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Le chasseur Sigmarite

Posté : 04 mars 2010, 20:26
par [MJ] L'Architecte Déchu
Le chasseur Sigmarite
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Voilà deux jours que Sigmund a rejoint la forteresse de Klingen près du village de Delberz situé dans la région de la Drakwaldt. Cette forteresse renferme les compagnies de la mort, leur missions sont précises: Purger la forêt des hommes bêtes et toutes les créatures déchues vivant à l’intérieur, tapies dans m’ombre et attendant leur heure pour assouvir leurs soifs de sang et de carnage sur la population du territoire.

La Forteresse contient un régiment composé d’une compagnie de chevalier panthères, et diverses compagnies de combattants. Dix prêtres de Sigmar vivent aussi dans la forteresse, il sont garant du bon fonctionnement de la forteresse et des diverses missions provenant d’Altdorf. Sigmund est depuis deux jours dans cette forteresse, elle contient une bibliothèque, axée sur l’histoire de Sigmar et des livres Théologiques de son culte. Rien de très alléchant pour Sigmund. On lui a prêté provisoirement une cellule de 8 mètres carrés, la décoration est spartiate, les murs sont en pierre, il y fait très sombres, le froid et l’humidité règnent, l’atmosphère est de même.

Alexander Stroskein le répurgateurs son Maître l’a laissé seul, partit en mission pour Altdorf, de ce qu’à compris Sigmund, il est partit sur les rumeurs d’une peste déclarée depuis une semaine. Cela semblait trop louche pour le Maître et partit précipitamment donnant ordre à Sigmund d’attendre à la forteresse, les Prêtres auraient besoin de lui, d’autres missions l’attendaient, il était temps de se séparer, le Maître l’avait laissé entendre. Sigmund se souvenait de ses dernières paroles avant de partir:

- « Sigmund, aujourd’hui tu dois voler de tes propres ailes, une lourde tâche m’attend, je dois partir. Nos chemins doivent se séparer pour un temps! Souviens toi toujours de cela gamin! Et n’oublie pas la voie de la purge est la seule voie véritable, ne t’écarte jamais de Sigmar, et ne lâche jamais l’affaire, purge brûle détruits les hérétiques! »

Et Alexander partit au galop, seul… Laissant Sigmund à la forteresse, depuis deux jours l’Initié s’ennuyait, heureusement il avait ses livres personnels, ses livres de chevets. Les livres de la bibliothèques étaient trop généralistes trop étudiés et fais pour des prêtres de Sigmar. A part des entraînement avec des soldats ou les prestigieux chevaliers panthères, il n’y avait pas grand-chose à faire….. La ville de Delberz était trop éloignée de la forteresse, 25 miles trop risqué d’y aller seul, les ombres tapies dans la Drakwald n’attendaient que ça, des voyageurs seuls……

Sigmund consultait son ouvrage, il est dix heures, on frappe à la porte de sa chambre, un chevalier entre et dit:


- « Sigmund Muragan, le Prêtre Maximilian Trischten veut vous voir, immédiatement, c’est très urgent, suivez-moi……. »

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 07 mars 2010, 11:12
par Sigmund Muragan
Lanterne à la main, il errait sans but à travers les couloirs de la forteresse où il se retrouvait honteusement piégé par son maître. Coincé dans ce véritable dédale, il n'avait d'autre préoccupation que la lecture de quelques livres qu'il avait emporté avec lui en ces lieux qui, à force de relecture, devinrent aussi ternes et monotones que tous ceux qui lui avaient été proposé par les prêtes qui vivaient ici. Bien que très insuffisantes à son goût, les rares connaissances qu'il avait retenu dans cette place lui seraient très certainement bénéfiques tôt ou tard, seulement, il n'en comprenait pas encore la mesure. Les panthères étaient un régiment plus que respectable et respecté dans tout l'empire, mais même s'il n'en avait cure, il ne pouvait s'empêcher de les regarder s'entrainer. Fiers chevaliers, protecteurs de la veuve et de l'orphelin, ils ne vivaient que pour protéger autrui. Sigmund quand à lui vivait pour lui et rien que pour lui. Son bien-être était la seule et unique chose dont-il se souciait, et il ne comprenait donc bien évidement pas pourquoi ces hommes dépensaient autant de leur temps dans des choses aussi futiles que la monde d'un cheval ou l'apprentissage de textes sacrés inutiles.

Tout ce que son égoïste de maître avait trouvé comme excuse pour l'abandonner dans ces terres désolées était qu'il devait partir car « une lourde tâche l'attendait ». Sigmund, qui manquait encore cruellement d'expérience, et ce même si sa connaissance du vieux monde était ahurissante, n'était pas encore capable de faire face aux terribles menaces que représentaient les forces démoniaques.

Seul dans sa chambre, il tentait tant bien que mal de calmer sa colère qu'il dirigeait vers son maître en lisant une troisième fois un parchemin qui traitait de la fabrication des marteaux nains qu'il avait trouvé dans la bibliothèque. Rien de très passionnant, mais cela lui permettait de faire passer le temps. Et tout à coup, alors qu'il s'apprêtait à sortir de sa minuscule chambre humide pour aller se dégourdir les jambes dehors, quelqu'un vint frapper à sa porte. "Sigmund Muragan, le Prêtre Maximilian Trischten veut vous voir, immédiatement, c’est très urgent, suivez-moi…" N'ayant rien de mieux à faire de sa journée, il s'exécuta et suivit ce curieux personnage à travers un véritable dédale de couloir pour pouvoir voir de quoi il en retournait avec ce fameux Prêtre.

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 07 mars 2010, 11:30
par [MJ] L'Architecte Déchu
Sigmund suivait le chevalier, il l’emmenait voir le prêtre Trischten, il y avait quelque chose d’important qui se tramait, Sigmund pouvait voir par les fenêtres les gardes se dépêcher à amener des chevaux, installer des ballots de matériel et des armes… Cinq chevaliers donnaient des ordres, ils activaient la troupe! Quelque chose se passait, enfin de l’activité, sortir de la forteresse et de son ennui était sans doute salutaire pour Sigmund, mais à la vue de l’équipé, il devait y avoir quelque chose de grave!

Le chevalier arriva devant une porte, frappa et entra il s’annonça:

- « Chevalier Otto Von Druchntorf, je vous amène le répurgateur »

Une petite voix douce et âgée mais masculine, hella le chevalier:

- « Faites entrer le jeune homme, je vous prie »

Le chevalier alors vous invite à entrer, ce que vous faites sans hésitation, vous entrez alors dans un bureau, il est sombre les rideaux sont fermés, seule les bougies donnent une clarté suffisante, mais l’ambiance est sombre…. Le bureau est composé d’étagère soutenant des livres, d’énormes livres bien plus que la bibliothèque de la forteresse.
Un homme d’une cinquantaine d’année est assit derrière son bureau, immense bureau les papiers recouvrent sa surface, les documents semblent être des listes, des commandes, certains possèdent un sceau en cire, l’empreinte de m’empereur les marques. Des ordres, des listes, des commandes, le prêtre doit être important! Le prêtre alors s’adresse à vous:


- « Sigmund Muragan, vous allez partir! Je prépare en ce moment une expédition pour le village de Dorfmark dans le Wissenland! Il y a une sorcière à faire parler, elle possède des secrets, elle colporte le message que le seigneur du sang arrive, qu’un raid vient! C’est une hérétique, attrapez là faites la parler, et brûler la pour l’exemple! A tenez j’ai un message de votre Maître pour vous »

Il vous tend alors le papier mais ne vous laisse pas le temps de le lire…..

- « Jeune homme, vous aurez le loisir de lire ce message à votre départ, le chevalier Otto ici présent est votre compagnie, vous serez accompagné de 4 chevaliers en plus de 10 soldats du Reikland, vous porterez les armoiries de l’empereur et prenez ce billet c’est un blanc-seing, il vous sera utilie pour passer les postes, et exiger de l’aide aux populations locales… J’ai pris soin de faire charger vos affaires, vous êtes pour le voyage sous les ordres du chevalier ici présent, pour ce qui est de la purge, vous êtes l’expert! Avez-vous des questions jeune homme? »

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 07 mars 2010, 13:03
par Sigmund Muragan
Les murs de pierre semblaient êtres, lentement mais surement corrodés par les âges. Ici, tout semblait être immobile, tout était figé dans le temps. La structure de la citadelle était bien plus vieille et plus usitée que toutes celle qu'il avait alors eut l'occasion de visiter. Il lui était difficile de rester de marbre face à un spectacle aussi phénoménal, cependant, il n'avait pas vraiment le temps de s'attarder sur toute son architecture puisqu'il était sur le point de rencontrer le prêtre Trischten en personne. Le décor va bientôt changer.

Le chevalier se place devant une curieuse porte, y toque quelques coups mesurés, et annonce l'arrivée du jeune et inexpérimenté Sigmund. Une voix plus que singulière lui répond alors sur un ton à la fois doux et féroce. Le répurgateur pénètre la pièce, s'immisce dans cet étrange sanctuaire : le décor a complètement changé. Ici, tout est sombre, seules quelques bougies presque intégralement consommées éclairent ce lieu presque sacré. Il ne voit pas bien son interlocuteur, mais il s'en moque éperdument : tout ce qui l'intéresse, c'est l'épaisse couche de documents qui trônent en maîtres sur le bureau du prêtre. De quoi pouvait-il bien faire le rapport dans une région aussi reculée?

Pensif, il ne fait pas vraiment attention à l'homme qui se cache derrière ce meuble jonché de trésors. Et tout à coup, ce dernier s'adresse à lui, prenant ainsi de court le jeune répurgateur que ne peut mesurer le petit sursaut que cette infame surprise vient de produire chez lui. Le prêtre lui annonce qu'il va partir, il était temps. Il allait ainsi devoir interroger une sorcière qui serait soit disant la messagère des forces démoniaques : et pas n'importe lesquelles bien entendu, le seigneur du sang en personne.

Enfin, il lui tend un papier et lui explique qu'il sera accompagné pour l'occasion d'un petit contingent de chevaliers et de soldats de la capitale. Quinze gêneurs seraient ainsi présents pour l'assister dans cette quète, et risqueraient ainsi d'entraver ses projets quand à la découverte d'informations relatives à l'élixir de vie. Il allait devoir trouver un moyen de se débarrasser rapidement de tout ce petit monde, sinon quoi ses intérêts dans cet expédition seraient rapidement éclipsés. N'ayant même pas le temps de lire le message qui lui était adressé, il répondit à la question du prêtre par un simple signe de négation de la tête, et s'en retourna vers ses quartiers pour récupérer ses affaires avant de partir. Une nouvelle quête allait enfin pouvoir commencer.

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 09 mars 2010, 21:27
par [MJ] L'Architecte Déchu
Sigmund allait à sa chambre le chevalier Otto l’accompagnait, Sigmund pu constater que ses affaires n’étaient plus, le prêtre l’avait informer qu’il avait pris les dispositions nécessaires quand à son départ.
Le chevalier laissa le répurgateurs regarder si éventuellement ils avaient oublier quelque chose, mais non, il avait affaire à des professionnels, la chambre était rangées soigneusement, il ne restait plus aucunes affaires. Les chevalier comme lisant dans ses pensées sourit au répurgateurs et lui dit:


- « Vos affaires vous attendent ne vous inquiétez pas, vous aurez le temps de prendre soin qu’on ne vous à rien voler, mes chevaliers s’en sont occupés et je vous garanti que tout y sera! Suivez moi »

Le chevalier, alors emmena Sigmund à travers la forteresse, les couloirs étaient large et haut. Ils descendirent alors de longues marches en pierres, elles tournaient sur elle-même. Puis Sigmund pu voir la lumière du jour, le soleil frappait son visage de ses rayons chauds. Cela faisait du bien, cela tranchait avec l’atmosphère de la forteresse, froide et humide.

Le chevalier présenta Sigmund à son second William Brontlen qui le salua et monta en selle, puis vint le tour d’un être sombre, il avait un long manteau, une capuch sur la tête, on ne pouvait que définir ses traits fins, des traits Elfiques Otto présenta l’éclaireur, Sylvinia Valandil une femme Elfe, elle ne prit même pas la peine de saluer le répurgateurs comme si elle avait senti son âme. Otto en fut décontenencé mais fit bonne figure, il informa:

- « C’est un très bon éclaireur, mais en plus d’être une femme, c’est une Elfe, ne faites pas attention! »

Il vous mena à votre monture un cheval de selle, puis monta à son tour, il lança le groupe d’un en avant autoritaire et militaire, la troupe alors sortit de la forteresse et pénétra dans la Drakwalt, l’Elfe partit au triple galop, comme tout éclaireur qu’elle était….. Le voyage commençais, il était temps de vérifier le matériel et les documents donnés par le prêtre.
*******************


Il en avait fait du chemin, Gardak, le tueur de Troll depuis son banissement du peuple nain, il était partit pour l’empire, la terre des hommes en quête de gloire et toujours avec cette envie de tuer son démon et recouvrer son honneur….. Il avait traverser l’empire, de combat en combat, il aidait les villages comme champion de justice, ou pour affronter les créatures abjectes tapies dans leur antre ou dans les forêts impénétrables du monde des hommes. Les rumeurs colportaient la réputation de la Drakwald, une fôret sombre et impitoyable, réputée comme la plus dangereuse de l’empire. Cela suffit largement à Gardak pour foncer sur cette Drakwalt des rumeurs de démons de forces impies, de créatures monstrueuses de Troll, de Dragons suffisaient pour lui.

Gardak, cheminait seul, il commençait à connaître le fond de la nature humaine et préférait être seul que mal accompagné. Il arriva dans le middenland, en ayant en cours de route, tuer quelques monstrueuses créatures ou humains survoltés, ou dédaigneux. Son passage à Middenheim, dans les tavernes de la ville attestèrent de la raison de sa présence et sa volonté d’aller affronter les créatures dans la Drakwalt. Chacun regardaient le Nains avec des grands yeux quand il se renseignait sur la route à suivre et ce qu’il comptait faire…..

Il partit pour la direction de Delberz, la route fut rude, très rude, il était accompagné de dix drôles de bonhommes, des bandits de grand chemin, la route fut plaisante. Gardak ne voyait que le coté sympatique de la compagnie et se souciait très peu des actes de ses compagnons. Le voyage se déroula sans anicroches si ce n’est quelques rapines ou rixes le long de la route. Cela en fut ainsi pendant une dizaine de jours. A deux jours de Delberz, la compagnie rigola moins, elle fut prise à partie par un groupe d’homme bêtes, les compagnons de Gardak furent « écrasés » dans tous les sens du terme par les créatures impies. Le Tueur de Troll loin d’être fous, profitas du maelstrom du combat pour fuir, tout simplement. Courageux mais loin d’être assez fous pour mourir face à des bêtes inférieures. Le tueur savait qui il devait affronter et espérer l’honneur dans la victoire ou dans la mort.

Gardak arriva en vue d’une auberge, située à un mille devant lui, il percevait de ses yeux perçants les nuages de fumées et le odeurs de nourriture et peut être même la bière…. Il allait en direction de Delberz, et comptait bien s’arrêter à cet auberge pour se restaurer, et se reposer.

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 10 mars 2010, 10:40
par Gardak
La route de Delbrez était particulièrement animée depuis quelques jours. Tout le long en effet, on entendait une voix râleuse vociférer contre un quelconque esprit absent :

- J'en ai marre de marcher. Je ne sais pas où je vais et personne ne veut me répondre. Ils ne sont vraiment pas sympathiques les voyageurs que je rencontre. J'aurais peut-être pas du couper la tête du dernier. Mais bon, il aurait pu me répondre quand je lui demandais une information. Je t'apprendrai à m'approcher comme ça en demandant une pièce d'or. Et puis de toute façon, il s'est jeté sur la hache ... J'en ai franchement marre de cette saleté de soleil et de ces oiseaux piailleurs !

Cela faisait plusieurs cycles de lune que Gardak était parti de la cité corrompue qui l'avait expulsé. Il en avait fait du chemin depuis son départ. Il avait vendu - malgré lui - ses services en tant que champion de justice dans une quelconque bourgade. Il se moquait éperdument de la justice mais le salaire était bon et la bière aussi. On lui avait demandé de terrasser quelques abominations, ce qu'il avait fait avec quelques excès mineurs : quelques villageois innocents y avaient également péris. Par la suite, il avait tuer de minables petites bestioles sur la route qui le conduisait on-ne-sait-où. Rien de bien passionnant, d'autant plus qu'ils n'avaient rien à piller. Bref, son début d'aventure était minable. Il râlait constamment et le soleil qui frappait le rendait encore plus nerveux. Il fallait vraiment qu'il passe ses nerfs sur quelque chose ... ou quelqu'un.

Au cours de son expédition, affichant une humeur particulièrement massacrante, il avait rencontrer un groupe d'aventuriers dont le principal mode d'opération consistait à détrousser voyageurs, villageois et monstres. Il les avait rejoint quasi instinctivement. La plupart des individus étaient des imbéciles finis mais leurs objectifs étaient louables. En effet, chaque pillage se terminait par un saut dans la taverne locale (femmes et enfants massacrés, tables débarrassées, tavernier sauvé) et par quelques bières généreusement offertes par le tenancier quelque peu apeuré. A côté de cette satisfaction à court terme qu'ils lui apportaient, Gardak émit l'hypothèse que ces bouseux feraient des candidats parfaits au rôle de chair à canon. Ce qui se confirma par la suite lorsqu'une vingtaine d'hommes-bêtes les massacrèrent un à un.

Lorsque l'attaque de ces êtes chaotiques se fit sentir, il avait brandi sa hache et s' était apprêter à combattre. Mais il était déjà trop tard : les fûts de bière restant avaient été jetés à terre et brisés. Une folie noire l'avait emporté : comment ces abominations pouvaient-elles massacrer impunément tous ces compagnons sans prévenir? Eux qui l'avaient accompagné dans les moments de solitude? Eux qui contenaient un si bon breuvage ? Pauvre fûts ! Mais ils étaient désormais perdu et l'assaut ne servait plus à rien. Profitant que les autres abrutis de bandits se faisaient déchiquetés dans des cris de douleur, il s'était éclipser tout en marmonnant quelques psaumes envers les fûts dignement tombés au combat. Il aurait sa revanche contre cette vingtaine de minables petites bestioles. En attendant, il avait préférer effectuer un repli stratégique.

Mais aujourd'hui, la chance semblait lui sourire. Comme il maudissait les dieux, leurs enfants ainsi que les enfants de leurs enfants, une douce mélopée odorante se fit sentir. Au loin se profilait une bâtisse ressemblant à un mirage d'auberge. Éberlué, Gardak pressa le pas.

- De la bière fraichement brassée ! Attends moi ma jolie, j'arrive ! Bordel, ils n'ont pas intérêt à avoir tout bu ou je jure que je les massacre !

Arrivé à hauteur de l'entrée, il donna un grand coup de genou dans la porte et pénétra dans l'établissement.

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 13 mars 2010, 00:29
par Sigmund Muragan
D'un pas lent et mesuré, il se rapprochait à son rythme de la pièce exigüe et sombre pour y prendre ses affaires. Curieusement, cela lui rappelait une de ses anciennes pérégrinations dans les contrées du Reikland. Et plus précisément celle où il s'était infiltré dans un caveau tout proche d'une église pour débusquer un homme qu'il suspectait d'être de mèche avec les forces chaotiques. Il avait du rester dissimulé dans une pièce toute aussi petite que celle où il se trouvait actuellement et bien moins accueillante. Celle-ci, même si elle n'était pas un référence en matière de confort, aucun rat n'en avait fait son terrain de jeu préféré. Tout cela pour en revenir à un point, il se trouvait actuellement face à son ancienne chambre, et s'apprêtait alors à y pénétrer. Une fois la porte ouverte, il ne put cacher un petit soubresaut d'étonnement en voyant cet endroit totalement vide. Il n'y avait désormais plus la moindre trace de livre, de parchemin ni quoi que ce soit d'autre : c'était comme s'il n'avait jamais été un occupant de cette chambre. L'air hésitant, il s'enfonçait dans ladite pièce humide pour y chercher le moindre reste, la moindre petite preuve qu'il avait, un jour, été celui à qui avait été confié cette chambre. Mais rien, ceux qui s'étaient occupés de récupérer toutes ses affaires avaient parfaitement accomplis leur devoir.

Un chevalier qui avait alors suivit Sigmund profita de sa sortie de la pièce pour le guider jusqu'à la sortie de la citadelle. Ils durent ainsi traverser un nombre incalculable de couloirs et de passages secrets plus longs les uns que les autres, pour finalement arriver au lieu dit. C'était très certainement la dernière fois qu'il mettait le pied ici. Il était donc normal qu'il soit prit d'un court mais intense élan de mélancolie. Arrivé il y a seulement quelques jours, il devait déjà repartir pour traquer le mal de par le monde, devant ainsi mettre de côté ses propres ambitions pour protéger tous ceux qui ne pouvaient le faire par eux-même. Aussi, perdu dans ses pensées, il se revoyait quelques mois plus tôt dans un petit village proche du Reikland, continuant inlassablement de poursuivre celui duquel il espérait tant apprendre. Il avait beau être un répurgateur, il n'avait pour seul et unique objectif que la découverte de l'élixir de vie, et méprisait plus que tout au monde son devoir de chasseur de monstres. Si la mort de cents innocents lui avait permis de jour-là de se rapprocher, ne serait-ce qu'un tout petit peu de cet objectif, il n'aurait pas hésité à tous les accuser d'infamie pour pouvoir les exécuter.

Après qu'il eut été présenté à un certain William Brontlen, il monta sur un destrier d'une blancheur caparaçonné. Ce cheval semblait être une bien meilleure monture que toutes celles qu'il avait pu, jusque-là, chevaucher. Quelques secondes plus tard, une elfe à l'allure singulière monta à son tour sur un cheval, faisant mine de ne pas avoir remarqué ce pauvre Muragan. Non contente d'être un membre permanent du sexe faible, elle se permettait d'être insolente et suffisante. Pour l'heure, ce cher répurgateur se contentait de ne rien laisser paraître, mais il était certain que la boue et la vase seraient les derières choses que cette pimbèche à oreilles pointues aurait l'occasion de voir de son inutile et pitoyable existence. Il était temps pour eux de partir, et le jeune répurgateur profita de cette longue et fastidieuse chevauchée pour voir de quels documents et artefacts le prêtre de la citadelle lui avait fait présent. À sa grande surprise, il s'agissait là d'une lettre qui avait été écrite par son maître. -Bien sûr, il faut le prendre de façon ironique, puisqu'il savait déjà que son maître lui avait laissé une lettre, mais puisque le pauvre imbécile qui a écris cette histoire est incapable de le faire de façon correcte, il lui a fallu trouver un moyen de l'allonger quelque peu-. Ainsi, à l'orée de la forêt, il ouvrit ledit morceaux de papier.

Ainsi entré dans cette endroit sombre et embourbé, il regrettait amèrement d'avoir quitté la citadelle. Ici, tout n'était que vase, pourriture et corruption. Comment cela avait-il pu arriver? Il ne le savait pas, mais espérait pouvoir en apprendre d'avantage sur les acteurs de la décrépitude de cette forêt. Était-ce l'oeuvre des forces démoniaques? Ou n'était-ce qu'une simple phase du cycle naturel? Pour se changer les idées, il lisait en boucle la courte lettre que lui avait adressé son maître : « Bonne chance ». Rien de plus rien de moins. Ce message laissait le pauvre Sigmund perplexe. N'était-ce qu'un mauvaise farce qu'avait inventé son professeur pour le tourmenter durant son voyage? Ou devait-il comprendre par-là qu'il serait soumis à une terrible voyage pendant cette longue et ennuyeuse traversée? Alors qu'il était encore perdu dans ses pensées, quelque chose dans un buisson aussi touffu qu'épineux remua faiblement, mais pas suffisamment que pour passer inaperçu à l'oreille de l'elfe experte. Ils s'arrêtèrent tous sur-le-champ, laissant ainsi à la demoiselle le soin de trouver ce qui avait pu être la source de ce bruit. Lorsque tout à coup, une volée de flèche fendit les airs, venant se loger profondément dans le corps à présent froid et inanimé d'un des pauvres chevaliers dont était composée la garde de Sigmund. Il était l'heure pour lui de se battre, et de témoigner de tous les progrès qu'il avait pu faire jusqu'au jour d'aujourd'hui. Rapière à la main, il était prêt à faire face à tout ce qui pouvait surgir du coin.

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 13 mars 2010, 18:01
par [MJ] L'Architecte Déchu
Gardak arriva devant la porte, il donna un grand coup de genoux, seulement la porte était fermée, il était bon pour sauter sur place. La porte en chêne très solide et épaisse, ne brocha pas contrairement au genou du nain, qui lui se fracassa contre le bois. Gardak fit des bons et hurla de douleur, il cracha sa haine contre la porte….

Quelqu’un se dépêcha d’ouvrir, il hurlait après les gens de l’auberge:


- « Qui a encore fermé cette porte? » Puis arriva à celle-ci tout en tournant la clé « Je vous ouvre Monseigneur, je vous ouvre!! »

L’aubergiste constata avec effroi, que Gardak sautait d’un pied et parcourrait toute la cour, il allait et venait en hurlant de douleur, l’aubergiste attendit patiemment qu’il se calme, le nain était assez exité comme cela……
L’aubergiste hella ses gens pour préparer une table et ouvrir un tonneau de bière, rien de tel pour réconforter Gardak….


Pendant ce temps dans la Drakwalt le groupe progressait, la forêt était vieille, les arbres sombres et noueux. Un malaise parcourait les impériaux, c’est comme s’ils se sentaient épiés, surveillés cette forêt était étouffante, l’odeur de l’humus parcourai les narines, la pourriture de la végétation prenait à plein nez. Sigmund pouvait lire désormais ses courriers, après avoir verifié que tout son équipement était en ordre, il pouvait s’adonner à la seule chose qu’il aimait faire, lire. Asinis il put lire d’abord le blang-sein puis le courrier de son Maître:

Veuillez par la présente, fournir assistance au présent répurgateur Sigmund Muragan face à vous. Ceci est la volonté de Sigmar et notre vénéré Empereur

Signé Prête Maximilian Trichter Prêtre de Sigmar.


La deuxième lettre plus sobre, sans décoration ou cachet de sire provenait de son Maître:

Sigmund,

Je dois partir et sans toi, la voie de la purge fait face à de grands dangers, et pour sauver l’humanité nous devons nous séparer. Je par pour la capitale, de sombres desseins commencent à se profiler, je pars donc seul. Occupes-toi du sorcier, celui qu’on a laisser sauf dans le village. J’ai fait une erreur en laissant cet homme vivant, il était marqué par le chaos. A toi de l’éradiquer, une dernière chose gamin, ne quitte jamais la voie de la purge, ou je te chasserais, je vois en toi comme dna sun livre, enfouit tes hérésies au fond de ton cœur et travaille pour notre Dieu Sigmar et la Gloire de l’Empereur.



Les courriers étaient lu, il ne restait que la réflexion, soudain, un évènement sortit Sigmund de ses pensées, le groupe se prenait une nuée de flèche, un chevalier tomba, mais Sigmund loin d’être médecin pensais qu’il était mort sur le coup. L’elfe en un instant jaugea la situation et en un coup d’œil pris les devant et donna des ordres clairs nets et précis. Les guerriers firent fissa et chargèrent directement dans les directions que l’Elfe leur indiquait, des brigands, de simple brigands. Les chevaliers et leur garde d’épéistes n’en firent qu’une bouchée, Sigmund put constater avec joie, qu’il n’avait en aucune manière à faire à des amateurs, il se délecta du massacre, les guerriers tuaient à n’en plus finir…. La bataille fut promptement réglée, 20 corps gisaient au sol, la bande était morte. L’Elfe héla Sigmund mais trop tard, Sigmund senti un violent coup percuter sa poitrine coté cœur. Sigmund avait été la proie des archers en restant ainsi à se délecter du carnage, il était une proie facile, il sentit son cœur s’arrêter la douleur était insoutenable, le choc de la flèche le percutant violement le fit basculer de la monture (test HAB/2 pas équitation jet 16) Sigmund se sentit tomber de son cheval et frappa violement le sol avec sa tête contre une pierre. Sigmund gisait comme mort au mileiu du champs de bataille.....

Gardak s’était remis de sa déconvenue, 10 litres de bière aidant, il ne sentait plus sa douleur au genoux, il avait de quoi manger et boire. L’aubergiste tellement désolé lui offrait le repas, une chose de gagnée. Tandis qu’il mangeait, il entendit un groupe de cavalier approcher, de lourds cavaliers, en armure il s’arrêtèrent devant l’auberge, 1 chevalier poussa la porte avec son pied, qui pour lui était ouverte. Deux hommes furent posés sur une table, ils étaient blessés, un très mal en point, il ne portait pas d’armure.

Gardak pu voire suivre une femme aux oreilles pointues un Elfe qui alla directement voir le jeune homme al en point. Le deuxième homme en armure, lui riait, il bénissait son armure… et jurait qu’il n’avait rien, pas une égratignure.

Alors le premier chevalier s’adressa à l’aubergiste:


- « Je me nomme Otto Von Druchntorf, Chevalier Panthère au service du culte de Sigmar et de l’Empereur, vous êtes réquisitionnés sur ordre de l’Empereur. Mon groupe en partance pour une éradication s’est faite surprendre par des brigands, tous sont mort, mais nous avons deux blessés. Nous paierons les désagréments fais à votre établissement. »

Gardak pu observer le remue ménage qui se passait sous ces yeux, les hommes allaient et venaient, tous armés jusqu’au dents, les chevaliers étaient magnifiques, leurs armures arboraient les signes de leur ordre. Le chevalier discutait avec l’Elfe, elle répondait à ses questions:

- « Oui, il va s’en sortir, la flèche est passée prêt du cœur, un pouce prêt et s’en était fini de Sigmund. Bon sang, on nous a envoyé quoi? Vous m’aviez dit un répurgateur chevalier, il n’a jamais combattu, ça se sent, on ne reste pas bêtement à se délecter du combat….. »

Mais Sigmund commençait à reprendre conscience, il avait mal désormais, percuté par trois flèches et toujours vivant…. Sigmard veillait sur lui aujourd’hui.

La tension était palpable, cependant Gardak pouvait commencer à penser que croiser ce groupe lui apporterait la gloire, répurgateur, chevaliers panthères, éradication, ces mots sonnaient comme une muse parlait aux écrivains comme une bière à un nains, des défis pour un tueur…..

MJ=> PJ Garda 1 PV reste 49 PV Sigmund -13 PV reste 27 PV
Bienvenue chez Archie :biere: et ce n'est que le début ^^

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 15 mars 2010, 23:49
par Sigmund Muragan
«Enfoui tes hérésies au fond de ton cœur et travaille pour notre Dieu Sigmar et la Gloire de l’Empereur». À peine eut-il le temps de lire ce passage de la lettre que lui avait adressé son maître par l'intermédiaire d'un des prédicateurs de la citadelle qu'une gerbe de flèche tout droit sortie de nulle part vint interrompre sa lecture. N'ayant que très peu d'expérience dans le domaine du combat, il préféra rester sur son cheval pour pouvoir s'enfuir s'il la situation venait à tourner court. Il avait commis là une erreur de débutant. N'ayant aucunement l'intention de montrer à tous ceux qui l'entouraient qu'il était pétrifié par la peur, il décida, certes avec peu de sagacité qu'il serait bien d'adopter une attitude de conquérant, et non celle d'une victime apeurée. Ainsi, il resta fier et droit sur sa monture, camouflant ainsi sa faiblesse et sa crainte derrière un sourire malsain et un regard suffisant. Il ressemblait ainsi plus à un psychopathe qu'à un répurgateur saint d'esprit, ce que ne manquèrent pas de remarquer ses alliés ainsi que ses ennemis. Satisfait de l'effet qu'il venait de produire, il observait inlassablement le triste spectacle qui se déroulait devant lui.

Un des chevaliers qui se trouvait à proximité de Sigmund prit de plein fouet une partie de la toute première volée de flèche. L'elfe, habituée depuis des lustres à ce genre de combats forestiers, prit les devant d'une main de mettre et fit part de ses directives à tous ceux qui pouvaient encore l'écouter. Poussé par leur sens de l'honneur ainsi que leur instinct de survie, les nombreux guerriers qui avaient été désignés pour escorter le jeune répurgateur chargèrent de concert les brigands qui venaient de sortir de leur cachette. Le combat qui s'en suivit fut bref, intense, et terriblement sanglant. Des bras et des mains volaient tous les sens, détachés du corps auquel ils étaient attachés par les coups dévastateurs des armes des chevaliers. Des jambes et des têtes dansaient dans les airs, accompagnés par des cris d'effroi, des pleurs et des rugissements de douleur. Ces soldats impériaux étaient plus que bien entrainé, et le carnage qu'ils venaient d'accomplir témoignait de leur redoutable efficacité. Muragan, toujours tétanisé sur son cheval, commençait à reprendre son sang-froid. Voyant que ses ennemis étaient taillés en pièces à une vitesse qui dépassait toutes ses espérances, il afficha un sourire radieux, presque angélique, qui pour d'obscures raisons lui donnaient en cet instant un air froid et antipathique.

Sigmund, dont l'attention était toute entière tournée vers les cadavres qui jonchaient de façon irrégulière le sol. Le répurgateur pensait alors que tout le sang qui se dégageait de ces corps froids et inertes pourraient peut-être, sur le long terne, rendre la vie à cette forêt stérile et corrompue. Il n'eut pas même le temps d'imaginer cet endroit quelques années plus tard qu'une flèche vint se ficher tout prêt de son coeur, le faisant ainsi tomber telle une pierre lourde dans l'eau à terre dans un bruit sec et sourd. L'arrière de sa tête fut la première à percuter le sol, ou plutôt une énorme pierre qui s'était malheureusement trouvée là. Un regard dénué d'expression fixait bêtement le ciel, comme s'il s'attendait à y voir mystérieusement apparaître les portes du paradis. Tout commença à s'effacer, le bleu du ciel virait lentement au gris, pour finalement arborer la triste teinte d'un noir aussi inquiétant qu'impénétrable. Était-ce la fin pour le jeune répurgateur? Il ne le savait pas, mais il s'était fait touché par trois flèches de façon successive. La toute première à l'atteindre avait presque instantanément supprimé toute sensation dans le corps du Sigmund, lui évitant ainsi de devoir supporter la douleur du coup porté à son épaule et à son bas ventre. Ainsi, c'est dans l'incompréhension la plus totale qu'il s'effondra au sol et s'évanouit.

Quelques heures plus tard, le groupuscule d'humain fit irruption dans un auberge à quelques lieues de l'endroit où ils s'était fait attaqué par une véritable marée de brigands. La lumière s'était rallumée aux yeux ternes et figés du répurgateur. Le regard vitreux, il ne comprenait rien de la situation actuelle. Il avait mal, très mal. La douleur était telle qu'il aurait été incapable de la localiser avec précision. En fait, tout son corps était profondément endolorit. Une voix féminine se dégagea de l'épais brouillard qui semblait encore l'entourer. Il semblait entendre celle de l'elfe, qui venait alors de faire part de son rapport médical à qui voulait bien l'entendre. Il allait s'en sortir, et c'était-là le principal. Il aurait mieux valu pour le vieux monde que Sigmund périsse ce jour-là, mais personne encore n'avait conscience du rôle qu'il allait, des années plus tard, devoir représenter. Il avait eu de la chance, mais elle ne se représenterait certainement plus jamais.

Re: Le chasseur Sigmarite

Posté : 16 mars 2010, 22:48
par Gardak
Lorsqu'il vit entrer un groupe d'individus dans la taverne, Gardak pressentait qu'il ne pourrait boire sa bière tranquillement. Et en effet, c'était tout un remue-ménage qui débutait alors que sa chopine était à peine commencée. On s'empressait près de lui à allonger sur l'une des tables un homme apparemment blessé. Les bandages et les cris tournoyaient dans la taverne. Le nain regardait d'un air amusé tout ce vacarme : pourquoi faisaient-ils autant de bruit pour une si petite blessure? Les trolls des caverne se prenaient des coups bien plus gros que quelques petites fléchettes dans le pays d'où il venait. Et pourtant ils continuaient d'attaquer ! Bon ... c'est vrai qu'ils pouvaient se régénérer mais c'est un détail mineur.

Soudain, alors qu'il se demandait combien de flèches il fallait pour terrasser un troll des cavernes, son esprit se bloqua. Il venait de penser à l'impensable : allait-on gaspiller de l'alcool pour nettoyer le troufion qui gémissait comme une vieille vache ? Alarmé par une telle injustice, il commença à paniquer. Que pouvait-il faire pour éviter un drame? Il devait prendre les devant. Aussi termina-t-il toutes les chopines à proximité avant de se diriger vers le tavernier. Sur le court chemin qui le séparait de son hôte, il perçut deux évènements majeurs. Le premier fut la vision des oreilles pointues de la potiche qui accompagnait le pleureur : c'était une elfe ! Qu'est-ce qu'une saleté comme elle faisait dans un endroit aussi agréable? Le standing des établissements du Vieux Monde n'était vraiment plus comme avant. Bientôt, on se retrouvera avec des gobelins dans les fûts si le monde continuait dans un tel chaos. Quel triste temps que celui où nous vivons. Mais cette nostalgie des massacres passés fit place à un émerveillement. En effet, un ami de la grognasse avait prononcé quelques doux mots :

- Nous paierons les désagréments faits à votre établissement.

Il avait raconté quelques autres stupidités avant mais qu'importait. Il s'était engagé à payer les désagréments fait à la taverne. Aussi Gardak bondit-il sur l'occasion :

- Eh le tavernier ! Tu as entendu le type là-bas? Sers moi un ou deux futs supplémentaires. Elles m'ont donné soif les demoiselles en détresse ! Évidemment, tu leur mets ça sur leur compte. C'est de le faute si je dois reprendre de la bibine !

Attendant que le tavernier s'exécute, il s'approcha du petit blessé et de ses acolytes :

- Mais pourquoi il crie autant l'humain sur la table? Il n'a que quelques petits trous de flèches. C'est quand même pas bien grave ! Enfin, si vous trouvez qu'il est trop amoché, il suffit de l'achever. Au moins il arrêtera de nous casser les oreilles.

Les boites de conserve qui semblaient être des chevaliers le dévisageaient maintenant. Qu'est-ce qu'ils n'avaient pas compris? Il suffit de prendre une arme et de lui couper la tête. Plus besoin de le soigner. Mais bon, c'est sur que ça risquerait de saloper le sol de la taverne. Et le tavernier risquait de ne plus lui servir de bières gratuitement. Il reprit, sur le ton de la plaisanterie, ces quelques mots :

- Sinon, moi je n'y connais pas grand chose dans les bidules magiques. Mais vous ne pouvez pas utiliser un rituel machintruc qui sacrifierait l'elfe et ramènerait votre type à la vie?

Les chevaliers ne semblaient guère apprécier l'humour et l'elfe sembla outrée. En même temps, c'était une connerie d'elfe. La situation était vraiment minable. Un type qui meurt, une elfe qui ... est une elfe et une bière qui ne venait pas. Il fallait vraiment faire quelque chose pour passer cette période interminable. Aussi Gardak s'enquit de la situation qui avait mené à une telle débâcle. Lorsqu'on lui raconta les "prouesses" de Sigmund - l'homme allongé -, il rigola franchement : il fallait être vraiment débile pour rester devant une volée de flèches. Cette compagnie semblait expérimentée pourtant. Dommage qu'ils aient à trainer un tel boulet. Lorsqu'il voulut reprendre la conversation avec l'un des chevaliers, il était déjà trop tard : la bière était arrivée.