Rien que pour vos Dieux

Middenheim est une des plus grandes villes de L'Empire mais aussi une des plus anciennes et des plus importantes sur les plans économiques, politiques et religieux (en effet Middenheim est le principal lieu de culte du dieu Ulric). Elle a le statut de cité souveraine ainsi que de nombreux privilèges au niveau impérial, statut et privilèges auxquels la famille illustre des Todbringer qui gouverne la ville est très attachée. La cité est surnommée la cité du loup blanc en hommage à Ulric, le Rocher du Coup de Poing ou encore la tour de Grungni par les nains...

Modérateur : Equipe MJ

Avatar du membre
[MJ] Malal
PJ
Messages : 117

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par [MJ] Malal »

Les yeux du guerrier glissèrent sur le médaillon. Il le scruta d'un œil attentif sans le prendre dans ses mains.

Image
Vous prétendez que votre défunte mère... Enfin si c'est bien ce que vous entendez par "disparue", vous a offert ce... médaillon... Et que votre mère appartenait à un culte... Et je suppose... au son de votre voix, que ce culte n'est pas celui d'Ulric ou de Shallya....

L'homme se redressa sur sa chaise, les yeux braqués sur Klarentza. Il était clair qu'il allait falloir lui expliquer bon nombre de détails pour ne serait-ce que commencer à le convaincre. Il attendait des réponses. d'un geste, sans quitter la tisseruine des yeux, il commanda deux bières. La soirée semblait être parti pour durer et il était clair qu'il ne laisserait pas notre héroïne tranquille sans être certain de celle qu'il avait en face de lui.
Image
Cela n'explique pas comment une femme telle que vous a pu avoir vent de la venue de notre défenseur de Sigmar, et encore moins de l'objet de sa venue....
JET d'INT
1d20+0
7+0 = 7
réussi
La façon de prononcer ces derniers mots ne laissaient guère plus de doute sur la relation entre les deux hommes. Ils étaient imprégnés d'un profond mépris et de colère maîtrisée.

D'un geste lent, sans agressivité, il sortit sa dague et retourna le médaillon pour voir ce qu'il y avait derrière. il le fit trois ou quatre fois avant de rengainer sa lame et de braquer, à nouveau, ses yeux de jade dans ceux de Klarentza.
" Les ennemis de mes ennemis sont mes amis "

"Parfois un fier guerrier se voue à Malal, et toutes les puissances du Chaos tremblent, car le rire du Dieu Banni emplit l'immensité de son tombeau cosmique…"

Avatar du membre
Klarentza
Messages : 76

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par Klarentza »

Les deux pintes de bière arrivèrent prestement sur leur table, ce qui fournit une diversion bienvenu à Klarentza qui détourna le regard.

De la bière et des questions. La tisseruine connaissait bien cette formule pour l'avoir employée moultes fois au cours des missions dont Olga l'avait chargée. La jeune fille pouvait-elle se permettre de boire cette choppe sans risquer de perdre ses moyens ? Elle calcula que oui, car elle venait d'avaler son repas, ce qui diminuait les effets de la boisson. Elle décida donc d'y plonger le bout de ses lèvres, songeant à ce qu'elle devait révéler ou garder secret. Croisant à nouveau le regard de l'homme, elle poussa un soupir de lassitude. Cette fois-ci, on lui avait assigné une mission suicide, aussi la jeune fille prit-elle la décision de vider son sac. Du moins en parti.
- Je crois que c'est un test, fini t'elle par déclarer en faisant tourner sa choppe entre ses mains. A moins que ce ne soit une excuse pour se débarasser de moi, ajouta la tisseruine d'un ton songeur. Enfin, toujours est-il qu'Olga (ma mère) m'a chargée de me renseigner sur un certain Chris Van Allsberg, un sigmarite qui en voudrait à notre communauté.


Le visage du loup sembla s'allonger, faisant ressortir la cicatrice sur son visage. Elle était fraichement acquise et la malédictor se demandait comment il l'avait acquise. Si elle l'avait osé, elle lui aurait demander de l'examiner. Cependant, l'homme l'effrayait quelques peu avec son armure de métal car la jeune fille n'avait jamais rencontré de véritable homme d'armes. Usuellement, elle n'avait à faire qu'à des trancheurs de gorges qui avaient réussi à se dégoter un gourdin ou une épée rouillée. Cette fois-ci, il s'agissait d'un véritable soldat, ce qui changeait bien des choses. L'espace d'un instant, elle eût envie de lui demander s'il avait combattu durant la tempête du chaos, mais elle se ravisa bien vite pour reprendre le cours du sujet qui les intéressait tous deux.
- Nous sommes une communauté des bas quartiers qui tente tant bien que mal de se serrer les coudes. Je connais un peu la médecine, et quant à Olga, je ne sais pas vraiment grand chose de son passé. Mais tout cela doit vous sembler confus. Alors autant commencer par le commencement.


Sur ces paroles, la tisseruine prit une minuscule gorgé de sa boisson - car la nuit promettait d'être longue. Elle lui raconta donc son histoire par le menu, la retraçant en omettant toute allusions Nurgle. La chirurgienne expliqua donc que voilà dix-sept années, elle était née par une nuit de double lune dans un petit patelin de l'Empire, que sa mère naturelle était morte en couche, qu'elle avait été élevée par son père Willhem, qu'il lui avait apprit la lecture, la médecine ainsi que les rudiements du combat. Elle narra ensuite comment un certain Patrick de Montval qui lui avait offert un poste à Middenheim et comment elle avait fini par accepté après qu'une épidémie ait ravagé la clinique ainsi que son défunt papa. Bien entendu, toute personne rompue aux manoeuvres du chaos ne peut que reconnaître ici la manière d'opérer des adeptes de Nurgle. Mais sur ce point particulier, la jeune malédictor affichait une naïveté que son jeune age ne suffisait pas à expliquer. Sans doute, refusait-elle de croire que la loge qui l'avait accueillit était à l'origine de tous ses malheurs, qu'elle l'avait manipulée depuis sa plus tendre enfance - et continuait à la manipuler depuis.

En face d'elle, l'homme se tenait coit, écoutant son récit sans l'interrompre. Sa cicatrice au visage semblait vaciller sous les flammes projetées par la cheminée, elle fascinait Klarentza qui avait parfois du mal à en détacher son regard. La cultiste cru percevoir que son interlocuteur commençait à se détendre - mais peut-être n'était-ce qu'une impression. Aussi, poursuivit-elle en lui narrant comment elle était passée sous la houlette d'Olga qui avait été une mère pour elle, qui l'avait défendue contre ses congénères jaloux de sa jeunesse et de sa bonne santé, mais surtout qui lui avait laissé un accès à sa bibliothèque privée. Elle lui parla de Mickaïl, le portier à l'efficacité sans failles ; de la Pitié-Démunie, cette lèproserie reconvertie en hôpital de la dernière chance. Elle lui parla aussi de son intervention au grand parc, comment-elle avait évité une horrible mutation à un aveugle qui avait fini par se prendre d'affection pour elle, comment elle avait tenté de soigner autant de personnes que possible un tout en distribuant un peu d'eau soit-disant magique afin de ne pas décevoir ceux pour lesquels elle ne pouvait rien. Lorsque l'on écoutait son récit, on ne pouvait s'empêcher de remarquer qu'avec son portier, sa bibliothèque et même son hôpital, la communauté qui avait recueilli Klarentza était pour le moins florissant et bien organisée. Mais il n'était nullement possible d'en conclure qu'elle était liée au chaos ni à Nurgle, bien que cela fusse plus que probable

Finalement, la chirurgienne narra les exécutions ainsi que les bûchers publiques qui suivirent l'épidémie du grand parc. Elle insista sur ce gamin qui pleurait devant sa mère que l'on brûlait vive, en faisant tous deux des membres de sa communauté qu'elle avait déjà croisés sans réellement les connaître. Elle expliqua que depuis, on l'envoyait parfois effectuer une mission de reconnaissance, délivrer un message ou récupérer un objet. Mais que la dernière fois qu'elle était retournée dans leurs quartiers, ceux-ci étaient vides à l'exception de sa mère qui l'avait chargée, bien à contre-coeur, de se renseigner sur le sigmarite qui en aurait après leur petite communauté. La tisseruine conclut qu'elle ne savait trop que penser de cette dernière tache - ce qui n'était que trop vrai. Pour finir, elle lui expliqua qu'elle devait savoir si sa famille d'adoption était ou non liée au chaos et si ce sigmarite était digne de confiance ou s'il allait tous les livrer au bucher sans autre forme de procès.

Au fait, je me nomme Klarentza Wesforden, ajouta distraitement la malédictor. Tandis que son regard croisait celui de son interlocuteur, une fois de plus elle ne put empêcher ses yeux de glisser vers la cicatrice qu'il portait au front. Elle détourna bien vite le visage, consciente d'avoir été impolie.
S'il lui en laisse l'opportunité, Klarentza proposera à l'homme d'examiner sa cicatrice. Pour ce faire, elle utilisera son talent de divination (plaies et cicatrices) pour en déterminer l'origine. Si cela ne donne rien, elle se contentera de ses talents de médecin
Modifié en dernier par [MJ] Malal le 12 févr. 2016, 11:42, modifié 1 fois.
Raison : +6= 30 XP
[Fiche] Klarentza - Sorcière de Nurgle
Profil: For 8 | End 10 | Hab 10 | Cha 7 | Int 9 | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | MAG 11 | NA 1 | PV 70/70

Avatar du membre
[MJ] Malal
PJ
Messages : 117

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par [MJ] Malal »

L'auberge s'était vidée discrètement, certains étaient partis dès l'arrivée de l'homme, d'autres trop occupés à boire et jouer n'avaient pas remarqué sa présence tout de suite. Mais à présent, nos deux tourtereaux étaient seuls, en tête à tête. Seul subsistait l'aubergiste, derrière son comptoir de bois, qui , tout en mangeant un repas frugal, observait d'un œil inquiet la scène.

L'homme écoutait avec attention l'histoire de Klarentza. Soit la petite était d'une naïveté à faire peur, soit celle-ci se foutait littéralement de lui.

Il était bien évidemment au courant des événements dans le quartier des "gueules cassées" comme ils aimaient à l'appeler entre eux. Aucune enquête n'avait été menée, ils avaient reçu l'ordre de faire arrêter toutes les personnes suspectes et de les interroger, pour les contaminés (ou ceux pour qui un doute subsistait) l'ordre était d'éliminer toute menace d'épidémie.

Et là, Ulric avait exaucé ses prières , celle qui se tenait devant lui avait, s'il avait bien compris son histoire, certainement répandu la maladie. La petite n'avait-elle réellement aucune idée de ce qu'elle faisait ou bien jouait-elle un jeu dangereux, comme un chat entre les pattes d'un loup?

Le Loup allait montrer un peu les crocs.
Image


Je vois bien de quels événements vous voulez parler. J'ai moi-même participé activement à l'épuration de la zone. La zone était infectée, la maladie rongeait ces hommes, ces femmes et ces enfants.
Middenheim a déjà connu, comme vous le savez, une grave épidémie. Aussi prenons nous toutes les mesures pour que cela ne se reproduise pas. Surtout lorsque cette épidémie ne correspond à rien de ce que nous avons l'habitude de rencontrer. Cela n'est pas un travail toujours plaisant, mais il est nécessaire.

*L'homme prit une gorgée de bière*

Votre communauté apportait donc de l'aide à ces pauvres personnes... Voilà une bien noble tache surtout lorsque l'on sait à quel point cette maladie pouvait être contagieuse et rare.
Un ange passa.


Ce Sigmarite est il digne de confiance?

L'homme se forca à rire, d'un rire lourd et pesant. Ses paroles claquèrent comme le métal d'une hache sur une armure.
Image
Aucun Sigmarite n'est digne de confiance!
Ne touchez pas un mot de ce que vous venez de me dire à ce scélérat... Il vous vendrait comme un simple morceau de viande. Restez avec moi, je me chargerai de vous accompagner pour cette rencontre. Laissez moi faire, vous aurez vos réponses...
L'homme appela l'aubergiste.
Image
Va dire à l'un de mes hommes dehors, celui avec la cape bleue, d'aller me chercher une tenue d'initiée et de me la rapporter. Qu'il laisse les autres à leur place pour cette nuit.
L'or passa d'une main à l'autre.
Image
Tu vas rester avec moi cette nuit.
L'homme refuse de te montrer sa cicatrice mais:
Analyse de la cicatrice:
La cicatrice n'est pas régulière, la peau semble arrachée, griffée, pas tranchée nette comme avec une lame. La cicatrice semble fraiche, trois quatre jours maximum, elle n'est pas encore guérie tout à fait.
" Les ennemis de mes ennemis sont mes amis "

"Parfois un fier guerrier se voue à Malal, et toutes les puissances du Chaos tremblent, car le rire du Dieu Banni emplit l'immensité de son tombeau cosmique…"

Avatar du membre
Klarentza
Messages : 76

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par Klarentza »

Tandis que le loup d'Ulric parlait, la malédictor examina brièvement la cicatrice qu'il portait au front. L'entaille semblait profonde, et irrégulière, comme arrachée ou griffée. Peut-être l'oeuvre d'un animal sauvage ?
- Tu vas rester avec moi cette nuit, conclut-il.
- Parfait, répondit la Tisseruine. Cela me permettra de vous surveiller au cas où vous décideriez de me fausser compagnie. Les hommes armés qui se trouvaient tout autour de l'auberge avaient réussi à démolir ce qui lui restait de son plan. Elle avait donc décidé de ne pas trop planifier la suite des évènements, se faufilant comme elle le pourrait entre les fanatiques d'Ulric, de Sigmar, de Nurgle ainsi que d'éventuels traitres en tous poils.


Décidant que c'en était assez pour ce soir, elle termina sa choppe de bière d'un trait, manquant d'avaler de travers. Puis elle se dirigea vers le dortoir commun sans un mot. L'homme la suivit. Elle se fit la remarque qu'il aurait pu lui décliner son identité ou au moins lui donner un nom afin qu'elle sache comment le nommer. Le choses étant ce qu'elles sont, elle décida de le nommer le loup à la cicatrice ou plus simplement le loup, sobriquet qui lui convenait à la perfection. La jeune fille se rendait compte qu'elle n'aurait pas dû finir sa choppe de bière car la tête commençait à lui tourner. Heureusement, elle avait déjà atteint une couchette. Voyant que le loup l'avait suivit, elle lui lança à tout hasard qu'elle pouvait examiner sa cicatrice s'il le souhaitait. Sans grande surprise, elle constata que le soldat d'Ulric conservait le silence devant sa proposition. Aussi Klarentza décida t'elle tout simplement de se coucher, otant ses chausses avant de s'allonger sur la couchette de bois pour rabattre la couverture sur son frêle petit corps.

Cette nuit là, comme à son accoutumée, Klarentza fit des rêves étranges. Mais cette fois-ci ils furent ne furent ni troublants, ni malsains mais simplement confus. A posteriori, la tisseruine se fit la remarque qu'il leur manquait cette saveur grotesque de chaos qui les caractérisait usuellement. Au lieu d'une corruption, le rêve semblait suggérer une métamorphose. Elle se demanda si c'était un signe. Etait-elle en train de se métamorphoser ? Ou était-ce complètement autre chose ?
Tu cours, au ras du sol, de manière agile, ta respiration est haletante. Les herbes fraîches te fouettent le visage, le vent court dans ton pelage et la sueur ruisselle le long de tes pattes. Derrière toi tu entends des halètements, il est proche, très proche, tu peux sentir son souffle chaud. Virage à gauche, virage à droite, tu n'arrives pas à le semer. Tu sens presque ses crocs dans ton échine.
Tu arrives à t'éloigner un peu quand au détour d'un arbre, tu te trouve face à face avec une bête au faciès d'aigle. Le Griffon t'observe et son cri résonne dans la forêt.

Flash fugace: Autre sensation ,tu es beaucoup plus petite, tu renifles partout. Course dans les galeries, ouverture, étoiles, Peur. Course dans les ruelles, bruit de pattes derrière, demi tour, gueule ouverte, crocs acérés, défense, coup de griffe, fuite.
Odeur puissante, pierres, vol de corbeaux , puanteur,cris, putréfaction, loup agonisant gueule ouverte devenant autre chose. Sa queue s'allonge, ses poils tombent, son museau s'affine....

Retour entre le griffon et le loup... réveil.
Ouvrant les yeux, la jeune fille contempla ses mains, s'attendant à les voir garnies de griffes, de serres ou de crocs. Mais non. Elle était de retour à la réalité. Se glissant au bas de son lit, elle se rendit jusqu'au baquet d'eau de la salle commune pour se raffraichir le visage. Glissant un regard en coin à l'homme d'arme, elle ne put distinguer son visage dans l'obscurité. Aussi décida t'elle de l'ignorer. Après tout, elle avait réussi à lui servir une histoire plausible a défaut d'être probable. Cela lui avait permit non seulement de gagner du temps mais aussi et surtout de se rendre compte qu'elle avait affaire à plus gros gibier qu'elle ne le pensait. Avant de réellement pouvoir agir, il lui fallait savoir de quoi il retournait pour le sigmarite.

Retournant se coucher, elle se rendit compte que la veille, elle avait négligé ses exercices du soir. Aussi se mit elle en devoir de réciter mentalement l'alphabet des runes du chaos qu'elle maîtrisait à présent à la perfection mais qui constituait en quelques sortes une mise en condition. Une fois cette première étape achevée, la tisseruine se mit à projeter son esprit alentour, tatant la taverne ainsi que ses occupants, tentant d'en deviner la substance aetherique. Mais une fois de plus, elle se rendit compte que son troisième oeil était bien loin d'être suffisament développé car il ne captait que la puissance grondante d'Azyr loin au dessus d'elle. Pour la tisseruine, ce flux était si puissant qu'il en occultait tous les autres. Subitement, une sorte de flash frappa son esprit, et l'apprentie magicienne relacha sa concentration pour revenir à la réalité. Son coeur battait à la chamade tandis que son rêve de tout à l'heure lui revenait en mémoire, un loup se métamorphosant en autre chose.

Sentant qu'elle ne parviendrait plus à dormir, la jeune fille décida de commencer sa journée un peu plus tôt que d'habitude. Elle ouvrit la porte du dortoir pour trouver ses vêtements habituels soigneusement pliés contre le mur. S'approchant d'eux, Klarentza ne put s'empêcher de grimacer en plissant du nez: ses vêtements empestaient la lavande. Elle les prit du bout des doigts et se rendit dans la salle commune. Se glissant derrière une tenture, elle se mit en devoir de s'en revêtir, se consolant à l'idée que l'odeur finirait bien par disparaître avec le temps et que cela renfoncerait son air d'innocente jeune fille.

Retournant dans le dortoir, elle ramassa la tenue que l'aubergiste lui avait prêtée ainsi que sa besace dont elle passa lanière en bandouillère. Elle se dirigea alors vers les cuisines où l'augergiste était déjà en train de préparer le petit déjeuner. Une odeur alléchante de cuisson arriva jusqu'aux narines de la malédictor, mais celle ci avait autre chose en tête. S'adressant au tenancier, elle lui montra les vêtements qu'il lui avait prêté en ajoutant qu'elle le remerciait pour sa gentillesse. Après un court silence, elle expliqua qu'ils étaient tous la pour attendre un homme et que lorsqu'il arriverait, cela risquerait de faire du grabuge. Elle se saisit alors d'un poivrier vide qu'elle remplit à moitié d'eau. Le posant sur le plan de travail de la cuisine, elle lui adjoignit trois gouttes d'une fiole qu'elle venait d'extraire de sa besace. S'emparant alors d'une cuillère, elle en utilisa le dos afin d'en remuer sa décoction.
- C'est un produit que j'utilise parfois pour endormir mes patients. Trois gouttes suffisent pour un pichet.
Tendant le petit récipient à l'aubergiste, elle lui dit qu'il pourrait toujours utilliser son contenu pour calmer le jeu si jamais la situation promettait de dégénérer. Sur ce, elle le remercia encore une fois et s'en retourna dans la salle commune afin d'attendre le client que le tenancier avait négocié pour elle.

Si personne ne l'en empêche, elle accomplira la petite mission d'escorte que l'aubergiste lui avait proposé. Si son "compagnon" s'y oppose, elle lui proposera de la faire accompagner par un de ses hommes ou pourquoi pas de l'accompagner lui même.
Modifié en dernier par [MJ] Malal le 12 févr. 2016, 11:43, modifié 1 fois.
Raison : +5= 35XP
[Fiche] Klarentza - Sorcière de Nurgle
Profil: For 8 | End 10 | Hab 10 | Cha 7 | Int 9 | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | MAG 11 | NA 1 | PV 70/70

Avatar du membre
[MJ] Malal
PJ
Messages : 117

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par [MJ] Malal »

Au petit matin, l'homme n'était plus dans la chambre. Tu le retrouva, en bas, attablé autour d'un déjeuner frugal entrain de discuter avec l'un de ses hommes. A ta vue il sembla lui glisser quelques mots puis le congédia. L’homme passa prendre quelques morceaux de fromages et de pain et fit remplir son outre de vin et d'eau et s'en alla rapidement.
Il avait laissé sur la table un petit paquet de tissu, une hache simple ainsi qu'une petite fourrure grise.

Le Loup te regarda faire ton petit manège d'un air amusé. Puis au bout d'un petit moment il t’appela d'un geste ferme, t'invitant à t’asseoir à sa table.

Image
Bonjour Mlle Klarentza,

J'ai pris l'initiative de régler votre chambre puisque vous n'y avez pas dormi.. Je me suis aussi permis de prendre à mes frais les "petits suppléments" que vous vous étiez octroyés.
Je vois que vous vous êtes changée... Je vous ai fait parvenir une tenue d'initié de mon ordre. Notre visiteur se méfierai d'une "simple" femme qui lui poserai des questions sur un "prétendu" culte même si celle-ci parait aussi "innocente" que vous... Enfilez ceci...Je vous ferez passer pour une initiée que je garde sous mon aile. Il se détendra quelque peu... Du moins autant qu'il lui est possible de l'être...
Il nous reste un peu de temps avant son arrivée. J'ai quelques hommes qui nous avertiront quand il aura pris ses appartements. Nous avons le temps de faire une petite ballade ensemble. Me feriez-vous le plaisir de m'accompagner?

J'aimerai beaucoup visiter les lieux où vous avez exercés vos soins aux plus miséreux, je pense qu'une visite guidée de la Pitié-Démunie me permettrai de faire le jour sur votre histoire et d'éclairer certains points qui vous semblent obscurs.
" Les ennemis de mes ennemis sont mes amis "

"Parfois un fier guerrier se voue à Malal, et toutes les puissances du Chaos tremblent, car le rire du Dieu Banni emplit l'immensité de son tombeau cosmique…"

Avatar du membre
Klarentza
Messages : 76

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par Klarentza »

A son ton sacarstique, la tisseruine comprit que l'homme ne croyait nullement à son histoire mais qu'il n'avait aucune preuve qu'elle mentait. Il devait sans doute trouver sa compagnie distrayante, à moins que ce ne soit Klarentza qui ne trouvât plaisante la compagnie de ce loup la mystérieuse cicatrice. Toujours est-il qu'elle accepta d'assez bonne grâce sa proposition de se rendre à la pitié demunie. Après avoir empoché le petit paquet qu'il avait préparé pour elle, la jeune fille enroula la hache à l'intérieur de la fourrure qu'elle rangea dans le dortoir en expliquant:
- Notre ami commun ne devrait pas arriver d'ici un bon moment, et il serait compliqué d'entrer dans les bas quartiers en arborant une tenue d'Ulric. D'ailleurs, cela vaut aussi pour vous !
[/font]

Sur ce, elle héla l'aubergiste pour lui réclamer une ample cape de laine qui couvrirait amplement les insignes du loup. Mais le soldat le chassa d'un revers de la main tout en glissant un regard à l'un de ses hommes qui s'esquiva pour lui rapporter une cape brune réversible dont l'un des cotés était dénué de tout ornement. Lui adressant un regard sardonique, il l'enfila prestement avant de lui lancer:
- Très bien jeune fille ; allons-y !


Klarentza nota mentalement qu'il semblait faire son possible pour être agaçant au plus haut point. Elle ne savait trop si elle devait le remettre à sa place ou ignorer ses petits airs supérieurs. Après tout, il s'agissait peut-être là d'une manoeuvre pour la forcer à des paroles qu'elle regretterait par la suite. Notre cultiste en herbe décida donc de n'en rien faire, se contentant de le titiller un peu plus. Portant la main à son collier orné de trois perles vertes, elle récita à mi-voix une prière que nombre de ses victimes avaient annoté sans jamais en comprendre le sens. Bien entendu, elle prit soin de la prononcer au plus mal afin de ne pas trahir sa connaissance des arcanes.
- Ziro ziran, acasnné io'ness, déclara t'elle sur un ton concentré masquant essentiellement son effort pour ne pas rire de son accent zézayant. Voilà qui était un fort beau charabia ne sonnant plus du tout comme du Magickane - et encore moins de la langue noire.


Le loup posait sur elle un regard scrutateur, ne sachant trop comment prendre la petite prestation de sa compagne qui, sans se démonté répéta sa pseudo incantation:
- Ziro ziran, acasnné io'ness. Cela vous dit-il quelque chose, lui demanda t'elle ? Un des hommes qui rendait visite à ma mère la marmonnait à longueur de journée. Mais je n'ai jamais osé lui en demander le sens. Je crois qu'il doit s'agit d'une sorte de prière. A moins que le pauvre homme n'ait perdu l'esprit ! La jeune fille manqua d'ajouter quelque chose, mais elle se retint au dernier moment.


En face d'elle, le loup se tenait coît sur le seuil de la porte, la scrutant d'un regard impénétrable. Aussi, Klarentza haussa t'elle les épaules avec désinvolture pour franchir le pas de la porte. C'était comme si le poids de toute une vie s'était envolé loin d'elle. Loin de sa loge, loin de son rôle ainsi que de ses responsabilités, tout lui paraissait possible. Car après tout, à moins que quelqu'un ne la reconnaisse pour une adepte de Nurgle, il lui semblait qu'elle pouvait continuer ce petit jeu indéfiniement. Or elle ne voyait que deux possibilités: soit les gueules fédides avaient réellement déménagé - dans quel cas elle ne risquait rien. Soit, elles n'avaient pas du tout déménagées, dans quel cas on avait tenté de la manipuler, ce qui signifiait qu'elle n'avait plus de loyauté à avoir à leur égard.

Chemin faisant, klarentza ne put s'empêcher de remarquer que les beaux quartiers étaient presques remis de la tempête du chaos: les boutiques recommençaient à afficher des vitrines alléchantes et les marchands des étals bien remplis. La tisseruine passa près d'un cageot de pommes derrnière lequel un homme pressait quelques fruits bien juteux et elle ne put s'empêcher d'en humer l'arome au passage. Le monde recommençait-il à vivre ? Le chaos avait-il été banni de cette ville ? Non. Car malgré la prospérité apparente, bien des échoppes restaient portes closes, signe évident que la guerre avait prélevé son dû, laissant bien moins de propriétaires que d'antan. Projetant son esprit aux alentours, la cultiste senti que l'oeuvre de son maître n'était pas loin. Subitement, une vérité fracassante s'imposa à elle: avant de pourrir, un fruit devait forcément murir. Il en était de même pour cette cité: tout n'était qu'une question de temps. Middenheim était plongée dans sa béatitude illusoire, et le réveil n'en serait que plus rude.

Réalisant qu'ils marchaient en silence depuis plusieurs minutes, Klarentza amorça quelques tentatives de conversation:
- Comment vous nommez-vous ? Pourquoi être devenu soldat ? Est-ce bien payé ? Avez-vous beaucoup voyagé ?
Finalement, il arrivèrent dans les bas quartiers, au milieu de l'odeur de compost qui prit la jeune fille à la gorge. A ses cotés, elle vit son compagnon froncer les narines. La cultiste ne put retenir un sourire en coin: elle se retrouvait enfin dans son élément. Le conduisant à travers le dédale de ruelles, effectuant volontiers quelques détours superflus en passant par des ruelles tordues ; prétendant se perdre afin de mieux se retrouver. Elle se demanda quelques instant si on les suivant. Mais dans le fond, peu importait. Ils étaient arrivés devant la Pitié-démunie. Un auspice délabré dont un noble digne de ce nom n'aurait pas même voulu pour étable. La porte de guingois tenait à peine, laissant entrer un froid mordant qui n'était tenu à l'écart que par la grande flambée qui tronaît au fond de la pièce dans une imposante cheminée lézardée. Une forte odeur de fumée masquait imprégnait la pièce qui avait le mérite d'être sèche bien qu'exposée aux vents. Sur des lits de pailles, quelques malheureux étaient parvenus tant bien que mal à survivre au froid mordant de la nuit.
- La patience, déclara solennellement la chirugienne. C'est ainsi que nous nommons cette pièce où les malades attendent qu'une âme charitable veuille bien les prendre en charge.


Avançant au milieu des éclopés, la jeune fille sa main sur la clenche d'une porte vermoulue en expliquant que derrière elle se trouvait le miroir. A voix basse, elle ajouta que le nom exact serait plutôt le mouroir, car c'était la pièce où l'on laissait les patients sans espoir de rémission. Elle ne précisa pas qu'au fond de ladite pièce, une porte de service donnait sur la rue, permettant à bien des personalités suspectes de venir faire leurs amplettes. Faisant demi tour en naviguant entre les corps roulés sur le sol, la chirurgienne se rendit vers un coin de la pièce débouchant sur un escalier qui menait vers un long couloir garni de multiples alcoves. La plupart d'entre elles n'étaient plus que des vestiges de ce qui avait du être les caves d'une deumeure cossue ou d'une auberge. Mais tout au fond du couloir, l'une d'elles était demeurée intacte et avait même été agrandie pour correspondre avec la pièce voisine. Une dalle de pierre sur laquelle était allongée une planche de bois à la propreté douteuse formaient ce qui, à n'en pas douter, était une salle d'opération sommaire. Sur le sol, des anneaux de fer étaient rivetés au sol. Il ne faisait aucun doute que l'on pouvait aisément s'en servir pour immobiliser des "patients" un peu trop agités. Profondément enfoncée sous terre, la pièce étaient dénuée de tout courant d'air, et il y régnait une température clémente. Bien entendu, l'odeur de tripes, de sang, de bile et de défections diverses qui régnait là était parfaitement insoutenable pour le commun des mortels.

L'espace d'un instant, notre jeune cultiste se demanda si elle avait bien fait d'emmener un adepte d'Ulric en ce lieu. Mais il était déjà trop tard, car elle distinguait déjà sa silhouette qui s'approchait à la lueur d'une torche. Aussi, se contenta t'elle de décrêter:
- voici la salle des miracles. C'est ici que les malheureux ont une ultime chance d'être sauvés. Vous pouvez vous approcher, mais prenez gare à l'odeur car nos patients sentent rarement la rose.

- Si rien de spécial, Klarentza remontera pour s'occuper de quelques patients en faisant la morale a son compagnon sur les "purges" aveugles.
- Bien qu'attenante, la des gueules fétides ne communique pas avec la pitié-Démunie. Pour y entrer, il faudrait effectuer le tour du paté de maison.
- Chsuis en vacances pour 15 jours
Modifié en dernier par [MJ] Malal le 20 févr. 2016, 10:44, modifié 2 fois.
Raison : +6xp= 41xp et 6 xpm. Achat conscience magie:-25 XP et -3xpm
[Fiche] Klarentza - Sorcière de Nurgle
Profil: For 8 | End 10 | Hab 10 | Cha 7 | Int 9 | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | MAG 11 | NA 1 | PV 70/70

Avatar du membre
[MJ] Malal
PJ
Messages : 117

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par [MJ] Malal »

- Comment vous nommez-vous ? Pourquoi être devenu soldat ? Est-ce bien payé ? Avez-vous beaucoup voyagé ?

Image
Mes amis m’appellent Ulli, les autres m’appellent « monsieur ».
Je ne suis pas un…. Soldat… je défends les intérêts de mon dieu et de l’Ar-Ulric à travers l’Empire. La rétribution que l’on m’accorde n’a aucune valeur, seul compte l’honneur de se vouer corps et âme à notre dieu.
Voyagé ? Plus que je ne l’aurais souhaité, mon cœur est ici, dans cette ville, elle est ma compagne, ma mère et mon enfant…
La vue du bâtiment fit serrer les dents de l'Ulricain. Il n'aimait pas déambuler dans ces parties encore non reconstruites de la cité, c'était pour lui un affront à son dieu, un symbole de sa défaite face au Chaos. Chaque pierre éboulée, chaque bâtiment brûlé, chaque partie de muraille abîmée marquait d'une pierre noire les événements passés. Certes chaque jour les ouvriers de la Kommission pour les Travaux Publics travaillaient dur pour reconstruire bâtiments et murailles mais cela n'allait pas assez vite aux yeux de notre Chevalier.

En entrant dans la masure, l'homme décala sa cape pour laisser à portée de main le manche son marteau qu'il avait ornée d'une bandelette rouge au-dessus d'un pommeau argenté. Il constata qu’il n’y avait personne pour s’occuper de ces malheureux, ils étaient livrés à eux-mêmes, mourant lentement d’infections ou de maladies.
- voici la salle des miracles. C'est ici que les malheureux ont une ultime chance d'être sauvés. Vous pouvez vous approcher, mais prenez gare à l'odeur car nos patients sentent rarement la rose.
Image
Par Ulric...
C’était une chose de savoir que ce genre de lieux existait, s’en était une autre de les voir de ses propres yeux et surtout de les sentir.
Remontant à l’air libre pour respirer un peu, il prit la remarque de klarentza sans sourciller mais il lui adressa un regard dur et sévère.
Image
Je n’ai guère de leçon à recevoir de vous. Mes ordres étaient de protéger la cité d’une possible épidémie en nettoyant la zone infectée. Je l’ai fait… Comme vous allez certainement amputer la jambe gangrénée de ce malheureux qui sinon mourra d’ici demain.
D’un geste déterminé il alla juste à l’entrée pour faire un signe de la main. Dans les cinq secondes qui suivirent, quatre hommes d’Ulric apparurent devant lui.
Image
Toi, va chercher des prêtresses de Shallya, il y a ici des personnes dans le besoin puis va relever Ulfgred devant l’auberge et dit lui se ramener vite fait.
C’est bien dans le coin que je l’ai croisé… J’en suis certain, il n’était pas très loin d’ici… Je pense qu’il venait d’ici et partez par là… là où l’on a dû nettoyer la zone…
Toi et toi fouillez les environs. Je veux que chaque bâtisse du pâté de maison soit inspectée rapidement avant ce soir. N’hésitez pas à user de la force si quelqu’un vous empêche de faire votre travail. Je reste ici avec notre invitée
Toi, fouille les moindres recoins de cet… hôpital de fortune… Ensuite rejoins les autres
Et pour la fille?
Image
Je ne sais pas encore. Allez-y !
Bien, monsieur.

Ulli te laissa administrer des soins à une personne présente. Il ne savait quoi penser de toi, il se doutait que tu le menais en bateau mais pourquoi s’évertuer à jouer ce petit jeu-là, avec lui. Etais tu suffisamment naïve pour t’être fait berner par un groupe de cultistes dévoués à un Dieu sombre ou est-ce que tu étais pleinement consciente de ce qui se jouait ici et l’amenais tu dans un piège ?
Image
Je n’ai pas vu votre mère… Olga c’est bien cela ? Où est –elle ? J’aimerai beaucoup la rencontrer… Peut-être pourrions-nous aller jusqu’à ses appartements ?
" Les ennemis de mes ennemis sont mes amis "

"Parfois un fier guerrier se voue à Malal, et toutes les puissances du Chaos tremblent, car le rire du Dieu Banni emplit l'immensité de son tombeau cosmique…"

Avatar du membre
Klarentza
Messages : 76

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par Klarentza »

La jeune fille répondit
- Ses appartements ? Nous aurions bien aimé en avoir mais nous n'avons jamais mené une vie de château. Je pourrais vous conduire à sa chambre mais plus tard - et vous risquez d'être déçu. Pour l'heure, cet homme gagréneux à besoin de soins. Car comme vous l'avez remarqué, s'il personne ne s'occupe de lui, il moura bientôt.


Et en effet une sévère gangrène boursouflait la jambe de l'un des hommes qui attendaient dans la pièce dénnomée "Patience". Comme l'avait fait remarqué son ami le loup, elle allait devoir l'amputer. Se penchant sur sa jambe en putréfiée, elle la entreprit de la palper du bout des doigts tout en l'examinant. La cuisse présentait une énorme cloque boursouflée verdâtre alors que tout autour, la peau désséchait tirait avait pris une teinte brune. Sans l'ombre d'un doute, il s'agissait là d'une gangrène humide, la gangrène du soldat comme son Père la nommait. Elle faisait généralement suite à la forme sèche, lorsque celle ci avait été mal soignée et avait dégénéré. A ce stade de la maladie, l'infection menaçait la vie du patient et il n'existait d'autre solution que l'amputation pure et simple. Retournant précautionneusement la jambe infectée de son patient, la jeune chirurgienne se rendit compte que contrairement à ce qu'elle s'était imaginée, la plaie avait été causée par un fine incision, extrêment précise et non par un coup d'épée ou à une blessure qui aurait pu être accidentelle. Voilà qui ne manqua pas de la perturber car l'infection paraissait volontaire. Son patient était il un membre de la loge ? Dans un recoin de son esprit, la jeune fille se remémora vaguement que le loup avait demandé d'aller chercher des disciple de Shallya. Voilà des casse-pieds qui n'allaient pas tarder à interférer. Mieux valait qu'elle reste extrêmement prudente et se décide à amputer au plus vite.

Sans plus attendre, la jeune médecin sussura quelques mots à sa malade, puis l'aida à se soulever pour se rendre dans le souterrain et allonger son patient sur la table de la Salle des miracles. Elle vit qu'Ulli, son nouveau meilleur ami, lui emboîtait le pas, restant néanmoins à bonne distance de la salle d'opération ainsi que de son odeur nauséabonde. Derrière elle, il se mit à fafouiller nochalament dans les alcôves et se rapprocha ostensiblement d'elle alors que la chirurgienne pliait la lanière en cuir de son sac, ordonant à son patient de mordre dedans. Elle se mit ensuite en devoir de préparer ses petites affaires: posant près la bougie qu'elle venait d'allumer, elle remonta pour aller chercher une petite bassine d'eau croupie dans laquelle flottait une multitude d'algues vertes. Notons au passage que l'eau était agitée de mouvement pour le moins suspects, probablement dus à quelques larves d'insectes pateaugant à l'intérieur. Si aux yeux d'une personne lamba, cela l'aurait rendu impropre à toute consommation et encore plus inadaptée à un usage chirurgical ; à ceux de la nurgleuse, il s'agissait au contraire d'un bon présage, signe de la présence manifeste du Grand-Père en ces lieux.

Ouvrant sa besace, la médecin en sorti la petite scie qu'elle transportait en vue de semblables opérations, puis elle en frotta les dents avec un peu de terre en récitant mentalement une brève prière:

Oh toi, Père de nos Pères, toi qui engendra les petites vies qui fourmillent sous la terre, puisses tu bénir ta lame de ta bienveillance.

Recueillant un peu d'eau dans le creu de sa main, elle en aspergea les dents de la scie, éliminant la plus grande partie des impuretés laissés par la terre. Par la suite, elle déversa lentement le reste de l'eau sur la lame soufflant la suite de la prière en un murmure inaudible.
Oh, toi qui féconda les multitudes qui peuplent les lacs et les mers, voit tes enfants accomplir tes desseins.
Oh toi, qui peupla les cieux de ces minuscules créatures ignorées des ignorants, entend la prière de ceux qui connaissent ton oeuvre


Poursuivant, la tisseruine souffla sur la lame de sa scie puis effectua le même rituel de l'autre coté. Finalement, elle se retourna vers son patient, et passa la lame sur la flamme de la bougie jusqu'à ce que le métal devienne chaud. Une odeur de grillé ainsi qu'une légère fumée noirâtre se dégagea aussistôt de la scie alors que les impuretés.[
Et que dans la joie ou dans la douleur, soit accomplit ce qui doit être fait, que jamais notre foi ne vacille.

Sans se retourner, Klarentza haussa la voix pour héler le loup derrière elle, le louveteau d'Ulric.
- J'ai besoin d'aide pour sauver la vie de cet homme, dit-elle simplement.


Méfiant, le chevalier s'approcha néanmoins. La main sur la garde de son épée. Lorsque la jeune chirurgienne lui expliqua ce qu'elle attendait de lui, il opina simplement la tête et s'exécuta, maintenant fermement la jambe du patient qu'elle s'apprêtait à amputer. Il avait le visage livide, mais sa main ne tremblait pas. Tous les hommes de ce Ulli étaient-ils de cette trempe ? Si tel était le cas, il aurait été risqué d'utiliser les hommes d'Ulfrich pour les neutraliser.

Lorsque la scie de métal brûlant entama la jambe du malade, celui-ci se mit à hurler en mordant la lanière de cuir, imprimant sur celle-ci la marque de ses dents. Sa jambe, fermement maintenue en place par l'assistant de Klarentza ne bougea pas et l'opération fut prestement menée, avec un entrain certain qui sembla échapper à son compagnon à la cicatrice. En quelques secondes, les dents bien affutées découpèrent l'os de la cuisse avant d'aller racler sur le bois de la table d'opération. Tirant sur la jambe, la chirurgienne vit qu'elle tenait encore par quelques lambeaux de chair qu'elle découpa en quelques coups de lame bien placées. Elle utilisa ensuite la bougie pour cautériser la plaie et limiter les saignements. Puis, elle fit un solide garot afin de bloquer l'écoulement du sang par la blessure. Au bout de quelques minutes, l'opération était pour ainsi dire terminée et la Tisseruine remercia son assistant improvisé qui se hata de remonter à l'air libre.

Klarentza prit la jambe amputée afin de s'en débarasser lorsqu'elle vit une sorte de pochette dépasser de la chair mise à nue. Piquée par la curiosité, elle se mit à tirer dessus, ce qui fit éclater le bubon qui se mit à suinter du pus. Elle parvint néanmoins à mettre à jour un billet soigneusement empaqueté.

Image

Six dalles derrière une tenture ? Un petit moustachu au nez pointu ? Qu'était-ce donc ce charabia ? Olga avait déjà mentionné un ami au nez pointu, qui lui seul savait où se trouvait le reste de la loge. Il s'agissait probablement de la même personne, mais de qui pouvait-il s'agit ? La tisseruine essaya mentalement de se représenter un bonhomme boutonneux au long nez crochu et pourvu de moustaches frisées, mais elle trouva l'image ridicule. Aucun homme de sa loge ne correspondait à cette description - elle en était certaine. Et c'est à cet instant qu'elle eût une sorte de révélation: cet ami n'était pas un homme. Car il n'y avait qu'une seule créature à la loge qui répondait à cette description, et la tisseruine n'était pas du tout certaine qu'il s'agissait d'un ami. Quelques peu étourdie par cette révélation, Klarentza fit mine de remonter immédiatement mais se ravisa. A la lueur de la chandelle qu'elle avait oubliée, elle se mit en devoir de relire plusieurs fois le billet afin de bien le mémoriser:

Conduis le Sigmarite à traves les six dalles sous la tenture dans les appartements du petit moustachu au nez pointu.

Aucune signature, rédigé en langue vulgaire dans l'alphabet commun. Voilà qui laissait notre jeune adepte perplexe. Rien ne semblait indiquer que le mot s'adressait à elle. Et pourtant... Il paraissait peu probable qu'une autre personne qu'elle ne le découvre. Ne sachant trop qu'en penser, elle décida de l'ignorer pour l'instant. Elle le brûla donc et empocha les cendres dans sa besace. Elle les disperserait plus tard dans un endroit qui ne serait pas fouillé. Une fois ceci fait, elle remonta pour de bon - cette fois sans oublier de remballer ses affaires.

A la lumière du jour, elle se rendit compte avec satisfaction que sa robe était parsemée de filets de sangs et de pus, symboles éclatants de l'opération qu'elle venait d'effectuer. Pour elle, un vêtement sans tache ni accrocs avait quelque chose d'anormal, il ne racontait rien, comme si son propriétaire n'avait rien vécu ou s'efforcait de dissimuler les traces de ses actions passées.

Observant les quelques taches qui ornaient maintenant la cape du chevalier, la jeune chirurgienne se demanda ce qu'il pouvait bien lui cacher. D'ailleurs, qui était ce "il" qu'il avait aperçu dans le quartier ? Elle avait bien sa petite idée, mais une certitude valait mieux qu'une simple supposition. Elle avait besoin de temps pour réfléchir. Aussi dit-elle:
- Si vous le permettez, je vais me laver les mains. Elle avait involontairement accentué le mot "lavé" car il s'agissait pour elle d'une ineptie. Mais elle espérait que le loup n'aurait rien remarqué et qu'il souffrait lui aussi de la fixette sur le lavage dont semblait affligé l'aubergiste. En s'éloignant vers le puits, Klarentza se demanda si ce genre de trouble mental se soignait.



Marchant à pas lents, la Tisseruine parvint jusqu'à la source d'eau la plus proche. Dans son esprit, les pièces du puzzle commençaient à s'emboîter et elle se rendit compte un nouvelle fois qu'elle était embrigadée dans une affaire bien plus grosse qu'elle ne l'aurait cru de prime abord. Alors qu'elle allait se mettre à tirer sur la corde du puits pour en remonter l'eau, le chevalier l'en écarta d'un geste. Elle allait protester lorsqu'elle vit qu'il avait entreprit de hisser le seau à sa place. Elle se fit la remarque qu'il s'agissait là d'un homme dur, mais qui avait du coeur. En elle même, Klarentza remercia Nurgle d'être tombée en premier sur lui et non sur le Sigmarite. Alors qu'il halait la corde, le regard de la chirurgienne tomba une fois de plus sur la cicatrice qui barrait son visage. Un indice supplémentaire qui cadrait avec ce qu'elle venait de deviner. Cela lui donna l'idée d'un mensonge qui pouvait s'entrelacer avec la première histoire qu'elle avait racontée au chevalier. Celui-ci venait de déposer un sceau sur le sol. Il était percé à mi hauteur, laissant un filet d'eau s'échapper. Sans perdre de temps, le chevalier plongea les mains dans le récipient pour puiser un peau d'eau qu'il versa sur son armure, puis sur sa cape qu'il entreprit de frotter pour en atténuer les taches de sang.

Klarentza l'imita à contre-coeur mais l'occasion était trop belle pour qu'elle la laisse passer. Elle avait besoin d'encore un peu de temps pour élaborer sa petite histoire. Au bout d'un moment, elle eut épuisé tous les ressorts à sa disposition pour en gagner. Aussi lança t'elle:
- Je pourrais vous emmener à l'ancien logement de ma mère, mais ce serait une perte de temps car il a été vidé. De plus, il ne fait guère de doute que vous vos hommes vont le découvrir par eux-même car il se trouve à deux rues d'ici.
Puis, après un temps de réflexion, elle ajouta:
- Comme notre communauté luttait (lutte?) contre les effets du chaos, j'imagine que cela nous place du coté des "gentils" de l'histoire. Mais je commence à desespérer de pouvoir vous en convaincre.


Sur ce, la malédictor dit au chevalier qu'elle souhaitait retourner à l'auberge. Car puisqu'on lui avait demandé d'attendre là-bas, il était possible qu'on essaye de la contacter. Et accessoirement, elle n'avait aucune envie de croiser les adeptes de Shallya. Mais cela, elle ne le lui dit pas.
Si Ulli insiste, elle le conduira dans une chambre quelconque de la loge des gueules fétides en prétendant qu'il s'agit de la chambre de sa mère
[Fiche] Klarentza - Sorcière de Nurgle
Profil: For 8 | End 10 | Hab 10 | Cha 7 | Int 9 | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | MAG 11 | NA 1 | PV 70/70

Avatar du membre
[MJ] Malal
PJ
Messages : 117

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par [MJ] Malal »

- Je pourrais vous emmener à l'ancien logement de ma mère, mais ce serait une perte de temps car il a été vidé. De plus, il ne fait guère de doute que vous vos hommes vont le découvrir par eux-même car il se trouve à deux rues d'ici.

Image

Oui en effet, mes hommes finiront bien par trouver l'endroit. Il le fouilleront de haut en bas et trouverons bien ce qu'il y a à trouver le cas échéant...

Retournons donc à l'auberge... Notre "ami" commun ne devrait pas tarder et il vous faut vous préparer... Pendant notre rencontre taisez-vous... Il n'y a que peu de représentantes de votre sexe dans notre ordre et votre simple présence pourrait lui mettre la puce à l'oreille. Notre "ami" est du genre soupçonneux... Et qui serions nous pour l'en blâmer?


Pour la première fois depuis un long moment un léger rictus éclaira son visage.

Je ne connais pas l'objet de sa présence à Middenheim, mais vous semblez avoir quelques précisions que je n'ai pas... Et j'aimerais vraiment savoir comment une femme désœuvrée, aussi "charitable" que vous, a pu avoir vent d'informations que notre ordre n'a pu obtenir en si peu de temps....Je ne sais pas encore dans quel camps vous jouez... Ni même si vous jouez... Mais je connaîtrais le fin mot de l'histoire ne vous en faites pas, j'y parviens toujours...
Jet caché:
échec léger
réussite critique
La route du retour se fit sans encombre. Tu remarques qu'Ulli ne cesse de jeter des regards autour de lui, ne sachant trop quoi chercher. Tu penses qu'il se sent observé et tu décide de jeter un œil aussi. Tu remarques un ombre qui disparaît dans la rue ne sachant s'il s'agissait d'un chat ou d'un homme. Quelques ruelles plus loin tu remarques un enfant en guenilles, qui semble vous épier très discrètement avant de disparaître comme si de rien n'était. Tu as déjà vu cet enfant, il y a peu, devant l'auberge où tu dois te rendre.
Image

Qu'il y a t il? Vous semblez pâle?
Vousa rrivez à l'auberge. Le "veilleur" semble s'être endormi. Sortant d'une ruelle adjacente, un homme d'Ulli l'interpelle.

Il est à l’intérieur. J'allais venir te chercher. Il vient d'arriver, seul, l'homme à l'entrée de la ville ne lui a vu aucune escorte.
Image

Déjà? Hummmm... Dommage j'aurais aimé l’accueillir comme il se doit. il a été rapide le bougre... Comme si les Loups d'Ulric étaient à ses trousses...


Se tournant vers Klarentza

Il va nous falloir trouver un autre plan, et rapidement... je ne peux plus vous faire passer pour une des mes apprentis....
" Les ennemis de mes ennemis sont mes amis "

"Parfois un fier guerrier se voue à Malal, et toutes les puissances du Chaos tremblent, car le rire du Dieu Banni emplit l'immensité de son tombeau cosmique…"

Avatar du membre
Klarentza
Messages : 76

Re: Rien que pour vos Dieux

Message par Klarentza »

Klarentza opina gravement du chef. Puis, elle époussetta machinalement ses vêtements comme si elle était quelque peu gênée, car elle détournait le regard. Finalement, elle déclara:
- Nous allons devoir apprendre à nous faire confiance. Car sauf si vous avez embauché quelqu'un pour m'épier, nous allons au devant de sérieux problèmes.

La jeune fille braqua alors son regard droit dans les yeux du chevalier afin d'évaluer s'il avait pu envisage d'embaucher un gamin des rues pour la suivre. Mais cette hypothèse ne cadrait pas avec le personnage qui semblait avoir autant d'hommes que nécessaire à sa disposition. Qui plus est, il ne l'avait pas quittée d'une semelle. Alors pourquoi diantre l'aurait-il fait suivre par un gamin des rues ? Elle de décida donc à poursuivre:
- Je vous laisse discuter avec notre ami Sigmarite pendant que je tente de rattraper notre espion.


Sur ce,elle fit demi tour pour filer vers la ruelle où elle avait vu le gamin disparaître.
- Nous échangerons nos informations tout à l'heure, je verrai si je peux récupérer votre tenue d'une manière ou d'une autre, lança t'elle sans se retourner.

Klarentza va tenter de retrouver le gamin. En l'absence de piste ( ainsi que d'observateurs) elle tentera une invocation d'Immonde messager à destination du gamin pour lui communiquer le message "Salut à toi, gamin !". (deux tentatives maxi)

En cas de réussite, elle suivra les mouches afin de le retrouver. En cas d'échec, elle retournera à l'auberge afin de prendre un bain.
[Fiche] Klarentza - Sorcière de Nurgle
Profil: For 8 | End 10 | Hab 10 | Cha 7 | Int 9 | Ini 8 | Att 8 | Par 8 | Tir 8 | MAG 11 | NA 1 | PV 70/70

Répondre

Retourner vers « Middenheim »