Le Reikland est une province vaste, populeuse et prospère. Sa couleur est le blanc, mais certains régiments, comme les célèbres Joueurs d'Epées de Carroburg, ont leur propre héraldique. C'est l'Empereur Karl Franz Ier, Comte Electeur du Reikland, qui dirige cette province, depuis la plus riche cité de l'Empire, Altdorf.
Marogg se avait mal au ventre, car malgré la très bonne capacité de digestion des ogres, manger de piètres paysans maigrelets, ce n'était pas fait pour le mangeur d'hommes qu'il était. Marogg le Gros, de son titre honorifique, marchait tranquillement dans le Reikland, ne se préoccupant pas des humains, du moment qu'il n'avait pas faim. Les hommes de l'Empire le laissait aller en paix, du moment que l'ogre ne se montrait pas agressif. La lourde plaque ventrale que portait sur son ventre l'ogre, et qui représentait le symbole de la Gueule, divinité ogre, en impressionnait plus d'un. Quand Marogg arrivait dans un petit village, les enfants rentraient chez eux, et se cachaient.
Mais ce que cherchait Marogg, ce n'était pas le meurtre, ni la violence, ce qu'il voulait, c'était manger de bonnes choses, et pour manger de bonnes choses, il fallait que quelqu'un lui donne du travail, aussi bien un travail de mercenaire que de videur. Le mangeur d'hommes allait alors de ci, de là, cherchant un quelconque boulot où il pourrait manger à sa faim, et jusqu'à la fin.
Il était déjà tard dans la petite bourgade perdue au milieu de la campagne nommée Brillestadt. Ce petit village était connu dans la région pour son célèbre fabriquant de lunettes, Frank Heightern. Ainsi, de nombreuses personnes venaient dans cette petite ville pour trouver des lunettes adaptées à leurs besoins. Tandis que Marogg marchait dans une ruelle, une lueur éveilla sa curiosité. La taverne du Perroquet à lunettes.
Des cris retentissait, et un homme traversa la fenêtre, sous la force d'un coup de poing. Un tabouret vola, et il s'écrasa contre un mur. Jornariliche, caché derrière un mur depuis le matin, s'affairait pour se construire une nouvelle jambe.
Je suis le Prince Noir, l'élu de l'enfer, le rejeton du diable, le créateur de mort, le façonneur de destin. Aucune créature, aucun homme ni aucune femme ne peut me tuer. Je suis celui qui t'amènera vers la rédemption ou la mort. Le diable m'a envoyé sur votre monde pour y causer la destruction, la mort, l'infamie, et la perversion. De ma main gauche, je lèverai les armées des démons, et je ferai repentir les milles torts de l'humanité, et de ma main droite, je créerai un monde où la cruauté n'existe plus, où les humains me vénèrent, et où la vie est régi par mon divin commandement. Le jour où tu verras devant toi mon visage, ce sera le jour de ta fin, et ce jour là, tu me remercieras.
-Extrait du Livre des Emejis, enfermé dans la réserve magique de la bibliothèque d'Altdorf, et maintenu en immobilité totale par des gardiens ensorcelés.
Une taverne! Enfin! Marogg pourrait étancher sa soif, et peut-être même sa faim, s'il était mal accueilli. Se dirigeant d'un pas lourd vers l'entrée, il vit un homme traverser une fenêtre et entendit des bruits de querelles.
Marogg haussa les sourcils, intéressé par le traverseur de vitres. Il n'était pas mort. Il savait qu'il ne devait pas manger les inconnus à tout bout de champ, encore moins s'ils étaient encore en vie. C'est pas l'envie qui lui manquait, mais il se doutait qu'il aurait de quoi manger avant la fin de la soirée. Dépité, l'ogre fit craquer ses doigts et ouvrit la porte de la taverne.
Des odeurs l'assaillirent. De la bonne bière, des liqueurs, du rôti. Ca lui fit gargouiller la panse. Et ça sentait surtout l'humain alcoolisé. Marogg s'en lécha les babines. Une odeur furtive lui chatouilla les narines quelques instants. Du rat. L'odeur disparut presque aussitôt, remplacée rapidement par une forte odeur de sang humain bien frais.
L'ogre avait franchi l'encadrement de porte, où il avait du se baisser car il était trop petit pour sa taille imposante. Il se tenait à l'entrée, se frottant les mains et regardant la clientèle bagarreuse.
"Baston?", demanda l'ogre de sa grosse voix à toute la clientèle de la taverne.
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Raison :1 xp
Au moment où Marogg le Gros dit ce seul mot, tous les cris s'arrêtèrent. Les humains se stoppèrent en plein élan. Deux hommes étaient en train s'étrangler mutuellement, et ils restèrent là, sans rien faire, à fixer la montagne de muscle qui se dressait devant eux. La plupart de ces hommes étaient saouls, et la femme qui dirigeait cette taverne, était dans la chambre du dessus, car un des humains avait prit soin de l'enfermer. On entendait maintenant que ces cris, et les coups qu'elles envoyaient contre la porte de chêne de sa chambre. Le mangeur d'hommes pensa au festin qu'il allait se faire.
Un des hommes au nez rougeaud en forme de fraise s'avanca. Il avait un tabouret à la main, et l'envoya droit dans la tête de l'ogre, puis s'évanouit dans un semi-coma éthylique. Le tabouret fila vers la tête de l'ogre en un lancer en forme de cloche. Malgré le fait que l'humain soit complètement bourré, le tir avait réussi. Le tabouret explosa en milles morceaux contre le crâne rasé de Marogg. Des echardes se repandirent sur le sol, et les autres clients de la taverne reculèrent.
Au même moment, la porte de la chambre explosa. La patronne avait réussi à la défoncer grâce au fusil qu'elle gardait dans une armoire. Elle descendit l'escalier en courant, l'arme à la main.
-Bande de sales....
Elle arrêta de parler. Remarquant le mangeur d'hommes, les bras croisés. Elle était bouche bée. Elle retourna dans sa chambre, et barricada la porte au moyen d'une armoire et de son lit.
Je suis le Prince Noir, l'élu de l'enfer, le rejeton du diable, le créateur de mort, le façonneur de destin. Aucune créature, aucun homme ni aucune femme ne peut me tuer. Je suis celui qui t'amènera vers la rédemption ou la mort. Le diable m'a envoyé sur votre monde pour y causer la destruction, la mort, l'infamie, et la perversion. De ma main gauche, je lèverai les armées des démons, et je ferai repentir les milles torts de l'humanité, et de ma main droite, je créerai un monde où la cruauté n'existe plus, où les humains me vénèrent, et où la vie est régi par mon divin commandement. Le jour où tu verras devant toi mon visage, ce sera le jour de ta fin, et ce jour là, tu me remercieras.
-Extrait du Livre des Emejis, enfermé dans la réserve magique de la bibliothèque d'Altdorf, et maintenu en immobilité totale par des gardiens ensorcelés.
Marogg passa une main sur son crâne, qui venait d'essuyer un tir de tabouret.
"Hurk! Hurk! Hurk!", s'exclama t'il. C'était son rire, qui glaça le sang de l'assistance.
"Pourquoi vous arrêter baston? Continuons!", continua t'il.
En deux enjambées, l'ogre était sur le corps inconscient du lanceur de tabouret. Il le souleva comme s'il s'agissait d'une poupée et se mit à le secouer. Voyant que l'humain n'avait pas envie de se réveiller, il se mit à le baffer sommairement. Là encore, l'agresseur n'ouvrit pas les yeux. Marogg haussa les épaules, déçu. Il croqua l'oreille droite de l'humain, lui arrachant des lambeaux de cuir chevelu au passage, et le projeta vers le bar, où il s'écrasa.
L'ogre s'avança alors vers un autre client de la taverne, qui le regardait bouche bée. Marogg le saisit et, à mains nues, lui arracha la tête des épaules. Il laissa tomber le corps au sol mais il garda la tête, qu'il souleva au dessus de sa tête. L'ogre ouvrit alors la gueule, recueillant le sang qui coulait. Ca n'allait pas assez vite à son goût. De ses mains énormes, il pressa la tête du malheureux, comme on presse un citron. Le sang coula à flots, ainsi que des morceaux de cervelle qui sortaient par les orbites, déjà vides de leurs occupants qui étaient dans l'estomac de l'ogre. Marogg mâchouilla, l'air heureux. Une fois vidée, la tête fut envoyée à grande vitesse sur l'assistance, qui n'avait pas encore réagi, stupéfiée.
"Baston!!!!", hurla l'ogre en riant.
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Raison :2 xp
Marogg s'approcha alors des autres humains, qui commençaient à reculer, terrifiés. L'ogre attrapa un des hommes qui étaient en train de se faire étrangler, et l'utilisa alors pour taper sur les autres. Le sang gicla sur les murs, qui furent bientôt recouverts de boyaux. Marog s'amusait bien. Tout en riant, d'un rire bien gras, il utilisait chaises et tables comme couverts pour manger ses nouveaux compagnons d'un soir. A l'étage, la patronne entendait les cris désespérés des clients, et vit bientôt du sang gicler sur la fenêtre de la porte de sa chambre.
Le mangeur d'hommes étant plein à craquer, et ayant fini de manger, voulut se désaltérer. Il se mit en quête de la cuisine, cachée derrière une porte de bois. Marogg la défonca sans prendre la peine de l'ouvrir, et vit enfin les tonneaux remplis de bière. Il souleva un des lourds tonneaux encerclés de fer, et ouvrit le couvercle, à la manière d'un verre géant. Les survivants du massacre maintenant recouverts de sang s'enfuirent en courant. Il souhaitaient plus que jamais disparaître de ce village.
***********************
Jornariliche écouta attentivement la bagarre, observant la scène depuis la fenêtre donnant sur la ruelle où il se trouvait. Il s'était concentré depuis le matin, pour se fabriquer une jambe mecanique, remplacant son membre déchiqueté par l'elfe noire. Grâce à un miracle, il s'était retrouvé dans cette petite bourgade. Il observait l'ogre, qui se montrait très interessant. Il ferait un allié puissant à Jornariliche, le skaven étant l'intelligence et la mécanique, l'ogre étant la force et les modes de vies difficiles.
Je suis le Prince Noir, l'élu de l'enfer, le rejeton du diable, le créateur de mort, le façonneur de destin. Aucune créature, aucun homme ni aucune femme ne peut me tuer. Je suis celui qui t'amènera vers la rédemption ou la mort. Le diable m'a envoyé sur votre monde pour y causer la destruction, la mort, l'infamie, et la perversion. De ma main gauche, je lèverai les armées des démons, et je ferai repentir les milles torts de l'humanité, et de ma main droite, je créerai un monde où la cruauté n'existe plus, où les humains me vénèrent, et où la vie est régi par mon divin commandement. Le jour où tu verras devant toi mon visage, ce sera le jour de ta fin, et ce jour là, tu me remercieras.
-Extrait du Livre des Emejis, enfermé dans la réserve magique de la bibliothèque d'Altdorf, et maintenu en immobilité totale par des gardiens ensorcelés.
Marogg était heureux. Il venait de massacrer plein de gens, il avait la panse pleine, et il se tapait quelques grosses chopines de bière. Pour lui, c'était ça, la Vie. Que demander de plus?
En tout les cas, il se mit à boire goulument la bonne bière dorée qui dégoulinait sur son ventre. Plus que jamais, il portait bien son nom de Marogg le Gros.
Après des hectolitres engloutis, Marogg émit un rot sonore, à faire trembler la taverne. Il entendit un cri qui venait de l'étage. Nonchalant, il gravit les escaliers, en quête de son dessert. Il avait toujours une place pour un petit dessert...
Celui-ci se trouvait derrière une barricade qui servait de porte. Ca se sentait à l'odeur. L'odeur de la peur...
D'un magistral coup de massue, l'ogre fracassa la maigre protection de la tenancière. Tout se passa alors très vite. Terrorisé, elle ouvrit le feu. Elle rata son coup, car elle tremblait de tout ses membres.
Marogg fit un grand pas, saisit la femme par les cheveux et l'envoya valser dans toute la pièce, la tenant toujours. Elle se cogna et se brisa des os contre le mobilier détruit, tout en poussant des hurlements. Marogg couvrait les cris de son rire rauque. Il s'amusait comme un gamin!
L'ogre se lassa néanmoins rapidement, mais la femme n'était déjà plus qu'un pantin désarticulé. Cela n'empêcha pas Marogg de lui arracher une jambe et de commencer à déguster une cuisse bien blanche.
La soirée se passait merveilleusement bien!!
Modifié en dernier par [MJ] Le prince noir le 03 août 2009, 18:06, modifié 1 fois.
Raison :3 xp
Le skaven était en plein effort mental. Il faut dire que cela faisait maintenant deux jours qu'il avait élu domicile dans la demeure du forgeron de ce village, dont il ne savait même pas le nom.
Au début, il avait essayé de se cacher dans des recoin de cette grande antre sombre, puis avait été rapidement découvert dès le matin. Il avait dû en griller l'occupant d'un éclair bien placé de son bâton, en espérant qu'il était encore trop tôt pour que quiconque le voie depuis l'extérieur. Il avait barricadé la porte et s'était mis à l'œuvre pour se fabriquer un palliatif acceptable à sa jambe bien mal en point depuis trop longtemps. Trois nuits plus tôt, l'odeur qui s'en dégageait l'avait forcé à la trancher au genou. Il avait hurlé sous la torture, et s'était évanoui durant l'opération. Plusieurs fois.
Il s'était ensuite forcé à mettre son moignon dans le feu. Couvert de sueur, haletant, il avait enfin pu manger un peu, puis se reposer sous une grosse pierre, à l'abri des regards indiscrets.
Aujourd'hui, il avait pu pousser durant la nuit jusqu'à cette bourgade, et l'odeur caractéristique l'avait naturellement attiré vers l'échoppe d'un artisan du fer.
Mais l'homme, même s'il état utile (grand et gras, il faisait une réserve de nourriture pour plusieurs jours), n'était que petitement équipé en matière d'outils sophistiqués. Râlant contre sa mauvaise fortune et l'incompétence humaine, le technomage se mit au travail.
Il réussit rapidement à trouver des pièces qui feraient une bonne armature, ainsi que des sangles solides et du cuir pour rembourrer.
Par contre, il semblait que les seules compétences de l'homme en matière d'engrenages s'arrêtaient à une charrue mal fixée... Il fallait fabriquer les pièces. Fort heureusement, il avait pris soin d'en garder parmi celles sur lesquelles il s'était réveillées l'autre nuit, ce qui lui évita pas mal de travail fastidieux.
Cette tâche lui avait pris toute la journée. Il prenait souvent le temps de se reposer et de manger, ainsi que de vérifier si personne ne s'intéressait de trop près à l'échoppe.
Ce fut en fin de journée qu'il eut fini de construire une jambe correcte. Certes, elle n'était pas parfaite, et elle grinçait un peu, mais quelle véritable invention ne grince pas un peu??
Et il se mit à la tâche de la lier à son moignon, quand il entendit des vocifération venant de la rue. La maison presque en face était en fait une petite auberge, et il semblait s'y passer quelque chose. Continuant sa besogne, Jornariliche y prêta une oreille attentive.
Il semblait qu'une créature de grande taille massacrait les clients à l'intérieur. Il apparut vite qu'il s'agissait d'un ogre.
La peur tordit les entrailles du skaven, jusqu'à ce qu'il imagina tout ce qu'il pourrait réaliser avec un allié de cet acabit. Le temps qu'il finisse sa besogne, et la créature avait fini la sienne. Il sortit de sa cachette et s'avança dans la rue désertée. A l'intérieur, tout semblait s'être calmé.
S'approchant, il entendit s'élever des bruits de mastication, de grognements, et d'éructations. Prenant son courage à deux pattes, Jornariliche poussa l'un des battants arrachés de la porte et entra. Traînant quelque peu sa jambe "neuve" sur le sol, il arbora ostensiblement son bâton, dont il fit luire le morceau de Malepierre rouge.
Salut à toi, seigneur ogre. J'espère que tu as bien mangé.
Il espérait surtout que la bête n'avait plus faim. Ou bien qu'elle serait rebutée par les odeurs de sueur, de peur et de maladie qu'il dégageait. Lui-même ne se serait pas mangé...
Modifié en dernier par [MJ] Le prince noir le 03 août 2009, 18:06, modifié 1 fois.
Raison :3 xp
Jornariliche, Technomage, Apprenti ingénieur du clan Skryre (Nv 2; 263xp).
Profil: For 8 | End 10 | Hab 10 | Cha 5 | Int 11 | Ini 10 | Att 11 | Par 10 | PV 50
Lien Fiche personnage: à demander au MJ
comp: alphabétisation, érudition, sens de la malepierre, technologie
Encombrement:3/7; PV: 40/40.
Stuff: Condensateur d'énergie amélioré : Permet de lancer le sort Malefoudre au niveau 1.
Accumulateur à surcharge de puissance : Ajoute 2 niveaux de sorts, et un supplément de dégâts de INT/3 ( arrondi au supérieur ). A chaque utilisation, lancer 1d6. Sur un 1, les blessures sont pour lui.
Ainsi que : Petit paquet inconnu ; morceaux de malepierre
et collier au bout duquel est attaché un morceau de corne d'un animal quelconque. Le symbole de Nurgle est gravé dessus.
Alone in the Dwarf.
Marogg était redescendu dans la salle principale de la taverne, plein comme une barrique. Il était euphorique: les hectolitres de bière commençaient à faire effet, et il était dans un état second d'avoir la panse si remplie par tous les clients de la taverne.
En descendant l'escalier, l'ogre tituba et perdit l'équilibre. Il dévala les marches sur les fesses, tout en poussant son gros rire habituel: "Hurk! Hurk! Hurk!". Débraillé, Marogg se releva et se mit en quête d'un membre intact. Il avait besoin d'un os pour se curer les dents. Il trouva ce qu'il chercha en la matière d'un avant bras, qui trainait seul sur une table. Le ventre sur patte s'en saisit, le rogna, et une fois qu'il n'y avait plus que l'os, il se nettoya sommairement sa cavité buccale. Sommairement, car Marogg était un ogre, et toute notion d'hygiène lui était étrangère, en tout cas lointaine.
La porte s'ouvrit alors, laissant entrer un grand rat qui marchait sur ses pattes arrières. D'ailleurs, une de celle-ci était en fer, à ce qu'il semblait. Marogg se frotta le visage, ahuri. Il dut attendre les odeurs mêlés d'urine, de maladie, de peur et de sueur pour reconnaître enfin un skaven. Il en avait déjà mangé un, et c'était vraiment pas bon.
L'ogre regarda la petite chose velue et se dit qu'il le mangerait seulement s'il n'avait pas d'autre choix.
"Salut à toi, seigneur ogre. J'espère que tu as bien mangé.", déclara le skaven.
L'ogre se gratta le crâne, comme à son habitude. Il regarda l'homme-rat et lui répondit simplement:
"Salut, rat. Marogg mangé bien, mais y a restes. Manges aussi!"
Modifié en dernier par Marogg le Gros le 04 août 2009, 18:44, modifié 2 fois.
HRP : Pour la suite, on va instaurer un ordre des posts. Comme on est tous souvent dispos, et rapides, ca devrait bien se passer. On commence par moi, ensuite un de vous deux, le second, puis on recommence. En tout cas, je sens qu'ensemble, cette quête va être fun.
L'ogre avait été surpris par la voix chétive et criarde de l'homme rat. Il s'était retourné, en manquant de tomber sur le sol. Il s'appuya de sa main libre contre un des murs de la petite bâtisse et salua le skaven. Le technomage avait été impressionné par la force de l'ogre. S'ils travaillaient de concert, ils pourraient mettre à sac ce petit village minuscule. La milice ne tiendrait pas une seconde face au skaven du clan Skyre et à son associé. Mais tout restait à faire. Jornariliche devait convaincre Marogg de se joindre à lui, mais comme l'ogre aspirait juste à festoyer, le skaven se dit que l'ogre allait forcément accepter.
Ayant fini de se curer la bouche, Marogg le Gros lança le bout d'os au fond de la pièce. Le sang qui avait été versé partout sur le plancher commençait à puer et à sécher. La jambe mécanique du skaven ne le gênait presque pas. Etant donné que Jornariliche était fait pour les armes de tir, et non pour le corps à corps, tout cela ne l'embêterait pas. Le technomage entreprit de s'assoir sur une des chaises qui était posée au hasard à côté de lui. Son bâton de Malepierre rouge rayonnait à côté de lui. D'un coup, la lumière se fit plus forte. La lumière rouge envahit la pièce. L'ogre arrêta de se gratter le ventre et de discuter avec Jornariliche. Il se leva, et tout deux sortirent.
Dehors venait de se rassembler une petite dizaine de villageois armés de fourches, d'épées, et certains d'armes à feu. Le skaven sourit de plus, il allait pouvoir montrer à l'ogre que lui aussi était puissant.
HRP:Jornariliche, je te laisse t'amuser. Toi Marogg, ne t'attaque pas aux villageois, raconte plutôt la discussion que tu as avec Jornariliche avant que les villageois arrivent.
Je suis le Prince Noir, l'élu de l'enfer, le rejeton du diable, le créateur de mort, le façonneur de destin. Aucune créature, aucun homme ni aucune femme ne peut me tuer. Je suis celui qui t'amènera vers la rédemption ou la mort. Le diable m'a envoyé sur votre monde pour y causer la destruction, la mort, l'infamie, et la perversion. De ma main gauche, je lèverai les armées des démons, et je ferai repentir les milles torts de l'humanité, et de ma main droite, je créerai un monde où la cruauté n'existe plus, où les humains me vénèrent, et où la vie est régi par mon divin commandement. Le jour où tu verras devant toi mon visage, ce sera le jour de ta fin, et ce jour là, tu me remercieras.
-Extrait du Livre des Emejis, enfermé dans la réserve magique de la bibliothèque d'Altdorf, et maintenu en immobilité totale par des gardiens ensorcelés.
Le skaven s'assit sur une des chaises encore intactes. L'ogre le détailla du regard. Bon, il avait l'air pas bien méchant. Mais un petit air vicieux sur l'homme-rat laissait présager que ce n'était pas un rigolo. Marogg n'était pas du genre à présager, ou à penser, sans avoir de réponses à ses questions. Il fit quelques enjambées et arriva près de son interlocuteur. Il ramassa une tête d'humain pas trop grignoté et lui tendit en toute amitié:
"Mange, copain. Mange, faut encore grandir. "
L'ogre s'assit sur une table, juste à côté du rat, qui avait commencé à déguster la tête. Comme on pouvait s'y attendre, la table céda. Marogg se retrouva sur le dos, avachi au milieu du sang, des tripes, de l'alcool et des débris de bois. Il rigola de plus belle. Il décida de rester au sol, et lapa même une petite flaque de sang. Il était encore tiède, c'était bon. Il se redressa alors rapidement et se tourna vers le skaven.
"Pas rigolo? Toi attendre, Marogg a cadeau!"
Marogg partit dans l'arrière salle d'un pas rapide et revint quelques instants plus tard avec un tonneau de bière. "J'savais qui restait bibine! Bois, ami tout poilu!", dit-il en déposant le tonneau à côté de l'homme-rat. D'une chiquenaude, l'ogre défonça le couvercle.
C'est alors qu'une lumière rouge se mit à irradier du bâton du skaven. Marogg se gratta la tête, perplexe. "Y a quoi?"
Modifié en dernier par Marogg le Gros le 04 août 2009, 18:45, modifié 2 fois.