[Batti] Les forges d'Agriène – Une histoire de la reconquête
Posté : 27 avr. 2017, 21:09
Karak aux Huit pics ! Autrefois la forteresse naine la puissante des Montagnes du Bord du Monde nichée au creux d'un cirque montagneux protégé de huit montagnes majestueuses perpétuellement couvertes de neige à l'origine de son nom.
Longtemps réputée inexpugnable, à l'apogée de sa gloire, d'aucun disait même qu'elle était le cœur des royaumes nains.
Aujourd'hui, cette place forte n'était plus que l'ombre d'elle-même et tous ceux qui avaient suivi Belegar Marteau-de-Fer ne pouvaient plus que regarder, impuissants, les hordes de skavens, orques et gobelins de la nuit occuper la plupart des niveaux de la citadelle meurtrie.
Tous espéraient qu'un jour prochain les Nains achèveraient la reconquête de l'intégralité de la majestueuse cité de leurs ancêtres…
Qui sait, ce jour était-il peut-être plus proche qu'ils ne le pensaient.
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Les visages fatigués étaient fermés et nul ne se sentait de rompre le lourd silence pendant que Brann « le jeune » Morekson étudiait les runes ciselées dans la roche par les ancêtres de ses ancêtres. Il était en quête du moindre soupçon de l'existence du passage que les Nains, envoyés par Belegar lui-même, étaient venus mettre à jour. Le maître des runes refusait toute idée de rebrousser chemin et restait persuadé qu'ils étaient au bon endroit, malgré les signes d'impatience et d'agacement de Kaldur Noirebarbe, le plus fidèle compagnon et bras droit d'Alnoo Almundson, le maître engingneur qui menait la petite troupe.
N'y tenant plus, Kaldur finit par bougonner dans son épaisse barbe séculaire :
- Voilà des heures qu'on poireaute ici sans résultat ! Voilà des jours que nous sommes partis et nous n'avons fait que nous enfoncer dans cette foutu forêt à des kilomètres des nôtres ! Tout ça sans même avoir l'assurance que cette histoire soit fondée !
- Remettrais-tu en doute mes mots, Kaldur Noirebarbe, fils de Thorngil ? intervint Balag Grundson. Ce que j'ai raconté à Belegar est la vérité et s'il a lancé cette expédition, c'est qu'il a confiance en mes dires. Douter de moi, c'est douter de notre roi !
Des murmures parcoururent le reste de la troupe avant qu'Alnoo ne vint signifier à son fidèle ami qu'il ne devait pas perdre la foi et que Balag de par son âge et ses faits d'armes n'avaient pas à être remis en question par qui que ce soit suite à quoi Kaldur maugréa quelque chose que seul Alnoo put comprendre.
- Désolé, Balag… Tu connais le lascar, il n'est pas méchant au fond, juste impatient et prompt à s'empourprer.
- Ne t'excuse jamais pour un autre, Alnoo Almundson ! Si je dois recevoir des excuses, c'est de la part de cette tête de pioche ! cracha le prêtre de Gazul en suivant du regard Kaldur qui s'éloignait, suivant par là les conseils de l'engingneur, mais continuait à ruminer sa rancœur.
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Un peu à l'écart, Batti Grimnisson qui avait guidait la vingtaine de Nains dans les montagnes et à travers les forêts environnant Karak aux Huit pics, regardait la scène l’œil inquiet car il savait qu'il n'était jamais bon que des Nains orgueilleux s'emportent les-uns contre les-autres et d'autant moins que ce genre d'éclats de voix risquait d'attirer sur eux l'attention de quelque bande de peaux-vertes en maraude dans les environs.
Durant les quelques jours qu'avait duré leur périple, ils n'avaient rencontré, par mystère ou par chance, âme qui vive ce qui, fatalement, les rapprochait de la survenance inéluctable d'un affrontement avec les autres habitants de cette région des Montagnes du Bord du Monde.
Kaldur Noirebarbe avait presque immédiatement manifesté son caractère bouillant et impatient, manquant souvent de discernement. C'était, de l'avis de tous, un personnage vaniteux.
De son côte, Balag Grundson avait toujours été suffisamment intelligent pour ne pas prendre ombrage de l'attitude de Kaldur mais aujourd'hui, et ce pour la première fois depuis leur départ, il venait de montrer qu'il n'avait plus l'intention de laisser ce dernier continuer de manquer de respect à ses ancêtres.
Jusque là, Alnoo Almundson était toujours parvenu à contrôler ces deux-là mais sa tempérance et sa nature réfléchie ne suffisait plus à maintenir un semblant d'entente entre Kaldur et Balag.
Batti était le seul ranger mais tous n'étaient pas non plus d'aussi haute lignée que ces trois-là. Ainsi, mis à part Brann Morekson, le reste de la troupe naine était constituée d'une douzaine de guerrier et de cinq tueurs nains. Chacun s'était porté volontaire pour cette expédition même si la plupart pensait qu'il ne s'agissait que d'une entreprise sans lendemain. En effet, qui pourrait croire que Balag avait remis la main, presque par hasard, sur une vieille histoire de famille à propos des Forges d'Agriène.
Il n'en avait pas raconté beaucoup plus mais Batti et les autres n'ignoraient pas que les conversations, et les disputes, de Balag, Kaldur, Alnoo et Brann tournaient essentiellement autour de ce qu'ils allaient chercher là-bas et qui devaient être d'une importance capitale car Belegar en personne avait été à l'initiative de cette expédition.
Pour l'heure, on attendait que Brann découvre, dans les runes, le moyen de pénétrer cette montagne...
Longtemps réputée inexpugnable, à l'apogée de sa gloire, d'aucun disait même qu'elle était le cœur des royaumes nains.
Aujourd'hui, cette place forte n'était plus que l'ombre d'elle-même et tous ceux qui avaient suivi Belegar Marteau-de-Fer ne pouvaient plus que regarder, impuissants, les hordes de skavens, orques et gobelins de la nuit occuper la plupart des niveaux de la citadelle meurtrie.
Tous espéraient qu'un jour prochain les Nains achèveraient la reconquête de l'intégralité de la majestueuse cité de leurs ancêtres…
Qui sait, ce jour était-il peut-être plus proche qu'ils ne le pensaient.
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Les visages fatigués étaient fermés et nul ne se sentait de rompre le lourd silence pendant que Brann « le jeune » Morekson étudiait les runes ciselées dans la roche par les ancêtres de ses ancêtres. Il était en quête du moindre soupçon de l'existence du passage que les Nains, envoyés par Belegar lui-même, étaient venus mettre à jour. Le maître des runes refusait toute idée de rebrousser chemin et restait persuadé qu'ils étaient au bon endroit, malgré les signes d'impatience et d'agacement de Kaldur Noirebarbe, le plus fidèle compagnon et bras droit d'Alnoo Almundson, le maître engingneur qui menait la petite troupe.
N'y tenant plus, Kaldur finit par bougonner dans son épaisse barbe séculaire :
- Voilà des heures qu'on poireaute ici sans résultat ! Voilà des jours que nous sommes partis et nous n'avons fait que nous enfoncer dans cette foutu forêt à des kilomètres des nôtres ! Tout ça sans même avoir l'assurance que cette histoire soit fondée !
- Remettrais-tu en doute mes mots, Kaldur Noirebarbe, fils de Thorngil ? intervint Balag Grundson. Ce que j'ai raconté à Belegar est la vérité et s'il a lancé cette expédition, c'est qu'il a confiance en mes dires. Douter de moi, c'est douter de notre roi !
Des murmures parcoururent le reste de la troupe avant qu'Alnoo ne vint signifier à son fidèle ami qu'il ne devait pas perdre la foi et que Balag de par son âge et ses faits d'armes n'avaient pas à être remis en question par qui que ce soit suite à quoi Kaldur maugréa quelque chose que seul Alnoo put comprendre.
- Désolé, Balag… Tu connais le lascar, il n'est pas méchant au fond, juste impatient et prompt à s'empourprer.
- Ne t'excuse jamais pour un autre, Alnoo Almundson ! Si je dois recevoir des excuses, c'est de la part de cette tête de pioche ! cracha le prêtre de Gazul en suivant du regard Kaldur qui s'éloignait, suivant par là les conseils de l'engingneur, mais continuait à ruminer sa rancœur.
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Un peu à l'écart, Batti Grimnisson qui avait guidait la vingtaine de Nains dans les montagnes et à travers les forêts environnant Karak aux Huit pics, regardait la scène l’œil inquiet car il savait qu'il n'était jamais bon que des Nains orgueilleux s'emportent les-uns contre les-autres et d'autant moins que ce genre d'éclats de voix risquait d'attirer sur eux l'attention de quelque bande de peaux-vertes en maraude dans les environs.
Durant les quelques jours qu'avait duré leur périple, ils n'avaient rencontré, par mystère ou par chance, âme qui vive ce qui, fatalement, les rapprochait de la survenance inéluctable d'un affrontement avec les autres habitants de cette région des Montagnes du Bord du Monde.
Kaldur Noirebarbe avait presque immédiatement manifesté son caractère bouillant et impatient, manquant souvent de discernement. C'était, de l'avis de tous, un personnage vaniteux.
De son côte, Balag Grundson avait toujours été suffisamment intelligent pour ne pas prendre ombrage de l'attitude de Kaldur mais aujourd'hui, et ce pour la première fois depuis leur départ, il venait de montrer qu'il n'avait plus l'intention de laisser ce dernier continuer de manquer de respect à ses ancêtres.
Jusque là, Alnoo Almundson était toujours parvenu à contrôler ces deux-là mais sa tempérance et sa nature réfléchie ne suffisait plus à maintenir un semblant d'entente entre Kaldur et Balag.
Batti était le seul ranger mais tous n'étaient pas non plus d'aussi haute lignée que ces trois-là. Ainsi, mis à part Brann Morekson, le reste de la troupe naine était constituée d'une douzaine de guerrier et de cinq tueurs nains. Chacun s'était porté volontaire pour cette expédition même si la plupart pensait qu'il ne s'agissait que d'une entreprise sans lendemain. En effet, qui pourrait croire que Balag avait remis la main, presque par hasard, sur une vieille histoire de famille à propos des Forges d'Agriène.
Il n'en avait pas raconté beaucoup plus mais Batti et les autres n'ignoraient pas que les conversations, et les disputes, de Balag, Kaldur, Alnoo et Brann tournaient essentiellement autour de ce qu'ils allaient chercher là-bas et qui devaient être d'une importance capitale car Belegar en personne avait été à l'initiative de cette expédition.
Pour l'heure, on attendait que Brann découvre, dans les runes, le moyen de pénétrer cette montagne...