Voilà maintenant une semaine que Klarentza est retranchée dans un trou au milieu des égouts puant de Middenheim. Son corps l'a fait souffrir de nombreux jours, alternant entre suées, tremblements, céphalés, diarrhées et autres vomissements. C'est dans un état famélique que Klarentza se décida de sortir de sa couche à la quête de quelques subsistance. Lentement, boitillant, elle arpenta les couloirs des égouts à la recherche de nourriture, quelque chose à avaler... n'importe quoi... Au bout que quelques minutes elle trouva un chat mort, probablement perdu ou tombé, à moitié rongé par les rats. Elle n'allait pas faire la fine bouche, il lui fallait survivre, survivre coûte que coûte...
Deux jours passèrent encore, son corps retrouva des forces, elle arrivait à marcher maintenant, pouvait parcourir de plus longues distances. Elle avait même trouvé une sortie dans une ruelle sombre derrière l'échoppe d'un équarrisseur et d'un boucher. D'ici peu, avec une longue cape sombre, elle pourrait se promener en ville. Elle parvint même à chaparder un morceau de viande sans surveillance, rien de formidable mais suffisant pour reprendre encore un peu de force.
En quelques heures passées dehors elle avait appris certaines choses. Il était étonnant comme quelques heures assise sur un banc, à regarder le sol, pouvait apprendre. Il semblerait qu'un groupe d'hommes en arme fermait actuellement l’accès à un pâté de maison, il s'agissait, pour certains, d'une secte tuant des enfants, pour d’autres d'un groupe de contrebandiers ayant été découvert et enfin une troisième histoire évoquait un trésor qui aurait été découvert dans les entrailles de la montagne...

Le plus étonnant était certainement ce détachement de Sigmarites qui était arrivé en ville avec à leur tête un homme bien étrange et charismatique. De mémoire d'habitants on n'en n'avait jamais vu autant. Il paraîtrait que l’Ar-Ulric était entré dans une rage folle et avait fait doubler la garde, les faisant suivre et surveiller à longueur de temps. Il était clair pour les personnes discutant que l'Ar-Ulric ne laisserait passer un tel affront. Les uns craignaient que l'Ar-Ulric ne soit en danger, d'autres redoutaient une bataille rangée dans la ville voir même une guerre ouverte... Il paraissait même qu'un Sigmarite et un templier d'Ulric se serait entre-tué il y a peu...
"M'est avis qu'ca n'annonce rien de bon pour nous tout ça..."
"C'est encore nous qu'on va trinquer pendant qu'ils boivent tout leur saoul de vengeance..."
"N'est pas toujours chien celui que l'on entend aboyer de loin. Il est p'têt temps d'partir..."
Les nouvelles n'étaient pas bonnes, la populace s'accordait à le dire entre deux bières.
C'est au milieu de ce nid de frelons que Klarentza devait se mouvoir. On devait la rechercher, certains agents d'Ulli avait vus son visage et saurait la reconnaître aisément si ils la croisaient et ils ne manqueraient pas de lui témoigner toute le affection. Il lui fallait retrouver Olga...enfin... Peut être. Elle n'avait eu aucune nouvelle depuis a disparition soudaine, depuis la fin de sa mission... L'ancien repère était condamné...peut être le puits...Peut-être... Peut être devait-elle reformer un groupe d'adeptes... quelques vagabonds, miséreux... Elle possédait tout un attirail à tester...
Alors qu'elle rêvassait à ce qu'elle pouvait expérimenter, une colonne de gardes passa devant elle, au pas, martelant la terre, au rythme de leur bottes. Ils arboraient fièrement, au poitrail, les armes de Sigmar. Ils se dirigeaient vers le quartier fermé par les hommes d'Ulric.