[Heimlich Von Ansbach] Là où tout commença...

Middenheim est une des plus grandes villes de L'Empire mais aussi une des plus anciennes et des plus importantes sur les plans économiques, politiques et religieux (en effet Middenheim est le principal lieu de culte du dieu Ulric). Elle a le statut de cité souveraine ainsi que de nombreux privilèges au niveau impérial, statut et privilèges auxquels la famille illustre des Todbringer qui gouverne la ville est très attachée. La cité est surnommée la cité du loup blanc en hommage à Ulric, le Rocher du Coup de Poing ou encore la tour de Grungni par les nains...

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[MJ] Loec
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Message par [MJ] Loec »

Bienvenue dans l'aventure ! Entrons dans le vif du sujet : je ne sais pas quelles sont tes informations concernant la politique de Middenheim. Pour faire simple, j'ai pris le parti que tu ne connaissais aucune des grandes familles de la ville (en tant que "toi-même et joueur humain", si Heimlich entend le nom d'une maison célèbre, il le reconnaîtra sûrement mais cela m'embêterai que tu "créées" ou "apportes" des noms nouveaux) ni les rouages actuels du pouvoir (ce qui m'arrange). Tes seules connaissances sont le nom du Comte-electeur, Boris Todbringer et tes connaissances sur la religion, l'armée etc.
De plus, ne détaillant pas très exactement les circonstances de la mort de tes parents, ni ta situation au début de ton RP, je me suis permis de prendre quelques libertés.
Bonne chance et Enjoy !!
Je suppose que tu connais assez bien Middenheim pour t'offrir une carte du lieu.
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Comme tous les autres, un froid matin de Nachexen. Au dehors, la cité du Loup Blanc sortait peu à peu de sa torpeur sous le regard bienveillant des premières lueurs du jour. Marchands et commerçants dressaient leur échoppes, ouvraient leurs boutiques tandis que le flux des passants commençait à enfler, d'abord discret puis de plus en plus bruyant. A voir Middenheim ainsi, qui aurait cru qu'il y a à peine quelques mois, la vague déferlante du chaos s'était brisée contre ses murs ? Pourtant, certains signes ne trompaient pas et le plateau du Fauschlag n'était pas ressorti indemne de cet affrontement. Partout, sans-abris et désœuvrés s'abritaient tremblotants dans quelques tentes de fortune. Les rues de la ville, autrefois rayonnantes et majestueuses semblaient bien mornes malgré tous nouveaux arrivants. La police locale, surnommée Le Guet, avait bien tenté d'y faire quelque chose mais en vain. On ne pouvait décemment pas s'occuper de chacune de ces victimes, si bien que le Chancelier avec l'accord du deuxième Midden Marshall avaient décidé de laisser les choses se faire d'elle-même. Mais les nombreux réfugiés n'étaient pas les seules conséquences de la guerre. Si les imposantes portes avaient tenu les assauts répétés des canons apocalypses du Seigneur de la Fin des Temps, il n'en était pas de même pour les quatre grandes chaussées de sortie de la ville. Le Chemin Est menant à Marienburg était d'ailleurs actuellement fermé pour cause des dommages reçus, et si les trois autres itinéraires étaient encore ouverts, c'était sans nul doute grâce aux immenses racines de métal érigées par les sorciers du chaos lorsque la ville avait voulu empêcher la progression de l'armée adverse en utilisant le système d'effondrement des voies d'accès. De même, les quartiers intérieurs n'avaient pas été épargnés par le déluge magique et les tirs ennemis; L'Altmarkt dans l'Altquartier avait particulièrement souffert et d'innombrables cratères striaient encore le sol.
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C'est d'ailleurs non loin de là que se trouvait la "résidence" d'Heimlich Von Ansbach. Noble de titre, il n'en avait aucunement la réputation. C'est à peine si ses voisins n'avaient pas oublié son existence. Il était par là même plus qu'inutile de parler de la plus petite présence à la cour des Todbringer. On était bien loin du quartier de Grafsmund qui l'avait vu naître. L'invasion chaotique annoncée et entamée, nombreux avaient été les petits nobles et courtisans à être dépossédé de leur biens et de leur argent pour l'intérêt commun. Relégué dans une quelconque maison du quartier marchand, il ne lui restait en tout et pour tout qu'une vingtaine de couronne d'or. Bien peu si on comptait le pécule de départ hérité de ses parents décédés durant l'incursion chaotique dans des conditions obscures. La nouvelle avait bien entendu choqué Heimlich, suffisamment pour ne pas voir les évènements s'enchainer et en finir là. Les choses étaient allées à une vitesse remarquable, c'est à peine si le jeune noble avait sourcillé lorsqu'un détachement de soldats étaient venu pour réquisitionner son logis. Officiellement, ses parents n'avaient pas fini de payer la maison et on lui avait donc rendu l'argent qui fut immédiatement englouti par les exorbitants impôts pour la défense. Aux dernières nouvelles, la demeure était encore employée comme "Dépôt et caserne de la Défense Publique" mais le jeune homme n'avait pas eu l'occasion de repasser vérifier.

Déchu, sans renom ni monnaie, il était las de tout cela. Mais sa nature avait rapidement pris le dessus. Aucun besoin de s’apitoyer. De leur vivant, ses parents n'avaient été que de pathétiques instruments aux mains de puissances beaucoup plus importantes. Son nom ne valait rien dans les cours actuelles de Middenheim, il se chargerait donc de lui donner la valeur qui lui était du; Et ce n'est certainement pas dans un maison vide de serviteurs et sans alliés ni protecteur qu'il y arriverait. En ce jour, une nouvelle aube se levait dans l'esprit d'Heimlich. Un air de renouveau et d'ambition. Il lui fallait reprendre contact avec la haute société de la ville, malgré son isolement. Peut-être irait-il aux bains, l'occasion rêvé de rencontrer d'autres nobles dans sa situation, voir même, un grand nom si la chance lui souriait. Une autre possibilité était de passer au marché car il est de notoriété publique que l'on pouvait y apprendre toutes sortes de choses, des plus célèbres aux plus inavouées. Avec un peu de doigté, il était possible de trouver de fiables renseignements sur les rouages politiques du moment. Heimlich en profiterait sûrement pour acheter quelques bagatelles pour son déjeuner car la faim se faisait sentir au levé de son lit et on manigançait toujours mieux le ventre plein. A moins qu'il ne se décide tout simplement de frapper à la porte d'une de ses anciennes connaissances malgré l'accueil peu chaleureux qu'il risquait d'y recevoir ? Tous les choix étaient permis et il avait tout le temps devant lui. Il avait perdu le peu qu'il avait en l'espace de quelques semaines. S'il lui fallait le double pour reprendre ses biens, alors il n’hésiterait pas. Et quand bien même des années seraient nécessaires à sa montée en puissance, il continuerait à se battre.

Perdu dans ses rêves de grandeur, il fut interrompu par quelqu'un frappant à sa porte. Sa chambre étant au deuxième étage et donnant sur la rue, il put donc rapidement jeter un coup d’œil par la fenêtre. Devant son domicile, un petit homme vêtu de noir encadré par deux immenses hommes de main attendait. Qu'est-ce que cela pouvait-il bien signifier ? Il était sept heures trente du matin, un horaire peut convenable pour se présenter à sa porte ! Heimlich, encore en robe de nuit n'était d'ailleurs pas en mesure d'accueillir qui que ce soit ! Voilà quelques temps qu'il vivait seul et il s'était à présent habitué à l'absence de serviteurs pour les tâches quotidiennes mais cette absence lui revenait aujourd'hui cruellement en pleine figure...
Cependant, le nouveau venu n'avait pas l'air d'humeur commode; Il lui fallait prendre une décision rapidement.

Te voilà donc lâché dans la jungle urbaine de Middenheim. Dans mon immense magnanimité, te voilà aussi doté d'une maison modeste dont voici la description :

-Un rez-de-chaussé comportant un pièce principale avec une cheminée, un tapis de basse valeur brodé d'un canard sauvage et un fauteuil usé. Mais aussi une petite pièce à côté avec une table, une chaise en bois et un réchaud pouvant servir de cuisine.
-Un unique étage composé de ta chambre avec un lit simple (Sans blague), c'est à dire un bête sommier de bois avec matelas et drap dessus et une étagère vide et poussiéreuse. Juxtaposé à cela, une petite pièce à l'image de celle d'en bas comportant un grand bac (sorte de baignoire mais sans eau courante) et les lieux d'aisance qui se déversent directement dans les égouts par un système de canalisations.
-Bien-entendu, les objets usuels indispensables du genre serviette, bol, couverts, récipients, lampe etc. sont présents mais tu ne disposes à l'évidence pas d'eau courante et la maison paraît relativement délabrée (les joies des toiles d'araignées...) car tu n'as pas pris la peine de faire le ménage à ce que je sache :p.

Tu n'as pas pu récupérer tes affaires (du genre tenue de rechange) dans ta précédente demeure et quand à tes "connaissances", elles se limitent à quelques nobliaux sans pouvoirs ni réelle importance (mais peut-être savent-ils deux-trois trucs).
Oui, ta maison fait moisie et radin mais les autorités de la cité ont jugé que tu avais assez d'argent pour trouver mieux ou améliorer ce qu'ils te donnent. "Estime-toi déjà heureux que l'on t'offre un foyer. On a du virer des bouseux pour cela."
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Message par Apocalypsus »

Le réveil s'apparentait à une gueule de bois carabinée. Malgré le fait qu'Heimlich ne buvait que dans des occasions très particulières (et sûrement pas en ces derniers temps de disette), sa tête semblait refuser de s'arrêter de tourner. Il se remémorait sa demeure dans le magnifique quartier de Grafsmund, ses quelques domestiques éduqués et agréables. Rouvrant les yeux, le jeune noble qui n'en avait que le nom vit une araignée supplémentaire se mettre à créer sa toile. C'en était vraiment déprimant. Il avait de la chance, il avait de quoi dormir et un résidu de fortune. Bien d'autres n'avaient plus rien et c'était en cela qu'Heimlich souffrait le plus : les nobles n'avaient pas été en mesure de protéger le peuple, pis ils les avaient privé du peu qu'ils avaient. Un jour, Heimlich devrait leur rendre ce qu'ils n'avaient récupéré. Mais c'était trop tôt : avant d'aider les autres, aide toi aurait dit son défunt paternel. Cela ne l'avait cependant pas empêché de périr de façon misérable.

Heimlich se leva, incapable de se rendormir sous le coup de la douleur en sourdine dans le creux de sa tête et des rayons lumineux de l'astre solaire. Regardant par la fenêtre crasseuse les commerçants s'agiter, un espoir renaissait. La grande allée était encore craquelée de l'immonde attaque des fanatiques blasphémateurs, mais elle se remplissait d'une foule de commerçants. Heimlich savait que c'était un nouveau départ : sa famille avait assis un empire de commerce qui s'était effondré en même temps que l'invasion chaotique. Le commerce grandissait les hommes et leur offraient le pouvoir.

Réfléchissant rapidement, il paraissait clair qu'aucune cour ne veuille l'accueillir dans ces conditions : une masure délabrée et sale, une richesse personnelle inexistante... Il lui fallait bâtir un support, un piédestal de richesse, de piété ou de prestige... n'importe quoi afin de pouvoir l'élever. Repensant à nouveau à la fortune marchande que sa famille avait amassé avant le passage des impôts à un niveau frôlant la folie et l'exubérance, Heimlich décida de se rendre au marché où les commerçants se mettaient en place. Le jeune noble avait faim et peut être rencontrerait-il des interlocuteurs intéressants. Cependant un marché pouvait se révéler dangereux : Le Guet n'avait prouvé qu'incompétence depuis la fin des combats et malgré tout vingt petites couronnes pouvaient exacerber l'envie de pauvrets. Il décida donc d'en apporter deux avec lui, et posa les dix-huit autres sous la grande armoire de sa chambre après un exercice physique détestable.

Toujours en chemise de nuit, il se pencha vers sa bassine plein d'une eau peu limpide afin de procéder à ses ablutions matinales. Heimlich adorait ces ablutions qui lui permettaient de passer à un état physique passif à une certaine activité, une volonté de bouger, de se mettre en branle. Cependant, quelqu'un frappa à sa porte de façon bien importune. Heimlich n'avait pas relevé : un servant devrait bien ouvrir la porte... Aussi continua t'il ces ablutions providentielles. A nouveau, l'on frappa à la porte. Il était sept heure et demie du matin, bien tôt pour des visites. Cependant, n'ayant pas reçu grand monde depuis bien longtemps, la visite surprise suscita en lui méfiance et curiosité. Il vint attraper sa dague et descendit au rez-de-chaussée en marmonnant de façon inintelligible qu'il arrivait. Il posa sa dague sur la petite table de la cuisine à deux pas de la porte d'entrée au cas où il s'agisse d'un malandrin et entrouvrit la porte.

- Bonjour à vous Mein Herr, il est bien tôt pour rendre visite à Heimlich Von Ansbach ou quiconque d'ailleurs, puis-je vous aider en quoi que ce soit mon brave ?
Rien n'est joué tant que la bouche n'est ouverte.

Heimlich von Ansbach, Voie de la noblesse (aristocrate)
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[MJ] Loec
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Message par [MJ] Loec »

La réponse fut brutale et sans une once de politesse.

"Mon brave ? Voilà un ton fort déplacé de la part d'une personne de votre rang..."

C'était le petit homme qui avait parlé. L'air dédaigneux, il s'arrêta pour juger son interlocuteur par l'ouverture de la porte. Un raclement de gorge manifestement désapprobateur et des moins élégants vint confirmer l'impression qu'Heimlich avait de cet horripilant personnage. Le visage torturé, il était laid et son regard trouble cachait quelques reflets mesquins et fourbes. Il portait un des ces haut-de-chef à la mode, pompeux et racoleur orné d'une plume blanche. Quand à ses habits, ils étaient entièrement noirs mais l'on pouvait observer de plus près qu'ils étaient aussi brodés de fils dorés. Dans l'ensemble, il ne semblait pas outrancièrement riche, mais son attitude et ses vêtements prouvaient qu'on avait affaire à une personnage possédant plus de moyens que la moyenne et ses deux immenses gardes du corps étaient là pour le rappeler. A n'en pas douter, Heimlich se trouvait devant un de ceux à qui la guerre avait profité. Un de ces anciens pauvres, mais ambitieux qui avaient exploité les failles du pouvoir pour s'élever personnellement, remplissant les couches nobles de Middenheim par leur immonde grossièreté.

"Herr Heimlich ? Vous êtes avec nous ?"

La particule honorifique avait presque été arrachée à la bouche du nouveau venu qui continua tout de même sur le même ton.

"Je me présente, Friebald Atzwig, collecteur des impôts de Sa grandeur."Dit-il en brandissant un décret officiel attestant de son statut."Comme vous vous en doutez, nous sommes venu réclamer votre participation à l'effort collectif de reconstruction et au bon fonctionnement de la cité. Veuillez nous excusez pour le retard, nous aurions du nous en occuper fin du mois dernier mais comprenez qu'avec les derniers évènements, certains travaillent dur et la charge de travail de nous permettait pas de nous présenter à votre... demeure plus tôt."

Le fonctionnaire s'avança avec fermeté pour pousser la porte du bout de son pied, l'ouvrant ainsi en grand. Une discourtoise analyse des lieux de sa part entraîna immédiatement une grimace de dégoût sur son visage. Heimlich aurait bien pu l'en empêcher mais le regard glacial des deux colosses lui avait déconseillé de résister. Apparemment satisfait de sa supériorité, Friebald continua :

"Bien, entrons dans le vif du sujet. Pour notre soulagement, la taxe pour la défense a été levée même si je suppose qu'un noble tel que vous n'aurait eu aucun problème à la payer... Il nous reste donc la taxe indifférenciée de droit au logement d'une valeur d'une couronne d'or. La taxe pour la participation au dynamisme économique de la ville, cinquante pistoles d'argent. La taxe pour la Komission pour la santé, l'éducation et le bien-être et la taxe pour les travaux publiques et les efforts de reconstruction respectivement à quarante-cinq pistoles et une couronne. Je vous préviens aussi que vous n'aurez à payer de contribution ce mois-ci ni le mois prochain pour l'Honorable Guilde des Législateurs. Cela vous fera donc un total de deux couronnes d'or et quatre-vingt quinze pistoles payables immédiatement."

Sur ces mots, il se tût et ne bougea plus. Manifestement, il n'était pas décidé à partir tant qu'Heimlich n'aurait pas fournit la somme voulue et les deux armoires postées de chaque côté du petit homme avaient l'air de déconseiller fortement de refuser de payer ou de se défiler.
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Message par Apocalypsus »

Allons donc ! Ce nez crochu, reniflant de dédain cette face de rat vérolé... Un collecteur d'impôt ! Maudit soit sa race ! Ainsi donc ils avaient encore besoin de goulûment sucer les forces vives de son pays et de ceux qui y vivent ! Après un raclement de gorge qui marquait grandement son dédain, l'enfant de catin se mit à buter sur sa particule honorifique. Bien qu'Heimlich ne fut pas l'un des plus pieux, il regarda en l'air tout autant pour signifier au vampire pécunier l'ennui que sa présence infligeait que pour penser à Sigmar qui en tant que protecteur de l'Empire protégeait aussi son système féodal. Il y avait des lois pour garantir la sécurité, des taxes pour garantir l'agrandissement de l'Empire... mais elles n'étaient pas faites pour tous les appauvrir. Aussi, considérant que le collecteur ne venait que pour remplir des poches que trop pleines, il changea son comportement de bonhomie. Sa voix fut glaciale et méprisante, d'une politesse détachée, claquant chaque mot comme des fouets sur un lion à dompter.

- Friebald... C'est bien votre prénom ? Je crois que vous faites erreur et vous prie de vouloir vérifier vos sources. J'ai effectivement eu le plaisir d'avoir contribué à la levée de Défense et grâce à Sigmar nous avons survécu. La taxe indifférenciée de logement a déjà été réglée : ma demeure de Grafsmund a été saisie. Je me ferai un plaisir de vous restituer ce montant une fois que nous aurons procédé à la récupération dudit logement.

Il se tut, transperçant le malingre homme de son regard. Et continua son palabre d'une voix glaciale.

- La participation à l'économie locale est d'une grande importance, je vous la paierai bien entendu. Comme vous devez le savoir, la taxe pour la santé, l'éducation et le bien-être ne peut être applicable que pour les domiciles comportant au moins deux personnes, ce qui n'est actuellement pas le cas. Enfin, je me ferai un plaisir de contribuer à la reconstruction de notre belle cité. Je vous dois donc une couronne d'or et cinquante pistoles d'argent.

Alors que le roturier se croyant noble allait sûrement lui répondre (probablement une dénégation ou une sommation supplémentaire de payer), Heimlich grogna d'une voix qui se voulait dangereuse :

- Friebald, la prochaine fois que vous viendrez lever les impôts de sa Grandeur, veillez à venir à une heure où je serai en mesure de vous recevoir d'une meilleure façon. Quant à la façon dont vous vous êtes conduit face à un noble je vous prie de croire que c'est la dernière fois que vous devrez me faire affront ou je serai dans l'obligation de conduire ce litige aux oreilles de Sa Grandeur même. J'espère m'être bien fait comprendre ! Aufwiedersehen, il est grand temps de m'habiller vous me faites perdre un temps précieux, demandez une audience en avance la prochaine fois.

Heimlich posa une couronne et demie dans la bourse de velours qui pendait du ceinturon du collecteur alors qu'il parlait et referma la porte. Furieux, il partit terminer ses ablutions que le trublion avait dérangé, se changea et récupéra une couronne d'or supplémentaire pour aller au marché.
Enfoiré :p Si quoi que ce soit doit se passer entretemps, le dernier paragraphe est enlevable.
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Message par [MJ] Loec »

Test d'autorité basé sous le CHAR :
Obtenu -> 9 (réussi...)
Friebald n'était sans doute pas habitué à ce qu'on lui réponde de la sorte. Après tout, ce n'était ni un courtisan ni un noble, tout juste un manant un peu plus riche qu'un autre sans aucune éducation ni formation au monde politique. Son titre et les deux molosses qui l'accompagnaient avaient sûrement réussi à en intimider plus d'un mais pas Heimlich. Aussi le collecteur des impôts fut frappé de stupeur lorsque celui-ci lui répondit avec tant de vigueur. Une stupeur qui lui coûta la bataille de mots qu'il avait lui même entamé. La porte claqua lorsqu'il comprit qu'il venait de se faire rouler. Bien sûr avait-il raison et la loi était de son côté, il n'avait pas besoin de vérifier dans les registres pour savoir que la taxe pour la santé était applicable à tout un chacun, qu'il soit seul ou en couple. Tels étaient les décrets de la cité. De même, peu importait ces histoires de résidence au Grafsmund, les ordres étaient clairs et les écrits intraitables, Heimlich Von Ansbach n'avait pas payé son droit au logement !

Mais il était bien trop tard pour s'en rendre compte. Le noble était retourné dans son taudis crasseux et n'ouvrirait sûrement pas la porte tant qu'il serait là. De toute évidence, il ne pouvait pas non plus enfoncer la porte car les lois se retourneraient contre lui. Le seul moyen d'entrer par effraction était une autorisation officielle de perquisition. Il avait évidemment enfreint cette règle à de nombreuses reprises mais seulement pour des gens sans défense. Il possédait un pouvoir certain, mais pas celui de rivaliser dans un tribunal avec un noble authentique. Du petit bourgeois nouveau qu'il était au fils Von Ansbach, il savait qui l'on croirait. La colère lui monta aux joues et envahit bientôt tout son être. Un colère sourde et dangereuse.
Qui était ce noble déchu pour le renvoyer de la sorte ?! Il lui apprendrait le respect, il en faisait la promesse...


"Vous entendrez parler de moi Von Ansbach. Les lois de Middenheim vous rattraperont et alors, ni votre nom ni le Graf en personne ne pourront vous sauver !"

Par la fenêtre, Hemlich vit l'importun claquer des talons avant de s'en aller furieux, à la recherche de quelques nouvelles victimes à dépouiller. Il était certain que Friebald n'abandonnerait pas aussi vite, mais il y avait chose plus importante à faire ce matin. Cette fois-ci habillé et propre sur lui, il partit donc en direction du marché.
Jet Caché.
Malgré ses habits pompeux et son air distingué, Heimlich ne rencontra aucun problème à accéder aux lieux de chalandage. Pas qu'il ait fait des efforts particuliers pour se fondre dans la foule mais peut-être était-ce un mauvais jour pour les voleurs à la tir et autres voyous. C'est donc à loisir qu'il put observer les différents étalages et personnalités qui se pressaient autour de lui. Venir ici ne lui avait pas pris longtemps, il était huit heures moins quelques minutes. Déjà les poissonniers braillaient les vertus de leur produits tout juste pêchés tandis que fromagers et marchands de légumes faisaient déguster à loisirs de petites portions de leurs stand.
Image
Test d’observation basé sous l'INT :
Obtenu -> 17 (raté)
Parmi la masse, Heimlich ne put distinguer aucun noble notoire ou autre personne de pouvoir. Partout paysans, artisans et métiers de basse classe...
Qu'elle était donc sa stratégie maintenant ? Continuerait-il à chercher ?
Il venait à peine d'arriver et possédait donc plusieurs heures devant lui. Peut-être devrait-il aller fouiller du côté des rares marchands de viandes (la plupart du temps séchée) ou encore chez un armurier. Ces échoppes plus raffinées attiraient régulièrement une clientèle plus aisée que la moyenne. Tout en réfléchissant à ses prochaines actions, le ventre du jeune homme gargouilla.
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Message par Apocalypsus »

La vicieuse sangsue d'or s'en était allée. Pendant un moment, Heimlich crut qu'il serait rentré dans son jeu... Ainsi donc, le vérolé, le pesteux collecteur s'en fut. Cependant sa menace ne tombait pas dans l'oreille d'un sourd et bien que le jeune noble ne fut pas déçu de trop par sa réaction, il n'en était pas moins ennuyé de commencer sa journée par un nouvel ennemi. Peut être un jour ferait-il preuve de patience et irait réparer le dégât soumis. Qu'en aurait pensé Sigmar ? Au fond, Heimlich se doutait que le Dieu aurait réagi comme lui. Peut être aurait-il tué le tire-bourse légal... mais Sigmar était un Dieu et Heimlich... un simple humain. L'affaire étant close et après ses merveilleuses ablutions matinales enfin terminées et ce sans dérangement d'aucun percepteur, Heimlich put partir au marché comme il le prévoyait.

Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était aventuré dehors, il fallait l'avouer peut être même qu'il n'était même pas sorti (sauf pour manger et encore, il avait chargé les gueux qui trainaient près des portes de lui ramener du pain) depuis l'incursion des fanatiques blasphémateurs. Heimlich ne fut pas déçu, tout s'était transformé en vie, trafic, passage. Le marché sentait les légumes qui avaient grandis sous le soleil et sous le coup d'oeil expert des serfs, le fromage à l'odeur grasse parfumait aussi le passage un peu plus loin, preuve que le bétail avait pu se régaler. Les choses allaient apparemment de mieux en mieux en Middenheim et ce n'était pas pour lui déplaire.

Après un moment d'hésitation, il tourna à droite tout en continuant à observer tel un enfant redécouvrant sa cité. Heimlich aimait Middenheim et la ville le lui rendait dans ce genre de moments. Cependant, pas de visage particulier en vue... Son ventre se mit alors à grouiller. Gêné, le noble tourna la tête de gauche à droite dans le but de vérifier si quelqu'un avait aperçu ce petit moment de faiblesse et se mit en quête de quelque chose de sucré : un fruit ou une pâtisserie. Dans le même temps, il fit de son mieux pour entendre ce qu'il se disait dans les rues, apprendre ce qu'il se tramait dans la classe basse pouvait toujours être utile. Et si par une chance étrange Heimlich rencontrait ou voyait quelqu'un de familier (un noble de surcroit), il pourrait reprendre des liens qui pourraient devenir alliance. Alors il évoluerait.
Rien n'est joué tant que la bouche n'est ouverte.

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Message par [MJ] Loec »

Le doux brouhaha du marché pour unique compagnon, il erra ainsi d'étalage en étalage. Par ici, une modeste marchande de fleurs et par-là un bourru changeur de monnaie. Tout était enclin à l'émerveillement. Bien entendu, les devantures étaient encore maigres en produits mais petit à petit, la ville reprenait son ancien et joyeux formica. C'est en passant devant un cirque ambulant qu'il acheta une pâtisserie au sucre. Après l'histoire de ce matin, il n'était pas à trois sous près. Repu pour le moment, il continua donc son enquête.

Jet caché.


Mais au bout d'une heure de recherche infructueuse, il se demanda si sa méthode était la bonne. De tout ce qu'il avait pu entendre, il n'était question que de futilités sur le prix du beurre, de la pénurie en cuir de daim et de bien d'autres tracas concernant les basses classes. Ranald se moquait-il de lui ? Quoiqu'il en soit, il ne trouvait pas plus de renseignements utiles que de nobles en vadrouille. Il avait bien vu passer une voiture mais celle-ci avait disparu aussi rapidement qu'elle était apparue. De plus, à en juger par sa décoration extérieure, ce n'était sans doute qu'un messager sans importance ou un fonctionnaire de bas étage.
Il est 9 heures, je me permet de relancer le jet de dès précédent. Si tu voulais faire autre chose, préviens moi.
Ne trouvant pas d'autres solutions, Heimlich se décida tout de même à persister dans ses recherches. Après tout, cela ne faisait qu'une petite heure qu'il se trouvait là et sa qualité de noble ne favorisait sans doute pas les épanchements inutiles dans son entourage le plus proche. Toutefois la chance lui sourit un peu plus lorsque ces brides de discussion lui parvinrent aux oreilles :

"Tu as entendu...La guilde de la main d'argent...moyen de se faire beaucoup de pognon..."

C'était un jeune homme qui avait parlé. De physique plutôt quelconque, dissimulé dans un recoin obscur du marché, il s'adressait à un vieux nain aux traits marqués par les âges et à la pilosité aussi imposante que vieillissante, tirant presque sur le blanc. Manifestement très intéressé par ces informations, l'âgé barbu ne perdait pas une miette de la conversation qui se termina somme toute assez rapidement. Puis, comme si de rien était, l'un comme l'autre partirent de leur côté, laissant derrière eux tout signe pouvant faire croire qu'ils se connaissaient. La situation était plutôt intrigante et non sans éveiller quelques soupçons dans l'esprit d'Heimlich. Pourtant, cela le concernait-il réellement ? Il lui était nécessaire de renflouer les caisses familiales, mais cela imputait-il de tremper dans les affaires plus ou moins louches du bas peuple ? Il fallait qu'il choisisse; Suivre un des deux étranges compères ou à continuer ses recherches. Au jugé, le nain était parti vers le Grand Parc tandis que le jeunot se dirigeait vers la Porte Sud. Le noble allait se décider lorsqu'il fut interrompu par une marchande.

"Vous cherchez quelqu'chose monseigneur ?"

Le ton était aimable et la voix fluette. Un rapide coup d’œil apprit au jeune Von Ansbach qu'il s'agissait de la tout aussi jeune tenancière de l'étal de fruits et légumes qui se trouvait non loin de lui. L'idée lui prit bien d’entamer la conversation, surtout avec une fille aussi jolie, mais avait-il vraiment du temps à perdre ?
Oserez-vous vous aventurer dans les Bois sauvages de Loren ?

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Apocalypsus
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Re: [Heimlich Von Ansbach] Là où tout commença...

Message par Apocalypsus »

Ah ! L'ambiance bon enfant, les enfants qui couraient en dehors des jupes de leurs mères, elles qui conversaient longuement sur la qualité supposée des produits frais qui ornaient les étals divers. Certes, la pénurie se faisait encore sentir : les variétés et genres de produits ne suffisaient pas, tout autant que la qualité. Mais quelques jours auparavant, nul n'aurait pu prétendre avoir un arrivage aussi massif... et cela réjouissait le coeur d'Heimlich. Middenheim se remettait lentement de sa blessure. Le gout de la pâtisserie au sucre qu'il acheta à un équilibriste d'un niveau acceptable lui rappela un baume. Rien de mieux que de commencer une journée ainsi, en oubliant la sangsue orifère.

Prêtant l'oreille aux différentes occupations et préoccupations du petit peuple, Heimlich de nombreuses choses qui paraissaient inutiles de prime abord : prix du beurre élevé, pénurie en cuir de daim ou encore la jeunesse qui perdait ses valeurs. Les cloches sonnèrent neuf heures, le milieu de la matinée s'entamait. Après cette merveilleuse promenade, Heimlich envisagea son retour à sa maisonnée quant il entendit en sourdine un nain et un humain dans une discrète conversation :

"Tu as entendu...La guilde de la main d'argent...moyen de se faire beaucoup de pognon..."

Diantre ! De l'argent... Beaucoup d'argent ? Un moyen de revenir plus vite à la Cour ? Cependant, "l'argent facile est source d'ennuis" aurait dit son père. De même, cette main d'argent pourrait être un résidu, un foyer chaotique ! Heimlich ne connaissait pas la question aussi bien que les répurgateurs mais il ressentit un frisson d'excitation. S'il s'agissait d'une guilde interdite, il pourrait rapidement gagner en prestige au lieu de gagner en argent sonnant et trébuchant. Souriant, il se mit à suivre de loin le petit homme qui semblait partir vers le Grand Parc, faisant mine de s'intéresser aux devantures. Une sympathique gueuse vint à lui :

"Vous cherchez quelqu'chose monseigneur ?"

" Bonjour à toi belle demoiselle, je te remercie de te préoccuper de moi. J'ai trouvé le bonheur et je t'en remercie. Je reviendrai tout à l'heure car je suis bien à la recherche de quelque chose, je regrette je dois m'en aller, j'ai une course urgente à expédier. A toute à l'heure."

Il lui fit une courbette dans le but de lui témoigner un respect dont elle n'avait eu guère le droit dû à sa misérable condition et resta concentré sur la silhouette du nain qui s'éloignait.
Je reste environ à 50-70 mètres de lui et fait mine de m'intéresser à autre chose s'il devait se retourner ou ne serait-ce que légèrement tourner la tête
Rien n'est joué tant que la bouche n'est ouverte.

Heimlich von Ansbach, Voie de la noblesse (aristocrate)
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[MJ] Loec
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Re: [Heimlich Von Ansbach] Là où tout commença...

Message par [MJ] Loec »

J'ai effacé tout mon premier post après une mauvaise manip' (ça m'apprendra) mais excuse-moi si le second post n'est pas aussi conséquent ni de si bonne qualité (les résultats des dès ne sont peut-être pas exactement le mêmes mais les conséquences sont identiques). Sinon, je vois que tu as retrouvé ton ancien nom. La raison ? Si cela n'est pas indiscret ^^.
Test de filature (sous l'HAB) :
Obtenu -> 1 (réussite critique).
Hemlich parvint à suivre sans mal le nain durant les premières minutes de la filature ce qui l’amena rapidement à sortir de la place marchande. Après un rude slalom entre les différents étals et badauds, c'est confiant que le noble s'engagea dans le dédale obscure des rues de Middenheim. Toutefois et malgré sa connaissance avancée de la ville, la poursuite le fit traverser de nombreux endroits qu'il ne connaissait pas, jusqu'à ce qu'il soit complètement perdu. Le rythme de marche ne lui permettait pas de prendre une pause. Son regard rivé sur la cible pour ne pas la perdre, il en profita pour remarquer une longue mais ancienne estafilade qui barrait son œil droit.
Image
La poursuite était facile mais les repères étaient difficiles à prendre.

Jet caché.


Au jugé, Heimlich estima s'être dirigé vers le nord du quartier marchand. Le Grand parc ne devait pas se trouver bien loin. De plus, les nombreux commerces qu'il avait croisé en chemin confirmait qu'il n'était pas sorti du District.
Mais contrairement à ce que l'on aurait pu penser, c'est lorsque le nain ralentit son allure que les choses devinrent plus compliquées. En effet, celui-ci avançait désormais avec prudence, presque méfiance. C'était évident qu'il ne se sentait pas en sécurité et cela ne le rendait que plus suspect.

Test de détection du nain (sous l'INT) :
Obtenu -> 16 (raté).
Mais heureusement pour notre noble déchu, le curieux personnage qu'il suivait ne sembla pas le remarquer. Bien sûr, la possibilité que le blanc barbu cache son jeu était à envisager mais si tel était le cas, il n'en montrait rien.
L'étrange chasse se poursuivit donc sur quelques ruelles sans nom lorsque soudainement, le nain disparut à la faveur d'une intersection trompeuse cachée dans l'ombre.

Test d'HAB opposé :
Heimlich obtient -> 18 (neuf degré d'échec)
Nain obtient -> 13 (trois degré d'échec)

Le nain l'emporte sur Heimlich.
Peut-être était-ce la relative facilité qui avait adoucit Heimlich, lui faisant baisser sa garde. Quoiqu'il en soit, il courut immédiatement à la poursuite du nain dans cette étroite artère peu engageante. Mais il était déjà trop tard et la seule présence restante était un chat noir qui miaula de mécontentement à l'apparition soudaine du Von Ansbach avant de s'enfuir promptement.
Test de détection d'Heimlich (sous INT) :
Obtenu -> 14 (raté)
Heimlich pensa évidement à quelque passage dérobé ou autre mécanisme secret pouvant expliquer cette disparition brutale mais ses recherches ne lui apprirent rien. C'était une sombre venelle comme il y en avait des milliers dans la cité du Loup Blanc. En bref, tout ce qu'il y avait de plus banal et la seule chose qui lui restait à faire était de maudire sa malchance. Un rapide regard au ciel lui apprit que l'heure de fin du marché approchait. Avec le manque de produits et les récents bouleversements, les marchands remballaient plus vite boutique et il ne restait presque plus personne une fois midi passé. Peut-être devrait-il retrouver cette jeune femme qui l'avait interpelé plus tôt, ou demanderait-il des informations à un passant sur cette guilde de la main d'argent ?
Un post avec beaucoup de lancé de dès ^^. Tu peux décider de retourner au marché ce qui te prendra plus ou moins de temps en fonction de ton sens de l'orientation (nous sommes aux alentours de 10-11 heures) mais ce n'est en aucun cas une obligation. Hormis la ruelle dans laquelle tu te trouves, les rues sont plutôt engageantes, ce sont de simples successions de commerces et de maisons d'habitats et les passants sont donc fréquents. Tu peux rentrer dans un magasin ou parler à quelqu'un dans la mesure du logique.
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Heimlich Von Ansbach
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Re: [Heimlich Von Ansbach] Là où tout commença...

Message par Heimlich Von Ansbach »

Après avoir salué la jeune femme, Heimlich se mit à suivre discrètement le petit homme qui s'en allait vers le Nord. Le Nain s'en allait d'un pas lent aussi, Heimlich n'eut aucune difficulté à le suivre avec prudence. S'il se retournait ou faisait mine d'avoir un très léger champ de vision, Heimlich faisait mine de faire le marché ou encore de nettoyer une saleté de sa chausse. La filature se passait bien. Le petit homme devint plus prudent, plus méfiant et du coin de l'oeil, Heimlich vit que le nain portait une longue balafre sur son visage qui ne datait pas d'hier. Bien que suivre un petit homme pataud n'avait rien de bien compliqué, se localiser se révélait d'une autre difficulté. Il avait fait plein nord depuis le marché, qui bien entendu se tenait dans les quartiers marchands... le grand parc devait se trouver encore un peu au Nord. Cependant, à quelle distance ? Ici les ruelles sembaient tout identiques. Heimlich commençait à se sentir mal à l'aise. Se baissant pour vérifier que sa dague se trouvait bien à sa ceinture, Heimlich remonta la tête pour constater que... stupeur ! le nain avait disparu ! Le noble ne laissa pas sa condition sociale lui dicter sa vitesse, il se mit à courir et prit la ruelle à droite pour comprendre qu'il s'était fait avoir. Une entrée secrète ou quelque chose dans le même ton devait se trouver ici. Il se mit brièvement en recherche de ladite porte avant de perdre patience et de pester : c'était peine perdue. Le chant d'un coq lointain le ramena à la raison : la fin de marché était proche et il avait encore quelques choses à faire.

Sa maison tombait en ruine et il était hors de question qu'il s'en occupât lui même (sauf si quelque chose venait à pourrir chez lui ou que le délabrement le mette en danger). La jeune et avenante femme pourrait peut être lui conseiller un jeune homme bien éduqué et si cela ne se trouvait plus au moins un jeune homme à éduquer... Cela était à voir...
désolé c'est plus ou moins court dans le sens ou l'intéraction entre personnage n'est pas sur ce post ^^
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