Armand
Comme toujours, une plume qui se lit de manière très agréable. On est porté par la façon dont c'est raconté, c'est fluide et plaisant à parcourir - même s'il faut noter quelques longueurs, de légers temps morts dans le récit. Très bonne idée que d'approfondir un peu le paternel de ce cher Armand, et surtout, sa plaidoirie pour Slaanesh était magnifiquement exécutée, avec une vraie compréhension du champ de compétences de cette divinité du chaos.
La contrainte de la bouteille de whisky a été parfaitement respectée. Non seulement tu as bien pris en compte le "whisky" en faisant référence à Albion, mais en plus tu l'as utilisée comme métaphore centrale de l'opposition entre les deux personnages. Et enfin, tu l'as utilisé comme entourloupe pour piéger ce pauvre Valère - bref, l'objet a été magnifiquement utilisé.
Le seul pinaillage que j'aurais à faire, serait sur la nature du personnage principal. Si le récit à la première personne est conté par Valère, le véritable personnage principal ici est clairement Armand VII de Lyrie, qui a pour lui toute la lumière, laissant Valère simple spectateur dont la vedette est volée. Et au vu de comment tournent les choses, on a bien davantage affaire à un chaotique qu'à un chevalier bretonnien...
Gorgut
Sacrée sale bête.
Une nouvelle au récit simple, classique, mais efficace. A la description de l'attirail de la troupe d'aventuriers, on aurait presque pu croire qu'ils avaient une stratégie valable, une chance de s'en sortir... avant de vite déchanter. La mise en page est soignée, l'orthographe un peu moins

Un peu déçue de l'utilisation de la chaise, très anecdotique dans le récit.
Daine
Des phrases un peu longues - à haute voix, faut un sacré souffle

Mais cela sert une certaine noblesse ampoulée qu'on impute aux elfes, ça passe donc assez bien.
La contrainte est bien respectée, avec la farine associée au moulin et donc au passé du personnage. L'objet étant sacrément spécifique, c'est une façon astucieuse de l'utiliser.
L'introduction est assez lente, posant tranquillement le personnage. Mais la seconde partie contrebalance ça, utilisant ce qui a été expliqué avant pour créer une très belle ambiance avec ses enjeux. La première personne prend tout son sens, avec un elfe noir très crédible dans ses tourments intérieurs. C'est simple, propre, et très bien conçu, tant le rythme que l'exécution. J'ai beaucoup aimé.
Theodoric
Le personnage est un peu cliché mais sympathique. Les contraintes sont bien respectées, même si finalement l'aspect "maitre d'armes" est très peu utilisé - le halfelin aurait pu être n'importe quoi d'autre comme serviteur du baron que l'histoire aurait peu changé. Le récit est assez décousu, entre les ellipses et les flashbacks, ça manque de fluidité. C'est dommage, car l'idée que tu as eu, sa conclusion, est très mignonne et donne un récit digne de l'univers halfelin, plus léger et mignon que le Vieux Monde en général. Mais la façon de raconter pour arriver jusque là m'a paru malheureusement trop maladroite, comme si tu avais du condenser trop fort tes idées pour les faire tenir dans un format court.
Rael
L'introduction coule toute seule, en huit lignes tu poses déjà un cadre et une ambiance. Et la suite enchaine sans sourciller, avec un déroulé qui est très naturel. L'idée de l'ogre capitaine et son second halfelin est toute bête mais forme un duo qu'on imagine sans mal. Puis on a un Moby Dick en puissance, avec le capitaine cherchant à affronter la mythique bestiole marine dopée à la malepierre pour se venger. Et ça marche super bien. Très, très cool.
Tout petit pinaillage, la transition de ton avant/après l'accident est rude à encaisser, on passe quasi sans transition du joyeux halfelin au capitaine terrible qui tue ses hommes rétifs, ça m'a fait bizarre. La narration est claire sur le pourquoi, mais un paragraphe de plus détaillant comment il est passé progressivement de A vers B eut été utile (en réutilisant par exemple son milieu natal auquel il n'arrivait plus à se raccrocher), surtout qu'il n'y a aucune ellipse de faite.
Erestor
Je découvre ta plume avec ce concours et... quelle découverte ! Les nains du chaos étant assez peu développés dans warhammer, j'ai été surpris de la facilité avec laquelle tu dépeignais leur environnement. C'est très fluide, très propre, et tu as su parfaitement utiliser les trois contraintes pour raconter une histoire les mettant en valeur. La conclusion est très cinématographique, et les descriptions suffisamment justes pour qu'on s'imagine aisément la scène. Belle réussite, même si le héros faisait un tout petit peu trop personnage-fonction que véritable individu à mon gout.
Alicia
L'introduction est étrange, car elle prend le parti narratif d'un elfe noir assimilé bretonnien, mais la description faite des bretonniens par ses soins est si exagérée, à la limite du sarcasme, qu'on a plus l'impression qu'il se moque des hommes plutôt qu'il ne les aime. L'utilisation systématique d'hyperboles est trop omniprésente, ça crée une lourdeur au récit à laquelle on a du mal à accorder du crédit. La transition vers Khorne baigne dans ces exagérations, c'est too much partout...
Et côté contraintes je ne suis vraiment pas convaincue. L'elfe noir a été collé à une histoire de bretonniens vs empire de force, et la scie à bois sortait de nulle part. Plutôt que de construire ton récit autour des contraintes, on dirait que tu les as intégrées dedans au forceps.
Désolée, mais vraiment pas emballée par le rendu final de la chose.
Morwen
Aaaaaah Morwen.
Respect des contraintes, check, inutile d'en parler tant c'est évident. Quant au récit... et bien il est digne de ton habituel talent. Les descriptions sont d'une efficacité redoutable comme toujours. C'est bien écrit, et c'est difficile de chercher la petite bête de ce côté.
Et pourtant... pourtant quelque chose me chiffonne. L'idée est vraiment bonne, et la conclusion magistrale. Mais pour arriver à cette fin, il a fallu parcourir cette longue histoire de la montée au pouvoir d'un meneur de guerre, et si elle était bien écrite, elle ne m'a personnellement pas passionnée. C'était sympa, mais c'était conté presque à la manière d'un historien, et donc on ne pouvait pas vraiment s'attacher à ce personnage principal qui manquait de corps. On lit ses faits d'armes, à la façon dont on lirait les dates importantes de la vie d'un roi de France : on en retient l'histoire, la chronologie, mais on ne comprend pas vraiment qui c'était. Et mes gouts personnels sont toujours davantage allés vers les récits de personnages que d'univers, du coup, c'est tout simplement moins "ma came" que d'autres récits. (Ce qui me fait penser que, pour le concours du voyageur, tu avais entrecoupé les scènes de guerre avec le journal intime d'un soldat, procédé que j'avais trouvé sacrément malin - et qui du coup, même s'il n'était pas applicable à l'identique ici, me manque un peu)
Galfric
Bon, déjà, c'est très con, mais ton image m'a fait bien sourire - cette tronche d'ogre aubergiste, elle est magique.
Globalement d'ailleurs, c'était du grand n'importe quoi

Mais du coup, après avoir lu uniquement des textes très graves à l'exception de celui de Theodoric, et bien c'était rafraichissant. J'ai beaucoup aimé cet aspect de "critique de restaurant" façon journal d'enquête. C'était souvent anachronique, toujours idiot (sérieux, faut m'expliquer comment ses frites aux rognures peuvent être bonnes), et ça m'a fait sourire derrière l'écran quelques fois.
Les contraintes sont bien tenues, pas de soucis.
Après ça manque malgré tout un peu de... sérieux. Pas sur le fond, qui se devait d'être un peu con-con, mais sur la forme. Il y a pas mal d'étourderies, de formulations un peu hasardeuses - ça a l'esprit d'un truc rigolo écrit avec des copains pour s'amuser, mais du coup ça donne une impression d'amateurisme, là où justement tu aurais pu imiter à 200% les reportages télévisés d'aujourd'hui qui enquêtent dans les restaurants en repompant très sérieusement leurs formulations, pour créer un décalage plus marquant. Honnêtement, cauchemar en cuisine version ogre qui fait des recettes de l'horreur, ça aurait été magique !
Ulricht
Vraiment dommage que l'essentiel de l'aventure soit un flashback. Parce qu'en connaissant la situation au point de chute, c'est avec moins de plaisir qu'on découvre les aléas de cette expédition, et surtout ses galères avec pareil passager. C'est bien dommage d'avoir choisi cette construction, alors que le déroulé des aventures du ventre-feu sur le bateau sont si marrantes à parcourir. Ca aurait bien marché si ce début contenait un indice caché qui, une fois le récit fini, offrirait un nouvel élément de compréhension à la relecture, mais je n'ai pas l'impression que ce soit le cas - et du coup j'ai juste vu un texte dans le désordre

Du reste, le récit est vraiment propre, ponctué d'anecdotes qu'on imagine sans mal, c'est franchement réussi de ce point de vue là. C'est fluide, bien écrit, et j'aime le ton employé par le narrateur pour raconter tout ça.
Côté contrainte, il y a certes un mortier et pilon, mais j'ai du mal à voir le lien entre l'objet et ce qu'il produit comme effet. Du coup... objectif à moitié rempli ? Ça aurait pu être n'importe quoi d'autre au final, non ? Ou j'ai raté un élément...
Mais franchement, si à cause de ce que j'ai souligné je ne voterai pas pour toi, sache que ça m'emmerde de ne pas voter pour toi. Y a des moments de ton texte qui marchent vraiment bien (comme cette scène de fin où l'ogre qui comprend pas tout fait un calin à la noble - et globalement, tous les PNJs que tu présentes donnent envie d'en apprendre plus sur eux), et ça me fait penser que tu serais un très bon MJ sur le forum si tu en trouvais le temps un jour.
Ludwig
Je n'arrive pas à déterminer si les nombreuses redondances dans ton texte sont un effet voulu pour accompagner l'état mental du gobelin qui galère à réfléchir, ou non. Si oui, c'est du génie, si non, le rythme de tes phrases est bordélique au possible

Du reste, c'était rigolo de suivre un gob défoncé aux champis, qui subit sa terrible révélation un peu tard. J'ai bien aimé les descriptions agrémentant ses découvertes souterraines, et trouvé la conclusion très réussie. Un soupçon d'inattendu qui remet les choses à leur place en brisant ce qu'on attendrait d'un récit classique - contrairement au chapeau de l'orc de Morwen, les champignons de la cloche n'ont pas permis à ce pauvre gob de prendre le contrôle de la horde
Cedrec
Le mec au dernier concours je lui ai signalé que faire un récit à la première personne, c'était risqué - et du coup, fort de ses erreurs, il se lance dans un récit en chanson

Je rêve.
Plus sérieusement, la forme était très divertissante - plus que les rimes, la façon dont la chanson est racontée donne bien un genre de chanson de barde, c'est très réussi.
En revanche, je dois avouer ne pas avoir été conquise par l'histoire en soi. Pas de raison particulière, juste elle ne m'a pas passionnée - peut-être un peu trop farfelue pour un final annonçant sa véracité.
Friedrich
C'est propre.
On a une pure lahmiane, d'esprit comme d'actes, qui joue la note finale de l'un de ses plans tordus bien trop longs afin de gagner du pouvoir. Un fond finalement assez classique pour ce type de personnage, mais parfaitement raconté et maitrisé. Sachant ton aversion pour les vampires, c'est un bel exploit que d'en avoir si bien représenté un. Le diable se cache dans les détails, et ils sont bien représentés dans les centaines de petites pensées pleines de suffisance de la vampire fière de voir son plan aboutir, et de mépris de son ancienne vie, du prince, de son nécromancien, de ses consœurs, bref de tout ce qui existe en général.
Mais peut-être est-ce même trop propre au final ? Le stéréotype est d'une précision chirurgicale, mais du coup il manque peut-être un léger relief permettant d'avoir un personnage sortant du cliché pour avoir son aura propre - les différences physiques existent bien, mais psychologiquement le personnage ne sort jamais de son cliché. Ce qui l'empêche de devenir mémorable.
Taille
Globalement, j'ai bien aimé la légèreté de cette petite histoire de Gnoblar avec son pied-de-chèvre. Je regrette néanmoins quelques phrases tournées maladroitement qui cassent un peu le rythme, plusieurs soucis de français parsemant la texte, trop nombreux pour ne pas rendre la lecture un peu pénible. C'est dommage, car en parallèle, les fautes "volontaires" telles que "vérifier la mortitude du mordilleur", elles sont géniales et m'ont bien fait rire ^^ Pour la conclusion, j'ai trouvé qu'elle manquait un peu de panache - j'aurais aimé voir le gnoblar se retrouver papa d'une nuée de bébés squiggs
Hagin
Dès le début de tes écrits, le nombre affolants d'étourderies m'a totalement fait sortir du récit, et m'a limite donné envie de ne pas lire ce que tu avais produit.
Heureusement l'effort sur les sonorités a maintenu ma curiosité, même si le français n'a pas jamais cessé tout au long de cette triste épopée de se faire malmener.
Sans être une souffrance, le trop grand nombre de références n'aidera en rien tes espérances de me voir faire preuve de clémence.
Donc désolé mon petit pote, mais tu n'auras pas mon vote.
Ar'Karan
Si je ne peux que noter les progrès que tu fais depuis ton inscription sur le forum sur la forme, il y a encore un travail à faire sur le fond de tes histoires. De fait, si les fautes de français sont plus rares qu'avant et tes phrases mieux construites, rendant la lecture bien plus naturelle, ton histoire manque de consistance. C'est très classique, et ne raconte finalement que peu de choses sinon les exactions d'un slaaneshi - ça manque d'un petit quelque chose d'original, une idée qui permettrait de garder ton texte en mémoire après l'avoir lu. De plus la peau d'ours n'a été que décorative, elle n'a pas servi à grand chose...
CONCLUSION
D'une main tremblante sur mon clavier, après 23 relectures puis avoir fixé 7 minutes le bouton "envoyer" :
Daine et Ludwig.