La tour du changement...
Posté : 29 mai 2007, 20:01
La tour se dessinait, seule, atypique dans son étrange splendeur, dressant toute sa hauteur sur les édifices de la ville haute. Son donjon déformé, dressé de pieux et de cadavres, dont le décor changeait sans cesse, s'imposait au paysage, défiant les autres temples et projetant ses ombres démoniaques jusqu'aux portes basses. En haut de la tour, un sorcier montait parfois, proférant quelque sombre incantation, une profétie sordide, ou éclatant simplement d'un rire dément qui faisait trembler les habitants.
Ce lieu était appelé tour du changement, car c'était cette haute structure, dressée vers les cieux noirs, qui faisait l'excentricité de l'édifice, dans une ville où tous les autres temples majeurs s'étandaient sur la surface. En réalité, le temple était tout entié entouré d'un haut mur d'enceinte, et très peu pouvaient y entrer sans y être invité. L'édifice avait une base plane en un seul étage, de massives pierres bigarrées, parfois ornementées de fresques au fil d'or, parfois laissées à nue où proliférait du lichen, parfois encore aménagées pour accueilllir divers sacrifices. Cette immense structure, cachée par les murailles, était aménagée en diverse cellules pour les fidèles des rangs inférieurs. Sous cet édifice, un réseau de case formait l'exacte symétrique de la partie visible du bâtiment, aménagée en geôles, salles secrètes, lieux d'incantation, salles de tortures, ou quelque autre salle au trésor que ce fut.
Le visiteur, arrivant devant le portail, ne pouvait être qu'intimidé devant la froide majesté de la chose, d'un métal sombre aux reflets opalins, dessinant des ombres et des sacrifices impies. Si il était accépté dans la cour intérieure, il passait par un sas intermédiaire à moitié couvert, avant de pénétrer dans la cour fomidable. Là, une myriade d'abérrations se déroulaient quotidiennement, mettant à l'épreuve les esprits mortels jugés encore "sains" ou "sensés", poussant la folie à l'état de raison, et plaçant l'impossible en fait avéré.
S'il avait l'honneur de pouvoir entrer, il découvrirait un lieu de tourment pour les non initiés, mais resterait confié au niveau terrestre, laissant les étages supérieurs aux maitres des arcanes, étendant leurs folies vers les astres des cieux.
Si c'était un prisonnier qui entrait, il serait conduit dans les caves froides et humides, passant dans des labyrintes couverts d'algues multicolores, pour s'enfoncer au plus profond des cachots, au milieu des râles et des hurlements hystériques. Il serait, au hasard, jeté dans une cage, un entassé parmi tant d'autres dans une salle immense, ou encore, si son geolier y voyait un quelconque intêret, relégué seul, dans une suite luxueuse, sans raison apparente.
**************
Horogm s'était rendu avec son prisonnier orque dans une petite cellule, à l'écart, isolée par des murs épais et austères et scellée par une imposante porte de bois. La pièce était totalement silencieuse, isolée de bruits habituels des souterrains. Elle n'était ni humide, ni habitée par cette odeur écouerante que l'on trouvait dans les cachots les plus ordinaire. Tout était seulement stérile, vide et morne.
Horogm et son captif étaient assis à une table, face à face. Ce dernier fixait son nouveau maître le regard hagard, alors que celui ci lui rendait un sourire énigmatique teinté d'une pointe d'amusement. Nul n'aurait su dire combien de temps le maître et le serviteur restèrent ainsi.
Ce lieu était appelé tour du changement, car c'était cette haute structure, dressée vers les cieux noirs, qui faisait l'excentricité de l'édifice, dans une ville où tous les autres temples majeurs s'étandaient sur la surface. En réalité, le temple était tout entié entouré d'un haut mur d'enceinte, et très peu pouvaient y entrer sans y être invité. L'édifice avait une base plane en un seul étage, de massives pierres bigarrées, parfois ornementées de fresques au fil d'or, parfois laissées à nue où proliférait du lichen, parfois encore aménagées pour accueilllir divers sacrifices. Cette immense structure, cachée par les murailles, était aménagée en diverse cellules pour les fidèles des rangs inférieurs. Sous cet édifice, un réseau de case formait l'exacte symétrique de la partie visible du bâtiment, aménagée en geôles, salles secrètes, lieux d'incantation, salles de tortures, ou quelque autre salle au trésor que ce fut.
Le visiteur, arrivant devant le portail, ne pouvait être qu'intimidé devant la froide majesté de la chose, d'un métal sombre aux reflets opalins, dessinant des ombres et des sacrifices impies. Si il était accépté dans la cour intérieure, il passait par un sas intermédiaire à moitié couvert, avant de pénétrer dans la cour fomidable. Là, une myriade d'abérrations se déroulaient quotidiennement, mettant à l'épreuve les esprits mortels jugés encore "sains" ou "sensés", poussant la folie à l'état de raison, et plaçant l'impossible en fait avéré.
S'il avait l'honneur de pouvoir entrer, il découvrirait un lieu de tourment pour les non initiés, mais resterait confié au niveau terrestre, laissant les étages supérieurs aux maitres des arcanes, étendant leurs folies vers les astres des cieux.
Si c'était un prisonnier qui entrait, il serait conduit dans les caves froides et humides, passant dans des labyrintes couverts d'algues multicolores, pour s'enfoncer au plus profond des cachots, au milieu des râles et des hurlements hystériques. Il serait, au hasard, jeté dans une cage, un entassé parmi tant d'autres dans une salle immense, ou encore, si son geolier y voyait un quelconque intêret, relégué seul, dans une suite luxueuse, sans raison apparente.
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Horogm s'était rendu avec son prisonnier orque dans une petite cellule, à l'écart, isolée par des murs épais et austères et scellée par une imposante porte de bois. La pièce était totalement silencieuse, isolée de bruits habituels des souterrains. Elle n'était ni humide, ni habitée par cette odeur écouerante que l'on trouvait dans les cachots les plus ordinaire. Tout était seulement stérile, vide et morne.
Horogm et son captif étaient assis à une table, face à face. Ce dernier fixait son nouveau maître le regard hagard, alors que celui ci lui rendait un sourire énigmatique teinté d'une pointe d'amusement. Nul n'aurait su dire combien de temps le maître et le serviteur restèrent ainsi.