[Nola Al'Nysa] La plus sauvage des vies
Posté : 27 juil. 2021, 19:41
"Par le Grand Jack. Fais un peu attention !"
Des marins la firent reculer. Ils portaient du matériel. Ces quelques mois avaient amené tout un déluge d'informations dans l'esprit de l'Amazone. Le monde comme elle le connaissait n'était qu'une fraction d'un tout plus grand. Les Qharis qui parcouraient la Flak venaient d'un endroit en tout point différent de ses jungles même si elle y retrouvait un semblant de points communs. On vivait dans des lieux clos pour se protéger des prédateurs. On devait manger et boire pour survivre, se vêtir pour se réchauffer, défendre ses biens. Et comme elle l'avait appris auprès des mères immortels dans sa Lustrie natale, tuer si il le fallait pour défendre son bien.
La plus grande motivation pour ces êtres d'au-delà de la Flak était l'or. Le métal des dieux. Ici tout s'offrait contre l'or. Des armes, des bijoux, des gens.
Sar-tosa. L'ile des Pirates. Qu'étaient les pirates ? Visiblement des hommes libres. Des Qharis et des femmes aussi. En moins grand nombre mais elle avait pu le découvrir, elle pouvait retrouver ses sœurs même dans ce nouveau monde.
Mais personne ici ne connaissait ses Dieux, Sotek, Kalith, les esprits du Jaguar, du sang-froid ou des rivières puissantes. Ici on priait Manaan, seigneur de l'océan, Jack, son fils visiblement, et d'autres encore. Un dieu voleur, Ranald.
Ces trois là semblaient agir de concert. Et à Sartosa, faites comme les Sartosiens. Elle avait prié avec ses libérateurs le maitre des flots. Après tout, seul lui pourrait un jour la ramener chez elle.
Si quelque chose ne l'avait pas dépaysé avec sa matrie c'était la prédominance de la violence. Son protecteur, Syrasse, pillait d'autres de ces monstres flottants de bois et de voile, pour s'enrichir. Peut être qu'ils vivaient tous ainsi, prenant aux autres ce qu'ils n'avaient pas. C'était une vie acceptable sommes toutes.
Ils avaient fait une belle prise d'ailleurs. Un navire mar-chan. Les tribus de ce nouveau monde lui semblaient encore assez obscures, surtout qu'elle avait rapidement compris qu'à Sartosa, les gens venaient d'un peu partout. L'équipage dépensait maintenant sans vergogne ses gains dans les lieux de plaisance et de festin. Son capitaine était aux quais à négocier des choses compliquées. Et elle, elle était livré à elle même, bonne pour découvrir un peu mieux cette ile formidable et ses secrets.
Et tous les secrets étaient à la Taverne ! Concept inconnu dans la jungle mais prolifique sur cette ile. Des tripots où l'on faisait les trois B. Boire, bouffer et Bai... Se bécoter. Dans ce lieu enfumé par le tabac des pipes et la cuisson du salmigondis, des exilés et des briscards de tous horizons décuvaient leur alcool en serrant les rombières les plus proches.
Un terrain de chasse parfait pour une Amazone.
À une table elle pouvait entendre trois gaillards discuter en lorgnant sur elle.
"C'est elle ? Parait que le capitaine Achab l'a ramené avec le trésor.
-Non pauvre cloche. C'est Syrasse.
-Parlez moins fort, si toute la taverne vous entend on sera jamais tranquille."
Et elle avait déjà repéré ses dindons.
Des marins la firent reculer. Ils portaient du matériel. Ces quelques mois avaient amené tout un déluge d'informations dans l'esprit de l'Amazone. Le monde comme elle le connaissait n'était qu'une fraction d'un tout plus grand. Les Qharis qui parcouraient la Flak venaient d'un endroit en tout point différent de ses jungles même si elle y retrouvait un semblant de points communs. On vivait dans des lieux clos pour se protéger des prédateurs. On devait manger et boire pour survivre, se vêtir pour se réchauffer, défendre ses biens. Et comme elle l'avait appris auprès des mères immortels dans sa Lustrie natale, tuer si il le fallait pour défendre son bien.
La plus grande motivation pour ces êtres d'au-delà de la Flak était l'or. Le métal des dieux. Ici tout s'offrait contre l'or. Des armes, des bijoux, des gens.
Sar-tosa. L'ile des Pirates. Qu'étaient les pirates ? Visiblement des hommes libres. Des Qharis et des femmes aussi. En moins grand nombre mais elle avait pu le découvrir, elle pouvait retrouver ses sœurs même dans ce nouveau monde.
Mais personne ici ne connaissait ses Dieux, Sotek, Kalith, les esprits du Jaguar, du sang-froid ou des rivières puissantes. Ici on priait Manaan, seigneur de l'océan, Jack, son fils visiblement, et d'autres encore. Un dieu voleur, Ranald.
Ces trois là semblaient agir de concert. Et à Sartosa, faites comme les Sartosiens. Elle avait prié avec ses libérateurs le maitre des flots. Après tout, seul lui pourrait un jour la ramener chez elle.
Si quelque chose ne l'avait pas dépaysé avec sa matrie c'était la prédominance de la violence. Son protecteur, Syrasse, pillait d'autres de ces monstres flottants de bois et de voile, pour s'enrichir. Peut être qu'ils vivaient tous ainsi, prenant aux autres ce qu'ils n'avaient pas. C'était une vie acceptable sommes toutes.
Ils avaient fait une belle prise d'ailleurs. Un navire mar-chan. Les tribus de ce nouveau monde lui semblaient encore assez obscures, surtout qu'elle avait rapidement compris qu'à Sartosa, les gens venaient d'un peu partout. L'équipage dépensait maintenant sans vergogne ses gains dans les lieux de plaisance et de festin. Son capitaine était aux quais à négocier des choses compliquées. Et elle, elle était livré à elle même, bonne pour découvrir un peu mieux cette ile formidable et ses secrets.
Et tous les secrets étaient à la Taverne ! Concept inconnu dans la jungle mais prolifique sur cette ile. Des tripots où l'on faisait les trois B. Boire, bouffer et Bai... Se bécoter. Dans ce lieu enfumé par le tabac des pipes et la cuisson du salmigondis, des exilés et des briscards de tous horizons décuvaient leur alcool en serrant les rombières les plus proches.
Un terrain de chasse parfait pour une Amazone.
À une table elle pouvait entendre trois gaillards discuter en lorgnant sur elle.
"C'est elle ? Parait que le capitaine Achab l'a ramené avec le trésor.
-Non pauvre cloche. C'est Syrasse.
-Parlez moins fort, si toute la taverne vous entend on sera jamais tranquille."
Et elle avait déjà repéré ses dindons.





