[Augusta] Les Hauts sont bien bas.

L’Empereur Karl Franz siège à Altdorf, capitale impériale depuis. Altdorf est un carrefour du savoir et son université est l’institution académique la plus respectée de tout l’Empire. Là, les seigneurs et les princes de nombreux pays viennent s’asseoir aux pieds des plus grands penseurs du Vieux Monde. Altdorf est aussi le centre du savoir magique et ses huit collèges de magie sont fort justement réputés bien au-delà du Vieux Monde. Altdorf est une ville affairée, avec un nombre important d’étrangers, de commerçants et d’aventuriers. La cour impériale elle-même engendre une activité économique florissante, qui attire toutes sortes de gens.

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[MJ] Le Naufrageur
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[Augusta] Les Hauts sont bien bas.

Message par [MJ] Le Naufrageur »

La société bourgeoise se trouve à la croisée des chemins, soit en transition vers le socialisme, soit en régression vers la barbarie

-Rosa Marienburg, révolutionnaire, trois jours avant son assassinat à Nuln.



Un éclair frappe au-dessus du manoir des Von-Waldburg. L’illustre famille, ou du moins cette branche, s’est réfugiée de la tempête qui frappe la capitale depuis ce matin. La pluie battante, la foudre et le vent froid ne sont qu’un ajout, comparé à l’autre tempête qui se dessine au loin.
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Le manoir, grand et spacieux, situé à la frontière du Mauerblumchen, est entouré d’un jardin composé principalement de haies et de petites statues décoratives. Ancien, sa rénovation il y a quarante ans lui a redonné une seconde, ou plutôt, une quatrième jeunesse. La plupart du temps, une dizaine de Von-Waldburg y résident. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

À l’intérieur, des serviteurs se pressent, la plupart sont en retard sur leur tâches à cause de la tempête. C’est dans le salon qu’une tout autre préoccupation provoque un ouragan. Les journaux et fiches de presse, comme le ‘Altdorf Spieler’ ou le ‘Corps Céleste’ sont formels. La crise économique, suite à des actions de la Guilde des traders du Dockland, vient d’empirer encore. Les salaires viennent de chuter. Une petite chute, oui, mais une chute quand même. Cette chute vient de provoquer un véritable tremblement de terre chez les Von-Waldburg.

« C’est un scandale ! »

En frappant du poing sur la table, l’oncle Hubert semble tout particulièrement remonté. Homme grand, à la bedaine et moustache imposantes, le retraité profite de ses jours à la gestion du manoir et la fortune de la branche familiale Altdorfeuse. Sa collerette cache entièrement son cou, tandis que sa canne repose contre son siège. Assis, son petit chien poilu sursaute face au choc sur le meuble alors qu’il prenait sa sieste sur ses cuisses. Sa pilosité entièrement grise, et ses yeux qui le sont tout autant le vieillissent, alors qu’il n’a que cinquante ans.
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« Si les choses ne redeviennent pas normales, on fonce droit vers le mur !

Vous exagérez, père, ce n’est pas parce que les socialistes prendront quelques sièges de plus au Conseil d’Altdorf que nous sommes en danger. »

De sa voix au nez-pincé, la cousine Linde semble bien moins préoccupée que l’ancien officier. Ses yeux bleus pétants fixent un article de ragot du Spieler, tandis qu’une servante s’occupe de remettre en place sa coiffure sophistiquée. Son volume de cheveux presque roux rend la chose bien difficile. Linde est très petite, mesurant à peine plus qu’un jeune adolescent, cependant, elle n’a strictement rien à envier sur sa beauté. Ses habits sont toujours plus luxueux que les autres aristocrates, elle peut se le permettre, elle. Femme carriériste, elle est architecte. Un peu plus âgée qu'Augusta, elle vit une vie légèrement à part.

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« Je veux dire, ce n’est pas parce que la paie de la plupart des habitants baisse que nous sommes si affectés, si ? »

L’air énervé et chaud d’Hubert, devient froid et grave tandis que ses yeux deviennent plus petits et s’assombrissent. Il s’enfonce dans son siège, et sa main vient caresser le dos de Buddy, son chien, et non pas un autre serviteur Bretonnien.

« Le problème, c’est que la fondation de notre richesse, notre poule aux œufs d’or, le pilier principal, est menacé en conséquence. Je parle de nos immeubles sur l’autre rive. »

La branche de la capitale de la famille ne détient pas sa richesse d’un poste très influent, ou encore d’investissements bancaires. Non, la grande majorité de la fortune familiale, vient des rentes. Grand propriétaire terrien, ou du moins d’un point de vue comparatif, les appartements fournissent des sommes colossales de rente. Les loyers étant ceux de la capitale, soit les plus élevés au monde. L’oncle Hubert serre les poings tandis que son expression se crispe.

« Si jamais la paie de l’Altdorfer diminue… Alors beaucoup ne pourront plus payer leur loyer, nos loyers ! »

Soudain, l’expression jusqu’ici plutôt désintéressée de Linde, devient pâle au point ou même son maquillage ne peut cacher la blancheur de son visage. Elle regarde autour d’elle, et ses mains commencent à trembler. La perspective de perdre une goutte du luxe qui entoure sa vie est une torture. Elle n’est pas la seule.

« Je.. je - non enfin. On ne peut pas se le permettre ! Est-ce qu’on ne peut pas les vendre et partir sur investissement plus stable ?

Non, ça impliquerait de changer l’entièreté des contrats des locataires, ça prendrait des années, une décennie même. »

Malgré son statut, Augusta sait bien que l’administration de la capitale est toujours débordée face à la surpopulation massive de la ville. Sans payer des frais supplémentaires, la plupart sous la forme de pots-de-vin, les affaires courantes prennent du temps. La loi est terriblement compliquée, souvent des articles et des lois se superposent dans une débâcle totale. Il faut de véritables maîtres avocats pour espérer toujours s’en tirer, et ceux-ci savent bien faire reconnaître leur talent par des factures salées.

« Augusta, ma chérie, je vais avoir besoin de ton aide. Actuellement c’est le Conseil d’Altdorf qui m’importe, les parlementaires vont réagir, avec force. J’ai besoin que tu délivres une lettre au Graf Liepmund Holzkrug, son conseil nous sera crucial. Il faudra te rendre à la Diète Impériale dès demain. En carrosse bien sûr. »

Holzkrug, l’une des plus puissantes familles de l’Empire. Liepmund est actuellement le chef de la famille, mais aussi et surtout de la Chambre Noire. Les services secrets impériaux. Des centaines d’histoires ont fusé à son sujet, mais il s’avère être un redoutable politicien depuis les dernières années. Sans parler de son rôle en tant que Haut-Seigneur Ambassadeur du Conseil du Reikland.

« Si tu as des questions… »
Test d’Intelligence (+4) d’Augusta : 13, une réussite. Plus d'informations sur l’administration Impériale.
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Augusta von Waldburg
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Re: [Augusta] Les Hauts sont bien bas.

Message par Augusta von Waldburg »

La Diète Impériale, Augusta rêverait d'y siéger, ou tout du moins d'avoir un époux qui y siège, des frères, oncles, cousins, beaux-frères, beau-père... En fait, si l'entièreté des sièges important de la Diète Impériale pouvaient être entre les mains de sa famille et de façon héréditaire, Augusta serait probablement la plus heureuse personne au monde. Tout du moins jusqu'à ce qu'elle trouve mieux. Une lueur d'excitation s'était allumée dans son regard de à la simple mention du parlement, accompagnée d'un sourire en coin qui aluminait son visage.

Ne connaissant le Graf Liepund Holzkrug que de nom et de réputation et ne voulant en aucun cas froisser une si puissante famille, Augusta demandât avec un sincère curiosité :
" Avez-vous des idées quand aux façons de convenablement procéder avec le Graf? Que savez-vous de lui? Devrai-je partir seule ou accompagnée? Et surtout, quel carrosse choisir? "

Ne laissant pas le temps à ses interlocuteurs de répondre, la noble demoiselle reprit avec plus de gravité dans la voix et un regard porteur une sévérité certaine que connaissaient se proche. En effet, Augusta, malgré son jeune âge, pouvait se montrer ferme voir féroce lorsqu'il est question de la protection des intérêt familiaux :
" Mon oncle, j'aimerai porter votre attention sur ce que Linde a dit. Si l'idée de vendre nos immeubles est à éviter le plus possible, je pense qu'investir dans d'autres sources de revenus est à très sérieusement envisager. Suffisamment de fermes et exploitation agricoles accompagnées de forêt et de bois, le tout d'un seul tenant si possible, devrait nous rapporter suffisamment pour palier à vos besoin. Les fermes et exploitations agricoles peuvent être portée en métayage, tandis que les forêts et les bois rapportent de l'argent même en période de disette et de guerre, surtout en période de guerre et de reconstruction suite à une guerre. Avec suffisamment de terre nous pouvons faire venir une partie de surplus de la population d'Altdorf dans des villages, voir des villes, construits avec notre propre bois exploité par les habitants que nous aurons fait venir tandis que nous financeront la construction de paroisses de Sigmar dans chaque villes crée ainsi. Nous pouvons même y faire venir nos locataires les plus pauvres, ils seront logés, nourris et blanchis en échange de labeur, ce qui libèrera de la place dans nos immeuble pour des locataires dotés d'un meilleur capital. Avec de telles terres productives suffisamment vastes et peuplées le plus proche de la capitale pour nourrir cette dernière, des bois et forêts pour la construction et surtout la chasse, ce qui attirera d'autres familles nobles et de nouvelles paroisses pour notre salut, je suis sûr que l'Empereur sera nous en remercier, apprès tout nous rendons service à l'Empire en faisant cela, lesdites terres pouvant très facilement être érigées en une principauté avec Immédiateté Impériale par exemple. Nous décongestionnons la capitale, nous la nourrissons, nous attirons plus de nobles à ses portes et nous aidons le clergé de Sigmar. Je ne vois pas de meilleur investissement. "

Augusta n'aimait pas forcement se placer en donneuse de leçon face à sa famille, surtout qu'elle réalisait toujours après coup son manque d'expérience. Cependant, malgré l'amour qu'elle porte aux von Waldburg dans l'ensemble comme son amour individuel envers chacun de ses membres, Augusta ne pouvait supporter qu'un oncle encore suffisamment jeune pour tenir une charge ou un office d'importance soit à la retraite. Et que dire d'une cousine qui travail. Une von Waldburg qui travail, Augusta avait énormément de mal à cerner cette logique contre nature.
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von Waldburg Augusta, Voie de l'Aristocrate
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[MJ] Le Naufrageur
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Re: [Augusta] Les Hauts sont bien bas.

Message par [MJ] Le Naufrageur »

L'oncle Hubert semble surpris, au point de lever ses gros sourcils.

« Ma chérie, tu as de très nombreuses idées, mais les choses sont simples. Aucun investissement n'est plus rentable que la rente de la capitale. Aucun. Le développement de l'Averland ? Mitigé. La création de nouveaux ports sur la mer des griffes ? Arnaques et calomnies.

Le servage n'existe pas dans notre nation, nous ne pouvons pas forcer les gens à partir simplement en demandant qu'ils travaillent ailleurs. C'est justement car ils ont quelque chose à Altdorf qu'ils sont ici. Il y a plus de petites opportunités par ici que dans la moitié de l'Empire. Personne n'a les moyens ou l'autorité pour entreprendre de tels projets. Savais-tu, ma chérie, que quarante pourcents des Altdorfers ne sont pas nés dans la ville elle-même ? Les citoyens quittent la campagne pour venir ici, et pas l'inverse, c'est un phénomène qu'on appelle à l'université... comment déjà ?
»

« L'exode rural. »

« Voilà. Tout ça pour dire, tu as plein d'idées, mais restes sur des choses concrètes, d'accord ? Nous avons déjà des difficultés à payer nos taxes de grand propriétaire. Pour ce qui est de procéder avec le Graf, je pense que tant que tu es polie, tout se passera assez bien. Il est impératif qu’il lise la lettre cependant. Tu n’iras pas seul, une servante t’accompagnera. Pour la sécurité, aucun risque, nous restons dans les bons coins d’Altdorf et le Volkshalle est tout près. »

Augusta se rappelle que la Diète du Reikland est à cinq ou six blocs du manoir familial. Quelques minutes de carrosses, habituellement. Hélas, au vu de la météo actuelle, elle devine sans soucis que cela risque d’être rallongé. Le reste de la soirée se produit, la très bonne nourriture étant toujours à table. Le lendemain matin, ou du moins, s’il s’agit réellement du matin, Augusta termine de se préparer. Au vu du manque de lumière à cause des nuages noirs de pollution, des nuages gris de la tempête, et du manque de soleil habituel d’Altdorf, il est difficile de dire s’il est réellement huit heures.

Une fois dehors, deux personnes attendent la jeune et belle aristocrate. Tout d’abord le cocher, un homme bossu et barbu que la famille emploie, Bub, de son nom. Mais surtout, Marie, la servante personnelle qui est appointée à l’héritière. La Bretonnian Maid est ainée d’Augusta de seulement quelques années. Binoclarde, son visage est très fin, tout le contraire de son abominable et épais accent. Sa tenue est très formelle, et lui va à ravir.
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La servante attend avec une patience mise seulement à l'épreuve par la météo particulièrement infecte. Le vent menace presque l'intégrité de son couvre-chef, tandis que le parapluie fait de son mieux pour éviter la trempette. Voyant sa maîtresse arriver, elle ouvre la portière du carrosse avant de la rejoindre à l'intérieur tandis que le cocher démarre d'un mouvement de poignet. Les beaux pavés du domaine familial sont vite remplacés par le trottoir et la route. Dans les beaux quartiers de la capitale, les nids de poule ne menacent personne, contrairement au chemin boueux mélangeant vieux pavés tordus et débris de l'autre côté de la rive.

Des gardes en beaux uniformes, portant le jaune et la cuirasse surveille et règle la circulation. De nombreux piétons, locaux ou non, ont trouvé refuge dans les différents cafés et boutiques des avenues. Au plus ils se rapprochent de leur destination, au plus la sécurité augmente. Aux gardes s'ajoutent des soldats, et parfois un groupe de chevaliers. Le comportement des hommes d'armes est agité, au vu de la tempête actuelle, ce n'est pas étonnant. Cependant, ce n'est pas ça qui a attiré l'attention de l'aristocrate. C'est comme si une tension pesait sur les hommes.

La Bretonnian maid est occupée à s'assurer de ne rien manquer dans son équipement de travail. Chaque éclair qui frappe au-dessus d'eux provoque un sursaut et un léger hoquet, tandis qu'elle ravale sa salive dans un *Gulp* audible. Se diriger vers l'un des cœurs du pouvoir impérial n'est pas rien, surtout pour une jeune femme de sang rouge. Ainsi, Augusta se trouve en route en direction du Volkshalle, la Diète Impériale. Le Volkshalle est immense, plus semblable à un palais et à une petite forteresse qu'un trou à bureaucrates. Fait entièrement de pierre, et étant plus vieux que la dynastie impériale actuelle, l'ancienneté se fait sentir. Quelques craquelures trop hautes pour être simplement rebouchées montre bien le problème. Juste à côté du monument au pouvoir impérial, se situe un autre bâtiment, plus petit, plus récent, et construit bien différemment. Le conseil d'Altdorf. L'endroit où les députés de la Cité se retrouvent pour débattre.

Il y a une foule à l'entrée, maintenue à distance de l'entrée par un capitaine, et surtout un ogre. Celui-ci bloque physiquement de son corps les grandes portes, et malgré les tentatives de le pousser, les citoyens dehors sont bloqués. Un agitateur public, petit, un peu gros et binoclard, lui aussi tentant de rentrer, beugle sur l'ogre : "La démocratie, c'est moi !". Sa tentative de convaincre le mur de muscle est soldée par une claque à l'arrière de sa tête venant d'un autre jeune politisé. Alors que le carrosse s'éloigne, des gardes débarquent pour séparer avec tact et délicatesse ceux qui se battent. Tact et délicatesse étant les surnoms de leurs matraques cerclées de fer et de leurs bottes à semelles renforcées. Ils arrivent enfin devant l'entrée de la Diète. Un policier discute avec le conducteur, avant de faire signe à ses collègues d'ouvrir la porte vers la cour intérieure.

Une fois garé et descendu, chose facile étant donné qu'il n'y a aucun autre chariot, ils se présentent à un employé local. Jeune, son visage est légèrement maquillé. Rasé de près, ses cheveux courts lui donnent une apparence uniformisée. Après quelques courts échanges aussi polis que protocolaires. Il explique que le conseil des nobles est actuellement en réunion. L'empereur ayant pris une décision récemment, ils ont été conviés à se rassembler pour émettre leurs opinions et approuver. Dans le couloir vers la Chambre, de grandes statues d'empereurs précédents ainsi que de héros impériaux sont érigées, tandis que des peintures immenses illustrent des scènes historiques. L'une d'elle montre Magnus qui rentre à Talabheim. Les dorures ne manquent pas par ici, même selon des standards de riches aristocrates, c'est presque exagéré et grotesque. Ils sont dirigés vers le balcon des spectateurs, légèrement surélevés par rapport à la chambre elle-même. Ils montent, et enfin, ils voient... aucun autre spectateur.

La Diète est un endroit magnifique. Le plafond est aussi haut qu'une cathédrale, les sièges sont rouges et sculptés avec finesse au point d'être plus confortables que des lits. Cependant, l'immense majorité des sièges sont vides, peut-être un sur dix est occupé. La majorité sont des vieux Herren et des vieilles Damen qui s'ennuient terriblement.

« Pour l'autorisation... de la rénovation du pont du bateleur... dès le prochain Marktag... est-ce que nous avons des remarques ? »

Au centre, sur un podium, le maître de cérémonie, un gaillard costaud, continue de lire sans lever les yeux un document marqué d'un sceau. Personne ne répond à sa question. C'est un long silence gênant de plusieurs minutes qui s'ensuit. Marie, à petite voix, prend la parole d'un air apeuré.

« Mais c'est pas possible, personne ne respecte donc cette assemblée ? »

Soudain, peut-être avec le silence gênant, le maître de cérémonie entend et se tourne vers eux. Lui-même semble surpris d’avoir des visiteurs, alors que pourtant, l’estrade des spectateurs possède plus de trois-cents places assises disponibles. Il lève la main, signe nécessaire pour demander une intermission. Il monte les escaliers, avant de rejoindre les deux jeunes femmes ainsi que l’employé. Grand et large d’épaule, le fonctionnaire reprend de la vitalité en voyant autre chose que sa routine quotidienne. Son crâne rasé et sa pilosité très taillée ne fait aucun doute, il s’agit d’un ancien officier militaire.
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« Bonjour madame, Maëster Jan. J’aimerais bien vous aider, mais normalement, en séance tenante… je ne suis pas censé adresser la parole à qui que ce soit. Je vous invite donc à rentrer chez vous si possible. »

Il semble gêné, il serre les dents et évite de croiser le regard de la jeune aristocrate. Il va falloir que Augusta trouve une façon de le convaincre de l’aider.


Test d'instinct INI(+0) d'Augusta : 5, réussite. Quelque chose amène de la tension, et ce n'est pas l'électricité de la foudre.
Test d'Intelligence (histoire) INT(+3) d'Augusta : 19, échec très large et automatique.
Test de Présence d’Augusta CHA(+0) : 3, belle réussite. Tu te fais remarquer dans un bon sens par le maître de cérémonie.

Première personne à convaincre, allez, tu vas trouver les bons mots :mrgreen:
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