[Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
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[Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
Cela faisait quelques jours que la petite troupe revenait de ses batailles contre les orcs, au pied des Montagnes de la Tempête, au nord de Chinon, afin de rallier la belle cité portuaire de Bordeleau, et enfin rentrer au domaine familial du jeune et noble écuyer de Sire Alaric. Arthur de Beaumont, car c'était lui, était un jeune homme plein d'ambitions et de promesses, assez impatient de combattre à nouveau ces peaux-vertes plutôt que de rentrer, bien qu'un peu de repos n'était pas de refus. Mais ça, il n'allait pas l'avouer à son maître, il était bien trop fier pour cela.
Enfin, plus que quelques heures et ils seraient en ville, et le lendemain il verrait son père, et surtout sa chère mère, retrouvant pour peu de temps le calme et le raffinement que lui valait son titre. Il en avait des choses à raconter à table, aux oreilles attentives des courtisans et des dames, et il y avait bien quelqu'un qu'il aimerait revoir au village, au pied du chateau ... Mais pour l'instant, ils devaient quitter cette forêt ...
Le fait qu'ils aient perdu deux cavaliers en route ennuyait quelque peut le dénommé Alaric, bien qu'il se doutait qu'il y aurait des pertes à la dernière bataille, où la bande orque était accompagnée de gobelins, dont un chaman. Mais bientôt ce ne serait plus qu'un mauvais souvenir, et puis ces deux hommes hardis étaient morts glorieusement au combat, pour défendre leur Royaume ...
Sortant de ses sombres pensées, il tourna sa tête vers le jeune homme prometteur :
"Alors Arthur, on va enfin pouvoir retourner au pays !"
Il avait toujours du mal à s'adresser à lui, malgré sa confiance, et le damoiseau avait opposé résistance plus d'une fois à servir un chevalier n'étant pas de sang noble, mais il espérait sincèrement pouvoir se rapprocher de l'ainé de son vieux ami et suzerain.
Enfin, plus que quelques heures et ils seraient en ville, et le lendemain il verrait son père, et surtout sa chère mère, retrouvant pour peu de temps le calme et le raffinement que lui valait son titre. Il en avait des choses à raconter à table, aux oreilles attentives des courtisans et des dames, et il y avait bien quelqu'un qu'il aimerait revoir au village, au pied du chateau ... Mais pour l'instant, ils devaient quitter cette forêt ...
Le fait qu'ils aient perdu deux cavaliers en route ennuyait quelque peut le dénommé Alaric, bien qu'il se doutait qu'il y aurait des pertes à la dernière bataille, où la bande orque était accompagnée de gobelins, dont un chaman. Mais bientôt ce ne serait plus qu'un mauvais souvenir, et puis ces deux hommes hardis étaient morts glorieusement au combat, pour défendre leur Royaume ...
Sortant de ses sombres pensées, il tourna sa tête vers le jeune homme prometteur :
"Alors Arthur, on va enfin pouvoir retourner au pays !"
Il avait toujours du mal à s'adresser à lui, malgré sa confiance, et le damoiseau avait opposé résistance plus d'une fois à servir un chevalier n'étant pas de sang noble, mais il espérait sincèrement pouvoir se rapprocher de l'ainé de son vieux ami et suzerain.
Pour ceux qui oublient ou sont oubliés
"Celui qui n'a jamais perdu la tête, c'est qu'il n'avait pas de tête à perdre."

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- Arthur de Beaumont
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
Arthur scrutait l'orée de la forêt, perdu dans ses pensées, et répondit à son mentor sans même le regarder :
"En effet mais, par mes aïeux, je préfèrerais mille fois ratisser cette forêt à la recherche de cette vermine peau verte".
Voilà plusieurs jours qu'Arthur n'avait quitté sa tenue de cuir et sa cotte de maille ouvragée. Son épée, Mélanie, ne le quittait jamais. Le jeune écuyer connaissant par coeur cette garde finement ciselée, cette lame parfaitement aiguisée par ses soins, et ce tranchant effilé. Cette épée que lui avait offert son père était pour lui une relique, un artefact saint. Pour rien au monde il se n'en serait séparé, et la chérissait à chaque arrêt de la troupe à l'aide d'un silex à aiguiser.
"Maître, ceci est une condition indigne de moi. Nous voilà en train de pourchasser une vulgaire bande d'orcs alors que d'autres périls bien plus grands mettent la Bretonnie à feu et à sang !", dit le jeune noble, scrutant toujours les bois sombres et profonds. Sa jument hennit doucement. Il se l'été vu offrir, elle aussi, par son père. Ellä, car tel était son nom, était d'une douce robe gris clair, le museau zébré d'une bande blanche, et des crins noirs. La selle et le harnais semblaient faits du meilleur cuir, et quelques petites ornements en métal décoraient ça et là l'équipement de la monture. La fière jument avançait d'un pas décidé, tandis que son jeune maître se laissait aller sur sa selle, pensif et quelques peu morose.
"En effet mais, par mes aïeux, je préfèrerais mille fois ratisser cette forêt à la recherche de cette vermine peau verte".
Voilà plusieurs jours qu'Arthur n'avait quitté sa tenue de cuir et sa cotte de maille ouvragée. Son épée, Mélanie, ne le quittait jamais. Le jeune écuyer connaissant par coeur cette garde finement ciselée, cette lame parfaitement aiguisée par ses soins, et ce tranchant effilé. Cette épée que lui avait offert son père était pour lui une relique, un artefact saint. Pour rien au monde il se n'en serait séparé, et la chérissait à chaque arrêt de la troupe à l'aide d'un silex à aiguiser.
"Maître, ceci est une condition indigne de moi. Nous voilà en train de pourchasser une vulgaire bande d'orcs alors que d'autres périls bien plus grands mettent la Bretonnie à feu et à sang !", dit le jeune noble, scrutant toujours les bois sombres et profonds. Sa jument hennit doucement. Il se l'été vu offrir, elle aussi, par son père. Ellä, car tel était son nom, était d'une douce robe gris clair, le museau zébré d'une bande blanche, et des crins noirs. La selle et le harnais semblaient faits du meilleur cuir, et quelques petites ornements en métal décoraient ça et là l'équipement de la monture. La fière jument avançait d'un pas décidé, tandis que son jeune maître se laissait aller sur sa selle, pensif et quelques peu morose.
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"Hardies les âmes, et hauts les coeurs !" Cri de guerre des De Beaumont.
- [MJ] Croquemitaine
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
Un sourire en coin vint orner le visage serein du maître chevalier quand il entendit à nouveau les plaintes du jeune homme quant à sa position et la tâche qu'on lui confiait. Il avait pu ouïr ces propos à maintes reprises, pour un oui ou pour un non, et il avait dû remettre à l'ordre le jeune écuyer.
"Arthur, notre mission est de nettoyer la région des hordes de peaux-vertes, et je vois en cela une forte contribution à la sécurité du Royaume. Nous ne sommes pas plus de dix maintenant, et si jamais on se retrouvait nez-à-nez avec une bande d'orc conséquente, nous pourrions ne pas faire le poids."
Il se mit alors à rire, avec sa douceur et sa retenue habituelle.
"Il y a en effet d'autres menaces qui planent sur la Bretonnie, et nous ne sommes pas les seuls à nous en soucier. Des troupes entières de chevaliers ratissent les terres du Roy, et s'occupent des problèmes plus ... imposants. Nous aussi, nous pourrons prouver notre valeur en des tâches plus périlleuses, mais il faudra faire preuve de patience."
La patience, encore et toujours la patience, mais le jeune noble n'en avait pas, il voulait -et pensait en être digne- atteindre un rang bien plus élevé qu'écuyer d'un chevalier anobli par son père, mais d'origines modestes. Ce devrait être lui son serviteur, et non l'inverse ! Mais son père lui avait expliqué de nombreuses fois que les titres et les responsabilités se méritaient, et qu'il ne suffisait pas de bien naître pour se voir tout accorder.
Mais Arthur de Beaumont fut arraché de ses pensées par un cri ... Faisant à nouveau attention au lieu où il se trouvait, il remarqua que la troupe s'était réorganisée en route en deux lignes de cinq cavaliers, et ce afin de pouvoir mieux manœuvrer dans ces bois vallonnés. Alaric se tenait au centre de la première ligne, à sa gauche, et sur sa droite se tenait Hubert, fidèle compagnon de route, de bataille et de taverne du jeune écuyer.
Le cri avait été bref, sec, puissant, et provenait des fourrés, sur la gauche de la formation.
"Tirez !"
A ce moment, des flèches jaillirent de la droite, tirées avec peu de précision, mais se dirigeant malheureusement en leur direction.
Les cinq traits sont plutôt et de manière hasardeuse concentrés vers la deuxième ligne, l'une pénétrant profondément dans une jointure de l'armure du chevalier errant le plus proche, lui arrachant un cri de douleur, résonnant à l'intérieur de son casque. Un deuxième en profite pour se ficher à ce moment dans sa cuisse, prolongeant la plainte de l'homme, qui malgré une perte de sang non négligeable à l'épaule se maintient en selle.
Un dernier projectile se dirige droit vers un des ses coéquipiers, qui a le temps de parer d'un coup de bouclier la flèche de facture orque, qui éclate au contact d'y celui, y laissant un simple impact. Les autres se perdent dans la nature ou finissent leur course dans le sol, au pied des chevaux, qui, habitués aux batailles, gardent leur sang-froid, attendant les ordres.
C'est à ce moment là qu'un second cri orc de même provenance se fait entendre, suivit par celui de plusieurs individus, des deux côtés.
"Chargez ces z'oms !"
Sortant des fourrés, à une bonne dizaine de mètres de chaque côté du large sentier surgissent alors des guerriers orcs. Dix à gauche et seulement cinq à droite, mais qui vont devoir forcer les chevaliers de combattre sur deux fronts. Alaric met alors sont heaume, dirigeant sa propre ligne, au plus grand plaisir de son écuyer, droit sur le plus gros de la horde, son voisin soufflant alors dans son cor de bataille, alors que la deuxième ligne se repositionne afin de pouvoir accueillir les quelques peaux-vertes.
Le combat allait être intense, alors que les deux camps allaient bientôt entrer en collision ... Les orcs dressaient leurs haches et épées Kikoup' au-dessus de leur tête, alors qu'ils positionnaient leurs boucliers de bois devant eux, afin d'être à la fois protégés des armes mais aussi des sabots des chevaux de leurs adversaires. Vêtus de tenues usées, tâchées de sang et de boue et n'ayant guère d'autre protection que leurs boucliers, ils seraient des cibles faciles.
De leur côté, la ligne d'Alaric chargeait à leur rencontre, bien droite, tous l'épée attendant d'occire leurs ennemis et le bouclier dans le bras gauche, protégeant leur propriétaire. Et si cette harmonie et cette charge risquant fort d'être meurtrière n'arrêtait pas la horde, les cinq orcs de l'autre côté furent très impressionnés par la ligne de cavalerie prête à les embrocher.
"Arthur, notre mission est de nettoyer la région des hordes de peaux-vertes, et je vois en cela une forte contribution à la sécurité du Royaume. Nous ne sommes pas plus de dix maintenant, et si jamais on se retrouvait nez-à-nez avec une bande d'orc conséquente, nous pourrions ne pas faire le poids."
Il se mit alors à rire, avec sa douceur et sa retenue habituelle.
"Il y a en effet d'autres menaces qui planent sur la Bretonnie, et nous ne sommes pas les seuls à nous en soucier. Des troupes entières de chevaliers ratissent les terres du Roy, et s'occupent des problèmes plus ... imposants. Nous aussi, nous pourrons prouver notre valeur en des tâches plus périlleuses, mais il faudra faire preuve de patience."
La patience, encore et toujours la patience, mais le jeune noble n'en avait pas, il voulait -et pensait en être digne- atteindre un rang bien plus élevé qu'écuyer d'un chevalier anobli par son père, mais d'origines modestes. Ce devrait être lui son serviteur, et non l'inverse ! Mais son père lui avait expliqué de nombreuses fois que les titres et les responsabilités se méritaient, et qu'il ne suffisait pas de bien naître pour se voir tout accorder.
Mais Arthur de Beaumont fut arraché de ses pensées par un cri ... Faisant à nouveau attention au lieu où il se trouvait, il remarqua que la troupe s'était réorganisée en route en deux lignes de cinq cavaliers, et ce afin de pouvoir mieux manœuvrer dans ces bois vallonnés. Alaric se tenait au centre de la première ligne, à sa gauche, et sur sa droite se tenait Hubert, fidèle compagnon de route, de bataille et de taverne du jeune écuyer.
Le cri avait été bref, sec, puissant, et provenait des fourrés, sur la gauche de la formation.
"Tirez !"
A ce moment, des flèches jaillirent de la droite, tirées avec peu de précision, mais se dirigeant malheureusement en leur direction.
Un dernier projectile se dirige droit vers un des ses coéquipiers, qui a le temps de parer d'un coup de bouclier la flèche de facture orque, qui éclate au contact d'y celui, y laissant un simple impact. Les autres se perdent dans la nature ou finissent leur course dans le sol, au pied des chevaux, qui, habitués aux batailles, gardent leur sang-froid, attendant les ordres.
"Chargez ces z'oms !"
Sortant des fourrés, à une bonne dizaine de mètres de chaque côté du large sentier surgissent alors des guerriers orcs. Dix à gauche et seulement cinq à droite, mais qui vont devoir forcer les chevaliers de combattre sur deux fronts. Alaric met alors sont heaume, dirigeant sa propre ligne, au plus grand plaisir de son écuyer, droit sur le plus gros de la horde, son voisin soufflant alors dans son cor de bataille, alors que la deuxième ligne se repositionne afin de pouvoir accueillir les quelques peaux-vertes.
Le combat allait être intense, alors que les deux camps allaient bientôt entrer en collision ... Les orcs dressaient leurs haches et épées Kikoup' au-dessus de leur tête, alors qu'ils positionnaient leurs boucliers de bois devant eux, afin d'être à la fois protégés des armes mais aussi des sabots des chevaux de leurs adversaires. Vêtus de tenues usées, tâchées de sang et de boue et n'ayant guère d'autre protection que leurs boucliers, ils seraient des cibles faciles.
De leur côté, la ligne d'Alaric chargeait à leur rencontre, bien droite, tous l'épée attendant d'occire leurs ennemis et le bouclier dans le bras gauche, protégeant leur propriétaire. Et si cette harmonie et cette charge risquant fort d'être meurtrière n'arrêtait pas la horde, les cinq orcs de l'autre côté furent très impressionnés par la ligne de cavalerie prête à les embrocher.
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
Arthur sentit le sang lui monter à la tête. Fanfaron mais courageux, il n'aimait rien de plus que la bataille, le cri des hommes et des bêtes, le bruit des lames qui s'entrechoquent, l'odeur de la sueur et du sang. Il talonna sa monture afin de rester dans la formation d'Alaric, et dégaina d'un coup sec, le soleil de réverbérant sur le fil aiguisé de Mélanie, sa lame. Il saisit de même son écu, aux couleurs des De Beaumont, un cerf argenté sur fond noir, et passa le bras dans les lanières de cuir.
Ellä, la jeune jument d'Arthur, hennit d'excitation. Dressée à la guerre, les cheveaux bretonniens restaient parfaitement calmes, et même excités par la bataille.
Arthur fixait les orcs, mais gardait un oeil sur son maître, attentif aux moindres faits et gestes de son mentor. Il ne pût retenir un sourire. Le sang allait couler, pour la Bretonnie, pour le Roy, et pour l'Honneur !
- "Hardies les âmes, et hauts les coeurs !" tonna-t-il avant d'abattre sa lame sur le premier crâne d'orc à portée.
Ellä, la jeune jument d'Arthur, hennit d'excitation. Dressée à la guerre, les cheveaux bretonniens restaient parfaitement calmes, et même excités par la bataille.
Arthur fixait les orcs, mais gardait un oeil sur son maître, attentif aux moindres faits et gestes de son mentor. Il ne pût retenir un sourire. Le sang allait couler, pour la Bretonnie, pour le Roy, et pour l'Honneur !
- "Hardies les âmes, et hauts les coeurs !" tonna-t-il avant d'abattre sa lame sur le premier crâne d'orc à portée.
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
La collision entre la ligne de cavalerie et la horde de peaux-vertes fut des plus brutales, et déjà six ennemis s'étaient retrouvé projetés à terre, plus ou moins blessés, alors que les êtres brutaux restant arrivaient à leur tour au corps-à-corps, la rage et la soif de combat se lisant dans leurs yeux.
La volonté de combattre était de même de l'autre côté, et les cris de guerres étaient entonnés avec puissance. Les cris de guerre ... ou du moins le cri de guerre de la famille de Beaufort, car tous ces hommes avaient prêté allégeance au même suzerain, si ce n'était Arthur qui en était l'héritier légitime.
Sur l'autre front, la seule chose qu'on pouvait ouïr était une réponse au cri, mais plus de dix mètres les séparaient maintenant, la première ligne étant allée loin à la recherche des ennemis.
Enfin, la bataille éclata, même si la majorité des peaux-vertes étaient couchées au sol. Il fallait justement tenter d'en pourfendre le plus possible avant qu'ils ne viennent les surcharger. Et si les chevaliers avaient l'avantage d'être à cheval, les orcs avaient le bénéfice du nombre et du terrain. De plus, rien ne disait que tous soient en vue ...
Mais trêve de pensées sombres alors que le cœur était au combat ! Mais en effet, le terrain était fortement en défaveur des Bretonniens, qui eurent toutes les peines du monde à rester en formation, à cause d'un sol inégal, mais aussi dû au nombre de buissons et d'arbres qui étaient autant d'obstacles à leur progression et à leur stratégie d'attaque.
Et c'est ainsi que les chevaliers aux ordres d'Alaric furent pris au dépourvus par la bande, malgré leur sous-nombre ... Alors qu'il voyait un orc fondre sur lui, Arthur eut le temps de remarquer qu'Hubert s'était prit un coup de hache Kikoup' en son flanc, et qu'il avait par la même occasion lâché son bouclier, qu'il tenait du côté opposé, laissant s'échapper un gémissement de douleur et ne trouvant pas la force de contre-attaquer sur le moment. Ce n'était pas le cas du chevalier à l'opposé, qui réussit avec brio une parade de son bouclier aux armoiries des de Beaumont, avant de lever son épée et de l'abattre en direction de la vile créature. Mais les orcs aussi étaient munis de boucliers, bien qu’en bois, et la lame n’y fit qu’une entaille peu profonde …
Ce ne fut pas le cas du coup que porta Sieur Alaric Stormhedge au visage de l’être brutal qui avait osé l’approcher, car une gerbe de sang fut projetée dans les airs, ce qui rendit confiance au jeune écuyer. Pour sa part, l’orc qui lui fonçait dessus tête baissé se prit le pied dans un trou et l’arme barbare manqua de peu le sabot Ellä. Pour lui faire payer cette attaque hasardeuse envers sa jument, Arthur de Beaumont fit tournoyer sa précieuse Mélanie, avant de porter un coup dans le dos de la créature agenouillée devant sa Kikoup’ fichée dans le sol.
Un rugissement de haine et de douleur accompagna le doux bruit d’une épée s’enfonçant dans de la chair, alors que d’un regard satisfait, l’écuyer pu voir sa précieuse lame souillée par un sang épais et sombre.
Mais il ne fallait pas crier victoire, car déjà la bande d’orc fut-elle renforcée par les guerriers qui avaient été renversés lors de la charge …
Sur l'autre front, la seule chose qu'on pouvait ouïr était une réponse au cri, mais plus de dix mètres les séparaient maintenant, la première ligne étant allée loin à la recherche des ennemis.
Enfin, la bataille éclata, même si la majorité des peaux-vertes étaient couchées au sol. Il fallait justement tenter d'en pourfendre le plus possible avant qu'ils ne viennent les surcharger. Et si les chevaliers avaient l'avantage d'être à cheval, les orcs avaient le bénéfice du nombre et du terrain. De plus, rien ne disait que tous soient en vue ...
Mais trêve de pensées sombres alors que le cœur était au combat ! Mais en effet, le terrain était fortement en défaveur des Bretonniens, qui eurent toutes les peines du monde à rester en formation, à cause d'un sol inégal, mais aussi dû au nombre de buissons et d'arbres qui étaient autant d'obstacles à leur progression et à leur stratégie d'attaque.
Et c'est ainsi que les chevaliers aux ordres d'Alaric furent pris au dépourvus par la bande, malgré leur sous-nombre ... Alors qu'il voyait un orc fondre sur lui, Arthur eut le temps de remarquer qu'Hubert s'était prit un coup de hache Kikoup' en son flanc, et qu'il avait par la même occasion lâché son bouclier, qu'il tenait du côté opposé, laissant s'échapper un gémissement de douleur et ne trouvant pas la force de contre-attaquer sur le moment. Ce n'était pas le cas du chevalier à l'opposé, qui réussit avec brio une parade de son bouclier aux armoiries des de Beaumont, avant de lever son épée et de l'abattre en direction de la vile créature. Mais les orcs aussi étaient munis de boucliers, bien qu’en bois, et la lame n’y fit qu’une entaille peu profonde …
Ce ne fut pas le cas du coup que porta Sieur Alaric Stormhedge au visage de l’être brutal qui avait osé l’approcher, car une gerbe de sang fut projetée dans les airs, ce qui rendit confiance au jeune écuyer. Pour sa part, l’orc qui lui fonçait dessus tête baissé se prit le pied dans un trou et l’arme barbare manqua de peu le sabot Ellä. Pour lui faire payer cette attaque hasardeuse envers sa jument, Arthur de Beaumont fit tournoyer sa précieuse Mélanie, avant de porter un coup dans le dos de la créature agenouillée devant sa Kikoup’ fichée dans le sol.
Un rugissement de haine et de douleur accompagna le doux bruit d’une épée s’enfonçant dans de la chair, alors que d’un regard satisfait, l’écuyer pu voir sa précieuse lame souillée par un sang épais et sombre.
Mais il ne fallait pas crier victoire, car déjà la bande d’orc fut-elle renforcée par les guerriers qui avaient été renversés lors de la charge …
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
Arthur sentit l'ardeur du combat lui monter au cerveau. Sa vision se brouilla légèrement et, l'espace de quelques secondes, il se contenta de frapper à droite et à gauche, sur chaque parcelle de peau verte qu'il apercevait, sans aucune technique ni finesse. Puis, reprenant son souffle, son regard croisa celui de son maitre. Il bredouilla une excuse, mais dû lever rapidement son bouclier pour parer un coup de lame émoussée. Il riposta avec plus de technique, cette fois, et talonna Ellä pour rester dans la formation. Il fit faire un écart à sa jument pour se rapprocher de Hubert, et tenta de fracasser la tête de l'orc qui l'attaquait avec le fil de Mélanie. Ellä hénissait d'excitation, le poitrail plein d'écume, et frappant de ses sabots les bougres qui avaient le malheur de passer derrière elle.
Les bois résonnaient des cris des bêtes et des hommes, et le choc des armes entre elles faisait crisser l'air. Arthur se surprit à sourire, tout en frappant de toute ses forces, le bouclier en arrière pour parer toute attaque par derrière ...
"La Dame puisse guider ma lame !", dit-il en tentant de pourfendre le crâne de l'orc qui s'en prenait à son ami Hubert.
Les bois résonnaient des cris des bêtes et des hommes, et le choc des armes entre elles faisait crisser l'air. Arthur se surprit à sourire, tout en frappant de toute ses forces, le bouclier en arrière pour parer toute attaque par derrière ...
"La Dame puisse guider ma lame !", dit-il en tentant de pourfendre le crâne de l'orc qui s'en prenait à son ami Hubert.
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
La bataille allait être des plus intenses pour les Bretonniens, car déjà les orcs renversés revenaient à la charge, renforçant les rangs chaotiques et indisciplinés de la horde. Deux fois plus nombreux que les chevaliers, bien que moins bien équipés, ils avaient découvert une faiblesse dans la formation des humains, les chevaux tenant difficilement en ligne droite.
Mais les Bretonniens n'étaient pas dépourvus face aux peaux-vertes, loin de là, et le déroulement de la bataille en fut un fier exemple ! Malgré le débordement qui avait fait finir la vie au chevalier -tout à gauche de la formation- à terre, le casque écrasé par une hache, et la fuite de son destrier dans les bois, le reste de la ligne tint bon et massacra les ennemis leur passant sous l'épée. Bien entendu, les blessures se firent sentir, entre le musicien qui avait été touché au bras, et qui avait dû lâcher sa corne et le fidèle suivant d'Arthur, Hubert, qui ayant brisé sa lame en la ressortant de manière hasardeuse du ventre d'un de ses assaillants, ne pu vraiment parer de son arme une attaque en traitre.
Mais Sire Alaric et Arthur se défendaient bien, ayant réussit à pourfendre d'emblée trois de ces aberrations vertes tout en parant leurs coups. Le chevalier lança alors avec affection un bref regard sur son écuyer, traduisant de la satisfaction et même une légère surprise.
"Hardis, chevaliers ! Nous allons faire regretter à ces êtres chaque souffle qu'ils ont poussé en ces terres !"
Le moral était plutôt bon, malgré le trépas d'un compagnon, qui avait été désarçonné et frappé à terre. Cela avait emplit le cœur des hommes d'une amertume et d'une volonté de vengeance, et les paroles de l'officier étaient allées dans ce sens.
Or, les bruits de combat au loin semblaient s'estomper ... La deuxième ligne avait-elle déjà exterminé les peaux-verte sur l'autre front ? Quoi qu'il en soit, cela avait été des plus rapides, et aucun son ne provenait plus de là-bas ...
La rage des orcs et la fureur des Bretonniens n'avaient pas pour autant mollies et les échanges étaient d'une rare violence. Les chevaux, qui jusqu'alors avaient été épargnés dans la bataille recevaient les coups aussi bien que leurs cavaliers maintenant, alors que les ennuis s'accumulaient ! En effet, trois chevaucheurs de sangliers fortement armés et équipés venaient de faire leur apparition, une voix non étrangère aux chevaliers émanant du casque du chevaucheur du milieu, visiblement un orc noir.
"Tuez ! Tuez ! Waaagh !"
Ce fut à ce moment qu'Ellä hennit de terreur et se cabra, avant de se se ruer droit devant elle, brisant ainsi la formation ... et les cotes d'un orc qui avait eu le malheur de se trouver sur son passage.
Arthur faillit tomber sous les ruades, puis à cause de la course effrénée de l'animal, mais il tint bon pour le moment. La chute sur le côté qu'il avait évité de justesse lui permit de voir qu'une flèche était fichée dans la croupe de la jument, le sang sombre de la bête coulant sur sa robe grise, la souillant.
Malgré les tentatives de la stopper dans sa course, rien à faire, elle galopait au triple galop entre les arbres, quand tout d'un coup, une chaleur nerveuse irradia le visage du jeune noble : Ellä venait de sauter au dessus d'un buisson, mais au delà, il n'y avait que du vide !
Une falaise, ils venaient de tomber d'une falaise ! Le sang était descendu de la tête d'Arthur aussi vite qu'il était monté, et le visage devint blême, avant qu'un cri n'arrache la gorge de l'écuyer. Il allait mourir ! La chute était bien trop haute pour qu'il ne survive ! Au moins dix toises le séparait du sol !
Mais les Bretonniens n'étaient pas dépourvus face aux peaux-vertes, loin de là, et le déroulement de la bataille en fut un fier exemple ! Malgré le débordement qui avait fait finir la vie au chevalier -tout à gauche de la formation- à terre, le casque écrasé par une hache, et la fuite de son destrier dans les bois, le reste de la ligne tint bon et massacra les ennemis leur passant sous l'épée. Bien entendu, les blessures se firent sentir, entre le musicien qui avait été touché au bras, et qui avait dû lâcher sa corne et le fidèle suivant d'Arthur, Hubert, qui ayant brisé sa lame en la ressortant de manière hasardeuse du ventre d'un de ses assaillants, ne pu vraiment parer de son arme une attaque en traitre.
Mais Sire Alaric et Arthur se défendaient bien, ayant réussit à pourfendre d'emblée trois de ces aberrations vertes tout en parant leurs coups. Le chevalier lança alors avec affection un bref regard sur son écuyer, traduisant de la satisfaction et même une légère surprise.
"Hardis, chevaliers ! Nous allons faire regretter à ces êtres chaque souffle qu'ils ont poussé en ces terres !"
Le moral était plutôt bon, malgré le trépas d'un compagnon, qui avait été désarçonné et frappé à terre. Cela avait emplit le cœur des hommes d'une amertume et d'une volonté de vengeance, et les paroles de l'officier étaient allées dans ce sens.
La rage des orcs et la fureur des Bretonniens n'avaient pas pour autant mollies et les échanges étaient d'une rare violence. Les chevaux, qui jusqu'alors avaient été épargnés dans la bataille recevaient les coups aussi bien que leurs cavaliers maintenant, alors que les ennuis s'accumulaient ! En effet, trois chevaucheurs de sangliers fortement armés et équipés venaient de faire leur apparition, une voix non étrangère aux chevaliers émanant du casque du chevaucheur du milieu, visiblement un orc noir.
"Tuez ! Tuez ! Waaagh !"
Ce fut à ce moment qu'Ellä hennit de terreur et se cabra, avant de se se ruer droit devant elle, brisant ainsi la formation ... et les cotes d'un orc qui avait eu le malheur de se trouver sur son passage.
Arthur faillit tomber sous les ruades, puis à cause de la course effrénée de l'animal, mais il tint bon pour le moment. La chute sur le côté qu'il avait évité de justesse lui permit de voir qu'une flèche était fichée dans la croupe de la jument, le sang sombre de la bête coulant sur sa robe grise, la souillant.
Malgré les tentatives de la stopper dans sa course, rien à faire, elle galopait au triple galop entre les arbres, quand tout d'un coup, une chaleur nerveuse irradia le visage du jeune noble : Ellä venait de sauter au dessus d'un buisson, mais au delà, il n'y avait que du vide !
Une falaise, ils venaient de tomber d'une falaise ! Le sang était descendu de la tête d'Arthur aussi vite qu'il était monté, et le visage devint blême, avant qu'un cri n'arrache la gorge de l'écuyer. Il allait mourir ! La chute était bien trop haute pour qu'il ne survive ! Au moins dix toises le séparait du sol !
Pour ceux qui oublient ou sont oubliés
"Celui qui n'a jamais perdu la tête, c'est qu'il n'avait pas de tête à perdre."

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- Arthur de Beaumont
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
Mourir. Il allait mourir.
Depuis tout petit déjà, il avait été préparé à ça. Combattre, et mourir, l'épée à la main, et l'honneur sauf. Il s'imaginait déjà tout petit, sur un champ de bataille, transpercé par une myriade de flèches, encerclé et seul, offrant une dernière résistance héroïque en pourfendant mains et mains ennemis, et seulement à l'aube, il tombait avec le soleil, dans un dernier éclat rougeoyant. Et partout, sa saga serait chantée. Partout, les bardes iraient pour conter son histoire. Les femmes appelleraient leurs enfants Arthur, et les De Beaumont deviendraient la famille la plus célèbre de la Bretonnie. Des pèlerins du monde entier viendraient prier la Dame sur sa Tombe. Tout ceci, dès petit, il l'avait imaginé et idolâtré.
Mais là, de suite, maintenant, il allait vraiment mourir. Et cette perspective lui plaisait beaucoup moins que dans ses rêves les plus fous.
La chute ne dura que quelques secondes, mais elle sembla incroyablement lente pour Arthur. Que s'était-il passé ? Ellä s'était emballé ... Elle avait galopé à travers la forêt ... Et sauté dans ce ravin. Bon, un ravin. Une chute. De vingt mètres. Et la Dame sait ce qu'il y avait comme rochers aiguisés en bas. Tandis qu'Ellä hénissait de terreur, les yeux révulsés, et agitant les pattes dans l'air, l'esprit d'Arthur fût traversé par un sentiment bien étrange : la déception. Ainsi, il mourrait jeune, écuyer, sans avoir prouvé sa valeur, sans presque rien connaitre du monde et de la vie. Bien triste perspective. Mais bien vite, la peur reprit le dessus. Il allait mourir ! Là, maintenant ! Dans quelques instants, plus rien, le vide absolu ! Mais cela s'éternisait ...
Dans un tel instant, chaque seconde semblait une minute, chaque minute une heure. Le cerveau, dans un tel état de détresse, mettait les bouchées doubles, et l'esprit fonctionnait 300% de sa vitesse normale.
Arthur vit le sol se rapprocher. Il ferma les yeux, et s'aperçut qu'il criait. Sa dernière pensée fût pour la Dame.
- "Puisse-t-elle m'accueillir auprès d'elle et de mes aïeuls." pensa-t-il du plus profond de son
âme.
Puis dans une ignoble craquement, Arthur et sa monture s'écrasèrent sur le sol dur et crayeux.
Noir. Il faisait noir. Arthur ne sentait plus rien. C'était donc ça, la mort ? Non, il sentait la douleur qui arrivait. Une douleur sourde ... de plus en plus forte ... Tous ses muscles, tous ses os semblaient hurler dans sa tête. Il poussa un gémissement sourd, et ouvrit mollement les yeux. Il reposait sur une masse molle et chaude ... Il toucha doucement sa tête en gémissant, et la regardant. Du sang. Il devait s'être cogné la tête dans sa chute.
Il tenta de se redresser, mais s'écroula. Il essaya à nouveau, en s'appuyant sur ce qui semblait être ... une cuisse. Il se rappela avec horreur ce qui s'était passé avant la chute, et s recula pour regarder ce qui restait de Ellä.
La pauvre jument s'était complètement fracassée contre le sol, sauvant Arthur de la mort dans sa chute. La boîte crânienne avait complètement explosé, et des morceaux de cervelets sanglants trainaient autour de la tête de la jument. Sa langue pendait lamentablement, et le sang était répandu partout autour de la carcasse. Une côte avait trouvé l'abdomen dans la chute, et les viscères fumantes s'était répandues sur le sol, tantôt telles des anguilles noires et gluantes, tantôt comme des immondes asticots gras.
Arthur n'avait pas le temps d'être triste. A ça aussi, il était préparé. La perte de sa monture était chose courante à la bataille. Il fallait rejoindre les autres. Il leva la tête, et sût qu'il ne pourrait escalader.
Il regarda la position du soleil, et décida de continuer sa route dans le ravin en direction du Sud, tout en cherchant sur les escarpements la piste d'un animal quelconque pour remonter sur le versant où se déroulait la bataille.
"Hardies les âmes, et hauts les coeurs !" Cri de guerre des De Beaumont.
- [MJ] Croquemitaine
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
Pauvre bête, mourir éventrée sous le choc d'une telle chute ... mais le spectacle était à donner la nausée, et l'odeur du sang et de la mort allait sûrement attirer mouches et charognards ... Pas grand chose à récupérer de l'équipement ... trop abîmé, le bouclier manquant, et bien d'autres choses devant s'être perdu sur la route, tout comme les vivres qu'il transportait, alors sa monture fuyait le danger.
Le corps du jeune homme commença soudain à lui faire mal, comme si la douleur lui avait laissé un sursis avant de se manifester ... La jambe droite, qui déjà répondait mal le lançait maintenant, alors qu'une côte faisait souffrir l'écuyer à chaque respiration.
Le terrain était des plus accidentés au pied de la falaise, mais un peu plus loin la végétation reprenait ses droits, les arbres s'élevant de manière menaçante ... C'est alors qu'il commençait à chercher à s'orienter qu'une petite lueur se fit apercevoir entre deux buissons, un peu plus loin ... Qu'est-ce que cela pouvait bien être ?
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- Arthur de Beaumont
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Re: [Bois de Bram] Chassé par sa proie ...
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