[Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

La Bretonnie, c'est aussi les villes de Parravon et Gisoreux, les cités portuaires de Bordeleaux et Brionne, Quenelles et ses nombreuses chapelles à la gloire de la Dame du Lac, mais aussi le Défilé de la Hache, le lieu de passage principal à travers les montagnes qui sépare l'Empire de la Bretonnie, les forêts de Chalons et d'Arden et, pour finir, les duchés de L'Anguille, la Lyonnesse, l'Artenois, la Bastogne, l'Aquilanie et la Gasconnie.

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[MJ] Neferata

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Une chose est évidente, Johannes avait certes l'air d'une jeune bandit, il était très sûr de lui dans ses propos. Ce qui eut le mérite de surprendre le chauve, mais pas de manière négatif, il gloussa et esquissa un sourire pendant une petite seconde. Un sourire qui n'avait au final aucune valeur car, le reste de son visage ne changea en rien, c'était juste un sourire froid sans émotion. Mais quelque chose disait à Johannes que ses propos avaient fait mouche. Ses propos ou son assurance. Surement un mixe des deux.


Image-Retrouver ma môme... ah ça faudra en discuter avec le chef mon petit gars.


Il marqua une pause tout en rangeant sa petite lame dans son manteau avant d'y sortir une gourde faite de cuir animal de manufacture très qualitative. Il l'a debouchonna et but une gorgée de son contenu.


Image-Je m'appelle Viktor.


Tout en gardant la gourde dans sa main il désigna du doigt les trois personnes dans la pièce qui n'avait pas bougé d'un pouce depuis qu'ils c'étaient positionnés.


Image-Et ça se sont mes gars.


Il voulut dire plus, mais il s'interrompit tout en tendant l'oreille. Johannes put entendre aussi quelque chose, des pas marquer par des éperons, mais surtout des cris, des cris de colère et de rages ininterrompus dans la même le même Reikspiel que ceux qui tenait compagnie auprès du bandit. D'autre camarade a eu ? Cela tranchait en tout cas avec leur calme les faisant paraître à des statues animées. Le dénommé Viktor referma sa gourde qu'il rangeant dans son manteau avant de se lever et de se tenir à la droite de sa chaise, les mains cachées dans son manteau.



La porte s'ouvrit alors violemment, laissant passer deux hommes en noir que reconnaissait sans mal l'archer... puis... suivis par encore deux mercenaire en noir, entra un petit homme qui tranchait radicalement avec le reste du groupe. Portant une tenue propre a tout nobliaux Imperial, coloré comme jamais avec des couleurs dominantes comme le rouge et le bleu. Le petit homme, d'un petit mètre cinquante par rapport au mètre quatre-vingt-dix des autres, s'avança en boitant sévèrement, appuyé par une canne tenue fermement à la main droite... beuglant toujours dans un non-sens et surtout incompréhensible. Il semblait ne pas véritablement faire attention à Johannes se contentant de s'approcher de Viktor pour le cogner de ses petits points sur la poitrine... comme un enfant un plein caprice taperait son père pour exiger d'avoir un nouveau jouet. Viktor lui, n'y fit rien et se contenta juste d'ordonner d'un simple mouvement de tête à ceux venant d'arriver, de se positionner dehors.



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Le petit homme vint alors s'asseoir, se calmant enfin, mais tapant du pied ce qui laissant paraître qu'il y avait encore une forte frustration en lui. Il jeta alors enfin un regard a Johannes, laissant paraître une certaine surprise, mais laissant bien vite la frustration prendre le dessus.



Image-Et t'es qui toi !!?? Viktor, plombe moi ça !!


Le concerné se contenta alors simplement de parler à l'oreille de ce qui était vraisemblablement le « chef » avant de se repositionner droit, imperturbable. Le chef, sembla réfléchir un peu avant de se calmer un peu plus. Il profita alors pour observer de plus près cet individu devant lui avant de se repositionner correctement.


Image-Je vais reposer ma question... vous êtes qui pour daigner vouloir prétendre nous aider à trouver l'enfant ?

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Johannes La Flèche
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Le petit sourire en coin du renégat s'effaça, ce dernier reprenant son air sérieux alors que "l'interrogateur" réagissait face à ses paroles. Toutefois il continuait de sourire plus largement, mais intérieurement, dans ses pensées cette fois-ci: son coup de dés avait marché, il avait gagné une petite marge de manoeuvre pour tenter d'améliorer sa situation. Au moins il ne finirait pas bêtement son existence comme ces paysans gisant au sol, égorgés et mutilés. Il n'aurait pas également à utiliser ce qui se trouvait dans les poches de ses braies....pas tout de suite au moins.... Cependant le malandrin n'était pas dupe quant à sa condition actuelle, le psychopathe lui servant d'interlocuteur ne l'avait épargné que parce qu'il pouvait peut-être devenir utile pour son groupe. C'est donc que ce dernier se présenta tout simplement à son tour: un certain Viktor, sous-chef d'un groupe inconnu et visiblement peu scrupuleux quant il veut atteindre son but, à savoir retrouver une petite fille.
Selon toute vraisemblance, cette bande était également disciplinée, les trois autres hommes de main étant restés immobiles, sans broncher depuis tout à l'heure, seul un ordre de Viktor pouvant les faire bouger, ordre qu'il n'avait bien sûr pas prononcé. Une telle cohésion et organisation n'étant pas vraiment caractéristiques d'une bande de soudards hétéroclites, Johannes spéculait désormais sur l'identité de ceux à qui il avait à faire. Des mercenaires? Plausible, mais pas certain. Des chasseurs de primes? Probablement pas, personne de raisonnable en Bretonnie ne voudrait donner de récompense pour tuer des paysans à vue. A moins qu'il ne s'agisse d'une "bavure", d'un "incident" provoqué par un manque de retenue de la part de Viktor. On ne pouvait également pas exclure le fait qu'il puissent être des exilés de l'Empire, ayant aterri ici par on ne sait quel obscur cheminement. Mais voilà, toutes ces hypothèses n'avaient que peu de preuves tangibles ou de connaissances de la part du hors-la-loi pour être accréditées.

Et maintenant voilà que le moment devenait soudainement moins propice à la réflexion. D'un coup, des cris et des paroles au ton colérique se firent entendre de l'extérieur. A la vue de la réaction instantanée de Viktor, révélant ainsi un comportement de subalterne -un peu plus et ce dernier se mettait au garde-à-vous- le rôdeur eu comme le présentiment que le "grand chef" de toute cette petite bande allait faire son apparition en cet endroit. Et ce fut bel et bien ce qui se passa, précédé de deux hommes vêtus de noir, un petit homme blond aux yeux bleus fit son entrée dans la salle de manière fracassante, exprimant toute sa frustration et sa hargne sans retenue. Le renégat haussa quelque peu ses sourcils à la vue d'une telle attitude et de son accoutrement; n'importe qui aurait pû deviner un noble vaniteux, imbu de lui-même, impatient et capricieux, se sentant tout puissant et pouvant tout se permettre de par sa naissance ou sa fortune, jusqu'à frapper futilement son subordonné, Viktor quant à lui restant de marbre, stoique face à ce moment de frustration inconséquente de la part de son chef. Ce dernier finit tout de même par se calmer et s'assoit sur la chaise en face du malandrin, le remarquant enfin pour la première fois depuis plusieurs secondes. On aurait pû remarquer que ce "bien-né" n'était pas au sommet de sa forme, étant obligé de se déplacer à l'aide d'une canne, s'appuyant dessus pour poser son fondement sur la chaise. Après avoir de nouveau exprimé sa frustration, demandant à son bras droit d'exécuter Johannes sans plus de manière, l'aristocrate écouta ce que lui murmura Viktor et reposa sa question de manière plus posée au hors-la-loi. Ce dernier finit par répondre:

"- Ben moi ch'uis Elohim m'sieur, chasseur et pisteur d'puis un p'tit bout d'temps déjà. Alors ch'ui pas d'ce village, mais disons qu'j'ai l'habitude d'traîner dans les bois. Tirer, r'pérer l'gibier et l'traquer c'ma spécialité....et....franch'ment qu'i' soit sur deux ou sur quat' pattes ça change pas beaucoup pour moi. Dit-il tout en gardant son air sérieux. Hhmmm....mon p'tit doigt m'dit qu'z'êtes pas du coin vous, p'têt qu'vous connaissez pas toutes les salop'ries qui peuvent traîner dans ct'endroit. Continua-t'il tout en sortant ses mains de ses poches pour soulever un peu sa capuche, laissant ainsi voir les bandages sur sa tête recouvrant ses blessures, certaines parties de tissu étant tâchées par le sang coagulé. Il poursuivit sa réponse, remettant sa capuche sur sa tête et ses mains dans ses poches. M'enfin....Si faut j'me trompe et v'savez dans quoi z'avez mis les pieds.... Mais vous r'cherchez une fillette c'est ça? Z'avez des indices? Des traces qui font qu'vous pouvez la pister? Savez où qu'è s'trouve? J'dis pas hein, z'avez bien fait d'prendre des mec comme Viktor et tout....mais....pour moi l'problèm' c'que vous faites du bruit et laissez des traces partout où vous allez. Prononça-t'il tout en redésignant les cadavres d'un mouvement de tête. Pour sûr qu'vos gars i' savent s'battre, y a pas d'soucis là d'ssus. Mais avec leurs pétoires et leur grosses ar'mures, on risque d'les voir arriver facil'ment. Ch'uis pas sûr qu'avec moi ça s'pass'ra pareil.... Tout en continuant sa phrase, il ressortit sa main droite de la poche de ses braies pour tapoter son arc et sa capuche. ....M'enfin....C'vous l'chef m'sieur, c'vous qui voyez. Mais si z'avez b'soin d'un pisteur pour r'pérer des enn'mis, leur tirer d'ssus à bonne portée ou découvrir l'endroit où s'trouve la môme qu'vous cherchez tant....Bah....j'pense être l'genre d'type qu'i' vous faut, v'pouvez compter sur moi. J'pose juste ça comme ça." Termina le rôdeur par un haussement d'épaule.

Une fois de plus, tout allait dépendre de la réaction du nobliau....
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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"Être prévisible est une faiblesse"

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[MJ] Neferata

Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par [MJ] Neferata »

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Difficile de dire si les arguments du bandit avait atteint le blondinet, mais une chose était sûr, il était beaucoup amusé par la façon de parler du Bretonnien. Apres tout, il avait surement appris la langue auprès de noble bien éduqué avec une façon de parler impeccable, bien loin du patois paysan Bretonnien. En effet, il gloussait dans sa petite barbe... à moins que ça soit le contenu qui le faisait rire et dans ce cas-là, ce n'était pas vraiment une bonne nouvelle. Il finit alors par secouer la tête et regarda Johannes avec un grand sourire mauvais.


Image-Oh... mon pauvre, c'est la première fois que j'entends autant de bêtise sortir d'une bouche...


Perdant alors son sourire pour redevenir sérieux, il continua.


Image-Mes hommes sont les meilleurs mercenaires que quiconque pourra trouver, des machines à tuer capable de tous les contrats possibles. De meilleurs tueurs de monstre que ces abrutis de nabot rouquin. Des militaires capables de prendre des villes là où des armées auraient échoués. Ils deviennent vite la terreur de tous ceux qu'ils rencontrent et auraient la mauvaise idée de leur mettre des bâtons dans les roues !


Se calmant, il vint se rasseoir plus confortablement sur sa chaise tout en passant sa main sur sa barbe, affichant un petit sourire.


Image-Cependant... tu as raisons sur un point... ils sont remarquable facilement, c'est justement le but premier d'ailleurs. Mais toute stratégie à sa faiblesse et dans un pays aussi... suspicieux que cette région damné de Bretonnie, c'est embêtant. Je pourrais faire comme d'habitude et faire avec car, je finis toujours par atteindre les résultats voulus... mais là je perds patience.


Les hommes du nobliau continuait de rester fixe, certes eux ne semblait pas parler Bretonnien, mais Viktor oui et il ne semblait pas vraiment afficher quoi que ce soit sur son visage. Il fallait croire que le chef du groupe était aussi leur porte-parole... et celui qui montrait l'émotion global du groupe. Etrangement il ne semblait lui-même pas s'inscrire dans le groupe, il se présentait plus comme l'employeur du groupe... leur seul employeur surtout.


Image-Il est hors de question que vous puissiez travailler auprès de mes hommes, vous risquez de les gêner... et je ne vous fait pas confiance. Cependant, je pourrais employer un agent libre comme vous... alors voilà ce que je vous propose. Si vous trouvez des informations sur l'enfant et que vous me les rapportez à la ville de Moussillon... je vous donnerais... une couronne d'or par information.


Il marqua une petite pause avant de terminer.


Image-Et si jamais vous me ramener l'enfant avant que mes hommes ne la trouve... je vous donnerais... bien plus... vous pouvez compter en plusieurs de dizaines. Entendus ?

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Johannes La Flèche
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Un petit rire et un sourire, voilà la première réaction de cet aristocrate aux paroles de Johannes. Tous les arguments que le malandrin avait dû trouver à toute vitesse dans son esprit pour sauver sa peau n'étaient que d'impertinentes "bêtises" aux yeux de son interlocuteur. Une fois de plus, la hargne et l'arrogance raffermirent leur emprise sur le blondinet aux yeux bleus, ce dernier partant dans une sorte de monologue; affirmant avec conviction que les guerriers qui l'entourait étaient tout simplement les meilleurs. A l'écouter on aurait fini par croire qu'il avait à sa disposition les meilleurs soudards de tous les temps. A l'entendre on pouvait s'imaginer lui et son équipe affronter des dragons, des chimères et des hippogriffes; ces combattants redoutables et redoutés ramenant un trophée des monstres qu'ils avaient abattus, craints et respectés par tous ceux qu'ils croisaient. Si l'on continuait de prêter attention aux dires de cet impérial, on se demandait comment il n'étaient pas encore partis, lui et ses hommes, à l'assault de grandes cités comme Couronne, Marienbourg, Altdorf ou Remas, capturant ces villes grâce à d'audacieux coups de main. Pourquoi ne partaient-ils pas à la conquête des Désolations du Chaos tant qu'ils y étaient?
Ah....Oui....C'est vrai....Cette équipe d'élite au talent tout simplement immesurable avait préféré se perdre dans un duché maudit, abritant uniquement les reclus et rebuts de l'Humanité, quand ce n'était pas des êtres bien plus sombres....Et tout ça pour quoi? Pour rechercher une fillette, tout en ne disposant jusqu'ici que de peu d'indices ou de pistes pouvant remonter jusqu'à elle, les massacres gratuits et les tortures à mort de paysans n'ayant pas donné grand chose.

Cepandant il y avait eu une exception qui avait réussi à survivre à ce mode d'opération: c'était Johannes. Certes, il n'en menait toujours pas large: la situation pouvant changer à tout moment selon les caprices de son interlocuteur. Certes, il ne s'en était sortit qu'en se réfugiant dans son audace et ses bobards, prenant paradoxalement encore plus de risques pour éviter ne serait-ce que la torture des mains de Viktor. Mais cela avait fini par payer, cela avait eu de l'effet sur celui qui s'apprêtait à le faire souffrir sans délai quelques instants plus tôt. Et cela eut également de l'effet sur ce nobliau impérial qui lui faisait face, tout aussi hautain et méprisant qu'il était. Lui-même finit par remarquer le manque de discrétion de son équipe et le fait que cela pouvait l'handicaper dans ses recherches. Aprés tout, il est beaucoup plus facile pour une proie ou d'éventuels ravisseurs de s'enfuir ou de changer de cachette quant ils savent que ceux qui les cherchent se trouvent à tel endroit, à tel moment. Toutefois l'aristocrate ombrageux ne saurait avoir tort, ou piétiner dans ses recherches. Non. Il perdait juste patience selon ses dires, le temps nécéssaire pour obtenir ce qu'il veut est tout simplement trop long pour ce noble, sûrement pourri-gâté qu'il est depuis sa plus tendre enfance. Dans tous les cas, notre hors-la-loi n'avait pas à se faire d'illusion, il ne restait qu'un manant "gênant" dont l'utilité se rapprochait dangereusement du néant. Le rôdeur était d'ailleurs tellement inutile que le nobliau impérial lui avait proposé de travailler pour son compte, en qualité "d'agent libre" qu'il rémunèrerait de manière plus que correcte si ce dernier lui ramenait des indices permettant de progresser dans ses recherches; voire le payerait grassement s'il parvenait à lui ramener la fillette en mains propres. Décidément cet impérial est un sacré personnage bourré de contradictions....
Mais inutile de dire qu'il ne faut guère plus pour convaincre l'opportuniste qu'est Johannes. Evidemment que l'appât du gain le motive, il ne peut tout de même pas laisser passer cette occasion de se mettre potentiellement plusieurs dizaines de pièces d'or dans sa poche.

Il hocha positivement de la tête, acceptant ainsi le marché que lui proposait le nobliau. A vrai dire cela l'arrangeait tout à fait d'opérer en indépendant, à sa manière. Agir au sein d'un groupe n'était pas vraiment un des points forts du malandrin, lui-même se demandant combien de temps il aurait pû supporter le tempérament irascible et hautain de cet aristocrate. Car même avec tout l'or du monde, on ne pouvait pas vraiment s'assurer de la fiabilité du rôdeur. Essayer de le contraindre ou de le forcer à faire quelque chose n'arrangerait certainement pas la situation. Pensant désormais à ce qu'il avait à faire, Johannes ne voulut pas perdre plus de temps:

"Bon....Ben....J'crois qu'on s'est tout dit. A la prochaine, du coup."

Il se leva lentement et jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule pour constater encore une fois que les gardes se tenaient toujours derrière lui, bloquant la porte. C'est donc qu'il se dirigea vers la "fenêtre" -bien qu'un gros trou scié à même le mur de planches en bois du cabanon aurait été plus exact en termes de description; commençant à mettre son pied gauche sur l'appui tandis que ses mains s'accrochaient aux montants, afin de sortir de la cabane. Mais soudainement il finit par interrompre son mouvement, revenant en arrière et restant ainsi dans la petite chaumière, se retournant vers le nobliau:

"Ah, j'failli oublié m'sieur....Savez d'jà què'qu'chose de base sur vôt' fillette? Comment qu'elle est, tout ça? Genre où c'est qu'on l'a vue la dernière fois? Ch'ui sûr qu'vous savez d'jà ça, mais chaque détail ça compte." Dit-il sur un ton qui se voulait coopératif.

Pour tout dire, le rôdeur avait également d'autres questions en tête. Mais sa nature réservée conjuguée à la méfiance qu'il conservait envers ce snobinard capricieux l'empéchèrent de les exprimmer. Si ce "bien-né" pouvait lui donnner quelques informations sur cette enfant, le renégat ne cracherait pas dessus. Peut-être même que l'impérial se sentirait assez bien luné pour ordonner à ses soudards de se dégager de la porte, pour que le bandit puisse sortir du cabanon de manière conventionnelle. Mais si l'aristocrate, pour quelque obcure raison, ne se montrait pas coopératif envers lui, alors le malandrin quitterait les lieux par la fenêtre, sans demander son reste.
Dans tous les cas, si la situation le permettrait, il commencerait alors à fouiller le village. Non seulement pour chercher d'hypothétiques indices quant à la présence de la fillette, mais aussi pour pouvoir "s'approprier" tout objet lui pouvant être utile ou de valeur (torches, silex, amadou, nourriture supplémentaire, pourquoi pas quelques piécettes....). Peut-être qu'aprés tout, il finirait par trouver une de ses fameuses "poupées à fées" à l'effigie de l'enfant disparue, des jouets, des vêtements, ou n'importe quel autre piste indiquant qu'une fille est passée par là ces derniers temps. Si il le pouvait, le hors-la-loi inspecterait également les abords immédiats du hameau, les "routes" en particulier. A la recherche de traces de pas et de sabots, Johannes voulait savoir par quel côté l'équipe du noble impérial était arrivée....
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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[MJ] Neferata

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Message par [MJ] Neferata »

Le boiteux et les hommes en noir observèrent Johannes s'approcher de la fenêtre pour y passer à travers. Cela semblait d'ailleurs surprendre puis bien amusé le nobliau. Puis Johannes revint vers lui, réalisant avoir oublié le plus important. Il était sûr que sans description il aurait bien du mal de trouver la jeune fille. Le nobliau ria avant de prendre la parole.


Image-Elle a dans les dix ans, est plutôt pale, à des cheveux longs blonds et les yeux bleus. Elle parle bretonnien, mais avec un fort accent de l'est de l'Empire.


Il marqua une pause cherchant d'autre détail avant de se reprendre.


Image-Elle à des protecteurs, des chevaliers apparemment, mais ils ne sont pas à sous-estimé, ils sont malin et imprévisible. C'est ici que nous avons vu la fillette pour la dernière fois. A partir de la vous avez toutes les informations que nous avons.


Les deux hommes à la porte s'écartèrent pour pouvoir laisser sortir l'archer... mais avant que celui-ci puisse se retirer, Viktor lui attrapa la main qu'il plaqua de toute sa force sur la table avant de sortir un couteau dont il plaça la lame sur l'index de Johannes. L'un des hommes en noir, vint attraper la deuxième main avant de décrocher un de ses pistolets dont il plaça le canon sur la gorge de Johannes. Le boiteux se redressa lentement avant de parler.


Image-Un dernier petit détail... si vous trouvez la fillette, vous devez nous l'amener intacte. Aucune maltraitance, vous devez vous occuper d'elle comme si c'était une reine. Si je constate la moindre maltraitance ou abus... s'il manque la moindre mèche de cheveux... je peux vous assurer que même les désolations de l'extrême nord ne pourrons pas vous cachez de nous et de ce qu'on va vous faire.


D'un signe de tête, le boiteux fit faire lâcher Johannes qui put donc ressortir de la maison. Dehors, les autres gardes étaient au niveau de la porte à discuter dans la langue impériale que ne comprenait pas Johannes. Ils se turent instantanément quand le bandit passa le pas de la porte et se contentèrent de le fixer alors qu'il s'éloigner pour commencer à fouiller les maisons pour chercher aussi bien des indices mais aussi du matériel utile.


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Cependant, le principale problème de la fouille n'était pas vraiment le manque d'objet trouvé... mais était de trouver des objets vraiment utiles. Tout était d'une qualité véritablement médiocre rien de vraiment utilisable a part par un paysan du duché maudit désespéré... et n'ayant pas vraiment conscience qu'il existe bien mieux. Par ailleurs, les maisons étaient de véritable débarras, c'était à peine pensable que des gens aient pu vivre décemment ici. Cependant, Malgré les difficultés à trouver quoi que ce soit d'utile, Johannes vint trouver quelques choses qui lui seraient utile.


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Cependant, tout indice concernant ou était partie la fillette était pour le moins bien plus dur à trouver. Il y avait certes un petit coin dans l'une des maisons qui était surement pour un enfant du a certain joué en bois et une poupée de chiffon. Mais qu'est ce qui indiquait que ce n'était pas pour un enfant du hameau et pas la fillette ? Toutes informations concernant les chevaliers étaient aussi absentes. S'ils étaient bien là, ils ont bien pris soin de couvrir leur trace avant de repartir.



Cependant, Johannes put plus ou moins déduire ou ils auraient pu aller. C'était une zone forestière assez dangereuse. Du coup, à moins de vouloir mourir très vite, les chevaliers protégeant l'enfant ne sont surement pas allés dans la foret. Ils ont obligatoirement prit un chemin... le chemin traversait le village et si les mercenaire venant de leur sens n'ont rien trouvé comme l'atteste la première réaction du boiteux... cela veut dire que le bon chemin et celui d'où est venu Johannes a la base.

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Johannes La Flèche
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Message par Johannes La Flèche »

Visiblement le pacte dans lequel le rôdeur vient de s'engager est des plus singuliers. Tout depuis le début s'était déroulé de manière hasardeuse, improvisée, chacun tentant de tirer profit de la situation. Si personne n'aurait pris d'initiative, alors Johannes ne serait qu'un cadavre de plus rajouté sur une pile de morts, une "victime", quelqu'un de plus qui aurait succombé aux attentions du tueur en série qu'était Viktor. Mais il fallait dire qu'en même temps, personne n'avait essayé de rendre la situation un peu plus normale. Que ce soit de la part du bandit ou de celle de son tout nouveau "commanditaire". Ainsi donc, voilà que Johannes était désormais à la recherche d'une jeune fille ressemblant en tout point au nobliau qui souhaitait la retrouver. Gardée qu'elle était par plusieurs chevaliers, probablement aussi scrupuleux que les soudards impériaux qui faisaient face au hors-la-loi. Telles étaient les informations que tout le monde présent dans ce cabanon possédait, et elles étaient bien maigres pour un début d'enquête. Peut-être qu'un inspecteur plus consciencieux et professionnel se serait plaint de ce manque d'indices, mais le malandrin, lui, se satisfaisait de cette petite base: au moins il avait une direction et un endroit dans lesquels chercher. Pensant sincèrement qu'il arriverait à obtenir beaucoup plus de résultats que les tueurs à gages qui l'entourait, Johannes fut presque étonné de l'attitude soudainement conciliante de l'aristocrate, alors que ce dernier lui avait révélé le peu d'informations qu'il possédait. Et voilà maintenant que ses hommes dégagaient de la porte pour l'ouvrir, afin de permettre grâcieusement au renégat d'emprunter une sortie "normalement". Une seconde, il hésita à poursuivre dans son idée initiale: à savoir sortir par la fenêtre; mais face à cette nouvelle sortie toute faite pour lui, il finit par accepter "l'offre" tacite que lui proposait l'aristocrate.

Quel imbécile, quel naif, il avait définitivement sous-estimé cet impérial....

A peine commençait-il à se diriger vers la porte qu'il sentit tout d'un coup une force prendre son bras droit. Ce qui se déroula par la suite pouvait se résumer en quelques fractions de secondes. Conscient que les choses devenaient soudainement trop rapides pour son goût, Johannes tenta, dans un début de mouvement avec son bras gauche, de se saisir de son couteau de chasse. Bien sûr tout de suite aprés, il devint subitement incapable de bouger son membre: un des gardes en noir l'ayant bloqué. Se retrouvant traîné devant une table, un pistolet sous sa gorge, Johannes gigotait quelque peu, la contrariété pouvant se lire sur son visage; la torture qu'il redoutait tant devenait d'un coup tout à fait plausible, Viktor désormais prés à découper ses doigts un par un.
Le malandrin, poussé par le désespoir et peut-être la stupidité, s'apprêtait à donner un coup de pied dans les testicules au soudard vêtu de noir qui le prenait en otage. C'est à ce moment là que le boiteux blond aux yeux bleus jugea bon de mentionner "un dernier petit détail" au bandit qui, quelques secondes plus tôt, avait crû tirer son épingle du jeu. Ainsi, si jamais au grand jamais le rôdeur se retrouverait avec la fillette entre ses mains, il aurait l'obligation de ne pas la maltraiter, cette dernière devant être le centre de son attention. Ces dernières petites instructions étant bien sûr saupoudrées de menaces, à entendre le nobliau, un sort pire que la mort serait réservé à Johannes s'il échouait à prendre soin de ce qui était possiblement la fille ou un membre de la famille de cet aristocrate.
S'il y a bien un défaut qui peut être repproché de manière objective à toute cette fine équipe, c'est sa propension à utiliser systématiquement la violence et les menaces même lorsque cela n'est pas nécéssaire. Aprés tout, le noble aurait pû simplement rester assis sur son tabouret et dire au hors-la-loi qu'il tenait à ce que l'enfant reste saine et sauve en toute circonstance. Etait-ce la vanité de ce personnage qui le poussait à mettre sous pression à ce point le renégat? Tout ça juste aprés lui avoir proposé des dizaines de pièces d'or comme récompense? Cherchait-il à l'impressionner? A être craint et redouté par lui? Dans ce cas là il avait plutôt échoué. Face à ces menaces, la réaction du hors-la-loi fut celle d'une statue, un visage marmoréen, presque aussi inexpressif que celui de Viktor, remplaçant la mine fâchée qu'il avait arboré un peu plus tôt; il hocha brièvement de la tête pour faire comprendre au "bien-né" qu'il avait entendu ses paroles.

Une chose était sûre: le renégat n'était pas prêt d'oublier ce nobliau.

Et voilà qu'à peine un instant plus tard, Johannes ressortait du cabanon dans le plus grand des calmes, relâché aussi subitement qu'il avait été pris en otage. Se retrouvant à errer dans le hameau; pour la première fois de la journée son esprit était en proie au doute: il ne savait pas vraiment quoi faire là, maintenant, tout de suite. Aprés quelques instants le malandrin se résolut à fouiller le reste des cabanes et des chaumières composant ce petit village, à vrai-dire plus par "réflexe" que par réelle motivation. Et cela se sentit dans ses recherches, le coeur n'y était pas, tout simplement. Dés qu'il entrait dans une de ces cahutes, il ne pouvait s'empêcher de renverser négligemment une marmite en terre cuite ou de faire tomber une faux posée à même le mur. Son esprit embrumé par diverses pensées contradictoires, il ne se contenta que de jeter quelques coups d'oeil dans les recoins des divers cabanons. Et il enchaîna ainsi, sans entrain, les fouilles des maisonnettes. Toutefois cela ne conclua pas sans résultat, dans un cabanon au centre du hameau il finit par trouver quelques deniers d'argent et des sous de cuivre ainsi qu'une lanterne et des flacons d'huile pour l'allumer. Un peu remotivé par cette trouvaille, le renégat continua ses recherches, finissant par pénétrer dans une cahute un peu à l'écart du petit village, il découvrit également une gibecière contenant deux dés fait en os. Qui sait, peut-être que cela se révèlera utile par la suite. Toutefois le malandrin finit par remarquer autre chose: une petite cloison faite en roseau tressé et encadrée par du bois et qui faisait à peu prés la moitié de la pièce. Il la contourna pour voir ce qui s'y trouvait derrière et constata qu'un petit espace spécialement aménagé pour un enfant se tenait là, avec une poupée et un jouet en bois.
Voilà, il avait terminé, c'était la dernière cabane qu'il venait de fouiller, tous les objets pouvant être utiles étant désormais dans son sac ou sa toute nouvelle gibecière ou bien sous ses yeux. Déduction et logique faisant leur office, Johannes n'avait désormais plus qu'à rebrousser chemin, il n'avait plus qu'à repartir vers l'endroit d'où il venait.

Mais....est-ce qu'il avait la volonté de le faire maintenant?....Pas vraiment en fait....

Tout au long de ses fouilles, il n'avait cessé d'être distrait par ses pensées: quelque chose n'allait pas, quelque chose le gênait. Le rôdeur saisit alors une chaise façonnée grossièrement à même le bois qui traînait dans la pièce, finissant par s'asseoir nonchalamment, il réfléchit désormais sur ce qu'il avait fait et avait à faire. Si quelque spectateur invisible aurait été dans la même pièce que Johannes, il aurait pû alors voir que derrière sa capuche et son foulard, son visage était marqué par une sorte de déception, voire de trouble.
Est-ce que trahir Bobliano avait été une si bonne solution que ça? Est-ce que le rôdeur avait mesuré pleinement les conséquences que cet acte avait entraîné? Quelque part oui et il assumait pleinement ce geste, là n'était donc pas le problème. Mais quel était ce problème justement? Qu'est-ce qui le faisait s'arrêter comme ça pour se mettre d'un coup dans ce moment d'introspection? En fait il avait déjà connu brièvement ce genre de sensation auparavant; au moment où il avait réussi à "convaincre" Hyeronimus de lui remettre sa prime en avance mais qu'il n'avait pas pû quitter la caravane selon ses souhaits; et lors de la fois où il avait trés mal digéré la farce que des traducteurs amateurs lui avaient fait dans cette Auberge Perdue à Barak Varr. Résignation. Contrainte. Subir les évènements sans visiblement ne rien pouvoir y changer. Voilà ce qui avait agacé Johannes en ces instants, et voilà ce qui le dérangeait maintenant: on pouvait le deviner, il n'avait pas du tout mais alors pas du tout apprécié le petit coup de pression dont il avait fait l'objet quelques minutes plus tôt. Mais pour qui se prennait ce nobliau, ce blondinnet à moitié handicappé, pour le menacer comme ça? Au lieu d'impressionner le rôdeur, lui et ses gorilles ont obtenu l'effet inverse, Johannes voulant désormais faire avaler sa canne à ce boiteux bouffi par l'arrogance et le sentiment de toute puissance. Le bandit avait vécu cela comme une sorte d'humiliation et voulait dorénavant se venger, quitte à ne pas gagner d'argent et de récompense. Mais voilà, il ne pouvait pas le faire maintenant, là, tout de suite, sous peine de mourir avant même de l'atteindre....Résignation. Contrainte. Subir....Voilà ce qui dérangeait Johannes: constater que l'on ne peut pas toujours faire ce que l'on veut, que l'on ne peut pas toujours obtenir cette satisfaction instantanée pour avoir répondu à ses désirs et ses envies, à moins d'être vraiment débile ou suicidaire.
Le rôdeur ne put s'empêcher de pousser un soupir quant il arriva à cette conclusion. Constat qui pouvait d'ailleurs en dévoiler un autre: la tendance de Johannes à suivre seulement ses envies et à vivre uniquement dans le présent. Pourtant il ne faut pas se tromper, le hors-la-loi est tout à fait capable de discerner ce que ses actes vont engendrer et peut agir en conséquence; mais par bien des aspects il se révèle incapable de planifier quoi que soit sur le long terme, se contentant de vivre au jour le jour. C'était ça le problème, que ce soit pour se venger -même s'il pouvait aussi laisser tomber et passer à autre chose- ou pour retrouver la fillette, il n'avait pas de plan, pas d'organisation. Quelle est donc la solution pour pallier à cela? Pour essayer de réussir alors qu'il naviguait à vue? Sans projection ni repère? Au beau milieu d'un environnement et de personnes qu'il ne connaîssait pas et qui pouvaient se montrer hostiles envers lui?

"Bah, c'que j'peux èt' con." dit-il sur le ton de l'amusement, poussant même ensuite un ricanement.

Pour le renégat la solution était sous ses yeux depuis le début. Audace. Ruse. Improvisation. Débrouillardise. Etre imprévisible....Et une bonne dose de chance....Telle était la combinaison gagnante pour lui. Fais ce que dois, advienne que pourra. De nouveau motivé par les conclusions qu'il vient de tirer, le hors-la-loi se releva, ramassa la poupée de chiffon et le jouet en bois qu'il mit dans sa gibecière et finit par sortir du cabanon. La direction à emprunter lui semble désormais claire, il lui faut revenir sur ses pas et continuer comme s'il aurait pris le chemin "à droite" précédement. Cependant une fois qu'il quitta le village, échappant ainsi à la vue de la bande des impériaux, il reprit alors les jouets dont il s'était emparé un peu plus tôt pour les jeter à terre, sur le sol boueux. Il ne les ramassa qu'une fois qu'il furent assez tâchés par la boue, les remettant dans son sac, peut-être que cela porterait ses fruit plus tard. Reprenant ainsi sa progression, le bandit n'en reste pas moins attentif à ce qui se passe autour de lui; essayant de se cacher dans la forêt dés qu'il croise une communauté ou dés qu'il se passe quelque chose d'anormal.
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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[MJ] Neferata

Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par [MJ] Neferata »

Le chemin continua bien longtemps dans la foret, pratiqué il semble plutôt rarement à en juger par l'état du chemin. En effet, bien que la terre boueuse étaient visibles, il semblait que le fait que le chemin n'avait pas déjà disparu par le laissé aller était dû à la mort de la végétation environnante et a une certaine humidité qui faisait que la boue rendait toute tentative à la végétation de reprendre ses droits nuls. De ce fait, Johannes avait bien choisis de rester à côté, entre les arbres, cela rendait le parcours bien plus agréable et prudent. Cependant le jeune bandit pouvait se demander si son intuition était la bonne. Après tout, cela faisait surement plusieurs heures maintenant à en juger par la lumière qui traversait quelque peu les nuages. Le soleil commençait à décliner.



Ce n'était pour ainsi dire pas une bonne nouvelle. Il allait falloir trouver rapidement un refuge car, il était clair que ces bois n'étaient pas vraiment les plus propices pour dormir à la belle étoile. Il y avait des zombies oui... mais surement plus dangereux aussi. Cependant, à force d'avancer alors que les rayons du soleil commençait à prendre une teinte orangée, des choses furent visible au loin, une pleine et des habitations. Johannes arrivait enfin au bout de la foret.



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Observant a loin, le village qui se trouvait dans son champs de vision était construit autour d'un château très simple : quatre murs et un donjon. Un donjon d'ailleurs, extrêmement haut, cela ressemblait à une tour pouvant presque toucher le ciel. Il y avait des bannières sur cette tour et les murs, mais Johannes n'y prêta pas plus attention. Trop content de trouver un refuge pour la nuit et son premier lieu d'enquête ou simplement pouvoir se ressaisir avant de planifier la suite des événements, le bandit alla d'un pas décidé vers ce signe de civilisation.



Mais alors qu'il s'avança lentement, il entendit un bruit... suivit d'une vibration.... Vibration légère, mais qui devint un peu plus forte. Tournant la tête pour repérer l'origine de ceci, il se rendit vite compte que sortir de la foret sans même observer aux alentours du village n'était peut-être pas une bonne idée. Des cavaliers l'avaient vu et se dirigeait en trombe sur lui. Johannes n'avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit, qu'il était déjà autour de lui. Quatre cavaliers, des hommes d'armes à en juger par leur tenue. Ils abordaient fièrement une livré noire et jaune et la fleur de lys du duché maudit. Cependant, ils étaient pal, maigre, des dents pourries, les yeux brillants de maladie. Leur visage était parsemé de trace de blessure qui c'était nécrosé. Certain avait le visage caché d'un foulard vulgaire, cachant surement un visage qui ne faisait pas beau à voir... pire que les autres en tout cas.



-Héla p’tit gars !!


L'un des hommes d'armes avaient appelé Johannes de manière amicale avant de placer son cheval juste devant lui, l'empêchant de partir et l'obligeant à une discussion, pas forcément voulus. Les chevaux n'étaient d'ailleurs pas dans un meilleur état que leur maitre. Il manquait des touffes de poile, il y avait des blessures mal cicatrisée qui suintait du pue et le harnais semblait avoir été utilisé depuis des décennies.


-Hey bah… r’gardez moi ça… t’as l’peau rose comme un cochon ! T’viens d’où p’tit gars ?


Ils regardèrent longuement Johannes, comme si c'était la première fois qu'ils voyaient un humain de leur vie... un humain hors du Moussillon. L'un d'entre eux, les mains enfermé dans des moufles de fortunes ce mis à compter de loin les doigts de l'étranger et se demandant comment cela pouvait-il être possible d'avoir cinq doigts à chaque main... des doigts propres... droit. L'interlocuteur de Johannes, fouilla alors dans une besace à sa ceinture.


-‘fin… d’toute façon, t’es sur l’territoire du seigneur du seigneur Arch’bal, chevalier et champion de… heu…


L'homme marqua une pause, essayant de déchiffrer quelque chose sur le parchemin, mais semblant ne pas comprendre quoi que ce soit. Finalement il tourna la tête vers ses collègues.


-C’tait quoi l’nom du gars en armure noir et avec un signe bizarre ?


Les trois autres, haussèrent simplement des épaules, ne semblant pas vraiment s’y intéresser plus que ça. Du coup, l’homme d’armes le plus éloquent du groupe, vint reprendre sa discussion.


-Bon c’pas grave… faut payer pour rester sur les terres du seigneur si t’es un étranger… et t’es un étranger… donc tu payes. L’seigneur il veut de l’argent… il aime bien l’argent.

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Johannes La Flèche
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Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par Johannes La Flèche »

Et c'est ainsi que le hors-la-loi rebroussa chemin, s'enfonçant de nouveau dans cette forêt qui n'avait rien de sain ou de naturel. D'obscurs nuages couvrant toujours le ciel, Johannes ne pouvait tout simplement pas déduire à quel moment de la journée il se trouvait. Par conséquent il continua à marcher, encore et toujours, au milieu des bois morts et décrépits, parmis les arbres pourrissants et les souches infestées de chancre et de champignons. Il poursuivit son chemin dans un silence quasiment oppressant, seuls les bruits de ses pas résonnant dans les environs. Mais il fallait pourtant reconnaître un coté positif dut à ce genre d'environnement: on pouvait facilement y repérer quelqu'un d'autre qui se déplaçait dans le coin, ou bien le voir venir de loin.
Au bout d'un temps indéterminé mais plutôt long aux yeux du renégat, ce dernier hésita à s'arrêter en cours de route pour manger une des ses rations. C'est qu'il n'avait rien avalé depuis ce matin quand même, comptant à la base se nourrir avec les prises de la chasse à laquelle Bobliano l'avait invité....mais bon....inutile de ressasser le passé. Pendant un instant, il s'appuya contre un tronc d'arbre et observa les environs, histoire de s'assurer qu'il n'y ait rien qui pouvait le menacer ou le repérer durant son repas sur le pouce. Mais finalement le rôdeur se ravisa et préféra poursuivre son chemin. Même s'il n'était dans le Moussillon que depuis peu de temps, il connaîssait déjà un peu les périls que pourrait lui réserver cette forêt quelque peu sinistre; ayant déjà été confronté à un groupe de zombies, le bandit savait désormais que la moindre pause-déjeûner d'une heure ou bien la moindre nuit passée dehors dans ces bois pourrait bien lui être fatale. Et pourtant, presque paradoxalement, Johannes n'avait pas peur de cet endroit dans lequel il ne cessait de marcher. Il restait bien sûr une petite appréhension dans son âme, mais celle-ci s'amenuisait petit à petit, au fur et à mesure qu'il continuait sa progression. A vrai dire, les yeux et l'esprit du hors-la-loi commençaient à s'habituer à cette région corrompue, cet environnement macabre.

Etait-ce forcément une bonne nouvelle?

Toujours est-il que vers la tombée du jour, une éclaircie dans le ciel permit enfin au rôdeur de voir l'emplacement du soleil dans son voyage au sein de la voûte céleste. Et force était de constater que ce dernier avait presque atteint sa destination finale, touchant désormais l'horizon avec ses rayons plus flamboyants que jamais, mais trahissant par là même son agonie. A la vue de tout cela le bandit pressa le pas, comme cité plus tôt il voulait sérieusement éviter de s'attarder dans les bois lorsque les ombres auront pris le pas sur la lumière; se défiant non pas de la forêt en elle-même mais de ce qui pouvait y habiter dedans....
Mais heureusement il fini par atteindre l'orée des bois pour débouler sur une plaine, un petit hameau dominé par un donjon réduit à sa plus simple expression se tenait non loin. Alors machinalement, sans trop réfléchir, Johannes se dirigea vers ce signe de civilisation qui, pour une fois, était le bienvenu dans ce pays maudit. Il n'eut le temps de ne faire que quelques pas de plus avant qu'une poignée de sergents montés se porte à sa rencontre.
Certains disent que l'homme -ou une autre race- n'est que le fruit de l'environnement dans lequel il vit. Eh bien à la simple vue de ces miliciens, on pouvait confirmer cette thèse. Corruption. Déchéance. Maladie. Décrépitude. Voilà des termes qui définissaient aussi bien les gens qui faisaient face au hors-la-loi que le Duché Maudit dans lequel il se trouvait. Et pour en revenir aux sergents montés, ces derniers commençaient désormais à dévisager le rôdeur comme s'il venait d'un autre continent. Bien que les villages de toute la Bretonnie avaient tendance à vivre repliés sur eux-mêmes et à posséder un certain esprit de clocher, la réclusion et l'isolation dans lesquelles vivaient les communautés du Moussillon n'avaient rien à envier à celle des Fées de la forêt de Loren. C'était probablement la première fois depuis plusieurs générations qu'ils pouvaient observer un étranger....bretonnien. On était en droit de se demander qu'elle aurait pû être leur réaction face à un impérial ou un tiléen. En tout cas, ils ne tardèrent pas à manifester leur étonnement en questionnant Johannes sur l'endroit d'où il venait:

"-Ben....j'viens d'la Bretonnie, d'l'ôt côté quoi." répondit le renégat, qui se demandait sérieusement dans sa tête si ces gens étaient conscients que le royaume de Bretonnie existait.

Tout de suite aprés, celui qui était visiblement le porte-parole du groupe eut l'insigne honneur d'annoncer à Johannes qu'il était désormais dans le fief du seigneur "Arch'bal", lui même vassal d'un mystérieux chevalier en armure noire. Le rôdeur devant ainsi payer son droit à rester sur ces terres. Le hors-la-loi voulant poursuivre ses recherches sur la fillette et n'ayant aucunement envie de passer la nuit dans les bois, il n'avait pas trente-six solutions. Il fouilla alors pendant quelques secondes dans ses vêtements pour en ressortir deux pièces d'argent, qu'il finit par tendre au sergent monté qui se tenait en face de lui.
Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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[MJ] Neferata

Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par [MJ] Neferata »

-L’Bretonnie ? Ah !! Tu viens du pays de cette belle d’con ?


L'homme explosa de rire, observant Jean de haut en bas, se demandant si l'homme encapuchonné ne se moquait pas un peu d'eux. Finalement, ils se contentèrent simplement de prendre les deux pièces d'argent. Le chef du groupe les regarda et les rangea dans sa bourse à sa ceinture avant de reprendre.


-C’est bien mon gars, traine pas trop dans l’coin, les gens aime pas trop les peaux roses comme toi.


Et sans dire un mot de plus, ils reprirent leur patrouille, s'éloignant de Johannes, le laissant seul dans cette étrange prairie quelque peu... morte. Un premier contact quelque peu étrange avec les habitants du duché, mais qui eut le mérite de bien se passer. Johannes était encore vivant et en forme, tout ne pouvait que bien se passer.



Reprenant donc sa marche vers le village, Johannes put donc observer enfin les fameuses bannières sur le château. La plupart abordait trois couleurs, un damier jaune et noir, entouré de rouge et arborant un trio de fleur de Lys rouge. Une variante de l'emblème du duché. Cependant une autre bannière, noir entouré de jaune, se contentait d'afficher juste un serpent jaune. Elle n'était que sur le grand donjon, là où l'autre bannière était présente partout sur le château et sur quelque bâtiment en pierre, des tours de gardes ou des garnisons.



S'approchant des premières bâtisses, L'archer put observer que malgré l'heure tardive, des gens étaient toujours dans les rues. Des paysans mais dans des états déplorable, portants des vêtements surement vieux de plusieurs siècles. Leurs états physiques n'étaient d'ailleurs pas mieux que les miliciens d'avant. Des mutations, des difformités, des restes de maladie ou de blessure mal soignée... voir... jamais soignée. Certain fermaient leurs étables, d'autre... rodaient. Johannes observa un moment certain paysan comme bloquée dans une tache ayant trop été faites... coupant le bois... se balançant sur une chaise devant leur maison, comme des fantômes du passé.



Cependant, un être comme Johannes qui passerait inaperçu dans une ville humaine standards... ici, il faisait tache. Ou plutôt il était une tache propre sur une surface pourrie dans le cas présent. Les paysans observaient Johannes comme si ils voyaient un etre de lumière. Cependant, il n'y avait aucune admiration dans leurs regard, seulement de la crainte... voir du dédain. Il était clair que pour eux, Johannes semblait représenter ce qu'ils détestaient. Mais par-dessus tout, c'était un étranger dans une terre très refermée sur elle-même.



C'était cependant a Johannes d'agir.

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Johannes La Flèche
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Re: [Johannes la flèche] Une frontière peu frequentable

Message par Johannes La Flèche »

Décidément les moussillonais n'étaient pas réputés pour leur sens de l'acceuil. Le hors-la-loi ayant....respecté la loi pour une fois en payant ce droit de passage, et tout cela pour qu'on lui dise ensuite qu'il n'est pas vraiment le bienvenu ici. Toutefois le rôdeur ne s'offusqua pas de cette situation, ces miliciens avaient raison: il n'était qu'un étranger dans cette région. Il se serait sûrement passé la même chose si l'un de ces types se serait approché du village natal du bandit, dans le Bordeleau. Bien que contrairement à Johannes, ces gens là auraient dû cacher leurs origines aux autres habitants; sous peine de se faire exclure, voire se faire lyncher, pour le simple fait qu'ils viendraient d'un duché corrompu et régulièrement touché par des épidémies de toutes sortes.
Mais là n'est pas le sujet, ce qui comptait désormais c'était le fait que le malandrin puisse vagabonder de manière relativement libre dans le fief.
La tombée du jour n'allait pas tarder et c'est donc que le renégat se mit en route vers le village, dominé qu'il était par un donjon aux dimensions bien minimalistes. Cependant cela n'empêchait pas ses propriétaires d'afficher leur statut au yeux de tous, en arborant de nombreuses bannières aux motifs divers et variés. Johannes étant bien sûr tout bonnement incapable de les décoder, de les interpréter, n'ayant pas de connaissances en héraldique. Mais la présence de ces étendards avait au moins le mérite de donner une déduction à l'esprit du rôdeur: les bannières impliquaient la présence d'aristocrates et donc de chevaliers pouvant les accompagner, ou pouvant se trouver dans les parages. Bien sûr rien ne disait que c'étaient ceux que Johannes cherchait, mais peut-être qu'avec un peu de chance, les ravisseurs de l'enfant auront fait halte ici pour la nuit.
Et il semblerait que le malandrin aurait à faire de même pour cette nuit, même si l'endroit et les villageois étaient tout sauf acceuillants envers les étrangers tels que lui. Plus particulièrement parce qu'il était une "peau rose" venant de la Bretonnie. Au début, le rôdeur se hasarda à regarder dans les yeux les habitants des lieux. Il y croisa la stupeur, la méfiance, parfois un certaint dédain, voire de la crainte. Il finit par cesser de jeter des regards, ne voulant pas se faire remarquer d'avantage. Mais les gens continuèrent de le dévisager, ce qui était assez ennuyeux pour quelqu'un comme Johannes, n'aimant pas attirer l'attention et cherchant la discrétion. Etait-il vraiment remarquable à ce point dans ce village? Tout cela juste parce qu'il était en bonne santé -pour un paysan? Car même ces villageois, pourtant prisonniers de leur quotidien et "condamnés" à vivre le reste de leurs vies tout en suivant une routine immuable et implacable, même eux arrêtaient ce qu'ils étaient en train de faire pour regarder le malandrin.

Mais bon, au moins fallait-il voir les bons côtés. Contrairement aux zombies et autres monstruosités qui, à l'heure actuelle, devaient sûrement s'éveiller dans les bois, ces gens n'attaqueraient le rôdeur à vue pour ensuite se repraître de son cadavre. Il y avait un semblant de civilisation ici, aussi déformé et ténu soit-il. Cependant, mener une "enquête" ici ne serait pas facile, quant on est observé et épié de toutes part parce qu'on est un étranger. Un instant, Johannes envisagea l'idée d'aller parler à ces villageois, mais il finit par se raviser. On ne lui faisait clairement pas confiance ici. Le rôdeur imaginant trés mal les locaux lui confier des détails sur ce -et ceux- qu'ils ont vu au cours de la journée. Il se mit donc en tête de trouver d'éventuels indices par lui-même, commençant dés lors à regarder sur le chemin traversant le village, afin de pister peut-être des traces de sabots se dirigeant vers le donjon, ou le contournant pour aller plus loin -il n'allait bien sûr pas suivre celles laissées par les sergents-montés. Si jamais il croisait de tels "indices" il essayerait alors de déterminer à quel moment les cavaliers sont passés par ici, afin d'affiner ses hypothèses quant à ces chevaliers ravisseurs, quant au trajet qu'il ont fait et où ils comptaient se diriger. Il ne va pas sans dire que le hors-la-loi garde aussi un oeil sur son environnement, pour non seulement remarquer d'autres traces possibles laissées par des cavaliers en maraude, mais aussi pour voir comment évoluent les paysans autour de lui; le malandrin voulant rester "discret" autant que possible, ne voulant pas faire ses recherches "ouvertement" ou de manière à se faire remarquer.
Si tout portait à croire que les chevaliers se seraient dirigés vers le donjon, alors le rôdeur irait vers ce lieu afin de poursuivre ses recherches. Espérant qu'on puisse le laisser rentrer comme ça, sans plus de manière ou de taxe supplémentaire.
Mais si pour une raison ou une autre, l'accés au donjon de manière conventionnelle lui était refusé. Alors Johannes essayerait de reconnaître les lieux, cherchant notamment à déterminer la hauteur des murs. Il ne ferait pas tout ça sous les yeux des gardes et des villageois bien sûr, mais une fois la nuit pleinement installée, à la faveur des ombres, peut-être qu'il pourrait tenter quelque chose....
Et enfin, si selon toute vraisemblance, les chevaliers ravisseurs n'avaient été que de passage dans ce village et auraient poursuivit leur progression plus en avant, alors le renégat chercherait un endroit pour dormir cette nuit. Une paillasse dans un estaminet, un petite taverne, ou même une étable si le village n'avait pas les deux bâtiments précédents. Une bonne nuit de repos étant amplement méritée aprés ce qui s'était passé aujourd'hui....
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Johannes "La Flèche", Hors-la-loi
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