Ghrond s'élève dans le nord glacial du domaine du Roi Sorcier. Pour l'essentiel, elle ressemble à la grande cité de Naggarond en moins importante. C'est plus une ville de garnison qu'un lieu de résidence. Son unique tour élancée se dresse telle une épée noire qui jaillit d'un éperon rocheux.
Mais euh… le capitaine était clair pourtant, c’était le soir. Comme à chaque fois qu’un truc bizarre se passe là-dessous. Les caisses ? Je crois qu’il y avait des outils, et de la ferraille. Ce que je sais faire ? Je suis une corsaire, ça devrait bien répondre à la question non ?
Elle dégaine légèrement ses sabres avant de les laisser retomber dans leur fourreau.
Oui, je suppose que passer au crible fin la réserve est pas idiot. J’en sais rien moi, si il a des défauts, je suis pas omnisciente. Je précise, par contre, que c’est assez grand. Donc moi j’ai peur que s'il y a un truc, le truc se casse ailleurs.
Je vois pas trop quoi dire de plus. Je garde les yeux ouverts je suppose, mais pour ça, une lanterne n’est pas de refus. J’espère que votre truc là, le familier, il a pas peur du noir.
En parlant de lumière, elle agrippe une grosse lanterne à huile. Désormais allumées, elles ne sont plus entièrement dans les ténèbres, bien que la luminosité n’est qu'à courte portée. En effet, pas de lueur lunaire pour les aider. Seuls leurs yeux affûtés et cette lanterne remplie presque à rabord aident leur quête.
La théorie de la sorcière, que quelque chose attire les vents en ce lieu, ne sonne pas très bien après une courte réflexion. Son enseignement arcanique est pourtant très clair, les vents ne surgissent pas uniquement du pôle, ils apparaissent aussi d’eux même. Une forêt est remplie de Ghyran, le vent de la vie. Si la forêt est en feu, une forte concentration d’Aqshy y apparaîtra. Partout, les vents sont. Ces tunnels et remises n’y font pas exception.
En effet, comme tous les endroits où la lumière n’agit que rarement, Ulgu, le vent Gris, est présent en masse. Telle une lourde brume, il cache et déforme ce qu’il recouvre. Un véritable châle de l’inconnu, de la tromperie et de l’illusion.
En parlant de vents, il est temps pour la sorcière d’essayer de les manipuler à son tour. Avec quelques matériaux qui traînent dans les parages, elle insuffle les vents environnants en les transformant en Dhar. La magie noire se forme du mélange impie de tout ce qu’elle trouve.
Accompagnée d’un troisième drôle de membre, la troupe progresse très lentement. Cette lenteur, à n'en pas douter, est uniquement liée à l’insistance de Ciriloth de faire preuve d’une rigueur presque exagérée. Après une bonne demi-heure, ils descendent enfin dans un escalier en corridor qui les emmène à l’étage suivant.
Il fait encore plus sombre. Entre les caisses, les râteliers et les tonneaux, ses couloirs ne sont pas démunis. La pierre ici est… ancienne. Bien moins taillée, elle date d’un âge antérieur. Les murs ne sont plus aussi droits, linéaires même que l’étage précédent. Parfois, de petites flaques se forment grâce à des gouttes qui ruissellent de trous au plafond. C’est assez humide.
Un grand couloir sert de hall, avant de se diviser en plusieurs chemins aux trois autres directions cardinales. Derrière eux, le sud, est l’entrée de l’étage. D’après Ishaina, c’est au nord que se trouve l’escalier vers le dernier sous-sol du donjon. À gauche et à droite, ouest et est, deux immenses pièces tellement grandes qu’elles sont soutenues chacune par de multiples piliers. Elles s’étendent loin. Étant au carrefour, il est presque impossible de voir quoi que ce soit sans s’aventurer dedans.
Soudain, le sens magique de la traîtresse s’excite encore plus qu’avant. Un frisson parcourt toute son échine et ses muscles se tendent. À l’est, un vent, ou plusieurs peut-être, souffle. Impossible de reconnaître son origine. Il est non seulement puissant et intense, mais solide, dur, aussi froidement que cruellement dur.
De l’autre côté, à l’ouest, un bruit sourd, qui gratte contre la pierre. Il est loin, et proche en même temps. Dépit d’Effroi ainsi que le familier, eux, n’entendent rien. Ce bruit, étrange au possible, ne ressemble à rien de connu. Un bruit de pas ? Non… C’est autre chose. La magie s’agite de plus en plus, de secondes en secondes elle s'accroît. Le bruit progresse mais pas vers le carrefour, il progresse vers les profondeurs de cette grande pièce sénestre.
Quel côté choisir ? Un seul ? Les deux ? Aucun ? Ce n’est pas à moi de le décider.
Petite musique :
Ciriloth a connu tant de malheur, et voilà qu’un nouveau coup du sort, la frappe en plein cœur.
Des forces ésotériques agissent et sévissent dans cette cave,
Elles usent de vices et d’artifices, la situation s’aggrave.
Ses yeux lui jouent-ils des tours ? Ces choses sont-elles réelles ?
Quelles sont ces choses ? Que lui veulent-elle ? Reverra-t-elle le jour ?
Les bruits deviennent oppressants, mais la lanterne éclaire. Ces bruits lui glacent le sang.
Fera-t-elle front ? Ou est-ce qu’ils s’enfuiront ? Deux elfes noires, et un démooooon.
(le familier j’ai présumé que c’était un diablotin dans la chanson)
Test de Perception (+1 car acuité visuelle) : 8, réussite. informations ajoutées.
Test caché pour Ciriloth : 18, effet inconnu
Test de MAG (+0) : 6, réussite. Informations ajoutées
Test de MAG (+0) pour tenter le sort Noir Familier : 2, réussite automatique.
Ton familier je te laisse le choisir pour l’apparence. Vu que tu n’as pas précisé si tu le lances en version moyenne ou supérieure, ce sera la version mineure.
Profil : FOR 4 | END 4 | HAB 8 | CHA 5 | INT 8 | INI 8 | ATT 4 | PAR 4 | TIR 4 | NA 1 | 20 PV
Equipement: Griffes 6 pts de dégâts
Compétences : Escalade.
Durée de sa présence : 1d10 heures, 4. Donc, 4 heures dans notre monde.
Portée maximale d’éloignement : 30 mètres (MAG x 3)
Test caché : 5, effet inconnu.
Test de Perception (+1) de la Corsaire : 13, échec.
Que faire ? L'idée de partir, de fuir pour revenir plus tard traversait l'esprit de Ciriloth. Mais, les mots du Capitaine menaçaient dans un coin de sa tête comme une épée de Damoclès, si elles échouaient, la sentence serait l'exécution pour toutes les deux. Reculer n'était donc pas une option ou bien alors la toute dernière possibilité. Malgré des recherches rigoureuses et l'utilisation de précautions, l'Elfe Noire ne savait toujours pas ce qu'elle recherchait dans les souterrains, à l'exception qu'une importante et sombre magie devait être à l'œuvre. Elle aurait apprécier pouvoir contacter Karazur pour avoir l'avis du sorcier sur la menace des sous-sols.
- Les Vents soufflent par ici et autre chose arrive par là et fait des bruits, ça semble courir vers le troisième sous-sol, déclarait Ciriloth. - Je pense que nous devrions mettre la priorité sur ce qu'il passe par là, pointait-elle avec son index vers la direction de droite, là où une magie était à l'œuvre. - Peux-tu éclairer la pièce Ishaina ? Et toi, passe devant, rend toi utile, ordonnait-elle à son diablotin avec une voix méprisante, pour que la créature parte en éclaireur dans la pièce.
Interpellée par la présence forte et intrigante des Vents, Ciriloth précédait et marchait sur les pas de ses partenaires, en témoignant un flagrant manque de courage et une prudence comme à l'accoutumée excessive. D'abord le familier, puis Ishaina et la Sorcière en dernière entra dans la pièce pour découvrir ce qui s'y tramait. Mais, alors que le Diablotin entrait effectivement dans la pièce, Ciriloth retint la Corsaire en la tenant par l'épaule et lui fit signe d'attendre cinq secondes avant d'entrer à son tour, pour pouvoir constater ce qu'il se passe et éventuellement éviter un piège. Avait-elle raison ou tord ? Elle hésita quelques secondes à utiliser sa magie pour dissiper les Vents, elle se demandait si s'était une bonne chose de rajouter de l'entropie à une énergie magique inconnue ? Finalement, se refusant à l'inactivité, Ciriloth déclencha les Vents autour d'elle pour infecter la source de pouvoir et y ajouter de l'entropie, en espérant dissiper la magie à sa Source. En restant un peu à l'écart, la Sorcière se concentra sur les Vents aux alentours et les utulisa pour perturber la Source de Pouvoir.
Dégaine ton épée Ishaina et reste sur tes gardes...
Au moins, les deux elfes noires possédaient une acuité visuelle innée pour s'y retrouver plus ou moins dans les sous-sols, d'autant plus grâce à la lanterne. A son tour, Ciriloth dégaina avec sa main droite et garda sa main gauche libre, prête à tout.
Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
Profil: For 8 | End 7 | Hab 10 | Cha 11 | Int 9 | Ini 11 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Mag 14 | NA 1 | PV 50/50
Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.
Possédée par un Démon de Slaanesh.
Connaît la vérité sur la magie.
Ses relations :Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.
Le diablotin n’a pas l’air dérangé par l’ordre de sa maîtresse, à vrai dire il semble même heureux de recevoir un ordre de sa maîtresse. C’est bien la première fois depuis longtemps qu’il peut se dégourdir les jambes, alors voir de l’action… Il frétille à l’idée, et ça se voit. Il bondit de pas en pas comme un enfant vers la direction désignée.
Ishaina, elle, est plutôt craintive. N’ayant que bien peu d’informations, elle fait quelque chose que bien peu de Druchii osent dans toute leur vie. Avoir foi en l’autre. Après tout, a-t-elle vraiment le choix ? Obéissant aux ordres, elle dégaine l’un de ses sabres et dirige la lanterne vers l’entrée Est. Bien qu’elle ne voit pas les Vents, elle suppose que c’est le cas pour l’autre. Inspirant un grand coup, elle commence à marcher dans la pièce.
Une idée brillante vient éclairer l’esprit de la traîtresse. Perturber le flot de magie en le corrompant par sa propre Dhar… Une idée risquée mais potentiellement très efficace. C’est en tout cas certain de mettre un sacré coup de pied dans le sceau d’araignées. Elle décide d'exécuter son plan. Cela demande entre autres de la concentration et de la précision, mais rien que le Couvent ne lui ait pas enseigné.
Elle scrute d’abord ce qui se trame dans la pièce. Les vents, majoritairement le vent Gris, s’affolent. Bien que ce soit à petite échelle, similaire à une petite bourrasque, il ne faut pas sous-estimer cela. Malheureusement, à part des conteneurs variés, il n’y a rien d’autre dans la pièce. Ciriloth en est certaine cependant, quelque chose fait déplacer ces énergies, alors pourquoi ne pas perturber la chaîne de commande ? Qu’il en soit ainsi.
Attisant sa colère, son désespoir, sa rage et sa rancœur, elle ouvre son esprit et son âme. Sous ses mains, les vents se déforment, se transforment, changent. Elle brise, module et mélange ainsi le Dhar comme une boue aussi salissante que le pire des égouts. Désormais, il ne reste plus qu'à offrir en cadeau empoisonné cette mixture maléfique, tournoyante comme si une flaque avait pris goût à la vie.
La transition ne se passe pas comme prévu. Les vents commencent à rejeter l’élément nouveau, et empêchent la Tzeentchie d’enfoncer son venin noir en eux. Impossible de liquider la parodie bâtarde des Huits Vents. N’ayant pas d’autre choix pour éviter la folie et la mutation, elle doit s’en débarrasser. Vite. Maintenant. Il n’y a qu’une issue, faire traverser la magie à travers son propre corps.
Il devient difficile de respirer, la puissance rentre littéralement dans ses veines. Sa violence vient caresser ses os, et son malice tente d’attaquer la propre âme de l’elfette. Une odeur de mort et de pourriture vient attaquer les narines de la sorcière, elle lutte comme elle peut mais rien n’y fait. Son corps échoue à contenir le mal qu’elle a engendré. Sa dernière sécurité, c’est son esprit. Lui aussi baisse la tête ainsi que les bras face à la marée montante des ténèbres.
Désormais, elle est sujette au caprice de l’Aethyr, a la furie du Warp. Cette folie furieuse s’accumule, encore et encore, jusqu’à atteindre le point de non-retour. Submergée par le pouvoir, elle le relâche sans aucun contrôle, sans aucune limite. Une puissante explosion de flammes vertes survient alors, détruisant tout, TOUT. Le noir, l’apprentie tombe inconsciente.
Une brume épaisse assombrit son esprit. Une minute, un jour, une année, un millénaire… Le temps n’a plus aucun sens. C’est après la sensation d’une éternité que ses yeux s’ouvrent à nouveau. Elle a froid, son dos surtout. Son corps est complètement paralysé, seuls son regard est capable de se mouvoir à sa volonté. Le reste, est au-delà de l’engourdissement le plus total. Comme seule lumière, la lanterne tombée au sol.
Soudain, une forme étrange, impossible même, se dessine au-dessus de ses mirettes. Un monstre, immense au point où il doit se pencher pour ne pas toucher le plafond, se tient au-dessus d’elle. Large et musclé, un corps svelte. Des cornes pointues, chacune ayant sa propre forme. Un pagne pourpre qui descend sur ses cuisses galbées. Deux énormes pinces aux piques tranchantes lui servent de remplacement pour les mains. Sa peau est un mélange de gris et de roses. Ses dents sont acérées dans une mâchoire presque humaine, si ce n’est l’absence de lèvre. Ses oreilles sont pointues, et ses yeux sont aussi noirs que du goudron bien qu’ils aient une lueur vicieuse. Autour d’elle, un Dhar bien plus horrible, bien plus difforme, bien plus puissant lui tourne autour comme des vautours.
Cette horreur, tout droite sortie des divagations d’un fou prédicateur de la fin, se tient au-dessus d’elle. Terrifiée, elle essaie de s’extirper, de s’enfuir même ! Elle n’arrive même pas à bouger un doigt. Le monstre pose un genou au sol et commence à ricaner. Son rire, infernal, résonne contre les murs de la remise comme ceux de la tête de la sorcière.
Il vient placer sa pince droite autour du cou de Ciriloth, et soudain enfonce sa tête dans le ventre de celle-ci. Elle a l’impression que sa chair se déchire, que son corps se meurt. L'humanoïde dénaturé continue de rentrer en elle, ses cris ne parviennent même pas à sortir de sa gorge. Elle commence à baver, sa respiration se coupe et sa propre salive commence à l’étouffer. Ses doigts se tendent et ses jambes se crispent par réflexe. Rien n’y fais. L’abjection ne s’arrête pas, jusqu’à ce que tout son être, presque deux fois plus massif que sa victime, soit entièrement immergé en elle. Il retire sa caricature de patte qui vient le rejoindre au plus profond de Nixsurge. L’entier de la fille de Morathi brûle comme neige au soleil, faisant disparaître la sensation de fraîcheur de la pierre noire.
Enfin, sa paralysie s’affaiblit et son organisme tout entier est pris de court spasme, torturant encore plus la pauvre elfe noire. Martyr d’un enfer qu'elle ne comprend même pas, des larmes coulent abondamment sur ses joues tandis que son diaphragme se débloque. Elle respire avec un mal incroyable. Pouvant enfin relever un rien la tête, elle voit autour d’elle des restes noirs de cendres qui parsèment le sol tout autour d’elle. Sa sacoche, ainsi que son épée et la plupart de ses affaires ont été projetées en arrière. Ses vêtements, sans aucune exception, ont été désintégrés, semble-t-il. Elle est donc en tenue d’Atharti.
Devant-elle, se trouve Dépit-d’Effroi, gisant dans les vapes par terre. Au début, elle paraît morte mais quelques mouvements portent préjudice à cette théorie macabre. Enfin assise, elle reprend maîtrise d’elle-même, son familier n’étant même pas à ses côtés. Il est facile d’imaginer que la tempête l’ait détruit, si ce n’est pire encore. Quant à l'amas de vents de magie, elle ne le ressent plus du tout. Elle ne ressent aucun vent à vrai dire, si ce n’est ceux qui sommeillent avec elle. Son âme est toujours là, et pourtant, même si elle n’a pas changé, elle a l’impression qu’il y a quelque chose en plus. Comme la sensation de rajouter une couverture par-dessus une autre pendant l’hiver.
L’endroit où était l’entité imprégnée du vent Gris, est vide, ou presque. Un drôle de tas de poussière orange et rouge s’y trouve, il fait la taille d’une pomme. Est-ce qu’elle a été tuée par l’explosion précédente ? Probablement. Le silence, lui, est terrifiant. Seules les gouttes d’eau tombant par terre émettent le moindre son pour le perturber.
La mission est accomplie ? Mais à quel prix… Ce n’est un secret pour aucun sorcier de ce monde. La magie est un outil terriblement dangereux, à apprendre, mais aussi à utiliser. C’est le prix à payer pour avoir le privilège de manier l’Aethyr et sa puissance, et aucune forme de magie n’est plus puissante que la Vraie Magie Noire…
Désormais libre d’agir, de réfléchir, peut-être même de pleurer son saoul, Ciriloth Nixsurge reprend place dans la scène. Que va-t-elle donc accomplir maintenant qu’elle peut choisir ? C’est ironique, en ayant prévenu son alliée du danger, elle s’est révélé être la vraie menace. Les Dieux doivent bien rigoler de ce sort, ayant peut-être décidé le sien.
Test de Perception (+2) : 5, réussite. Ah, enfin quelques informations concrètes. Détail ajouté.
Test de MAG (+0) de Ciriloth pour tenter un brouillage par dissipation : 16, aille, ça rate sec.
Test de Ciriloth de VOL ((INT+MAG)/2) (+0), donc 10 ou moins. : 17, ça risque de piquer.
Test d’END(+0) de Ciriloth : 13, échec
Bon bon bon. Ca va être drôle
Test d’END(+0) de Fifi (on va l’appeler comme ça pour l’instant) : 7, réussite.
Bon bah ça pue pour toi. Tu as canalisé les vents sous forme de magie noire à travers ton corps… sans les contrôler physiquement, ni mentalement. Et sans avoir pu les transmettre ailleurs car l’entité à résister.
Donc tu as en toi de l’Uranium magique enrichi. Génial hein ?
Suite à une concertation avec mes avocats, nous avons décidé qu'un Fiasco légendaire de magie suffirait.
Résultat sur un d13 : 1, tu as fait un bon gros 1. Pas 2, pas 3, non. 1 comme 1 problème.
Possession démoniaque : Bon, vu que c’est pas très fun comme tel sur le Warfo, on va faire ça différemment.
Possession démoniaque V2 : Un démon (complètement inconnu pour l’instant) s’est attaché à ton âme comme un parasite. Tu ne sais presque rien de lui, tu ne sais pas ce qu’il veut, que dalle. Cependant, lui, il sait tout de toi.
Très bien, effets cachés supplémentaires, tu les découvriras bien plus tard.
Tu gagnes aussi 1d10/2 PdC envers Slaanesh, car c’est désormais trop tard. Résultat : 10, donc 5. Au moins tu as enfin eu de la chance
Bien que consciente du danger que représentait la magie, Ciriloth n'aurait jamais pu imaginer ce qui allait suivre. Sereine quant à son entraînement et à sa maîtrise du Dhar, elle commençait à mélanger les Vents pour créer une mixture impie et grotesque. Elle avait toujours été une élève sérieuse et appliquée, la sorcière réussissait tellement bien ce qu'elle entreprenait, qu'elle avait trop confiance en ses capacités. Peut-être trop. Peut-être aura-t-elle dû se concentrer davantage et ne pas considérer sa victoire comme acquise trop vite, être moins sûre d'elle. Les vents se déchainèrent jusqu'à devenir incontrôlables, Ciriloth remarqua qu'elle n'avait jamais affronté un tel déferlement d'énergies et que si en théorie elle savait comme réagir, dans la pratique elle céda. Comme dans un combat de bras de fer, la Sorcière avait prit ses appuis, mais pas suffisamment car elle ne s'attendait pas à autant de puissance, si bien que les forces des énergies magiques la brusquèrent, la plaquèrent avec violence contre le sol lorsque la mixture explosa d'entre ses mains. Ses dernières pensées se tournèrent vers la Mère Supérieure, celle qu'elle avait volé. Était-ce là la différence de puissance entre une étudiante et une Mère Supérieure ? Cette dernière aurait pu contrôler une telle quantité d'énergies ?
Ensuite, Ciriloth n'eut plus aucun contrôle sur son corps. Elle ne voyait rien, ne pouvait se mouvoir, n'avait plus le sens du temps qui passe, mais pouvait encore comprendre que le monde vivait autour d'elle, sans pouvoir dire comment cette vie se matérialisait autour d'elle. Avait-elle perdu son corps ? Que se passait-il ? Est-ce que l'avant-poste avait été détruit ? Était-elle devenue une sorte d'esprit ? Bien que son corps lui demeurait comme inaccessible et lointain, elle se posait des questions durant ce qui lui semblait être une éternité. Elle ne comprenait rien à ce qu'il se passait et était terrorisée par le silence, l'obscurité, le néant. Son expérience du néant, de n'être rien dans l'immensité, l'horrifia. C'est alors qu'elle se réveilla et pu ouvrir les yeux pour constater le désastre qu'elle avait provoqué. Elle fixait le le plafond et ne pouvait pas faire autrement car toutes ses articulations étaient coincées, les rouages bloquaient. Une ombre s'y dessina, comme si la Mort venait l'emporter dans l'Aethyr ou ailleurs, dans un endroit qu'elle n'imaginait même pas.
Lorsque l'Ombre prit forme devant elle, telle une horreur du Chaos déformée par ses mutations, Ciriloth comprit intuitivement que cette fois-ci, contrairement à la première fois, cette fois-ci, il s'agissait bel et bien d'un démon. Elle ne pouvait en avoir la certitude, mais en avait l'intuition. Elle cherchait à reprendre la possession de son corps, elle voulut hurler, crier sur l'abomination de ne pas l'approcher, de ne surtout pas l'approcher. Elle voulait prendre ses jambes à son cou et fuir le plus loin qu'elle puisse, tout abandonner et ne plus jamais fricoter avec les forces du Chaos, dépassée par des événements qu'elle ne comprenait plus. Elle regretta amèrement, elle s'était crue plus maline, plus forte, elle pensait que ceux qui avaient échoués étaient des idiots de fanatiques, des incompétents. Elle pensait que elle, ça ne lui arriverait pas, qu'elle ferait mieux que les autres et qu'elle était spéciale. Mais, Ciriloth fut brutalement rappelée à sa faiblesse, son humanité, son insignifiance devant le Démon et les puissances de la Ruine.
Alors qu'elle pensait avoir déjà assez souffert, que ça ne pouvait pas être plus horrible, que de toute façon elle n'avait plus les sensations du corps et qu'elle ne souffrirait pas même si le Démon mettait un terme à son existence, Ciriloth remarqua qu'elle s'était trompée et que son malheur ne fit que commencer. Bien qu'elle ne pouvait pas bouger, elle cherchait à s'agripper à quelque chose, elle voulait fermer ses poings, mordre dans quelque chose, se débattre, crier, griffer, attaquer. Rien n'y faisait, son corps ne lui obéissait plus. Seulement au terme de ses douleurs, lorsque la Bête finit d'entrer en elle, Ciriloth pu se redresser avec lenteur, gestes après gestes et à chaque fois suivit par les craquements de ses os.
La sorcière rampa de toutes ses forces jusqu'au coin supérieur droit de la pièce, sa peau violette se salissait de crasses et de poussières à mesure qu'elle se hissait à l'aide de ses jambes et de ses bras afin de se lever et de s'asseoir adossée au mur. De là, elle observa la pièce, elle inspira et expira longuement pour reprendre son haleine. Prise de nausées, elle déglutissait son repas en penchant légèrement sa tête vers le côté et avait les larmes aux yeux, la gorge brûlée par l'acide. Au lieu de s'apitoyer lamentablement, Ciriloth bascula dans une sorte de colère ou de haine, où ses sentiments s'entremêlaient, elle ne savait plus dire si elle se haïssait pour sa faiblesse ou autre chose. Elle n'avait jamais été très perspicace quant à la psychologie. Mais, indéniablement, elle ressentait une terrible colère.
Finalement, elle cracha pour se laver la bouche et essuya ses lèvres d'un revers du bras. Elle regarda Ishaina, qui semblait encore respirer. Ciriloth hésitait sur le sort qu'elle réservait à la Corsaire. Est-ce que cette dernière avait tout vu ? Dans le cas où elle n'avait pas été prise de folie, dans le cas où son hypothèse que l'abomination était un démon et était entré dans son corps et dans le cas où la Corsaire avait peut-être tout vu, alors la laisser en vie était un sérieux danger. Toutefois, en priorité Ciriloth voulait confirmer ses soupçons. Puis, étant donné qu'Ishaina était plongée dans une sorte de coma, il était peu probable que la Corsaire ait assisté à quoi que ce soit. Quand même, n'étant plus certaine de pouvoir dissocier le délire de la réalité, la Sorcière aurait apprécié une aide pour confirmer que ses visions étaient réelles. Elle savait que la magie était capable de torturer à l'intérieur de l'esprit et de faire voir des horreurs qui n'existaient pas. Ciriloth se redressa et marcha, pas après pas en se tenant aux murs, la sorcière se dirigeait vers Ishaina pour l'interroger après avoir essayé de la réveiller de son sommeil.
"Comment tu te sens ? Tu as vu quelque chose ? Tu peux bouger ?"
Par ailleurs et à mesure que Ciriloth reprenait possession de son corps avec plus de précisions, elle rassembla ses affaires et se mit à chercher de quoi se couvrir pour ne pas rester toute nue dans les souterrains. Dans tous les cas, Ciriloth ne voulait pas rester ensevelies dans les sous-sols et espérait trouver un chemin pour remonter à la surface en passant par le chemin inverse. Aussi, avant de remonter, elle chercha de quoi récolter la poudre orange sur le sol, comme preuve de la réussite de la mission.
Cette fois-ci, contrairement à son habitude, la Sorcière se dépêchait autant qu'elle le pouvait. Dépassée, elle ne cherchait même pas à comprendre plus en avant ce qui lui arrivait. Elle voulait juste sortir d'ici, rentrer à sa Tour et contacter Karazur pour lui demander des conseils. La situation allait au-delà de ses connaissances et compétences, Ciriloth avait besoin de recul et d'aide.
Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
Profil: For 8 | End 7 | Hab 10 | Cha 11 | Int 9 | Ini 11 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Mag 14 | NA 1 | PV 50/50
Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.
Possédée par un Démon de Slaanesh.
Connaît la vérité sur la magie.
Ses relations :Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.
C’est avec une certaine difficulté que la corsaire ouvre les yeux. Ceux-ci sont encore lourds, portant la marque de la fatigue et de l’usure. Ses yeux marron rejoignent ceux de la sorcière, rajoutant encore une couche à la confusion. Après quelques secondes, elle lève la main, pour faire signe qu’elle a besoin d’espace. C’est alors qu’elle dégourdit son épaule de quelques mouvements rotatifs qu’elle remarque la condition de Ciriloth. Ses sourcils se lèvent pendant que ses yeux s’écarquillent. Sa peau plutôt bronzée ne cache pas que ses joues rougissent alors comme le soleil couchant. Comme émerveillée, sa voix balbutie, elle n’arrive même pas à déblatérer le moindre mot correctement. Mettant fin à son tourment visuel, elle enlève la boucle de sa cape et la tend vers la nudiste. Son interrogatrice enfin couverte correctement, elle parvient à reprendre contrôle de sa mâchoire
Je, je vais bien oui, juste un peu mal au dos mais ça va. Vu quelque chose ? À part votre magnifique corps, non.
Elle se gratte la tête, essayant de cacher un petit sourire amical. Regardant autour d’elle, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de menace, elle se relève complètement et fait craquer sa nuque.
Oui, je suis en bon état, pas de problème. Vous avez pas de blessure hein ? J’en vois pas en tout cas. Je sais pas ce qui s’est passé, mais ça à l’air de vous avoir fait perdre vos vêtements. Je vais récupérer le truc par terre, j’ai une belle sacoche vide, ça fera l’affaire.
Elle se penche en avant et pousse toute la poussière colorée dans sa nouvelle prison. Elle la rattache à sa ceinture, puis fait d’un coup demi-tour vers Nixsurge.
Laissez-moi prendre vos affaires, et laissez-moi vous porter jusqu’à l’entrée, c’est sale ici.
Désormais de nouveau équipée, Ciriloth Nixsurge est portée comme une princesse par Ishaina. Il y a de quoi être surprise, mais pas forcément dans un sens négatif. Marchant à bon pas, elle monte les escaliers sans fléchir ou faiblir un seul instant. Elle traverse l’étage restant avant d’arriver à nouveau à l’entrée. Elle referme la porte en tirant sur une des cornes de la gargouille d’entrée.
Je vais vous déposer en vitesse devant l’entrée de votre chambre, pouvez-vous me la pointer du doigt ? La tour ? Compris, préparez la clé, on va aller vite, je veux pas que vous vous sentiez plus mal, vous avez l’air pas bien. Poussons pas le bouchon trop loin, d’accord ?
Se déplaçant aussi furtivement qu’une assassin, elle emmène sa passagère à toute vitesse devant sa porte. Elle met le bras de la Chaotique à hauteur de la porte, permettant de l’ouvrir aussi vite qu’elles ne soient arrivées. Fermant la première porte derrière elle, et suite à une répétition de l’opération, elles sont dans la chambre. Elle dépose alors son colis sur le lit.
Bon, on y est. Je vais amener la preuve au capitaine, sacrée chambre d’ailleurs. Je..
Elle a l’air de bien réfléchir à ses mots.
Je suis pas douée pour ça. Z’êtes pas seule, d’accord ? Vu votre état, y’a un truc qui a du merdé, et vous êtes pas dans votre assiette. Ca me fait pas du bien de vous voir comme ça, vraiment.
Je m’occupe du reste, notamment pour discuter avec le chef. Je vais repasser demain matin. Il y a de la nourriture sur un plateau, il est posé sur la table de nuit, bonne chose ça.
Elle se gratte à nouveau la tête, un tic, à première vue. Elle pose ses deux mains sur les joues de la traîtresse. Sa voix est bien plus douce et calme qu’avant, elle est même très rassurante.
Ce que je veux dire, c’est que vous êtes pas seule. Je peux être là pour vous, vraiment.
Elle repart alors, laissant l’apprentie seule avec comme seule compagnie, ses mots doux et sa cape. Pas de malice, pas de jeux ou de manipulations mals faites. Non, des mots remplis d’une chose extrêmement rare chez les Druchii, de la compassion ingénue. Ça doit bien faire des mois, si ce n’est des années que l’elfe noire à reçu cela. Une action honnête, dirigée par une intention qui l’est tout autant. Combien d'enfants de Khaine peuvent prétendre à ça ? De quoi méditer pendant la nuit…
Mais la nuit, elle ne l’a pas. Elle ferme les deux portes avec sa clé de bronze, s’assurant qu’on la laisse tranquille. Après quelques préparations, certaines n’étant pas liées avec le rituel, elle s’y attaque. Contrairement aux souterrains, son esprit parvient presque instantanément à trouver le mélange parfait pour activer le rituel. C’est presque trop simple à vrai dire. Son Dhar enrobe le grimoire chaotique, ouvert à la bonne page. Contrairement à la dernière tentative, le Chanteguerre répond à son appel.
La boue noire se forme comme un tableau devant la sorcière, comme si elle regardait à travers une fenêtre. Ce tableau s’éclaircit, jusqu’à ce qu’une forme, de plus en plus précise, se montre. Après un court instant, un homme, plutôt âgé, dans une magnifique robe pourpre se tient assis, derrière le tableau. L’humain à de beaux cheveux blancs parfaitement lisses, et une barbe longue mais taillée. Des parchemins traînent devant lui, illuminé par des bougies il regarde, ses yeux bleus comme la glace fixe celle qui l’a appelée.
J’admets être surpris, Ciriloth. Tu as exécuté ce rituel à la perfection, c’est réellement impressionnant. Le lien formé est très solide, nous allons donc pouvoir discuter sans trop de difficulté.
Je devine que la situation doit être soit extrêmement propice, soit très grave de ton côté. Peut-être les deux. Les yeux ne mentent pas, les tiens sont assez clairs…
Parle, parle autant que ton cœur le désire, raconte moi. Je te jure que tout ce que tu diras, je ne le répéterai à personne, parole de Chanteguerre.
Test caché : ???
Test d’INI (+2) de Ciriloth pour ne pas se faire repérer presque nue : 5, belle réussite.
Test de MAG (+0) pour tenter le rituel : 1, réussite critique.
Test de MAG (+4 du au critique précédent) : 5, réussite de 9 degrés. Tu as donc tout le temps pour discuter avec Karazur.
Les genoux de l'elfe rougissaient à cause de la fraîcheur de la pierre sur laquelle elle rempait. Assise dessus, ceux-ci étaient écorchés à vif, de ses blessures s'écoulait quelques goutes du liquide rouge sur le sol, à côté du visage d'Ishaina. Penchée sur le corps inerte de l'autre elfe, la longue chevelure de Ciriloth tombait et les pointes de ses cheveux caressaient le visage de la corsaire. Quand cette dernière avisa son besoin en air, la sorcière recula et gémit à cause de la douleur. Parfaitemement nue, Ciriloth ne prit conscience réellement de sa nudité qu'à la réaction de sa compagnon. En retour, elle cacha sa poitrine avec sa main droite et le bas de son ventre avec sa main gauche.
- Merci pour le compliment. Je me suis réveillée comme ça, cachait-elle à la corsaire, en mentant sur ce qui lui était vraiment arrivé quelques minutes auparavant.
Ciriloth observait Ishaina se redresser sans l'ombre d'une difficulté. Visiblement, l'explosion magique avait été plus éprouvante pour l'une que pour l'autre. Là où la seconde avait dormit, la première avait subit comme la sensation d'une éternité de mal-être et une minute d'atroces souffrances. Tout en se cachant les parties intimes, Ciriloth se tournait pour suivre du regard la progression d'Ishaina.
- Plus de peur que de mal, je crois. J'ai rêvé et je ne veux plus rester plus longtemps ici.
Ciriloth frémissait à l'idée de rester dans les souterrains. Elle ne voulait pas revoir l'abomination, mais de façon plus concrète, avoir été plongée dans l'obscurité, avoir flirté avec le néant, écrasée par les énergies magiques et compressée, étouffée au point de ne plus contrôler son corps, elle avait développé une sorte de claustrophobie, cette peur d'être à nouveau enfermée, coupée de ses mouvements. La sorcière se laissait faire par la corsaire, visiblement plus musclée qu'elle ne laissait le paraitre. Peut-être était-elle timide, mais elle faisait l'expression d'assez de force pour porter une cinquantaine de kilos et grimper des escaliers sans trop de soucis. Ce qui l'impressionna, Ciriloth se félicita de ne pas l'avoir éliminé pour le moment.
- Ne me serre pas trop fort.
Précisa la sorcière, tandis que la corsaire la soulevait à travers l'étage. Ciriloth bougeait ses jambes, ses bras dans les bras d'Ishaina et lui compliquait sensible la tâche à forcer de se mouvoir dans tous les sens. Enfin, elle se sentait libre, elle profitait, non, elle jouissait presque de sa liberté de mouvement et s'empêcha de rire. En plus de cela, Ishaina manifestait une réelle sollicitude envers elle, que la sorcière ne percevait pour le moment que comme une opportunité pour se servir de celle qui la portait comme une princesse. Qui pouvait savoir ? Peut-être qu'un jour le coeur de Ciriloth s'ouvrirait, mais pour l'heure, elle ne voyait encore que des opportunités pour accroitre ses pouvoirs. Toutefois, la sorcière joua la jeu. Elle ne séduisait pas Ishaina comme à l'accoutumée, elle sentait quelque chose de plus subtile chez celle-ci et craignait qu'elle ne soit pas réceptive à du rentre-dedans. De toute façon, ses méthodes expéditives n'étaient pas nécessaire pour l'instant.
Couchée dans son lit, Ciriloth demanda à la corsaire :
- C'est une chambre convenable en effet. Tu pourrais venir me rendre visite demain matin, dès l'aube des premières lueurs ? Nous pourrions aller ensuite voir le Capitaine.
Alors qu'ishaina pesait ses mots, Ciriloth était intriguée et manifesta sa curiosité par un long silence. Elle attendait que la corsaire trouve ses mots.
- Quelle sollicitude bien étrange de la part d'une Druchii, cette fois-ci Ciriloth ne dérogeait pas à la règle et imita un sourire. Ses sourires de bon coeur étaient fort rares. - Je dois dire que c'est plaisant. Si j'ai besoin toi, où pourrais-je te trouver Ishaina ?
Avant de laisser la corsaire à ses occupations et de fermer les portes à clef, Ciriloth lui dit :
- Passe une bonne nuit.
Sans contrevenir à elle-même, la voix de la sorcière était douce et chaude. A cause de cela, Ciriloth détestait sa voix, souvent trop moquée par ses pairs. Pas facile d'avoir la voix d'une peluche dans un tel monde. Cependant, lorsqu'elle faisait preuve d'affection, même pour de faux, cela paraissait toujours plus vrai.
Seule, sa première réaction fut évidement de contacter Karazur. Elle avait impérativement besoin de lui et de ses connaissances, de son expériance et de ses conseils. Elle avait besoin d'un grand-frère pour remplacer Vekha. Habituée à être première de classe par sa rigueur et son sérieux dans ses cours, Ciriloth se sentait comme larron en foire lorsque Karazur la félicita pour avoir mener le rituel d'une main de maître. Elle était un peu comme un Sang-Froid qui recevait en récompense un bon steak cru. Bref, plus que soulagée d'avoir réussit à le contacter, elle expliqua la situation dans laquelle elle se trouvait.
- Un peu des deux, avouait-elle. J'ai beaucoup de choses à vous dire Karazur. Premièrement, j'ai atteint Ashrak. Je suis en ce moment dans une tour de l'Avant-Poste. D'ores et déjà, je peux vous dire que le Commandant Crâne-Argent est parti avec le gros de son armée. En ce moment, c'est le Capitaine Drielhionak qui dirige. Il a juste assez d'effectifs pour défendre l'Avant-Poste. Mais, ils sont plus fragiles que jamais. Si vous avez pour ambition d'annéantir Ashrak, c'est le moment opportun, surtout si vous pouvez vaincre Crâne-Argent sur le champ de bataille. Pour demain, je pourrai sûrement me renseigner sur sa position et où sa destination. J'essaie d'avoir les faveurs du Capitaine.
Ciriloth racla sa gorge, le temps d'une pause, puis elle continua.
- C'est là que les mauvaises nouvelles arrivent, je le crains. Le Capitaine m'a chargée d'une mission, que j'ai accepté pour entrer dans ses petits papiers. J'ai mené la mission à son terme. Les souterrains de l'Avant-Poste étaient infestés par une présence que je ne comprends pas. A sa destruction, il y avait un tas de cendre orange. Bref. Pour détruire la présence, j'ai mélangé les vents avec mon Dhar. Malheureusement, je ne suis pas arrivée à canaliser la magie proprement et les énergies magiques m'ont échappés, elles étaient trop puissantes pour moi. L'entité résistait, je n'avais pas d'autres choix que de faire passer les énergies par moi. De corps comme d'esprit, j'ai cédé. C'est là que tout a commencé.
Ciriloth baissait sa voix, comme si elle voulait murmurer, mais restait audible. Elle avait peur et était parcourue de frissons.
- J'ai l'impression qu'il est accroché à moi Karazur... C'est comme s'il savait tout de moi, s'il pouvait nous écouter… Il est… Je le sens en moi… Il est là, disait-elle comme si une horrible et grosse araignée était entrain de doucement parcourir son dos nu. Tout d'abord, j'ai ressenti comme une explosion. Alors, pendant ce qui me semblait une éternité, je ne pouvais plus bouger mon corps comme si mon esprit en avait été dissocié. Je ne ressentais plus que le vide, le néant, je ne voyais plus rien et il aurait pu s'écouler un millénaire que je ne l'aurai pas su. J'étais terrifiée. Finalement, quand j'ai pu rouvrir les yeux, une ombre s'est manifestée au plafond. Je ne pouvais toujours pas bouger, mais mes yeux étaient ouverts. Peu à peu, l'ombre s'est matérialisé en un Démon. Je crois que s'était un Démon, mais je n'en pas sûre. Il était immense, si immense que son corps était plié en deux et que son dos atteignait le plafond de la salle. Il avait des pinces tranchantes à la place des mains, des cornes et la peau rosé. Il était déformé, n'avait pas de lèvres et était seulement vêtu d'un pagne rouge. Le Dhar autour de lui était difforme et incroyablement puissant. Je ne me rappelle pas de plus de détails, j'étais terrifiée et tout s'est passé très vite. Car il a plongé en moi. Son corps entier est entré à moi et j'ai ressenti une souffrance que je ne saurai décrire autrement que par des cris. Je ne le vois pas, je ne l'entend pas, mais je continue de sentir sa présence en moi… Qu'est-ce qu'il se passe ? Expliquez moi !
Ciriloth suppliait presque à son interlocuteur et priait la Ruine qu'il ait des explications. Elle voulait comprendre ce qui lui était arrivée.
Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
Profil: For 8 | End 7 | Hab 10 | Cha 11 | Int 9 | Ini 11 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Mag 14 | NA 1 | PV 50/50
Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.
Possédée par un Démon de Slaanesh.
Connaît la vérité sur la magie.
Ses relations :Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.
Ishaina acquiesce de la tête, confirmant ainsi la proposition de la sorcière. Elle est satisfaite, et sourit en retour. Un sourire chaleureux. Après être enfin seule, elle reprend contact avec Karazur. Celui-ci fronce les sourcils, et son expression est vidée de couleurs plusieurs fois. S’en est presque comique à vrai dire.
J’entends bien, et je vais essayer d’être le plus clair. C’est la merde, ou du moins, ça peut l’être très vite.
Quand tu as perdu le contrôle de ta magie, tu as créé un accident, une erreur d’incantation. Ce qui s’est passé, comme tu me le décris, c’est la pire forme de parasite qui soit. Un opportuniste. Actuellement, un démon a sommeil en toi, il s’est accroché à ton âme comme une sangsue. C’est un miracle que tu sois encore en vie, et sans séquelles directes.
Plus le démon est puissant, plus il pourra faire ce qu’il veut avec toi. Agir à ta place, contrôler tes mots, jusqu’à même te remplacer complètement. Ce destin résulte en une mort plus qu’atroce.
Mes mots sont pleins de désespoir, c’est justement ce qu’il faut que tu évites à tout prix ! Le démon renforce son emprise à chaque opportunité. Ces opportunités viennent quand tu es affaiblie, esseulée, soumise au désespoir. Il faut éviter cela à tout prix, tu dois rester forte ! Seule, ce sera bien plus compliqué. Le nombre fait la force après tout.
Il tapote son doigt sur la table, et réfléchit pendant un instant. Son visage multiplie les expressions, jusqu’à ce qu'une confiance se maintienne plus longtemps que les autres. Il inspire fortement et puis son regard revient vers l’écran.
Trouve toi plusieurs ancres qui t'éviteront de sombrer. L’ambition, la haine, oui, mais le démon pourrait exploiter ça contre toi. Il ne peut cependant que t’affecter, pas les autres. Seule tu ne tiendras pas longtemps, quelques mois tout au plus. Je peux le maintenir, mais pas le repousser. Je connais des potions, des rituels de démonologie qui peuvent aider, mais pas te guérir de ce mal.
Bien sûr, c’est uniquement si on imagine le pire. Les démons se moquent des concepts de logique, de rationalité et de constance. Ils font ce qu’ils leur chantent.
Comme tu me l’as décrit, il s’agit d’un démon du Prince, Celle qui a Soif, Slaanesh. Ils sont terriblement imprévisibles, cependant, une chose est certaine. Il va s’amuser comme il le souhaite. Si ça implique de te voir souffrir, tu souffriras. Si ça implique de te voir devenir plus puissante, et bien il n’aura pas à lever le petit doigt. Si ça implique… Bref, tu as compris je crois.
Je vais résumer la chose. Reste sur tes gardes avec ce qui se passe dans ta tête, fait tout pour rester forte, et surtout, surtout, n’oublie pas. Tu n’es pas seule, fais-toi aider. Bientôt par moi, certes, mais je ne pense pas être le seul à pouvoir t’aider. Ne cède pas au désespoir.
Je suppose que ta tenue manquante est une conséquence de ça. Soit, je vais passer l’éponge car il y a urgence.
Pour ce qui est de Ashrak et bien, ça m'étonne que tu n’aies pas deviné.
C’est à cause de moi que le commandant est parti, j’ai fait, et je continue de faire diversion à travers mes agents. Ils enchaînent les fausses pistes depuis trois jours, et ça continuera aussi longtemps que je le souhaite. C’est probablement une créature magique que tu as croisée dans les sous-sols, ça peut arriver. La majorité d'entre eux sont inoffensifs comme des lutins ou des trolls féériques.
Je n’ai pas les moyens de détruire Ashrak, c’est trop dangereux. Le Roi-Sorcier en personne viendrait avec une armée gigantesque raser le nord tout entier.
La question étant, que peux tu donc faire ? C’est une bonne chose que tu sois à Ashrak. J’ai plusieurs idées.
La première, la plus simple. Tu te casses cette semaine et je viens te réceptionner avec mes hommes. Cela implique un point de rendez-vous, mais aussi d’être efficace. Il y a beaucoup de patrouilles dans la zone, certaines sont des Druchii, d’autres sont des Norses et Kurgans qui ne savent pas la vérité.
Si cette option te parait réalisable de ton côté, fais en sorte de trouver une excuse pour faire un court voyage dehors. Cela rendra la chose bien plus concrète, et évitera les soupçons trop intenses.
Une autre idée. Essaie de convaincre le capitaine pour que tu puisses participer à un raid d’esclavagiste. La veille du départ, préviens moi de la zone de chasse. Je les attendrai. Ça sera brutal, mais au moins, aucun risque de patrouilles qui viendraient faire chier. Sur place, tu n’auras qu'à fuir là où ma magie te guidera. C’est plus direct, plus violent donc plus dangereux, mais c’est très certainement faisable.
La dernière possibilité, mais qui me prendra plusieurs jours avant de pouvoir la faire, est complexe. Je viendrais te chercher directement à Ashrak. Ma magie me déguisera ainsi que quelques guerriers. Au moins je pourrais t’aider qu’importe les problèmes. Ça prend aux alentours d’une semaine d’arriver d’Ashrak à un de mes camps.
Quoi qu’il en soit, il faut que tu me dises. Après, fait ce que tu veux mais retiens mes conseils qu’importe ton choix, je le respecterai. C’est toi qui es sur place, après tout.
Je crois que j’ai bien répondu à chacune de tes questions. Sur place, c’est fait. Ce qui t’arrive, aussi. Quoi faire après… c’est bon. Parfait alors. Je te recontacte dans trois jours. Le soir, vu que ça te convient.
J’ai une dernière question cependant, une question rhétorique pour toi, une petite réflexion en somme.
Pourquoi se limiter au pouvoir, quand on peut l’utiliser pour tout avoir ? Ma question est, existe-tu pour la puissance, ou est-ce que la puissance existe pour toi ?
Je te souhaite une bonne soirée, que les Dieux Noirs tournent leur regard sur tes ennemis, et que les ancêtres te protègent.
Le Sorcier passe sa main devant l’écran, ce qui pousse le rituel immédiatement à sa fin. Le tableau se referme aussitôt, et le livre redevient à la normale. Du moins, aussi normal que d’habitude. Ça reste un livre avec de multiples peaux humaines attachées entre elles.
C’est donc avec ce choix cornélien qui demande une réponse immédiate, ainsi que cette question qui lui trotte dans la tête que Ciriloth va devoir choisir. Trois possibilités, toutes différentes. Que faire ? Est-ce qu’elle va emmener Ishaina avec elle ? La faire suivre son avenir ? Ou est-ce que la solitude éternelle l’attend ? Après tout, la dernière femme qui a voyagé avec Nixsurge a finie attachée à un arbre et massacrée par cette dernière. Au moins, elle ne pourra pas reprocher à Karazur d’avoir été clair, il a réellement fait un effort. Ça ne doit pas être rassurant de savoir que sa propre apprentie est possédée par un démon.
Test du démon : 17, échec. Il ne se réveille pas encore.
Test d’INT(+2) de Karazur : 9, réussite large.
Ciriloth écoutait avec attention le Sorcier du Chaos, contente d'avoir vu juste à son propos, car il possédait bel et bien les connaissances nécessaire pour lui en apprendre plus sur ce qu'elle venait de vivre, en plus d'avoir les capacités pour l'aider à ralentir la possession. Plus que jamais, pensait-elle, son salut dépendait de Karazur. Quelque part, le destin se riait d'elle, puisque sa survie semblait dorénavant dépendre du bon vouloir de l'humain, alors qu'elle souhaitait au départ se servir de lui pour devenir plus forte. Comme si dès à présent, l'elfe et l'humain, ils se trouvaient être liés par des chaînes, mais qui ne l'enfermaient qu'elle. Quoique, d'après les dire de l'homme, sa survie tenait majoritairement à sa force mentale. Et puis, pour la deuxième fois, Karazur faisait preuve de bonne volonté. D'ailleurs, la dernière proposition du Sorcier choqua la Druchii, il était prêt à se rendre en personne à Ashrak pour venir la chercher. Doucement, mais sûrement, Ciriloth commençait à l'accepter avec sincérité comme un allié. Par ailleurs, elle réfléchissait déjà à la pertinence de trouver une Secte de Slaanesh pour en questionner les fidèles, peut-être auraient-ils des précisions à apporter, des idées à suggérer ou avaient-ils peut-être accès à des connaissances que Karazur ne possédait pas en vertu de leur affiliation ? De toute façon, l'occasion ne se présenterait pas avant un moment. Elle retourna à ses moutons et prit sa décision après avoir peser le pour et le contre des trois idées du Chaotique pour la sortir de sa prison noire, comme si elle était "emprisonnée" dans une Tour telle une princesse. Avant qu'elle et Karazur ne rompt le contact, elle lui répondit.
- Je vais m'en tenir au plan de départ que nous avions. En m'incrustant dans un raid, nous pourrons nous organiser pour tendre une embuscade aux esclavagistes et les détruire au nom de nos Dieux. Cela sera effectivement plus brutal et dangereux, mais vous rendra également service. Sur les cadavres, vous pourrez avoir des armes et des armures elfiques pour vos guerriers. Il ne faut pas sous-estimer la dangerosité de l'armement Druchii.
Effectivement, Ciriloth voulait s'en tenir au plan de départ qu'elle avait suggéré lors de sa première rencontre avec Karazur. Elle avait proposé de ramener une escouade Druchii dans le Nord et de préparer une embuscade pour verser le sang des siens. Quant à Ishaina, elle improviserait, se disait la sorcière. Elle croyait en sa capacité d'éloquence pour convaincre la corsaire de la suivre et de rester auprès d'elle.
- La réponse paraît évidente, en présentant les choses ainsi. Bonne nuit Chanteguerre.
Répondait la Sorcière à la question rhétorique de Karazur. Bien sûr, elle avait toujours envisagé les choses comme si elle existait pour le pouvoir, mais la question du Sorcier appelait à la seconde réponse. Comme s'il suggérait qu'elle était capable de puiser à la source pour s'améliorer. Et puis, Ciriloth eut une idée grâce aux mots de son frère humain. Dans le sous-sol, elle avait sentie la puissance du Dhar qui entourait le Démon. La Sorcière se concentra seule dans sa chambre et cherchait en elle si elle avait les capacités pour ressentir le Dhar du Démon. Car si la Magie Noire se servait des Vents présents pour faire un mélange dangereux et artificiel, pouvait-elle se servir de l'énergie du Démon qui l'habitait pour créer ses propre mélanges ? Voilà la question qui l'animait et à laquelle elle cherchait à répondre. Bien sûr, elle se rendait bien compte que cela ne serait pas facile, probablement dangereux. Aussi, voulait-elle seulement savoir si une telle chose était possible ou envisageable, pour l'instant du moins.
Heureusement, la discussion avec Karazur eut l'effet qu'escomptait la sorcière. Elle était à présent rassurée et ne désespérait plus pour le moment. Entre les inhibiteurs du sorcier, le potentiel contact avec une secte de Slaanesh et son apprentissage qui allait bientôt débuter, Ciriloth entrevoyait comme une porte de sortie, comme une chance de survivre. Ce soir, un regain d'espoir l'animait. D'autant que si les Démons ne répondaient, souvent, pas à une logique précise, cela voulait dire que ce dernier qui la hante ne désirait pas forcément la détruire. En d'autres termes, il était encore trop tôt pour désespérer.
Après avoir essayé de ressentir l'énergie du Démon qui l'habitait, entérinant la possibilité que ce n'était peut-être pas encore le moment vu que d'après Karazur, le démon devait encore être endormit, elle prit un bain pour la deuxième ou troisième fois de la journée. Ciriloth détestait se coucher dans des draps sales ou en sentant la transpiration, elle aimait être propre comme une fleur pour s'endormir. Après son bain, elle mangea son repas du soir et se coucha confortablement dans ses draps, dans l'espoir de passer une bonne nuit. Cependant, la Sorcière trouva très difficilement le sommeil, car à chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle revoyait le Démon penché au-dessus d'elle. Elle se réveilla à plusieurs reprises en pleine nuit à cause de cauchemars.
Le lendemain matin, elle sortit difficilement de ses draps à cause de la fatigue et d'un sommeil trop peu réparateur. La sorcière s'habilla d'une tunique et se maquilla en attendant la corsaire. Elle attendait que cette dernière vienne pour revenir toutes les deux auprès du Capitaine et recevoir une récompense pour le service rendu. Dans le cas où la corsaire ne viendrait pas, Ciriloth se rendrait d'elle-même dans le bureau du Capitaine.
Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
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Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.
Possédée par un Démon de Slaanesh.
Connaît la vérité sur la magie.
Ses relations :Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.
Malgré une tentative méritoire, elle ne parvient pas à ressentir le démon en elle. Il doit probablement rester enfoui. Karazur à sûrement raison, il doit être encore dans son sommeil. Peut-être qu’il ne se réveillera jamais. On a le droit de rêver, pas vrai ?
C’est après une longue nuit, malgré le peu d’heures qu’il reste avant le lever du soleil, que Ciriloth se prépare pour la journée. Enfin habillée correctement, elle n’a pas à attendre longtemps avant d’entendre quelqu'un toquer à la porte. Cependant, ce n’est pas la voix de la brave Ishaina. Elle reconnaît le timbre glacial du Capitaine. N’ayant d’autres choix que de lui ouvrir les deux portes, elle se retrouve nez à nez avec l’officier.
Pardonnez ma visite à l’improviste, j’ai terminé mes tâches matinales, j’ai donc pensé à vous rendre visite.
Il rentre dans la pièce et s'assoit sur un tabouret. Même en étant assis, il est presque aussi grand que la sorcière. Il est difficile de ne pas remarquer le colosse en armure. Il pose son lourd casque sur la table et regarde directement la locataire de la chambre.
Ishaina m’a tout raconté.
Il marque une courte pause, le temps de faire tourner sa langue dans sa bouche.
Je suis très satisfait, les gardes n’ont pas eu de problème à l’aurore, et ils sont bien plus confiants à surveiller les souterrains. Excellent travail, Ishaina m’a assuré que vous avez accompli la mission sans le moindre accroc. J’espère que ce n’était pas une perte de temps pour vous…
Il marque cette remarque avec un sourire narquois, son visage est néanmoins moins passif qu’avant, il a presque l’air de bonne humeur. La Corsaire a donc couvert ses fesses ? In-cro-ya-ble.
Quoi qu’il en soit, j’ai deux petites choses pour vous. La première, tout effort mérite salaire.
Il sort quelques pièces d’argent, aux alentours d’une douzaine. Elle en compte douze. La monnaie est étalée sur la table de chevet tandis que le chef range sa bourse à sa ceinture.
Bien, et enfin, j’ai rédigé un petit document pour vous. C’est une lettre de marque, elle vous assure les droits suivants. Je me permets de vous la lire à voix haute.
"Au nom de l’autorité incontestable du commandant Crâne-Argent, j’autorise la dénommée Ciriloth Nixsurge, sorcière aussi estimée que le Couvent Noir, à participer dans les activités suivantes tant qu'elles n’enfreignent pas les lois royales, militaires et locales.
L'individu est donc autorisé à vivre sur place, dans un lieu de vie adapté à son statut aussi longtemps qu’elle le souhaite, à moins qu’une autorité décide de la redéployer ailleurs.
L’individu à le droit d’acheter, de commercer, et de faire une commande auprès des marchands locaux, tant que l’objet, la marchandise ou le service escompté respecte la loi.
L’individu à le droit le plus strict de travailler localement, tant que l’emploi bénéficie d’une manière directe ou détournée le fort frontalier d’Ashrak. Ce droit prend aussi en considération un emploi géré directement par la personne, tel que la médecine pour ne citer qu’une occupation.
L’individu n’est plus considéré comme un étranger, et est donc exempt des taxes sur le revenu qui incombent les métèques.
En échange de ces droits exclusifs, l’individu doit participer à la défense du fort ainsi qu'à ses environs si présent sur les lieux.
Tout écart légal considéré comme un crime, excepté les délits et infractions, verra cette lettre immédiatement rendue caduque.
Par la grâce du Roi-Sorcier, par la puissance de son règne éternel, et par la gloire de son empire.
Signé : Capitaine Linnaruk Drielhionak"
Il reprend son souffle, après une performance lyrique pareille, il y a intérêt. Il pose le document à côté des pièces avec une ficelle prévue pour le refermer.
Voilà, ça me parait pas mal hein ? Ma plume s’améliore avec ces saloperies de paperasses légales. Quoi qu’il en soit, si vous cherchez du travail, il n’en manque pas ici.
Je vais vous laisser tranquille. Bonne journée, sorcière.
Aussitôt dit, il se lève, prend son casque et repart dehors, au milieu de l’agitation extérieure de la cour principale. Sa démarche, déjà rapide par la taille de ses jambes, est accélérée par une intention explosive. Il n’est clairement pas le genre d’elfe à perdre son temps.
Quelques minutes plus tard, après avoir pris un petit-déjeuner, à nouveau on toque à la porte. Ce n’est pas le géant métallique qui dirige, ni un esclave humain qui amène une caisse. Non, il s’agit d’une elfe. Dépit-d’Effroi
Elle sourit en voyant le visage propre de la Tzeentchie.
Salut, hier soir le capitaine a insisté pour te voir en personne demain matin. J’espère qu’il t’as pas ennuyé. Il peut être une véritable langue de vipère quand il veut.
Bref, j’espère que tu vas mieux qu'hier. Tu veux faire quelque chose aujourd’hui ? J’ai rempli tous mes quotas donc j’ai la journée de libre. Ça fait longtemps que j’ai pas pu discuter avec quelqu’un, les derniers raids étaient très intenses. J’ai besoin de repos
Elle s'assoit alors sur le lit, et récupère sa cape. Elle la remet sur son dos, comme avant l’accident.
Tu me dis quoi d’acc ?
C’est sur cette question innocente que la guerrière regarde sa camarade. Elle penche la tête, ses cheveux longs noir qui tombent sur son épaule. Que vont-elles donc faire de cette belle journée ? Ce n’est pas à moi de proposer quoi que ce soit…
Test de VOL [(INT+MAG)/2] : 17, c’est un échec, tu sais pas, probablement qu’il ronfle encore ce gros sac
Pour sûr, Ciriloth ne s'attendait pas à la visite du Capitaine dans sa chambre. Lorsqu'il toqua à la porte, elle s'attendait à voir la bouille d'ishaina en ouvrant les portes et non l'imposante armure de Drielhionak. L'Elfe impressionait la Sorcière, elle était contente de ne pas l'avoir comme ennemi, pour l'instant, en tout cas. Car ses amis et ses ennemis allaient bientôt permuter dans un futur pas si lointain. De quoi ravir le Prince du Changement, un tel revirement de situation.
- Salutation Capitaine. Entrez, faites comme chez vous, ironisait-elle, alors que s'était chez lui. Ciriloth était une vraie comique à ses heures perdues. - Votre visite surprise ne me dérange pas le moins du monde. Je comptais de toute façon venir à votre bureau. J'espère que vos tâches ne vous incombent pas trop, demandait-elle par politesse.
En étant assise en face de l'homme, elle croisa ses jambes et posa ses mains sur son fémur. Elle le regardait dans les yeux et l'écoutait avec un respect parfaitement mimé grâce à l'expérience de toute une vie passée au Couvent, devenue experte en faux-semblant à force de regarder ses sœurs ainées lécher les bottes des sœurs supérieures.
- Dès notre première rencontre, j'ai compris que nous avions un point commun cher Drielhionak : tous deux aimons le travail bien fait. C'est pour ça que je sens comme un courant de bonne entente entre nous.
Par contre, un gouffre la séparait de lui pensait-elle. La radinerie ! Qu'il était pingre ! Seulement une douzaine de pistoles ? Elle n'en comptait seulement que douze ? Son esprit ne lui jouait pas des mauvais tours facétieux ? Ciriloth eut du mal à conserver son sourire et sa bonne humeur face à ces malheureuses petites pièces. La Sorcière décala un peu ses jambes du dessous de la table et souleva légèrement le pendant de sa robe pour découvrir ses genoux éraflés de la veille. Elle montra sa blessure au Capitaine et insista.
- Quand même, j'ai été un peu blessée. Quelques pistoles de plus seraient bienvenues pour prendre en charge le médecin. Chez nous, les Sorcières, notre peau est très précieuse, savez-vous. Comme vous affectionnez votre amure, nous aimons que notre peau soit éclatante.
Non mais ! Elle n'allait pas se gêner ! Un sou est un sou ! Après avoir troqué quelques pièces, que cela soit une réussite ou un échec, elle rangea les pistoles dans sa bourse sans en oublier une seule, sinon elles seraient malheureuses et attristées par la solitude, tellement elles étaient si peu nombreuses. Le plus important de l'entrevue aux yeux de la marchande de tapis fut cette lettre que le Capitaine lisait à voix haute. Une lettre de marque. Autrement dit, un laissez-passer vers les Terres au Nord d'Ashrak.
- C'est plutôt plus que mal, c'est même très bien, ajouta-t-elle à la remarque du capitaine. - A force de faire de la paperasse, nul doute que lorsque nous nous reverrons, vous serez poète ! Bonne journée, capitaine.
Ciriloth l'observait sortir de la pièce avec une certaine inquiétude. Il avait l'air d'être le genre de personne qu'on ne souhaite pas avoir comme ennemi. Si elle ne préparait pas son voyage avec Karazur, elle se serait intéressée à lui sans nul doute. Tout ce qu'elle espérait, s'était de ne pas le croiser quelques semaines plus tard, car il serait probablement redoutable.
Pas le temps de se reposer pour les Braves, comme si sa chambre était une église ouverte ou alors l'entrejambe de Vekha, voilà qu'une seconde personne toquait à sa porte. Balancer des piques au Couvent lui manquait déjà terriblement. Cette fois-ci, Ishaina se présentait à sa chambre. Ciriloth la fit entrer.
- Salutation.
Ciriloth aimait beaucoup ce mot. La sorcière se dirigea vers son lit et invita la corsaire à s'y asseoir. La magicienne noire sauta dans ses draps comme une enfant, s'y coucha et proposa la corsaire à en faire de même vu qu'elle avait besoin de repos.
- Retire tes chaussures seulement ! Je n'aime pas les crasses dans mon lit. Je suis un peu maniaque sur les bords.
Ciriloth était chiante et Ishaina n'allait pas tarder à le découvrir. Est-ce que la corsaire serait prête à supporter le caractère excentrique de la sorcière ? Confortablement couchée sur le draps, Ciriloth regardait Ishaina dans les yeux. Les yeux ne mentaient que rarement. Les menteurs avaient tendance à fuir les yeux. Ceux de Ciriloth étaient bruns foncés et étaient bien malicieux.
- Le Capitaine m'a dit que tu lui avais tout raconter. Merci de m'avoir couverte et de ne pas lui avoir dit que j'avais provoqué une explosion magique dans ses sous-sols. Tu risques beaucoup en lui mentant pour moi, n'est-ce pas ? Je me demandais… L'autre soir, tu disais vouloir me venir en aide. Que je ne suis pas seule ? C'est cela que tu voulais dire ? J'ai souvent cherché une personne sincère et de confiance pour passer du temps avec moi. Mais ! Je ne peux pas vivre comme une corsaire et ma place n'est pas à Ashrak. Serais-tu prête à me suivre où que j'aille ? C'est la seule aide dont j'ai besoin...
Elle laissa à Ishaina le temps de répondre.
- En réalité, il y a bien autre chose. J'aurai aussi besoin d'aide pour intégrer une expédition au Nord de l'Avant-Poste, en territoire Norse et Kungrid. Je sais que parfois vous sortez pour capturer des esclaves et j'aimerai en être. Bien sûr, je serai ravie que tu m'accompagnes. Mais, je dois te prévenir, ce que je cherche est au nord de la forteresse...
A vrai dire, Ciriloth prenait des gros risques en se confiant autant à Ishaina et cela ne ressemblait pas à la sorcière qui faisait d'habitude preuve d'une extrême prudence. Mais, cette fois-ci, elle misa sur la jument. Elle misait sur le fait qu'Ishaina la suivrait et ne la trahirait pas. Bien entendu, Ciriloth parlait à demi-mots, pour ne pas se mettre dans la mouise dans le pire des cas.
Ensuite, la sorcière proposa un peu de repos à la corsaire. Elle se redressa légèrement sur ses genoux pour se mettre à califourchon au-dessus de l'autre elfe et fixa son regard. Ciriloth attendait un signe d'accord ou désaccord pour aller plus loin. Dans la premier cas, la servante de Slaanesh ferait découvrir la joie des plaisirs charnels à la corsaire. Dans le second cas, Ciriloth ne s'en offusquerai pas et proposerait à Ishaina une balade à travers les murs. N'étant pas suffisant pour occuper sa matinée, elle demandera de l'aide pour être inscrite à la prochaine expédition en dehors des murs.
Pour finir, dans le cas où elle trouverait une expédition, la sorcière s'enfermerait dans sa chambre en prétextant étudier. Malgré les avertissements de Karazur, Ciriloth était une très bonne élève pour ce qu'elle voulait, parfois un chouïa moins quand il s'agissait d'écouter les conseils d'un vieillard qui lui demandait de baisser ses ambitions. Elle était obnubilée par sa recherche de pouvoirs, prête à tout mettre de côté et à tout sacrifier. Cela lui porterait probablement préjudice un jour où l'autre, mais l'Elfe était encore trop naïve que pour le percevoir. Sa fascination pour les arts occultes allaient sans aucun doute dans l'excès. Si bien qu'elle voulait passer tout son temps à étudier le Liber Tzeentch.
Ciriloth Nixsurge, Sorcière Druchii
Profil: For 8 | End 7 | Hab 10 | Cha 11 | Int 9 | Ini 11 | Att 10 | Par 9 | Tir 9 | Mag 14 | NA 1 | PV 50/50
Lavage de cerveau : Palier 3/3
Vous êtes persuadé que la personne du nom de Mälaa vous veut du bien.
Vous êtes persuadé que Dame Mälaa est une bonne personne, de confiance.
Vous êtes persuadé que son excellence sublime, Dame Mälaa, sait mieux que vous ce qui est bon pour vous.
Possédée par un Démon de Slaanesh.
Connaît la vérité sur la magie.
Ses relations :Mäala, sa partenaire dans le crime. Ishaina, sa garde du corps. Arthur, son esclave. Vekha, sa sœur aînée.