Rencontre au fond des bois...

L'une des plus riches provinces de l'Empire grâce à ses célèbres chevaux. Les armées d'Averland sont fameuses pour leurs uniformes richement décorés. Bien que le dernier des Comtes Electeurs d'Averland, Marius Leitdorf, soit mort et que nul descendant n'ait été désigné, Averheim n'en reste pas moins la capitale.

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[MJ] Mort Noire
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Rencontre au fond des bois...

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Xakartan écarta la branche qui lui barrait le chemin d'un geste souple et délicat, la laissant se rabattre derrière lui en douceur. Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'il traversait l'Averland, évitant soigneusement les villes et villages humains, trous immondes et puant dans lesquels s'entassait une populace sale et hargneuse. Il se sentait bien mieux dans les bois, là où il était né, là où il était lui-même. Sa progression était rapide et silencieuse, à peine remarquée par les autres occupants de ces terres sylvicoles, qui ne lui prêtait guère d'attention, trop occupé à brouter, butiner, picorer ou ruminer.
Ici, il se sentait libre. La sensation de sérénité qu'il ressentait était à peine descriptible. Cependant, soudain, il ressentit comme une tension dans l'air ambiant. Les animaux qui l'entouraient avaient levé la tête, l'air inquiet, et ils regardaient en tous sens après un danger qu’il ressentait manifestement tout autant que lui, sans pouvoir le trouver.
La sensation se faisait plus forte maintenant, et Xakartan avait l'impression très nette qu'on l'observait. Et qu'on l'observait depuis un point très proche. Il ne lui fallut guère de temps pour en trouver la seule origine possible: Devant lui, un bosquet d'arbres et d'arbustes plutôt touffu. Faisant mine de poursuivre son chemin, il se dirigea dans sa direction, et une fois parvenu à proximité, il dégaina à la vitesse de l'éclair, tout en se projetant, par un bond formidable, en plein cœur du buisson. Là, il lui fut aisé de découvrir une silhouette embusquée, les armes à la main, à quelques mètres à peine. Xakartan sourit sauvagement: ce serait vite expédié...

....

Harrond marchait depuis plusieurs heures déjà, lorsqu'il ressentit l'envie de s'étendre quelques temps sous les branches des arbres de la forêt qui l'entourait. Celle-ci était vielle, il le sentait dans tout son être. Vielle et paisible, épargnée par les malheurs du monde. Vielle et paisible, mais vigilante. Harrond avait tenté autant que possible de se fondre dans son environnement, pour ne pas déranger la vie de la forêt et de ses occupants naturels, et ans l'ensemble, il y était plutôt bien parvenu. Ceux-ci le regardaient passer avec indifférence. Mais il savait qu'ils étaient près à bondir au moindre de ses gestes. Il décida de se coucher au pied d'un jeune chêne, qui lui prodiguerait ombre et confort, avec ses racines couvertes de mousses et le tapis de feuilles mortes des années précédentes.
Il s'allongea avec un doux soupir, et après quelques minutes passées à observer les environs enchanteurs, il s'assoupit paisiblement.
Ce fut très léger et très subtil. Néanmoins, cela suffit pour l'éveiller. Il ne savait pas ce que c'était, mais il y avait quelque chose de changé. L'attitude des animaux, qui avaient fini par complètement l'accepter était différente d'avant. Très peu, mais assez pour qu'il s'en rende compte immédiatement. Ils ne semblaient pas particulièrement inquiet, juste un peu interrogatif. Harrond se demandait bien pourquoi.
Soudain il s'en rendit compte. Quelqu'un (ou quelque chose) s'approchait de lui. Une personne ayant les sens moins développés que ceux de l'elfe ne s'en serait jamais rendu compte. Mais pour lui, ce fut évident. Et inquiétant. Toute créature capable de s'approcher aussi discrètement de lui pouvait se révéler dangereuse. Pour lui et pour la forêt. Il fallait qu'il prenne les mesures qui s’imposent. Rapidement, il se coula derrière un épais buisson, l'arc à la main et une flèche encochée, bien décidé à voir de quoi il ressortait exactement, et, le cas échéant, faire ce qu’il fallait si la forêt courrait un quelconque danger. Il était conscient que, petit à petit, l'autre s'approchait.
Cela se passa en un éclair. L'instant d'avant, il n'y avait que ce sentiment d'approche. Puis, subitement, une fine silhouette traversa les airs, accompagnée de l'éclat brillant de l'acier qui tranchait les airs. L'acrobate retomba avec la souplesse d'un chat à quelques pas à peine de Harrond. Mais ce dernier se tenait prêt, aussi rapide que son assaillant.

.....

En quelques instants, Xakartan traversa l'espace qui le séparait de la silhouette accroupie. Déjà son arme s'apprêtait à frapper. C'est alors que...
Vif comme l'éclair, Harrond leva son arc tendu. Ses doigts serrés sur la hampe de sa flèche s'apprêtaient à la lâcher lorsque soudain...

......

Le frère reconnut le frère. Car frère ils étaient. Peut-être pas frères de sang, ni même frères de cœur, mais bien frères de peuple. Et pour un sylvain, tuer un autre sylvain était une chose grave.
L'acier se baissa, sans danger maintenant, l'arc se détendit, mais en douceur. Le sang ne coulerait pas. Ils se relevèrent tous deux, et se saluèrent solennellement.

....

Les lieues avaient continué à défiler. Mais cette fois-ci, c'était sous leurs pas à tout deux. Ils n'avaient guère échangés d'autres informations que leurs noms, et la direction qu'ils suivaient. Hors celle-ci était la même pour eux deux. Du moins, pour un temps. Alors ils avaient choisi de faire route commune. Ils n'avaient pas besoin d'en savoir davantage l'un sur l'autre pour faire le chemin côte à côte. Faire connaissance, ils en auraient le temps plus tard. Rien ne pressait.

....

Et ainsi la journée passa. Il était presque le milieu de l'après-midi lorsqu'ils entendirent comme une grande clameur, des cris et le bruit de l'acier qui frappait sur l'acier. On ne se battait pas loin. Les deux elfes étaient sur le point de s'écarter de la bataille (après tout, se mêler des affaires des hommes était toujours délicat, et jamais profitable) lorsqu'un sifflement rauque et douloureux leur parvint. Ils en discernèrent bientôt l'origine. Face à eux, au fond d'une étroite ravine, un homme-bête avançait péniblement, tenant son ventre à deux mains, parvenant à peine à étancher le flot de l'épais sang noir qui coulait depuis ses entrailles. Hors, les elfes sylvains haïssent les hommes-bêtes...

La créature fut éliminée rapidement et sans difficulté. Et les deux compagnons s'étaient remis à avancer. Mais les elfes avaient quitté la route qu'ils suivaient. Là où il y avait des hommes-bêtes qui se battaient, il y avait des hommes-bêtes à tuer. Ils se dirigeaient maintenant droit vers la bataille, à grands pas. Ils n’eurent pas à parcourir un long chemin. Bientôt, au détour d’un rocher, ils atteignirent une clairière parsemée de corps où, à deux centaines de pieds de là, une bande d’humain et une harde se déchirait. Les humains étaient moins nombreux, mais ils semblaient bien commandés, et paraissait tenir le choc. Pour le moment du moins. Car l’équilibre des forces était fragile, tout pouvait basculer, d’un coté comme de l’autre, d’un instant à l’autre.


La suite, c'est par ici...
Toute chose à une fin, toute vie connait son terme. Va, aveugle toi de ta fausse liberté, mais n'oublie pas. N'oublie pas qu'à la fin des fins toute chose me reviendra, toute vie pliera face à moi et s'abandonnera à ma sombre splendeur. N'oublie pas que ton âme se trainera face à moi. Car je suis la Mort Noire et ma destinée est le Néant...

Venez pleurer ici...

...ou admirer ma toute-puissance ici

Image 2011
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