Les Principautés Frontalières ou les Royaumes Renégats, ont toujours été le théâtre d’innombrables batailles, guerres, conquêtes et défaites. La plupart des habitants des Principautés s’accommodent néanmoins de la situation, dans ces contrées où le moindre manant peut devenir roi en un jour pour connaître une mort ignoble le lendemain.
Les forêts des Principautés Frontalières regorgent de gobelins des forêts, d'elfes sylvains, etc. A proximité se trouve Barak-Varr, et les célèbres Pics Sanglants, remplis d'Orques.
Devant le fabuleux récit de Binabik, ses congénères, captivés par une telle aventure, ponctuent chacune de ses phrases de petits "oh" et de grands "ah", même le chef ne peut retenir des murmures d'admiration devant le courage et la hardiesse du gobelin.
Une fois l'histoire achevée, le chef se lève et fait taire la tribu rassemblée autour de Binabik et du cheval.
La ferme, band'de snots !
Le chaman, le seul qui semble ne pas être impressionné par le rapport de Binabik, s'avance alors et fait un nouveau tour autour du cheval. Le chef, demande alors :
Kes kon fé de la bête ? Kes ki ve Kantaka ? Cé c'lui ki la ram'né ki va nous l'dir...annonce le chaman avec malice.
Alors que Binabik se racle la gorge et cherche une nouvelle histoire à faire avaler à sa tribu, deux gobelins reviennent avec les bras chargés de toute l'herbe qu'ils ont pu trouver. Les voyants ainsi arriver en courant et déjà passablement énervé par tout le tapage fait autour de lui, le cheval se met à hennir, provocant la panique dans les rangs gobelins. Toute cette agitation soudaine ne faisant qu'ajouter à sa propre panique, l'animal se cabre et soulève Binabik toujours agrippé à la bride. Le gobelin s'empresse de lâcher prise et retombe lourdement au sol. L'animal manque de peu de l'écraser lorsque ses sabots touchent à nouveau le sol. Poussé par son instinct, le cheval prend la fuite au milieu des peaux-vertes hurlants et courants en tout sens. Binabik n'a pas le temps de faire le moindre geste pour l'en empêcher qu'il est emporté à la suite de l'animal. En effet, les rênes se sont enroulés autour d'un de ses pieds et le voilà trainé dans la poussière et les cailloux rebondissant ça et là, fauchant quelques-uns de ses congénères au passage. Sa tête est bringuebalée de droite à gauche, frappant tantôt une jambe, tantôt une pierre ou une racine.
Peu avant de perdre connaissance suite à cette multitude de coups reçus, Binabik peut entendre le chef lui ordonné d'arrêter immédiatement ce cirque et de revenir ici tout de suite...
_______________
Quand il reprend ses esprits, le jeune gobelin est allongé dans l'herbe et ne reconnait plus rien autour de lui. Même si les arbres ressemblent à ceux qui entourent le campement de sa tribu, c'est un endroit qu'il n'a jamais vu auparavant. Le cheval est là, paissant tranquillement non loin de lui, sa bride toujours enroulée autour de la cheville de Binabik... Entre ses pattes, le peau-verte peut apercevoir une grotte à moitié dissimulée par des arbustes épineux. Au-dessus de lui, le ciel est sombre et les premières étoiles ont déjà fait leur apparition...
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Lorsque Binabik ouvrit enfin les yeux il fut frappé par un mal de crâne intense. Son voyage peu commun à cheval avait laissé des traces, il s'était coupé à plusieurs reprises contre des cailloux et des ronces. Ses petits bras étaient les plus meutris, il souffrait également du dos. Une fois qu'il eut fini l'inventaire de toutes ses blessures il s'assit non sans mal sur son postérieur.
Il se trouvait toujours dans la forêt apparemment. Il reconnaissait les arbres portant des feuilles à dents rondes et des glands mais l'endroit lui était totalement inconnu. A vrai dire, le jeune gobelin ne connaissait pas la forêt toute entière, loin s'en faut. Il ne s'aventurait guère plus loin que le petit ruisseau qui coulait à quelques mètres du campement. Une fois il avait du aller au delà, c'était lors de la bataille contre les "Sans dents", mais c'était de jour et il ne se souvint pas être passé devant une grotte.
Il tendit l'oreille en espérant entendre des cris familiers, mais il n'entendit que le hululement d'une chouette et un bruit étrange venant de derrière lui. Il se figea soudain, reconnaissant la respiration d'un animal.
**Par Kantaka, i m'arriv' ke des sales zistoires ojourdui! J'vais finir dans le bide d'un monstre bouffeur de gob. Alors que les zotres commençaient à m'avoir à la bonn'. Même le chef il a aimé mon histoir'.**
Binabik attendit la fin en priant Kantaka de rejoindre les Anciens et de pouvoir les assister dans "l'eau de là". Mais rien ne se passa et le bruit continua. Il tripota machinalement son bracelet et se retourna lentement. Il aurait pu s'enfuir comme un digne gobelin, mais il était tellement terrifié qu'il n'osait pas faire de mouvements brusques. De plus, il savait qu'il n'aurait aucune chance d'échapper à un monstre plus gros que lui dans cette partie de la forêt plongée dans l'obscurité.
Ce fut le cheval qu'il découvrit en se retournant.
Niark, j't'avais oublié toi! maudit ch'val! A coze de toi on n'est perdu et en plus j'ai mal partout. T'es fier hein? Maudit ch'val, t'as intérêt à m'écouter mint'nant sinan, j'te bouffe. Et j'rigole pas, j'suis pas d'humeur. Me regarde pas avek tes yeux là, sa marche pas avek moi! Kantaka i sra content ke j'te sacrifie... Alors t'fais ske j'te dis.
Binabik était tres énervé et gesticulait autant que ses multiples blessures le lui permettaient. Il se leva et retomba aussitôt à cause des rênes qui s'étaient enroulées autour de ses deux pieds.
Bav' d'araignée et crot' de squig, j'en ai mare! Toi là tu m'cherches?
Tout en parlant il montrait le cheval du doigt et lui tira finalement la langue. Il prit son couteau et trancha les rênes car il n'avait pas la patience nécessaire pour défaire les noeuds.
J't'explik s'qu'on fait. J'ai mal partout et pis y fait nuit, alors on va dormir pres d'un gros zarbre et pis d'main si les gars nous zont t'jours pas trouvé on... et bah on véra! Allez viens par là, arrête un peu d'bouffer.
Binabik continuait à parler à l'animal comme si ce dernier pouvait le comprendre. Il s'approcha lentement de lui, prit les rênes dans sa main et tenta de le diriger vers un arbre pour pouvoir se coucher près de lui. La grotte ne l'inspirait pas trop, il ne voulait pas rester seul, ni la visiter de nuit car il n'y verrait rien.
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 26 juil. 2009, 22:46, modifié 1 fois.
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Voleur Gobs des forêts Profil : For:6 End:6 Hab:11 Char:6 Int:7 Ini:10 Att:11 Par:8 PV:30 Inventaire:bracelet de plumes de corbeau,
couteau kikoup,
dés en os,
10m de corde.
Docile, l'animal se laisse mener sans rechigner par Binabik jusque auprès de l'arbre. Là, le gobelin, se cale contre le tronc et, malgré de nombreuses courbatures douloureuses, il finit par se laisser emporter par le sommeil.
Au petit matin, la fraicheur de la nuit et les piaffements du cheval éveillent le peau-verte.
L'aube est encore naissante et la nuit s'estompe peu à peu. Binabik frissonne. Rapidement, un rayon de soleil rasant s'élève au-dessus des arbres et vient frapper les rochers et illuminer le abords de la grotte découverte la veille. Ce que voit Binabik n'a rien d'exceptionnel : c'est une cavité naturelle creusée par l'érosion et le ruissellement des eaux de pluie sans doute. Mais, quelque part dans la pénombre des profondeurs de la grotte, un scintillement vacillant retient l'attention de Binabik et éveille sa convoitise... Peut-être un beau trésor, qui sait ?
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Gnih.... Grignihgnu... C'est koi c'te bordel? C'est toi ch'val ki gueule kom' sa?
Binabik se réveillait apparemment du mauvais pied, il avait froid, faim et le cheval avait certainement fait trop de bruit à son goût. Il inspecta d'un rapide coup d'oeil les alentours. Il ne vit d'abord rien, puis un léger scintillement provenant de la grotte encore plongée dans l'obscurité. Il se leva lentement, aucune partie de son corps ne l'épargnait. Aux meurtrissures de la veille s'ajoutaient maintenant des piqures d'insectes et des courbatures dues à sa mauvaise posture de la nuit.
**J'ai mal partout, et pis j'suis enkor' pomé dans c'te fichue forêt avek la bourik de ch'val... Tiens y'a kekchoze ki brille là-bas. Faut k'je choppe ce trézor! Kantaka m'a ptet pas abandonné en fait**
Toi tu viens et tu passes devant, on sait j'mais, ptet ki ya des ours où des truks ki mangent les Gobs. Si t'es gentil t'oras d'l'herbe bien grasse!
Il prit les rênes dans sa main et guida le cheval jusqu'à l'entrée de la grotte. Il plissa ses petits yeux pour mieux voir à l'intérieur, mais il n'était pas encore habitué à si peu de lumière. Il lui faudrait attendre encore quelques instants, ce qu'il fit. La prudence lui imposait de ne pas se lancer tête baissée dans la grotte, ou peut-être était-ce la couardise naturelle des gobelins. Il se retourna une dernière fois pour vérifier qu'ils étaient bien seuls avec le cheval. Il regarda, une fois de plus, s'il avait toujours son bracelet au poignet et le tripota énergiquement pour se donner du courage.
**Kantaka est avek moi, et le ch'val aussi... Allez, j'y vais...**
Binabik fit un pas dans la grotte en serrant la lannière de cuir dans sa main, il se laissait guidé par le léger scintillement. Il était finalement un gobs "courageux" quand il s'agissait de "trézors", enfin presque!
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 31 juil. 2009, 16:16, modifié 1 fois.
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Voleur Gobs des forêts Profil : For:6 End:6 Hab:11 Char:6 Int:7 Ini:10 Att:11 Par:8 PV:30 Inventaire:bracelet de plumes de corbeau,
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Peu à peu, les yeux de Binabik s'accoutument à la pénombre de la grotte et il lui semble distinguer une forme sombre tout prêt de là où scintille le trésor. Il marque un temps d'arrêt pensant avoir dérangé quelque créature inamicale. Finalement, rien ne bouge à part lui et le cheval alors, il continue. Les sabots de l'animal martèlent bruyamment le sol rocailleux, rythmant ainsi l'avancée des deux compères.
Arrivé à proximité du scintillement, Binabik distingue un corps étendu au sol, autour du cou pend une chaine sur laquelle est passé un anneau. C'est de cet anneau que provient l'éclat lumineux entrevu depuis l'extérieur.
Prudence est mère de sûreté, c'est pourquoi le jeune peau-verte inspecte rapidement les environs avant de penser à récupérer l'objet. Hormis ce qu'il y a déjà vu, Binabik ne remarque rien de plus si ce n'est une lueur pâle provenant d'un boyau qui s'enfonce sous terre au fond de la cavité.
Avec avidité, il s'approche. L'anneau est magnifique, fait dans un métal gris brillant tout comme la chaîne. C'est un trésor inestimable pour un voleur comme Binabik, inestimable. Il ne peut pourtant pas s'en saisir si facilement et il va lui falloir toucher au corps inerte à qui il appartient.
Soudain, un doute l'assaille : Que se passera-t-il si la "chose" se réveille ?
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
La respiration de Binabik s'accéléra, son coeur s'embala alors qu'il se rapprochait du corps étendu. Il déglutit difficilement, il tirait son courage de son envie irrépressible de prendre l'anneau. Le cheval à côté de lui n'était pas agité, cela le rassura, il se dit qu'il ne risquait rien.
**Komen j'sais k'il est bien mor' moi? Pas'ke sa s'trouve kan jVé lui prendre la babiole ki brille y va m'choppé é m'frakassé... Ptet k'avek un kou d'kikoup ou deux...**
Binabik sourrit à cette pensée, il avait trouvé une solution et celle-ci lui paraissait plus que bonne. Il faisait frais dans la grotte et toujours sombre malgré la lumière du jour que l'on devinait de plus en plus intense à l'extérieur, et cette étrange source lumineuse provenant d'un passage qui s'enfonçait dans la terre. Il n'y avait aucun bruit, hormis la respiration haletante du gobelin et celle bien plus calme du cheval. L'ambiance qui regnait dans cette grotte ne convenait guère à Binabik, comme tout gobelin des forêts il avait besoin d'air pur, de végétation, de lumière. Tout cela lui manquait ici, et le rendait encore plus nerveux.
**J'me d'mande bien komen mes kouzin d'la nui ki font pour toujours vivre dans le noir... Moi j'aime pas sa du tou! Allé Kantaka est avek moi , Kantaka est avek moi... Kantaka est avek moi**
Tout en disant cela, il tira son couteau de son fourreau et s'approcha du corps. Il l'empoigna à deux mains, lame vers le sol et leva ses bras.
Il abattit ensuite rapidement son couteau dans la jambe du corps en espérant qu'il ne devrait pas en faire plus...
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 02 août 2009, 21:53, modifié 1 fois.
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Voleur Gobs des forêts Profil : For:6 End:6 Hab:11 Char:6 Int:7 Ini:10 Att:11 Par:8 PV:30 Inventaire:bracelet de plumes de corbeau,
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Binabik frappe et s'éloigne aussitôt redoutant une réaction du corps étendu, des cris ou autre chose d'inattendu mais, rien de tout ça ne se produit : aucune réaction de la part de l'ombre inerte et, c'est désormais sûr, sans vie allongée sur le sol de la grotte.
Intérieurement le jeune gobelin jubile car il va pouvoir sans risque s'emparer de l'anneau convoité.
Lentement, il retire son kikoup' et remarque que la lame est souillée de sang encore frais. Le malheureux n'est pas mort depuis bien longtemps.
Binabik se saisit de la chaine et l'ôte du cou de son défunt propriétaire en soulevant sa lourde tête avec peine. Il peut remarquer le visage livide et les yeux toujours grand ouvert semblant fixer avec anxiété quelque chose de terrifiant à en juger par la déformation des traits de sa bouche.
Le gobelin déglutit et entreprend de fouiller le reste du corps.
Le malheureux est vêtu d'une cape, plus douce que tout ce que Binabik a eu le loisir de toucher, d'une veste de cuir cloutée sans manches, d'un pantalon de tissu noir et de lourdes bottes. En palpant, le corps inanimé, il sent quelque chose de dur et annelé sous la veste : une protection de mailles. À sa ceinture est accrochée un fourreau, orné de dessins et de motifs typiquement humains, duquel dépasse la garde d'une arme, sans doute une épée. À la vue de tout ces éléments, Binabik ne croit pas se tromper en disant que l'homme était sûrement un guerrier. Relevant la tête en direction du cheval venu renifler le corps, il remarque pour la première fois que deux sacoches pendent sur les flancs de l'animal. Il s'en approche et remarque les même dessins que sur le fourreau du mort...
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
oublient qu'elles n'ont que l'illusion de la liberté...
Binabik était ravi, plus encore, il était aux anges. Jamais dans sa courte vie de gobelin il n'avait eu pareille chance dans sa quête de trésors. S'il lui fallait encore une preuve pour lui démontrer qu'il était béni par Kantaka, il l'avait. Il cracha par terre et tourna deux fois sur lui-même pour remercier son dieu loup.
Malgré cette euphorie, un autre sentiment commençait à naître en lui alors qu'il inspectait le corps. Ce cavalier avait été tué par quelque chose d'effrayant à en juger par l'expression de son visage. Et en matière de peur, Binabik s'y connaissait. La panique s'emparait peu à peu de lui.
**Bon bon...Kantaka soit loué, ce zom est mort, tant mieux! J'vai pouvoir lui piké tou ski porte! Niark! Mais vo mieu ke j'me dépêche, jvoudrai pas tomber nez à nez avek le truk ki l'a tué... Et c'était y'a pas longtemps, son sang est encore chaud... C'est bizarre k'il est pa des cicatrices sur la tronch pour un mort... Et pi son épée est t'jours dans l'fourreau... C'pas bon signe tou sa! faut k'je me tire vite fait.**
Après cette étonnant moment de réflexion, le jeune gobelin essaya de tirer le corps hors de la grotte. Mais l'homme était bien trop lourd pour ses bras, certes musclés, mais apparemment pas suffisamment. Il se décida alors à lui subtiliser tous ses biens sur place et à les transporter dans les fontes du cheval qui restait patiemment à côté du corps sans vie.
Poukoi k'tu le renifle kom sa ce zom? C'était ton maître? Mai t'm'avait di ke t'étai un fugitif. Allé soi po triste, c'est kun zom puant!chuchota Binabik à l'encontre du cheval
**Mêm' les ch'val il mente mint'nan, on peu pu se fier à personne dans ce monde pourri! Allé hop, une cape pour Binabik! Niark, skel est douce! Ptet k'le chef y m'la laissera. Enfin fau d'ja ke j'retrouve le camp moi!**
Binabik, bien que rapide et quelque peu paniqué, s'appliquait et ses gestes étaient sûrs, il avait le vol dans le sang, cela se voyait. Du moins voler des cadavres, cela, il savait le faire mieux que n'importe quel gobelin de sa tribu!
Il découpa avec son couteau de larges bandes de tissu dans le pantalon de l'homme en se disant qu'il pourrait refaire son pagne un de ces jours. Il plaça les bottes dans une fonte avec l'épée, qu'il trouva assez lourde d'ailleurs. Lui qui n'avait pas totalement récupéré de son trajet en cheval de la veille plutôt mouvementé, mettait son corps à rude épreuve une fois de plus.
**Un bon bain de boue au soleil... Ahhhh.... Niark niark! J'y sui pa zencore, il manque son gilet ki brille et apré on s'kasse. Vite vite!**
Il devait maintenant retirer le gilet de mailles, mais cela s'annonçait plus compliqué que retirer la veste de cuir. De plus, il ne devait pas perdre de temps. Il commença par tirer sur l'armure au niveau du ventre du cadavre afin de la monter le plus possible. Le petit peau verte, fléchit les jambes, banda ses muscles et tira de toutes ses forces mais le gilet resta coincé et il tomba sur les fesses.
**Salop'rie, j'vai t'bouziller, même krevé tu me tape sur les ner!! C'est moi l'boss de nou deu, tu pige sa? Sale cadav'!**
Il montra les dents. Sa panique lui avait fait oublier toute patience. Le cadavre lui faisait perdre du temps, et cela il ne l'acceptait pas. Il tira son couteau et d'un geste rapide et précis il trancha la tête de l'homme.
**Niark, t'fai moins l'fier maint'nan k'ta perdu la têt sal zom puant! Et pis si la bête r'vient elle jouera avek ta têt'! Niark**
Binabik fit de même avec les bras de l'homme, il fit ensuite rouler le reste du corps et tira sur le gilet jusqu'au milieu du dos. Il le retourna et leva le gilet non sans mal jusqu'au torse. Dans un dernier effort il le retourna encore, et tira de toutes ses force sur le gilet de mailles. Il ne restait plus qu'un dernier retournement et le tour serait jouer. Le gobelin était fatigué, il commençait à suer, et son coeur battait de plus en plus vite. Il y avait un bruit étrange et régulier dans la grotte. Binabik se retourna immédiatement et vit le cheval qui s'éloignait vers la sortie. Il avait du avoir peur de la tête roulant sur le sol avec une expression qui faisait,elle même, peur.
**P'koi y s'barre lui... Il a p'tet senti un truk louche... Faut vrémen' k'je parte. Allé lache ce truk ki brille toi!**
Il réussi enfin à retirer l'armure mais prit dans son élan le gobelin fit plusieurs roulade en arrière avec le gilet et se retrouva en bien mauvaise posture. Il était coincé dedans, du moins il le croyait. Il sortit de la grotte sur un pied avec une armure très mal enfilée puisqu'il se retrouvait avec un bras dans le dos et une jambe au niveau du nombril.
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 04 août 2009, 17:10, modifié 1 fois.
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Voleur Gobs des forêts Profil : For:6 End:6 Hab:11 Char:6 Int:7 Ini:10 Att:11 Par:8 PV:30 Inventaire:bracelet de plumes de corbeau,
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Malgré toute sa bonne volonté, sa fougue et sa détermination, débiter un corps en morceau n'est pas une affaire aussi simple que Binabik semble le croire et, là où il pense avoir tranché la tête d'un cou net et précis, il lui a fallu une bonne demi-heure de labeur acharné pour la séparer du reste du cadavre. Pour ce qui est de sectionner les bras, pas moins d'une heure à trancher les muscles et scier les os aura été nécessaire.
Une fois son forfait accompli, couvert de sang de la tête aux pieds, le gobelin a œuvré pendant une bonne partie de la matinée sans se soucier de quoi que ce soit d'autre et a, notamment, oublié la proximité du danger qui le guette.
Finalement, éreinté mais joyeux d'avoir mis la main sur tant de trésors, même si la plupart son trois fois trop grand pour lui, Binabik, empêtré dans la protection de mailles se dirige vers l'extérieur de la caverne d'un pas décidé. Il va pouvoir se gargariser de ses nombreux exploits pendant des semaines une fois rentré, s'il rentre un jour...
Son triomphe est stoppé net lorsqu'il sent une présence rôder non loin, quelque chose a profité de sa distraction pour cheminer jusqu'à lui sans qu'il en puisse supposer l'existence jusqu'ici mais un sifflement rauque et un souffle chaud sur ses petits pieds lui signalent que son cheval, le cadavre et lui ne sont plus seuls.
Instinctivement, Binabik, toujours prisonnier de son dernier trésor, recule lentement et entreprend d'extraire sa tête pour voir de quoi il retourne. À côté de lui, le cheval hennit et frappe du sabot sur le sol rocailleux. Encore deux pas en retrait. Le petit peau-verte parvient enfin à sortir la tête de son carcan de mailles et aperçoit, non sans un haut-le-cœur, trois ombres rampantes à l'entrée de la cavité.
Il déglutit et respire avec difficulté, Binabik n'a jamais rien vu de tel, et commence à penser qu'il ne verra plus rien d'autre, son campement lui manque, son chef brutal et idiot lui manque, même le chaman vicieux et retors lui manque. La fin semble proche.
les créatures sont hideuses, elles marchent à plat ventre sur leurs quatre larges pattes, leur corps est allongé, couvert d'écailles et se termine en une longue queue hérissée d'un crête osseuse, leur tête est puissante et massive, de temps à autre une longue langue rose apparait entre les deux rangées de dents pointues, venant fouiller l'air alentour à la recherche de quelque chose à goûter.
Binabik ne sait quoi faire. Toujours à ses côtés, le cheval recule à son rythme et semble nerveux. Derrière lui le boyau qui s'enfonce dans les profondeurs de la caverne luit toujours d'une lumière étrange. Non loin, les morceaux du corps de l'aventurier malheureux trônent dans une mare de sang. Face à tout ça, trois monstres s'avancent...
Les Péjis sont là comme des marionnettes qui, dans l'atmosphère brûlante de leur Erpé,
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Binabik n'avait jamais vu pareilles créatures auparavant, mais la surprise laissa rapidement sa place à la panique. Que faire? Il fallait agir et vite. Le Gobelin semblait perdu, toujours empêtré dans la chemise de mailles. Malgré la présence du cheval à ses côtés il tremblait et n'arrivait pas à se calmer.
** Aïe aïe aïe, sa sent pas bon du tou sa... Keske j'vé fair'... Son' troi gro lézar énorm', j'peu pa courrir ver l'entré d'la grotte, ils vont m'bouffer, j'peu ptet essayer d'en tuer un? Hein? Nan... C'pas possible, les deux autres me bouffraient! Bave d'araignée, j'suis tombé dans une merde de squig plus grosse ke moi... Komen j'vé sauvé mes trézor... Fo pas ke j'perde le ch'val. C'est le plus zimportan. Enfin nan fo ke j'reste en vie d'ja! Niark! Zont l'air d'avoir faim... Ils font peur... Mais oui, j'ai trouvé!**
Tout alla très vite dans la petite tête du peau verte, les lézards, le cadavre de l'homme en morceaux. S'ils avaient faim il suffisait de leur envoyer les bouts du chevalier. Il fallait le tenter. Binabik réussit à sortir un bras de l'armure de maille et prit un de ceux qui gisait dans une mare de sang encore tiède. Il recula encore avec le cheval et envoya le bras aussi loin qu'il put. Le bras ensanglanté aterrit près du groupe de monstres. Restait encore à savoir si le plan ingénieux du gobelin allait fonctionner. Quand bien même cela marcherait, que ferait-il ensuite? Il regarda tout autour de lui et ne vit qu'une chose: le boyau qui s'enfonçait plus profondément dans la terre, et duquel sortait une lumière étrange. Il prit le second bras du chevalier et rapprocha sa tête décapitée avec.
**S'ils veulent manger, il y a du zom au menu mais pas du gobelin ni du ch'val! Niark! Kantaka ne m'abandonnera pas.**
Bien que toujours terrorisé et dans l'attente d'une réaction des lézards, le gobelin commençait à reprendre le contrôle de son corps, il avait un plan pour fuir. Et sa "stra-tég'ie" était ,pour lui, parfaite, comme toujours. S'il sortait vivant de cette aventure, il aurait de quoi raconter à toute la tribu.
**Pffff, j'suis sûr k'le shaman, tel'ment il est taré d'la kaboche, y m'croirait pa! Faudrait une preuve... Mais pour sa, il faudrait ke j'me batte... Oé bah on véra, meme si kantaka y m'aime bien, j'suis pas fort comme un nork moi! Allez recule ch'val, recule avek Binabik!**
Tout en réfléchissant, le gobelin des forêt se dit qu'il pourrait aussi utiliser son don de "parlotte avec les zanimaux", mais avec le cheval ça n'avait pas fonctionné parfaitement alors avec de telles créatures et dans un endroit aussi inquiétant, sa faculté serait très certainement diminuée. De plus, il ne pourrait pas se concentrer suffisamment.
Les lézards s'approchèrent du bras tombé près d'eux...
Modifié en dernier par [MJ] The Puppet Master le 30 août 2009, 15:12, modifié 1 fois.
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Voleur Gobs des forêts Profil : For:6 End:6 Hab:11 Char:6 Int:7 Ini:10 Att:11 Par:8 PV:30 Inventaire:bracelet de plumes de corbeau,
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