombre escalier semblait vibrer, onduler lentement, comme animé par une volonté propre. Un Drap remua sur le sol, les deux Elfes brandirent leurs lances, s'approchant doucement, prêts à occire tout adversaire assez fou pour les défier. Saisissant la couverture d'une main, Eoweinn la tira vers lui découvrant l'homme prostré qui s'abritait dessous. Un vieil homme mince, le visage émacié, défiguré par une récente brulure sur tout le côté droit du visage. Le vieil homme semblait paniquer, il déblatéra un flot incohérent de paroles puis ce fut le néant, un flash bleu, un choc, elle était plaquée contre le mur au fond de la pièce, à la place de l'homme se trouvait un puits vers l'infini, Lhyn ne put s'empêcher de regarder, fascinée. Son âme fut mise à nue, des voix multiples, tantôt sensuelles, tantôt terrifiantes lui promirent de satisfaire ses fantasmes les plus profonds, les plus inavouables, sa conscience sembla se distordre, se déchirer, s'émietter en des millions de particules que se disputaient des démons grotesques.
Au milieux de ce chaos se tenait une immense forme aillée, sa tête était celle d'un oiseau, son corps ressemblait vaguement à celui d'un homme, sa couleur changeait constamment, passant du blanc le plus étincelant au noir absolu en passant par toute la gamme chromatique. A l'inverse ses yeux étaient d'un noir absolu, pire, ils étaient le néant, la mort...


Lhyn se réveilla en sursaut, le front couvert de sueur, la douleur revint là où la lame avait entaillé sa chair. Tout était silence, seul la respiration du cheval se faisait entendre ainsi que le crépitement du feu. Aldric se tenait là, debout, superbe, invincible, montant la garde, infatigable. Il lui apprit que ca faisait deux jours qu'elle dormait, qu'il était parvenu à la stabiliser mais qu'elle avait frôlé la mort.
Lhyn se leva et fit le tours du campement. Ils partiraient le lendemain, continueraient leur route vers Mousillon, passant par Mayenne d'ici une demi-douzaine de jours.

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Lhyn
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Message par Lhyn »

Je mis un morceau d'étoffe sur ma tête pour qu'on ne voit pas mes oreilles ou mon visage. Le bout de la lance masquée elle aussi, je prévenais Aldric que monter à cheval ne serait pas une bonne idée, il valait mieux que je marche.

Nous reprîmes donc la route ainsi, je m'efforçais de garder un pas à la hauteur de celui de mon comparse.

Tu m'as veillé. Merci de m'avoir sauvé la vie, je n'aurais pas pu le faire pour toi, je ne connais rien aux premiers soins... J'aurais du savoir... Aldric je crois que mon père et tous ceux de mon bosquet son morts. Comment lui raconter ce que j'avais vu ? Etait-ce un souvenir ou le fruit de mon imagination. J'hésitais, laissant entre nous un silence évocateur.

Je me décidais : Je ne sais pas si j'ai fait un cauchemar ou si c'était un souvenir... Non ça doit être un cauchemar. Je voulais plus que tout m'en convaincre. Des horreurs pareils ne pouvaient exister. C'était plus facile de raconter un cauchemar et j'en avais besoin, besoin autant que de me remettre pour recommencer à me battre.

Il y avait une créature qui n'était pas naturelle, une sorte d'humanoïde ailé à tête d'oiseau... Je n'avais jamais fait de tels ... rêves. C'était salissant, tout mon esprit était révolté de ce que j'avais pu ressentir dans ce cauchemar, ça ne pouvait pas venir de moi, je n'étais pas comme cela, j'en étais sure, mais comment quelque chose pouvait entrer dans mes rêves.

Quand tu seras arrivé chez toi tu seras en sécurité, n'est-ce pas ?
S'il était en sécurité je pourrais partir, trouver ce qu'était ce cauchemar.

Oh Loec ! Fait que ça en soit un, une telle créature ne peut exister...
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Lhyn Siffalia Ness Tal Sedrin, Danseur de guerre
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Aldric

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Message par Aldric »

Aldric écouta attentivement les révélations de Lhyn. Bien que ces "cauchemars " Ne l'étonnait qu'a moitié. Il l'avait vu et entendu délirer durant sa fièvre après ses blessures.

Il écouta ses doutes, ses peurs, ses cauchemars. Cela faisait partie de son devoir. Puis enfin, il laissa un léger moment de silence. Avant de reprendre.

"- Ces créatures ne sont que le fruits de ton imagination. Elle ne te feront pas de mal si tu ne les craint pas. "
Fit il d'un ton rassurant. Et lorsque qu'il lui demanda, si il serait en sécurité une fois chez soi.

"- J'ai encore trop à faire avant d'envisager d'entrer. Et je sais que pour le moment, ma place est à tes cotés. C'est uniquement la que je me sent dans mon foyer. "
Lui fit il.

Une affirmation de pur vérité. Aldric avait rompu avait son foyer respectif depuis un moment déjà, et il ne pouvait pas rentrer si tôt.
Et que dirait sa famille en voyant l'elfe ...
Non pour le moment, il serait en quête.

Enfin, il lui fit une tape encourageant dans le dos pour la motiver. Il contint sa force pour ne pas la blesser néanmoins.

"- Allez avançons. Je trouverais un moyen de te soigner à la prochaine ville. "

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[MJ] Sireus
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Re: Sur les pas d'Aldric

Message par [MJ] Sireus »

XP : 30 chacun, vous pouvez me MP pour des up, je vous dirais si c'est possible ou non.

Partie 2: Mayenne, un nouvel adversaire ...


Lhyn et Aldic se mirent en route, le trajet fut étonnement rapide, Lhyn montant le cheval et Aldric marchant a ses côtés, ce dernier faisait preuve d'une endurance hors du commun, pouvant progresser plusieurs heures durant sans présenter le moindre signe de fatigue. Ils ne firent que de courtes haltes pour se reposer le soir lorsque la monture n'en pouvait plus ou lorsqu'il était nécessaire de manger. Après une semaine, sortant de la forêt, ils finirent par arriver devant les murs de Mayenne.
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Les portes étaient ouvertes, quelques miliciens mal équipés en protégeaient l'accès, bien que tout semblait normal, une tension était palpable, de nombreuses patrouilles rodaient dans les étroites ruelles, les passants semblaient néanmoins ignorer pourquoi. Le long trajet était venu a bout du reste des forces de Lhyn qui commençait a vaciller sur sa selle; il lui fallait du repos a tout prix.

A première vue la cité, forte de cinq milles âmes, était construite selon un plan assez inhabituel, tout en longueur, le château du seigneur se détachait au loin, les quartiers nobles se trouvant juste avant, puis ceux des plus riches bourgeois et enfin tout les quartiers pauvres, rodant de vermine. De l'extérieur, Lhyn put compter trois clochers. Aldric lui expliqua que la proximité de Mousillon était a l'origine d'une forte ferveur et d'une présence élevée de chevaliers errants en quête de gloire, de pèlerins et surtout d'un petit groupe de Demoiselles du Lac, chose rarissime.
La nuit ne tarderait pas à tomber, le couple était à bout de forces.

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Lhyn
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Message par Lhyn »

Ce qui me frappa une fois de plus était l'étendu de cette ville humaine, bâtie sur un mont et nue dans ses murs, plus encore que la dernière, celle-ci était triste et grise, les pierres posées sur le vert de la nature comme une pustule sur la peau des humains, comment pouvaient-ils vivre ainsi, ils ne se rendaient donc pas compte qu'ils détruisaient leur monde, leur lieu de vie ? Aucune forêt ici, quelques bois avant le mont et les premières habitations humaines, dans la boue, la pierre rongée par une mousse noire, même les oiseaux ne s'aventuraient pas jusqu'ici. Je me sentais mal aussitôt que nous fûmes entrés, je ne le montrais pas, du moins restais-je droite autant que je le pu, et prenais-je garde à ne pas toucher les humains qui nous croisaient ou allaient dans la même direction que nous. L'odeur elle aussi était insupportable, et le bruit, et l'air, tout était sale.

Aldric parlait des clochers, je ne savais pas ce que c'était il m'en indiquait un, l'architecture en était différente de celle des temples, plus élancé et plus lourdement décorés. Je pensais aux nains, j'avais entendu raconté qu'ils construisaient d'immenses cités sous les montagnes, les humains étaient comme les nains, ils outrageaient la nature.

Je me souvenais de notre manière de guider les branches des arbres pendant leur croissance, jusqu'à obtenir des abris et des salles étanches, nous n'avions pas à les briser, seul le savoir des anciens pour le choix des essences et le temps nous permettaient d'avoir des logis en hauteur, et quand l'un de nous s'en allait il ne mourait pas, il se laissait dériver dans un rêve sans fin et tout ce qu'il avait été se mêlait à la forêt. Les hommes ne comprennent pas ce qu'elle est, la forêt est consciente elle est devenue une partie de ce que nous sommes, de ce que notre peuple est.

Il me parla des Dames, des magiciennes puissantes qui protègent et guident les chevaliers à la bataille. Je ne comprenais pas non plus l'importance qu'elles avaient, dans sa voix elles étaient très importantes aux yeux des hommes. Ce n'étaient que de simples magiciennes. Les nôtres se servent d'illusions et de charmes diverses pour nous protéger, la guerre est menée par des elfes guerriers, la société des hommes est tumultueuse là où nous sommes paisibles, il y avait des moments comme aujourd'hui où je regrettais le calme et les odeurs de pins du bosquet de mon clan, les guérisseurs, comment avaient-ils pu tomber malades? Comment la forêt n'avait-elle pu les préserver de la maladie des hommes?

Je continuais de songer longtemps après que le pas du cheval ce soit arrêté. Les elfes quand ils sont fatigués ou malades ou blessés laissent leur esprit dériver ainsi sur les flots du passé et du présent, certains d'entre eux peuvent rester de longs jours dans cet état de songerie, certains d'entre eux n'en reviennent jamais, d'autres encore entrevoient les futurs de leur espèce.

La ville humaine était le royaume d'Aldric, je n'avais plus assez d'énergie pour faire autre chose que plonger dans l'état contemplatif, je n'en ressortirais qu'une fois mon corps capable de se mouvoir en toute autonomie.
Rapide est ta flèche, mais ma lame est dans ton coeur.
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Lhyn Siffalia Ness Tal Sedrin, Danseur de guerre
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Aldric

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Message par Aldric »

Aldric caressa d'un main rugueuse le coup de Lhyn, s'imprégnant au passage de la senteur de ses cheveux. Elle n'était pas rassurer parmi les hommes. Et il le savait, il le sentait.

"- Je sais où te faire soigner, garde ta capuche. "


Bien sur il fit ces gestes familiers bien avant de dépasser le poste de garde. Il était inutile d'attirer l'attention sur eux par des démonstrations affectives.
Il resta cependant à distance proche, l'un de l'autre en ayant prit soin de laisser la mule avant la ville.

"- Mayenne est notre dernière étape avec Moussillon. Un dernier havre de paix avant les terres maudites. Nous irons à la chapelle en premier, je veut qu'il inspecte ses blessures. "

Aldric regardait d'un sale œil, les damoiselles du Graal pratiquement la sorcellerie.

"-Lhyn, tient toi à distance de ces ... femmes. Je craint qu'elle ne soit que peu accueillante envers les elfes. Je ne les aimes pas beaucoup non plus, surtout depuis que l'une d'entre elle eut la bonne idée de m'annoncer mauvais augure à mon berceau. " Lui confia il.
Se rapprochant au travers de la foule de misérables et de quelques nobles d'un air vindicatif. Il tenait avec fermeté la main de Lhyn.
Hors de question de la perdre ici.

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[MJ] Sireus
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Re: Sur les pas d'Aldric

Message par [MJ] Sireus »

Aldric conduisit Lhyn vers un haut et massif bâtiment, de massives portes de chêne, richement ornée étaient entrouvertes. Portant sa compagne à l'intérieur, Aldric la déposa le long du mur, un homme grand et fin accourut. Il portait de modestes robes grisâtres, il fit savoir qu'il était prêtre de la Dame. Aldric fut bref, son amie était gravement blessée, la malheureuse avait reçue un coup d'épée par un groupe de bandits il y a quelques jours, elle dépérissait, il implora le prêtre de la soigner d'une voix puissante, ils auraient de quoi payer, ils n'avaient pas fait tout ce chemin en pèlerinage pour mourir ainsi.

Lhyn contempla les lieux, un magnifique plafond ouvragé se dressait comme lévitant a une vingtaine de mètres du sol. Des scènes de batailles y étaient représentés, toute une part de la mythologie bretonniene y était dépeinte. On y voyait de puissants chevalier massacrant des hordes d'orques, libérant des cités, déjouant des complots. La divinité de cette contrée était omniprésente, guidant les braves à la victoire, châtiant les misérables, offrant puissance et richesses à ses chevaliers les plus méritants. Une scène retint son attention, celle d'un hommes en armure étincelante se frayant un chemin à travers une horde démoniaque, semblait tenter d'atteindre le cœur de cette armée maléfique pour y terrasser on ne sait quoi.

Elle fut conduite dans une petite pièce où on l'allongea sur un humble lit, des hommes s'occupèrent d'elle, soignant ses blessures, jamais Aldric ne fut absent, il veillait comme une sentinelle invisible et invincible, personne ne faisait attention à lui mais il semblait capable de pouvoir tuer quiconque d'un simple regard. Lhyn soufrait, la plaie s'était infectée, la fièvre s'emparait d'elle, la faisant délirer, dans ses songes elle vit une multitude de scènes, certaines fantaisistes, d'autres terriblement réaliste, une image récurrente revenait sans cesse, celle du monstre a tête d'oiseaux, systématiquement associé a des scènes de mort et de destructions sans pareilles. Quand elle égermait, Aldric était là, veillant sur elle, implacable gardien, son visage était dur comme l'acier, il semblait inquiet.

Les médecins étaient de plus en plus étranges, leur souci du travail bien fait faisant place a une certaine lubricité, elle crut y déceler un certain intérêt pour sa personne, mais elle était encore trop faible pour réagir. Néanmoins, la fièvre se faisait de moins en moins intense, bientôt elle pourrait se lever et bouger comme avant. Vivement ce moment, ces médecins commençaient à lui faire peur.

De son côté, Aldric n'était pas resté inactif, quand il n'était pas au chevet de Lhyn il se promenait aux alentours, mais jamais bien loin au delà de la petite église. Cela faisait deux jours qu'il observait, la garde se faisait de plus en plus active, ils cherchaient quelque chose, mais n'entraient jamais dans l'église, ils étaient souvent accompagnés d'une jolie jeune femme, brune, le visage gracieux, lumineux, radieux même. Mais un masque d'inquiétude couvrait ce beaux portrait, la demoiselle semblait terrifiée malgré les deux loubards qui l'accompagnaient. L'un devait faire pas loin de deux mètres, large d'épaules, un peu bedonnant, un colosse naturel, l'autre était de taille moyenne et cachait son visage sous une véritable forêt de poils, ni l'un ni l'autre n'avait l'air d'enfants de cœur.

Le lendemain, Lhyn semblait rétablie, elle put marcher un peu, Aldric l'aida a prendre ses marques, tout allait pour le mieux. Au milieu de l'après midi, la jeune Demoiselle entra flanquée de ses deux gardes habituels, scrutant les lieux. Son visage était frappé par la stupeur, elle palpa les murs froids,semblant déceler quelque chose que seul elle pouvait voir.
"Quelque chose ne vas pas ! Il y a ici quelque chose qui n'est pas de notre race !"
dit elle d'une douce voix.
Personne ne semblait comprendre quelque chose à ce charabia, le prêtre qui avait accueillit Lhyn et Aldric s'avança vers elle au petit trot.
"Je ne comprend pas Madame, que voulez vous dire ?"
"Y a t'il eut des évènements inhabituels ici ces derniers jours?"
"Non madame, rien, des pèlerins égarés, comme d'habitude"


La jeune femme vit les cents pas, rodant dans la vaste pièce, cherchant on ne sait quoi. Puis elle se dirigea vers Lhyn et Aldric, rien dans son attitude semblait indiquer une quelconque agressivité mais Aldric semblait nerveux, ce n'était pas que Lhyn ne se sente en sécurité mais cette Demoiselle n'était qu'une faible jeune femme, au corp mince et élancé, bien que moins gracieux que l'Elfe. S'arrêtant régulièrement , la bretonniene semblait sonder chaque personne présente dans la pièce lorsqu'elle passait à son niveau, Lhyn avait encore sa capuche, rien n'indiquait son appartenance à la race des Elfes, du moins, en apparence.

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Re: Sur les pas d'Aldric

Message par Lhyn »

Au dessus de ma tête la voute de pierre m'impressionnait, j'avais peur qu'elle ne m'ensevelisse, massive et peu accueillante elle était à mes yeux d'une froideur mortelle. Heureusement je sentais Aldric à mon côté, nous n'étions pas seuls, ces "autres" me faisaient mal, me touchaient, me réveillaient et m'agressaient mais j'étais trop faible pour riposter. Dans mes délires je les voyais approcher avec leurs mains crochues et sales, leurs visages hideux, je sortais mes lames et je les perforais, je les tranchais, il ne restait plus rien d'eux, poussières, je partais et revenais tantôt j'étais moi tantôt j'étais un faucon, planant sur les courants de la magie des miens, je rentrais, survolant les villes humaines plongeant au coeur des bois. Mais là il n'y avait plus rien que la tristesse, je ne voulais pas le voir et il revenais sans cesse me hanter cet être auquel je finissais par m'habituer.
Au début de mes cauchemars je le repoussais mais il s'imposait toujours plus brutal et monstrueux. J'en avais conclue qu'il était une part de moi, et je l'avais accepté, je ne vivais plus mes rêves de destruction et de batailles, ses apparitions comme des cauchemars, je les acceptais de fait ils me soulageaient, je ne pouvais tuer tous ses monstres d'humains qui me malmenaient, mais en rêve je leur donnais la mort en combat en chant en danse et c'était d'une finesse sans pareil. Un jour je parviendrais à ce stade de mon art guerrier et tout mon être s'y accrochait, l'attachement que j'avais pour Aldric se mêlait à ma colère, je me battais.
J'ouvris les yeux sur leur monde, le corps convalescent mais l'esprit galvanisé. Dans ma tête la musique ne s'était pas arrêté, j'entendais les harmonie de la vie.

Rien n'est plus beau que la vie... Sinon la mort, sans elle, la vie ne serait rien.

Je songeais qu'il serait bon de repartir quand une femme se posta devant nous, je ne l'aimais pas, elle n'avait rien de particulier et sa voix était douce mais je la vis comme le serpent qui fige sa proie avant de la mordre. Mes muscles se contractèrent, je ne bougeais pas mais Aldric qui me soutenait avait du sentir cette appréhension. Je me remémorais les lieux, l'emplacement de nos affaires, nos armes, je faisais mentalement le bilan des possibilités au cas où elle nous menacerait.
J'étais à fleur de peau et sur mes gardes. J'allégeais le bras de mon compagnon pour qu'il puisse lui aussi agir vite s'il le fallait.
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Re: Sur les pas d'Aldric

Message par Aldric »

Aldric n'avait que peu visiter la région durant sa convalescence. Bien qu'il rechignait à les laisser la toucher. Il dut reconnaitre qu'il n'eut pas le choix. Les prêtres de la dame devait la soigner pour qu'elle vive.
Bien sur avant de la confier à leurs bons soins, il vérifia que sa capuche couvrait bien ses oreilles qui en dehors de sa grâce légendaire était la seul chose qui la différencié des simples humains.

Mais il n'eut pas cœur à partir. Il veilla donc sur elle jour et nuit, ne partant que pour faire quelques menus achats en ville et revenir aussi vite.
N'étant pas très pieux, cette demeure spirituel était pour le moins silencieuse, mais il put profiter d'un repos appréciable entre ces vitraux et ces murs.
Bien entendu, il fut pour le moins inquiet quand il vit l'œil vindicatif de la prêtresse se jeter sur Lhyn.

Il lui chuchota.

"- Repartons dans ta chambre. Je n'apprécie pas ces regards accusateurs sur toi. "


Puis dans un soucis d'éviter toute risque pour sa compagne.

" - Prenons nos affaires, et partons immédiatement. "

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[MJ] Sireus
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Re: Sur les pas d'Aldric

Message par [MJ] Sireus »

La demoiselle approchait de plus en plus prêt, elle n'était plus qu'à une dizaine de mètres.


" - Prenons nos affaires, et partons immédiatement. "
chuchota Aldric a l'oreille de Lhyn. Il l'a saisit par le bras et commença a l'entrainer en arrière.

La salle trembla, Une violente onde de choc secoua tout le bâtiment, une vive lueur bleuté sembla surgir de partout à la fois, un vif courant d'air tourbillonna en son centre. Des hommes se mirent a courir en tout sens, la confusion était totale, Lhyn put voir un prêtre se débattre en hurlant, ses vêtements avaient pris feu.
Aldric courait aussi, entrainant Lhyn en direction de leur loge où était tout leur matériel et leur or.
Jetant un dernier coup d'œil dans la salle, ils virent la Demoiselle recevoir une épée qui ouvrit une large entaille dans son bras gauche, elle hurla, de l'autre côté de la pièce,
Une colonne de lumière luisait, la pièce semblait animée d'une volonté propre, le phénomène était similaire a ce qui s'était produit dans la cave de Loyseux.
Un garde hurla: "Possédé !! Démon ! Tuez l..." Il ne put finir, frappé par un éclair violacé, il s'envola a quelques mètres.
La demoiselle s'était relevée, une sorte de bouclier lumineux luisait autours d'elle.

Ils engouffrement dans le tunnel vers leur loge, l'écho des cris résonnait jusque là.

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