En des termes plus diplomatiques, vous faites comprendre qu'Asmar ne rejoindra pas une guerre que Keith Umun a mené en amateur, et dont la gestion est bâclé depuis ses motifs jusqu'à ses préparatifs.
À cet égard, vous lui annoncez que les petits oiseaux d'Asmar agiront en sous-main pour proposer une paix blanche entre Tel Abrab et Keith Umun.
L'émissaire quitte la cité le soir même, fulminant sur le "défaitisme et la lâcheté inhérents à la race Asmarii".
Vous grimacez comme vous vous retenez d'ordonner un verre de vin. Vous savez que c'est mal, que c'est trop, mais c'est si dur de s'en passer pour supporter le poids du pouvoir !
Vous passez de longues secondes à imaginer un verre là, tout de suite devant vous.
Au lieu de quoi rentre précipitamment un messager encore essouflé de sa chevauchée depuis Tell Agarnak. Après une brève courbette, il entreprend de faire un récit haché par sa respiration rapide.
"Mon Prince, Tell Agarnak est attaqué ! Par Urbeydar au nord et Tepe Neret au nord-est ! Leurs forces viennent de traverser leurs frontières, mais des rumeurs prétendent qu'ils effectuent une opération conjointe ! Et les deux dragons de Tell Agarnak ont quitté leur cachette, on les voit survoler leur cité."
L'émissaire de Tell Agarnak ne mentait pas, finalement.
"C'est une grave nouvelle, nous devrions rassembler le conseil," suggère votre Chancelier.
Tout préoccupé que vous êtes par un futur verre d'alcool, vous opinez.
Quelques dizaines de minutes plus tard, le gratin de l'administration asmarii se tient devant vous, en émoi.
"Nous avons obtenu les terres perdues sous votre mère, et passé un accord de non-aggression et non-ingérence avec les agarnakiens. Nous n'avons rien à gagner à intervenir, et je ne suis pas certaine qu'ils apprécient de toute manière," expose l'une des commandantes.
- "Certes, mais les agarnakiens sont divisés et vulnérables. Ils vont se faire écraser, et nos voisins du nord pourront en faire ce qu'ils veulent," répond votre maréchale.
- "Maréchale, je sais que vous mourrez d'envie de jouer avec vos nouveaux soldats issus de la conscription, mais le risque est trop grand de se retrouver impliqué dans une guerre au nord et au sud, contre Tell Abrab," répond un diplomate.
- "Et les finances ne les apprécieraient pas," intervient l'intendant.
- "Je n'ai pas envie de
jouer avec mes soldats," répond sèchement la maréchale. "Si les agarnakiens perdent, la clique oligarque renversée par la famille Ninive sera à un jet de pierre d'Asmar. Ils auront les mains libres pour comploter et trouver des soutiens depuis Tell Agarnak. C'est un fait.
- Les agarnakiens ne sont pas si démunis," renchérit un autre commandant. "Ils savent s'unir face aux menaces extérieurs, et leurs dragons sont sortis.
- Peut-être, mais ils font face à deux cités-états. Il n'y a qu'Uran qui a pu par le passé gagner à deux contre un. Et elle n'était pas en pleine guerre civile."
Une fois n'est pas coutume, le conseil se tourne vers vous, en attente d'une décision.
A) "Nous ne pouvons pas nous permettre à Tepe Neret d'étendre son influence. Rassemblez l'armée !"
B) "Cette guerre est celle des Agarnakiens. Pas la notre."
C) "Certainement pas seule. Tepe Usin est aussi voisine à Urbeydar et Tepe Neret, nous devrions les approcher."