[Lucrétia] Longue route vers le Sud... en hiver..
Posté : 11 juin 2015, 01:14
Cela fut un bien long chemin en compagnie du Chevalier Otto Von Führ, pour la Maîtresse des Spendeurs Lucrétia...
Mais qu'importe un long trajet lorsque l'on a l'éternité devant soi, non pas?
En vérité, le début fut une des parties les plus pénibles: Les forêts enneigées de l'Ostermark étaient souvent impraticables, les éléments froids parfois déchaînés au début de l'hiver... Mais les Ostermarkers, quoique brutes, étaient un peuple serviable et compétent. Aidé de ceux-ci, le couple de cavaliers parvint à n'y perdre pas trop de temps et Otto n'y finit point trop congelé...
Vint ensuite le Stirland, dont la Sylvanie fut habilement contournée, province pauvre, arriérée et rustique, encore plus démunie en cet hiver: Lucrétia et son beau chevalier y firent figure d'hôtes de renom, enviés et respectés...
Plus au sud, l'Averland montra un visage tout opposé: C'était l'une des plus riches provinces de l'Empire grâce à ses célèbres chevaux. Les armées s'y montraient fameuses pour leurs uniformes richement décorés... Là, nos deux voyageurs passèrent un peu plus inaperçus, si ce n'est que peu de gens la parcourait en cette saison glaciale... Les routes étaient néanmoins bien pavées, permettant de hâter le trajet malgré les frimas.
Enfin, vint le Wissenland, réputé pour son agitation et ses guerres nombreuses entre seigneurs... Mais en plein hiver, qui livrait bataille? Nul, en vérité, ou si peu... La traversée de cette province fut toutefois une étape relativement pénible du fait du nombre de "contrôles" par divers groupuscules armés: Lucrétia et Otto furent cependant assez habiles pour éviter tout conflit ou ennui...
C'était maintenant la fin de l'hiver, il avait cessé de neiger et les températures se faisaient un peu moins fraiches... Lucrétia et son Chevalier servant arrivait à Meissen, cité franche du Wissenland où se voyait presque autant de nains que d'humains. Au delà, au Sud, se découpaient de hautes montagnes rocheuses, blanches de neige malgré leur surnom de "Montagnes noires"...
Une cinquantaine de jours s'étaient écoulés, ce qui, en pleine hiver, témoignait tout de même d'une belle allure... Certes, Lucrétia, seule, eût pu aller bien plus vite sous forme de corneille... Beaucoup plus vite... Mais quand même, le chevalier avait fait preuve d'une belle diligence, et géré à merveille les changements de chevaux, surtout si l'on prenait en compte que nombre de chevauchées s'étaient parfois passées lors de nuits glaciales pour éviter des coups de soleils journaliers - lesquels advenaient régulièrement même en cette saison...
Durant ce rude trajet, le Chevalier n'en avait toutefois pas perdu le Nord:
Le soir, que ce fut en des campements ou des auberge, il avait tâché de "réconforter" au mieux sa belle Baronne - et tâché de se réconforter lui-même par la même occasion? Il l'aimait, sa Maîtresse, il la désirait... Lui céda t-elle parfois?... Ou jamais?... Gageons que la réponse à cette question définit dans une certaine mesure l'humeur d'Otto lors de cette arrivée à Meissen.
Sans rapport, durant le voyage, il avait quand même interrogé Lucrétia sur le but de leur périple: Qu'y aurait-il au bout? Pour quelle raison cavaler si loin, en cette saison si peu propice?...
La lahmiane lui répondit-elle quelque chose à ce sujet?
Durant ledit trajet, le Chevalier s'exerça régulièrement à l'épée - avec la Baronne si elle le voulut - Elle-même, que fit-elle de son temps libre?... Car du temps libre, il y en eut, pour un être qui n'avait point besoin de dormir ni ne se fatiguait ni ne craignait le froid... Peut-être Lucrétia étudia t-elle de nouveaux sortilèges? Se développa t-elle de nouveaux pouvoirs?
Enfin, voyager ainsi, cela coûte de la monnaie... Et dans la relation entre une Baronne et son chevalier, il va à priori de soit que la baronne paye les dépenses...
Les changements de chevaux, les auberges, les péages, les éventuels pots de vin, cela coûta très possiblement trois couronnes à Lucrétia: mais est-ce si cher payé pour un voyage en toute tranquillité, sans ennuis ni conflits, vers le but qu'elle s'était fixé?
Mais qu'importe un long trajet lorsque l'on a l'éternité devant soi, non pas?
En vérité, le début fut une des parties les plus pénibles: Les forêts enneigées de l'Ostermark étaient souvent impraticables, les éléments froids parfois déchaînés au début de l'hiver... Mais les Ostermarkers, quoique brutes, étaient un peuple serviable et compétent. Aidé de ceux-ci, le couple de cavaliers parvint à n'y perdre pas trop de temps et Otto n'y finit point trop congelé...
Vint ensuite le Stirland, dont la Sylvanie fut habilement contournée, province pauvre, arriérée et rustique, encore plus démunie en cet hiver: Lucrétia et son beau chevalier y firent figure d'hôtes de renom, enviés et respectés...
Plus au sud, l'Averland montra un visage tout opposé: C'était l'une des plus riches provinces de l'Empire grâce à ses célèbres chevaux. Les armées s'y montraient fameuses pour leurs uniformes richement décorés... Là, nos deux voyageurs passèrent un peu plus inaperçus, si ce n'est que peu de gens la parcourait en cette saison glaciale... Les routes étaient néanmoins bien pavées, permettant de hâter le trajet malgré les frimas.
Enfin, vint le Wissenland, réputé pour son agitation et ses guerres nombreuses entre seigneurs... Mais en plein hiver, qui livrait bataille? Nul, en vérité, ou si peu... La traversée de cette province fut toutefois une étape relativement pénible du fait du nombre de "contrôles" par divers groupuscules armés: Lucrétia et Otto furent cependant assez habiles pour éviter tout conflit ou ennui...
C'était maintenant la fin de l'hiver, il avait cessé de neiger et les températures se faisaient un peu moins fraiches... Lucrétia et son Chevalier servant arrivait à Meissen, cité franche du Wissenland où se voyait presque autant de nains que d'humains. Au delà, au Sud, se découpaient de hautes montagnes rocheuses, blanches de neige malgré leur surnom de "Montagnes noires"...
Une cinquantaine de jours s'étaient écoulés, ce qui, en pleine hiver, témoignait tout de même d'une belle allure... Certes, Lucrétia, seule, eût pu aller bien plus vite sous forme de corneille... Beaucoup plus vite... Mais quand même, le chevalier avait fait preuve d'une belle diligence, et géré à merveille les changements de chevaux, surtout si l'on prenait en compte que nombre de chevauchées s'étaient parfois passées lors de nuits glaciales pour éviter des coups de soleils journaliers - lesquels advenaient régulièrement même en cette saison...
Durant ce rude trajet, le Chevalier n'en avait toutefois pas perdu le Nord:
Le soir, que ce fut en des campements ou des auberge, il avait tâché de "réconforter" au mieux sa belle Baronne - et tâché de se réconforter lui-même par la même occasion? Il l'aimait, sa Maîtresse, il la désirait... Lui céda t-elle parfois?... Ou jamais?... Gageons que la réponse à cette question définit dans une certaine mesure l'humeur d'Otto lors de cette arrivée à Meissen.
Sans rapport, durant le voyage, il avait quand même interrogé Lucrétia sur le but de leur périple: Qu'y aurait-il au bout? Pour quelle raison cavaler si loin, en cette saison si peu propice?...
La lahmiane lui répondit-elle quelque chose à ce sujet?
Durant ledit trajet, le Chevalier s'exerça régulièrement à l'épée - avec la Baronne si elle le voulut - Elle-même, que fit-elle de son temps libre?... Car du temps libre, il y en eut, pour un être qui n'avait point besoin de dormir ni ne se fatiguait ni ne craignait le froid... Peut-être Lucrétia étudia t-elle de nouveaux sortilèges? Se développa t-elle de nouveaux pouvoirs?
Les changements de chevaux, les auberges, les péages, les éventuels pots de vin, cela coûta très possiblement trois couronnes à Lucrétia: mais est-ce si cher payé pour un voyage en toute tranquillité, sans ennuis ni conflits, vers le but qu'elle s'était fixé?


