Une pluie battante s’abattait sur une rue in-habituellement sombre pour l’elfe noir. L’endroit lui rappelait quelque chose, mais il ne savait dire quoi. Les rues étaient vides, quelques cris s’échappaient timidement d’un grand bâtiment dont l’architecture était reconnaissable pour Samael, c’était celle du temple de Khaine dans lequel on lui avait appris les ficelles de l’assassina. Seul deux hommes se tenaient dans la rue, ils tournaient le dos à celui-ci n’y faisant pas attention.
- Tu es sure de vouloir faire ça ? demanda alors l’un d’eux.
- Il le faut, comment pourrions-nous l’éduquer.
- Mais … Mais ce n’est qu’un bébé, il a besoin de …
- Je t’ai déjà dit non, nous ne pouvons pas lui offrir cette vie, et faire de lui un traite à l’espoir alors qu’il n’est pas même encore en âge de raison. Nous devrons lui laisser le choix.
Là, les elfes noirs tournèrent alors les talons et firent face à l’assassin dont les yeux s’étaient écarquillé. Devant lui se dressaient les deux mages noir qu’il avait rencontré depuis peu, mais ils lui semblèrent nettement plus jeunes. Dans les mains de celui qui voulait garder l’enfant se tenait un petit être qui semblait endormi, c’était un enfant.
Les deux commencèrent à avancer vers Samael, qu’ils traversèrent comme des esprits, avant de monter les quelques marches du temple qui baignaient dan le sang des sacrifiés dilué par la trombe d'eau qui tombait sur celui-ci . La lourde porte grossièrement ornementée tourna doucement dans un crissement désagréable que reconnu l’elfe noir qui l’avait déjà entendu un bon nombre de fois. Se tenait en son antre un homme, lui aussi connu par Samael, c’était son Maitre.
- C’est lui ? Qu’est devenue sa mère ?
D’un signe de tête négatif, celui qui ne portait pas le nouveau né fit comprendre qu’elle n’avait pas survécu. Le maitre porta son visage sur le jeune enfant d’un regard dure mais compatissant.
- Êtes vous certains de devoir faire cela, après tous vous êtes sa seule …
- Nous le devons, et tu le sais bien, le mener avec nous ne le rendra pas plus fort, ni plus heureux, ce n’est certainement pas la solution.
* Toc Toc *
Samael ouvrit ses yeux encore lourds, quelqu’un frappait lourdement sur la porte de la chambre qu’il occupait depuis maintenant deux jours. D’un geste délicat il souleva son vêtement trop grand qui couvrait son torse pour regarder l’état de sa blessure. Il faut croire que le remède du frère de son imbécile d’accolyte fonctionnait, une épaisse cicatrice avait prit la place de la purulente plaie qu’il avait encore la veille. De grosses cernes noirs étaient placardés sur son visage fatigué. Les deux derniers jours n’avaient pas été des plus reposants et cela se lisait parfaitement sur son visage.
* Toc Toc*
La porte trembla à nouveau, et cette fois suit une imposante voix retenti derrière la fine paroi.
- Tu vas ouvrir ou c’est moi qui vient te chercher, gronda celle-ci.
Elle ne lui était pas inconnu, il était sure de l’avoir déjà entendu quelque par.