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Choc des cultures [Sûmbarth]

Posté : 14 sept. 2016, 15:33
par [MJ] Le Djinn
Dans les montagnes, vallées et plaines des Principautés Frontalières, il est difficile de dire que le travail manque! Un nombre infini de royaumes, seigneuries, khanats, WAAAGH! et autres possessions d'une noblesse d'épée ou d'argent peu acquise aux choses simples comme le bon goût.
Mais remarquons tout de même que pour un ogre, fût-il femelle, le "bon goût" ne désigne pas autre chose que de la viande bien fraîche. Aussi, nous passerons les détails et considérations poétiques qui entourent généralement les contrées vierges de toute trace technologique, même rudimentaire.
Alors certes, de temps en temps ils croisaient une caravane ou des fermiers appauvris par les rigueurs du climat, mais tous se cachaient, la tête si profondément serrée dans leur cou qu'on les eu cru handicapés. Deux ogres ne passaient pas inaperçus, même dans le coin. Sauf qu'à force de ne pas trouver de chaland à dépanner pour quelques pièces, on finissait par avoir une petite bourse, ou en tout cas une somme insuffisante pour acheter deux bœufs à griller... Le minimum!

Bien entendu, un ogre tel que Magrak, qui devait avoir acquis au cours de ses longues années de mercenariat un réseau de contacts assez large, aurait pu savoir à quel monnayeur se vouer... L'ennui, c'est que dans les Principautés, tout change du jour au lendemain, rien n'est jamais pareil d'un an sur l'autre et il n'est pas rare de voir certaines régions changer de souverain une fois par mois, selon l'armée qui y passe.


-"Tu vois, petite, l'important c'est de toujours flairer les bons plans. Ceux qui sentent l'or et la gloire. Parce qu'avec l'or tu peux acheter de la viande et avec la gloire on t'en offre!"

Et alors qu'il devisait, le voilà parti dans une longue explication suivi de quelques racontars de voyage auquel il avait participé. Il y avait dévoré dix muffles, un éléphant, quoiqu'un éléphant puisse être, du mouton, de l'humain... C'était une caractéristique des ogres, surtout des errants, de toujours raconter de longues histoires mettant en valeur leur appétit et leur force brute. Les légendes disaient même que certaines de ces histoires étaient vraies...

Bientôt, alors que midi pointait et qu'ils dévorait tous les deux un poulet entier, chacun, ils arrivèrent au début d'un petit creux dans la vallée. Là, en-dessous, sur une petite plaine verte enserrée de champs et de montagnes, se levait un bâtiment étrange. Blanc, il semblait entouré constitué de plusieurs étages dont chacun possédait une bordure en tuiles noires qui partaient en descendant sur un mètre avant de légèrement remonté. Le toit était constitué du même matériau, mais en une pente bien plus abrupte, comme un petit pic de montagne. Il était entouré de paysans avec des chapeaux coniques rappelant des cymbales, bien que jamais Sûmbarth n'ait été confrontée à un tel instrument.

En tout cas, ça sentait bon les opportunités, ainsi qu'un délicieux parfum aigre-doux dont la saveur faisait défaut aux palais aventuriers de nos compères.