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Handelstadt et MarketPlatz

Posté : 23 nov. 2008, 16:04
par [MJ] Ombre de la Mort
Handelstadt est le quartier commercial de Nuln, ou tout peut se négocier vin, tissu, viande, huile jusqu'à la fabrication de
produits alimentaires, tailleurs, cordonnier. Ici, tout peut être trouvé. Dans ce quartier, les rues sont remplies de petits groupes de gens bavardant, de femmes accompagnées par domestique faisant leur course ou encore de livreurs de marchandises. C'est un quartier très vivant de Nuln, rempli de gens au bord chargé d'achats et de quelques pickpockets...

Le grand marché de Nuln, MarketPlatz, se trouve ici, où toute chose, viande, légume, poissons, détails à, ustensiles de cuisine, potion d'amour est bien plus un peut être trouvé. Partout, dans les rues avoisinantes, peut être entendu, le bourdonnement continu des marchands attirant les clients à leur échoppe, des négociants essayant d'un cri de vendre au plus cher leurs marchandises, ou, tout simplement la conversation des clients. Les premiers étalages sont installés dès l'aube, et le marché bat son plein aux alentours de 9 h 30.

[Wolfram von Liebwitz] Retour à Nuln.

Posté : 27 juil. 2013, 14:22
par [MJ] The Puppet Master
A mesure qu'il s'enfonçait dans la cité, Wolfram se remémorait, bien malgré lui, son enfance et les raisons de son exil forcé. Chaque ruelle familière, chaque sensation donnait lieu à des réminiscences indésirables et sources d'autant de frustrations inacceptables pour un homme tel que lui, suppôt de Slaanesh.

Combien de temps s'était-il écoulé depuis sa fuite ?
Combien son désir de vengeance avait-il provoqué de songes délicieux ?

Peu à peu, mu par son irrépressible ressentiment et sa vendetta personnelle, Wolfram reprenait pied et une certaine contenance. A ses côtés, l'instrument de sa vengeance marchait d'un pas chaloupé attirant tous les regards sur la place du marché. Il plaisait au jeune homme de voir la convoitise briller dans les yeux enfiévrés de ces messieurs face à l'orgueilleuse sensualité de sa voluptueuse cousine.

Un homme en habit coloré osa même s'approcher jusqu'à apostropher la donzelle.


- Ma damoiselle arrêtez-vous un instant que tout un chacun puisse à loisir vous contempler. Quel érotisme dans vos courbes si provocatrices. La perfection ne saurait avoir meilleure représentation. Vous êtes une muse... Vous êtes MA muse, telle l'illusoire chimère du pays des songes. Je vous en conjure, soyez mon modèle et laissez-moi coucher sur ma misérable toile les aguichantes arabesques de votre plastique si exquise. Alors, je n'aurai plus de cesse que de contempler votre pâle copie en pleurant votre retour en ce bas monde, mon ange.

L'homme, un sourire béa au lèvres, s'était pratiquement mis à genoux sur les pavés serrant dans sa main la fine robe de la demoiselle attirant encore plus les regards sur Wolfram et sa cousine.

Re: Handelstadt et MarketPlatz

Posté : 27 juil. 2013, 15:36
par Wolfram von Liebwitz
Nuln... Comment une ville pouvait à ce point apparaitre veule et résultante et être en même temps l'objet de tous les espoirs, de toutes les convoitises ? Non, il se trompait, ce n'était pas la ville qui était détestable, mais ses dirigeants, sa propre famille, pourris jusqu'à l'os et hypocrites jusqu'au fond de leurs coeurs miteux.
Nuln n'était pas ainsi, c'était une ville glorieuse, pleines de promesses, la vraie capitale de l'Empire. Elle était tout ce que ce royaume de couards n'étaient pas, fière là où ne régnait que la bassesse et la vilenie, solide au milieu de la faiblesse et noble là où dans les autres villes ne se terraient que la lie de l'humanité.
Une ville digne du seigneur des plaisirs et qui lui revenait donc de droit.

C'est plongé dans ces pensées que Wolfram cheminait, laissant son regard vagabonder dans des rues familières éveillant en lui de nostalgiques souvenirs mais aussi une haine sans limites pour ceux qui l'en avaient chassés, qui l'avaient maintenus éloignés de la gloire de cette cité et des merveilles et richesses qu'elle renfermait.
Alors qu'ils cheminaient de la sorte, sa cousine, de fort bonne humeur semblait-il, était intarissable sur chaque place, chaque ruelle, évoquant des souvenirs communs ou narrant les évènements qui s'y étaient déroulés durant son absence. Wolfram la laissait parler mais ne l'écoutait que d'une oreille, ne produisant que quelques sons occasionnels d'assentiment pour ne pas la vexer.
Oh, ce n'était pas que cela serait bien grave, il avait fait bien pire pour l'outrager, mais il avait besoin d'elle, c'était elle qui avait des contacts dans la ville, qui avait des biens, qui avait une vie. Lui, au regard des autres, n'était pas le maitre qu'il était réellement, mais le cousin de campagne bien chanceux d'avoir une si jolie guide.
Peu importait.
Les choses changeraient bien assez vite.

Quand ils débouchèrent sur le MarketPlatz, le jeune slaaneshite marqua une pause, sonné. Des années durant, il n'avait connu qu'en de rares occasions le petit marché du village qui l'avait abrité, tenu sur sa petite place minable et poussiéreuse. Comment avait-il pu à ce point oublier le coeur économique de Nuln, cet immense place où se croisaient des races venues des quatre coins du monde, se côtoyant dans un brouhaha incessant et au milieu des tentes aux couleurs vives, spectacle incessant pour les yeux comme pour les oreilles.
S'avançant d'un pas hésitant, Wolfram regardait les marchants arabéens aux robes chamarrées vendre des épices à des nobles de Nuln, des nains troquer armes et armures avec des chevaliers en armure étincelante, des elfes de la mystique Ulthuan commercer vins et bijoux...
Un pas derrière lui, comme il convenait, sa cousine le suivait, un petit sourire amusé devant l'ébahissement du jeune homme, elle qui était habituée à ce genre de spectacle auquel elle contribuait d'ailleurs fortement, surtout pour la gente masculine qui l'observait avec envie. Le slaaneshi n'en était pas étonné, c'était justement pour produire cet effet qu'il l'avait convertie au lieu de simplement la tuer.
Car qui sait ce que tous ces sires étaient prêts à donner pour un peu de temps avec cette blonde sculpturale ? Rien que Wolfram ne refuserait, sans aucun doute.

Alors qu'il cheminait de la sorte, le duo fut abordé par un homme habillé de manière fort peu discrète qui, au vu de sa demande et de sa façon de s'exprimer, devait sans nul doute être un artiste, et pas un de ces menestrels de bas étage qui d'une part ne s'exprimait pas aussi bien et surtout ne se serait jamais permis de poser en public la main sur une noble.

Voila qui était intéressant. Après tout, Slaanesh était aussi le Dieu de la musique et de l'art, et donc cet homme en était un potentiel serviteur, ou pourrait aisément le devenir vu l'adoration pour sa cousine qui brûlait dans son regard.
La belle ne répondit pas tout de suite, évidemment, puisqu'elle attendait l'assentiment de son maitre, et si elle pouvait bien se montrer bavarde voir impertinente, elle n'oserait rien faire qui puisse le contrarier.
Elle ne savait que trop à quoi cela pouvait l'exposer.

Ainsi, ce fut Wolfram qui régit en premier et qui s'interposa, choisissant ses mots avec soin. En effet, il ne fallait pas qu'il se montre trop autoritaire, trop dominateur envers sa cousine, car nombre d'oreilles l'écoutaient et nul ne comprendrait que ce soit lui, le petit cousin campagnard, qui fasse sa loi à une noble dame de la cité.
Non, il fallait qu'il se pose en protecteur des intérêts et de la vertu de la jeune femme, en public, tout du moins. C'est donc avec un air réprobateur mais une expression non-hostile qu'il prit la parole.

"Hola, l'artiste, qui êtes vous pour oser poser la main sur Dame Eleanore von Liebwitz ?"

Son ton se voulait protecteur et méfiant, et si il ne fit pas de geste hostile, son épée comme son pistolet, porté dans un étui au travers de sa poitrine, étaient clairement visibles.

[Wolfram von Liebwitz] Retour à Nuln.

Posté : 27 juil. 2013, 21:42
par [MJ] The Puppet Master
Le peintre feignit et surjoua la peur, reculant tel un petit animal effrayé devant un prédateur menaçant ou plus sûrement comme le loup d'une meute devant le mâle dominant. Il en était presque à ramper et minaudait quelques sourires mielleux et faussement soumis.

- Mille pardons, monseigneur. La beauté de Dame Eleanore avait totalement occulté votre présence.

La pique ne passa pas inaperçue et l'assistance se prit à rire de ci, delà.
Puis, se redressant et saluant à grand renfort de courbettes absurdes et de moulinets de bras, l'impertinent répondit à la question de Wolfram en prenant soin que tout ceux qui les observaient l'entendent clairement :


- Je suis Albrecht Hunzweltzer, deuxième du nom, artiste de rue et peintre attitré tout autant qu'officiel des plus grandes et nobles familles de notre belle cité ! La famille von Liebwitz est d'ailleurs de ma clientèle mais je dois bien avouer ne jamais avoir eu affaire avec Dame Eleanore, l'homme lui adressa son sourire le plus enjoleur ou son cerbère. Il se roidit et fit mine d'épousseter son habit. Les présentations étant faites, puis-je réitérer ma demande et offrir mes services à la plus somptueuse représentante des von Liebwitz ?

Re: Handelstadt et MarketPlatz

Posté : 28 juil. 2013, 10:41
par Wolfram von Liebwitz
Devant l'attitude outrageuse et imbibée d'orgueil du peintraillon, Wolfram fut tenté de sortir son pistolet et de lui tirer son portait au sens premiers du terme, mais cela aurait été complètement imbécile. Oh, pas à cause des gens qui l'entouraient, des couards et des moutons, mais d'une part parce que la violence gratuite était le domaine de Khorne, les serviteurs de Slaanesh devant faire preuve d'élégance et de subtilité, et d'autre part parce que si cet homme avait les accès qu'il disait avoir, il fallait que le chaotique le mette dans sa poche, car la beauté de sa cousine associée au talent et à l'influence d'un peintre de cour n'en serait que plus... ravageur.

Pour autant, il était hors de question que Wolfram se laisse dégrader par un manant n'ayant de noble que l'entourage, il lui fallait réagir, ce n'était qu'une question d'honneur, et les joutes verbales, de part la symbolique de leur violence, plaisaient, il en était sûr, à son divin maitre.
Ainsi, le jeune homme fit à son tour une révérence exagérée.

"Oh, pardonnez moi, Herr Hunzweltzer, mais voyant votre tenue et votre plaisir à vous trainer dans la poussièe, je vous avez pris pour un vulgaire bouffon, et comprenez que je ne saurais laisser un vulgaire manant approcher d'une dame de si haute naissance que Dame Eleanore."

Il se redressa avec un sourire poli, tâchant de cacher sa suffisance.

"A présent que je malentendu est dissipé, je suis certains que ma cousine sera toute disposée à répondre à votre demande..."

Se retournant vers Eleanore, il vint se placer à son côté après lui avoir adressé un regard entendu l'incitant à accepter la proposition, ce qu'elle fit avec un plaisir évident. Quoi d'étonnant après tout ? Elle était avant tout une femme et ce genre d'adoration les flattait aussi sûrement que les médailles flattent le militaire de bas de gamme.
Offrant à leur interlocuteur un sourire charmeur, elle inclina légèrement la tête en signe de respect. Elle maniait l'étiquette et la classe de la noblesse, elle...

"Herr Hunzweltzer, ce serait un honneur pour moi que de vous servir de modèle, j'ai beaucoup entendu parler de vous et de votre talent..."

Il n'en faudrait sans doute pas plus pour attiser l'orgueil et le désir de l'artiste de rue, d'autant que sa cousine, à la surprise de Wolfram, s'était permise de s'incliner juste ce qu'il fallait pour offrir une vue au peintre sur son décolleté et avait frôlé sa main de la sienne en un geste d'apparence anodin mais plein de sensualité. Le jeune slaaneshi sourit. Il l'avait bien formée, bien mieux qu'il ne l'avait pensé.
Tout ceci commençait bien, ne restait qu'à tenir sa garde et à rester alerte, à saisir chaque opportunité et bientôt, les Liebwitz connaitraient le deuil.

[Wolfram von Liebwitz] Retour à Nuln.

Posté : 29 juil. 2013, 23:36
par [MJ] The Puppet Master
- Vous m'en voyez ravi !

Cette fois-ci, Albrecht ne feignait pas son bonheur, il semblait véritablement enchanté de pouvoir "s'offrir" Eleanore comme modèle. Il n'hésita d'ailleurs pas à lui prendre la main pour la baiser.

- Profitons de la beauté de cette magnifique journée d'été et marchons un peu tous les deux... Albrecht prit Eleanore par le bras et se tourna vers Wolfram. Pardon. Tous les trois.

Le peintre exubérant s'en donnait à cœur joie en paradant au milieu de la MarketPlatz au bras de sa nouvelle muse. Après s'être bien fait remarqué et avoir joué les jolis cœurs pendant près d'une heure, il déclara :

- Mon atelier n'est pas très loin, nous pouvons nous y rendre immédiatement si vous le voulez. Sinon, je vous propose que nous retrouvions ici-même au coucher du soleil. Quelques amis donnent une fête ce soir, vous pourriez m'y accompagner. Qu'en dites-vous, cerbère von Liebwitz ? Puis-je emprunter Dame Eleanore pour la soirée ?

[Wolfram von Liebwitz] Retour à Nuln.

Posté : 30 juil. 2013, 18:36
par Wolfram von Liebwitz
"Ris, ris donc tant que tu le peux encore... Slaanesh fera bien rire qui rira le dernier..." Tel fut en clair l'état d'esprit de Wolfram quand le peintre s'émerveilla de l'acceptation de sa cousine. Le pauvre fou... Eleanore lui aurait planté un couteau dans les parties avec le même sourire poli et charmé si il le lui avait demandé... Mais bien sûr, le jeune cultiste n'en laissa rien paraitre, le peintre était depuis leur rencontre fortuite... non, depuis que Slaanesh lui-même l'avait mis sur son chemin... une pièce maitresse dans ses actions futures.
Mais chaque chose en son temps, et pour l'heure, il devait se coltiner la perte de temps que constituait cette balade, les sons horripilants se voulant être des mots sortant de la bouche du prétentieux et l'attention de tous ceux qu'ils croisaient qui se reportait sur eux.

Mais Wolfram, faisant preuve d'une patience peu commune, subit la balade tout en observant sa cousine qui parvenait non seulement à sourire sans cesse, mais en plus à paraitre intéréssée et à répondre au babillage incessant de l'artiste, ce qui supposait, et le jeune homme avait grand peine à l'imaginer, que la belle blonde écoutait l'importun et ses histoires ennuyeuses.
Une fois de plus, et ce n'était ni la première ni la dernière fois, le cultiste admira sa "compagne" qui évoluait dans ce milieu familier en gardant sur son beau visage un masque impassible ne reflétant rien de la créature perverse et démoniaque qu'elle était devenue. Impressionnant, pour le moins...

Quand enfin le peintre en eût assez de se pavaner et de les trimballer à travers les quartiers de Nuln, qui paru à Wolfram bien plus grande que dans son souvenir, il leur proposa d'aller à son atelier et évoqua une fête avec des amis à lui à laquelle il adorerait convier Eleanore... Mais pas lui, bien évidemment, un non-dit assourdissant dont le cultiste ne s'embarrassa guère.
Quand ils en auraient terminé avec lui, l'artiste l’emmènerait partout où il lui dirait de l'amener, et, surtout,lui présenterait tous ceux à qui Wolfram pourrait vouloir parler. Pour cela, il suffisait de laisser agir le charme de la dame et de prier que Slaanesh porte attention aux péripéties de son fidèle et dévoué serviteur. Mais cela, ils le sauraient bien assez tôt...

Quand Albrecht fit sa proposition, Wolfram se fit violence pour lui parler et répondre en faisant en sorte de ne pas paraitre trop dominateur vis à vis de sa cousine. Mais elle était intelligente, elle jouerait le jeu, de cela au moins il était sûr...

"Eh bien, le voyage a été long et je suis sûr que dame Eleanor souhaiterait se reposer, cependant, si elle le désirait..."

La fin de sa phrase couplée au regard qu'il lui adressa suffirent pour faire comprend à la belle qu'il voulait qu'elle accepte, ce qu'elle fit donc avec un naturel qui le destabiliserait toujours. Souriant, elle alla jusqu'à prendre la main de l'homme dans les deux siennes pour montrer son enthousiasme. Quelle actrice... Son avenir au service du Dieu était assuré, sans le moindre doute...

"Ce serait une joie pour moi de vous accompagner à cette fête, cela m'a terriblement manqué durant mon séjour à la campagne où mon cousin était pour ainsi dire la seule compagnie digne d'intérêt. Retrouver le beau monde de Nuln sera un vrai bol d'air !
Mais je vous en prie, menez nous donc à votre atelier, j'ai hâte de voir comment peut vivre un artiste de votre talent et d'apporter ma modeste contribution à votre grande oeuvre...
"

[Wolfram von Liebwitz] Retour à Nuln.

Posté : 01 août 2013, 08:30
par [MJ] The Puppet Master
/!\ Avertissement : ce post contient des images qui peuvent choquer. /!\
Eleanore remplissait parfaitement le rôle pour lequel Wolfram l'avait "formée". En effet, Albrecht semblait totalement conquit par le charme de la demoiselle. Il ne cessait de la garder contre lui en la tenant par le bras, babillant de choses et d'autres, et devisant sur beauté sous toutes ses formes.

Après avoir parcouru quelques ruelles sous le chaud soleil d'été, Albrecht déclara qu'ils étaient arrivés à son atelier.
Une petite porte de bois dans une alcôve en gardait l'entrée. Avec un cérémonial volontairement pompeux, il fit entrer ses invités dans son "humble caverne" comme il l'avait signifiée.
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- Soyez les bienvenus chez moi ! chantonna l'artiste

Des murs de petite briquette rouge, des toiles tendues sur des cadres de tailles variées, un monumental tableau mettant en scène une femme nue accroché au mur...
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une table de bois flanquée de deux bancs et deux tabourets, une corbeille de fruit au centre de la table, des coussins moelleux déposés sur un tapis tout près d'une cheminée, plusieurs chevalets et de nombreuses esquisses abandonnées dans tous les coins, une bibliothèque à demi remplie de petits ouvrages reliés de cuir, de petits braseros assurant au tout une lumière chaleureuse et diffuse, telle était l'humble caverne d'Albrecht Hunzweltzer.

Celui-ci installa Eleanore et Wolfram à la table, leur offrit de prendre un fruit et leur servit à boire.


- Goutez-moi ça ! C'est un petit vin sans prétention que je fais venir du Moussillon. Il est un peu râpeux mais je l'ai à un très bon prix.
Test INT : 6 (réussite)
Tout en faisant mine d'écouter les élucubrations du peintre, Wolfram observa plus attentivement les lieux et surpris plusieurs éléments troublants voire intéressants pour ses futurs desseins. En effet, parmi les esquisses plusieurs présentées des femmes nues dans des positions langoureuses voire ouvertement suggestives...
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...mais les penchants de l'artiste pour les corps et les scènes équivoques ne s'arrêtait pas là et Wolfram remarqua, maladroitement dissimulée sous un linge, une petite toile dont le peintre souhaitait cacher l'existence.
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- Etes-vous d'accord ? Herr von Liebwitz ?

Wolfram fut tiré de sa contemplation par les appels répétés d'Albrecht.

- Puis-je maintenant peindre le portrait d'Eleanore ?

Re: Handelstadt et MarketPlatz

Posté : 01 août 2013, 18:29
par Wolfram von Liebwitz
Les bavardages incessantes de l'artiste épuisaient la patience du jeune homme qui devait se faire violence pour ne pas les faire taire de façon expéditive. Non, cela ne servirait pas au mieux les intérêts de son seigneur et maitre, le Prince du Chaos, qui lui avait fait l'immense honneur de lui accorder son attention. Il ne devait en aucun cas le décevoir, surtout pour des raisons aussi triviales que l’orgueil et la colère. Il n'était pas un des fanatiques du Dieu du Sang, eux auraient donné libre court à leur soif de sang et aurait fini en train de pourrir sur les murs de la cité comme des imbéciles qu'ils étaient.
Non, il devait être patient et se montrer digne de l'attention de son vénéré protecteur.

Cependant, quand ils furent enfin arrivés et que l'insupportable personnage les fit entrer dans sa demeure, le cultiste s'en senti profondément soulagé, car son attitude passive allait pouvoir cesser et il pourrait enfin commencer à tâter le terrain pour voir si l'énergumène avait été touché par le Prince des Plaisirs, ou si il valait la peine d'être recruté pour devenir une pièce dans son vaste jeu.
Et par le Prince tout puissant il ne fût pas déçu.

Tout autour du jeune home trônaient des peintures osées, voir grossières, où des femmes dénudées s'exposaient sans pudeur et montraient leurs formes aux spectateurs. Au sol, tout n'était que luxe et confort, autant que le peintre pouvait en acquérir, ce qui ne représentait pas le luxe d'un palais mais il était clair qu'il s'agissait là d'une dépense majeure pour l'artiste.
Cette impression se confirma quand leur hôte leur proposa non pas de la piquette impériale mais du vin Bretonien, pas un des meilleurs, certes, Wolfram préférant nettement le vin de Bordeleaux qu'il avait trouvé dans les sacoches de sa cousine, mais tout de même pas désagréable en bouche.

Baladant son regard dans la pièce, savourant la luxure qui régnait sur les toiles et le goût du vin sur son palais, le cultiste finit pas poser les yeux sur une toile dont il apercevait un morceau malgré les maigres tentatives du peintre pour le cacher. Il ne voyait certes pas tout le tableau, mais le morceau qui était exposé à sa vue déclencha des frissons de satisfaction dans son corps de part l'extrême décadence qu'il dépeignait, une décadence qui ne pouvait avoir émergée et s'être exprimée artistiquement que depuis un cerveau dépravé et touché par le seigneur des plaisirs. Pas étonnant qu'il ait souhaité le dissimuler de la sortes...

Perdu dans ses pensées, le jeune homme finit par être tiré de ses rêveries par l'artiste qui lui demandait l'autorisation de peindre sa cousine. Il lui demandait l'autorisation à lui, alors qu'il ne l'avait traité jusque là que comme un membre du mobilier ? Et il attendait son autorisation ?
Wolfram n'aurait su dire si ce n'était que pure politesse ou si le peindre se doutait de quelque chose les concernant, quoiqu'il en soit il avait la preuve maintenant que l'artiste avait été touché par son Dieu et cela lui suffisait pour agir. En cas de problème, il pourrait sans le doute menacer d'attirer l'attention des répurgateurs, de telles toiles étant plus que suspectes au yeux des hommes saints.

Se tournant vers leur hôte, le cultiste sourit.

"Oh, pardonnez moi, j'admirais votre talent si... particulier..."

S'approchant lentement, il vint se placer derrière sa cousine après avoir déposé son verre de vin à moitié vide sur une table. Là, il posa doucement, presque tendrement, ses mains sur les frêles épaules de la jeune femme tout en regardant le peintre.

"Vous avez une attirance pour la chair, n'est-ce pas ? Votre talent pour exprimer la beauté d'une femme nue trahit une expérience certaine et un talent... Inspiré ?
Vous conviendrez j'en suis sûr que ce genre d'habit ne fait que gâcher la beauté naturelle d'une femme et que dissimuler leurs formes est un gâchis épouvantable, bien que nécessaire dans ces sociétés complexées...
"

Des deux mains, il fit glisser la robe de la belle de ses épaules et la laissa tomber à ses pieds, dévoilant des vêtements qui étaient à ses yeux beaucoup plus appropriés pour une femme et qui, en tout cas, serviraient nettement mieux ses ambitions.
Ainsi, la blonde pulpeuse n'était désormais vêtue que d'un corset retenant sa poitrine généreuse sans excès, d'une culotte et d'un porte-jarretelles, attaché à des collants moulant à merveilles les jambes fines de la noble, le tout taillé dans une soie blanche et bordé de ci de là d'une dentelle affriolante.
Sans quitter du regard leur hôte, le jeune homme laissa ses mains parcourir langoureusement le corps sensuel de la jeune femme et sourit.

"Le prince des plaisirs vous a touché, inutile de le nier, je vois l'influence qu'il a eu sur vous partout dans cette pièce. Bien sûr, si tel est votre désir, vous pouvez vous contenter de peindre cette délicieuse créature, ou alors vous pouvez prendre la récompense que vous offre le prince d'une manière bien plus... délectable..."

Il recula alors et laissa le peintre à son dilemme. Allait-il se révéler au grand jour comme un adorateur du Dieu, ou au moins comme étant intéressé par ses faveurs ? Lui qui trouvait sa cousine attirante, il devait à présent la trouver plus qu'affriolante dans sa tenue.
En tout cas, le jeune homme l'espérait, car si il s'était trompé, il serait forcé de tuer l'artiste et devrait alors recommencer sa quête à son point de départ...

[Wolfram von Liebwitz] Retour à Nuln.

Posté : 06 août 2013, 13:54
par [MJ] The Puppet Master
Interloqué, Albrecht eut un léger mouvement de recul puis il déglutit péniblement et bredouilla :

- Herr Liebwitz... je... en-enfin. C'est q-que... j-je...

Puis, les mains tremblantes, l'artiste s'avança comme mu par une force irrésistible vers le corps qui lui était offert. Soudain, avec une frénésie insoupçonnée, il se jeta à genou aux pieds d'Eleanore et lui embrasse les cuisses avec passion.

- Oh, Eleanore... Votre peau, votre odeur, vous êtes... vous êtes... une déesse ! Laissez-moi vous couvrir de baisers. Laissez-moi caresser vos formes. Laissez-moi vous prendre. Je vous veux !

Le peintre était totalement subjugué par la jeune cousine de Wolfram, ce qui ravissait ce dernier. S'en suivirent des ébats torrides auxquels Albrecht se laissa aller sans résister exécutant avec plaisir tout ce qu'Eleanore l'invitait à accomplir.
+5 points de dévotion à Slaanesh